Défense et diplomatie
Dans une déclaration commune, douze gouvernements, dont huit membres de l’Union européenne, ont annoncé leur intention de restreindre le commerce en provenance des colonies israéliennes. Le gouvernement britannique se distingue avec des mots forts contre le « nettoyage ethnique » en Cisjordanie.
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Arctic Express : la Chine lance une liaison régulière de porte-conteneurs par le passage du Nord-Est
Économie Chine Arctique
Le 20 septembre, l’“Istanbul Bridge”, et ses près de 5 000 conteneurs, doit quitter le port chinois de Ningbo-Zhoushan et mettre le cap sur le Royaume-Uni en passant par la route maritime du Nord-Est. Pékin voit dans l’exploitation de cette route (quelques mois par an pour l’instant) un moyen de défier la domination occidentale.
Source : Courrier international
Lecture 1 min. Publié le 19 septembre 2025 à 10h42, mis à jour le 19 septembre 2025 à 12h23
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première liaison régulière de fret ... porte-conteneurs Istanbul Bridge, battant pavillon du Liberia et affrété par la société chinoise Haijie Shipping ... avec 4 890 conteneurs ... “ce qui est peu par rapport aux normes actuelles des navires transitant par les canaux de Suez et de Panama ... connecte trois ports chinois (Qingdao, Shanghai et Ningbo) à quatre ports européens (Felixstowe, au Royaume-Uni ; Rotterdam, aux Pays-Bas ; Hambourg, en Allemagne ; Gdansk, en Pologne). “Emprunter la route maritime du Nord-Est sans s’arrêter dans les ports russes réduit le trajet entre Ningbo-Zhoushan et Felixstowe à dix-huit jours”, explique le South China Morning Post. Il en faut quarante pour relier ces deux ports en transitant par le canal de Suez, plus de cinquante en passant par le cap de Bonne-Espérance et vingt-cinq par le train.
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Tant que des cargos capables de naviguer dans des eaux prises par les glaces n’auront pas été mis en circulation, cette liaison devrait être proposée entre la fin de juillet et le début de novembre. “L’accélération de la fonte des glaces dans l’Arctique a ouvert de nouveaux corridors maritimes et de nouvelles possibilités économiques, que la Chine cherche à intégrer à ses nouvelles routes de la soie”
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Clés : Mers et océans, Géopolitique, Asie
Sur l'orientation de la politique étrangère de la France / Jean-Luc Mélenchon, Sophia Chikirou, Arnaud Le Gall, Camille Verneuil
... est une vision du monde et une théorie des relations internationales fondées sur la structuration des différents acteurs internationaux en blocs et le soutien systématique aux acteurs d'un seul bloc. Ce terme est principalement utilisé de façon péjorative ; aucun camp politique ne se réclame du campisme.
Publié : 6 juin 2026 à 11 h 19 min
Auteur : aplutsoc2
Catégories: Allemagne, Chine, Contre-révolution, Europe, France, Monde, Révolution, Russie, Ukraine, Union Européenne, USA
Plan de cet article : impérialisme nord-américain, impérialisme chinois, impérialisme russe, Europe.
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Ralentissement économique, panne démographique, épuisement des infrastructures, guerre permanente rongeant tout tel un cancer, sont la toile de fond de la vie en Russie, laquelle a connu, en 2026, trois défaites, ou retournements militaires, aux conséquences profondes, dont l’un n’est pas directement lié à l’Ukraine.
Sur le front ukrainien, c’est à présent l’armée ukrainienne qui avance – pas vite, de même que la progression russe depuis 2023 était très lente. Cette avancée est différente, techniquement, du grignotage russe qui l’avait précédée : le rôle des drones et des attaques ciblées a rendu très dangereuse toute liaison terrestre entre la Crimée occupée et la Russie ou les autres zones occupées.
Deuxièmement, les bombardements de drones ukrainiens en Russie ont dévasté, depuis janvier 2026, le parc pétrochimique russe. La guerre de Trump et de Netanyahou contre l’Iran était, par les prix pétroliers et gaziers et vu la levée de fait de « sanctions » par les Etats-Unis, un cadeau de choix à Poutine. Mais les attaques ukrainiennes en ont neutralisé les effets.
Le troisième fait, plus évènementiel, concentre en lui un retournement majeur : 400 mercenaires russes de ce qui s’appelle l’Afrikakorps (antinazis, vous avez dit antinazis ?!), ont, le 26 avril dernier, évacué la ville de Kidal au Mali, laissant les Touaregs du Front de Libération de l’Azawad (FLA) s’y installer. La veille, le FLA et les djihadistes du JNIM -dont l’alliance circonstancielle ne va pas de soi- ont attaqué ensemble plusieurs villes de ce très grand pays, et liquidé le général Sadio Camara, homme clef de l’installation de la Russie au Sahel.
Ces évènements ont d’un coup cassé la légende des Russes protecteurs des pays du Sahel. Non seulement ils peuvent être battus, mais concéder des territoires aux islamistes ne les gène pas. L’onde de choc est manifeste chez les jeunes africains (les vrais, pas les bots) sur les réseaux sociaux. L’ébranlement est perceptible au Burkina (manifestations à la suite de l’arrestation de l’imam Diko). Les généraux-dictateurs tentent de compenser ce retournement par des manœuvres d’extension de l’AES, l’Alliance des Etats du Sahel, avec le rapprochement entre le Niger et le Bénin, et il est possible que l’accélération de la crise au Sénégal entre le président Faye et le premier ministre Sonko ait produit la démission de ce dernier après qu’il a esquissé un rapprochement avec l’AES, et donc avec l’impérialisme russe.
En résumé : la Russie est à la peine en Ukraine, son territoire est exposé ce qui neutralise envers elle les bénéfices des prix énergétiques mondiaux, et le glas commence à sonner pour elle en Afrique. Ces faits suffiraient à expliquer le gros coup de mou attribué à Poutine et ressenti par l’opinion publique en Russie. En revanche, ils ne permettent pas d’annoncer sans réserve un effondrement rapide du régime, car celui-ci a battu l’opposition de la jeunesse urbaine antiguerre en février-mars 2022, et surmonté la crise de son appareil militaire lors du putsch manqué de Prigojine en juin 2023.
Un mot sur l’Ukraine.
L’Ukraine a donc résisté à 12 ans de guerre, dont 4 ans de guerre totale et généralisée, ainsi qu’à la trahison de Trump.
Dans une remarquable lettre publique ( https://x.com/AmourskyCyrille/status/2062623987457462782 ) à Poutine lui proposant cessez-le-feu et discussion dans un pays tiers, Zelensky a la phrase suivante : « Nous voyons que les États-Unis concentrent actuellement toute leur attention sur la question iranienne. Il serait erroné d’attendre simplement que leur attention revienne vers la guerre en Europe. »
Traduction : l’Ukraine est en fait capable (bien obligée, d’ailleurs) de faire sans les Etats-Unis pour vous imposer la paix. En fait, une paix sans occupation ne dépend pas que de l’armée ukrainienne, mais Zelenski peut aujourd’hui se permettre d’écrire cela, alors qu’après la « scène du bureau ovale » où Trump et Vance étaient prêt à lui sauter dessus, littéralement, aucun commentateur officiel ou officieux ne donnait cher de sa peau. C’était il y a à peine plus d’un an …
Au plan militaire et diplomatique, l’Ukraine se trouve, sans avoir pu expulser l’occupant, dans une position de force et de prestige disproportionné, tout à fait originale, et peut-être momentanée mais dont certaines données sont désormais structurelles. Depuis longtemps déjà, ce ne sont plus les armées « occidentales » qui forment les militaires ukrainiens, mais les militaires ukrainiens qui forment des cadres militaires européens. Cette situation place Zelenski dans une position de plus en plus « bonapartiste » par rapport à la situation politique ukrainienne intérieure, que la soif de liberté populaire et l’expérience de l’auto-organisation ont marqué durablement, comme le montrent les récents mouvements contre la réforme du code civil, et la victoire judiciaire des syndicats récupérant leur parc bâtimentaire (d’origine soviétique). Notons au passage que le problème posé par la panthéonisation de nationalistes ukrainiens d’extrême droite (Bandera, Melnik), qui va avec l’occultation des nationalistes démocratiques et révolutionnaires comme Vinnitchenko, s’inscrit dans ce cadre.
L’illusion – qui ne menace pas les Ukrainiens eux-mêmes – serait de croire qu’ils peuvent battre seuls l’impérialisme russe. Ils le peuvent, avec et seulement avec le soutien populaire et internationaliste du monde entier - la lutte contre le campisme dans la gauche est un facteur militaire ! – et en relation avec la crise rampante, mais très profonde, du régime poutinien.
Facteurs d’une attaque russe ailleurs et fenêtre de tir.
Celui-ci est forcément conduit, dans cette situation, à envisager une fuite en avant par des attaques sur d’autres fronts. Il menace l’Arménie, vassalise la Géorgie, provoque la Moldavie, lâche des drones sur la Roumanie, tente d’instrumentaliser complétement la Biélorussie en l’impliquant dans des attaques vers l’Ukraine ou vers l’ouest, multiplie discours provocateurs et intrusions envers les pays baltes, et manœuvre ainsi jusque dans l’Arctique.
Son atout : Trump et les Etats-Unis, et la combinaison entre les extrême droites et la gauche campiste en Europe. Ainsi, une invasion de la Lettonie ne verrait sans doute aucune réaction autre que déclarative des Etats-Unis – et encore, que déclarera Trump ! ? –et une offensive « antiguerre » et « pacifiste » des extrêmes droites et de la gauche campiste en Europe.
Ce qui peut faire hésiter Poutine à envahir les pays baltes n’est donc ni l’OTAN ni l’Europe ni encore moins les Etats-Unis. Ce sont les réactions populaires, des peuples attaqués, l’aide que l’Ukraine peut leur apporter, l’éventuelle poussée pour une mobilisation polonaise, les réactions populaires ailleurs, et le fait qu’une telle initiative ne résoudrait pas la crise interne russe ni la situation militaire en Ukraine.
Mais le risque est là car la guerre permanente semble devoir être le mode de survie, voire de reproduction, du régime poutinien. Et la menace étatsunienne sur le Groenland, le Canada et le Danemark permet même d’envisager une attaque combinée. Attention, car la fenêtre de tir pourrait se refermer lors des midterms …
Europe et impérialismes européens.
L’indicible : la guerre sur deux fronts menace l’Europe.
Il résulte de ce qui précède que l’Europe est militairement menacée sur deux fronts. Il est, enfin, devenu banal de dire que les Etats-Unis n’en sont plus des « partenaires ». Dans les cabinets ministériels, les ambassades et, surtout, les états-majors, la crise sur le Groenland, qui n’est qu’ajournée et nullement réglée, a rendu explicite la possibilité de la guerre avec les Etats-Unis. L’attaque russe étant tenue pour une probabilité sur un horizon de deux à cinq ans, c’est bien le spectre de la guerre sur deux fronts qui menace l’Europe. Avec, en plus, la position chinoise telle qu’affirmée dans la déclaration conjointe imposée par Xi à Poutine !
Cette réalité demeure indicible, sinon impensable, pour beaucoup, mais les pires sont les courants politiques et militants de gauche pour qui, par un décret éternel du Saint-Esprit, l’Europe est « atlantiste » et « belliciste », et qui, au nom de « la lutte pour la paix » voire du « refus de l’union sacrée », préparent l’union sacrée avec l’impérialisme russe et, du coup, avec Trump et J.D. Vance.
Car, oui, il s’agit bien d’union sacrée : en France l’union sacrée inféodant le mouvement ouvrier au capital au nom de la guerre ou de la paix, ce fut août 14 et ce fut, aussi, juin 40 !
Impérialismes européens et défense européenne sont deux choses différentes !
Les puissances de l’Occident européen, Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie … sont les vieilles puissances impérialistes de l’histoire mondiale. Elles sont toujours impérialistes, et leurs dépenses militaires ont pour première raison d’être non la défense nationale, mais l’entretien des taux de profit du capital par des commandes d’Etat destinées aux trusts industrialo-financiers de l’armement : en France, la commande publique garantit les profits ( https://armement.defense.gouv.fr/lindustrie-de-defense-au-service-des-ambitions-francaises-de-la-maitrise-la-superiorite ) , les exportations et les indices boursiers d’Airbus, Dassault, Thalès, Naval Group, MBDA, Arquus, ArianeGroup, et des PME qui leurs sont reliées.
En même temps, leurs gouvernements capitalistes, et à leur suite les institutions de l’UE, sont pris en étau et désemparés par la menace de la guerre sur deux fronts, et, même sans aller jusque-là, par la double menace de la Russie et de « l’éloignement » américain. Le discours sur l’éloignement américain est erroné : l’impérialisme américain, avec Trump, a tourné dans le sens de sa participation à une vassalisation de l’Europe dont l’agent militaire et étatique le plus actif serait la Russie, et dont les agences politiques sont les extrêmes droites. Les moins poutiniennes – Meloni ! – sont ramenés à l’axe Trump/Poutine par Trump.
Quand les nationalistes sont le parti des impérialismes étrangers !
Un fait caractéristique de la plus grande importance politique indique l’état de décadence des impérialismes européens. C’est la nature du chauvinisme, du nationalisme, du jingoïsme, et de la xénophobie, dans ces pays.
Tous sont anti-« immigration », avec une pointe contre les ressortissants de leurs anciennes colonies et contre les musulmans. A ce titre, il ne s’agit pas de chauvinismes expansionnistes : la « remigration » n’est pas la recolonisation, mais l’enfermement. Le nationalisme le plus tourné vers d’autres régions du monde est le français, en raison du maintien de colonies françaises appelées « outremer » et des Zones Maritimes Exclusives qui les entourent, mais ce thème en France ne mobilise par les foules, et encore moins les foules d’extrême droite qui n’ont aucune affection pour les « outremers ».
En fait, et j’en arrive là au point capital, les chauvinismes et populismes chauvins en Europe sont des chauvinismes de la décadence et du repli, ne visant pas à l’affirmation de la puissance de l’Etat concerné, ni à la (re-)constitution d’un empire colonial, ni à la conquête d’un « espace vital ». En prétendant sortir de l’« atlantisme » et de l’ « européisme », ils se dirigent tout droit vers l’inféodation à la Russie, et secondairement au maintien d’une inféodation envers les Etats-Unis alliés de la Russie. D’ores et déjà, de Tomy Robinson à Marine Le Pen, les réseaux et les financements du Kremlin sont à la source.
Ainsi, dans un congrès récent à Porto sur la « remigration », où la France était représentée par Reconquêtes (un parti pro-Moscou engagé dans la construction de l’union des droites), la vedette était Gregori Bonino, le flic milicien de Trump qui a engagé – et perdu ! – la bataille de Minneapolis. Dés que l’on investigue sur les bailleurs et les réseaux qui sous-tendent les extrêmes droites et au aussi les « rouges-bruns » et les passerelles vers la « gauche radicale » la plus campiste et « pacifiste », on trouve les réseaux du Kremlin entrelacés avec les liens MAGA, comme c’est le cas avec le masculinisme.
La décadence des impérialismes européens s’exprime donc politiquement dans le fait que les extrêmes droites et autre « droites dures » en Europe ne sont pas les forces marchantes de leur expansionnisme, mais les agents de leur inféodation à la Russie combinée à une soumission « non-atlantiste » aux Etats-Unis sous leur mode trumpiste. Ce qui est arrivé à l’extrême droite française dans l’union sacrée pétainiste en 1940, est un phénomène généralisé aujourd’hui.
L’enjeu en France, Royaume-Uni, Allemagne.
Or, la défaite d’Orban en Hongrie, et l’échec du référendum de Meloni contre l’indépendance du pouvoir judiciaire en Italie, sont certes de bons signaux, mais qui n’ont fondamentalement rien réglé, les mêmes forces profondes étant à l’œuvre à l’échelle du continent. En France avec la présidentielle du printemps 2027, au Royaume-Uni après la déroute du Labour et la percée de l’extrême droite en Angleterre et des indépendantistes en Ecosse et au Pays de Galle, début mai, en Allemagne avec la crise rampante en train de laminer le gouvernement et plusieurs scrutins dans les Länder aboutissant à celui de Rhénanie du Nord-Westphalie en avril 2027, donc dans les trois pays impérialistes clefs du continent européen, la question de l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite avec telle ou telle combinaison d’union des droites demeure entièrement ouverte.
Dans cette combinaison, la clef est être la France, en raison de la centralisation des enjeux sur l’élection présidentielle et du potentiel autoritaire du régime de la V° République. Mais n’oublions pas que les midterms aux Etats-Unis sont avant.
Les puissances européennes face aux questions militaires.
Les Macron, Merz et Starmer n’offrent pas de politique alternative réelle face à la menace Trump/Poutine. Ils ont pris conscience de l’obligation d’un tournant radical et ne sont ni capables ni véritablement désireux de l’engager. Sur le plan déclaratif, Macron bat les records en prétendant que la France entrerait dans une « économie de guerre », ce qui est totalement faux même si les « pacifistes » de droite et de gauche le prennent au mot pour adopter la posture du refus.
Quelques citations de la revue officieuse Diplomatie de mars-avril 2026 me permettront de préciser la manière dont les contradictions européennes, inextricables tant qu’il n’y a pas de gouvernements démocratiques reposant sur la volonté de défense sociale, écologique … et militaire, étouffent la réalisation des conditions d’une indispensable défense efficace à une éventuelle attaque russe combinée à une « trahison » américaine.
Tout d’abord, le plus important tournant vers la hausse du budget militaire et le renforcement de l’armée s’est produit en Allemagne, en deux temps : le discours du chancelier Scholz du 27 février 2022 annonçant un fond spécial de 100 milliards d’euros, puis l’amplification de cette politique par le chancelier Merz après que son financement par endettement a eu produit la chute de Scholz. Cette politique conduit à faire de l’Allemagne la première force conventionnelle en Europe. Mais cette perspective attise les contradictions : l’AFD est en campagne contre l’aide à l’Ukraine et se développe sur la ligne de refus de défense de tout front oriental ou baltique éventuel, et d’autre part la question du rapport à la France se trouve reposée ;
« Le nouvel effort militaire allemand a pour toile de fond une déception à l’égard de l’administration Trump, dont on connait les tropismes, et la crainte de l’unilatéralisme américain quant à la vitalité de l’OTAN. Par voie de conséquence, Friedrich Merz se prononce en faveur d’un pilier de défense européen capable de faire face à la Russie et de pallier l’incertitude des garanties de sécurité américaines (article 5 de l’OTAN). Il s’est rapidement révélé faux de croire que ce programme conduisait nécessairement au retour au premier plan du « couple franco-allemand », une expression plus française qu’allemande ; le délitement de la coopération militaro-industrielle en témoigne. Ainsi est-ce le cas du projet de SCAF (système de combat aérien du futur) et celui du MGCS (Main Ground Combat system), lancés en 2017. » (Jean-Sylvestre Mongrenier, in Diplomatie de mars-avril 2026).
De plus :
« Dans le cas d’un retrait américain de l’OTAN, théorique à ce stade, la stratégie de dissuasion nucléaire élargie des Etats-Unis disparaitrait et les armes américaines seraient rapatriées. Précisons que Washington n’a jusqu’à présent rien annoncé en ce sens : l’arsenal nucléaire déployé en Europe et sur ses contreforts (en Turquie) a même été récemment modernisé. Toujours est-il que le tour pris par la politique étrangère américaine lors du second mandat de Donald Trump ouvre le champ des possibles.
Dans un tel cas de figure, ce ne serait pas une garantie complémentaire de celle des Etats-Unis que la France et le Royaume-Uni devraient assumer mais une stratégie de dissuasion nucléaire élargie à l’échelle de l’Europe, en lieu et place de l’hégémon américain. Si nous n’en sommes pas là, les dirigeants allemands prennent au sérieux la possibilité d’un retrait des Etats-Unis. » (Ibidem).
Il est assez amusant de voir ce spécialiste dénier précautionneusement ce dont il démontre en même temps l’actualité évidente, en précisant que, bien entendu, Merz (et Macron, et les autres) en a pleinement conscience. Je vais revenir sur la question des armes nucléaires, mais relativisons au passage toute croyance dans une démarche réelle d’autonomie, qui voudrait dire indépendance envers les Etats-Unis, de cette synthèse des principales puissances européennes (sauf le Royaume-Uni qui en est sorti, mais, surtout sur ces sujets, il reste fort proche de ce qui se discute) qu’est l’Union Européenne :
« Si les budgets européens de défense ont fortement augmenté – d’environ 150 milliards d’euros par an depuis 2014-, les Etats-Unis demeurent déterminants dans les fonctions critiques de l’Alliance (renseignement, surveillance et reconnaissance, défense aérienne et antimissile intégrée, transport stratégique, ravitaillement en vol). (…)
Le plan « ReArm Europe », lancé en mars 2025, vise à créer d’ici 2030 les conditions d’une dissuasion conventionnelle crédible. Les dépenses européennes combinées pourraient dépasser 800 milliards d’euros à cet horizon, se rapprochant du niveau américain. Toutefois, la quasi-parité budgétaire ne garantit pas l’autonomie capacitaire : remplacer les capacités américaines non nucléaires assignées à l’OTAN nécessiterait près de 1000 milliards de dollars supplémentaires, selon l’International Institute of Strategic Studies, et s’inscrirait dans le temps long à savoir un horizon d’une ou deux décennies. Malgré une hausse de plus de 30% des dépenses depuis 2022, 63% des acquisitions majeures réalisées entre 2022 et 2024 l’ont été auprès d’entreprises américaines. Parallèlement, 52% des programmes d’armement sont encore menés au niveau national, contre seulement 18% dans un cadre européen. » (Estelle Hoorickx, même revue).
Cette dépendance est également technologique et informationnelle, et affecte notamment l’aviation de combat : acheter des F35 c’est se donner un fil à la patte avec Washington. La Suède, et surtout la France, sont sans doute les Etats qui y échappent le plus, avec concernant la France les avions Rafale (susceptible de porter des vecteurs nucléaires) et la « dissuasion » nucléaire française (300 « têtes opérationnelles » et 4 SNLE, Sous-Marins Nucléaires Lanceurs d’Engins), alors que la « dissuasion » britannique (25 têtes, pas de SNLE) est connectée aux Etats-Unis (pour rappel, la Russie a 4300 têtes nucléaires, les Etats-Unis 3750).
L’expérience ukrainienne et l’émergence de la dissuasion robotique.
Cependant, toutes ces données militaires sont aujourd’hui bouleversées par l’expérience ukrainienne. Je ne parle pas ici de cet aspect capital pour nous, en tant que militants ouvriers, féministes, démocratiques, écologistes, de l’auto-organisation sociale dans la défense ukrainienne et dans l’armée, mais de l’aspect technologique, mais il faut préciser que cet aspect n’aurait pas émergé – et que l’Ukraine aurait été détruite – sans ce facteur humain, social et politique de l’initiative et de l’auto-organisation d’en bas. Des éléments décisifs de ce changement de paradigme sont donnés, dans ce même numéro de Diplomatie, par l’article de Thierry Berthier, intervenant lié aux entreprises productrices de drones, qui plaide donc pour les intérêts de celles-ci, et ne tire pas lui-même les conclusions révolutionnaires des données techno-stratégiques qu’il expose.
« Le conflit russo-ukrainien a mis en lumière une évolution rapide vers une guerre robotisée aéroterrestre et navale. Durant l’année 2025-2026, les drones aériens FPV (First Person View) ont provoqué 75% des pertes russes et ukrainiennes sur le terrain. En saturant l’espace de combat, les drones le rendent transparent pour l’adversaire et obligent les belligérants à s’enterrer de part et d’autres de la ligne de front, figeant durablement les positions [mais précisons que ce n’est pas là l’équivalent des tranchées de 14-18 malgré la ressemblance, en raison de ce qui suit :] L’usage généralisé des drones FPV instaure sur la ligne de front une « kill zone » (zone mortelle), sur une largeur évolutive de 30 à 40 kilomètres, devenue invivable pour les soldats humains, dont la probabilité de survie tend vers zéro en quelques minutes [ des brimades dans l’armée russe, ou l’exploitation de soldats africains ou nord-coréens, consistent à envoyer des hommes dans cette zone …] Ce territoire est désormais celui des robots, qui s’y affrontent à l’occasion de duels aéroterrestres et de manœuvres de d’interception air-air menées par des drones intercepteurs. Espace fortement brouillé, avec un système de positionnement par satellites bloqué (GNSS/GPS denied), il impose le recours à des techniques d’IA pour la navigation autonome, telles que le PNT (Positioning, Navigation, and Timing), ou à des liaisons filaires par fibres optiques accrochées aux drones aériens. Le « machine learning » devient indispensable pour franchir le mur du brouillage et poursuivre la mission en autonomie. »
Le concept clef de cet article, qui est en train de s’imposer, s’appelle la dissuasion robotique. Celle-ci est donc une « dissuasion », au même niveau que la dissuasion nucléaire.
Les conséquences révolutionnaires de ce concept, concept qui suit le constat d’une réalité, ne sont pas tirées, ni dans cet article, ni dans le discours des théoriciens militaires, et ceci est logique.
Ces conséquences sont en effet les suivantes.
Premièrement, la dissuasion robotique peut se substituer à la dissuasion nucléaire, car elle « empêche de passer » et, tôt ou tard, ceci concernera aussi les missiles stratégiques intercontinentaux (surtout si elle se combine à la technologie des lasers et des boucliers de missiles antimissiles, que la Russie prétendait avoir déjoué avec les armes hypersoniques).
Deuxièmement, la production et l’emploi efficaces de la dissuasion robotique ne marchent pleinement que dans un cadre disséminé, et non pas centralisé, et démocratique, de type coopératif, dans lequel, y compris du point de vue anticapitaliste, des petites entreprises peuvent avoir leur place, mais non pas les trusts industrialo-financiers de l’armement et les lobbies publics qui leurs sont associés, dont la France est un modèle.
Au contraire, l’article de Diplomatie, tout en posant le nouveau concept de dissuasion robotique, révolutionnaire, le bride par deux principes : le respect éternel du fétiche nucléaire et donc l’affirmation que la nouvelle dissuasion robotique ne peut que le compléter mais ne saurait s’y substituer, et la recherche d’une politique capitaliste d’intervention publique en vue de la formation d’écosystèmes industriels, ayant toutes chances d’être centrés sur les grands groupes, écosystème dont je signalerai que le modèle actuel, instable et précaire, pourrait être cherché en Chine, au Jiangnan !
J’ajoute que l’approche démocratique de la dissuasion robotique, qui n’est pas un fantasme de geek mais qui devient une question vitale de défense et de combat dans le siècle dans lequel nous sommes engagés, requiert qu’on laisse au vestiaire les proclamations d’esprits forts contre l’IA maléfique par définition, car, et les jeunes garçons et filles ukrainiens n’ont attendu personne pour le comprendre, c’est une affaire de vie ou de mort que de s’en emparer.
Du point de vue de l’opposition programmatique, principielle et concrète, aux armes de destruction massive, dont les armes nucléaires, dont je rappelle qu’Aplutsoc les avait réaffirmés précisément lors du retour de la menace nucléaire directe, au lendemain du 24 février 2022, nous avons là un apport considérable.
L’on peut donc dessiner, mais ce sera le sujet d’autres articles, la politique militaire démocratique européenne nécessaire : des drones, des véhicules, des armes défensives, des robots, de l’IA sous contrôle, requérant un contrôle public démocratique dont le BA-ba passe par la nationalisation et la socialisation des trusts de l’armement, et des budgets qui laissent tomber la dissuasion nucléaire pour se tourner vers les nouvelles formes de dissuasion, avec une militarisation démocratique, formant une armée combinant professionnels, volontaires et membres tournant, mixte, syndiquée, et où le débat, en dehors du moment des combats, doit être une force permanente.
La loi de programmation militaire française est, en gros, aux antipodes de cette conception. Or les militaires conscients ont un problème : ceux qui ont compris la portée du concept de dissuasion robotique voient bien que le pays numéro un en la matière, c’est l’Ukraine, et pas parce qu’elle avait un Etat et une armée forte, mais au contraire parce que la société et la population ont dû sauver leur peau et y ont réussi. Le pays numéro deux, c’est la Russie, en réaction aux expériences du champ de bataille. Israël a sans doute les compétences technologiques, mais il n’empêche que dans son attaque de l’Iran conjointe avec les Etats-Unis, c’est le retard des conceptions et des méthodes qui s’est exhibé, au point que Zelenski a proposé, et envoyé, des experts ukrainiens en drones et robotique, signifiant sans le dire à Trump qu’il n’a pas cette carte en main. Le pays numéro trois soit en fait la Chine, avec la zone techno-industrielle du Jiangnan.
Faire face à la guerre qui menace requiert des gouvernements et des régimes démocratiques et anticapitalistes. Dire cette évidence est formuler une hérésie dans la plupart des courants de gauche, ce qui souligne leur déconnection dramatique et leur opposition au mouvement réel. Mais un programme militaire démocratique serait le complément nécessaire et naturel des exigences portant sur l’urgence écologique et des revendications sociales, démocratiques et féministes. Et un tel programme est européen, sans que la souveraineté populaire n’y perde rien, au contraire.
https://aplutsoc.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/06/drones.webp?w=800
... aussi la remilitarisation du Japon, le jeu propre de l’Inde, les alliances latino-américaines et espagnole, la situation totalement inédite du Canada …
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que l’issue – soit pour éviter la guerre soit pour la gagner si les hégémons impérialistes l’engagent contre les peuples – dépend des mouvements sociaux et populaires, comme le soulèvement bolivien le montre à cet instant même. En introduction, je contestais la catégorie de « géopolitique » alors que cet article pourrait être pris pour un article géopolitique. Il ne l’est pas : la source des menaces militaires se situe dans la crise du mode de production capitaliste, et la résolution de ces menaces passe par l’intervention active de l’humanité d’en bas – cette leçon de l’Ukraine en février-mars 2022, sur laquelle se fonde toute la suite notre histoire commune.
IRAN : TRUMP EST-IL EN TRAIN DE PERDRE LA MAIN ? |GÉOSTRATÉGIX AVEC BONIFACE
Publié Il y a 10 heures • 23 vues - 3+
Dans cette émission "Géostratégix", Sara Trabi et Pascal Boniface reviennent sur la guerre entre les États-Unis et l’Iran, déclenchée fin février après une opération militaire d’ampleur menée par Washington et ses alliés. Soixante jours plus tard, le conflit s’enlise et ses répercussions dépassent largement la région, notamment depuis le blocus du détroit d’Ormuz, point stratégique du commerce mondial de pétrole. Une situation qui pèse déjà sur les marchés énergétiques et fait craindre des pénuries.
L’émission se poursuit avec l’annonce du départ des Émirats arabes unis de l’OPEP, une décision prise au nom de leur “intérêt national” et qui pourrait rebattre les cartes au sein du cartel pétrolier. Cap ensuite sur le Mali, confronté à une offensive inédite mêlant groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et rebelles touareg, fragilisant davantage la junte au pouvoir.
Enfin, direction la Syrie, où s’est ouvert le procès de Bachar el-Assad, jugé par contumace pour son rôle dans la répression du soulèvement de 2011. Un procès hautement symbolique, plus de quinze ans après le début de la guerre civile.
Visibilité Publique
Publié originellement 02/05/2026
CatégorieInconnu LicenceAttribution - Utilisation non commerciale - Pas d’œuvre dérivée Langue Français
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annexion de fait du Liban, Israël continue à tuer ... L'Arabie Saoudite augmente son influence ... Israël
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Mali ... blocus sur Bamako ... défaite pour la Russie et l'Africa Corps ...
Connue / https://diaspora-fr.org/posts/11625003
"
gilles geirnaert about 6 hours ago
▶ Pierre Razoux est historien, expert des conflits du Moyen-Orient, et spécialiste d’Israël et de l’Iran. Il est le directeur académique de la Fondation méditerranéenne d’études stratégiques, et l’ancien directeur de recherche à l’IRSEM. Il est également l’auteur de nombreux ouvrages de référence dont La guerre Iran-Irak, première guerre du Golfe (Tempus Perrin, 2017).
Dans cette interview par Olivier Berruyer pour Élucid, Pierre Razoux analyse un mois après son déclenchement une guerre dont personne ne maîtrise la sortie. Entre des États-Unis aux objectifs pour le moins ambigus, un Israël déterminé à détruire la menace iranienne et un régime de Téhéran conçu pour survivre aux pires frappes, le conflit s’installe dans une logique d’usure aux conséquences mondiales potentiellement dévastatrice. Pétrole, Chine, monarchies du Golfe, droit international : tout l’ordre du monde est en train de se recomposer sous nos yeux.
Une guerre qui ne surgit pas de nulle part
Il n’y a pas eu un événement unique qui a fait basculer la situation. Les États-Unis envisageaient déjà une intervention militaire contre l’Iran, mais ce sont les services de renseignement israéliens qui ont précipité le calendrier, en faisant savoir à Washington qu’une fenêtre d’opportunité existait pour « décapiter le régime », c’est-à-dire éliminer l’ayatollah Khamenei et toute une strate de commandement militaire. Donald Trump a arbitré en pensant pouvoir reproduire le scénario vénézuélien : éliminer le dirigeant suprême, puis imposer une nouvelle ligne politique à ce qui reste. Ce n’est évidemment pas ce qui s’est passé.
Pour bien saisir l’enchaînement, il faut comprendre que cette guerre se situe à l’intersection de deux niveaux de rivalité. Au niveau global, elle oppose indirectement les États-Unis à la Chine et à la Russie. Au niveau régional, elle constitue le énième round de la confrontation directe entre Israël et l’Iran, une confrontation ouverte depuis avril 2024, quand Téhéran avait commis ce que Razoux qualifie de faute stratégique en attaquant directement Israël, ouvrant ainsi la boîte de Pandore.
Ce qui change par rapport à juin 2025
La différence avec l’opération Marteau de minuit de juin 2025 est une question d’échelle. À l’époque, c’étaient les Israéliens qui menaient les opérations, avec une intervention américaine ponctuelle. Trump avait déclaré le programme nucléaire iranien neutralisé, et décrété la fin des hostilités. Cette fois, ce sont les États-Unis qui mènent la danse : environ deux tiers des frappes sont américaines, et un tiers israéliennes. L’ensemble de l’arsenal militaire américain est déployé pour tenter de détruire les capacités balistiques et nucléaires iraniennes, ainsi que tout ce qui menace la navigation dans le golfe Persique.
Pour Washington, neutraliser l’Iran revient aussi à affaiblir la Chine. L’Iran fournit environ 15 % des importations pétrolières chinoises, et 40 % du pétrole importé par Pékin transite par le détroit d’Ormuz, désormais fermé. Combiné à la chute de Maduro au Venezuela, qui représentait 5 à 7 % des importations chinoises, c’est un étranglement énergétique considérable. D’ailleurs, la rencontre prévue entre Trump et Xi Jinping à Pékin fin mars a été reportée, probablement parce que le président chinois a compris qu’il se retrouvait dans une position délicate.
Des objectifs fondamentalement divergents
Pierre Razoux souligne un paradoxe fondamental : les objectifs iraniens et israéliens sont parfaitement clairs et cohérents vus de Téhéran ou de Jérusalem. Ce sont les objectifs américains qui restent flous.
Pour Israël, il s’agit de détruire la menace militaire iranienne, point final. Le programme nucléaire, le programme balistique, la chaîne de commandement. L’arsenal conventionnel iranien, chars, avions, bateaux, est totalement obsolète et ne compte guère. Seuls les missiles balistiques, les drones et le cyber représentent un vrai danger. Quand les Israéliens ont compris que faire tomber le régime serait très compliqué, ils ont reporté leurs efforts sur l’appareil répressif, en espérant créer les conditions d’un soulèvement populaire qui a bien peu de chance d’advenir dans ces conditions.
Pour l’Iran, les objectifs sont tout aussi limpides. D’abord, survivre. Dans le narratif iranien, si le régime tient debout après tout ce qu’il a encaissé, c’est déjà une victoire. Ensuite, punir Trump et Netanyahu en maximisant le coût militaire, humain et financier de la guerre. Enfin, récupérer le tempo, c’est-à-dire montrer que ce ne sont pas les États-Unis qui choisiront le moment de l’arrêt des hostilités, mais l’Iran.
Côté américain, l’entourage de Trump n’est pas aligné. Steve Witkoff négocie, Jared Kushner est très impliqué auprès d’Israël et des pays du Golfe, Marco Rubio pousse à l’affaiblissement maximal de l’Iran, tandis que J.D. Vance se montre notoirement hostile à l’opération, conscient de son impopularité à l’approche des élections de mi-mandat. Trump, lui, fonctionne à la confiance personnelle, pas à l’expertise. Pour lui, négocier un accord international ou un accord immobilier répond à peu près à la même logique.
Les quatre scénarios
Auditionné au Sénat un mois avant cet entretien, Pierre Razoux avait proposé quatre scénarios de sortie de crise.
Le premier, une victoire rapide par effondrement du régime iranien, était d’emblée jugé improbable et ne s’est pas réalisé. La population iranienne ne descendra pas dans la rue sous les bombes face à un appareil répressif de 850 000 hommes, Bassidjis et forces de sécurité intérieure confondues. Les Iraniens ont déjà donné : ils sont descendus plusieurs fois dans la rue depuis dix ans, et à chaque fois cela s’est mal terminé.
Le deuxième scénario, un désengagement américain laissant Israël poursuivre seul, devient envisageable mais se heurte à un obstacle majeur : même si Trump déclare unilatéralement la fin des hostilités, l’Iran continuera de frapper les intérêts américains.
Le troisième, une reprise des négociations, reste bloqué par une défiance totale. Lors d’une première prise de contact à Islamabad, les Américains ont présenté une liste de 15 exigences, à laquelle les Iraniens ont répondu par 5 points tout aussi inacceptables, manière de dire : si vous voulez vraiment négocier, revenez avec quelque chose de sérieux.
C’est le quatrième scénario, celui de la guerre d’usure, qui prévaut. Pierre Razoux y voit un parallèle direct avec la guerre Iran-Irak de 1980 à 1988. À l’époque, les Iraniens auraient pu arrêter les frais en 1982 ou en 1986, mais ont choisi de continuer pour punir Saddam Hussein. En 1988, l’Iran était militairement à genoux, mais en survivant, il avait politiquement gagné. Le régime actuel raisonne exactement de la même façon. Les gardiens de la révolution, qui ont pris l’ascendant sur le clergé comme le montre la nomination du fils de Khamenei comme nouveau guide suprême, acceptent de perdre l’essentiel de leurs moyens offensifs pourvu qu’ils préservent l’outil répressif et l’armée régulière, suffisants pour tenir le pays.
Les monarchies du Golfe, grandes perdantes
L’analyse de Razoux sur les monarchies du Golfe est sans appel : elles seront les grandes perdantes de cette guerre, avec la population iranienne. Leur soft power, bâti sur une image de sécurité et de prospérité, vole en éclats. Les compagnies aériennes sont clouées au sol, le hub de Dubaï est paralysé, le tourisme s’effondre. Quant à leur hard power, ces armées suréquipées de matériel ultramoderne dont rêveraient bien des états-majors européens ne sont tout simplement pas entraînées pour un vrai conflit. Ces achats d’armement étaient avant tout une manière d’acheter des protections auprès des pays occidentaux.
L’Iran menace par ailleurs d’appliquer une logique de riposte symétrique : si les Américains frappent des centrales électriques, l’Iran frappera celles des pays du Golfe. Pour des pays comme le Qatar ou le Koweït, dont la survie dépend des usines de dessalement, c’est une menace existentielle.
L’Arabie saoudite se distingue toutefois par une situation plus confortable. Sa profondeur stratégique lui permet d’évacuer son pétrole par la mer Rouge, le tourisme religieux à La Mecque ne s’arrêtera pas, et la flambée des prix du pétrole remplit ses caisses. Elle pourrait tirer profit des recompositions d’après-guerre.
La France, elle, se distingue par une position cohérente : pas d’engagement offensif, mais respect strict de ses accords de défense avec les Émirats, le Qatar et la Jordanie.
Un basculement mondial, sans véritable vainqueur
Le conflit illustre selon Razoux une recomposition stratégique fondamentale. L’ordre international d’après-guerre s’effondre, l’ONU est inaudible, le droit international est bafoué par peut-être 70 % de la planète. Mais personne ne vient combler le vide. La Chine, souvent présentée comme la grande gagnante, se découvre vulnérable sur ses lignes d’approvisionnement maritimes. La Russie profite de la diversion mais reste engluée en Ukraine. Les États-Unis démontrent leur puissance de feu, mais s’enlisent dans un conflit sans issue claire.
Pour la France et pour l’Europe, l’enjeu est de changer de logiciel. Comprendre que « le monde des Bisounours, c’est fini », et qu’il va falloir réapprendre à être crédible, à se défendre, à faire respecter ses intérêts. Ce n’est pas qu’une question de budgets militaires. C’est un changement de mentalité
https://elucid.media/politique/l-iran-a-ete-concu-pour-la-survie-le-coup-de-poker-desastreux-de-trump?mc_ts=crises
"
Ndlr : il considère la Chine comme perdante. N'a-t-elle pas engrangé des données stratégiques pour un futur éventuel conflit ?
L’origine et les objectifs de la commission d’enquête sur nos dépendances numériques.
Numérique/s/
4 min ⋅ 24/03/2026
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À l'heure de la montée en puissance des régimes autoritaires, d’une offensive de l’extrême droite, de l'accélération des conflits et de la remise en cause du droit international, la maîtrise des outils numériques est devenu un enjeu démocratique, économique et géopolitique. Il est temps de sortir du déni de réalité quant à nos dépendances numériques, d’y faire face et d’arrêter de subir.
À l’initiative du groupe Écologiste et Social, une commission d’enquête sur les dépendances et les vulnérabilités dans le secteur du numérique a été créée le 3 février 2026. J’en suis la rapporteure.
...
Connu / mel
"
Sujet : Ce que nous vous devons
Date : Fri, 03 Apr 2026 16:39:33 +0000
De : Les Écologistes 🌻 contact@lesecologistes.fr
... Nicolas Bonnet siège à mes côtés pour le groupe écologiste et social. Et nous travaillerons ensemble jusqu’à la remise du rapport mi-juillet.
"
Tr. de la petite note vocale: ... Philippe Latombe, député MODEM ...
Publié Il y a 23 heures / Le Média
• 33 vues
Avec Géostratégix, présenté par Sara Trahi Le Média lance un nouveau rendez-vous consacré à l'actualité internationale, aux côtés du géopolitologue Pascal Boniface. L’ambition est claire : rendre lisible une actualité mondiale souvent complexe, en croisant regard journalistique et analyse experte.
Dès le premier numéro, l’émission s’attaque à l’un des principaux points de tension du moment : l’escalade entre les États-Unis et l’Iran. Face aux déclarations de Donald Trump, Pascal Boniface tempère : « Il y a un décalage total entre son discours et la réalité. On est dans une forme de vérité alternative ». Selon lui, loin du récit triomphaliste affiché, la situation révèle surtout une perte de contrôle stratégique : « S’il maîtrisait réellement la situation, il ne demanderait pas l’aide des Européens ».
L’émission propose ensuite un éclairage sur Israël et la Palestine, après l’adoption d’une loi controversée instaurant la peine de mort pour les “terroristes”. Une évolution qui, pour Boniface, s’inscrit dans une dynamique plus profonde : « La peine de mort existe déjà de fait. Là, on vient simplement légaliser des pratiques existantes ». Il pointe également une transformation durable du paysage politique israélien : « Depuis des années, la société et la classe politique se radicalisent ».
Enfin, direction Cuba, où la crise énergétique met en lumière les effets concrets des rapports de force internationaux. Là encore, Boniface décrypte une stratégie américaine ambivalente : « Il y a une volonté d’asphyxier le régime, mais sans provoquer un chaos total incontrôlable ».
Portée par une écriture fluide et une pédagogie assumée, Géostratégix s’inscrit dans la volonté du Média de proposer une information accessible sans renoncer à l’exigence. En articulant décryptage et contextualisation, l’émission offre aux spectateurs des clés pour comprendre un monde en recomposition permanente.
Visibilité Publique
Publié originellement 04/04/2026
Catégorie Actualité & Politique
LicenceInconnu Langue Français
Étiquettes Durée 23min 27sec
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•Analyses Chine Conflits internationaux
3 Comments
par Mente Alternativa
En saignant à blanc l’arsenal américain grâce à des drones bon marché et des missiles à bas coût, l’Iran a involontairement écrit la stratégie dont la Chine a besoin pour vaincre son plus grand adversaire : la guerre en Iran a donné à la Chine la clé pour vaincre les États-Unis.
Dans une analyse qui circule avec l’urgence de documents que personne ne veut lire mais que tout le monde devrait étudier, Robert Kelly, professeur de relations internationales à l’Université nationale de Pusan, avance une thèse aussi dérangeante que lucide : la campagne militaire des États-Unis contre l’Iran a involontairement servi de terrain d’essai où la République populaire de Chine a pu observer en temps réel les vulnérabilités structurelles de son principal adversaire mondial.
Publié le 24 mars 2026 sur le site spécialisé 19FortyFive, l’article de Kelly soutient que le véritable héritage du conflit du Golfe ne sera pas la défaite ou l’épuisement de Téhéran, mais plutôt la transmission involontaire d’un «manuel» pratique sur la manière de combattre – et de vaincre – les forces armées américaines. La principale conclusion de cet universitaire est aussi élégante dans sa formulation que dévastatrice dans ses implications : le conflit a mis en lumière la fragilité d’un modèle militaire fondé sur un petit nombre de systèmes ultra-coûteux et technologiquement complexes, comparé à une stratégie reposant sur des armes bon marché, produites en masse et consommables. Et la Chine, contrairement à l’Iran, dispose des capacités industrielles et financières nécessaires pour transformer cette logique en une véritable menace existentielle.
...
caractère «exquis» de l’appareil militaire américain : une dépendance quasi pathologique à l’égard de systèmes d’armes exclusifs, extrêmement coûteux et difficiles à remplacer. Parmi eux, on peut citer les porte-avions à propulsion nucléaire, les chasseurs de cinquième génération tels que les F-22 et F-35, les missiles de croisière de précision et les systèmes de défense aérienne Patriot, dont les intercepteurs individuels coûtent plus de quatre millions de dollars.
En réponse, l’Iran a déployé une stratégie que les stratèges militaires qualifient d’«échange asymétrique» : des essaims de drones dont le coût unitaire est inférieur à cent mille dollars, des missiles balistiques de conception rudimentaire produits en masse, et des attaques massives conçues moins pour infliger des dommages proportionnels que pour contraindre l’adversaire à épuiser ses ressources les plus précieuses à un rythme insoutenable. Il en résulte une équation qui favorise les plus pauvres, mais aussi les plus patients : chaque intercepteur Patriot lancé contre un drone iranien représente un échange économique de quarante pour un, et chaque missile de défense aérienne épuisé constitue une ressource qui ne sera plus disponible lorsque la véritable menace se profilera à l’horizon.
...
Ndlr : corrobore ma propre analyse :-(
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Jean-Luc Mélenchon est intervenu à l'occasion d'un meeting à Marseille avec Sébastien Delogu, le 7 mars 2026.
Dominique de Villepin ©Radio France - Grégoire Nicolet
Les États-Unis ont lancé, depuis samedi, une série de frappes sur l'Iran, conjointement avec Israël. Le guide suprême Ali Khamenei a été tué dans une de ces frappes. Avec cette intervention, les États-Unis ont fait "un pari", qui peut se transformer en "piège" selon Dominique de Villepin.
Avec
- Dominique de Villepin, homme politique et diplomate français
"L'intervention qui a lieu dans la région est un pari", estime Dominique de Villepin, ancien Premier ministre et ancien ministre des Affaires étrangères, lundi 2 mars sur France Inter. Les États-Unis ont lancé une série de frappes sur l'Iran depuis samedi, avec Israël. Les Américains "vont payer très cher cet oubli d'un ordre international", selon Dominique de Villepin.
"Bien évidemment, on doit se réjouir du fait qu'un régime qui a tiré contre ses enfants, un régime qui est aujourd'hui la cause de la souffrance du peuple iranien, se trouve affaibli", reconnaît l'ancien ministre, alors que le guide suprême Ali Khamenei a été tué dans une frappe samedi. Néanmoins, il explique "s'inquiéter, en même temps, de l'affaiblissement du droit international" et d'"une guerre qui risque de devenir régionale".
Il considère que cette intervention "est un pari". "Le pari, c'est de frapper d'en haut en espérant que le moment venu, le peuple qui est en bas aura la force, aura les moyens de réagir et de prendre le pouvoir pour se diriger lui-même", explique Dominique de Villepin. Un "voeu" mais "derrière, il y a aussi un piège : c'est le risque d'un durcissement du régime". "Nous ne pouvons pas considérer, parce qu'on a éliminé un dirigeant, que la question est réglée."
À écouter
Iran : la sociologue Azadeh Kian analyse la succession d'Ali Khamenei après "près de 40 ans de pouvoir"
L'invité de 7h15
10 min
Or, selon l'ancien ministre, "le régime [iranien] n'est pas du tout effondré. Il garde des moyens importants. Il a la capacité de réprimer son peuple". Dominique de Villepin trouve qu'"avant de demander aux gens de descendre dans la rue, il faut qu'il y ait un minimum de sécurité" en Iran et que la "stratégie" de Donald Trump est "pour le moins cavalière". Le président américain "va devoir assumer les conséquences de ce qui est en train de se passer dans la région. C'est une véritable tragédie qui se déroule".
Des "logiques impériales" qui font "primer la domination"
En effet, Dominique de Villepin évoque aussi les "contradictions dans le discours américain". "Quand les objectifs [de guerre] ne sont pas clairs, il y a le risque de l'enlisement, il y a le risque des conséquences tragiques pour toute la région". Il prend l'exemple des interventions américaines de ce début d'année et notamment au Venezuela, le 3 janvier. "À chaque intervention [Donald Trump] a donné des explications différentes, des objectifs différents. [...] Les motivations s'empilent." Ce qui pourrait entraîner, selon l'ancien ministre des Affaires étrangères, "la déstabilisation de l'ensemble de cette région".
Il ajoute que la "décision prise par Israël et par les États-Unis pose le problème de la négociation. Est-ce qu'on peut, alors même qu'une négociation est engagée [à Oman, sur le nucléaire iranien], décider de recourir à la force ? C'est non seulement détruire le droit, mais c'est détruire le principe même de la négociation", s'alarme-t-il. Dominique de Villepin fustige "des logiques impériales qui font primer la domination, font primer la puissance, font primer la force" et répète que "les États-Unis vont le payer très cher dans les prochaines années et Donald Trump également".
Clés : Info Monde Proche et Moyen-Orient Iran Conflits – Guerres Benyamin Nétanyahou Donald Trump Ali Khamenei Dominique de Villepin
Tr.: ...
violation du droit international, guerre impériale, objectifs pas clairs, risques de conséquences tragiques, garantie d'une règle pour tous, vocation d'un pays comme la France, l'Europe ...
déjà 7 interventions militaires ... piège, risque de durcissement du régime iranien ... principe de responsabilité, risque guerre asymétrique avec le terrorisme, le régime n'est pas à la veille de l'effondrement, les durs sont encore très nombreux, ... entrer en guerre en pleine négociation, c'est détruire le droit ... organiser une coalition diplomatique, trouver les bases d'une solution ... a regretté la réaction de la France, de l'Europe, pas assez puissante ... mobiliser la communauté internationale ... /Doctrine nucléaire fr la doctrine, les moyens, l'ambiguité stratégique. Le pouvoir de décision doit rester au pdt de la république ... risque d'enjeu pour nos libertés ... /RN enjeu majeur
Hugo Micheron, chercheur en science politique à l'École des Affaires internationales de Sciences Po. Spécialiste du Moyen-Orient et du djihadisme. Et Justin Vaïsse, historien, fondateur et directeur général du Forum de Paris sur la Paix.
Avec
- Hugo Micheron, politologue français, spécialiste du djihadisme en Europe
- Justin Vaïsse, historien, fondateur et directeur général du Forum de Paris sur la Paix, ancien directeur du Centre d’Analyse, de Prévision et de Stratégie du Quai d’Orsay
"On avait, jusque-là, un axe iranien qu'Ali Khamenei avait développé comme étant l'une des assurances vie de l'Iran", appelé "l'axe de la résistance" qui partait de Téhéran jusqu'à Beyrouth, en passant par Bagdad, en Irak, et Damas, en Syrie, "qui a été pulvérisé", affirme sur France Inter Hugo Micheron, chercheur en science politique à l'École des Affaires internationales de Sciences Po.
"On a à la place un axe d'États faillis", ajoute le spécialiste du Moyen-Orient et du djihadisme, lui faisant dire qu'"il y a un nouvel ordre régional aujourd'hui au Moyen-Orient". "Ce qui s'est passé sur les deux dernières années et demie au Moyen-Orient", comme la guerre entre Israël et le Hamas ou encore la chute du régime de Bachar-al-Assad en Syrie, "va probablement déterminer les dix ou quinze prochaines années au Moyen-Orient", un moment "historique", pour Hugo Micheron.
D'autant plus qu'actuellement, l'Iran se retrouve sans dirigeant, avec la mort du guide suprême Ali Khamenei. Depuis, "on voit bien que les réseaux que coordonnait l'Iran sont aujourd'hui très décoordonnés". "Ils envoient des bombes sur à peu près tout ce qu'ils peuvent" puisqu'ils "n'ont plus de chaîne de commandement". Pour autant, les "constructions étatiques", de la région et de l'Iran "sont tout à fait solides", pour Justin Vaïsse, historien, fondateur et directeur général du Forum de Paris sur la Paix.
À écouter
En Iran, les stocks de missiles et de drones sont loin d'être épuisés, mais la marine et les avions sont vieillissants
L'info de France Inter
1 min
"Le paradoxe et toute la difficulté de cette crise, c'est que l'Iran, ce n'est pas juste une dictature comme la Libye, avec quelques hommes de main, c'est un régime qui est là depuis plus de 40 ans et qui repose sur une structure milicienne de rue", rappelle-t-il. "Donc faire s'écrouler ce régime-là, c'est difficile." Raison pour laquelle "la grande question qui se pose", selon Justin Vaïsse, est de savoir "si effectivement Donald Trump est parti pour un changement de régime et s'il peut le faire depuis le ciel, c'est-à-dire par des bombardements".
Concernant l'attaque organisée par les États-Unis et Israël sur l'Iran le 28 février, Hugo Micheron assure que "le monde dans lequel on est aujourd'hui, c'est un monde extrêmement chaotique où les règles sont redéfinies quasiment jour après jour". "On est dans un monde de brute, de force, il y a vraiment cette brutalité des relations internationales, des guerres très ouvertes et donc on ne peut pas simplement toujours demander à jouer avec des règles que plus personne ne respecte."
L'équipe
- Alexandra Bensaid, Journaliste
- Simon Le Baron, Journaliste
Dans l'actualité
L'invité de 9h10 4000x1000
Karam Hassan
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Le regard culturel, chronique du mardi 03 mars 2026
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Géopolitique
Aujourd'hui
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3 min
Tr.: ... la démocratie est bafouée par le fait de détruire la confiance dans la diplomatie (déclencher une guerre alors que des négociations étaient sur le point d'aboutir)
...
*Ndlr : D.Trump met à mal la démocratie aux USA. En attaquant l'Iran avec Israel en pleines négociations, c'est l'ordre international qui continue à se dégrader après avoir porté atteinte à l'ONU. Comment sortir de ce rapport toxique à la puissance ?
Quel rôle peut jouer la médiation ? ACT
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Dans cet entretien, Pascal Boniface revient sur un parcours marqué très tôt par l’engagement politique et l’ouverture au monde. Sa politisation naît d'un engagement dés le lycée contre la guerre et le fascisme, qui lui font comprendre que les rapports de force internationaux structurent durablement les injustices. Très vite, les questions internationales s’imposent à lui comme un prisme central pour lire le monde.
À ses yeux, la plus grande erreur stratégique de la diplomatie française reste son alignement atlantiste, au détriment d’une voix réellement indépendante. Sur la Palestine, Boniface décrit un sujet où toute parole critique est immédiatement suspectée. Il évoque une forme de solidarité post-coloniale en France, qui empêche un débat serein et honnête. Cette constance lui a valu de prendre des risques, comme sur la Palestine ou dans sa défense de Médine face aux caricatures médiatiques.
Plus largement, il dénonce les biais médiatiques sur l’international qui lui valent d'avoir été écarté des grands plateaux des médias mainstream. En réponse, sa chaine Youtube lui a permis de toucher des centaines de milliers d'auditeurs.
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Publié originellement 06/02/2026
CatégorieInconnu LicenceAttribution - Utilisation non commerciale - Pas d’œuvre dérivée
Langue Français
Étiquettes Durée 1h 4min 56s
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Conférences
Jean-Luc Mélenchon est intervenu à l'occasion d'une conférence intitulée « La nouvelle donne internationale - Comprendre pour agir » face à la presse internationale, le 28 janvier 2026.
Tr.: ...
Trump ...
Sénégal
Actif depuis le 22 sept. 2024
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Selon vous quels sont les chances de succès du plan de Trump pour arrêter la guerre à GAZA ?
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• il y a 5 mois
“145% de tarifs US… et pourtant la Chine vend plus que jamais. Selon vous, où la Chine compense le plus en 2025 ? Afrique / ASEAN / Amérique latine / UE”. Pour voir la vidéo complète : https://youtu.be/Ls5hbNS35Ts
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• il y a 9 mois
De plus en plus de voix s’élèvent pour appeler au boycott des produits américains. Mais est-ce vraiment efficace ? Peut-on réellement peser face à une superpuissance économique comme les États-Unis ? Et surtout... à qui cela profite-t-il vraiment ? 💬 Que pensez-vous de cette stratégie ? Est-ce un levier de pression ou un coup d’épée dans l’eau ? Dites-moi ce que vous en pensez dans les commentaires. On en débat. 👉 J’ai publié une vidéo qui analyse en profondeur les motivations, les conséquences économiques et les implications géopolitiques de ce mouvement de boycott. 🎥 Regarde la vidéo ici : https://www.youtube.com/watch?v=yxyg0...
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Les parrains du siècle - Destins et déclins - Fnac
Ces hommes sont des légendes et leurs destins sont hors normes. Pourtant, leur vie est méconnue. Préférant l'ombre à la lumière, le silence à la confession, ces personnages hauts en couleur n'aiment pas s'exposer.
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Parrains du siècle, destins et déclins - Bruno Aubry - Babelio
Critiques, citations, extraits de Parrains du siècle, destins et déclins de Bruno Aubry. C'est une page intéressante que livre ce récit : une mafia à la fran...
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Parrains du siècle. Destins et déclins Bruno ... - Label Emmaüs
Au rebours d'anecdotes drôles ou tragiques, Bruno Aubry raconte la saga du grand banditisme avec son cortège de cadavres, de voyous, de règlements de comptes et de victimes innocentes.
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L'Europe Court à sa Perte : La Sombre Vérité de l'UE
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Parrains du siècle, destins et déclins, destins et déclins - Bruno ...
Des surnoms de renom qui en disent long sur leurs faits d'armes, leurs états de service, leur adresse à déjouer les rets tendus par la police ou leur habileté à asseoir leur autorité. À travers les destins de ces personnages hauts en couleur, Bruno Aubry nous convie à une histoire de la mafia made in France.
"
Ndlr : soupçonnée d'utiliser massivement l'IA / ???
Fiable ? Approfondir ACT
- Que déduire du profil YT ?
Déjà le nom : destins et déclins de qui ?
Tout à charge contre les USA ? l'occident ?
Qui sont ses partenaires ElecTruc et Sismo Politik ? - Via DDG :
LIVRE de Bruno Aubry à explorer par ailleurs ACT
Connu / https://diaspora-fr.org/posts/11474418
"
gilles geirnaert about 2 hours ago
Sortie de l’OTAN : de l’hypothèse marginale à l’option politique
La possibilité d’une sortie de la France de l’OTAN quitte le registre du tabou politique. Dans une interview accordée au Berliner Zeitung, Clémence Guetté défend une rupture stratégique avec l’Alliance atlantique, au nom de l’indépendance française, du respect du droit international et d’une nouvelle voix diplomatique non alignée.
Ce qui passait encore récemment pour une hypothèse marginale s’invite désormais au cœur du débat politique français : la question d’une sortie de la France de l’OTAN. Cette perspective a franchi un nouveau palier lorsqu’une initiative parlementaire formelle a été déposée à l’Assemblée nationale et que, au fil de l’entretien accordé au Berliner Zeitung, sa portée a été clairement assumée par sa principale promotrice.
À l’origine de cette résolution figure Clémence Guetté, vice-présidente de l’Assemblée nationale et députée de La France Insoumise. Dans les colonnes du quotidien allemand, elle défend une rupture explicite avec l’Alliance atlantique, estimant que le contexte international a radicalement changé. Selon elle, la réorientation assumée de la politique américaine, désormais revendiquée comme impériale, confère une urgence nouvelle à une position historiquement portée par son mouvement.
Dans son argumentation, Guetté énumère une série de faits qu’elle juge révélateurs : l’enlèvement illégal du président vénézuélien Nicolás Maduro, les pressions exercées contre des États souverains, les menaces d’annexion du Groenland, les sanctions visant des responsables européens favorables à l’encadrement des géants numériques américains, ou encore les accords commerciaux imposés au détriment des intérêts européens. À cela s’ajoute l’exigence formulée lors du dernier sommet de l’OTAN d’augmenter massivement les dépenses militaires, jusqu’à 5 % du PIB, une orientation qui, selon elle, profiterait avant tout à l’industrie d’armement des États-Unis.
Pour la députée, ces éléments convergent vers un même constat : Washington se placerait ouvertement en dehors du droit international et des mécanismes de sécurité collective, reléguant l’Union européenne à un « statut de vassal ». Dans ce contexte, continuer de considérer les États-Unis comme un allié relèverait d’un aveuglement stratégique. Maintenir la France dans une alliance dirigée par une puissance assumant une telle posture exposerait le pays à des choix militaires contraires à ses principes et à ses engagements internationaux.
La sortie de l’OTAN constituerait, à ses yeux, une alternative crédible. Elle permettrait à la France de retrouver une pleine autonomie militaire et diplomatique et de renouer avec une position de non-alignement. Guetté souligne que la dissuasion nucléaire française offrirait déjà les moyens nécessaires à la défense du territoire national et de la population, sans dépendance structurelle à une alliance permanente.
En outre, cette non-appartenance à l’OTAN ne signifierait pas l’isolement. Bien au contraire, rompre avec ce qu’elle qualifie de « bloc occidental » et ses attitudes dominantes renforcerait la capacité d’influence de la France. Dans des cadres multilatéraux comme la Francophonie, l’Organisation des Nations unies ou l’OSCE, Paris pourrait promouvoir des coopérations orientées vers l’intérêt général : transition écologique, alternatives au néolibéralisme, protection des biens communs et désarmement nucléaire multilatéral.
Berliner Zeitung note que le débat trouve un écho particulier dans le paysage politique français. Le bloc de gauche auquel appartient LFI constitue aujourd’hui la première force à l’Assemblée nationale, tandis que le Rassemblement National, également critique de l’OTAN, occupe une place centrale à droite. Même au sommet de l’État, les doutes ne sont pas absents : Emmanuel Macron a plusieurs fois interrogé l’orientation de l’Alliance et rappelé la nécessité de défendre sans concession la souveraineté territoriale européenne.
Dans ce contexte, toujours selon le quotidien allemand, la résolution portée par Guetté apparaît moins comme un geste isolé que comme la cristallisation d’un débat de fond sur l’autonomie stratégique française et européenne, désormais pleinement assumé sur la scène publique.
PT
3+ : Julien Delalande, Canårđø-2.žerø, Alain Lasverne
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90,8 k abonnés - 151+ - 8 010 vues - 58 commentaires LE CENTRE D'ÉVÈNEMENTS ET DE CONGRÈS INTERACTIFS (CECI)
Conférence dans le cadre des Congrès scientifiques mondiaux TimeWorld : TimeWorld expose et anime la connaissance sous toutes ses formes, théorique, appliquée et prospective. TimeWorld propose un état de l'art sur une thématique majeure, avec une approche multiculturelle et interdisciplinaire. C'est l'opportunité de rencontres entre chercheurs, industriels, universitaires, artistes et grand public pour faire émerger des idées en science et construire de nouveaux projets.
https://timeworldevent.com/fr/
Pour sa 6e édition, TimeWorld prend place au cœur du grand projet de développement de la vallée de l’énergie, avec l’UQTR, IDé Trois-Rivières et les Fonds de recherche du Québec pour grands partenaires les 2, 3 et 4 avril 2024. 72 CONFÉRENCES - 7 DÉBATS - 1 LUNCH-CAUSERIE - 1 ZONE DE KIOSQUES - 1 EXPOSITION D’ART - 1 TIMEWORLDSHOP - 1 PERFORMANCE
Chercheur indépendant spécialiste des marchés, stratégies et de la géopolitique de l’hydrogène, Mikaa Blugeon-Mered est chargé d’enseignement à Sciences Po sur ces thématiques et, depuis novembre 2023, expert-coordinateur de la Task Force Hydrogène de MEDEF International. Ses travaux intersectent les enjeux d’espace, sécurité, climat, norme, innovation, flux et diplomatie économique, avec une approche néo-institutionnaliste et comparatiste des politiques industrielles applicables à l’hydrogène. En charge du projet « Hydrogen Policy Radar » depuis 2022, il a effectué près de 50 terrains sur 5 continents pour vérifier la réalité de l’exécution des stratégies hydrogène nationales et locales. Également enseignant à HEC Paris, à l’École de Guerre et à l’Université Mohammed VI Polytechnique (Maroc), il est membre du réseau World Hydrogen Leaders, du comité de pilotage de CertifHy et a été nommé en 2022 « Ambassadeur pour l’hydrogène vert » par l’Association Internationale pour l’Hydrogène Énergie (IAHE). Lauréat du prix « Visionary Cleantech Policy Decision-maker » aux World Cleantech Awards de Janvier 2024, il finalise actuellement la rédaction de deux nouveaux ouvrages consacrés aux enjeux économiques et géopolitiques de l’hydrogène en 2024 et vient de concevoir la première « Fresque des Hydrogène » en France.
Conférence : Pourquoi l’hydrogène bouleverse déjà la géopolitique de l’énergie ?
Le 2 avril 2024 au Centre d’Événements et de Congrès Interactifs à Trois-Rivières lors du congrès mondial TimeWorld Energie.
Cette conférence vise à explorer les dynamiques complexes autour de l’hydrogène en tant que vecteur énergétique émergent, ainsi que source d’énergie primaire (hydrogène naturel). Envisagé dans 120 pays à travers le monde comme une solution potentielle aux défis énergétiques mondiaux et locaux, promettant de réduire la dépendance aux combustibles fossiles et de faciliter la transition vers une économie à faible émission de carbone, l’hydrogène défraie régulièrement la chronique bien que cette énergie reste encore mal connue et sujette à préjugés qui pénalisent son développement. Cette conférence se propose d’analyser comment, au-delà des mythes entourant son potentiel, l’hydrogène influence déjà la géopolitique de l’énergie, remodélant les alliances internationales, les marchés énergétiques et les stratégies nationales de sécurité énergétique. Elle abordera les innovations technologiques permettant la production, le stockage et le transport de l’hydrogène, ainsi que les défis économiques et environnementaux associés. En outre, la conférence examinera les politiques gouvernementales et les investissements dans l’infrastructure nécessaire à son adoption éventuelle, soulignant les opportunités et les risques pour les pays producteurs et consommateurs d’énergie. Enfin, elle mettra en lumière les implications de l’hydrogène pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre, la sécurité énergétique et le développement durable, pour une compréhension nuancée et systémique de son rôle dans la future géopolitique de l’énergie.
Connu / TG le 1/09/24 à 22:15
Publié le jeudi 1 janvier 2026 à 08:17 - Géopolitique
Au 1er janvier, fini le lev, bienvenue l'euro. Sofia adopte la monnaie commune. Une bonne nouvelle pour l'Union, la Bulgarie est le 21eme pays à choisir l'euro, mais aussi pour la lutte contre les ambitions hégémoniques russes.
Avec Anne Soetemondt, journaliste
Plus la Bulgarie, membre de l'union depuis 2007, sera liée à Bruxelles -il y a d'abord eu l'accord d'association, puis l'entrée dans l'espace schenghen et aujourd'hui l'adoption de l'euro-moins le pays sera vulnérable aux influences russes. C'est l'avis de certains observateurs. D'autant plus important que les défis sont de taille : crainte du retour d'une hyperinflation, corruption endémique. Il ne faudrait donc pas que la Russie regagne en influence dans ce pays parmi les plus pauvres de l'union
La Bulgarie sujette aux influences russes?
Pour des raisons évidentes d'histoire, elle était un satellite de l'union soviétique, et géographiques. Avec ses presque 7 millions d'habitants, la Bulgarie est voisine de deux pays membres de l'union, la Grèce et Roumanie, mais située au bord de la mer noire, la Russie est donc droit devant ! La Crimée, à seulement 400 km à vol d'oiseau. Impossible d'échapper à la guerre en Ukraine, à l'agressivité russe, au spectre de Moscou qui sait parfaitement dans quel contexte se trouve le pays. Un pays sans gouvernement après des manifestations monstre anti-corruption, un pays sans budget et qui va donc devoir organiser des législatives en 2026.
L'occasion rêvée pour le Kremlin, après la Roumanie, la Moldavie, de faire de l'ingérence électorale. D'autant que la population bulgare est une proie de choix, elle qui, selon différents baromètres, ferait d'avantage confiance aux réseaux sociaux qu'aux médias traditionnels.
Quel est aujourd'hui le poids de l'influence russe en Bulgarie?
La Bulgarie est tiraillée entre deux mondes : le russe, c'est le passé et l'européen, le présent. Et cette histoire la rattrape souvent.
Depuis le début de la guerre en Ukraine, il a par exemple fallu s'émanciper du gaz russe, c'est fait, du pétrole russe, cela prend du temps. Mais soyons clair les gouvernements successifs n'ont jamais manqué de solidarité avec Bruxelles sur le dossier, votant systématiquement les sanctions contre Moscou.
Une position claire même si économiquement, l'influence russe est omniprésente. Une influence politique également. Plus de la moitié de la population est opposée au passage à l'euro, travaillée par plusieurs partis : l'extrême-droite, ouvertement pro russe, ou le parti socialiste héritier du parti communiste bulgare qui défend des positions parfois ambigües sur Moscou. Un scepticisme représenté au plus haut sommet de l'Etat par le président.
Alors émettons un souhait, qu'à moyen ou plus long terme l'entrée dans l'euro convainque l'opinion bulgare que l'idée européenne est la bonne, pour permettra à Sofia de s'arrimer définitivement à l'ouest européen, et de tarir la tentation pro russe d'une partie de la population. Ce serait une bonne résolution!
Clés : Monde Info Géopolitique
Patrick Marques @pmarques35.bsky.social
[1/3] Le rapport AXA 2025, fondé sur une enquête auprès de 3.595 experts dans 57 pays, classe pour la 4e année consécutive le changement climatique comme principal risque mondial, devant les conflits et la fragmentation géopolitique. #geography #Global #Risks
Visualizing the Top 10 Global Risks (2020-2025)
From climate change to rising polarization, we show the top 10 global risks in an increasingly uncertain climate.
www.visualcapitalist.com
31 octobre 2025 à 08:25 19 reposts 2 citations 24 ont aimé 2 conservés
- [2/3] Les catastrophes climatiques aggravent les migrations et la baisse des rendements agricoles. L’essor de l’intelligence artificielle crée aussi de nouveaux risques pour la sécurité et l’emploi. La carte mondiale des vulnérabilités se redessine. #geography #Global #Risks
- [3/3] AXA Future Risks Report 2025 :
www.axa.com/fr/actualite...
#geography #Global #Risks
Future Risks Report
Le panorama mondial des risques émergents
www.axa.com