Ecrit avant l’audition de Jean-Luc Mélenchon par la commission d’enquête sur l’entrisme islamiste, audition où le chef de file de la FI s’est montré magistral (de l’aveu même de ses adversaires), cet article examine le scénario très plausible d’une présidentielle 2027 où le candidat insoumis passerait non seulement le premier tour, mais serait élu à la présidence. Alors que les éditocrates annoncent déjà sa défaite face à Jordan Bardella, les données électorales, la recomposition du champ politique et la sociologie du pays racontent une autre histoire. Bloc macroniste en miettes, « gauche raisonnable » sans base populaire, appareil insoumis rodé comme aucun autre, jeunesse massivement à gauche : la plupart des curseurs se déplacent dans son sens. Loin des fantasmes médiatiques et des sondages d’opinion commandités par les oligarques qu’il menace, cet article défend une idée simple : la victoire de Mélenchon est désormais le scénario le plus probable.
Manuel CERVERA-MARZAL
Politique 10 décembre 2025
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Pour prolonger :
Trois livres :
- Yves Déloye, Nonna Mayer (dir.), Analyses électorales, Bruxelles, Bruylant, 2017
- Vincent Tiberj, La droitisation française. Mythes et réalités, Paris, PUF, 2024
- Hugo Touzet, Produire l’opinion. Enquête sur le travail des sondeurs, Paris, Editions de l’EHESS, 2025
Trois émissions à (re)voir sur notre site :
- Enquête sur la France insoumise, émission Dans le texte, 20 septembre 2021
- Touche pas à Mélenchon, émission Dans le texte, 18 mars 2022
- Mélenchon à Matignon, émission Aux sources, 18 mars 2022
Connu / https://bsky.app/profile/l-echoruptible.bsky.social/post/3m7p2kcwsa22z
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L'E.C.H.Φrruptible© φ🔻 @l-echoruptible.bsky.social ❗A LIRE !
Pour comprendre pourquoi les conditions sont favorables à la victoire de
@jlmelenchon.bsky.social et la @lfi.bsky.social à la prochaine présidentielle.
08:31 · 11 déc. 2025
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Ndlr : amélioration ou propagande/méthode coué ? ACT
Ndlr : selon Mike,
Il s'agit d'un nouveau mouvement au Royaume-Uni qui organise une manifestation le 28 mars 2026 contre l'extrême droite. Parmi ses soutiens figurent des acteurs, des syndicats, des artistes, des musiciens, des partis politiques, des associations et des collectifs. Together est une alliance regroupant plus de 50 campagnes, organisations et groupes de la société civile, ainsi que des milliers de personnes, unies contre la division engendrée par l'extrême droite.
Par Benoît Martimort-Asso, Céline Robert et Agnès Rambaud-Paquin - Regen Ecosystem
Guide Réticences Regen 07-2025.pdf
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Pourquoi ce guide ?
Face aux impasses du modèle économique linéaire et extractif actuel, nombre d’entrepreneurs et d’élus, mais aussi de citoyens, se sentent démunis. Entre prophétie d’effondrement et fuite en avant du transhumanisme, les propositions d’avenir sont peu aspirationnelles et mobilisatrices.
L’économie régénérative offre une alternative porteuse d’une réconciliation avec le vivant dans toutes ses dimensions, porté par des pratiques économiques, productives et sociales favorisant une symbiose entre l’humain et les écosystèmes vivants et sociaux.
L’économie régénérative se présente comme une alternative crédible à même d’offrir aux sociétés humaines un avenir prospère et respectueux de leurs singularités.
Si les racines des approches régénératives sont anglo-saxonnes, nourries d’un point de vue philosophique par des penseurs sud-américain puis africains, l’Europe et la France en particulier contribuent à l’enrichir en mettant notamment l’accent sur les entreprises et les territoires.
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consulter www.genact.org, la communauté d’acteurs qui souhaite contribuer à l’émergence d’une économie véritablement durable, respectueuse des limites planétaires et pourvoyeuse de justice sociale, une économie régénérative.
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réponse à des constats scientifiques de plus de 50 ans (comme ceux des rapports Meadows en 19721, 19922, 20043, des 6 rapports d’évaluation du GIEC depuis 19904 des rapports de l’IPBES depuis 20125, du Global Sustainable Development Report de 20196 ou les publications du Stockholm Resilience center depuis 20097) qui alertent sur l’insoutenabilité du modèle de croissance infinie dans un monde fini.
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L’idée fondamentale est qu’une activité humaine, une entreprise, ne détruise plus la planète, mais contribue à la réparer, la restaurer, la régénérer.
Les preuves d’une régénération possible et fonctionnelle commencent avec la permaculture8 à la fin des années 70 puis avec les pratiques agroécologiques des grandes cultures9, les approches circulaires10 exportées à l’industrie via l’écologie industrielle11, et continuent avec les réflexions sur les limites planétaires12, les services écosystémiques13, ou encore les travaux de pionniers comme ceux de Pamela Mang et Ben Haggard ou de Carol Sanford14 sur la régénération à l’échelle des systèmes15.
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s’officialise en France avec la publication d’une SPEC AFNOR16 en 2024 : il s’agit d’« un modèle d’activités qui soutient la vitalité des systèmes écologiques et sociaux, tout en créant une prospérité partagée, dans un espace-temps défini ». Elle fait l’objet de travaux académiques17 et de publication de vulgarisation18 et a été théorisée par l’ingénieure agronome et autrice Isabelle Delannoy**19.
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changer de vision stratégique ... s’ancrer dans la réalité de son activité d’arbitrer à partir de sa raison d’être, de regarder autrement sa chaîne de valeur comme ses propres vulnérabilités et de définir sa stratégie avec d’autres critères et indicateurs : (i) Regarder les potentiels plutôt que les problèmes, (ii) être pragmatique et pas idéologique), (iii) Mobiliser les services écosystémiques en priorité, (iv) Viser l’efficience plutôt que l’efficacité, (v) Mobiliser les acteurs de son territoire en priorité et (vi) s’inspirer des principes du vivant20 et (vii) poser comme objectif les impacts positifs (sociaux, environnementaux et économiques) qu’on peut générer autour de soi, ... n'est pas une nouvelle norme à appliquer, mais est un changement de posture ... une entreprise qui restaure ses ressources clés – humaines, naturelles, sociales – est une entreprise plus robuste, plus attractive et plus pérenne à long terme. L’économie régénérative permet aux entreprises et aux territoires de devenir résiliente aux aléas (climatiques, environnementaux), en s’appuyant sur le vivant.
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en s’inscrivant dans l’espace juste et sûr de la théorie du Donut22.
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triple régénération, écologique, économique et sociale, d’autres ont axé leurs efforts sur une ou deux dimensions de la régénération.
Prenons Interface24, une entreprise américaine qui fabrique des dalles de moquette. ... divisé leurs émissions de CO2 de 97%, leur consommation d’eau de 85%, leurs déchets de 100%, en incorporant 52% de matières biosourcées ou recyclées dans leurs produits,… tout en restant leaders sur leur marché, avec une valorisation boursière croissante.
Autre exemple, Pocheco25, dans le nord de la France : une PME, imprimerie d’enveloppes de 11 millions d’euros de chiffre d’affaires (2023). Ils ont repensé tout leur modèle de production. Pour un arbre consommé pour le papier des enveloppes, 10 arbres sont plantés par son fournisseur, dans des conditions de restauration de la biodiversité ... une encre à l’eau après 10 ans de R&D pour limiter la pollution, les coûts,…. Et les arrêts de travail liés aux solvants. Bref, pour créer des impacts positifs et diminuer les risques (pour leurs employés, leurs fournisseurs, leurs sous traitants...) et fonctionner le plus possible en circuits fermés (eau, chaleur). Plus d’une trentaine de process ont été reconçus (dont désartificialisation des sols, des toits PV et aussi végétalisés pour récupérer les eaux de pluie (utilisées pour les toilettes et pour le système de production, puis traitées au travers d’une phytoremédiation en bambous), approvisionnement responsable, récupération et réseau de chaleur.
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Arcadie26, entreprise de tisanes et d’épices bio de 17,5 millions d’euros de chiffre d’affaires (2023), a mis en place des contrats pluriannuels avec ses agriculteurs partenaires, intègre des pratiques agroécologiques, investit dans la fertilité des sols, relocalise ses flux. Leur objectif ? Régénérer la biosphère et la sociosphère. Des milliers d’entreprises nativement régénératives se développent, à l’instar de Phytobokaz27 aux Antilles, plus petite société d’un million de chiffre d’affaires, qui se réclame de l'économie symbiotique, conçoit et fabrique des phytocosmétiques et compléments alimentaires en mettant en place sur ses parcelles de culture un véritable système d’agroécologie et d’agroforesterie, où insectes et plantes sont préservés et s’autorégulent.
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elles qui mobilisent des Pratiques Économiques Productives et Sociales Régénératives (PEPS ©)28 ou les entreprises du collectif de la CEC29 qui travaillent à leur bascule vers le régénératif.
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L’économie régénérative ne nie pas la réduction des externalités négatives, elle l’intègre, et la dépasse. ... oriente donc la mobilisation des ressources (financières, humaines, naturelles) vers des pratiques qui produisent des externalités positives nettes – sociales (bien être, développement des capabilités, renforcement des liens sociaux,…), écologiques (stockage net de CO2, production nette de biodiversité, dépollution nette des eaux, des sols de l’air, …) et économiques ... démarche proactive, orientée vers le vivant ... Moins de dégâts, plus de sens
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La France est le premier pays à avoir établi une AFNOR SPEC30 ... pour l’intégrité du vivant, humain et non-humain, et soutenant la vitalité des écosystèmes écologiques et sociaux avec lesquels il coconstruit, dans une spatialité défini
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Ce cadre est en train d’inspirer des collectifs comme la CEC ou GenAct, des programmes d’accompagnement comme ceux proposés par L’entreprise symbiotique, la Butterfly School d’AXA Climate ou Lumiå, des écoles comme la RegenSchool et des travaux sectoriels. Et même si le référentiel n’est pas encore normatif, il ouvre la voie à des indicateurs plus adaptés à cette économie du vivant.
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aux USA, la certification Regenerative Organic Certified® (ROC) est une norme lancée en 2017 visant à promouvoir une agriculture régénérative, biologique et éthique. Elle a été développée par la Regenerative Organic Alliance (ROA)32, une organisation à but non lucratif cofondée par des leaders de l'agriculture durable tels que Patagonia, Dr. Bronner’s et le Rodale Institute.
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la rentabilité consiste trop souvent, comme le dénonce Julia Faure, à donner une « prime au vice33 », c’est-à-dire à être d’autant plus rentable qu’on fait mal (qu’on exploite l’homme et les ressources naturelles)
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propose une transition maîtrisée. L’idée, c’est d’expérimenter, d’itérer, de faire cohabiter provisoirement un modèle traditionnel avec une nouvelle offre plus soutenable ... ne tue pas la rentabilité : il en change les bases. Il la relie à la robustesse, à la sobriété, à la coopération, àl’efficie nce. Et cela peut devenir un vrai différenciateur concurrentiel.
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un cadre systémique, qui intègre ces apports dans une logique d’ensemble.
Elle ne les remplace pas, elle les tisse ensemble. Par exemple, une entreprise régénérative va combiner des pratiques d’écoconception, de relocalisation, de coopération intersectorielle, de gouvernance partagée, pour créer une valeur vivante dans un territoire donné.
Comme le montre la théorie de l’économie symbiotique34, ce sont les synergies entre ces approches qui permettent de passer à un modèle régénératif.
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Comme tout changement stratégique, il faut y aller en fonction de ses moyens
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exemple historique de Safechem : Pour limiter l’utilisation de solvant chloré, alors largement utilisé pour dégraisser les pièces métalliques, Safechem36 a développé une offre de service qui repose sur un système de distribution sécurisé et en boucle fermée avec les conteneurs Safe-TainerTM. Ils sont passés de 6 à 50 % de part de marché en cinq ans. Pourquoi ? Parce qu’ils ont été attentifs à la contestation sociale, ont proposé une réponse crédible à la contrainte réglementaire et environnementale et ainsi contribué à la mutation du secteur.
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une corde stratégique de plus à son arc
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recentre sur l’essentiel
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Le livre blanc Bpifrance37 montre que la régénération peut commencer par des pratiques simples : mutualiser des ressources avec d’autres acteurs locaux, revoir une logistique, tester une offre circulaire… Ce n’est pas une révolution, c’est une trajectoire. Et surtout, on ne la mène pas seul : s’inscrire dans un écosystème territorial permet de partager les moyens, les risques et les apprentissages.
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travailler en écosystème, dans une logique régénérative, ce n’est pas se rendre vulnérable, c’est choisir ses interdépendances et gagner en robustesse38 ou en résilience39...
L’idée, c’est de construire un réseau d’acteurs alignés, qui partagent des valeurs et des intérêts, capables de coopérer durablement, de partager des ressources critiques, de sécuriser des fonctions essentielles (transport, énergie, logistique…) et de partager la valeur. Comme dans une forêt diversifiée, la résilience vient des liens, pas de l’isolement.
Et dans un monde de complexité croissante, personne ne pourra tout maîtriser seul. Mieux vaut créer les conditions d’une interdépendance fertile
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Le régénératif ne s’oppose pas à la RSE, il l’étend. Il en assume la filiation, mais pousse plus loin les questions de rapport au vivant
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une entreprise qui ne se contente pas de “faire moins mal”, mais qui contribue à restaurer les systèmes dont elle dépend.
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les entreprises qui travaillent directement avec le vivant (alimentation, mode, vins et spiritueux, construction…) ont un levier évident pour agir. Mais toutes les entreprises dépendent d’un ou plusieurs services écosystémiques : en tout premier lieu d’un climat stable, d’une eau disponible, de matières premières et d’énergie accessibles, de salariés…
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Le Regen Ecosystem est une dynamique collective, lancée en 2024, qui a pour mission de donner leurs pleines puissances aux approches régénératives et de construire des Communs dédiés afin d’aider les organisations à se réinventer en profondeur.
Ndlr :
- co-conception avec les parties prenantes, la gouvernance partagée, robustesse, etc ... identifiés comme stratégiques pour faire face aux limites planétaires. VALORISER ACT
- l'exemple de la moquette : ne pas aller jusqu'à remettre en question les besoins de moquettes ? Rester dans l'économie de marché ? Dans l'économie financiarisée ? Dans la concurrence ? Dans le capitalisme ? ACT
Connu / TG le 17/10/25 à 22:15
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#cashinvestigation
Présenté par Elise Lucet France 2
Tr.: ...
travail des enfants, tantale pour les condensateurs des ordiphones (minerai coltan) ... Nokia appartient à Microsoft ... Samsung, 1er vendeur de téléphones au monde ... trompe ses clients car ne tient pas ses engagements éthiques ... Galaxy S5 à Barcelone, salon ... Chine, eau, sols pollués ... 10 aimants néodyme dans un portable ... 97% sort de mine de Chine, déchets chimiques qui déversent de la radioactivité ... plus rien n'est comestible ... cancers, esp de vie <40 ans ... /fluorine? ... BAOGANG ... le commerce de certains composants finance une guerre en RDC ... a fait entre 3 et 5 millions de morts (tantale, tungstène, coltan, cassitèrite, etc) ... offensive de l'ONU ... Martin Kobler, chef de la MONUSCO ... KING WOOD (Hong-Kong, en fait société écran) ... paradis fiscaux ... sauf China National Mon Ferrous Métals Chine pour Apple via filiale Mine Metal ... 2010 Obama, loi D'OBLIGATION, commence à s'appliquer ... Comm Europ laisse le choix aux entreprises ! ... Karel De Gucht, commissaire européen au commerce 2009-2014 ... espérance que comme les baskets ... FairPhone ... la solution entre nos mains ?!
Ndlr : émission de 2014 ! selon https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?8XUdjA
Q : où en est la situation aujourd'hui ? ACT
Le manifeste
Marcelle est un journal de solutions en ligne et interactif. Notre média s’intéresse tout particulièrement aux actions et aux initiatives qui impactent en bien ou en mieux la société. Constructifs, solidaires, reproductibles, utiles à l’individu et à son environnement au sens large.
Que ces actions soient collectives, individuelles, entrepreneuriales, associatives ou institutionnelles, elles nous intéressent toutes ! Encore plus si elles peuvent être évoquées à l’aune de l’expérience. Nous évoquons donc surtout des solutions utilisées, éprouvées, qui peuvent essaimer. Mais d’autres aussi qui patinent par manque de moyens, de relais, de technologie, de visibilité… De façon plus brève, nous relayons certains projets en cours, lorsqu’ils nous semblent viables et prometteurs.
Marcelle, c’est aussi un pas de côté par rapport à l’actualité dite chaude. Un regard distancié. Du temps pour rencontrer les acteurs de nos solutions. Les dépêches réécrites à la va-vite, les sujets racoleurs pour doper artificiellement le nombre des vues d’un article, très peu pour nous.
Pas d’infobésité non plus mais un seul article quotidien, soigneusement traité et documenté. Reportages, dossiers, portraits ou interviews balayent tous les domaines – environnement, société, santé, économie, social/solidarité, éducation, culture, sport et même, pourquoi pas, la politique.
Nos articles, non seulement partagent les idées innovantes, solidaires et inspirantes, mais servent aussi à mettre en lien ou à relayer d’éventuels besoins (professionnels, pratiques, matériels, techniques, financiers).
Bref, Marcelle c’est de l’humain !
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1.5. Signalement de contenu
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Crédits
Direction artistique : Stephan Muntaner
Webdesign / création du site Internet : Raphaël Wittmann
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Au programme :
- Une nouvelle saison de webinaires pour prendre de la hauteur
- L’élargissement des modalités de mise en place de l’atelier Convergences
- Des rencontres partout en France lors des Journées Européennes du Patrimoine
- La mise en lumière de deux projets : Produrable et Faut Qu’on Parle, sources d’échanges et d’apprentissages, tant dans la sphère professionnelle que personnelle.
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Se limiter à parler du climat ne suffit plus à emporter l’adhésion.
Un exemple révélateur : le recul des politiques RSE dans de nombreuses entreprises.
Il est donc temps d’adopter une approche nouvelle et complémentaire. Non pas pour remplacer la précédente, mais pour la prolonger, la renforcer, et surtout permettre des changements de comportements plus profonds et plus durables.
Alors, en 2025, est-il encore raisonnable de parler climat et carbone ?
Nous répondrons à cette question à notre prochain webinaire, et nous recevrons :
- Stéphane La Branche, Coordinateur scientifique du GIECo / IPBC
- Audrey Guillon, Responsable déploiement & partenariats chez Nos Gestes Climat / ADEME
- Damien Cahen, Communication stratégique chez Parlons Climat
- Gabrielle Piot, Responsable partenariats & écosystème chez 2tonnes
📆 Rendez-vous le 18 septembre 2025 de 12h à 13h.
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Connue / mel
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Sujet : Faut-il encore parler "climat" et "carbone" ? Réponse le 18 septembre.
Date : Mon, 08 Sep 2025 06:01:59 +0000
De : Fiona de 2tonnes communication@2tonnes.org
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Ndlr : amélioration ? Approfondir ACT
Qui sommes-nous ?
fertîles est une équipe de passionné·es par la transmission, qui sillonnent la France depuis plus de 5 ans pour diffuser à celleux qui le souhaitent des outils et une posture pour apprendre à faire collectif. Chacun·e d’entre nous est engagé·e à sa manière et partage l’envie de comprendre comment la complexité et la puissance des relations peuvent nous permettre de créer des nouveaux possibles.
Nos valeurs
- Résilience
Traverser les momentums de notre société en prenant notre responsabilité politique sur les enjeux de la coopération et être en mesure d’apporter nos compétences tant que cela s’avère nécessaire et pertinent. - Joie
Agir en réchauffant nos coeurs, en fêtant ce qu’il y a d’incroyable à être en vie et en liens. - Audace
Explorer à fond notre pouvoir d’agir, oser rêver lorsque tout nous amène à oublier de le faire, voir grand tout en restant humble et conscient·e que nous avons encore tant à apprendre. - Collectif
Incarner, expérimenter et explorer jusqu’où peut nous amener la coopération que ce soit dans ses écueils et ses merveilles. - Intégrité
Etre aligné·es entre ce qu’on dit et ce qu’on fait. Construire une juste réciprocité avec l’ensemble des parties prenantes de cette aventure. Et placer la transparence au sein de notre équipe et au cœur de notre fonctionnement.
Ce qui nous anime
Nos rêves
... c’est la conviction que la rencontre, la confiance et l’expérimentation collective transforment des personnes en acteur·ices capables de changer le monde. C’est cette énergie d’entraide et d’audace commune qui nous pousse à créer des espaces où apprendre et agir ensemble devient possible.
- Une coopération devenue réflexe
Que les relations entre personnes et organisations se structurent d’abord par l’écoute, la confiance et le partage — au point qu’agir ensemble devienne la manière la plus naturelle et efficace de répondre aux défis communs. - Des espaces où l’expérience éduque
Que des lieux d’immersion et de rencontres multiplient les occasions de transformation réelle : on n’y apprend pas seulement des savoirs, on y devient autre par la pratique et les relations, en développant une posture apprenante où l’on grandit avec humilité et curiosité. - Des communautés qui prennent pouvoir
Que des collectifs divers et connectés retrouvent la capacité d’inventer, de décider et de porter des projets démocratiques, écologiques et sociaux (loin de l’impuissance), nourris par la solidarité et l’audace partagée. - Un avenir régénératif et responsable
Que nos choix quotidiens et nos formes d’actions remettent le bien commun et le vivant au centre, en liant joie, soin et responsabilité pour les générations présentes et à venir.
🤓EQUIPE PÉDAGOGIQUE
● Responsable Pédagogique : Mathieu GRANGER
● Formateur·ices: selon la session choisie - accessible sur la billetterie
● Responsable Relations stagiaires et Financement: Violaine BADET - inscriptions@fertiles.co
● Référente Handicap : Laura DE ANGELIS - formation@fertiles.co
Mentions légales :
organisme de formation enregistré sous le numéro 27890176889 auprès du Préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté. Qualiopi
Cet enregistrement ne vaut pas agrément de l’État
Crédits
Photographies : fertîles, Manon Wolf, Thomas Willmart…
Rédactionnel : Cercle source fertîles, Hélène Gauthier
Conception graphique : Marianne Coussin et Gaspard Grenon
Illustrations graphiques : Marianne Coussin, Cassandre Bachellier, Raphaëlle Colas des Francs, Charlie Blanc
Solution CMS : WordPress
Editeur du site
Le site internet fertiles.co est édité par l’association loi 1901 fertîles fertîles 31 rue des Saints 89300 JOIGNY SIREN : 883922585 Contact : contact@fertiles.co Directeur·ices de la publication Cercle source fertîles
Hébergeur : OVH
Courrier électronique : contact@fertiles.co
Ndlr :issu de La Bascule ? ACT
Connaissance des Énergies avec AFP parue le 17 juin 2025
La panne électrique qui a touché la péninsule ibérique le 28 avril a été provoquée par "un phénomène de surtensions" sur le réseau ayant entraîné "une réaction en chaîne", selon les résultats d'un rapport rendu public mardi par le gouvernement espagnol.
Un phénomène de surtensions
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Un défaut de programmation des capacités
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Ndlr :
- pas de lien vers le rapport ? Dommage ACT
- /commentaires : controverse développée par deux protagonistes principaux entre "pb de puissance réactive" d'un côté et "traçabilité grâce au site de RTE "site eco2mix". Chacun se fera son avis dans l'attente de pouvoir lire ce rapport et avoir celui de la fédé européenne ACT
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Le gouvernement Bayrou prétend que la France dépense trop. Mais la réalité est toute autre : le creusement du déficit depuis 2017 et l’arrivée de Macron au pouvoir vient avant tout des baisses massives d’impôts sur le capital et les entreprises — près de 60 milliards d’euros par an.
Alors que les plus riches bénéficient d’un système fiscal taillé sur mesure, on exige 40 milliards d’économies qui frapperont l’éducation, la santé, l’investissement public et une fois de plus, des millions de ménages français modestes.
Cette politique récessive n’est pas une nécessité économique, c’est un choix idéologique. Pendant ce temps, les ultra-riches et héritiers défendent bec et ongles leurs privilèges tout en faisant un lobbying acharné auprès d’un pouvoir largement acquis à leur cause. Il est désormais temps de remettre la réforme fiscale au cœur du débat pour ne pas tomber dans un chaos politique et social. Sans justice fiscale, pas de transition, pas de redistribution, pas d’avenir.
Pour en discuter, Haussman Vwanderday reçoit ce mardi 8 juillet deux économistes de renom : Christophe Ramaux, chercheur au Centre d’économie de la Sorbonne, membre des Economistes atterrés et Liêm Hoang-Ngoc, économiste et ancien député européen
Tr.: ...
l'État social rend les individus plus robustes ... la moitié des revenus des ménages est socialisé, la moitié de la consommation globale est socialisée ... l'activité du privé en est étroitement lié ... 0,5 on est au bord de la récession ... faire cécession face à l'État social ... manque à gagner de 60 milliards ... détricoter ... un gouvernement de droite et on a une augmentation d'impôts ... 90 milliards de baisse ... refixer les caps en terme politique etc ... redistributif sauf tout en haut de l'échelle, céssession des ultrariches ... on revient à l'ancien régime, ceux qui ne payaient pas d'impot, on les appelait les ignobles ... /TVA sociale sont contre tous les deux ... la TVA est l'impôt le plus injuste ... comme la gabelle, impôt sur le sel de l'ancien régime ... /concurrence déloyale fervent partisan du protectionnisme solidaire? ... faire un choc de juste, enjeu sur les impôts de succession des très hauts patrimoines ... réforme fiscale redistributif, progressif sur les revenus (flux) et le patrimoine (stock) ... taxe Zucman réglait ce pb d'injustice de l'ISF ... mettre en musique le rapport Pisani-Ferry ... il faut un projet global ... volet fiscal, volet reconstruction ... supprimer les mutuelles, c'est 15 milliards d'économies de frais de gestion ... moins de pauvres, moins de chômeurs, un choc de reconstruction ... on est aux antipodes des thèses sur la décroissance qui ne résout pas la question écologique qui nécessite des investissements massifs en matière d'écologie et on ne résout pas le déficit public ... ya un pj de reconstruction y compris pour l'espérance. Les besoins ne manquent pas ! ... des aides publiques massives pour relocaliser la production. Ça booste l'activité économique.
Ndlr :* il y a donc une controverse sur la décroissance : utile ou nuisible ? questionner, approfondir ACT
Publié le 16 juillet 2025
Catégories Économie, Géopolitique, Industrie
Mots-clés impérialisme, matérialisme historique, pouvoir, Russie
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issu de https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?avmEeg
Ndlr : y a-t-il une différence entre "capitalisme militarisé" et "capitalisme de guerre" ? Approfondir ACT
1 923 signatures
Pétition lancée le 9 novembre 2024
Le problème
NON au site de MÉGA-BATTERIES LITHIUM-ION en Seine-et-Marne !
108 containers de batteries lithium-ion implantés par la société NEOEN sur la commune de Vernou-la-Celle sur-Seine
Un précédent national est en train de s'établir ! Nous sommes tous concernés par le projet d’installation d’un site de stockage d’électricité par méga-batteries au lithium-ion sur la commune de Vernou-la-Celle-sur-Seine (Seine-et-Marne, à 63 km de Paris et à proximité de Fontainebleau). Au-delà de ce dossier local qui suscite une vive opposition des habitants de la commune, venez soutenir à l’échelle nationale une approche réfléchie de notre transition énergétique, qui ne s’assoit pas sur la sécurité des citoyens riverains et qui respecte la voix des territoires !
Envie d'une vidéo plutôt que de lire ? --> Regardez le reportage réalisé par France 3 Ile-de-France le 10/03/2025
[VERSION COURTE ,version longue ci-après]
Risques d’incendies non maîtrisables et de fumées toxiques
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à Vernou, elles seront implantées à proximité immédiate de deux lignes haute tension de 400 000 et 250 000 volts (poste RTE du Chesnoy qui a d’ailleurs connu un incendie en juin 2023, qui fut difficile à contrôler pour les pompiers et qui a obligé la population à se confiner) !
Impacts environnementaux délétères
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Un projet soutenu par l’État CONTRE les citoyens :
Le projet a été autorisé par l’État malgré un avis défavorable du conseil municipal et bafoue ou tord la réglementation en vigueur pour faire passer le projet aux forceps : (1) la réglementation environnementale est inadaptée ou abusée ; (2) l’objectif « zéro artificialisation nette » de la loi Climat et résilience est enterré ; (3) le Plan Local d’Urbanisme est modifié de manière injustifiée et abusive. Le projet de Vernou représente donc un précédent dangereux pour de futurs projets similaires en France.
La valeur foncière des terres et des maisons plombée par la proximité d’un site industriel dangereux
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Pour une transition énergétique réfléchie, respectueuse des citoyens et de l’environnement
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[VERSION LONGUE]
LES TERMES DU PROBLÈME
La société NEOEN est en train de développer ce qui sera l’un des deux plus gros sites de stockage d’électricité par méga-batteries au lithium-ion de France, installé sur la commune de Vernou-la-Celle-sur-Seine en Seine-et-Marne, à proximité de hameaux résidentiels et d’un centre pour personnes polyhandicapées (Les Amis de Karen). En effet, notre petit village se voit demandé par des géants de l’industrie pour leurs profits, mais au détriment de la sécurité de ses habitants et de la qualité de leur environnement (la raison en est la présence du poste RTE du Chesnoy). La société NEOEN (cotée en bourse et rachetée depuis mars 2025 par la holding canadienne Brookfield) est le second à se présenter au village pour ce projet et le propriétaire du terrain attend sa généreuse indemnisation avec impatience (contrairement aux 2 700 vernoucellois qui rient jaune devant les 37€/an/personne vendus par NEOEN… même si les motifs de la mobilisation ne résident pas là) !
Le projet proposé stockerait 203 MWh d’énergie dans 108 méga-batteries et 54 postes de transformation (à ce jour, mais les chiffres donnés ont été bien fluctuants !) installées sur 5,37 ha durant un bail de 20 ans renouvelable. En théorie, il s'agit d'une solution vertueuse pour contribuer à la fiabilisation du transport d’électricité en Île-de-France dans le contexte d'une demande accrue et du développement des énergies renouvelables dont la production est par nature intermittente. Pourtant, à Vernou, les batteries seront reliées au poste RTE du Chesnoy qui est alimenté quasi-exclusivement par de l‘énergie nucléaire et fonctionne très bien depuis des années...
...
Ndlr : consulter les documents adverses, chercher d'autres infos ACT
Événement
La France à sec ? Enjeux et déséquilibres de l’eau en 2050
Clés : Changement climatique Ressources naturelles/biodiversité Prospective
Le Mercredi 25 juin 2025 Horaires : 10 h 00 - 11 h 30
Localisation :
Agence de l'eau Adour-Garonne - 90 rue du Férétra à Toulouse
31000 Toulouse
En partenariat avec
Sécheresse prolongée, baisse constante des débits des rivières en été, perturbation durable du cycle de l'eau : les effets du changement climatique se font déjà sentir et s'accentueront significativement à l’horizon 2050. Les conflits d'usage dans les territoires, notamment dans le grand Sud-Ouest, risquent de s’aggraver. Sur le bassin hydrographique Adour-Garonne, ces évolutions pourraient exacerber les conflits d’usage et menacer les équilibres entre besoins et ressources.
Dans le prolongement des travaux publiés en janvier 2025 sur les usages de l'eau, le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan et l’Agence de l’eau Adour-Garonne organisent un événement conjoint afin de mettre en perspective les déséquilibres en eau à l’horizon 2050 et les solutions qui pourraient être apportées pour améliorer l’adaptation des territoires le :
Mercredi 25 juin 2025
de 10h00 à 11h30
à l'agence de l'eau Adour-Garonne - 90 rue du Férétra à Toulouse
ou en distanciel
À cette occasion, le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan présentera les conclusions de son nouveau rapport « L’eau : de graves tensions sur les écosystèmes et les usages à l’horizon 2050 » confrontant les évolutions prospectives de la demande aux évolutions potentielles de la ressource en eau. Grâce à des analyses cartographiques avancées, ce rapport met en regard les évolutions futures de la demande à celles des ressources en eau disponibles, afin d’apporter de nouveaux éléments d’aide à la décision pour évaluer les tensions à venir, les anticiper et y répondre.
Au programme :
Ouverture et modération
Élodie GALKO, directrice générale, agence de l’eau Adour-Garonne
Présentation du rapport
*Hélène ARAMBOUROU**, adjointe au directeur du département Développement durable et Numérique, Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan
Table ronde avec :
- Claire MAGAND, chargée de mission recherche, Office français de la biodiversité (OFB)
- Julien HENIQUE, directeur du cycle de l’eau, Toulouse Métropole
- Lionel ALLETTO, directeur de recherche, INRAE
Conclusion
Clément BEAUNE, Haut-commissaire à la Stratégie et au Plan
Organisé par
Le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan et l'Agence de l'eau Adour-Garonne
Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?FMU0tA
*Ndlr : "changement climatique" plutôt que "réchauffement" :-( Dénoncer ACT
En 1ère lecture, ce rapport acte la création du canal seine-nord, semble privilégier la tendance actuelle à l'augmentation des prélèvements, donne à voir "timidement" le scénario sobriété de l'Ademe (pour contenter les opposants ? Approfondir, vérifier ACT
Seine-Saint-Denis
Un directeur d’école affiche le nom de huit professeurs absents pour l’Aïd, tollé général à La Courneuve
« Une publication non réglementaire et inacceptable » pour le rectorat, qui rappelle que ces absences pour les fêtes religieuses sont « de droit ». Les syndicats sont vent debout et dénoncent « une mise en danger » de leurs collègues.
Par Théo Uhart (avec A.A.)
Le 17 juin 2025 à 19h16, modifié le 18 juin 2025 à 06h47
La Courneuve (Seine-Saint-Denis), le 17 juin 2025. La publication du directeur a été retirée de la devanture de l'école « à la seconde où l'institution en a eu connaissance », explique le rectorat. LP/T.U.
« Je ne comprends pas ce type de pratiques, c’est une non-maîtrise complète des cadres juridiques. » Onze jours après les faits, Marie-Hélène Plard, cosecrétaire départementale du Snuipp-FSU ne décolère pas. Tout comme les autres syndicats du premier degré de Seine-Saint-Denis qui ont signé ce mardi un communiqué pour dénoncer une « mise en danger » de leurs collègues.
Le 5 juin, la veille de la fête de l’Aïd, le directeur de l’école élémentaire Angela-Davis, à La Courneuve (Seine-Saint-Denis), a apposé sur la devanture de son établissement une affiche manuscrite listant, avec leur nom, les huit enseignants absents le lendemain. Problème : il a indiqué que ces absences étaient liées à un motif religieux.
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Connu / https://bsky.app/profile/vilainsyndicaliste.bsky.social/post/3lrupuc3dpk23
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Vilain Syndicaliste @vilainsyndicaliste.bsky.social · 1j
Un directeur d'école a affiché devant son établissement la liste des professeurs musulmans qui seraient absents car ils feraient l'Aïd.
Faire des listes, on en est là.
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Ndlr : lié à l'extrême droite ou non ? Au climat fascisant ? Uniquement racisme, islamophobie ? ACT
Rapport
Qui dans la société doit payer les coûts d'une aggravation du changement climatique et de ses évènements extrêmes ? Quels mécanismes de solidarité à l'égard des plus exposés ou des plus vulnérables ? Comment financer et déclencher les actions de prévention pertinentes ? Quels rôles de l'Etat et du secteur assurantiel ?
Fruit d’un travail original ayant mobilisé un groupe de travail pluridisciplinaire pendant près de deux ans, ce rapport du Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan questionne les fondements et les limites du système actuel de mutualisation des risques climatiques. Il dresse un parallèle avec la mutualisation des risques sociaux et la construction des assurances sociales au XIXe siècle, et la nécessité, aujourd’hui, de réinventer notre solidarité collective face aux aléas naturels.
En regard, les autrices proposent trois scénarios de réformes, qui diffèrent selon l’ampleur de la couverture et la place de l’Etat dans cette nouvelle protection climatique. Ces scénarios sont détaillés, d’un Etat régulateur du secteur de l’assurance à une socialisation plus large des risques climatiques, sur le modèle de la protection sociale.
Publié le : 12/06/2025
Temps de lecture 7 minutes
Télécharger l'édito de Clément Beaune, Haut-commissaire à la Stratégie et au Plan
PDF - 4 129.7 Ko
Autrices
- Mathilde Viennot, Cheffe de projet, Coordonnatrice
- Marine de Montaignac, Cheffe de projet, Autrice
- Alice Robinet, Cheffe de projet, Autrice
Le système en vigueur de mutualisation des risques climatiques est-il efficace ?
En comparaison internationale, le modèle français d’indemnisation des risques climatiques (assurance habitation doublée du régime « Cat Nat ») apparait particulièrement mutualisé et solidaire. Toutefois, le système de mutualisation dans son ensemble, incluant aussi la prévention, présente des limites, en particulier pour les ménages, telles que :
- Une indemnisation partielle des dommages, une non-couverture de certains risques (trait de côte) ou une couverture incertaine (sécheresse), une couverture assurantielle inégale sur l’ensemble du territoire (forte non-assurance en Outre-mer)
- Une politique de prévention inégale en matière de financement, de risques couverts, de soutien à la prévention individuelle, qui est distincte de l’indemnisation.
En considérant les projections d’aléas naturels pour les 25 prochaines années, le rapport questionne l’assurabilité globale des risques climatiques (la soutenabilité́ environnementale du système), la pertinence du régime « Cat Nat » (sa soutenabilité financière), et la capacité de ce système à fournir une solidarité collective face aux aléas naturels (sa soutenabilité sociale).
Le changement climatique, source de vulnérabilité du système actuel
Le réchauffement climatique se traduit par une intensification des phénomènes extrêmes et des dommages qui en découlent. Entre 2019 et 2023, le coût total de la sinistralité (pour les biens particuliers et professionnels) liée aux événements naturels s’est élevé en moyenne entre 4 et 4,5 milliards d’euros par an – des niveaux déjà supérieurs de 10 à 20% à la sinistralité moyenne depuis 40 ans (3,7 milliards d’euros).
Ce coût total moyen dissimule une variabilité importante. A titre d’exemple, la sécheresse de 2022 a coûté – à elle seule – entre 3 et 3,5 milliards d’euros. Il masque aussi une incapacité à projeter ces coûts dans un futur proche. L’analyse du système français de mutualisation des risques climatiques, hérité des années 1980, questionne sa capacité à répondre aux défis posés par l’intensification des aléas climatiques.
Trois scénarios pour adapter le modèle de mutualisation des risques climatiques
Afin de repenser la solidarité et la couverture des risques climatiques face à leur intensification, le rapport verse trois scénarios au débat. Ils diffèrent selon le rôle de l’Etat dans la gestion du risque, selon le niveau de solidarité que l’on souhaite atteindre (entre zones à risque et non à risque, entre propriétaires et locataires, entre ménages aisés et précaires), et selon les évolutions à venir du risque climatique.
- Le premier scénario offre un socle minimal de couverture et des garanties supplémentaires face aux évènements climatiques, en conservant le partage de risque entre le marché de l’assurance et l’État. En intervenant sur le marché de la réassurance et en régulant celui de l’assurance, l’État maintient l’assurabilité des risques climatiques sur le marché.
- Le deuxième scénario élargit la réassurance publique à l’ensemble des risques climatiques, en supprime le caractère exceptionnel et confie à l’État la couverture de la sécheresse. La gestion des risques climatiques s’accompagne d’une politique d’adaptation des logements plus volontariste, en offrant notamment des subventions à la prévention ou en incitant les habitants à sortir des zones à haut risque.
- Le troisième scénario socialise les risques climatiques, c’est-à-dire qu’il propose une couverture universelle et unifiée des risques climatiques. Il présente à la fois une dimension réparatrice, avec la création de branches d’indemnisation, et une dimension préventive renforcée, avec la création d’un circuit de prévention des risques et d’adaptation des logements aux risques climatiques. Des cotisations climatiques viennent remplacer les primes d’assurance.
« Ce rapport affiche des montants, de dépenses et de contributions, qui sont élevés. Ils doivent être bien entendu évalués, maîtrisés, discutés. Mais soyons clairs : c’est avant tout la facture du changement climatique ; la question clé est celle de sa prise en charge, publique ou privée, individuelle ou solidaire. Toute action qui permet de réduire ce dérèglement, d’en diminuer la vitesse, l’ampleur ou les impacts, en abaisse le coût pour la société. Et le coût de l’inaction est très supérieur au coût de l’action. »
Clément Beaune, Haut-commissaire
Connu en cherchant à partir de https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?LPkLRQ
Ndlr : amélioration ? propositions pertinentes ? Approfondir ACT
Remarques :
- la grèle absente de la synthèse alors que présente dans le rapport complet !
- quid de faire payer les principaux responsables : l'industrie fossile ?
- résilence mais pas robustesse, sauf à propos de la sécurité sociale :
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La Sécurité sociale, qui fête ses 80 ans à l’automne 2025, trouve ses racines dans des débats anciens sur la responsabilité, la solidarité et la place de l’État dans la protection contre les aléas de la vie. Dès le XIXe siècle, les risques liés notamment à l’industrialisation (accidents du travail, chômage, maladie, vieillesse) apparaissent comme trop lourds pour être assumés par les seuls individus ou la bienveillance patronale. Des dispositifs d’assurance mutuelle émergent, d’abord dans les milieux ouvriers, avant d’être institutionnalisés sous l’impulsion de l’État. Le système de Sécurité sociale en 1945 incarne un tournant fondamental : celui d’une prise en charge publique, universelle et obligatoire de risques jusqu’alors laissés à l’initiative privée. Cette construction s’est faite sur la base d’un compromis entre plusieurs logiques : l’assurance (cotisation contre protection), l’assistance (solidarité nationale financée par l’impôt), la mutualisation (redistribution entre les assurés) et la régulation étatique (définition des règles, collecte, contrôle). Elle repose également sur des tensions durables, entre logique contributive et logique redistributive, entre public et privé, entre prévention et réparation, entre équité et incitation. Ces tensions ont structuré durablement les politiques sociales françaises, mais elles n’ont pas empêché la constitution d’un système robuste, suscitant une large adhésion et capable d’évoluer avec le temps.
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86 - La Vienne Rurale / Vienne
À quelques jours de la mobilisation de Bassines Non Merci à Poitiers, mais aussi du bureau du Sage Clain, pendant lequel sera abordée l'étude Hmuc, les syndicats agricoles ont rencontré le préfet.
Publié le 6 juin 2025 - Par Elisabeth Hersandehersand@vienne-rurale.fr
FNSEA, CR, JA et Adiv ont rencontré le Préfet pendant plus de deux heures.
© Elisabeth Hersand
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Aurélie Fleury, présidente de la FNSEA de la Vienne ... François Turpeau, président de la Coordination Rurale de la Vienne
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On ne comprend pas
Dans un communiqué signé Vienne Nature, la LPO, UFC Que choisir, Stop Pesticides et Greenpeace Poitiers, ces différentes associations dénoncent le projet d'AUP de 2025, qui prévoit 28 millions de m3 d'autorisations de prélèvement, dont 6 qui correspondent aux volumes des 30 réserves de substitution, et qui devraient donc être supprimés lors dès leur mise en œuvre. "Dans les cinq dernières années, les irrigants ont prélevé en moyenne 14 millions de m3. Le projet d'arrêté satisfait la tactique habituelle des gros irrigants : obtenir un volume théorique le plus élevé possible, car lorsque la ressource baisse, il y a des restrictions".
Lire également l'article concernant la position du préfet et l'interdiction de la manifestation de Bassines Non Merci.
-> https://www.caracterres.fr/le-prefet-de-la-vienne-se-positionne-pour-le-stockage-de-leau
-> Prefecture_Vienne-doctrine_eau_v3_compressed.pdf sauvegardée
Connu / TG le 7/06/25 à 11:48
Ndlr : il est faux que la manif ait été interdite ! Dénoncer ACT
qui est derrière ce site ? La chambre d'agriculture ? ACT
Qui est l'Adiv ?
Connu / https://bsky.app/profile/teamfortheplanet.bsky.social/post/3loiz3ptyls2q
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Team for the Planet @teamfortheplanet.bsky.social · 1 mois
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Article de revue
Démocratie radicale et tirage au sort
Au-delà du libéralisme Par Manuel Cervera-Marzal et Yohan Dubigeon
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si les évidences sont parfois trompeuses de sorte qu'Aristote et Montesquieu concluaient peut-être trop rapidement à l'existence d'une nature intrinsèquement démocratique du tirage au sort la réalité peut l'être aussi ; elle ne se donne jamais immédiatement au chercheur, et il se peut que l'usage actuel du tirage au sort par les régimes libéraux induise certaines contradictions que l'on ne saurait percevoir faute d'examiner le sujet avec la profondeur qu'il requiert. L'on pourrait alors concevoir les usages actuels du sort non comme la preuve en actes d'une compatibilité longtemps ignorée entre tirage au sort et libéralisme mais plutôt comme une opération de banalisation et de domestication venant étouffer la portée profondément subversive, démocratique et antilibérale du tirage au sort qu'Aristote et Montesquieu avaient su percevoir. Pour le dire sans détour, il conviendrait d'admettre qu'en tant que mode de désignation des gouvernants le tirage au sort comporte principalement deux vertus : l'une égalitaire, l'autre neutralisante. La vertu égalitaire réside dans le fait que le sort, contrairement à l'élection, présuppose l'égale compétence politique des citoyens et refuse ainsi toute forme de professionnalisation de la politique et toute séparation durable et pérenne entre gouvernants et gouvernés. Le sort s'oppose ainsi à l'élitisme qui repose, sous de multiples variantes, sur le postulat d'une supériorité de compétence des représentants vis-à-vis des représentés. La vertu neutralisante du sort réside pour sa part dans le fait qu'en confiant le choix au hasard il aboutit à une désignation neutre des gouvernants, puisque, contrairement à l'élection, aucune volonté, aucun intérêt ni aucune passion humaine ne sont impliqués dans le processus.
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faire du débat sur le tirage au sort une entrée privilégiée dans le questionnement relatif à la logique démocratique et aux pratiques d'une démocratie radicale. Considérer le tirage au sort comme une procédure libérale simplement sous prétexte qu'il serait « neutre » et « impartial » et qu'il s'intégrerait aujourd'hui sans accroches aux « démocraties représentatives » est une manière de dépolitiser le débat et d'occulter la portée subversive du sort, en tant qu'il repose sur le présupposé radicalement démocratique d'une égale compétence politique des êtres humains. Faire du tirage au sort une simple procédure au service de n'importe quel objectif, c'est avant tout oublier que le tirage au sort a été et demeure toujours considéré comme scandaleux en ce qu'il déconstruit l'assimilation trompeuse de la démocratie à l'État de droit
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Le libéralisme et l'adjectif « libéral » sont ici à entendre au sens le plus large possible, c'est-à-dire comme défense de l'État de droit, des libertés individuelles, du constitutionnalisme et de la démocratie représentative [7]. Il ne s'agit pas pour nous de réduire cette riche tradition politique à l'un de ses multiples courants, ni de tenter d'en cerner l'essence ou le substrat. Nous abordons volontairement le libéralisme comme une tradition politique englobante et notre objet n'est pas d'en énoncer des contours irréfutables ni d'en dévoiler son soi-disant « noyau véritable » (qu'il s'agisse du marché, de l'individualisme, du droit ou de la séparation des pouvoirs). Ces discussions sur la définition du libéralisme sont d'un intérêt indéniable mais, quelle que soit la définition adoptée au final, cela ne change rien aux idées défendues dans cet article. En conséquence, il nous suffit de préciser deux points. D'abord, que nous traitons ici du libéralisme philosophique et politique et non du libéralisme économique ou du libéralisme culturel [8]. Ensuite, que dans cet article le libéralisme désignera les idées sous-jacentes à la société occidentale contemporaine. Il faut donc entendre « libéralisme » en un sens social, voire sociologique, et non théorique ou idéel. Le libéralisme ne désigne pas ici une synthèse rigoureuse des idées des grands philosophes libéraux (Kant, Rawls, etc.). Il désigne, pour reprendre un concept de l'École des Annales, la mentalité de la société contemporaine. En ce sens, les penseurs « libéraux » (ou « apparentés ») cités dans les pages qui vont suivre sont étudiés moins pour eux-mêmes que parce que leurs idées, par certains aspects (mais pas tous), sont symptomatiques et révélatrices de l'esprit de la « démocratie libérale » contemporaine.
...
la littérature anglo-saxonne sur le tirage au sort, bien qu'elle soit largement plus développée que son homologue francophone [9], ne concerne pas au premier chef le sujet de cet article, à l'exception notable de Barbara Goodwin et d'Oliver Dowlen, dont nous parlerons plus bas. Cette littérature aborde le tirage au sort dans une optique plus utilitariste que politique, laissant ainsi de côté la question qui nous intéresse, à savoir celle des rapports que la méthode aléatoire entretient avec la démocratie radicale et le libéralisme. Les chercheurs anglo-saxons se sont surtout intéressés à la manière dont le hasard permet de se sortir (en tirant à pile ou face) d'une situation inextricable où deux personnes vont mourir dans un incendie mais où il nous est possible de n'en sauver qu'une seule, ou encore à la manière dont il permet (via la grande loterie de l'Immigration Diversity Program) au gouvernement américain de délivrer chaque année 50 000 visas de résidence permanente. Ce type d'approches ne concerne donc pas directement notre propos. On les trouve notamment développée par Jon Elster [10] et Bernard Williams [11]. L'idée centrale de cette littérature est finalement que le tirage au sort permet de résoudre des situations dans lesquelles aucune procédure rationnelle ne fournit de solution satisfaisante [12].
Exercice de comparaison : Tirage au sort et élection
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La légitimité d'une élite consentie
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Approche philosophique : la démocratie ou le règne du « n'importe qui »
La philosophie libérale, nous l'avons entrevu, repose sur le postulat de l'incapacité politique partielle du peuple. Ce dernier est tout au plus habilité à choisir les meilleurs de ses membres, mais il ne saurait en aucun cas prendre directement part au pouvoir car, comme le soutient Joseph Schumpeter, le citoyen typique est un « primitif » qui « dès qu'il se mêle de politique régresse à un niveau inférieur de rendement mental [42] ». Sans même parler des sociologues élitistes et de leur thèse très déterministe selon laquelle toute société serait nécessairement, de tout temps et en tout lieu dirigée par des élites, on retrouve cette idée dans tout un pan de la pensée libérale. Si l'on retrace le fil historique d'une pensée de l'élite nécessaire passant par l'instauration d'un suffrage censitaire, l'idée qu'il faille consentir à des représentants compétents, ou encore l'idée que l'élite est ouverte et plurielle grâce au leurre méritocratique, on arrive finalement à une réduction de la démocratie à une procédure dans laquelle la compétence politique du peuple souverain n'est même plus questionnée. Peu importe, donc, que nos régimes soient assis sur la contradiction fondamentale entre la reconnaissance de la souveraineté du peuple et l'inexistence de la moindre procédure d'accès aux charges politiques. Le citoyen, puisqu'il ne possède pas la compétence technique de ses dirigeants, n'est qu'un arbitre, extérieur au régime comme l'arbitre sportif est extérieur au jeu qui se déroule devant lui. Il n'est bon qu'à instituer et destituer de manière pacifique et régulière les dirigeants. Ainsi va la démocratie procédurale, véritable essence des régimes contemporains, fort bien décrite par Schumpeter ou Popper au niveau théorique.
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L'idée de tirer au sort certaines charges politiques suppose qu'on admette que n'importe qui puisse exercer ces fonctions. Bien sûr l'usage politique du sort s'accompagne en général de quelques filtres comme s'assurer que les citoyens savent lire et écrire, qu'ils acceptent un minimum les règles du jeu démocratique, etc. mais il est d'abord et avant tout le mode de sélection le plus égalitaire parmi des égaux
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Le jugement de l'ensemble des usagers est donc généralement mieux informé que celui du spécialiste : « En général et en moyenne, celui qui habite la maison est meilleur juge que l'architecte ». Cela est encore plus vrai en politique en ce qu'il ne s'agit pas d'une fonction technique mais d'un art général pour lequel la capacité ne s'appuie pas sur une légitimation technique. La force de cette idée d'Aristote est qu'elle ôte radicalement toute légitimité à l'existence d'élites politiques. On retrouve la même idée dans la bouche du Protagoras de Platon, lors de son dialogue avec Socrate. Protagoras interprète le mythe d'Épiméthée et de Prométhée pour en arriver à la conclusion suivante : les dieux ont distribué équitablement aux hommes l'art du jugement politique, pour leur permettre de constituer une communauté d'égaux. La compétence politique est bien une compétence générale et non technique, au sens où elle est également partagée entre tous, rendant ainsi possible l'iségoria et souhaitable la démocratie (au sens fort, sans élites) [43]. C'est ce qui fait dire à Protagoras : « ...voilà pourquoi et les Athéniens et les autres, quand il s'agit d'architecture ou de tout autre art professionnel, pensent qu'il n'appartient qu'à un petit nombre de donner des conseils, et si quelque autre, en dehors de ce petit nombre se mêle de donner un avis, ils ne le tolèrent pas, comme tu dis, et ils ont raison selon moi. Mais quand on délibère sur la politique où tout repose sur la justice et la tempérance, ils ont raison d'admettre tout le monde, parce qu'il faut que tout le monde ait part à la vertu civile ; autrement il n'y a pas de cité [44] ».
...
Si la démocratie est envisagée comme absence de titre à gouverner, comme prévalence de l'égalité sur toute forme de subordination hiérarchique, alors tout pouvoir politique explicite doit s'instituer par la participation politique effective de tous. Ainsi, il s'agit de s'appuyer sur l'autonomie de chaque citoyen en même temps que d'avoir pour objectif le renforcement de cette autonomie individuelle et collective. On pourrait évidemment nous rétorquer que dans la société actuelle, les individus ne sont pas tous a priori autonomes, et que donc il n'est pas possible de faire reposer le pouvoir politique sur cette autonomie, puisqu'elle n'existe pas réellement. Les individus réels n'étant pas pleinement autonomes, on ne pourrait donc rejeter toute forme de tutelle politique. Nous répondrons simplement qu'une société qui se donne pour objectif l'autonomie individuelle et collective on pourrait aussi dire l'auto-émancipation doit au minimum, par les pratiques qu'elle met en place, favoriser le plus possible le renforcement de cette autonomie. Nous arrivons à ce stade au seuil de toute une réflexion sur la praxis autonome, et sur les moyens pédagogiques comme politiques de faire advenir l'autonomie au moyen même de cette autonomie encore inaboutie dans l'état existant des relations sociales. Si notre but présent n'est pas de développer cette question, nous pouvons d'ores et déjà énoncer que toute pratique politique qui vise l'autonomie suppose donc de combattre toute forme de domination politique fondée sur un rapport social d'autorité stable, quelle qu'en soit la source hérédité, argent, prestige, titres scolaires, patriarcat, etc. Le sort, en fonction des propriétés que nous lui avons attribué précédemment, nous semble particulièrement utile à cette fin.
...
Parce qu'au fond les libéraux pressentent qu'un usage politique du tirage au sort saperait les fondements oligarchiques des régimes libéraux, ils ne l'utilisent qu'avec modération. Pourtant, dans la perspective d'un usage authentiquement démocratique du tirage au sort, il conviendrait de lui accorder une place de premier choix au sein de nos institutions politiques. Sans nier toute utilité à l'élection qui reste nécessaire pour l'attribution de charges requérant une compétence technique spécifique , un usage radical et extensif du tirage au sort l'associerait à des mandats courts et limités, à la révocabilité permanente des gouvernants, à la reddition de comptes et à une formation civique appropriée. Autant d'éléments oubliés par les gouvernements représentatifs et qui ramènent in fine le tirage au sort au cœur de la tradition démocratique bien plus qu'à la tradition libérale.
Date de mise en ligne : 27/06/2013
21 Mai 2025
Le lundi 12 mai avait lieu une rencontre en visio-conférence organisée par l’Agence régionale de Santé de Nouvelle Aquitaine et le Préfet de Région à propos du « Pacte de Lutte contre les déserts médicaux » proposé par le premier ministre François Bayrou le 25 avril 2025.
...
2-Quelques chiffres pour comprendre l’ampleur du problème :
– En 2024, six millions de Français n’avaient pas de médecin traitant et 87 % du territoire était classé en désert médical soit 8 millions de français.
– la densité de médecins généralistes diminue depuis 2010 : elle était de 161 médecins généralistes pour 100 000 habitants, ce n’était plus que 147 en 2023.
– La part de la population française en affections de longue durée (ALD) a progressé de 34 % entre 2010 et 2020
– 31 % des médecins sont âgés de plus de 60 ans. Nous savons d’ores et déjà que le niveau du nombre de médecins atteint en 2021 ne sera retrouvé, au mieux, qu’en 2035.
– Le nombre de médecins en activité régulière par habitant en Creuse a ainsi diminué de 31 %, quand il augmentait de 16 % dans les Hautes Alpes.
3- Agir sérieusement contre les déserts médicaux - deux axes :
. 1- Face au manque de médecin, agir pour former plus de médecin
. 2- Face à la mauvaise répartition des médecins sur le territoire national, agir sur la régulation de l’installation des médecins
...
4- La situation dans la région Nouvelle Aquitaine
Un indice de vulnérabilité a été mis en place par l’ARS , prenant en compte 5 indicateurs :
– l’âge des médecins
– le nombre de consultations en moyenne par an par personne
– la proportion d’infections longue durée
– le temps d’accès routier aux soins
– et le niveau de vie
Les départements à fort indice de vulnérabilité sont la Creuse et la Dordogne, mais tous les départements de la région connaissent au moins une communauté de commune impactée par un fort indice de vulnérabilité, sauf la Gironde, les Pyrénées Atlantiques et la Charente Maritime.
5- La situation en Charente
La Charente est un département particulièrement touché par un taux élevé de patients sans médecin traitant : https://www.info.gouv.fr/actualite/former-plus-principe-de-solidarite-le-plan-du-gouvernement-face-aux-deserts-medicaux
Pour autant, selon l’ARS, dans le département de la Charente, la Communauté de Commune de Charente Limousine est l’unique intercommunalité à fort indice de vulnérabilité. Pour pouvoir bénéficier du « pacte de lutte contre les déserts médicaux », cette intercommunalité devra s’engager dans le cadre d’un contrat local de santé afin d’accompagner le dispositif.
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Pour aller plus loin, retrouvez ici le programme Santé porté par la France Insoumise :
Santé : soigner le système de santé pour notre bien commun
https://programme.lafranceinsoumise.fr/livrets/sante/
Anthony Brondel
Ndlr :
- semble contenir des propositions intéressantes. À la hauteur des enjeux ? Approfondir avec les professionnels ACT
- dommage pour les fautes d'orthographe :-(