Politique - Gauche
Aucun suspense
Par Gaël Vaillant
Jean-Luc Mélenchon, officiellement candidat à la présidentielle face au RN, son "principal adversaire" - Publié le 03/05/2026 à 20:40 / Marianne
Jean-Luc Mélenchon a choisi le 20 heures de TF1, ce dimanche 3 mai au soir, pour officialiser sa candidature à la prochaine présidentielle. Le leader des Insoumis repart ainsi pour un tour, assurant être le seul en position de battre le RN en 2027.
Le candidat à la présidence de la République, c’est lui ! Jean-Luc Mélenchon s’est offert la grand-messe du 20 heures dominical de TF1 pour se (re)lancer. Ce dimanche 3 mai, le leader insoumis a ainsi officialisé sa quatrième candidature à l’élection présidentielle. Comme le révélait RMC mercredi 29 avril, « l’intergroupe LFI », soit le rassemblement des députés et élus européens insoumis, s’est réuni ce dimanche 3 mai pour valider le nom de celui qui portera leurs couleurs dans un an.
Aucun suspense au vu des figures du parti, ce ne pouvait être que Jean-Luc Mélenchon qui, donc, est venu confirmer ce choix en personne sur le plateau du 20 heures de TF1. Histoire d’imposer son leadership et de faire taire toute éventuelle opposition de l’intérieur - même s’il ne reste plus aujourd’hui de dissidents, tous partis ou chassés par la garde rapprochée du tribun.
À LIRE AUSSI : "Jean-Luc Mélenchon est le pire candidat de second tour" : Fabien Roussel refuse la main tendue par LFI
« La discussion s’est portée sur qui est le mieux préparé pour faire face à ce qui arrive », a-t-il résumé sur TF1, faisant valoriser son expérience face aux crises (politique, sociale, climatique) et au risque de « guerre généralisée ». Comme en 2022, cette candidature devra récolter 150 000 parrainages citoyens, ce qui devrait être une formalité pour le fondateur de La France insoumise (LFI).
Le Rassemblement national comme seule cible
Le leader insoumis a ensuite évoqué son projet de « nouvelle France », la hausse des prix du carburant due à la guerre au Moyen-Orient, les thématiques de la sécurité, du vivre-ensemble et du communautarisme. Le tout en quelques minutes à peine, TF1 oblige, la diffusion du film du dimanche soir, en l'occurrence Le Diable s'habille en Prada, n'attendant pas.
Désormais, Jean-Luc Mélenchon va devoir convaincre au-delà de ses rangs, alors même qu’il y a, chaque semaine, de nouveaux prétendants à la présidentielle à gauche. Celui qui a déjà été candidat à trois reprises (2012, 2017, 2022) martèle en particulier un argument : ses chances de battre le RN en 2027 sont bien plus grandes que les autres présidentiables, qu’ils soient de gauche ou du « bloc central ». C'est d'ailleurs l'un des messages qu'il a passé sur TF1 : « [Le candidat du RN] est mon adversaire principal puisqu'il paraît qu'il va gagner. Honnêtement, je ne le crois pas. Je ne sais même pas s'ils seront au deuxième tour (...) Je pense que nous allons les battre à plate couture. »
À la dernière élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon avait échoué à 420 000 voix du second tour, en réunissant 22 % des suffrages et en arrivant à la troisième place du premier tour, très largement en tête à gauche. Une progression par rapport à 2017, où il avait déjà réalisé un bon score (19,58 % des voix).
Ndlr : vu de Marianne, plutôt bienveillant ou je me trompe ?
Publié Il y a 1 semaine • 28 vues
Le numéro 4 de la revue Nous. publiée par le QG décolonial contient un dossier consacré à la vaste question des rapports entre religion et émancipation. La belle couverture, sur laquelle un Marx revêtu d'une coiffe orientale fume une pipe d'où sort une épaisse fumée, transforme le point de départ obligé de toute réflexion sur le sujet en mot d'ordre affiché d'emblée, avec ce titre : Légalisons l'opium du peuple ! L'interprétation habituelle à gauche du phénomène religieux comme aliénation est immédiatement prise à contrepied − sachant que le texte de jeunesse dans lequel #Marx assimilait la religion à "l'opium du peuple" est beaucoup plus riche et nuancé qu'on ne le croit d'ordinaire. Il faut bien sûr, dit Louisa Yousfi dans son éditorial, reconnaître la fécondité historique des idéaux issus des Lumières que sont le matérialisme, le rationalisme, la laïcité. Mais "la gauche occidentale accrochée à ses fétiches d'émancipation s'est faite prêtresse d'une autre foi : celle qui nous enferme dans un monde sans transcendance, sans dehors, sans autre horizon que la répétition de la machine", et "ce paradigme qui a nourri les révolutions européennes "s'est retourné par la logique coloniale, contre les peuples indigènes". Aujourd'hui, "tout force politique qui persiste à croire que Dieu est une faiblesse du peuple qu'il faudrait éduquer aux valeurs des Lumières se trompe d'époque". Et, comme le conclut Félix Boggio Ewangé-Epée au terme d'un remarquable article au titre on-ne-peut-plus clair, "Une gauche décoloniale doit être post-séculariste et post-matérialiste", "toute action politique émancipatrice est sans doute une politique de transcendance. Même quand elle ne se revendique d'aucune religion ou spiritualité, elle vient ouvrir des espaces de sens là où règne une compréhension stérile et convenue des intérêts des uns et des autres". Pour cet épisode d'On s'Autorise à Penser, #JulienThéry reçoit l'un des contributeurs du 4e numéro de Nous, Yazid Arifi, et un autre membre du QG décolonial, Wissam Xelka, qui est aussi membre de Zawa Prod.
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Publié originellement 01/03/2026
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Langue Français
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Connu / https://www.marianne.net/agora/humeurs/legalisons-l-opium-du-peuple-quand-le-media-veut-abandonner-la-laicite
"
quand "Le Média" veut abandonner la laïcité
Opium du peuple - Par Kévin Boucaud-Victoire - Publié le 09/03/2026 à 17:00
... s'attaquer à l'athéisme de la gauche française ...
"
Tr.: ...
questionner idée avancée vers la science ... combats réactionnaires, déconstruire le fait de l'antireligieux ... combats émancipateurs ... réflexion sur les phénomènes religieux ... vision essentialiste de la religion ... analyse matérialiste des phénomènes religieux / besoins de croire, spiritualité ... /anticléricalisme ... point de vue décolonial ... ouverture d'esprit ... livre "Des empires sous la terre" ... extractivisme ... mouvements écologistes USA, capitalisme, rapport à la nature ... christianisme ... hétérogénéité ... /ce qu'est le religieux depuis le scientisme ... formes de croyance, mystique ... nationalisme ... interroger la modernité ... mépris des occidentaux ... inégalités des races sous des arguments scientifiques au 19è siècle ... le fétichisme de la marchandise, croyances, la religion du capital ... le capitalisme est en train de détruire la planète ... humilité ... les croisades, pas que fait religieux ... révolution iranienne ... ex Hamas et Daech n'ont rien à voir, ramener de la complexité ... la gauche encore islamophobe ... /modernité a repoussé les contestations du point de vue des religieux ... la gauche a compris que le judaïsme n'est pas en cause en Israël ... renouer avec une analyse matérialiste ... théologie de la libération ... ambition progressiste face à une identité, mécanique affinitaire se met en place ... catholicisme imposé à la population ... Marx "les hommes font la religion, pas le contraire" ... lutter contre vision statique des religieux ... terrain de luttes ... y aller ... critique de la modernité comme vacuité, monde entièrement marchandisé sans sens ... post-matérialisme, transcendance ... ex communisme, paradis sur terre ... la finitude humaine amène des questions sur l'après ... qu'est-ce qui fait rêver les gens ? ... JLM passe à l'imaginaire ... transcendance, utopie ... /néolibéralisme bourgeoisie agnostique ... en reconnaître le religieux discutable ... c'est la domination qui amène le sexisme ... autocritique sur les certitudes de l'occident. ex laîcité ... pas nécessairement progrès ... souffi ... mob massives au Maroc contre israël / orga d'entraide Justice et bienfaisance ... PJD Parti Justice et Développement ... à la rencontre d'une identité encrée islam ... sentiment d'impuissance ... sentiment de persécution, se revendiquer musulman est une forme de résistance ... /islamisme ... diversité, domination coloniale anglaises ... le Hamas, lié à l'histoire ... l'islam, ennemi de l'intérieur en fr participe à la fascisation /frères musulmans / rapport ministériel ... accusation d'entrisme, répondre aux pb concrets des gens que la puissance publique n'a pas satisfaits ex en Égypte ... importance du rôle de l'armée, gouv pays endetté, sortir du logiciel capitaliste, nuances, critique interne du phénomène religieux, très moderne, échec des religieux conservateurs ... a Dubaï en horreur ... le capitalisme a aussi abimé nos croyances spirituelles ... "La pensée qui cesse d'inventer et qui ne fait plus que refléter la mécanique du monde, laisse aux imaginaires fascistes le monopole du sens. Il ne s'agit pas de tourner le dos à la science ni de rappeler les prêtres, mais de refuser cette réduction du monde à ces mesures, refuser l’appauvrissement métaphysique que l'occident appelle progrès et réinventer le champ où nos vies trouvent encore à signifier." Une défense du religieux en un certain sens, et de la transcendance ... "sans cela qu'un peuple qui se soulève est d'abord un peuple qui prie, qui imagine et qui se souvient... C'est cela que le mouvement décolonial s'attache à approcher au plus près, non pas seulement la colère du sud global, mais leur vision, leur manière de pressentir l'histoire, de lire les signes et de refuser le temps clos de l'occident." 10€ pour 165 pages. Salue le travail des gens ...
Ndlr :
- abandonner la laïcité est-il le sujet de ce livre et donc de cette émission comme le prétend l'article de Marianne ?
- Le journaliste de Marianne impute-t-il à LE MEDIA TV cet abandon alors que JulienThéry n'est que le messager ?
- en quoi questionner la spiritualité, la religion dans notre monde actuel porte-t-il atteinte à la laïcité ?
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Laïcité et religions
Le film "Sacré Cœur" a déjà attiré quelque 200 000 spectateurs en France. / SAJE DISTRIBUTION
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En salles, le succès du docu-fiction religieux intitulé « Sacré cœur », sorti le 1er octobre dernier, est certain. Quelque 200 000 Français se sont précipités pour aller le voir. Pourtant, ce film, loué par les médias du groupe Bolloré, suscite de nombreuses polémiques. « Marianne » l'a visionné dans un cinéma de l'ouest parisien, en compagnie d'un public convaincu.
« Je me sens aimée maintenant. » Alors que les lumières se rallument dans ce cinéma de la Porte Maillot situé à l’ouest de Paris, l’une des spectatrices se précipite pour livrer son ressenti à sa voisine de droite. « Ce film est très reposant. Je pense que les gens issus de toutes les religions devraient aller le voir », ajoute-t-elle dans un murmure. Autour de ces deux sexagénaires, la mise en pli fraîchement renouvelée, le public forme une masse de touffes blanches, parfois grisonnantes, parfois clairsemées.
À vu de nez, la moyenne d’âge ne se situe pas en dessous des 65 ans – voire des 70 ans. La salle est aux trois quarts pleine – un constat étonnant pour un lundi au beau milieu de l’après-midi alors que le public ne semble pas, a priori, impacté par les vacances scolaires. Pendant que le générique de fin s’éternise, sur fond d’une musique un brin lancinante, le public commente, échange, mais surtout couvre d’éloges le nouveau film du couple de catholiques, Steven et Sabrina Gunnell, baptisé Sacré Cœur, son règne n’a pas de fin, sorti en salles le 1er octobre dernier. Quelque 200 000 Français s’y sont d'ores et déjà précipités en moins de trois semaines.
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Ndlr : chercher à lire l'article entier ACT
Tribune
... refonder l'État, à partir du principe de subsidiarité, c’est-à-dire de l'idée qu'il faut partir du bas et donner à chaque échelon, identifiable, une part claire, et libre de responsabilité.
Avant-guerre, un discret colloque s’était tenu en 1938 à Paris autour de l’essayiste et journaliste américain Walter Lippmann. Rassemblant parmi les plus grands jeunes penseurs de l’économie de son temps, de Ludwig Von Mises, Friedrich Hayek à Raymond Aron, son fil directeur était clair : désétatiser l’économie et la société. L’histoire a freiné le projet : à partir de 1945, la reconstruction s’est faite autour d’un étatisme assumée dans la lignée de l’économie de guerre, et autour de valeurs de justice incarnées dans les systèmes de sécurité sociale.
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Il a fallu attendre la démission en 1969 de Charles de Gaulle pour qu’un fonctionnaire influent et brillant, Jacques Rueff, jeune cheville ouvrière dudit colloque Lippmann, libère sa vision et inspire, des coulisses de l’État profond, une nouvelle approche politique, en totale rupture avec le gaullisme, autour des figures de Georges Pompidou et de Valéry Giscard d’Estaing. L’ère de Thatcher et de Reagan allait finir d’emporter l’affaire, « la pause » de la politique de la gauche 83, deux ans après 1981, n’ayant toujours pas refermé une parenthèse que Maastricht a définitivement enterrée.
Redéfinir l'État
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néolibéralisme à la française, concentrant l’action de l’État sur la finance et la banque, avec une porosité certaine de casting entre Bercy et la haute banque, tandis que le deal mondial pour faire de la Chine l’atelier du monde allait initier un autre engrenage : la désindustrialisation choisie, qui allait paupériser la classe et les sites productifs, créer la précarité sociale, amplifier le chômage et faire baisser le taux d’activité, exigeait une solution pour apaiser le bas du corps social, décupler les onguents sociaux, et combler les déficits de recettes : la dette. Or jaillit une opportunité : l’abandon du circuit du Trésor, c’est-à-dire du financement par la monnaie des déficits, et sa substitution par le placement sur les marchés financiers privés des bons du Trésor. Il allait permettre désormais de tirer la dette de manière exponentielle. Le malade allait pouvoir être mis sous perfusion, et les doses augmenter, avec les dépenses croissantes de transferts sociaux, tandis que l’appareil productif, seule source de valeur durable, déclinait.
À LIRE AUSSI : "L'image de l'État central n’a cessé de se dégrader auprès des Français : il n'est plus une référence mais un problème"
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Sans objectifs, sans alignement sur l’idée d’un rayonnement de la Nation et d’une conquête intérieur du progrès et du développement, la haute administration a vu alors sa pensée se rétrécir et se nécroser. Oubliés les Delouvrier, les Boiteux, les Massé, Uri, Nora, grands seigneurs de l’administration.
À LIRE AUSSI : Pour refonder la France après la crise, l'exécutif doit mettre en oeuvre un nouveau Plan
Plus de maréchaux d’Empire : désormais, ce sont les sauts de puce de carrière, et le « pas de vague » qui l’emportent dans une administration dont les dirigeants s’auto-ligotent et s’anémient. L’équation financière globale quant à elle, ramène à des coups de rabots perpétuels, de plans de modernisation en plans de transformation, qui ne finissent pas de se ressembler, et qui in fine ne restructurent rien, et n’impriment pas. Mais ce n’est pas grave : la dette pallie ces absences de choix.
À LIRE AUSSI : Frédéric Masquelier : "Le fédéralisme n’est ni une utopie ni un luxe, c’est une urgence politique"
Ces temps sont finis. Pour deux raisons : la dette n’est plus soutenable ; la fin de la mondialisation, et la nouvelle géopolitique, exigent des État solides. L’ère d’une re-densification de l’administration est venue. La somme des dysfonctionnements et des mauvaises pratiques appelle désormais bien plus qu’une réforme : une refondation des pratiques et une reconfiguration des mentalités. Cela passe par deux axes : le retour à la pleine responsabilité des grands dirigeants publics, qui doivent redevenir des décideurs, et cesser de se cacher derrière des normes et des procédures. La redécouverte du principe de subsidiarité dans la société de l’IA et des réseaux : c’est-à-dire partir du bas et donner à chaque échelon, identifiable, une part clair, et libre de responsabilité.
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Ndlr : "désétatiser" renvoie au libéralisme économique. La neutralité convoquée à https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?bkOHyw est donc une belle "fumisterie... Dénoncer ACT
Reconversion
Propos recueillis par Thomas Ribaud - Publié le 08/05/2024 à 10:00
Correspondant à Rome pour le journal « Libération » depuis les années 1990, le journaliste Éric Jozsef se présente aux élections européennes, dans une coalition libérale qui défend l’idée d’une Europe fédérale, avec la conviction que « les États-nations ne sont pas adaptés aux enjeux modernes ».
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Ndlr : on dirait qu'il n'a pas compris l'anthropocène
Publié Il y a 4 jours • 70 vues - 7+ / Le Média - Par lemediatv
Qui est vraiment Emmanuel Macron ? Qu’est-ce qui le motive ? Entrera-t-il dans l’histoire de France comme le président radicalement anormal, tout juste après François Hollande, qui s’est fait élire en se présentant comme le président normal ? En tout cas, depuis son surgissement sur la scène politique, plusieurs livres ont eu à coeur de décrypter son fonctionnement politique et psychologique. Avant même son arrivée à l’Élysée, Marc Endeweld mettait en garde, dès 2016, dans “L’ambigu monsieur Macron”. Plus récemment, le sociologue Marc Joly publiait “La pensée perverse au pouvoir”. Et depuis quelques semaines, le journaliste Étienne Campion, en service à Marianne, a mis sur le marché cet ouvrage au titre explicite édité chez Robert Laffont : “le président toxique… enquête sur le véritable Emmanuel Macron”. Oui, une enquête. Parce que, peut-être pour contrer les accusations en psychologisation, Etienne Campion a enquêté, retrouvant les amis d’enfance de l’actuel chef de l’État français, parlant avec des amis ou ex-amis politiques qui le décrivent désormais comme un “taré”, “irresponsable”, “fou”. Etienne Campion est avec Théophile Kouamouo sur le plateau du Média.
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Publié originellement 18/02/2025
Catégorie Actualité & Politique
LicenceInconnu LangueFrançais Étiquettes Durée 50min 50sec
Aucun commentaire.
Tr.: ...
séduire, envouter, vampiriser ... petite relation toxique et grande relation toxique avec les français ... mensonges, rapport décomplexé à ses mensonges ... don juan asexué ... rapport à l'amitié, rapport à la famille ... sa grand-mère jette son dévolu sur lui, va le couver, l'aider ... Brigitte jalouse de la grand-mère ... deviennent un trio ... se joue après à Paris, stage ena à la préfecture de l'Oise ... Brigitte sa communiquante, autonomie affective ... amour, pacte ... cocufier son bienfaiteur ... André Aussière?, mari de Brigitte ... Emmanuel, ami avec sa fille ... atelier théâtre ... se retrouve tous les vendredis, la séduit ... moment de départ important politiquement ... a eu un goût pour les gens plus âgés ... Jean-François Mancel, réseau d'amis ... très très à droite ... Armand ne le lâche plus, témoin de mariage de Macron ... meurt sans avoir vu Macron arriver au pouvoir ... Jean-Pierre Jouyet? dès 2005 ... empilement de couches, excelle dans les compétences sociales ... monte au PS ... Montebourg, cuvée du redressement, Hollande le vire et Macron revient ... 2016, Macron a bien travaillé Hollande ... n'aime pas être tributaire, il finit déprimé dans son ambassade ... duplice ... si j'étais sentimental, je me serais suicidé ... désynchronisé ... ça fait sa force anormale, mais duplice ... renc du Papotin, avec adultes handicapés : pas d'amis ... a organisé son isolement pour ne pas être dépendant des autres ... de normandie, etc voulaient porter le macronisme, remplacés par les plus cyniques bruno roger petit, clément ?? ... Brigitte de droite ... a prop entretien à em, pas de réponse ... macron a perdu les médias, les élites ... le livre.
Vers un « scandale d'État » ?
Publié le 13/02/2025 à 15:44 Par Marianne avec AFP
Derrière la polémique politique que suscite l'attitude de François Bayrou dans l'affaire des accusations d'agressions sexuelles au sein d'un établissement catholique béarnais, des témoins et l'opposition de gauche mettent en cause la proximité de l'actuel Premier ministre avec cette institution et ses incidences.
Jusqu'où iront les répercussions de cette affaire ? Depuis les révélations de Mediapart du 5 février, François Bayrou est dans la tourmente, alors qu'une partie de la gauche appelle à sa démission. Et pour cause, le Premier ministre est accusé d’avoir menti pour couvrir l’institution catholique Notre-Dame-de-Bétharram, située dans son département des Pyrénées-Atlantiques, où ses enfants ont été scolarisés et son épouse a enseigné le catéchisme.
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Que lui opposent des témoins ?
Françoise Gullung, professeure de mathématiques à Bétharram de 1994 à 1996, a porté plainte à l'époque pour y dénoncer un climat violent. « J'en ai parlé de vive voix à François Bayrou pour lui dire qu'il fallait être vigilant parce qu'il se passait des choses anormales », affirme-t-elle aujourd'hui, ajoutant avoir alors également écrit, avec l'infirmière du collège-lycée, au conseil général des Pyrénées-Atlantiques où il siégeait. Pour le père du garçon victime de la violente claque en 1996, François Bayrou « était absolument au courant » et « n'a eu aucune réaction ».
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Selon Alain Esquerre, plaignant à l'origine de la dénonciation collective des faits l'an dernier, ce religieux était en réalité « un ami de la famille Bayrou ». « Sa femme était aux obsèques » du prêtre en 2000, ajoute une autre victime, Jean-Marie Delbos. Mediapart a aussi dévoilé ce mardi 11 février la lettre d'un ancien élève adressée en mars 2024 à François Bayrou qui raconte des faits d'attouchements subis à la fin des années 1950, restée sans réponse. Selon le procureur de Pau, interrogé ce mercredi 12 février, les auditions de victimes sont terminées et le parquet doit décider désormais des suites judiciaires à donner.
Que dénoncent opposition et victimes ?
La France insoumise (LFI) dénonce un « scandale d'État » et réclame une commission d'enquête, en accusant le Premier ministre de « mensonges », ce qu'il réfute. Ministre de l'Éducation jusqu'en mai 1997, redevenu ensuite député et président du conseil général des Pyrénées-Atlantiques, François Bayrou aurait dû, pour certains, déclencher l'article 40 du code de procédure pénale qui lui imposait de signaler à la justice des faits criminels ou délictueux dont il aurait eu connaissance avant elle.
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À LIRE AUSSI : Protestant sur la dette, catho social sur la démocratie : on a décrypté l'homélie du père Bayrou à l'Assemblée
Mais « savait-il ? », a interrogé ce jeudi 13 février sur France Info Me Thierry Sagardoytho, l'avocat qui représentait la victime de viol en 1998. « Il savait, à mon sens, ce que tout le monde savait en lisant la presse », estime le conseil. De même pour les « châtiments corporels » qui faisaient partie de « la charte éducative de l'établissement », ajoute Me Sagardoytho. « C'était connu », résume-t-il.
En mai 1996, un mois après le dépôt de la plainte pour violence, François Bayrou s'était rendu à Notre-Dame-de-Bétharram, en tant que ministre de l'Éducation, à l'occasion de la réception de travaux. Il avait alors pris la défense de l'établissement face aux « attaques » ayant suscité « un sentiment douloureux et un sentiment d'injustice » chez de nombreux Béarnais, avait relaté Sud-Ouest à l'époque.
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Alain Esquerre reproche à François Bayrou de « n'avoir pas eu un mot » pour les victimes avant d'y être forcé, ce mardi 11 février, par la question d'un député. À laquelle il a répondu, jugent les socialistes dans un communiqué, avec une « légèreté inacceptable », sans prononcer le mot « victimes ».
Le projet d’autoroute A69 Toulouse-Castres est-il une nécessité ? Combien de voitures emprunteront ce ruban de carbone de 53 km de long ? À quel prix pour l’utilisateur ? Et pour l’environnement ? L’analyse de notre écologue Frédéric Denhez.
Thèmes abordés
Autoroutes ; Occitanie ; Ecologie ; Idée à la con
Connue / https://mastodon.top/@axevertramee@mamot.fr/111294874581340628
"1 j Axe vert de La Ramée ⏚ @axevertramee@mamot.fr https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?Lqvjhg"
Dans le désert
Agronome spécialiste des agricultures dites innovantes, auteur de plusieurs ouvrages, dont « Éloge du ver de terre, tome 2 » (Le jardin vivant, 2023), Christophe Gatineau regrette que le gouvernement réponde à la demande de moratoire sur le développement des mégabassines par le bruit des bulldozers et des pelleteuses.
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Le Convoi de l’eau est une manifestation itinérante qui s’est déroulée du 18 au 26 août 2023. Organisée par deux ONG, Bassines non merci et Les Soulèvements de la Terre ainsi qu’un syndicat agricole, La Confédération paysanne, cette manifestation a rassemblé un millier de participants, principalement des cyclistes. Ils sont partis d’un champ des environs de Sainte-Soline pour rejoindre le Champ-de-Mars à Paris
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Un peu d’histoire
A la suite de la sécheresse de l’été 2019, le gouvernement a autorisé la création d'une soixantaine de mégabassines. Le ministre de l'Agriculture justifie ainsi sa décision sur le plateau de Cnews : « On ne va pas regarder la pluie tomber du ciel pendant six mois et la chercher les six autres mois de l’année. » Un argument dérisoire, mais fondateur des mégabassines. Il s’agit de la théorie des hivers pluvieux, une théorie qui tombe à l’eau s’il pleut au printemps et tombée en désuétude depuis l’intensification du cycle de l’eau.
En effet, le 12 juin de la même année, une étude internationale concluait que le cycle de l'eau, tel que nous l'avions toujours connu, n'existe plus. L'activité humaine a altéré son cycle de la même manière qu'elle a altéré le climat. À titre d’exemple, on consomme entre 3 et 5 litres d’eau potable pour évacuer 0,3 litre d’urine composé à 95 % d’eau en Occident ! Et en France, on consomme l’équivalent de 3 mégabassines d’eau potable par jour pour uriner et déféquer dedans.
Pour enfoncer le clou, le 15 mars 2023, Michèle Rousseau, PDG du BRGM, l’établissement public en charge d’expertiser l’impact des mégabassines sur la ressource eau, a déclaré lors d’une audition devant les parlementaires que leurs études étaient surinterprétées. En d'autres termes, qu’on en exagère le contenu, car elle a expliqué que les chercheurs du BRGM avaient oublié de prendre en compte l’impact du réchauffement climatique et des activités humaines dans leurs expertises.
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Le ministre a juste omis de dire que l’eau n’est pas retenue, mais pompée dans des nappes dont le niveau est toujours plus bas que prêt à déborder.
Un état de confusion
Mais là où l’État devient « schizophrène », c’est qu’il continue à faire supprimer des retenues datant parfois de plusieurs siècles au nom de la continuité écologique des cours d’eau (décret n°2007-1760 du 14/12/2007). D'un côté, l'État paie pour supprimer, et de l'autre, il paie pour créer des "étangs" artificiels remplis avec de l'eau potable... Comprenne qui pourra.
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Ajoutons à cet état de confusion qu’en 2019, le gouvernement a assoupli la législation en diminuant le niveau minimum des rivières pour augmenter celui des retenues (décret n° 2019-827). Et en 2018, c'était la carte des cours d'eau qui avait subi une sévère cure d’amaigrissement avec la suppression de quelques milliers de ruisseaux. Mais les supprimer des cartes ne veut pas dire qu’ils n’existent plus, c’est juste les exclure de la législation afin de pouvoir les assécher ou les polluer sans crainte.
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L'agriculture a besoin d’eau, mais elle a aussi besoin, comme l’ensemble des citoyens, de solutions durables et de consensus scientifiques robustes.
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Peut-on prendre des décisions relevant de l'urgence écologique en restant dans un cadre démocratique ? Ces décisions s'imposent-elles à nous ? Natacha Polony reçoit Jean-Marc Jancovici@jean-marcjancovici2537 , président du Shift Project.
Tr.: ... aéro décarbo a confirmé qu'on n'arrive pas à décarboner l'aviation en 2050 sans baisser le traffic ... /démocratie réguler par les quotas est plus égalitaire ... /béton réfléchir à un monde à capacité finie voire en récession ... réflexion opérationnelle ex PTEF ... moins de pétrole, récession, augm brutalité dans les rapports humains ... la technostructure, les corps intermédiaires /débats complexes ... on peut commencer à avancer ex mobilité ... électrifier le fret ... investir des moyens intellectuels ailleurs ... des projets collectifs, utilité sociale ...
Ndlr : ne prononce toujours pas le mot planification. Affiner la transcription ACT
et valoriser la médiation ACT
Tribune
L'écrivaine Danièle Sallenave, membre de l'Académie française, se penche sur les causes profondes qui, selon elle, motivent le recours à la violence des émeutiers.
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À LIRE AUSSI : Émeutes après la mort de Nahel : pourquoi Snapchat et TikTok alimentent la violence des rues
Mais ne voit-on pas que, pour beaucoup, « la bagnole » détestable et convoitée, condition discriminante d’un accès au travail, est la marque visible d’une ségrégation territoriale et sociale ? L’occasion de constants et coûteux sacrifices pour une famille ? Tout ce qui se vend et s’achète tourne en rond dans ce manège mortifère où les rêves d’une jeunesse sont piégés. De très jeunes mineurs sont saisis au moment où ils quittent en courant des centres commerciaux qu’ils ont forcés, les bras chargés de vêtements de sport et de matériel électronique. Une monstrueuse hypocrisie nous a habitués à dissimuler les causes derrière la description horrifiée des effets. Notre système économique, politique et social, repose sur la consommation, indispensable à la croissance, condition de notre développement ? Bien. Mais combien de temps encore faudra-t-il ignorer les frustrations qu’engendre la vue de biens inaccessibles vantés par des influenceurs-influenceuses sur Tik Tok ou Instagram !
Sentiment d’exclusion
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Dans certaines zones urbaines, plus d’un tiers des 15-24 ans sortent du système scolaire sans diplôme, sur les cent établissements qui ont les taux les plus faibles de réussite au brevet, 95 sont situés dans les territoires défavorisés. Pour se tirer d’affaire, il ne faut guère compter sur l’école, qui vous marque plutôt du sceau de l’échec. Venant s’ajouter à d’autres expériences constamment négatives.
À LIRE AUSSI : "J'ai été tenté" : à Grenoble, des peines de prison ferme pour les pilleurs des émeutes
L’école est ainsi devenue le symbole de l’inconsidération dont les enfants des quartiers se sentent l’objet. L’école, qui pourrait les sauver, les arracher à leur abandon, n’y parvient plus. Elle creuse encore les inégalités liées à l’héritage économique et social. Pourquoi ? Par un raisonnement aux conséquences catastrophiques, qui a réduit l’école à la violence symbolique exercée au service de la classe dominante, on a cru devoir mettre en place, au profit des moins favorisés, des formes spécifiques d’enseignement dont le résultat a été l’effondrement du niveau des élèves en mathématiques et en français. Ainsi s’est perdue la visée d’instruction, dont le mot même s’est étrangement évanoui du discours public. Et, par voie de conséquence, la forme de socialisation qui accompagne l’apprentissage rigoureux des savoirs.
Qu’est-ce en effet qu’instruire ? C’est donner des armes. Et justement à ceux et celles qui naissent désarmés. Pour se construire, construire sa vie dans la société, œuvrer à une cité plus juste. Une instruction attentive à leurs difficultés propres, mais sans aucune de ces concessions qui, sous couleur de défendre les plus démunis, les maintiennent dans leur relégation. C’est de cela qu’ils ont besoin. Pas qu’on retarde l’apprentissage de la multiplication ou qu’on élimine le passé simple.
Ce n’est pas la seule, mais il n’est pas de réponse plus juste et plus généreuse aux mouvements erratiques d’une jeunesse désespérée.
Connu / mel de bnm16 du 3/7
Ndlr : pas un mot sur les pillages, ni sur la drogue ? Dommage car je partage son point de vue pour le reste.
Darmanin n’est pas Harry Potter, la violence ne disparaîtra pas des manifestations par la magie de son décret. NurPhoto via AFP / Alain Pitton
Soulèvements de la Terre : "La dissolution offre une légitimité victimaire à des mouvements obscurantistes"
Billet
L’écologie radicale est bien étrange : elle s'oppose au fret ferroviaire entre Lyon et Turin, pourtant seule solution de rechange au trafic de poids lourds. Il n’y a pas de travaux sans nuisances, mais l’avis de quelques associations devrait-il l’emporter sur les instances élues de France et d’Italie ?
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La destruction des maraîchages de Nantes et l’opposition à la ligne ferroviaire Lyon-Turin laissent pourtant songeurs. Les serres « industrielles » de Nantes n’utilisent pas de pesticides et sont économes en eau. Elles produisent le muguet, traditionnellement vendu le 1er Mai au profit des associations et des partis de gauche
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La crise climatique oblige à adapter les activités vitales de l’humanité. Il est ainsi impérieux de recentrer les productions en réindustrialisant la France. Il y aura des nuisances, nous sommes condamnés à choisir les moindres ...
Ndlr :* à Nantes, c'est le sable qu'il n'évoque même pas. Et il justifie le Lyon-Turin par la relocalisation, sans en apporter la moindre preuve. Et il élude l'urgence climatique... Dénoncer ACT
L'absurdité européenne n'est pas morte : après l’annulation d’une partie de sa dette en 2019, la filiale ...
Connu / TG le 27/05/23 à 18:39
La France vaut mieux que ce bordel…
Selon l'intellectuel, le rapport d'Emmanuel Macron aux Français fait penser à celui d'un enfant excité qui teste les limites avec un adulte et attend de celui-ci qu’il l'arrête. Comment les Français peuvent-ils arrêter Macron ? Emmanuel Todd propose une solution.
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en faisant passer une réforme des retraites en loi de finances rectificative et par l'article 49.3, Emmanuel Macron et Élisabeth Borne sont sortis de la Constitution, du moins de l'esprit de la Constitution. Ce sera au Conseil constitutionnel de le dire. Mais il n'est pas certain que j'accepte l'avis du Conseil constitutionnel, s’il valide Macron-Borne.
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Pour moi, 100 % de la responsabilité de ces feux de poubelle incombe au président de la République française et la question de savoir si ce sont plus les black blocks ou les manifestants qui les ont allumés ne m'intéresse pas.
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Pourquoi Emmanuel Macron entretiendrait-il ce désordre ?
Ce qui m'étonne le plus, moi, c'est que c'est un désordre qui ne sert à rien.
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La vérité de ce projet de réforme des retraites, en dehors du fait qu’il est injuste et incohérent, c’est qu’il est insignifiant et inutile par rapport aux problèmes réels de la société française.
Il y en a deux : la désindustrialisation et la chute du niveau de vie, liée à l’inflation.
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le néolibéralisme, en tant qu’idéologie économiste active transformant la planète, est en train de mourir parce que ses effets ultimes se révèlent. La mortalité augmente aux États-Unis, et donc, logiquement, l’espérance de vie baisse. Les États-Unis ont perdu leur base industrielle, comme l’Angleterre. Le contexte historique général en ce moment, dans le monde américain, est plutôt aux réflexions sur le retour de l’État entrepreneur.
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Macron est néolibéral archaïque, et donc en grand état de déficit cognitif
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il n’est pas capable de voir que la réindustrialisation implique deux actions simultanées. D’abord, l’investissement direct de l’État dans l’économie. C’est ça qui serait important actuellement, pas la réforme des retraites. Et puis des mesures de protection des secteurs qu’on refonde, par exemple dans les médicaments, dans la fabrication de tel ou tel bien essentiel à la sécurité informatique, alimentaire et énergétique de la France.
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À LIRE AUSSI : Emmanuel Todd : "Pire qu’un conflit de civilisations, nous devons éviter une guerre des mondes" https://www.marianne.net/agora/humeurs/emmanuel-todd-pire-quun-conflit-de-civilisations-nous-devons-eviter-une-guerre-des-mondes
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Le vrai nom du néolibéralisme, c'est « nihilisme économique »
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je suis inquiet de la sous-fécondité de toutes les régions « avancées ». Même les États-Unis, même l'Angleterre, sont tombés à 1,6 enfant par femme. L’Allemagne est à 1,5, le Japon est à 1,3. La Corée, chouchou des majorettes intellectuelles du succès économique, le pays de Samsung et d'une globalisation économique assumée, est à 0,8. … Le plus efficace économiquement est le plus suicidaire.
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À LIRE AUSSI : Emmanuel Todd : "Dans le système américain, nous, les Européens, sommes en bas de l’échelle" https://www.marianne.net/agora/humeurs/guerre-en-ukraine-un-suicide-de-leurope-de-maastricht
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C'est là que la France redevient vraiment intéressante. Elle a deux caractéristiques. C'est d’abord le pays qui fait le moins bien ses « réformes », qui refuse le plus le discours de la rationalité économique. Dont l'État n'est jamais dégrossi comme le rêvent les idéologues du marché. Mais c'est aussi le seul pays avancé qui garde une fécondité de 1,8. C'est le pays qui, en ne voulant pas toutes ces réformes, a refusé la destruction de certaines des structures de protection des individus et des familles qui permettent aux gens de se projeter dans le futur et d'avoir des enfants. Une retraite jeune, ce sont aussi des grands-pères et des grands-mères utilisables pour des gardes d’enfants ! Désolé d’apparaître en être humain plutôt qu’en économiste ! La grandeur de la France, c'est son refus de la rationalité économique, son refus de la réforme. Ce qui fait de la France un pays génial, c'est son irrationalité économique.
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il agit dans un système sociopolitique détraqué que je qualifierais même de pathologique
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La montée de l’éducation supérieure a produit une première division en deux de la société entre les gens qui ont fait des études et ceux qui n’en ont pas fait ... le vieillissement de la population et l’apparition d’une masse électorale âgée, qui établissent un troisième pôle, les vieux, dont je suis. Cette société stratifiée et vieillie a accouché de trois pôles politiques qui structurent le système. Je simplifie jusqu’à la caricature : 1) les éduqués supérieurs mal payés, plutôt jeunes ou actifs, se sont dirigés vers Mélenchon ou la Nupes ; 2) les moins éduqués mal payés, plutôt jeunes et actifs, vers le RN ; 3) les vieux, derrière Macron.
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Ce système est dysfonctionnel, « détraqué », à cause de l’opposition viscérale entre les électorats contestataires de gauche et de droite, Nupes et RN. Ces deux électorats ont en commun leur niveau de vie, leur structure d’âge, mais sont séparés par l’éducation et par la question de la nation et de l’immigration. Cette fracture conduit à une incapacité des uns et des autres à se considérer comme mutuellement légitimes. Leur opposition permet à Macron et aux vieux de régner ... une démocratie ne peut fonctionner que si les gens opposés se considèrent comme certes différents, mais mutuellement légitimes.
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À LIRE AUSSI : Maxime Sbaihi : "La jeunesse française se sacrifie pour les boomers" https://www.marianne.net/agora/entretiens-et-debats/pour-le-confort-des-boomers-la-jeunesse-francaise-na-jamais-accepte-autant-de-sacrifices
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je propose un contrat à durée limitée réconciliant les électorats du Rassemblement national et de la Nupes pour établir le scrutin proportionnel.
Mais comment les réconcilier ?
Je considère vraiment que ce qui se passe est inquiétant ... Le problème fondamental est un problème de rejet pluriel. 1) L’électorat du Rassemblement national est installé dans son rejet de l’immigration, un concept qui mélange l’immigration réelle qui passe aujourd’hui la frontière et la descendance de l’immigration ancienne, les gosses d’origine maghrébine qui sont maintenant une fraction substantielle de la population française. 2) L’électorat de LFI et de la Nupes croit seulement exprimer un refus du racisme du RN mais il exprime aussi, à l’insu de son plein gré, un rejet culturel de l’électorat du RN. Il vit un désir à la Bourdieu de distinction. Simplifions, soyons brutaux, il s’agit de sauver la République : il y a d’un côté une xénophobie ethnique et de l’autre une xénophobie sociale.
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« La police tape pour Macron, mais vote pour Le Pen », disais-je en 2018 au moment des Gilets jaunes…
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(et je trouve tout à fait immoral que LFI refuse de voter les motions du Rassemblement national ...)
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le choix par Marine Le Pen de l’opposition à la grève des éboueurs n’est pas de bon augure.
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À LIRE AUSSI : "Le macronisme n'a plus qu'une fonction autoritaire" : Emmanuel Todd fait le bilan de la crise des gilets jaunes https://www.marianne.net/politique/le-macronisme-n-plus-qu-une-fonction-autoritaire-quand-marcel-gauchet-et-emmanuel-todd
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Le conflit entre jeunes manifestants et jeunes policiers nous ramène d’ailleurs à la question du rejet mutuel Nupes/RN. L’hostilité qu’encourage le gouvernement entre la police et les jeunes manifestants est une menace pour l’équilibre du pays. On ne peut pas vivre dans un pays avec deux jeunesses qui se tapent dessus. Il y a dans le style policier violent Macron-Borne-Darmanin quelque chose de pensé et de pervers.
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une autre raison de la préférence de Macron pour le désordre et la violence est sans doute un problème de personnalité, un problème psychologique grave. Son rapport au réel n’est pas clair. On lui reproche de mépriser les gens ordinaires. Je le soupçonne de haïr les gens normaux. Son rapport à son enfance n’est pas clair. Parfois, il me fait penser à ces enfants excités qui cherchent la limite, qui attendent d’un adulte qu’il les arrête. Ce qui serait bien, ce serait que le peuple français devienne adulte et arrête l’enfant Macron.
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j’en appelle à tous les gens pacifiques, moraux et raisonnables, quel que soit leur niveau éducatif, leur richesse, leur âge, à tous les députés quel que soit leur parti, Renaissance compris, j’en appelle au Medef, aux pauvres, aux inspecteurs des finances, aux vieillards et aux oligarques de bonne volonté, pour qu’ils se donnent la main et remettent ce président sous contrôle. La France vaut mieux que ce bordel.
Connu / TG le 06/04/23 à 14:21
Ndlr : bien qu'il exagère sa critique contre LFI (xénophobie sociale contre les électeurs non instruits du RN, {Ruffin semble plus précis et juste sur ce point distinguant urbain/rural}, que LFI refuse de voter les motions du Rassemblement national est tout à fait logique et honorable), ce qu'il déduit de la démographie reste lourd de sens. De même pour les atouts de la France... Il égratigne bien et à juste titre Macron, son regard sur sa politique et notamment sur la réforme des retraites fait mouche. Analyse très intéressante à méditer... ACT
Par contre :
- il ne comprend pas la représentation du social pour MLP/RN :-(
- pas un mot sur l'écologie ou le climat, comme si le changement de paradigme "anthropocène" ne jouait aucun rôle... il se dit vieux, il l'est en effet... :-(
Ma conclusion, LFI et la NUPES peuvent convaincre les jeunes dU RN de voter pour nous. Avec une synthèse Mélenchon/Ruffin et toutes les bonnes volontés, on peut y arriver. ACT
Le préfet de la Vienne, Jean-Marie Girier, a reconnu dans un entretien accordé le 17 janvier au quotidien ...
Connu / TG le 20/01/23 à 11:25
Société - Laïcité et religion - Article abonné - Entretien
Pour avoir regretté que le Planning familial fasse disparaître de ses statuts son attachement à la laïcité, Matthieu Gatipon-Bachette a été démis de ses fonctions de porte-parole de l'Inter-LGBT. Auprès de « Marianne », il regrette que le militantisme LGBT actuel ne voie plus dans la loi de 1905 un principe de protection et d'émancipation, mais un outil raciste. Un témoignage qui illustre les profondes mutations à l'œuvre au sein des associations LGBT.
Elle a pourtant été pensée comme un principe protecteur. La laïcité ne fait plus recette dans les mouvements LGBT, où elle est désormais perçue comme un outil au service de l'extrême droite anti-musulmane. Pour l'avoir défendue publiquement, le porte-parole de l'Inter-LGBT, Matthieu Gatipon-Bachette, a été remercié, ainsi que le rapporte Charlie Hebdo. Interrogé par Marianne, il nous a expliqué pourquoi la loi de 1905 demeure plus que jamais un principe protecteur et indispensable à l'émancipation des personnes LGBT malgré les mécanismes politiques à l'œuvre au sein des associations, qui tendent désormais à le présenter comme une règle raciste.
Marianne : Pourquoi avez-vous quitté vos fonctions de porte-parole de l'Inter-LGBT ?
Matthieu Gatipon-Bachette : Charlie Hebdo a publié un article sur le Planning familial, expliquant que les instances avaient décidé de retirer le mot « laïcité » de certains de ses textes. Ce n'était pas un phénomène nouveau, ces débats internes sur la loi de 1905, la presse s'en était déjà fait l'écho maintes fois. Mais le papier de Charlie expliquait que de plus en plus de sections du planning étaient exclues dans certaines régions. Alors j'ai relayé l'article sur Twitter, ajoutant : « Je suis très inquiet de voir le Planning familial renoncer à la laïcité. Je persiste à penser que cette dernière protège les personnes LGBTQI+. » Là, plein de militants, surtout des Parisiens, se sont indignés à peu de frais de mon message. J'ai reçu une série de SMS de la coprésidente de l'Inter-LGBT Elisa Koubi pour me demander de retirer mon tweet.
📰🏳️🌈Cette semaine la journaliste @LaureDaussy revient sur les raisons de mon éviction de l'@InterLGBT dans @Charlie_Hebdo_ . Mon attachement trop démonstratif au principe de #laïcité étant le principal mobile. pic.twitter.com/9q2mHgEyji
— Matthieu Gatipon-Bachette (@GatiponMatthieu) December 21, 2022
Une fois ceci dit, ce qu'il faut comprendre, c'est la cabale politicienne interne typique de ce qui peut se passer dans une association de la taille de l'Inter-LGBT. On y retrouve plusieurs courants, dont certains sont proches des partis politiques comme Homosexualités et socialismes, proche du PS, la commission LGBT d’EELV et du PCF. Cette polémique relève finalement du débat idéologique qui peut se dessiner dans le mouvement LGBT entre des associations universalistes et d'autres associations plus proches de l'indigénisme politique.
Mais, la réalité, c'est qu'à Metz, la majorité municipale est LR et donc le financement des associations LGBT tient beaucoup à ces collectivités de droite. En tant que président d'une association locale, Couleurs Gaies, il m'arrivait d'apparaître aux côtés de ces personnalités LR, ce qui était difficile à accepter pour l'Inter-LGBT, financée par la mairie socialiste de Paris. Il faut bien comprendre que cette querelle sur la laïcité est surtout, selon moi, un prétexte politique pour m'évincer.
« Au fond, l'Inter choisit un peu les bonnes victimes… Et je pense que ça contribue à la montée du vote d'extrême droite chez les personnes LGBT. »
Pourquoi cet attachement à la laïcité ? Ce n'est plus vraiment à la mode dans les courants LGBT.
Vous n'êtes pas sans savoir qu'à Metz, la loi de 1905 ne s'applique pas puisque nous nous trouvons sous le régime du concordat, qui nous prive de la laïcité. Vous avez ici une Église catholique et des cultes très puissants, qui ont pu mettre des moyens de pression énormes pendant La Manif pour tous. C'est l'une des raisons pour lesquelles les militants LGBT d'ici sont extrêmement attachés à la laïcité. Parce que, quand vous n'avez pas cette neutralité, vous êtes dans un entre-deux qui laisse énormément de marge de manœuvre aux cultes. Ici, ils sont assimilés à des fonctionnaires, touchent des subventions de l'État, ils sont dans des écoles où ils ne font pas de l'enseignement du fait religieux, mais de la religion. Pendant la Manif pour tous, chaque église s'est transformée en bureau de recrutement de militants, vous aviez chaque chef des cultes qui y allait de son communiqué pour expliquer que le mariage pour tous était l'œuvre du diable… Ça nous a crispés, oui. Et ça nous a amenés à avoir une réflexion avec les autres membres de l'association, à aborder ces questions dans nos modules d'éducation populaire.
À Paris, ils sont davantage dans une lecture indigéniste, qui tend à assimiler la laïcité à du colonialisme ou à du racisme – ils ont cette lecture-là. Mais par ailleurs, je peux comprendre leur analyse. Je ne la valide pas, mais je comprends qu'aujourd'hui, on puisse voir dans la laïcité un outil utilisé par l'extrême droite pour stigmatiser les musulmans. Mais il faut pouvoir dire aussi que l'islam, comme les autres religions, peut être une source d'homophobie. Je le dis avec beaucoup de prudence mais, comme c'est le cas avec d'autres croyants, certaines personnes de culture musulmanes peuvent avoir un problème avec l'homosexualité et sa visibilité dans l'espace public. Ce qui gênait vraiment l'Inter-LGBT, c'est qu'en tant que militant, j'imputais l'éloignement de certaines personnes LGBT de la parole associative à cette négation de la violence causée par cette croyance-là. Au fond, l'Inter choisit un peu les bonnes victimes… Et je pense que ça contribue à la montée du vote d'extrême droite chez les personnes LGBT.
Enfin, en tant que porte-parole de l'Inter, j'ai eu la chance de voyager. J'ai été en Turquie ou en Pologne et je peux vous assurer qu'ils en rêveraient, de notre laïcité.
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Qui porte cette vision critique de la laïcité aujourd'hui dans les mouvements LGBT ?
Dès le départ, quand nous avons rejoint l'Inter-LGBT, nous avons bien senti qu'il y avait un hiatus entre nos positions et les leurs. Mais c'est une fédération et il est normal que nous ne nous trouvions pas toujours sur la même ligne, comme entre le FLAG (syndicat LGBT des forces de l'ordre) et le Strass (syndicat des travailleuses du sexe). Mais aujourd'hui, ce combat mené contre la loi de 1905 est principalement porté par les associations parapolitiques, liées à EELV ou LFI, mais aussi chez Homosexualités et socialismes, lié au PS qui était pourtant historiquement très carré sur la laïcité. Ce sont elles qui, par opportunisme politique, font le lien entre laïcité et racisme, avec une majorité de militants associatifs qui sont dans ce discours-là. Il n'y a plus d'équilibre sur ce sujet.
« Dire que l'intersectionnalité et l'universalisme sont incompatibles, c'est complètement faux : ce n'est pas parce que vous êtes universaliste que vous ne pouvez pas avoir une lecture intersectionnelle des discriminations. »
C'est-à-dire qu'il n'y a plus de débat possible sur cette question ?
C'est-à-dire que c'est devenu un sujet très sensible. En tant que porte-parole d'une inter-associative, j'essayais de porter les positions que j'estimais les plus consensuelles possibles, je ne pouvais pas me permettre de dire ce que je pensais vraiment. Mais le fait est que même en essayant d'arrondir les angles, je sentais très bien qu'il n'était plus possible de dire que la laïcité protège les personnes LGBT. Un exemple : avec l'association Couleurs Gaies, on a décidé de venir à la dernière Marche des fiertés avec une banderole disant exactement ça : « La laïcité protège les personnes LGBT ». Ce n'est quand même pas le slogan le plus subversif de l'histoire ! On a quand même eu des retours très négatifs, on a senti des tensions.
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L'Inter-LGBT vous reproche de ne pas vous être suffisamment indigné d'un amendement jugé « transphobe » déposé par Aurore Bergé dans le projet de constitutionnalisation du droit à l'IVG. Qu'en est-il ?
Effectivement, on me reproche de ne pas m'être prononcé sur l'amendement qui a remplacé la phrase « nul ne peut être privé du droit à l’interruption volontaire de grossesse » par la formulation « nulle femme ne peut être privée du droit à l’interruption volontaire de grossesse ». Cet amendement, c'était une énorme connerie, je l'ai toujours dit. Mais par tactique militante et par malhonnêteté intellectuelle, on tente de m'assimiler à quelqu'un de transphobe. J'ai passé ma vie à militer pour l'autonomie des personnes transgenre, je considère, évidemment, que le genre est une construction sociale et il n'y a pas une feuille de papier à cigarette entre ce que dit l'Inter-LGBT et ce que je dis sur le sujet. C'est un procès facile, révélateur d'une certaine forme de pauvreté intellectuelle. ... tout ne se vaut pas.
Un autre tweet a posé problème, vous y écrivez : « Nul besoin d'avoir tous les codes de la culture woke pour avoir un engagement efficace en faveur des personnes LGBT. »
On a dit que je reprenais le vocabulaire de l'extrême droite… Le mot « woke » est devenu un mot épouvantail, qui veut pourtant simplement dire « éveillé ». Ce qui est drôle, c'est que vous commencez un débat sur le « wokisme », la plupart des gens n'en ont pas la même définition. Le fond du problème, c'est qu'aujourd'hui, vous avez des militants et des universitaires qui ont renoncé à l'éducation populaire. Certains préfèrent condamner d'emblée les positions adverses, sans expliquer leurs concepts et faire leur pédagogie. Il en va de même pour les tactiques militantes : elles ne sont pas expliquées. La non-mixité par exemple, elle peut être pertinente dans certains contextes, elle pourrait être utilisée dans beaucoup d'autres mouvements. Aujourd'hui, on assimile le fait d'utiliser ces concepts et ces tactiques au fait de lutter contre les discriminations. Mais en réalité, c'est le contraire même de l'éducation populaire.
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https://www.marianne.net/societe/laicite-et-religions/communautarisme-multiculturalisme-en-france-sommes-nous-prets-a-abandonner-la-laicite
Comment voyez-vous l'avenir du militantisme LGBT ?
Je suis d'un tempérament toujours optimiste. Mais je trouve aussi qu'il y a tellement de sujets importants aujourd'hui dans l'actualité – l'IVG, la fin de vie, etc. – qui nécessiteraient une mobilisation importante du tissu associatif LGBT, qu'il est vraiment dommage que nous soyons occupés à des querelles qui, je crois, n'intéressent pas les populations LGBT.
Décryptage
Distancé par Jean-Luc Mélenchon dans les sondages, Benoît Hamon tente le tout pour le tout en reprenant le refrain d'une supposée fascination du candidat de la France Insoumise pour Vladimir Poutine. Voici ce qu'il en est.
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"Je ne suis lié d'aucune manière à Monsieur Poutine. Je combats absolument sa politique et si j'étais russe, je ne voterais pas pour son parti mais pour mon camarade du Front de gauche russe, qui est en prison", a-t-il martelé face à ses militants. Et d'égrener les désaccords qui se dressent entre lui et le président russe : l'écologie, le traitement des opposants politiques, l'anticapitalisme, le respect des droits de l'Homme. "Mais quand bien même n'aurais-je rien à voir avec lui, ce qui est le cas, ça ne m'empêche pas de vous dire que je ne suis pas d'accord pour participer au chœur des excités qui passent leur temps à espérer qu'on déclenche un conflit avec les Russes parce que ceci est une abomination. Je suis pour la paix"
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d'où vient cette idée que Jean-Luc Mélenchon serait une groupie de l'austère Vladimir, qui lui colle à la peau comme le sparadrap au capitaine Haddock ? Explications.
2014 : l'Ukraine et la Crimée
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Février 2016 : la Syrie
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Octobre 2016 : les crimes de guerre
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"La guerre est la guerre, et elle est abominable. Et pour ça il faut une coalition universelle qui regroupent toutes les parties prenantes au conflit pour en finir avec les milices de l'islamisme politique".
Mise à jour
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"Les situations complexes ne peuvent hélas pas rentrer dans les formats de télé", alertait Mélenchon. Les questions internationales en sont un bon exemple.
Ndlr : cette vérification des propos de JLM remis dans leur contexte reste valable en 2022 ! Merci à Marianne et quelle constance de JLM qui continue à affirmer la même chose 5 ans après ! Fier de soutenir JLM ACT
Services publics en zones rurales : on a passé les programmes des candidats au crible
Déserts médicaux, dématérialisation des services publics, déclassement… Que proposent les candidats à l'élection présidentielle ...
Tweet de aaListe_courante_initiale
Marianne @MarianneleMag · 22 janv.
Comment Alexis Kohler, le bras armé de Macron, a bradé le patrimoine industriel français
marianne.net
Comment Alexis Kohler, le bras armé de Macron, a bradé le patrimoine industriel français
Homme lige d’Emmanuel Macron depuis son passage à Bercy en 2014, le secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler, joue un rôle crucial dans - 100 - 1500 - 1900
Rubriques : société ; logement
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De l’habillage. Depuis qu'elle est arrivée aux affaires, la ministre déléguée au Logement Emmanuelle Wargon présente la réforme du calcul des APL - qui s’applique depuis début 2021 après de nombreux reports successifs - comme une mesure de « justice ». En effet, celle-ci permet de calculer les allocations en fonction des revenus en temps réel, et non plus des revenus perçus deux années auparavant par les allocataires. Mais en réalité, plutôt que de « justice », c’est davantage d’économies budgétaires dont il s’agit. Et pas qu’un peu : 1,1 milliard d’euros en 2021, selon Les Échos du 22 juillet. Autant de pouvoir d’achat en moins pour les bénéficiaires, à une période où notre économie a un cruel besoin de consommation pour se relancer…
... près de 30 % des allocataires sont perdants (de 73 euros par mois en moyenne), et près de 400.000 personnes sont sorties du dispositif. La réforme est indolore pour un peu plus de la moitié d'entre eux, et positive (de 49 euros en moyenne) pour seulement 18 %.
...
les mesures de compensation sont quasi inexistantes ... ce n'est plus le ministère du Logement, mais Bercy, à la recherche de la moindre économie budgétaire, qui a la main sur la politique de l'habitat en France. Une absurdité. Au point que l’exécutif coupe désormais aveuglément dans ce budget qui rapporte… deux fois plus que ce qu’il coûte : 80 milliards de prélèvements (TVA, taxes foncières, droits de mutation, etc.) pour 40 milliards d’euros dépensés chaque année.
Mais que les allocataires d'APL lésés se rassurent, leurs efforts auront au moins permis de financer en partie la réforme de l’ISF : une étude de l’Insee évaluait son coût à « entre 3,3 et 3,4 milliards d’euros selon les hypothèses retenues » sur la seule année 2018. Réforme sur laquelle le gouvernement ne compte surtout pas revenir. De quoi, certainement, leur donner du baume au cœur...
Connu / https://twitter.com/MarianneleMag/status/1418593027417952258
"Tweet de aaListe_courante_initiale Marianne @MarianneleMag · 5h - 8 - 42 - 33"