Dossier
Éclats de sciences
Malgré leur démocratisation, les modèles d’IA restent des « boîtes noires », dont même les spécialistes ne parviennent pas à expliquer précisément le fonctionnement. Pour garantir la sécurité des systèmes et limiter leurs biais, le domaine dit de « l’interprétabilité » suscite beaucoup d’intérêt.
Charlotte Mauger - 27 décembre 2025 à 08h27
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ou comment rendre intelligibles les décisions produites par les modèles. Tels des neuroscientifiques, des spécialistes de l’IA étudient ces cerveaux artificiels afin d’en comprendre les rouages. Modèles de langage, reconnaissance d’images, traitement automatisé de données… Alors que ces systèmes, sous toutes leurs formes, se sont imposés dans notre quotidien, cet effort arrive presque tardivement.
La démarche a de quoi surprendre : l’humain ne maîtrise pas entièrement le fonctionnement des systèmes qu’il conçoit. Les modèles d’IA fondés sur des réseaux de neurones sont en effet des objets si complexes que même les expert·es peinent à en saisir pleinement les mécanismes internes. Ils demeurent des boîtes noires. C’est d’autant plus vrai que les modèles progressent.
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Billet de blog 24 décembre 2025 / Lonesome cowboy
Les arguments imparables pour faire de n'importe quel interlocuteur un hater de l'IA générative, histoire d'aborder les fêtes de Noël avec les munitions nécessaires pour parer toute discussion pro-IA.
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ces IA, basées sur les « Larges modèles de langage » (LLM)
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ChatGPT et les autres agents conversationnels utilisés par le grand public sont explicitement conçus pour être addictifs et manipulateurs. Ils ont déjà poussé plusieurs personnes au suicide ou au meurtre et provoqué des accidents. Sans produire la moindre remise en question. Sam Altman (OpenAI) a récemment indiqué que les prochaines versions de son chatbot seront autorisées à entretenir des relations amoureuses ou érotiques. En parallèle, il recommande aux parents d’utiliser son IA pour apprendre à élever leurs enfants au quotidien. Tout est bon pour imposer l’usage de l’IA, malgré les risques qu’elle représente.
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aucune régulation sérieuse n’a vu le jour. OpenAI et consorts continuent de piller les données privées et sous copyright, tout en provoquant la mort de certains de leurs utilisateurs, sans que cela provoque la moindre réaction. Même l’IA Act européen ne prévoit aucune disposition contraignante. Comme l’écrit Thibeaut Prévost dans son excellent ouvrage “Les prophètes de l’IA”
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Les principaux acteurs de l’IA (les grands patrons et financiers de la Silicon Valley) ne cachent pas leurs intentions: mettre un maximum d’entre nous au chômage (tout en proposant de nous payer un revenu universel proche du RSA, qui serait financé par leurs profits colossaux) et nous rendre accros aux chatbots désormais conçus pour être nos amants virtuels et nous “décharger” de choses aussi intimes que l’éducation de nos enfants, la gestion de nos relations amoureuses et amicales, tout en nous empêchant de faire le deuil de nos proches.
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L’IA générative produit pratiquement autant de gaz à effet de serre que le transport aérien. Et ça ne fait que trois ans que cette technologie est disponible pour le grand public
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Les IA génératives ne fonctionnent pas (et elles ne vont pas vous remplacer) !
Je pourrais commencer par détailler le fonctionnement de ChatGPT et autres IA génératives pour démontrer qu’il s’agit de modèles statistiques visant à prédire, en interpolant les données avec lesquelles ils ont été entrainés, le mot le plus plausible à ajouter à la suite d’une phrase. La nature probabiliste implique la faillibilité du modèle. Et le fait qu’il cherche à produire la réponse la plus plausible signifie que le modèle ne cherche pas la vérité ou l’originalité, mais la proximité avec les données d’entraînement. Autrement dit, il est impossible de mettre au point une IA générative qui ne commettrait pas d’erreurs, raisonnerait ou comprendrait ce qu’elle fait, à partir des LLM.
Cette caractéristique indépassable explique pourquoi les IA génératives se trompent souvent, semblent dépourvues de sens commun et ne pourront pas devenir conscientes ou intelligentes.
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Du côté des entreprises, nous disposons d’une pléthore de rapports et études qui pointent l’inefficacité des IA.
- La dernière étude du MIT, portant sur un large éventail d’entreprises, a conclu que le développement de l’IA générative n’a apporté des bénéfices que dans 5 % des cas. La principale raison identifiée est directement liée aux faibles capacités de l’IA générative . Je cite : « ce qui la freine réellement, c’est que la plupart des outils d’IA n’apprennent pas et ne s’intègrent pas bien dans les processus».
- Une enquête similaire du cabinet de conseil KPMG a conclu que seulement 2 % des entreprises canadiennes ayant adopté l’IA générative observent un retour sur investissement positif (deux cas sur cent !).
- Le rapport IA 2025 de McKinsey
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Et les choses ne sont guère meilleures côté grand public.
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Les mauvais chiffres d’OpenAI, leader incontesté du marché grand public, sont antérieurs à l’irruption de Gemini 3, le modèle de Google qui dépasse ChatGPT5. Ils pointent vers une tendance globale.
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Certes, l’IA reposant sur les réseaux de neurones artificiels et le deep learning peut offrir quelques applications intéressantes. Le prix Nobel de chimie a été attribué à deux chercheurs de Google Deep Mind dont l’algorithme a permis de prédire les structures complexes des protéines. Leurs travaux devraient permettre d’accélérer la découverte des médicaments
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les postes supprimés ne sont pas dus à la performance de l’IA, mais au fait que les dirigeants acceptent une qualité de production inférieure. Selon Merchant, une seule chose est certaine “Le patronat utilise l’IA comme il a toujours utilisé les technologies d’automatisation depuis la révolution industrielle, pour extraire un maximum de valeur de ses travailleurs tout en profitant de l’incertitude générée par les capacités de cette technologie”. Un point de vue qui rejoint en quelque sorte celui du sociologue Juan Sebastian Carbonel qui, dans “Un taylorisme augmenté”, montre bien que l’IA sert avant tout à dégrader les conditions de travail et exploiter davantage les employés, pas à les remplacer.
Les IA génératives ne vont pas devenir intelligentes, conscientes ou toutes puissantes (l’IApocalypse est de la science-fiction pour vous manipuler)
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l’augmentation de la taille des modèles n’améliore plus significativement leur performance. Le rendement devient décroissant, puis négatif.
Il ne faut donc pas s’attendre à des sauts qualitatifs perpétuels
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On est loin d’une IA générale, comme l’explique depuis des mois Yann Lecun, considéré comme un des pères du deep learning. Ancien directeur de la recherche chez Facebook, il affirme depuis quelque temps que l’approche actuelle reposant sur les LLM constitue un détour ou une voie de garage pour ceux qui espèrent aboutir à une IA égale ou supérieure à l’homme.
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Cela témoigne davantage d’une vision réductrice de ce qui fait de nous des humains plutôt que d’une vision extensive de ce que les machines peuvent produire.
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Nous sommes déjà face à des entités intelligentes dont le but est de maximiser l’accaparement d’une chose inutile (de l’argent) en épuisant les ressources de la planète.
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investir des milliards de dollars dans des data centers destinés à servir les IA génératives tout en refusant de réguler le secteur, laissant les entreprises californiennes agir comme bon leur semble au nom de la course à l’IA, est une aberration. Non seulement ces logiciels sont dangereux et écologiquement désastreux, mais l’idée que cette fuite en avant serait nécessaire pour maintenir notre maigre avance sur la Chine est une vue de l’esprit. Les avances technologiques en matière d'IA ne durent pas, comme l’avait montré l’irruption de l’IA chinoise DeepSeek, qui rivalisait avec les meilleurs modèles d’OpenAI, elle-même désormais dépassé par Google.
Ensuite, la Chine a largement bloqué son marché aux technologies américaines (Google, Facebook, OpenAI, Amazon, NVIDIA…) tout en développant ses propres géants et produits phares (Baidu, Alibaba, Huawei, TikTok, DeepSeek).
En clair, la Chine va continuer de développer l’IA sans se faire coloniser par la technologie américaine, et les États-Unis vont continuer d’empêcher la Tech chinoise de s’exporter sur leur territoire. Seule l’Europe accepte d’être numériquement colonisée sans condition. Quant à la France, son secteur technologique est pratiquement entièrement lié à la Silicon Valley. Rappelons que Mistral, le champion français, a été créé par d’anciens employés de Facebook avec l’aide des capital-risqueurs de San Francisco, avant de signer un partenariat avec Microsoft…
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Billet de blog 22 décembre 2025
Depuis juin 2025, le collectif En chair et en os a publié de nombreux témoignages de traductrices et traducteurs qui relatent les effets délétères de l’imposition de l’IA générative dans leur vie professionnelle. Après les témoignages sur les effets de l’IA sur la traduction, il est grand temps de riposter !
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divers moyens d’agir : contredire les idées reçues, s’informer et informer, changer d’outils numériques, s’opposer activement aux formations à l’IA, ou encore imposer la question de l’IA dans les débats politiques, en particulier à gauche, laquelle n’a jusqu’à présent pas pris le problème à bras-le-corps.
S’informer sans relâche
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Pour des outils libres en traduction
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Les logiciels libres (c’est-à-dire non propriétaires) sont un moyen pour les traducteur·ices de se réapproprier leurs outils de production
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Pratiquer le sabotage de traductions
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Le 10 février 2025, à l’occasion du Contre-sommet de l’intelligence artificielle auquel il a participé aux côtés d’En chair et en os, le collectif IA-lerte générale, créé quelques semaines auparavant, a appelé les traducteurs et traductrices forcé·es de relire des sorties machine* pour des agences de traduction low cost à « saboter » leur travail.
Sabotage : ce terme, issu des traditions de luttes ouvrières, a été mûrement réfléchi en amont
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syndicaliste Émile Pouget, qui a théorisé la notion de sabotage en France à la fin du xixe siècle et auquel on doit la formule « à mauvaise paye, mauvais travail »
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S’organiser en coopératives de traduction sans IA
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en traduction et localisation de jeux vidéo, le collectif Warlocs propose depuis une dizaine d’années, des traductions multilingues de et vers 15 langues, réalisées par une cinquantaine de professionnel·les réparti·es dans plusieurs pays d’Europe.
Le collectif international Guerilla Media est actif en traduction pour l’édition, sous-titrage, relecture et interprétation. Cette coopérative féministe de traduction réunit des personnes soucieuses de faire vivre l’art de la traduction en respectant la déontologie de leur métier.
S’opposer aux formations à l’IA
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comprendre les présupposés sur lesquels reposent ces formations, qui peuvent se résumer en trois phrases : 1. L’IA, c’est l’avenir ; 2. Il faut comprendre comment ça marche ; 3. Elle a forcément un usage positif.
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Réclamons un droit à la formation digne de ce nom, qui réponde aux besoins réels des professionnels. La formation doit viser à développer nos compétences, à améliorer notre connaissance de nos statuts et de nos droits, pour gagner en autonomie et en pouvoir de négociation face à nos commanditaires.
Il est impératif que les organismes de formation prennent leurs responsabilités
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développer des formations réellement critiques, qui outillent les participants sur le cadre juridique de l’IA, sur les problèmes écologiques, sociétaux et cognitifs que pose cette technologie, et sur ses conséquences néfastes sur nos métiers.
Sur le plan de la formation initiale, les masters de traduction d’édition de Paris-Cité et d’Avignon ont ouvert la voie à ce type de formation critique, souhaitons qu’elles se multiplient à l’avenir.
Se défendre avec le droit
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l’exception de fouille prévue par la directive a largement permis l’entraînement des grands modèles de langage, qui sont au fondement des moteurs d’intelligence artificielle générative, par ce qui peut être qualifié de pillage massif de nos œuvres. N’oublions pas cependant que les lois peuvent être changées quand elles sont mauvaises : c’est même la marche de l’histoire.
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une proposition de loi relative à l’instauration d’une présomption d’exploitation des contenus culturels par les fournisseurs d’intelligence artificielle a été déposée au Sénat le 12 décembre 2025. Les motifs de cette proposition, présentée par la sénatrice Laure Darcos et ses collègues
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Des initiatives existent déjà, comme celle du collectif Désescalade numérique et ses « 10 propositions pour une désescalade numérique » en vue des élections municipales de 2026. La lutte contre l’IA est réaliste, politique, bénéfique, non illusoire, déterminante.
Internationaliser la lutte contre l’IA en traduction
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Dans le champ artistique en général, le collectif hispanophone Arte es Ética réunit, entre autres, des illustrateur·ices, graphistes, photographes, peintres et artistes du cinéma d’animation d’Espagne et d’Amérique latine. Ses membres informent des effets de l’IA sur la création artistique et luttent pour le respect des droits humains.
Toujours en Espagne, l’ATRAE, l’association des traducteur·ices de l’audiovisuel, a lancé, fin novembre 2025, une grande campagne en faveur de la traduction humaine, en appelant à sensibiliser à cette question les autres métiers du cinéma et de l’audiovisuel (scénaristes, cinéastes, comédien·nes, producteur·ices, institutions, grand public). Un manifeste et plusieurs vidéos sont consultables sur le site Por una traducción humana.
Au Québec, un collectif d’organisations syndicales réunissant plus de 25 500 artistes, créateur·ices, interprètes, artisan·es et technicien·nes de l’audiovisuel et de la musique, directions et groupements de maisons d’édition, a publié en juin 2025 un manifeste intitulé « L’art est humain ».
En chair et en os se mobilise pour favoriser l’émergence d’une internationale des traducteur·ices contre la généralisation de l’IA dans nos métiers.
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En traduction, nous savons désormais que l’IA ne fonctionne pas, mais on cherche coûte que coûte à nous l’imposer et à nous avoir par la lassitude. Nous ne sommes pas impuissants. Il s’agit à présent de reprendre en main notre métier, de nous émanciper d’un faux progrès.
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Ne pas se laisser faire, riposter, s’émanciper des illusions de progrès pour rebâtir une société vraiment humaine. Nous, traducteur·ices, qui tissons des liens quotidiennement, pouvons et devons y contribuer.
Notes
[i] Voir les enquêtes 2022 et 2025 de l’ATLF, ainsi que l’enquête 2024 de l’Association pour la traduction en sciences sociales (ATESS), bientôt disponible sur le site de l’association.
[ii] « Audience Use and Perceptions of AI Assistants for News », enquête coordonnée par l’Union européenne de radiodiffusion (UER), sous la direction de la BBC (consulté le 4 décembre 2025).
[iii] Voir aussi Hubert Guillaud, « Vers un Internet plein de vide ? », Dans les algorithmes, 13 janvier 2025.
[iv] Article 9 de la Convention de Berne, modifiée le 28 septembre 1979.
[v] « Les exceptions et limitations prévues dans la présente directive tendent vers un juste équilibre entre les droits et les intérêts des auteurs et autres titulaires de droits, d'une part, et des utilisateurs, d'autre part. Elles ne peuvent s'appliquer que dans certains cas particuliers qui ne portent pas atteinte à l'exploitation normale de l'œuvre ou autre objet protégé ni ne causent un préjudice injustifié aux intérêts légitimes des titulaires de droits. » Directive (UE) 2019/790 DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL du 17 avril 2019 sur le droit d'auteur et les droits voisins dans le marché unique numérique et modifiant les directives 96/9/CE et 2001/29/CE, considérant no 6.
[vi] « Concertation entre fournisseurs d’IA et ayants droit : un espace de dialogue et de négociation structuré mais un partage de la valeur encore insuffisant », communiqué de presse, Ministère de la Culture, 28 novembre 2025.
[vii] « IA et droit d’auteur : la ministre Rachida Dati envisage une loi », Le Monde, 1er décembre 2025.
[viii] Voir « Proposition de règlement omnibus numérique sur l’IA », Commission européenne, 19 novembre 2025.
[ix] Voir aussi le communiqué du Conseil européen des associations de traducteurs littéraires (CEATL), 7 octobre 2025.
[x] Question posée, lors d’un procès, par une juridiction nationale à la CJUE sur l’interprétation ou la validité des règles de droit de l’Union européenne.
[xi] CJUE, Cour, 3 avril 2025, C-250/25.
[xii] Voir « Le Danemark lutte contre les hypertrucages, ou “deepfakes”, mettant en avant le droit d'auteur », Euronews, 3 juillet 2025.
[xiii] Voir aussi le manifeste de l’Alianza Audiovisual, 2 octobre 2024.
[xiv] Nous relaierons bientôt des textes d’autres professions sur ce blog.
[xv] Voir notamment Kate Crawford, Contre-atlas de l’IA, Zulma, 2022 ; Thibault Prévost, Les Prophètes de l’IA, Lux, 2024 ; Mathilde Saliou, L’Envers de la tech, Éditions Les Pérégrines, 2025.
[xvi] Voir la synthèse de l’investigation réalisée par L’Humanité, 19 juillet 2024.
[xvii] En particulier de 1.18.00 à 1.19.35.
[xviii] Voir notamment Alexandre Piquard, « La Silicon Valley prend un virage militaire inédit, de Google à Palantir, Le Monde, 6 septembre 2025, ainsi que le chapitre 6 (« L’État ») du livre de Kate Crawford, Contre-atlas de l’IA, p. 212-243.
[xix] Thibault Prévost, « L’intelligence artificielle générale n’aura pas lieu », Arrêt sur images, 30 novembre 2025 (dans la conclusion).
Connu / https://bsky.app/profile/greubelinux.bsky.social/post/3marp77o6j22q
Par Le Figaro avec AFP Il y a 2 jours
Sujets intelligence artificielle Unesco
« Il nous revient d’agir avant que les choses ne se développent, s’institutionnalisent, s’instaurent, se consolident et qu’il ne soit trop tard pour intervenir », estime le philosophe français. JULIEN DE ROSA / AFP
Le Français exhorte à entrer dans une « logique du refus », qui passerait par un encadrement, par exemple, par des garanties assurant que ni un auteur, ni un chanteur ne pourraient employer l’intelligence artificielle sans en faire état publiquement.
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face à l'avènement des systèmes d'IA générative, « il y a un combat moral, politique, civilisationnel qui est à mener pour nos enfants, nos petits-enfants», a affirmé mardi ce philosophe, spécialiste des nouvelles technologies.
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« L’ouragan qui va s’abattre sur le monde de la culture »
Outre des conséquences sur l'éducation, « il y a une urgence à voir l'ouragan qui va s'abattre sur le monde de la culture », estime-t-il, alertant notamment sur le risque d'aboutir à un « art sans signataire et désincarné », « de voir des précieux savoir-faire qui constituent notre richesse culturelle depuis un siècle disparaître ». « Cet appel s'adresse aux producteurs, c'est-à-dire au monde de la culture, à l'industrie culturelle, il s'adresse aux artistes, il s'adresse au public. Il ne s'adresse pas aux politiques puisqu'ils ont renoncé et qu'ils ne rêvent que d'investir toujours plus que la Chine, que les États-Unis, que l'Europe dans cette course aux grands modèles de langage et à d'autres choses », lâche-t-il.
Pour contrer cela, il demande d'entrer dans une « logique du refus », en appelant par exemple « tous les éditeurs de la planète » à prévoir dans les contrats signés par leurs auteurs une clause certifiant qu'« ils n'ont pas utilisé Chat GPT pour rédiger leurs textes ». Il demande aussi aux plateformes musicales à « mettre en place des procédés techniques afin de vérifier l'origine humaine des morceaux postés sur les plateformes », alors qu'aujourd'hui « 30 % » des musiques mises en ligne sont générées par IA. Il propose également au public de procéder à un «désabonnement massif» si ces mesures ne sont pas mises en place d'ici quelques mois.
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5 commentaires
Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?i7nGEw
Tr. de la vidéo: ... principes FONDAMENTAUX : respect de la liberté, de l'intégrité, de la dignité, de la créativité humaine et aussi, de la sensibilité, c'est-à-dire des rapports interpersonnels et le fait qu'on oeuvre ensemble ... si nous n'avons plus la main, ce n'est pas acceptable ... affirmer nos conviction et les modes de vie que nous voulons développer.
Julien Lausson, le samedi 16 décembre 2023.
Les modèles de langage open source se rapprochent de leurs rivaux fermés et propriétaires, selon une étude comparant les performances des uns et des autres. Si les seconds sont toujours devant, l’écart s’est réduit en 2023.