Éducation et enseignement supérieur Vidéo
20 février 2025 à 17h35 / Bérénice Gabriel, David Perrotin et Antton Rouget
Professeure à Notre-Dame-de-Bétharram dans les années 1990, Françoise Gullung a été longtemps stigmatisée pour avoir osé dénoncer les violences dans l’établissement. Dans un entretien vidéo à Mediapart, elle raconte avoir alerté à plusieurs reprises François Bayrou, mais aussi avoir été témoin de maltraitances avec l’épouse du ministre, qui enseignait le catéchisme et n’a pas voulu intervenir.
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Trente ans après avoir dénoncé les violences systémiques qui s’abattaient sur les élèves de Notre-Dame-de-Bétharram, la professeure de mathématiques à la retraite, qui a officié deux ans dans cet établissement catholique du Béarn (de 1994 à 1996), est enfin reconnue pour ce qu’elle a été : une lanceuse d’alerte. Une lanceuse d’alerte qui a tout tenté, alors qu’elle était en fonction, pour mettre un terme à la mécanique de violence à l’œuvre dans l’établissement.
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Françoise Gullung raconte comment elle a signalé ces faits à François Bayrou, qui était alors ministre de l’éducation nationale et président du conseil général des Pyrénées-Atlantiques (chargé notamment de la protection de l’enfance). Faits dont sa propre épouse, Élisabeth Bayrou, avait été en partie témoin : Françoise Gullung explique en effet pour la première fois comment, alors qu’elle était en compagnie de celle qui enseignait à l’époque le catéchisme dans l’établissement, elles ont été témoins de coups portés à un enfant qui hurlait et suppliait pour que cela cesse.
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Tr.: ... c'était normal que les enfants soient battus ...
Connue / https://framapiaf.org/@damvfl@toot.aquilenet.fr/113619377881996120
"
14 h Damien :vegan: @damvfl@toot.aquilenet.fr
#espritcritique #trump
"
Tr: ... le fascisme est une manière de voir le monde avec des caractéristiques identiques :
- justification de la violence contre les opposants qui sont considérés comme des ennemis de l'intérieur ;
- recherche de boucs émissaires ;
- culte de l'action ;
- rapport de domination aux femmes ;
- exclusion des handicapés ;
- culte du chef, du héros ;
...
et c'est pour ça que le fascisme est une cochonnerie.
Que faire ?
Cultiver notre capacité à reconnaître les petits morceaux de fascisme dans le discours politique et aider les autres à les reconnaître.
Umberto Eco le décrit très bien dans son livre ... le fascisme peut revenir sous des apparences les plus innocentes ... le démasquer, montrer du doigt chacune de ses nouvelles formes ... il faut de l'esprit critique. Ça s'apprend. Armer notre cerveau et aider les autres à faire de même. Et se rappeler qu'on n'est pas tout seul.
Ndlr : excellente prestation de Clémence ++ Valoriser ACT
by Un GN sécurisant - Publication date 2020-03-31
Topics gn, larp, jeu de rôle, jdr, safe, safety, conflict, conflit, abus, justice restaurative, justice transformative, table ronde
Language French
Table ronde exploratoire concernant la rédaction du manuel « Mieux gérer nos conflits : Un manuel pour faire face à la violence intracommunautaire » du collectif Un GN sécurisant.
Tr.: ... médiation ... écoute ... éducation populaire ... conférence Austin ... accueil des agresseurs, connaître la personne, la marche manquante, pointer la personne (call in) ou engager une médiation avec elle ...
Ndlr :
-
22:29 terminer ACT
- le livre abouti à https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?LNev_A
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(Re)Découvrez la conférence "Violences contestataires et violence d'État" , tournée aux Amfis 2023, avec :
- Antoine Léaument, député LFI-NUPES
- Isabelle Sommier, professeure de sociologie à l’université Paris 1
- Animé par Marlène Benquet, sociologue, co-animatrice du département de sociologie de l’Institut La Boétie
- Hugo Bernalicis, député LFI-NUPES
68 commentaires
- @Bouggieee il y a 7 jours Bravo à vous tous
5 - @snugglewhim il y a 4 jours
0:00: 📚 Une discussion sur les violences contestataires et la violence d'État avec des experts en sociologie.
7:33: 👮♂️ La vidéo aborde la formation des policiers, la violence d'État et la relation avec la violence contestataire.
16:39: 📊 La violence en France a diminué au cours des dernières années, avec une forte proportion de violences contre les biens par rapport aux violences contre les personnes.
25:28: 📰 Institutionnalisation et désinstitutionnalisation du conflit dans les défilés de rue.
33:53: 👮♂️ Formation et maintien de l'ordre des CRS et des gendarmes mobiles.
41:23: 💥 Les gouvernements successifs ont répondu à la violence des manifestants par des concessions financières, mais ont également perdu en légitimité.
48:08: 📜 La vidéo discute de l'oppression potentielle liée à la Constitution de 1793 et de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen.
54:54: 🔍 Un débat sur la justice et l'utilité des peines de prison pour des délits mineurs.
1:01:37: ⚖️ La relation entre la police et l'État, selon Weber et Robespierre, est discutée dans la vidéo.
1:10:16: ⏱️ La nécessité d'une révolution et d'une nouvelle constitution pour une Sixième République.
1:17:59: 👮♂️ La vidéo discute de l'impact du changement de direction politique sur le fonctionnement de la police.
1:24:28: 🗣️ Le débat porte sur la réforme du code pénal et l'efficacité de la répression préventive.
1:32:16: 👮♂️ L'importance de solidarité entre la police et le peuple dans les luttes sociales.
Résumé par Tammy AI
1
1h05 Terminer ACT
Analyse
- accompagnement :
p5 : Les auteurs ... Anthropologue, Karine Gatelier est engagée depuis 2010 dans l’accompagnement de personnes exilées, en tant que bénévole d’association et en partageant leurs luttes. C’est par l’immersion, en multipliant les positions auprès des exilés, qu’elle étudie les modalités de leur présence dans la société française. Titulaire d’un doctorat en anthropologie sociale (EHESS, Paris), elle a conduit des recherches en Asie centrale sur les questions d’identités, de loyauté, de légitimité politique et sur les stratégies de légitimation des régimes autoritaires. En 2006, elle a cofondé Modus Operandi.
Motivée par la conviction qu’il n’est pas besoin de voyager loin pour s’intéresser aux conflits, Claske Dijkema s’est investie aux côtés de différentes initiatives citoyennes à Grenoble, nées à la suite de manifestations de violence. Dans la continuité de ses activités à Modus Operandi, elle réalise une thèse en géographie à l’université de Grenoble qui propose une analyse critique des violences urbaines et s’intéresse à la façon dont les événements paroxysmiques interviennent dans le quotidien du quartier. Pour cette recherche, elle bénéficie d’une subvention de la Région Rhône-Alpes à travers le dispositif ARC (allocation de recherche attribuée par l’ARC 7 « Innovations, mobilités, territoires et dynamiques urbaines »). Elle est diplômée en sociologie de l’université d’Amsterdam, et avant de cofonder Modus Operandi, elle a travaillé en Afrique du Sud pour l’African Centre for the Constructive Resolution of Disputes (ACCORD), à la Network University à Amsterdam et à l’École de la Paix à Grenoble.
p70 : ce livre nous invite à tenir compte du contexte géographique dans lequel la paix peut s’établir, comme par exemple la création d’espaces où on peut se sentir libre et en sécurité. Dans cette approche globale, deux contributions nous semblent particulièrement pertinentes : la création d’« espaces sûrs » dans un contexte de conflit violent (Ouganda) et la création d’un espace pour la paix par l’accompagnement protecteur en Colombie. Ces deux contributions mettent en évidence le fait que l’espace peut être produit ou créé, ainsi que l’idée d’agency, ou capacité d’agir, de ceux qui vivent dans les contextes d’oppression et de violence.
p79 : L’observation effectuée sur plusieurs années permet de suivre les évolutions au rythme des différentes orientations politiques, des changements de représentations qui les accompagnent, des événements de l’actualité, etc ... Les analyses de ce chapitre reposent à la fois sur l’accompagnement de demandeurs d’asile depuis 2010, sur le partage de luttes à leurs côtés et sur une observation menée à la préfecture de l’Isère entre septembre 2012 et avril 2013 1.
p94 : La réalité dénoncée était en effet spectaculaire : une quarantaine de personnes de tous âges et dans toutes les conditions imaginables (malades, handicapées, femmes enceintes ou accompagnées de nourrissons...) dans une file d’attente, coincées derrière des barrières métalliques de jour ; et de nuit, en nombre moins important certes, des silhouettes allongées et emmitouflées. Pourtant, et alors que ce spectacle s’offrait à toute personne se rendant à la préfecture, il a fallu sept mois pour que la situation change. Et ce changement est né de la médiatisation, et donc de la visibilisation de la situation.
p95 : Pendant l’hiver 2015-2016, les « centres de répit » isolés dans les campagnes françaises, sans accompagnement social adapté bien souvent, ont été rapidement abandonnés par les exilés qui ont repris la route de Calais (ce cas est étudié au chapitre 10).
p112 : des hommes et des femmes se battent au quotidien afin de maintenir le lien social », écrivent-ils dans le dossier de presse qui accompagne le dépôt de plainte contre France 2 à la suite du reportage.
p113 : ne se sentant plus en sécurité, faisait accompagner ses filles de son domicile à l’arrêt de tram. Pour lui, personne ne semblait prendre au sérieux ce problème et ne venait faire appliquer la loi : « Si un groupe de jeunes squattait un couloir dans un immeuble au centre-ville en dégradant l’intérieur, en cassant des portes et en faisant du bruit au milieu de la nuit, une intervention de la police ne tarderait pas. Que veut dire la loi dans ce quartier si on ne la fait pas respecter ?
p114 : De son témoignage, on doit retenir le sentiment d’abandon et le manque d’accompagnement par les forces de l’ordre dans la gestion de conflits d’espace au quotidien. Il se démarque des images de policiers ultra-présents et agissant avec leurs chiens pour discipliner les jeunes, que nous a montrées l’émission Envoyé spécial. C’est un début de complexification des questions de violences dans le quartier.
p129 : « La capacité de générer, de mobiliser et de construire l’imaginaire moral fait progresser vers l’objectif de transcender la violence. » Les métaphores évoquées par les parents et par une personne de l’équipe de Modus Operandi qui a accompagné les familles et les amis dès la marche blanche – nous l’appellerons désormais l’accompagnateur – ont motivé le groupe de jeunes en deuil pour aller au-delà des images de rage, de mépris et de punition en enfer afin de trouver de nouveaux mots dans leur propre imaginaire. Quand l’accompagnateur leur a demandé de nommer les valeurs qu’ils associaient à leurs amis, ils ont trouvé des images de médiation, de courage, de justice et de raison. Ensuite ils ont travaillé la notion de transcendance ... L’accompagnateur a poursuivi en faisant partager sa vision d’un canal de communication imaginaire entre les vivants et ceux qui étaient au paradis
p130 : Pour la première, il s’agit de l’accompagnement protecteur en Colombie qui permet l’aménagement d’un espace pour la paix10. Pour la seconde, c’est la création d’espaces sécurisés au cœur des violents conflits au Nord-Ouganda.
p132 : une description de la façon dont les individus les plus touchés par la violence se sont fait accompagner par un réseau plus large d’alliés pour rompre ce cycle destructeur. La mise en place de ce cadre a été marquée par une habileté à faire conjuguer les différents intérêts personnels des proches des victimes en un projet collectif.
Connu / TG le 24/07/23 à 21:41
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Suivez en direct le colloque organisé par les députés Éric Coquerel et Sébastien Delogu, "Violences meurtrières dans les quartiers populaires".
22 personnes, dont des mineurs, ont été assassinées à Marseille depuis janvier 2023.
Cette explosion de violences s’inscrit dans un contexte d’aggravation de la précarité et des inégalités dans l’accès aux droits et aux services publics ; et une conséquence de l’abandon des pouvoirs publics dans certains quartiers de la ville. Discriminations dans l’accès aux études et à l’emploi, discriminations dans l’accès au logement digne,…
C’est aussi un contexte lié à la circulation des armes à feu, au trafic de stupéfiants et à d’autres activités délinquantes. Toutes les problématiques que connaissent les quartiers populaires de France se croisent dans les multiples facteurs de cette explosion de violence. L’on ne peut plus parler de règlements de compte à Marseille lorsqu’il s’agit d’exécutions ayant pour but de terroriser la population, s’inscrivant dans une guerre de territoires.
Autre manifestation de violences qui sévit dans certains quartiers : les rixes. De jeunes gens sont mis à mort pour un regard, une parole, pour des propos sur les réseaux sociaux… Ces derniers sont même les plateformes sur lesquelles des groupes de jeunes « glorifient » leurs assassinats après avoir les avoir filmés.
Mardi dernier, la France découvrait la vidéo du meurtre de Nahel, un adolescent de 17 ans, tué par un policier à Nanterre. Son nom figure désormais dans la longue liste des victimes de violences institutionnelles.
Depuis de nombreuses années, les pouvoirs publics et les élus sont interpelés par des familles endeuillées qui demandent justice et paix, mais surtout « Plus jamais ça ». Quelles réponses politiques concrètes et systémiques apporter à ces escalades dans la violence ? Quels outils de prévention mettre en place ?
Cette conférence a pour but de donner une place centrale à la parole de collectifs de familles de victimes et d’acteurs associatifs, qui font un travail de terrain depuis de nombreuses années ; en plus d’échanger sur des solutions politiques concrètes à mettre en oeuvre.
Introduction par Sébastien Delogu, député des Bouches-du-Rhône
Table-ronde 1 : Rixes et violences entre quartier, animée par Rachel Keke, députée du Val-de-Marne, avec :
- Aoua et Magloire DIABLEY, présidents de l'association HDJ
- Armel MOMBOULI, président de l'association Vox Populi ++
- Sophia LAMRI, coordinatrice médiatrice Prévention Violences 93
- Adama CAMARA, président de l'association SADA, réalisateur de la série-documentaire "RIXES"
Table-ronde 2 : Violences dans des contextes de trafics, animée par Carlos Martens Bilongo, député du Val d'Oise, avec :
- Karima MEZIENE, Laëtitia LINON et Aïcha BOUNOUAR, collectif des familles de victimes de Marseille
- Aziza BERKOUKI, collectif "Ensemble pour dire stop"
- Mohamed BENSAADA, membre du Syndicat des Quartiers Populaires de Marseille
Table-ronde 3 : Violences institutionnelles, animée par Danielle Simonnet, députée de Paris, avec :
- Mohamed GNABALY, maire de L'Île-Saint-Denis
- Fatia ALCABELARD et Christophe SINNAN, comité Jistis pou Klodo
- Sonia CHAOUCHE, comité Justice pour Adama
- Amanda CHACHOUA, collectif Vérité et Justice pour Safyatou, Salif et Ilan
- Feroudja BENDJEGHOUL, médiatrice en Seine-Saint-Denis
Conclusion par Éric Coquerel, député de Seine-Saint-Denis
Ndlr : >1:23:28 terminer ACT
🔴 Hier, notre députée Sophia Chikirou organisait à l'Assemblée un colloque sur les violences obstétricales et gynécologiques.
➡️ Retrouvez notre proposition de loi pour mettre fin à ces violences
Connu / TG le 12/05/23 à 12:25
227 recommandés - 82 commentaires
Les 15 jours consacrés à l'Assemblée Nationale aux mesures sur les retraites ont été marqués par la stratégie des députés insoumis. Nous avons assisté pour la première fois depuis longtemps à une sorte de dérèglement méthodique de tous les rituels parlementaires pour faire entrer enfin dans cette enceinte la politique à l'état pur, la vraie, la politique non domestiquée par des formes fictives.
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L’idée de débat et d’échange parlementaire est un mythe. Toute personne qui a déjà regardé des séances de l’Assemblée nationale sait qu’aucun argument, même le plus rationnel, ne fait jamais changer le moindre vote ... des prises de parole qui se déroulent dans l'indifférence générale
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La stratégie de la montée en tension a permis de relayer dans l'assemblée la colère qui s'exprime dans la rue. Elle a permis aussi d'empêcher les macronistes de voter tranquillement, avec bonne conscience, ces mesures de régression sociale et d'exercer, assis sur leur siège rouge, une extrême violence sur la vie des autres, avant de rentrer chez eux en ayant le sentiment du devoir accompli et d'avoir été de bons parlementaires. Etre une opposition non violente (discursivement), domestiquée, c'est faire le jeu de la majorité et lui être loyal. C'est lui permettre de se dire : j'ai débattu, j'ai écouté, j'ai voté, tout va bien. Faire exploser ce rituel, faire bouillir l'assemblée, en faire un lieu de tension, les bousculer, c'est rappeler à chaque député de la majorité la violence que représente le fait de voter ces Lois pour celles et ceux qui vont voir les conditions de leur vie et de leur mort s'aggraver. C'est leur retirer la bonne conscience (et c'est déjà quelque chose). Et c'est aussi accroître le rejet à leur encontre qui sera susceptible, dans le futur, d'être la base d'un mouvement de conquête de l'appareil d'Etat.
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Les macronistes voulaient contrôler le temps politique. Les insoumis ont subverti ce dispositif, ils se sont appropriés le temps - et c'est une conquête décisive.
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moment de véridiction. Il y a eu des polémiques sur Thomas Portes posant avec un ballon sur lequel était collé un masque du ministre du travail ou Aurélien Saintoul le traitant d'«assassin» et d'«imposteur».. Si certains se sont empressés de dénoncer cela comme des "excès", il faut au contraire les voir comme les pièces essentielles d'une opération stratégique visant à mettre en question la déréalisation qu'opèrent les rituels politiques et à rappeler la vérité de ce qui se joue sur la scène dite politique. Il n'est pas indifférent que Thomas Portes soit cheminot et que la présidente de l'assemblée nationale qui l'a exclu possède 1,5 million d’euros d’actions chez l’Oréal, 40 000 euros d’actions émanant de plusieurs multinationales (LVMH, Kering, Axa, Total, BNP Paribas…) C'est comme si la lutte des classes avait fait irruption de manière quasi-parfaite au sein de l'assemblée
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si le 7 mars est une réussite, ce sera en grande partie grâce aux députés insoumis.
LE TEXTE :
... La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d’Hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés.
La seconde est la violence révolutionnaire, qui naît de la volonté d’abolir la première.
La troisième est la violence répressive, qui a pour objet d’étouffer la seconde en se faisant l’auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres.
Il n’y a pas de pire hypocrisie de n’appeler violence que la seconde, en feignant d’oublier la première, qui la fait naître, et la troisième qui la tue. »
Don Helder Camara (7 février 1909 – 27 août 1999)
Connu / TG le 18/01/23 à 20:21
Connu / https://framapiaf.org/@AssoEchap@social.wxcafe.net/108986295649231048
"
Echap a partagé 12 sept.
AssoEchap@social.wxcafe.net
Echap @AssoEchap@social.wxcafe.net
Nous travaillons depuis plusieurs années pour lutter contre les stalkerware, ces logiciel-espions sont régulièrement utilisés dans le cadre de relations abusives et de violences domestiques
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Un monde nouveau - Cyril Dion - Arte
Un Monde Nouveau est une série de 3 documentaires-événement, réalisé par Thierry Robert, co-écrit par Cyril Dion, qui propose un plan en trois étapes pour lutter contre les bouleversements climatiques : Résister, S’adapter, Régénérer.
La série documentaire est disponible sur la plateforme Arte.tv depuis le 8 novembre et diffusée en direct à 21h sur Arte le mardi 15 novembre.
Un Monde Nouveau est une enquête en trois volets qui s’intéresse aux mouvements de résistance et part à la rencontre de celles et de ceux qui, à l’échelle d’une région ou d’un pays, régénèrent la terre, les océans, créent les écoles de demain et la démocratie du futur. « Un Monde Nouveau est une nouvelle étape dans les différents projets que je porte pour mettre en lumière des initiatives constructives et porteuses d’espoir. J’ai essayé d’y réunir le fruit de mes recherches, de mes rencontres de ces cinq dernières années. Et proposer une trajectoire concrète pour inverser la courbe du changement climatique », explique Cyril Dion.
Clés : Sciences et savoirs Sciences
L'équipe
Mathieu Vidard, Production
Valérie Ayestaray, Réalisation Chantal Le Montagner, Collaboration
Anna Massardier, Collaboration Lucie Sarfaty, Collaboration Thierry Dupin, Collaboration
Camille Crosnier, Journaliste
-> https://rf.proxycast.org/aa66302d-3a20-4799-940a-58dd785c3d86/10212-15.11.2022-ITEMA_23196781-2022F10732S0319-22.mp3
Tr.: ... demain peut être meilleur dans certains aspects ...ce que les êtres humains vont faire pourrait être beaucoup plus intéressant ... comprendre comment les écosystèmes fonctionnent pour inventer des nouvelles façons de construire des bâtiments, d'organiser des villes, de faire de l'agriculture, en s'appuyant plutôt sur les écosystèmes plutôt que sur les profits ... trouver plus de sens à sa vie même si les condditions extérieurs sont plus difficiles ... défi de ne pas être éco-anxieux dans ces conditions ... tristesse et colère sont la moindre des choses sinon psychopathe ... des récits pour embarquer dans l'action ... revigoré et armé pour agir ... communication des cyprès, accusé de charlatanisme, alors que repose sur des travaux scientifiques ... personne n'aime qu'on l'oblige à faire des choses qu'il n'a pas envie de faire ... convention citoyenne proposée à E.Macron ... pas le 110 km/h alors qu'une majorité de fr y est prête ... excuse de pas créer une rupture ... participer à l'élaboration des solutions, équité / grandes entreprises, prêts à faire des efforts énormes ... un des sujets, la démocratie participative ... proposer des récits désirables ... l'écologie politique ne remet pas en question les fondements du récit productiviste/consumériste, sauf qu'on enlève les compensations ... le fondement de notre civilisation : défendre le monde vivant, pas la croissance économique ... des métiers passionnants qui donnent envie de se lever le matin, d'inventer, rend heureux car utiles ... philosophe Jean-Pierre Dupuy - catastrophisme éclairé "nous ne croyons que ce que nous savons" Clyde Hamilton, philosophe australien "on est tous un peu climatosceptiques car la charge émotionnelle du changement climatique est trop dure, tout petits face à cet énorme problème ... déni plutôt que de se confronter à cette tragédie ... Le chef ?? a vraiment expérimenté contrairement au ministère qui n'a pas tenu 15 jours? plusieurs repas végétariens par semaine, bons, parle aux enfants, donne du sens, manger moins de viande a un impact considérable ... et arrêter de prendre l'avion sont sans doute les deux actions qui réduisent le plus vite les émissions de gaz à effet de serre. ... Paul hawken? ... le mouvement climat doit changer sinon échec assuré ... idem André asman? mvt clim assez gentil encore ... non-violence ... oublie les sufragettes, les mvts antiségrégation aux usa, anti-esclavage, la fin de la monarchie en France, ya toujours eu des rapports de forces à chaque fois. Appelle à agir sur les LIEUX DU CRIME. L'AIE "plus une seule infrastructure nouvelle pour rester en dessous de 1,5°C avant la fin du siècle" Donc chaque nouvelle infrastructure fossile potentiellement bombes climatiques qui vont faire dépasser cet objectif et provoquer des morts ... L'énorme pipeline en ouganda, continuer à exploiter énorme mine de charbon en allemagne, ça va créer des morts. Donc qu'est-ce qui est le plus violent ? Les construire ou les saboter ? C'est militant. Légitime défense. Ces entreprises mettent la vie d'êtres humain en danger. LÉGITIMITÉ À LES EMPÊCHER de le faire. Donc à les empêcher. S'interposer entre eux et les écosystèmes. ... S'interposer contre la déforestation en amazonie. Ça va devenir tendu. Tribune de scientific rebellion "1,5°C inaccessible". Dit en off par des climatologues du GIEC ... proba dépasser les 2,1°C en 2040 si pas action déterminée now. On rentre dans une zone d'incertitude profonde. On ne sait pas quels sont les mécanismes qui vont s'activer. Risques d'effets d'emballement incontrôlables.
23:00 Christophe Cassou ... on aura les conséquences avant que prévu. ... engagements pas tenus. La convention citoyenne est allée plus loin que les propositions des politiques ... Mine allemande de charbon bloquée ... risque / investisseurs, name and shame, image de ces grandes entreprises, bad buzz ...
33:00 Macron ne dit pas la vérité ... SUV facteur majeur des ém de GES. ... débunké, merci. ... trumpisme ligth ... invest trop faibles, astreinte financière, argent investi auprès d'acteurs efficaces ... construire quelque chose qui serve vraiment ... plus de DÉMOCRATIE ...
40:00 chercheuse américaine démocratie ouverte accessible à tous de façon égalitaire ... éducation, considérée ... le pb :quelles modalités démocratiques. Soumis à minorité. épatée par irlande mariage homo, droit à l'avortement. référendum voté grace à la préparation dans climat social apaisé. ... victoire à retentissement énorme ... ingénieur, architecte, prof, artiste, agriculteur ... revenu universel ... plus ramasser poubelles ... le plus efficace : fuides frigorigènes, éoliennes, alim végétale, avion ... visio pour réd ém ges ... alternatiba, amis de la terre, participer au pb ou à la solution ? xanax, faire ce que j'aime, rend heureux, l'action, à des endroits où on voit le résultat ... succession de petites victoires, stratégie.
Beaucoup d’articles qui ont suivi la mobilisation du week-end du 29 et 30 octobre à Sainte Soline ont tourné autour de “l’accroche” de la violence sur place. Voici quelques réflexions sans prétention sur le sujet.
Les médias mainstream au piège de leur sève
Les chaînes en continu sont un robinet à discours et à images qui jamais ne doit se tarir. Face à la mobilisation interdite de Sainte Soline, Cnews, BFM, LCI et France Info ne pouvaient cyniquement pas passer à côté de ce qui les nourrit :
- l’esthétique du bruit (grenades, mégaphones, chants slogans) et des couleurs en mouvement (cortèges colorés, fumée des lacrimaux)
- l’assurance de discours construits et nombreux (non seulement éditorialistes et journalistes mais aussi porte-paroles, personnalités sur place, quidam)
- la possibilité de créer une polémique d’une certaine durée (ici légitimité de la lutte versus légalité de l’interdiction de manifester) afin de faire surgir des contradictions chez les opposant-es
- le spectacle émotionnel de soldats casqués contre individus masqués, porteur de fantasmes variés (adrénaline, sang, peur, vengeance…). Nous avons déjà évoqué sur web86.info à l’occasion de la manifestation contre la vie chère et l’inaction climatique ces besoins de violence filmée et commentées pour cultiver la peur qui est le principal moteur du social. Lors des affrontements contre les Gilets Jaunes, on a déjà entendu le théorème « pas de casseurs, pas de 20h ».
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Ils sont obligés, ne serait-ce qu’en passant, de parler du thème de la mobilisation (les bassines) et d’en faire à l’insu de leur plein gré un thème d’actualité nationale.
Autre problème, la peur habituellement instillée par ces médias dans le public contre les « classes dangereuses », les « partageux », les « jeunes », les « gauchistes » et – nouveauté – les « écoterroristes » se trouve quand même percutée par une autre peur, celle du manque d’eau, du rationnement, du manque, de l’empoisonnement par les intrants…
Un mélange de générations militantes pour l’efficacité
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le fait de couper cagoulé-es les tuyaux de pompage de la bassine devant les caméras c’est entériner médiatiquement que l’eau des bassines ne vient pas de l’eau de pluie et qu’on peut empêcher la bassine de se remplir
L’ordre ou le chaos ?
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La démocratie reste-t-elle le meilleur système pour le capitalisme ?
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il existe aussi une tentation autoritaire avec le 49.3 systématique, le Conseil de Défense pour gouverner, des moyens en augmentation des forces coercitives… Et il existe une nouveauté dans cette tentation autoritaire. Jusqu’à présent le cœur du bloc capitaliste occidental s’opposait à des blocs non capitalistes (URSS, Chine, Cuba…). Aujourd’hui la Russie comme la Chine fonctionnent à l’économie de marché comme les démocraties occidentales. Les États russe et plus encore chinois proclament à qui veut l’entendre qu’on peut exploiter la plus-value de façon bien plus efficace par la dictature que par la démocratie occidentale.(1)
L’Histoire que l’on souhaite reste à écrire.
PC
(1) Pour s’orienter dans ce débat nous vous recommandons la lecture d’un (très long) article théorique de Razmig Keucheyan sur l’État à partir de la relecture de Poulantzas
Clément Sénéchal a aimé Pauline Boyer @PaulineBoyer · 6h
"Mettre des coups de pioche dans un bassin en construction n'est pas du terrorisme".
@clemovitch revient sur les notions de violence et de terrorisme, concepts juridiques détournés de leur sens par des ministres pour discréditer une mobilisation militante." #Saintesoline
Citer le Tweet
Clément Viktorovitch @clemovitch · 7h
Éco-terrorisme : « Que des ministres de la République manipulent à ce point le langage en toute impunité… cela devrait peut-être nous inquiéter. »
Ma chronique, pour @Qofficiel.
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Résumé
Alors que les limites planétaires sont dépassées les unes après les autres, un récit mortifère opposé fleurit tout de même : celui de l’illimitisme, la croyance dans la toute-puissance des capacités humaines, la croyance dans un progrès sans fin...
En savoir plus
Il y a 50 ans paraissait un rapport scientifique rédigé par une équipe du MIT supervisée par le chercheur Dennis Meadows, qui évaluait pour la première fois l’impact de l’activité́ humaine sur notre planète.
Ce rapport intitulé Les limites à la croissance, publié en 1972, était sans appel : poursuivre la croissance économique, qui va de pair avec une consommation toujours plus grande des ressources planétaires, mène inévitablement à une impasse au cours du XXIe siècle.
Pourtant l’époque Anthropocène se caractérise plutôt par une perte du sens des limites, avec l’illusion de l’infini induite par les puissances thermo-industrielles extractivistes.
Incarné par un Jeff Bezos et un Elon Musk (« only the sky is the limit »), l’illimitisme vise à conjurer les limites de la Terre et les menaces d’effondrement climatique par la croyance en la toute puissance de l’innovation, incarnée par le transhumanisme.
Comment un tel récit s’est-t-il construit ? Dans un contexte de contraction des ressources et de déséquilibre climatique peut-on espérer le dépasser pour le remplacer par un récit soutenable ?
Nous en parlons avec notre invité Johann Chapoutot, historien professeur d’histoire contemporaine à la Sorbonne spécialiste du nazisme et la modernité occidentale. Auteur du livre Le Grand récit, aux PUF, il va publier prochainement un tract Gallimard avec Dominique Bourg « Manifeste contre l’impuissance publique ».
Depuis maintenant près de 4 milliards d'années, notre planète a la chance de se situer dans une zone habitable par rapport au soleil. Ce qui a été fondamental dans l'apparition de vie biologique. Aujourd'hui, ce sont les conditions même d'habitabilité de la Terre qui posent problème en raison d'un grand nombre de limites planétaires qui ont été dépassées et qui deviennent critiques pour notre humanité. Que signifie justement ce concept de limites planétaires ? Comment résonne-t-il dans un contexte où nos modes de vie restent ancrés dans un modèle de progrès sans fin ?
Le rapport Meadows
Il y a 50 ans, paraissait le rapport scientifique Meadows qui évaluait pour la première fois l'impact de l'activité humaine sur notre planète. Un rapport a la diffusion planétaire qui a eu de véritables effets cognitifs et politiques, d'abord aux États-Unis où il y a eu une véritable prise de conscience, qui a commencé sous la présidence Nixon. Selon Johann Chapoutot, le gouvernement français actuel est plus à droite que Nixon, qui lui avait encouragé les politiques environnementales aux Etats-Unis : « L'identification de la planète comme système cohérent et global date du XIX siècle avec la naissance de l'écologie comme science. À l'époque, l'effet de serre, par exemple, a été identifié par des physiciens français en 1824. Deux siècles plus tard, notre président de la République dit que la solution, c'est de produire plus. Cela veut dire que depuis la parution du rapport Meadows qui a été une onde de choc, nous n'en avons tiré aucune leçon. »
Un parallèle entre le nazisme et le capitalisme face à l'écologie
Pour Johann Chapoutot « toutes les dictatures ont toujours été liées aux industries d'extraction fossile. Il y a une espèce de conjonction de sympathie entre les intérêts politiques dictatoriaux d'un côté, et l'accumulation délirante de capital des compagnies de l'autre. À l'époque, le nazisme, avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, c'était encore une expérience politique et sociale, mais aussi biologique et eugéniste que les élites regardaient avec beaucoup de sympathie et d'intérêt. Il se passe la même chose actuellement avec la Chine. »
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Le dépassement des limites planétaires
D'après les plus récents rapports du GIEC, sept limites planétaires sur neuf ont été dépassées. Une situation unique dans l'histoire de l'humanité. Mais y a-t-il un moyen de revenir en arrière ? Quel est le rôle du capitalisme sur ce dépassement ? L'idée, défendue par de nombreux autres historiens, est que le génocide, et par extension les crimes contre la nature, sont le stade suprême du capitalisme.
D'après Johann Chapoutot « nous sommes dans un capitalisme qui est complètement délié de tout principe moral et qui prône l'accumulation, l'enrichissement. C'est une course aux profits qui est complètement décorrélée de toute quête spirituelle, intellectuelle, artistique, de tout rêve, de toute ambition proprement humaine. C'est déjà ce qui est en train de se produire. On le voit avec la Coupe du Monde dans des stades climatisés au Qatar en plein désert, qui ont été construits au prix de 6 à 15 000 morts. »
"L'illitisme"
Dans cette émission, Johann Chapoutot évoque "l'illitisme" : au paroxysme du progrès, il y a l'illimité : « Auparavant, on parlait de progrès, désormais, on parle d'innovation, c'est le mot à la mode qui d'ailleurs, permet de dire que si tout est limité, il y a quelque chose qui est illimité : c'est la matière grise, humaine et l'intelligence qui nous permettra de nous en sortir. Mais le fait que l'intelligence supposée soit incarnée par des milliardaires immatures et prédateurs, je trouve cela quand même assez inquiétant. »
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L'équipe
Mathieu Vidard, Production - Valérie Ayestaray, Réalisation ; Chantal Le Montagner, Collaboration ; Anna Massardier, Collaboration : Lucie Sarfaty, Collaboration ; Thierry Dupin, Collaboration ; Camille Crosnier, Journaliste
Ndlr : complété pour la rediffusion du 26/12/22