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Le phénomène El Niño, qui fait varier le climat localement, est-il plus intense à cause du réchauffement ? A quel point ce dernier est-il amplifié par le comportement des nuages ? Les climatologues font chauffer leurs méninges.
Matthieu Jublin, le 3 juillet 2026
7 min
Un épisode de sécheresse intense à Songkhla, en Thaïlande. Les scientifiques accordent une attention particulière aux nuages bas, qui exercent un fort effet de refroidissement, et dont la diminution aggrave le déséquilibre énergétique de la Terre. © Getty images/Bento Fotography
L’été 2026 sera chaud, et on sait pourquoi. La mécanique du réchauffement climatique est en effet bien connue dans sa globalité : les activités humaines provoquent une hausse de la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et ces gaz, comme leur nom l’indique, augmentent l’effet de serre, c’est-à-dire la rétention par l’atmosphère du rayonnement infrarouge issu du soleil et renvoyé par la Terre.
Bien que ce dernier soit nécessaire pour rendre la Terre vivable, le surcroît d’effet de serre lié aux activités humaines aura réchauffé la planète de 1,5 °C par rapport au niveau préindustriel d’ici la fin de la décennie, selon le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Et à ce rythme, les 2 °C de réchauffement seront allègrement dépassés à la fin du siècle.
Ce climat réchauffé provoque déjà des canicules plus intenses, plus longues et à des périodes plus inhabituelles, comme la France en fait régulièrement l’expérience depuis le mois de mai. Sans oublier les perturbations des régimes de précipitations, variables selon les régions, causant inondations ou sécheresses.
D’El Niño à Super El Niño ?
L’été sera donc chaud, mais il pourrait être encore plus chaud et chaotique dans certaines zones du globe. La raison : le phénomène El Niño, qui existe depuis bien plus longtemps que le réchauffement climatique, et fait partie des facteurs de variabilité naturelle du climat.
Son fonctionnement est bien identifié. Tous les deux à sept ans, une oscillation du climat survient dans l’est de l’océan Pacifique, au niveau de l’équateur. Pendant six mois à un an, les vents, qui soufflent habituellement d’est en ouest, et permettent de refroidir cette zone, ralentissent ou changent de sens. La chaleur s’accumule alors dans les eaux du Pacifique Est, et se transmet à l’atmosphère.
Du fait de cet immense déstockage d’énergie, l’Océanie et l’Asie du Sud-Est, voire l’Afrique, peuvent être confrontées à de fortes sécheresses, tandis que l’Amérique du Sud est, elle, exposée à de fortes pluies.
Le dernier épisode El Niño en date a contribué à faire de 2024 l’année la plus chaude de l’histoire depuis le début des relevés. Et l’enfant terrible du Pacifique « est déjà présent et devrait s’intensifier rapidement pour atteindre une forte intensité » entre juillet et septembre 2026, selon l’Organisation météorologique mondiale. Il pourrait même s’agir d’un « Super El Niño », un épisode particulièrement intense.
« Si nous sommes confrontés à un événement très intense dans une année déjà très chaude, ses effets météorologiques seraient particulièrement puissants », indique **Pascale Braconnot**, climatologue au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE-IPSL).
Pas de consensus scientifique
Jusque-là, rien d’étonnant : le climat se réchauffe, tout en conservant sa variabilité naturelle – dont El Niño est l’une des composantes – ce qui rend les épisodes exceptionnels plus extrêmes. Mais une nouvelle question agite la sphère des climatologues : le réchauffement climatique modifie-t-il les paramètres mêmes du phénomène El Niño, rendant celui-ci plus intense ?
Les chercheurs ont en effet mesuré que, depuis les années 1960, la récurrence de phénomènes El Niño intenses est particulièrement élevée. Une étude publiée en 2023 dans Nature1 a par exemple simulé plusieurs siècles d’événements El Niño dans un monde fictif où le réchauffement climatique n’existerait pas. Dans un tel monde, la probabilité de voir s’enchaîner autant d’événements intenses sur soixante ans n’est que de 2,5 % à 10 %.
Bref, le réchauffement climatique, en plus d’augmenter les températures, aurait-il aussi un effet sur le principal facteur de variabilité naturelle du climat ?
« C’est une question difficile, admet Pascale Braconnot. Certaines projections prédisent effectivement des événements El Niño particulièrement forts sur les cinquante prochaines années. »
Pour l’heure, il n’y a pas de consensus scientifique établi sur la question. « Le sixième rapport du Giec n’établit pas de lien très clair entre réchauffement et intensification d’El Niño », rappelle Valérie Masson-Delmotte, climatologue au LSCE-IPSL, qui a coprésidé le groupe 1 du Giec ayant rédigé ce rapport.
Pour arbitrer cette controverse, il est nécessaire d’accumuler toujours plus de données et de les confronter aux projections des nombreux modèles climatiques existants, de manière à établir un éventuel lien de causalité entre réchauffement et intensification d’El Niño. Un travail complexe, mais qui est le lot quotidien des climatologues.
« Les différents modèles climatiques que nous utilisons sont proches, mais différents en termes de finesse ou de complexité. Ils postulent donc des liens de causalité sensiblement différents pour expliquer les processus climatiques. Notre travail consiste à scruter les données et à sélectionner la combinaison de modèles qui donne les résultats les plus proches des observations réelles », décrit Pascale Braconnot.
L’enjeu des boucles de rétroaction climatique
Au-delà du cas El Niño, la perspective de voir le thermomètre s’emballer parce que le réchauffement provoquerait une réponse du système climatique qui elle-même amplifierait le réchauffement est un sujet de recherche capital. Ce type de processus porte le doux nom de « boucle de rétroaction climatique ».
La plus importante de ces boucles de rétroaction est liée à la quantité de vapeur d’eau dans l’atmosphère. En effet, la vapeur d’eau est un gaz à effet de serre. Or dans un climat plus chaud, l’atmosphère peut contenir plus de vapeur d’eau…
Une deuxième rétroaction est la diminution de « l’effet albédo » de la glace polaire : comme la surface de glace rétrécit à cause du réchauffement son effet « parasol » diminue et elle renvoie moins de rayonnement solaire dans l’espace, ce qui augmente la quantité d’énergie absorbée par la Terre – donc le réchauffement, donc la fonte des glaces.
Une autre de ces rétroactions, liée aux nuages, est beaucoup plus complexe à anticiper, car les nuages ont des effets antagonistes sur le climat. D’un côté, ils renvoient une partie du rayonnement solaire dans l’espace (effet albédo), tendant ainsi à refroidir le climat ; de l’autre, ils piègent dans l’atmosphère une partie de la chaleur émise par la Terre (l’effet de serre naturel), ce qui tend à réchauffer le climat.
Les nuages bas contribuent beaucoup à l’effet albédo et peu à l’effet de serre : ils exercent donc un fort effet de refroidissement. Le problème est qu’il y en a de moins en moins.
En prenant en compte l’ensemble des nuages, l’effet refroidissant domine, mais un changement du type, de l’altitude ou de la localisation des nuages peut renforcer ou atténuer cet effet refroidissant. Les scientifiques accordent une attention particulière aux nuages bas, comme les stratus, les stratocumulus et les petits cumulus, qui contribuent beaucoup à l’effet albédo et peu à l’effet de serre. Ces nuages exercent donc un fort effet de refroidissement sur la Terre.
Le problème est qu’il y en a de moins en moins. Ceci en raison du réchauffement de la surface des océans, mais aussi de l’effet direct du CO2 dans l’atmosphère, et enfin à cause de la diminution des émissions d’aérosols polluants, qui est certes une bonne nouvelle pour la pollution de l’air, mais qui peut réduire l’effet albédo des nuages bas.
Moins de nuages, plus de réchauffement
La diminution de ces nuages bas aggrave le déséquilibre énergétique de la Terre, un indicateur capital qui correspond à la différence entre la quantité d’énergie qui entre sur le globe et celle qui en sort. « Ce déséquilibre énergétique a augmenté de 40 % en sept ans », indique Valérie Masson-Delmotte.
Selon une étude de 20252, il a même plus que doublé en vingt ans, ce qui signifie que la chaleur s’accumule deux fois plus rapidement sur la planète. Une accélération plus importante que celle anticipée par les modèles climatiques.
Quelle est l’influence des nuages dans ce phénomène ? Les réunions de scientifiques se succèdent pour tenter de le mesurer, et des travaux scientifiques récents proposent une évaluation.
« Sur les vingt dernières années, la surface terrestre couverte par les nuages a diminué de 0,05 %. C’est peu, mais des collègues ont mesuré que cela expliquait la moitié du déséquilibre énergétique constaté », raconte ainsi **Sandrine Bony**, directrice de recherche CNRS au Laboratoire de météorologie dynamique et autrice principale du quatrième rapport du Giec.
Une étude publiée dans Science en 20253 a par ailleurs analysé les causes des températures particulièrement élevées de l’année 2023. Cette année, le thermomètre a dépassé de 1,5 °C la moyenne préindustrielle, alors que les modèles climatiques tablaient sur un dépassement d’environ 1,3 °C. Les scientifiques ont conclu que cette différence de 0,2 °C est liée à une diminution record de l’effet albédo, causée par la réduction de la couverture nuageuse.
« Mieux anticiper la réponse des nuages au réchauffement climatique est un défi scientifique, car il reste beaucoup de choses à comprendre sur leur comportement », explique Sandrine Bony. La scientifique rappelle cependant que « la vitesse à laquelle les nuages changent avec le réchauffement est moins surprenante que la vitesse à laquelle le climat se réchauffe. »
Article écrit par Matthieu Jublin, Journaliste
VERDE - Santé psychique des militants écologistes : Etude exploratoire transversale sur l’exposition aux interventions des forces de l’ordre et la détresse psychologique.
Intitulé de la structure : L’Université Paris XIII – Sorbonne Paris Nord (USPN, 99 avenue Jean Baptiste Clément 93430 Villetaneuse) représentée par sa Présidente Mme CHARNAUX Nathalie, est responsable de traitement.
Cette recherche est promue par le Département Universitaire de Médecine Générale de l’USPN, 74 rue Marcel Cachin 93017, Bobigny cedex.
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Les données recueillies ne seront accessibles qu’aux investigateurs sous-cités :
- Coordinateur de la recherche et investigateur principal : Dr SURDON-DEMONGEOT Bartholomé (Médecin généraliste).
- Investigateurs associés : Dre COUSIN CABROLIER Lorraine (Santé Publique) et Dr ADRIEN Vladimir (Psychiatre).
...
mail bartholome.surdondemongeot@univ-paris13.fr ou par courrier à son attention au DUMG de l’Université Sorbonne Paris Nord, 74 Rue Marcel Cachin, 93017 Bobigny cedex, ou bien auprès du Délégué à la protection des données, Université Sorbonne Paris Nord, 99 avenue Jean Baptiste Clément, 93430 Villetaneuse ou par mail dpo@univ-paris13.fr.
Connue / https://wegreen.fr/post/198911
Les citoyens s’inquiètent d’un possible impact des champs électromagnétiques sur leur santé. Les effets peuvent alors être directs (troubles biologiques) et/ou indirects (déclenchement d’un incendie, une explosion…). Parmi les risques potentiels, celui de l’hyperthermie est démontré à forte intensité ; d’autres sont étudiés, notamment celui de cancer qui ressort dans les études épidémiologiques et celui d’une possible sensibilité électromagnétique accrue ; ils dépendront naturellement de la nature et de l’intensité de l’exposition. Les champs électromagnétiques, émis par les lignes à haute tension, les antennes relais et la téléphonie mobile, peuvent inquiéter. De nombreuses études scientifiques, nationales ou européennes, sont en cours pour approfondir le sujet mais un consensus n’a pas encore été obtenu. L’Ineris, grâce à sa double compétence en physique et en toxicologie, a participé à de nombreux travaux et continue, à travers ses recherches, d’alimenter les données collectées au fil du temps.
De multiples travaux scientifiques à l’Ineris visent à étudier les effets des champs électromagnétiques sur la santé, ainsi que les mécanismes possibles sous-jacents. Mieux comprendre les modes d’actions et les effets, en particulier sur le système nerveux, est le fer de lance de telles études expérimentales. Ces travaux font l’objet de sujets de thèse pour les doctorants encadrés par les chercheurs de l’Ineris. Une unité mixte de recherche, PeriTox, est constituée depuis 2008 avec l’université de Picardie Jules-Verne (UPJV) à Amiens pour étudier ces sujets, permettant de renforcer les ressources grâce aux synergies régionales. Une collaboration de proximité existe aussi pour la mesure et la caractérisation des expositions avec le Centre technique national des industries mécaniques (CETIM) à Senlis. Une partie de ces projets reçoit le soutien de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) et de la Commission Européenne ; des subventions régionales (Picardie puis Hauts-de-France) contribuent également à ces projets.
Des travaux sur l’équilibre énergétique
Il y a quelques années, l’Institut a piloté un projet de recherche ANTHOMEO sur l’équilibre énergétique destiné à identifier un effet potentiel des champs électromagnétiques sur la structure du sommeil. Un léger effet d’une exposition répétée a été observé sur le sommeil, mais il est surtout apparu que les ondes RF produisent une réaction similaire à une réponse au froid. Les voies biologiques impliquées dans cet effet sont en cours d’étude. Le projet MOTHERR (financé par l’Anses), mené en collaboration avec l’université de Bordeaux, l’université de La Sapienza à Rome et l’institut Mines-Télécom, vise à établir un modèle en dynamique moléculaire du récepteur TRPM-8, ou d’autres récepteurs de la famille TRP (Transient receptor potential), exposés à un champ électromagnétique radiofréquence. Un modèle, précisé par les résultats d’études expérimentales pharmacologiques, biochimiques et physiologiques in vivo et in vitro, explorera l’influence de différents paramètres de l’exposition (tels que les nouvelles technologies : LTE ou 4G, 5G…) qui pourront à leur tour faire l’objet de confirmations expérimentales. L’intérêt est de préciser les voies biologiques impliquées et de déterminer un seuil de sensibilité et les paramètres efficaces d’un effet sur la régulation thermique. Le projet européen GOLIAT, financé par le programme de recherche communautaire Horizon Europe et dans lequel l’Ineris est également impliqué, permettra de préciser ces paramètres, et de rechercher d’éventuelles conséquences sanitaires des premiers effets observés, notamment sur la perception thermique et l’alimentation en ambiance chaude.
L’étude des effets des radiofréquences sur la neurotoxicité et de la reprotoxicité
L’Ineris a mené également des travaux de recherche, afin d’évaluer l’éventuelle influence des ondes radiofréquences émises par le téléphone portable sur le système nerveux central. Les projets Inflaref (2010-2013) et Neurogenese (2017-2020), financés par l’Anses, en collaboration avec l’université d’Orléans et le Centre national public de la santé de Hongrie à Budapest, visaient à examiner la fragilité du stade du neurodéveloppement (in vivo, durant la gestation chez le rongeur et in vitro, sur des cellules neuronales souches) en réponse à des expositions à des niveaux de champs électromagnétiques 2G égaux ou supérieurs aux limites. Nos données in vivo indiquent une diminution du niveau d’exploration des rats adolescents exposés durant leur développement. Ceci suggère une modification à long terme sur le développement cérébral. Nos données in vitro suggèrent des effets des CEM-RF sur la différenciation et l’intégrité des cellules neuronales souches, détectés par une augmentation de leur prolifération et du nombre de cassures d’ADN. Ces effets ont été obtenus lors des tests in vivo et in vitro des niveaux de CEM-RF les plus élevés (2 W/kg sur le corps et 0,08 W/kg sur des cellules souches), qui, transposés à l’homme correspondent à des niveaux au-dessus des limites réglementaires d’exposition.
Sur le plan bioclinique, l’Ineris a mené des études sur les effets des CEM de la téléphonie mobile sur les effets biologiques chez l’Homme. Ces études (projet Physioref) visaient à déterminer les effets d’une exposition aigüe des CEM de GSM 900 MHz sur l’activité électrique cérébrale. Les résultats ont montré qu’une exposition d’une vingtaine de minutes au téléphone portable entraîne une modification de la bande alpha dans l’électroencéphalogramme (EEG).
Achevé en 2020, le projet BRAIN-RF en collaboration avec l’Institut du cerveau et de la moelle de La Pitié-Salpêtrière, à Paris, visait à déterminer quelles régions sous-jacentes et structures neuronales étaient impliquées dans la modification de la bande alpha dans l’électroencéphalogramme (EEG) de repos lors d’une exposition aux champs des radiofréquences (GSM 900 MHz). En effet, les résultats ont montré une modulation significative de l'activité de la bande alpha MEG après l'exposition aux radiofréquences, avec différentes régions corticales impliquées en fonction de la condition des yeux, probablement en raison du niveau d'attention différent avec les yeux ouverts ou fermés. De nouveaux travaux sont en cours chez des volontaires sains avec des expositions 5G (2020-2023). Cette étude sera étendue à un plus grand nombre de sujets dans le cadre du projet européen GOLIAT, et l’étude des fonctions cognitives y sera approfondie.
L’Ineris a lancé le programme de recherche Sensi- RF pour rechercher chez des personnes se déclarant électrosensibles des marqueurs et indices physiologiques. Ce programme est articulé en 3 étapes :
i) questionnaires pour caractériser la population des électrosensibles recrutés dans l’étude,
ii) étude clinique des profils biologiques en l’absence d’exposition aux CEM
iii) étude clinique des profils biologiques lors d’une exposition en double aveugle.
Comme à ce jour, il n’y a pas de marqueurs de ce syndrome, l’étude explore les grandes fonctions physiologiques susceptibles d’être affectées, par des mesures électrophysiologiques et la mesure de marqueurs endocriniens, circadiens et immunitaires au niveau salivaire et urinaire. Les résultats ont montré que si la majorité des indices et des marqueurs, en absence d’exposition intentionnelle en laboratoire, ne sont pas perturbés chez les sujets électrosensibles, l’activité de l’amylase salivaire, représentative du système sympathique est plus élevée chez les électrosensibles par rapport aux contrôles (non EHS). De plus, l’analyse de la réponse électrodermale (représentative du système nerveux autonome) montre une tendance à une différence dans les réponses aux stimuli sonores pour le groupe EHS (nombre plus élevé de réponses aux stimulations). Ces résultats suggèrent une altération du système nerveux autonome. Cependant, une exposition intentionnelle au laboratoire à 4 différents signaux de radiofréquences (GSM900, GSM1800, Wi-Fi, DECT) ne montre aucune modification majeure des indices physiologiques ni des paramètres biochimiques étudiés chez les EHS.
Le projet Neuroprem-RF, coordonné par l’unité mixte de recherche Péritox et achevé en 2021, a étudié l’exposition post-natale aux radiofréquences de nouveau-nés prématurés et un lien potentiel avec le développement postnatal précoce. Les résultats montrent que les nouveau-nés prématurés sont exposés de façon chronique et continue aux radiofréquences. Cette exposition dépend très fortement des spécificités de l’environnement de mesure. Dans l’étude, les niveaux étaient globalement très faibles, ponctués de valeurs élevées, essentiellement liées aux activités humaines (téléphones portables). Il a également été trouvé un lien entre l’exposition RF et des modifications de l’état et de l’activité de certaines fonctions neurophysiologiques et de leurs systèmes de régulation chez les nouveau-nés prématurés. Les effets sont très discrets et ne représentent en rien un danger à court terme pour les enfants aux niveaux observés.
L’étude de la toxicité cutanée des radiofréquences
Le projet SKIN-RF, « Réponse cellulaire à une co-exposition de radiofréquence (RF) et du rayonnement solaire ultraviolet (UV) chez l'homme avec un modèle in vitro de la peau (SKIN-RF) », mené de pair avec la Hongrie, entre 2016 et 2019, a permis de déterminer si l'exposition aux signaux radiofréquences, seuls ou en combinaison avec un rayonnement UV, pouvait avoir des conséquences sur l'intégrité de la peau. Il a été constaté que l'exposition aux RF réduisait la concentration de l'enzyme MMP-1 dans de la peau préalablement traitée par les UV. Cette enzyme est impliquée dans le processus de vieillissement. Un approfondissement avec plus d’échantillons serait nécessaire pour augmenter la puissance statistique de certains résultats. Cette approche peut être appliquée à l'évaluation des effets sur la peau exposée aux rayonnements micro-ondes de la technologie mobile 5G. En effet, avec la 5G, les fréquences plus élevées utilisées présentent une absorption principalement superficielle au niveau de la peau. Un projet sur ce thème est prévu en collaboration avec l’université de Rouen, l’université de Liège et le Centre national public de la santé à Budapest.
Conclusion
Si les données scientifiques sont encore insuffisantes pour livrer des conclusions définitives sur un effet sanitaire, la possibilité d’effets biologiques, en réponse à la répétition d’expositions, est en cours d’étude. C’est ce que tend à démontrer l’ensemble des études susmentionnées et leur poursuite permettra, ainsi, une meilleure évaluation des effets causés par une exposition aux champs électromagnétiques. L’Ineris se focalisera plus particulièrement sur les questions de recherche suivantes, en faisant évoluer les expositions vers les fréquences utilisées dans la 5G et des co-expositions (pesticides) :
- effets sur l’activité électrique cérébrale ;
- neurodéveloppement ;
- impact des ondes RF sur le système sensoriel et en particulier la régulation thermique ;
- effets cutanés.
De nombreux travaux de recherche ont donc été menés et sont encore menés à ce jour par l’Ineris et d’autres organismes sur le sujet, que ce soit en France ou en Europe.
...
Des chantiers de transformation structurés autour de l’efficience, du dialogue et de la responsabilité sociétale, et du numérique
Le modèle économique de l’Institut est fondé sur un trépied d’activités associant appui aux politiques publiques, recherche appliquée et services aux entreprises. Au travers du COP 2026-2030, la pertinence de ce modèle est réaffirmée.
En parallèle, l’État demande à l’Ineris de poursuivre la structuration de sa politique de dialogue, de durabilité et de responsabilité sociétale et fixe des cibles à 5 ans ambitieuses, telle que la réduction de 50% de ses émissions de gaz à effet de serre liées aux consommations d’énergie (par rapport à 2022).
Le contrat s’accompagne d’un plan d’investissement de 32 millions d’euros, qui doit permettre de financer les transformations des moyens expérimentaux de l’Ineris, ainsi que le projet d’accélération numérique, avec l’achèvement de la digitalisation des laboratoires, le renforcement des simulateurs numériques de prédiction et le développement accru des usages de l’intelligence artificielle.
...
Cf aussi le CP du ministère
https://www.ecologie.gouv.fr/presse/signature-du-contrat-dobjectifs-performance-2026-2030-lineris
Research Article
ARTIFICIAL INTELLIGENCE
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AI can help humans find common ground in democratic deliberation
Michael Henry Tessler https://orcid.org/0000-0003-3945-0239, Michiel A. Bakker https://orcid.org/0000-0003-4474-7109, Daniel Jarrett, Hannah Sheahan https://orcid.org/0000-0003-0443-9400, Martin J. Chadwick, Raphael Koster https://orcid.org/0000-0001-5264-3137, Georgina Evans, Lucy Campbell-Gillingham https://orcid.org/0009-0000-5476-5402, Tantum Collins https://orcid.org/0009-0004-8461-6028, David C. Parkes https://orcid.org/0000-0002-2701-3464, Matthew Botvinick https://orcid.org/0000-0001-7758-6896, and Christopher Summerfield https://orcid.org/0000-0002-2941-2653 fewerAuthors Info & Affiliations
Science
18 Oct 2024
Vol 386, Issue 6719
DOI: 10.1126/science.adq2852
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Editor’s summary
To act collectively, groups must reach agreement; however, this can be challenging when discussants present very different but valid opinions. Tessler et al. investigated whether artificial intelligence (AI) can help groups reach a consensus during democratic debate (see the Policy Forum by Nyhan and Titiunik). The authors trained a large language model called the Habermas Machine to serve as an AI mediator that helped small UK groups find common ground while discussing divisive political issues such as Brexit, immigration, the minimum wage, climate change, and universal childcare. Compared with human mediators, AI mediators produced more palatable statements that generated wide agreement and left groups less divided. The AI’s statements were more clear, logical, and informative without alienating minority perspectives. This work carries policy implications for AI’s potential to unify deeply divided groups. —Ekeoma Uzogara
Structured Abstract
INTRODUCTION
Democracy, at its best, rests upon the free and equal exchange of views among people with diverse perspectives. Collective deliberation can be effectively supported by structured events, such as citizens’ assemblies, but such events are expensive, are difficult to scale, and can result in voices being heard unequally. This study investigates the potential of artificial intelligence (AI) to overcome these limitations, using AI mediation to help people find common ground on complex social and political issues.
RATIONALE
We asked whether an AI system based on large language models (LLMs) could successfully capture the underlying shared perspectives of a group of human discussants by writing a “group statement” that the discussants would collectively endorse. Inspired by Jürgen Habermas’s theory of communicative action, we designed the “Habermas Machine” to iteratively generate group statements that were based on the personal opinions and critiques from individual users, with the goal of maximizing group approval ratings. Through successive rounds of human data collection, we used supervised fine-tuning and reward modeling to progressively enhance the Habermas Machine’s ability to capture shared perspectives. To evaluate the efficacy of AI-mediated deliberation, we conducted a series of experiments with over 5000 participants from the United Kingdom. These experiments investigated the impact of AI mediation on finding common ground, how the views of discussants changed across the process, the balance between minority and majority perspectives in group statements, and potential biases present in those statements. Lastly, we used the Habermas Machine for a virtual citizens’ assembly, assessing its ability to support deliberation on controversial issues within a demographically representative sample of UK residents.
RESULTS
Group opinion statements generated by the Habermas Machine were consistently preferred by group members over those written by human mediators and received higher ratings from external judges for quality, clarity, informativeness, and perceived fairness. AI-mediated deliberation also reduced division within groups, with participants’ reported stances converging toward a common position on the issue after deliberation; this result did not occur when discussants directly exchanged views, unmediated. Although support for the majority position increased after deliberation, the Habermas Machine demonstrably incorporated minority critiques into revised statements. We replicated these results in a virtual citizens’ assembly, additionally finding that during AI-mediated deliberation, the views of groups of discussants tended to move in a similar direction on controversial issues. These shifts were not attributable to biases in the AI, suggesting that the deliberation process genuinely aided the emergence of shared perspectives on potentially polarizing social and political issues.
CONCLUSION
This research demonstrates the potential of AI to enhance collective deliberation by finding common ground among discussants with diverse views. The AI-mediated approach is time-efficient, fair, scalable, and outperforms human mediators on key dimensions. Rather than simply appealing to the majority, the Habermas Machine prominently incorporated dissenting voices into the group statements. AI-assisted deliberation is not without its risks, however; to ensure fair and inclusive debate, steps must be taken to ensure users are representative of the target population and are prepared to contribute in good faith. Under such conditions, AI may be leveraged to improve collective decision-making across various domains, from contract negotiations and conflict resolution to political discussions and citizens’ assemblies. The Habermas Machine offers a promising tool for finding agreement and promoting collective action in an increasingly divided world.
AI helps people find common ground in collective deliberation.
(Left) The AI mediator uses participants’ opinions to generate group statements and iteratively refines those statements through participants’ critiques. (Middle) Statements from the AI mediator (purple) garner stronger endorsement than those written by a human mediator (orange). (Right) AI mediation leaves groups less divided after deliberation, whereas simply sharing opinions with others does not.
Abstract
Finding agreement through a free exchange of views is often difficult. Collective deliberation can be slow, difficult to scale, and unequally attentive to different voices. In this study, we trained an artificial intelligence (AI) to mediate human deliberation. Using participants’ personal opinions and critiques, the AI mediator iteratively generates and refines statements that express common ground among the group on social or political issues. Participants (N = 5734) preferred AI-generated statements to those written by human mediators, rating them as more informative, clear, and unbiased. Discussants often updated their views after the deliberation, converging on a shared perspective. Text embeddings revealed that successful group statements incorporated dissenting voices while respecting the majority position. These findings were replicated in a virtual citizens’ assembly involving a demographically representative sample of the UK population.
Affiliations
TOUS de Google DeepMind, London, UK. !!
- Michael Henry Tessler*,† https://orcid.org/0000-0003-3945-0239 mhtessler@google.com
Roles: Conceptualization, Data curation, Formal analysis, Investigation, Methodology, Project administration, Resources, Software, Supervision, Validation, Visualization, Writing - original draft, and Writing - review & editing. - Michiel A. Bakker*,† https://orcid.org/0000-0003-4474-7109 mhtessler@google.com
Roles: Conceptualization, Data curation, Formal analysis, Funding acquisition, Investigation, Methodology, Project administration, Resources, Software, Supervision, Validation, Visualization, Writing - original draft, and Writing - review & editing. - Daniel Jarrett
Roles: Conceptualization, Data curation, Formal analysis, Methodology, Software, Validation, Visualization, Writing - original draft, and Writing - review & editing. - Hannah Sheahan https://orcid.org/0000-0003-0443-9400
Roles: Conceptualization, Data curation, Methodology, and Software. - Martin J. Chadwick
Roles: Conceptualization, Methodology, Resources, Software, and Writing - review & editing. - Raphael Koster https://orcid.org/0000-0001-5264-3137
Roles: Investigation and Software. - Georgina Evans
Roles: Formal analysis, Methodology, Software, Validation, Visualization, and Writing - review & editing. - Lucy Campbell-Gillingham https://orcid.org/0009-0000-5476-5402
Roles: Funding acquisition, Investigation, and Project administration. - Tantum Collins https://orcid.org/0009-0004-8461-6028
Roles: Conceptualization, Methodology, and Writing - review & editing. - David C. Parkes https://orcid.org/0000-0002-2701-3464
Department of Computer Science, Harvard University, Cambridge, MA, USA.
Roles: Conceptualization and Methodology. - Matthew Botvinick* https://orcid.org/0000-0001-7758-6896 mhtessler@google.com
Yale Law School, New Haven, CT, USA.
Roles: Conceptualization, Methodology, Project administration, Supervision, Visualization, Writing - original draft, and Writing - review & editing. - Christopher Summerfield* https://orcid.org/0000-0002-2941-2653 mhtessler@google.com
Department of Experimental Psychology, University of Oxford, Oxford, UK.
Roles: Conceptualization, Data curation, Formal analysis, Investigation, Methodology, Project administration, Resources, Software, Supervision, Validation, Visualization, Writing - original draft, and Writing - review & editing.
Notes
Corresponding author. Email: mhtessler@google.com (M.H.T.); miba@google.com (M.A.B.); botvinick@google.com (M.B.); christopher.summerfield@psy.ox.ac.uk (C.S.)
† These authors contributed equally to this work.
Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/mediationpourtous?anEhcQ
Ndlr :
- Première observation : tous les auteurs sont de GOOGLE ! N'et-ce pas un ÉNORME BIAIS ?!
- APPROFONDIR ACT
Publié le 23 janvier 2026
Tech & Death : Rassemblement jeudi 5 février - 13h - devant Alpexpo
Nous vous proposons de joyeusement huer l’écosystème technologique-militaire-universitaire (cracra) de Grenoble !
Le rassemblement se déroule en marge du salon Tech&Fest (beurk), qui "célèbre le meilleur [et surtout le pire] de l’innovation".
Si vous aussi :
- le capitalisme de surveillance vous horripile
- l’impérialisme derrière le vernis de la technologie vous fait vomir
- l’IA dégénérative vous dégoute
- le greenwashing vous exècre
- l’avènement d’une recherche au service de l’armée vous insupporte
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Dossier
Éclats de sciences
Malgré leur démocratisation, les modèles d’IA restent des « boîtes noires », dont même les spécialistes ne parviennent pas à expliquer précisément le fonctionnement. Pour garantir la sécurité des systèmes et limiter leurs biais, le domaine dit de « l’interprétabilité » suscite beaucoup d’intérêt.
Charlotte Mauger - 27 décembre 2025 à 08h27
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ou comment rendre intelligibles les décisions produites par les modèles. Tels des neuroscientifiques, des spécialistes de l’IA étudient ces cerveaux artificiels afin d’en comprendre les rouages. Modèles de langage, reconnaissance d’images, traitement automatisé de données… Alors que ces systèmes, sous toutes leurs formes, se sont imposés dans notre quotidien, cet effort arrive presque tardivement.
La démarche a de quoi surprendre : l’humain ne maîtrise pas entièrement le fonctionnement des systèmes qu’il conçoit. Les modèles d’IA fondés sur des réseaux de neurones sont en effet des objets si complexes que même les expert·es peinent à en saisir pleinement les mécanismes internes. Ils demeurent des boîtes noires. C’est d’autant plus vrai que les modèles progressent.
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Patrick Marques @pmarques35.bsky.social
[1/6] Les travaux de Morven Muilwijk (Institut polaire norvégien) et Steven Cavallo (Université d’Oklahoma) analysent le rôle des cyclones arctiques dans l’accélération de la fonte polaire et la déstabilisation climatique globale. #geography #climate #storms #Arctic
Stronger arctic cyclones speed up polar melting, impacting global weather
Powerful winds are ripping through the Arctic, breaking up critical sea ice that once acted as a shield against disturbance from wind and waves. Scientists warn the loss of sea ice is speeding up the ...
news.mongabay.com
31 octobre 2025 à 09:19 3 reposts 3 ont aimé
- [2/6] Dans l’Arctique, les vents violents fragmentent la banquise qui jouait un rôle de bouclier thermique. L’eau plus chaude des profondeurs remonte, réchauffe l’air et renforce les tempêtes, créant une boucle de rétroaction accélérant la fonte et le réchauffement. #geography #climate #storms
- [3/6] Les cyclones arctiques gagnent en intensité et en durée. Ceux de 2012, 2016 et 2022 ont brisé des pans entiers de glace de mer. Cette dynamique favorise l’avènement d’un Arctique sans glace estivale dans les décennies à venir. #geography #climate #storms #Arctic
- [4/6] La fonte rapide aggrave l’érosion côtière et menace les communautés arctiques. Les populations autochtones perdent leurs territoires de chasse et de pêche, dépendants d’une glace stable, élément central de leur économie et de leur culture. #geography #climate #storms #Arctic
- [5/6] Le réchauffement affaiblit le courant-jet polaire, perturbant les circulations atmosphériques du Nord. Ces déséquilibres se traduisent par plus de pluies hivernales en Ibérie et une baisse des précipitations en Californie, accentuant l’aridification. #geography #climate #storms #Arctic
- [6/6] L’Arctique agit comme un régulateur climatique mondial. Son basculement vers un système instable relie désormais les tempêtes polaires aux sécheresses méditerranéennes, montrant la nature planétaire du dérèglement climatique. #geography #climate #storms #Arctic
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Illustration de David Revoy
Sébastien Broca (Univ. Paris 8) et Sébastien Shulz (CIS-CNRS) organisent une journée d’étude dans le cadre du groupe de travail Politiques des communs numériques du GDR Internet, IA et Société, avec le soutien du CÉMTI (Centre d’études sur les médias, les technologies et l’internationalisation) et du CIS (Centre Internet et Société).
Cette journée aura lieu le 15 décembre 2025 à l’Université Paris 8 (Maison de la Recherche, Amphi 002 au rez-de-chaussée / Métro 13, station Saint-Denis – Université).
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Argumentaire
Depuis quatre ans, le groupe de travail Politiques des communs numériques du GDR Internet, IA et Société organise un séminaire dédié au champ interdisciplinaire d’études sur les communs numériques. L’objectif de cette journée d’étude sera de faire un bilan prospectif de ce champ de recherche dans le contexte d’une relative stabilisation des relations entre les acteurs hégémoniques du capitalisme numérique et les acteurs plus marginaux des communs numériques. D’un côté, les grandes entreprises du numérique tendent à intégrer ou encadrer certaines dynamiques propres aux communs numériques — qu’il s’agisse de modèles de collaboration ouverts, de licences libres ou d’infrastructures partagées — en vue de sécuriser leur position dominante. De l’autre, les acteurs des communs numériques, bien que minoritaires en termes de ressources et de pouvoir, bénéficient d’une certaine légitimité, soutenues par des discours institutionnels sur l’innovation ouverte, la souveraineté numérique ou encore l’intérêt général. Loin d’une convergence harmonieuse, ces relations traduisent un déplacement des conflits vers des enjeux plus systémiques (écologiques, politiques, etc.) qu’il s’agira d’étudier.
Cette journée s’organisera en deux temps. La matinée sera dédiée à la synthèse des principaux résultats et des principales limites des recherches académiques menées depuis le tournant des années 2000. L’après-midi sera organisée autour des pistes et projets d’exploration à poursuivre dans les années à venir.
Programme
9h – Accueil
Matinée. Bilan
9h30 à 9h45 – Introduction de la journée
Sébastien Shulz (CNRS-CIS) et Sébastien Broca (Professeur, Paris 8, CEMTI)
9h45 à 10h45 – Keynote. « Capitalisme cognitif et communs numériques : éléments pour une mise en perspective historique et théorique »
Carlo Vercellone (Professeur émérite, Paris 8, CEMTI)
10h45 à 11h – Pause
11h à 11h30 – « Puissance publique et communs numériques : histoire d’une rencontre improbable »
Valérie Peugeot (Professeure affiliée, Sciences Po)
11h30 à 12h – « À l’heure du technofascisme, l’activisme numérique dans l’impasse ? »
Félix Tréguer (Chercheur associé, CIS)
12h à 12h30 – Échanges avec la salle
12h30 à 14h – Déjeuner
Après-midi. Perspectives
14h à 15h – « Wikimedia Enterprise : l’entreprise des communs face au pouvoir relationnel des plateformes »
Nathalie Casemajor (Professeure, Institut national de la recherche scientifique, Montréal)
15h à 16h30 – Table ronde. Les relations entre communs numériques, État et marché, depuis le terrain
Jean Cattan (Responsable de la démarche nationale Café IA), Agnès Crépet (Fairphone), Arnaud Lévy (Noeysia)
16h30 à 17h – Pause
17h à 18h – Keynote conclusive (à distance). “Cooperativism in Capitalism: How was Marx wrong in The Poverty of Philosophy, and how was he right? Are we striving toward transformation, or too blinkered to learn our lessons?”
Yochai Benkler (Harvard Law School)
Ndlr : coopérativisme dans le capitalisme en fr ?
Connue / https://ciret.hypotheses.org/le-ciret/sites-des-membres-et-contacts
"
Ethnologue, chercheure associée au Laboratoire Environnement Ville Société (UMR 5600 CNRS), Université de Lyon https://umr5600.cnrs.fr/fr/lequipe/name/edith-planche/, ainsi qu’artiste et aquarelliste, mon travail anthropologique cherche à montrer comment la rupture entre science et art est de même souche que la rupture entre nature et culture. C’est ce clivage que je vise à réconcilier à travers la structure SeA, Science et Art que j’ai fondée en 2000 et dirigée pendant 20 ans, avec la conception de supports d’éducation à l’environnement par l’art et l’ethnologie, rassemblés dans « La mallette des merveilles du fleuve » http://science-et-art.com/Mallette-Pedagogique. Ces supports pédagogiques dont je suis auteur et pour certains illustratrice, ont été conçus en faisant le départ avec le réflexe artistique mais aussi en posant l’anthropologie comme possibilité subversive de renversement de paradigme, dans une démarche transdisciplinaire. Les entrées pédagogiques considèrent l’art comme un outil de cognition autant qu’un outil de médiation et médiatisation, favorisant l’éducation au territoire s’intéressant au patrimoine naturel aussi bien que culturel. Mon ouvrage de référence Eduquer à l’environnement par l’approche sensible. Art, ethnologie et écologie, publié en juin 2018, est préfacé par Allain Bougrain-Dubourg et postfacé par Jean Malaurie. Ce livre établit des ponts entre théorie et pratique, puis entre « science » et « art » pour forger une éducation à l’environnement par le sensible. https://www.youtube.com/watch?v=KfCM_jjJKHg (Conférence à 18mn)
edith.planche@orange.fr
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Mise à jour : 2025-04-01
LARP in Progress a été créé afin de tenir les personnes intéressées informées de l'avancement de ma recherche en anthropologie concernant le jeu de rôle grandeur nature. En pratique, il s'agit de mon site personnel, et vous y trouverez, outre du contenu anthropo-GNiste, des réflexions plus personnelles, des jeux et ateliers dont je suis l'autaire, et divers contenus audio (podcasts), visuels (photos) ou textuels que j'ai produit, ou participé à créer.
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qui suis-je ?
Honnêtement, c'est plus très clair. Je milite, et je change régulièrement de terrain.
Où me trouver ?
J'ai une légère tendance à la dispersion et évolue sur un certain nombre de plateformes, avec du contenu audio et même vidéo. En voici quelques unes :
- archive.org, une « bibliothèque » numérique à but non lucratif sur laquelle je poste mes podcasts.
- ... mes podcasts sur Soundcloud : toutefois, à cause des limitations imposées sur la durée totale des contenus publiés par des comptes non-premium, seuls les podcasts les plus récents s'y trouvent.
- YouTube, où vous pouvez regarder les premières vidéos d'une série abandonnée intitulée Loidoros : le jeu est politique.
- Sur itch.io : téléchargez et commentez certains de mes jeux sur itch.io, où pouvez également les acheter à prix libre. Ils restent cependant disponible gratuitement sur ce site.
- Sur Facebook et sur Instagram pour me suivre au quotidien ;)
- Le site Pour un GN sécurisant est une initiative pour produire et traduire des outils de sécurité émotionnelle à l'attention des communautés GNistes. La première production, la traduction depuis l'anglais du guide Pour un GN plus sécurisant de la Finlandaise Niina Niskanen, a été réalisée par un groupe de traductrices volontaires à mon initiative.
Et si ça vous dit de recevoir des mails...
J'ai une « lettre de nouvelles » perso, que vous pouvez rejoindre en m'envoyant un mail à axiel@larpinprogress.com. Les textes les plus pertinents se retrouvent ici, section blog.
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Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?LNev_A
Tr.: ... métastases ... sur les métaux que contiennent ces cellules ... capacité de s'adapter ... chimie des captations ... un composé pénètre la cellule et provoque un cataclysme / oxydation ... cancer du pancréas ... ça va prendre du temps ...
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Co-organisée par l'APIEEE, Alerte des Médecins sur les pesticides, Biodiversité Balanin et Torchepot et la Coordinations Eau ile de France.
0 à 1’38 : introduction de Laurence INGRAND
1’38 à 19’47 : Intervention de Vincent BRETAGNOLLE - Ecologue au CNRS de Chizé - sur la substitution aux pesticides
19’47 à 37’16 : intervention de Jean-Claude OLIVA - Directeur de la Coordination Eau Île De France (Paris) - sur l’eau potable
37’16 à 58’43 : Interventions de Pierre-Michel PERINAUD et Louis-Adrien DELARUE - Médecins - sur les ordonnances vertes
58’43 à 1’02’43 : Témoignage de Loïc MICHAUD - apiculteur amateur
1’02’43 à 1’06’49 : Témoignage de Dany BLONDIO - agriculteur bio
1’06’49 à 1’10’15 : Témoignage de Simon BRIAND - agriculteur bio
1’10’15 à 1’21’39 : Réponses à des questions
1’21’39 à 1’24’40 : Témoignage de Jean-Paul GOBIN - éleveur bio
1’24’40 à 1’28’48 : Témoignage de Philippe RABAUD - éleveur bio
Pour plus d'infos et aller plus loin :
- APIEEE : https://www.apieee.org/
- Biodiversité Balanin et Torchepot : https://biodiversitebalanin.fr/
- Alerte des médecins sur les pesticides : https://www.alerte-medecins-pesticide...
- Coordination eau ile de France : https://eau-iledefrance.fr/
- CNRS Chizé : www.cebc.cnrs.fr
Le lien vers la Table ronde N°1 : Les pesticides dans notre environnement et les conséquences sur la santé : https://www.youtube.com/watch?v=-T4-4Lldmts
Le lien vers le propos conclusif de Benoit BITEAU - député Ecologiste et social de Charente Maritime : • Intervention de clôture de Benoit Bit... https://www.youtube.com/watch?v=IHSa7z_657M
Tr.: ... Quelle agriculture demain ? - une agriculture sans pesticides ? - Nécessité de produits de substitution ?
"La Médiatrice européenne presse la Commission de substituer en priorité les pesticides les plus dangereux" "RAS LE BOL B2H? BIO"
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le blé bio -> baisse de 40% rendement ... 70% des céréales produites en Fr sont pour l'alimentation animale ...
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le projet TRANSFORM'ACTION avec volet agricole (solutions fondées sur la nature), volet stress hydrique (restauration écologique et agronomique d'un cours d'eau), agriphotovoltaïsme (électron bien commun, rendre un territoire autonome) ; volet citoyens/habitants : la santé, l'alimentation bio, locale, la biodiversité (oiseaux sentinelles de la qualité de l'envi) approche EcoHealth, concept de UNE SEULE SANTÉ, santé des végétaux, épidémiologie animale / maladie de Lyme, santé des humains dans les villages, avec le monde pro de la santé et les collectivités locales. Mise en place cohorte PARTENAIRE NOV'LANG, plurielle avec des non-humains (oiseaux) expérimentateurs et acteurs. On recrute des habitants à Mougon, des agriculteurs pour co-concevoir et tester des solutions, réconcilier tout ce monde là. ++
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Ndlr :
- Chercher la source de l'affirmation de la Médiatrice européenne ACT
- Rencontrer Vincent Bretagnolle : a-t-il conscience que c'est de la médiation de projet et que ça a un impact sur les conflits entre parties prenantes ? ACT
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Composites - Industrie & Technologies - 2 min. de lecture - 0 Commentaire
Une méthode de recyclage des pales d’éoliennes à bas coût et peu énergivore - 14 avril 2025 \ 10h00 / Antoine Duval / L'Usine Nouvelle
Un nouveau procédé de recyclage mis au point par des chercheurs américains permet le recyclage des plastiques de pales d’éoliennes en de solides matériaux composites. Des travaux qui ont fait l’objet d’une publication en avril 2025 dans la revue "Resources, Conservation and Recycling".
Une méthode de recyclage des pales d’éoliennes à bas coût et peu énergivore
© WSU
Des blocs de pales d'éoliennes en fin de vie (gauche) sont recyclés en polymères renforcés par des fibres de verre (centre) puis mélangés à des thermoplastiques commerciaux pour former des matériaux composites robustes (droite).
Des chercheurs de l’université d’état de Washington (Etats-Unis) ont mis au point un nouveau moyen de recycler les composites utilisés pour les pales d’éoliennes à l’aide d’un solvant réutilisable à base de zinc. Les travaux de l’équipe américaine, publiés dans le numéro d’avril 2025 de la revue scientifique Resources, Conservation and Recycling, présentent un procédé permettant la synthèse de matériaux composites divers, tels que du nylon ou du polypropylène, plus solides.
Réutiliser les plastiques pour concevoir des matériaux composites solides
D’après une étude citée par les chercheurs américains, la quantité annuelle de déchets issus des pales d’éoliennes en fin de vie atteindra prochainement 100 000 tonnes en Europe. Les procédés pour recycler les polymères renforcés par des fibres de verre (glass fiber-reinforced polymers, GFRP) – composant jusqu’à 66 % des pales d’éoliennes, d’après une autre étude citée par les chercheurs - impliquent des techniques énergivores et peu respectueuses de l’environnement, telles que l’incinération, la pyrolyse ou le recyclage chimique à haute température (excédant 350 °C).
« Notre méthode de recyclage est adaptable à une production massive, à bas coût et respectueuse de l’environnement », décrit dans un communiqué Jinwen Zhang, co-auteur de l’étude. « C’est une solution soutenable de réutilisation de larges quantités de GFRP ». Plus économe en énergie, la solution de recyclage mise au point par les chercheurs américains débute par la découpe en cubes de quelques centimètres du GFRP contenus dans les pales d’éoliennes. Les cubes sont ensuite placés dans une solution aqueuse d’acétate de zinc et chauffés 2 heures durant dans un container pressurisé et à une température supérieure à 250°C. Ce procédé permet, d’après les résultats de l’étude, une dégradation à hauteur de 83 % des plastiques contenus dans les pales d’éoliennes. Par ailleurs, les chercheurs assurent dans leur étude que leur solvant non toxique est réutilisable à la fin de l’opération.
Les fibres de verre et les polymères décomposés obtenus sont ensuite mélangés à des thermoplastiques commerciaux pour former des matériaux composites de très haute solidité. En effet, les chercheurs précisent dans leur étude que l’ajout de GFRP triple la résistance à la traction de ces matériaux (131,3 MPa pour le thermoplastique incluant 70 % de GFRP contre 40,4 MPa pour le thermoplastique d'origine). Forts de ces résultats, les chercheurs américains ambitionnent désormais de concevoir des matériaux pour pales d’éoliennes entièrement recyclables.
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19 mars 2025 Pépinière insalienne, Podcasts - Vue 335 fois
Diplômée de l’INSA Rouen en 1997, Herveline est aujourd’hui directrice générale de France Energie Marine, un institut de recherche dédié au secteur de l’éolien en mer. Avant d’en arriver là, Herveline a suivi un parcours riche, qui l’a amenée à travailler au sein de Valeo, un acteur majeur de l’automobile, à créer un pôle R&D dans une entreprise faisant des aéro-réfrigérants ou encore à rejoindre l’institut de recherche technologique Jules Verne.
Pour la prochaine coalition gouvernementale, la fusion nucléaire sera un thème de recherche prioritaire. Dotée de plusieurs start-up de renom, l'Allemagne n'entend pas laisser cette technologie à la Chine.
Nucléaire
Allemagne
Le réacteur expérimental à fusion nucléaire Wendelstein 7-X, construit à Greifswald, en Allemagne, par l'Institut Max-Planck. (Jan Michael Hosan)
Par Emmanuel Grasland
Publié le 10 mars 2025 à 11:00Mis à jour le 10 mars 2025 à 11:05
Réservé à nos abonnés
Le sujet est évoqué en quelques mots. Mais la phrase en dit long sur les ambitions du prochain gouvernement. « Le premier réacteur à fusion du monde doit être construit en Allemagne », annonce le texte commun rédigé par les conservateurs et les sociaux-démocrates, à l'issue d'une semaine de discussions exploratoires. Les deux partis entendent « promouvoir la recherche sur la fusion » avec un objectif clair : prendre la tête de la compétition mondiale.
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Jacinthes et laitues d'eau dans un ruisseau en Guyane. ©Getty - Bernard MAJZA
A la Une des sciences, Hervé Poirier, journaliste chez Epsiloon, nous raconte comment les plantes ont pris le pouvoir en envahissant la Terre.
Cela faisait des milliards d’années que la vie végétait dans l’eau, incapable d’envahir la terre ferme. Il y a 450 millions d’années, une de ces algues a acquis le pouvoir de conquérir la surface. Elle a été capable de résister aux radiations du soleil, aux microbes du sol, aux variations de température, à l’absence d’eau. Et la Terre est rapidement devenue toute verte – cette petite algue est l’ancêtre commun de tous les végétaux terrestres d’aujourd’hui.
Comment s’est passé ce petit miracle qui a changé la face du monde ?
Jusqu’ici, en bons disciples de Darwin, les biologistes imaginaient que ce fut à force d’évolution lente et laborieuse, de mutations génétiques hasardeuses, d’essais et d’erreurs, que les ascendants de notre algue ont patiemment forgé ce pouvoir miraculeux. Mais c'était loin d'être suffisant !
Notre algue a aussi profité de gènes clé en main, volés aux microbes, et intégrés directement dans son génome. Et cela n’a pas été pas un acte isolé : pendant trente millions d’années, des dizaines et des dizaines de fois, des vols comparables ont été commis par ses ascendants aux dépens de champignons et de bactéries. Et un beau jour, notre algue s’est vue doter du combo génétique parfait pour la conquête mondiale.
Des vols massifs de gènes ?
C’est assez difficile à croire, en effet. Une équipe de généticiens de l’Université de Toulouse a plongé dans le génome de l’hépatique des fontaines, une petite plante discrète, très peu étudiée, qui vivote en Europe et aux Amériques.
Leurs résultats ont été publiés hier : en screenant les génomes de 133 individus, ils ont repéré toute une famille de gènes de champignons que l’hépatique exploite encore aujourd'hui pour s’adapter au manque d’eau – des gènes qui sont aussi présents dans le génome des fougères ou des mousses, et donc aussi dans celui de notre petite algue ancestrale. Merci pour le cadeau !
Et c’est surtout l’ampleur du phénomène qui surprend, nous a confié Chloé Beau, l’une des autrices de l’étude. Cela fait trois ans que ces transferts génétiques massifs, qui ont permis à notre algue de se défendre contre les microbes ou de résister à l’oxydation, sont découverts.
C’était difficilement imaginable jusqu’ici. Et totalement hors de portée d’analyse. De tels transferts génétiques peuvent être le fruit d'un simple accident avec une fusion partielle de chromosomes entre la plante et un microbe qu’elle héberge, ou alors par saut de gène : des séquences d’ADN étrangers qui se baladent et viennent s’insérer dans le génome.
Dans l’arbre dessiné par Darwin, les transferts de gènes sont verticaux : de l’ascendance vers la descendance. Ces transferts horizontaux entre espèces, entre familles, entre groupes différents, sont un sacré raccourci pour l’évolution. Pas besoin de réinventer la poudre. Le vol de gène crée immédiatement un monstre, un OGM naturel. Et avec de la chance, ce monstre est prometteur. C’est l’évolution : soudain, une algue monstrueuse apparaît et la terre devient verte.
Clés : Pixels Conditions de travail
Un groupe de chercheurs vient de publier une étude estimant pour la première fois le nombre de ces travailleurs précaires et invisibilisés du numérique en France.
Par Pauline Croquet
Publié le 15 février 2019 à 11h03, modifié le 16 février 2019 à 03h45
Temps de Lecture 1 min.
-> https://i3.cnrs.fr/workingpaper/combien-de-personnes-micro-travaillent-en-france/ -> https://i3.cnrs.fr/wp-content/uploads/2019/02/WPi3-19-SES-02-LeLudec-Tubaro-Casilli.pdf
"
... si Amazon Mechanical Turk, la plateforme la plus célèbre, en annonçait 500.000 dès 2014 1 , le géant chinois Witmart dépasserait à lui seul les 12 millions2. Un rapport de la Banque Mondiale (Kuek 2015) proposait une estimation beaucoup plus prudente, de 4,8 millions de personnes inscrites sur des sites de micro-travail à l’échelle globale, dont un peu plus de 10 % seraient réellement actifs. ...
"
Ndlr : Turc mécanique d'Amazon, en fr
TOUS LES DÉTAILS À EXPLOITER À https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?VezRkg
Connu / https://mastodon.top/@gomli@piaille.fr/113763769561571354
"
brume ⏚ 😡 ⛵ 🐧 ☮️ 🇵🇸 a partagé
6 h *
gomli@piaille.fr brume@piaille.fr gomli @gomli@piaille.fr
Très belle reflexion d'une jeune diplômée #ingénieure déserteuse, à écouter jusqu'au bout, bravo !
"Si tu es #ingénieur et qu'on t'a dit que tu allais sauver le monde, arrête déjà de le détruire, arrête d'être le problème !"
(merci @Khrys pour la mise à disposition du lien peertube :)
Une ingénieure déchire son diplôme en pleine cérémonie et détaille les raisons de son geste dans une vidéo explicative
Par Mini vidéos que je mets dans le Khrys'presso
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Tr.: ... la recherche, la technologie, ne sont pas neutres ... annecdote : le cours d'éthique est délivré par le CEA, organisme qui a délivré la bombe atomique ... Les Désert'Heureuses ... le blocage n'est pas financier, il est mental ... L'Atelier Paysan ... On s'organise pour que tout le monde puisse déserter ... s'informer, lire, rencontrer, se confronter à la réalité ... carte Médias français ... travailler sur soi, prendre soin de soi, ... 100% de mon temps va dans le bon sens ... habiter des lieux sans propriété ...