Controverse Économie Budget
Le candidat insoumis Jean-Luc Mélenchon a remis sur la table sa proposition de transformer une partie de la dette française en dette perpétuelle à taux nul, provoquant une levée de boucliers, notamment du côté du gouvernement.
Eva Moysan, le 7 septembre 2026
8 min
Jean-Luc Mélenchon a pris la parole ce samedi 5 septembre 2026, à la braderie de Lille (Nord). © BASTIEN OHIER/HANS LUCAS VIA AFP
En exhumant une déclaration de Jean-Luc Mélenchon sur l’annulation de la dette en plein mois d’août, Gabriel Attal a rendu un fier service aux équipes de campagne de la France insoumise (LFI). « Il suffit de les prendre et de les foutre au feu », avait lancé, lors d’une conférence de presse en juin 2026, le leader insoumis pour expliquer sa proposition sur les titres de dette publique française logés à la Banque de France mais détenus par la Banque centrale européenne (BCE). Depuis que l’ancien Premier ministre macroniste a repris ces propos – pour les vilipender – le sujet, pourtant un peu technique, s’est retrouvé au cœur des débats médiatiques.
1/ De quoi s’agit-il ?
L’idée n’est pas nouvelle. Le programme présidentiel de Jean-Luc Mélenchon en 20221 mentionnait déjà la mesure : « Exiger de l’UE que la Banque centrale européenne (BCE) transforme la part de dette des Etats qu’elle possède en dettes perpétuelles à taux nul. » L’ancien député des Bouches-du-Rhône l’avait également détaillé un entretien publié sur notre site, en juin dernier.
A partir de 2015, la BCE s’est mise à acheter des titres de dette souveraine européenne sur le marché secondaire (c’est-à-dire auprès d’acteurs financiers car la BCE n’a pas le droit de les acheter directement auprès des Etats), pour faire face au risque de déflation dans un contexte post-crise des dettes souveraines.
Lors de la pandémie de Covid-19, la BCE a accéléré son programme de rachats d’obligations, si bien qu’elle a détenu jusqu’à un tiers des dettes publiques de la zone euro. En 2025, sur fond d’inflation, la banque centrale a totalement cessé ses achats.
Environ 18 % de la dette publique française, soit 600 milliards d’euros de titres publics2, sont aujourd’hui inscrits au bilan de la Banque de France pour le compte de l’Eurosystème3. C’est ce montant que Jean-Luc Mélenchon souhaite transformer en dette perpétuelle à taux nul. Le chef de file des insoumis a aussi résumé le principe par la formule de « mettre la dette au frigo ».
2/ Est-ce que c’est techniquement possible ?
La proposition a suscité des cris d’orfraie à droite. « C’est la crise financière assurée », s’est ému Roland Lescure, le ministre de l’Economie. Il juge la mesure illégale car « non conforme aux traités européens ».
Nicolas Dufrêne, économiste et directeur de l’Institut Rousseau, qui est favorable à l’annulation de la dette, réfute l’argument du ministre. L’article 123 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) interdit effectivement le financement monétaire des dettes publiques. Or, « les dettes publiques ont déjà été financées par les banques lors de l’opération initiale d’achat du titre de dette publique et c’est ensuite la BCE qui rachète ces titres aux investisseurs sur le marché secondaire. Annuler des titres pour lesquels un financement a déjà été octroyé ne conduirait pas à un nouveau financement monétaire », écrit Nicolas Dufrêne dans son ouvrage La dette au XXIe siècle. Comment s’en libérer (Odile Jacob, 2023).
Un certain nombre de juristes, comme par exemple Hubert de Vauplane4, estiment, eux, qu’une telle décision violerait les traités. Nul doute en tout cas qu’une annulation serait contestée en justice. Mais le directeur de l’Institut Rousseau souligne que nombre de règles inscrites dans les traités sont bafouées chaque année sans aucune sanction, comme celle commandant de respecter un déficit public de 3 % au maximum.
« Sur le plan purement technique, la mesure est tout à fait faisable au détail près qu’une telle mesure relèverait de la BCE, non de la Banque de France », précise l’économiste Laurence Scialom, qui a défendu au moment du Covid l’annulation de la dette publique, mais qui n’y est plus favorable.
La Banque centrale européenne est en effet une institution indépendante. « On n’a aucun moyen d’obliger la BCE à agir, mais on peut lui faire comprendre que c’est dans son intérêt », glisse Eric Berr, économiste et coresponsable du département d’économie de l’Institut La Boétie, la fondation de recherche de LFI. Il précise que l’objectif n’est pas d’agir seul mais d’obtenir ce gel au niveau européen. Il reconnaît qu’une telle manœuvre ne sera pas facile, mais souligne que d’autres pays à haut niveau de dette ou de déficit, notamment du Sud de l’UE, pourraient également y être favorables.
3/ A quoi congeler la dette servirait-il ?
Si la dette détenue par la BCE était convertie en dette perpétuelle à taux nul, le gouvernement n’aurait plus à en rembourser ni les intérêts ni le principal (lorsque l’obligation arrive à maturité). En effet, lorsque ces titres arrivent à échéance, l’Etat doit retourner sur les marchés pour les financer, et peut donc faire face à des taux élevés, comme c’est le cas actuellement. Nicolas Dufrêne estime que la France devra refinancer environ 67 milliards d’euros en 2027.
Ainsi, le directeur de l’Institut Rousseau explique que la dette d’un Etat détenue auprès de la banque centrale n’est pas exactement de la dette qu’on se doit à soi-même : l’Etat et la banque centrale sont deux entités séparées juridiquement et comptablement. « Quand l’Etat rembourse sa banque centrale, l’argent n’est pas transféré d’une poche à l’autre, il est détruit », appuie-t-il.
Par ailleurs, il réfute l’argument selon lequel les intérêts payés à la banque centrale reviennent in fine à l’Etat, qui en est l’unique actionnaire. En effet, la banque centrale française reversait bien une partie (et une partie seulement) de ses bénéfices sous forme de dividendes jusqu’en 2022, mais depuis cette date la Banque de France inscrit chaque année des pertes. « En somme, l’Etat perd le principal et les intérêts, et ne récupère rien », résume Nicolas Dufrêne.
Néanmoins, une annulation entraînerait tout de même une aggravation des pertes pour la Banque de France. Cependant, une banque centrale peut fonctionner durablement avec des fonds propres négatifs, c’est d’ailleurs ce qui se passe depuis 2022.
Pour y remédier, Nicolas Dufrêne propose plutôt de limiter la rémunération des réserves excédentaires des banques commerciales par la BCE, car c’est cette décision qui a occasionné des milliards d’euros de pertes pour les banques centrales depuis 2022.
Dans l’entretien publié sur notre site en juin, Jean-Luc Mélenchon avait affirmé qu’« il n’y a pas de problème de solvabilité avec la dette française ». Mais il souhaite profiter de l’affolement autour de cette question pour diminuer le montant des intérêts que l’Etat doit rembourser « car il faudra que l’on s’endette pour mener une politique de relance écologique et sociale ». Il souhaite également modifier le statut de la BCE pour qu’elle puisse prêter directement aux Etats sans passer par la case financement de marché.
4/ Est-ce le bon moment pour défendre cette mesure ?
Plusieurs personnes, notamment à gauche, qui avaient défendu l’idée d’une annulation de la dette au moment du Covid, estiment aujourd’hui que les conditions ne sont plus réunies pour appliquer une telle mesure. C’est le cas d’Aurore Lalucq, eurodéputée et coprésidente de Place publique, qui avait signé – aux côtés de Raphaël Glucksmann, parmi d’autres – une tribune en ce sens en 2020. Pour elle, le moment est particulièrement mal choisi : « Toutes les dettes sont scrutées, même celle des Etats-Unis. Nous ne sommes pas à l’abri d’un risque financier, donc annuler une partie de la dette reviendrait à prendre beaucoup de risques par rapport aux sommes que cela permet de dégager. »
« Nous avions fait une proposition d’une annulation de dette conditionnée à un réinvestissement dans la transition écologique en 2020. Mais nous étions alors dans une période déflationniste. Cela fait maintenant plusieurs années que nous estimons que l’outil n’est plus adapté », détaille Aurore Lalucq. Elle défend désormais la création d’un « safe asset », un actif sûr européen, pour financer les investissements communs.
L’économiste Laurence Scialom juge elle aussi que le temps d’une annulation est passé. Aujourd’hui, « les bons combats sont de définanciariser progressivement la dette publique », estime-t-elle.
Le président de la Bundesbank, Joachim Nagel, s’oppose lui frontalement à cette idée, jugeant qu’elle pourrait faire augmenter l’inflation. Nicolas Dufrêne réfute cet argument : « L’inflation n’est pas causée par un excès de monnaie, mais principalement par la hausse des prix du pétrole et du gaz liée à la guerre en Ukraine. » Comme nous l’avons expliqué dans nos colonnes, la croissance de la masse monétaire est largement décorrélée de l’inflation. Depuis 2008, les banques centrales ont injecté des tonnes d’argent dans l’économie mondiale par leurs politiques de rachat de titres financiers et notamment de dettes publiques (le quantitative easing) alors que l’inflation est restée très faible.
« Si l’annulation permet d’investir massivement dans la transition énergétique, alors cela permettra au contraire de lutter contre cette inflation énergétique importée », défend Nicolas Dufrêne.
5/ Annulation ou dette perpétuelle, quelle différence ?
La proposition de Jean-Luc Mélenchon consiste, on l’a dit, à transformer les titres en dette perpétuelle à taux nul (ce qui ne ferait donc pas baisser le stock de dette de la France au sens de Maastricht). Il souhaite également relancer les programmes d’achats de dette publique qui circule sur les marchés par la BCE et réinstaurer un circuit du Trésor. « L’objectif est de sortir une partie du financement public des griffes des marchés financiers, qui se servent de la dette pour empêcher toute politique progressiste », explique l’économiste Eric Berr.
De son côté, Nicolas Dufrêne formule une proposition un peu différente. « Une annulation est préférable à un gel de la dette. Car une dette perpétuelle à taux nul, tant qu’elle n’est pas annulée, peut être dégelée et on peut toujours en exiger le remboursement », justifie-t-il.
L’économiste poursuit : « Nous souhaitons, avec mon coauteur Alain Grandjean, que cette annulation soit conditionnée au réinvestissement de la moitié de la somme dans un plan de transition énergétique, ce qui permettrait à la fois une réduction de la dette et une relance de l’activité, donc une amélioration des fondamentaux de la solvabilité de l’Etat – deux choses qui ne seraient pas permises par la transformation en dette perpétuelle. » Pour Nicolas Dufrêne, pas de doute, il vaut mieux mettre la dette au feu plutôt qu’au frigo.
Article écrit par Eva Moysan, Journaliste
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Le Café Rhétorique, c'est mon rendez-vous Twitch du matin ! Tous les lundi, mercredi et vendredi à 09h00 sur / clemovitch !
Programme :
00:00 : Intro
00:56 : Partie 1, le ministre Aurélien Rousseau
04:03 : Partie 2, le député Sacha Houlié
07:52 : Partie 3, la conseillère Marguerite_Cazeneuv
14:36 : Conclusion
Tr.: ...
compagnon ... Maud Brégeon compagne de Aurélien Rousseau ... la macronie de "gauche" passée à Place Publique, le mouvement de Raphaël Glucksman ...
a voté Sarkozy en 2007 ... n'est absolument pas de gauche.
L'événement politique du week-end, c'st le congrès de “Place publique” qui s’est tenu hier, autour de celui qui veut former l’alternative politique en France face à Trump et Poutine… Celui qui a dit : “2027, je suis prêt à y laisser ma peau”...
...
parti “Place Publique” ... Raphaël Glucksmann veut créer une alliance pour 2027 mais sans LFI ... le candidat de gauche préféré des électeurs de droite ... 11.000 adhérents ... En 2022, le PS comptait environ 43.000 ... manque de démocratie interne ...
En poste depuis un an, Anaïta David, la coréférente nationale des jeunes du parti, a annoncé sa démission hier. En cause, le fonctionnement interne et l’éloignement du NFP.
*Connu / https://mastodon.top/@Kalytis@piaille.fr/113662060115703188
"
7 h Kalytis @Kalytis@piaille.fr
Raphael Glucksmann à Paris, le 20 novembre.
Libération · 8 h Par Chez Pol
Suite du fil
8 h Kalytis @Kalytis@piaille.fr (et en plus elle rejoint G·s, bravo @renchap )
"
Déjà 188027 signataires - Pétition lancée le 19 septembre 2023
Connue / https://mastodon.top/@krazykitty@mamot.fr/111566101462461625
"
Bertrand P a partagé 4 h krazykitty@mamot.fr InsoumisCbv@mamot.fr Krazy Kitty
@krazykitty@mamot.fr
Le gouvernement français veut exclure la définition du viol de la loi européenne sur les violences contre les femmes. Afin de ne pas avoir à adosser la notion de viol à celle de consentement.
Place publique - Droits des femmes
Alors que plus de 100 000 viols sont enregistrés chaque dans l’Union européenne, la France veut exclure la définition du viol de la loi européenne de lutte contre les violences faites aux femmes qui est actuellement débattue : Signons massivement la pétition pour dire NON au sabotage de la loi européenne de protection des femmes !
"
Ndlr : pas de texte de présentation, pas de renvoi à des références ?
->
https://duckduckgo.com/?t=ftsa&q=la+France+veut+exclure+la+d%C3%A9finition+du+viol+de+la+loi+europ%C3%A9enne+de+lutte+contre+les+violences+faites+aux+femmes&ia=web
"
https://www.lemonde.fr › idees › article › 2023 › 10 › 05 › la-france-ne-doit-pas-exclure-le-viol-de-la-loi-europeenne-visant-a-lutter-contre-les-violences-faites-aux-femmes_6192599_3232.html
« La France ne doit pas exclure le viol de la loi européenne visant à ...
5 oct. 2023Une forme d'impunité En plus d'une définition commune, la législation vise à harmoniser les sanctions au niveau européen afin que les auteurs de violences ne puissent bénéficier d'une...
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- https://www.euractiv.fr › section › sante › news › defaut-juridique-consentement-pourquoi-la-france-ne-veut-pas-inclure-le-viol-dans-la-loi-europeenne Défaut juridique, consentement : pourquoi la France ne veut pas inclure ... Le viol doit-il être inclus dans une loi européenne visant à lutter contre les violences faîtes aux femmes ? Oui, répondent la Belgique, l'Italie, l'Espagne. Non, selon la ...
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- https://www.madmoizelle.com › la-france-refuse-que-la-commission-europeenne-inscrive-le-consentement-dans-la-definition-du-viol-1595851 La France refuse que la Commission européenne inscrive le consentement ... 16 nov. 2023 À savoir que dans la loi française, le viol n'est pas le fait du consentement, mais est constitué quand un acte sexuel a été commis sous la menace, la contrainte, la surprise ou la violence.
"
semble consistant mais lire ACT
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Élections législatives 2022 dossier
Le député européen Place publique, qui soutient la Nupes, explique les raisons de son ralliement et souligne un problème de méconnaissance de l’Europe et de ses évolutions dans la gauche française.
Raphaël Glucksmann durant une manifestation en soutien à l'Ukraine au Parlement européen à Strasbourg, le 10 mars. (Roses Nicolas /ABACA)
Raphaël Glucksmann, député européen Place publique, a appelé à voter pour la Nupes à la surprise générale, la France insoumise défendant des positions sur l’Europe, la Russie, l’Ukraine ou la Chine à l’opposé des siennes. Pour la première fois, il explique les raisons de ce ralliement qui lui vaut de nombreuses critiques.
Comment un pro-européen peut-il se rallier à la Nupes alors que son programme est une reprise des positions anti-européennes de LFI ?
Je ne me suis rallié à personne, n’ai signé aucun accord et n’ai négocié aucune circonscription. J’ai simplement appelé à faire élire le maximum de députés de gauche et écolos à l’Assemblée parce qu’il est urgent que le Parlement vive, vibre à nouveau et qu’y soient défendues la justice sociale et la lutte pour le climat. Les élites dirigeantes, politiques et médiatiques, sous-estiment l’impatience qui monte dans la société en général et la jeunesse en particulier. Impatience sur le climat, impatience sur l’explosion des inégalités, impatience face au verrouillage de la démocratie aussi. Nous ne pouvons pas repartir pour cinq années de plus avec une Assemblée de godillots, une chambre d’enregistrement des projets concoctés par le Président et son équipe de technocrates. Vu les positions de Jean-Luc Mélenchon sur la Russie, la Chine ou l’Europe, cette décision a été dure à prendre. Je savais bien que mon soutien, même critique, allait me valoir une levée de boucliers. Mais comment rester sourd à ces impatiences lég…
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Un p'tit coup de bourbon
Chaque semaine, Serge Faubert raconte l’actualité française à travers le prisme des délibérations au Sénat et à l’Assemblée nationale. Ce qui perce de l’esprit des lois et de l’équilibre des forces politiques, au-delà du jeu des petites phrases.
Jean-Michel Clément est le premier député à avoir quitté le groupe parlementaire de la République en marche. Cet élu de la 3 e circonscription de la Vienne, avait auparavant siégé par deux fois à l’Assemblée nationale sous l’étiquette socialiste. Dans cet entretien, il revient sur ses désillusions à l’égard des marcheurs et raconte de l’intérieur le fonctionnement du groupe parlementaire. Il revient sur les conditions de son éviction.
Avocat, Jean-Michel Clément pointe les dérives en matière de libertés publiques et de justice. En particulier, le basculement des législations d’exception dans le droit commun au nom de la sécurité. Il estime également que le nouveau Garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti ne pourra pas rester plus de six mois à son poste tant les résistances de la magistrature sont fortes.
Le député de la Vienne – qui siège aujourd’hui au sein du groupe Libertés et territoires – se revendique toujours de la gauche. C’est ainsi qu’il dénonce la politique économique et sociale conduite depuis trois ans qui "facilite l’enrichissement de ceux qui possèdent déjà". Proche du PS – il est membre de Place publique, le mouvement de Raphaël Glucksmann – il prône le rassemblement de toute la gauche sur le modèle du Printemps marseillais pour proposer une alternance en 2022.
Jacky Foucher a aimé jo spiegel @jospiegel1
Quand nous sommes élus avec moins de 20% des électeurs, le bulletin de vote ne peut être qu’un passeport pour une démocratie continue. Ce qui est en jeu c’est la coproduction de l’intérêt général,la co-construction du commun et la légitimité des décisions @placepublique_
5:09 PM · 3 juil. 2020·- 31 Retweets 87 J'aime
Transcription : photo livre de jo dont Raphaël Glucksmann a fait la préface : Nous avons décidé de décider ensemble - une expérience de renouveau démocratique
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Confinés mais pas isolés !
Pendant le confinement, Place Publique Paris organise une série de débats en ligne, accessible à tous. Vous n'avez pas pu y participer ? Retrouvez-les en podcast sur notre chaîne.
avec Enzo Lesourt, docteur en philosophie politique, diplômé de Sciences Po et conseiller spécial d'Eric Piolle, maire écologiste de Grenoble.
Il a publié "Survivre à a l'anthropocène" (PUF, 2018) et "André Gorz, portrait du philosophe en contrebandier" (L'Harmattan, 2011).
Au moment où la puissance des hommes percute les équilibres de la biosphère, où les catastrophes et les chocs se diffusent avec la rapidité d'un virus à l'ensemble de la planète, l'écologie politique d'André Gorz fait de lui l'un des premiers penseurs de l'anthropocène.
En effet, l'écologie politique d'André Gorz (1923-2007) éclaire nos temps de veille de catastrophes globalisées. Communément, l'écologie prend pour point de départ la sauvegarde de la biosphère et la préservation du climat.
André Gorz retourne la focale : elle commence, pour lui, au plus profond de l'intimité de l'individu et veut lui permettre de (re)construire étape par étape sa place dans son corps, dans sa ville, dans sa société. De disposer les gardes fous éthiques, les nouvelles formes économiques, les nouveaux rapports à la technologie qui, in fine, lui permettent de dire "Je", d'habiter le monde et d'être autonome.
.#Debat #Confinement #Productivité #Capitalisme #PlacePublique #Citoyen
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Transcription : ... dominique bourg définit l'anthropocène comme la bascule du risque à la menace. ... comment vivre dans le chaos ? pb du capitalisme, donc capitalocène ... ce serait une tendance à l'accumulation chez l'humain qui serait la cause et pas le capitalisme. le libéralisme a été un extincteur des guerres civiles. donc le capitalisme pensé comme une réponse. Comment on gouverne entre guerre civile et effondrement. Début : james scott 3 dates : hiroshima 2è guerre mondiale ; révol indust / én. fossiles ; avec l'invention du feu (anthropocène faible) déjà impactant pour l'environnement. POint commun : notre façon d'habiter notre terrain de jeu, quelle que soit sa taille. toucher les limite du décor. relation habitat/décors. Le confinement en est aussi une ! Travailler cette relation entre moi et mon décors. Action localisée. Peut nous guider pour les autres échelles. /émergence prise de conscience.
J
joséphine Conche : thèse géographique / tourisme /espace-temps requestionné
seule chez elle, règle tout ce qui avait été mis de côté.
Mr ? : prise de conscience de l'interdépendance annecy & 2è niv dépendant de ce qui se passe en moi (croyance, vision du monde, émotions)
Sophie St-Denis, Place publique : du rythme, des rites rassurent, exp de la pénurie connue à cuba, source d'angoisses
Gaël à la campagne : ça change pas grand chose. juste plus de voitures sur les routes. /anthropo faible, qu'est-ce que ça amène ?
Karine : a exp confiné avec un inconnu à la rue, invivable car besoin de son espace perso y vient d'où ce besoin? /ctrl des passions guerres civiles ou de religion clair pour l'état, mais /l'individu ?
Maxime : /virginie marie l'homme à la hauteur du géologique, valide une super puissance de l'homme
Enzo
/bascule des passions et des intérêts d'Albert Hirschman bascule culturelle à l'accumulation tranquille, système industriel état providence, instinct de survie de la société. /domicile lieu de passage à lieu d'habiter /anthropo faible le dév de l'humanité l'a mis en germe -> outil et échelle ratio entre moi/mon outil/mon échelle. dim globale du giec retournée par gorz départ au monde vécu de l'individu, éthique personnelle/mon domicile perso.
André gorz juif échappe de peu à la Shoah, n'a plus rien, se recrée en créant des outils /existentialisme de sartre se sculpter soi-même ses outils ? l'oeuvre crée son auteur ! réduire espace individu/société => politique : changer la règle de la mégamachine qui exproprie. écolo politique défense du monde vécu. situe son domicile au niveau de l'intime. Pt de départ anthropocène intime. irréconciliabilité puis côtoie ivan illich : société conviviale et contre-productivité. Changements d'échelle-> changements de nature. Passé un seuil, ça devient pervers. ex de l'école ++ idem /santé dépossédé de notre corps. idem /voiture ++ maintenir un certain niveau pour société convivale. /nucléaire /état policier contrôle total donc design de la société. La technologie pousse à un modèle totalitaire
/relation de rose comment on dit je à plusieurs ? pensée par cercles concentriques à partir de l'individu.
3 activ : - domestiques - économiques - autonomes (autoprod de soi) ++
le capitalisme étouffe les deux autres dim. Comment on les sanctuarise ?
But société : dév. l'autonomie en compressant les deux autres.
Le politique régule les tensions entre ces 3 sphères
déf du bon gouv : permanence et franchise de l'affrontement
le confinement = école pratique de l'anthropocène ++
53:56 éric piolle : pj pol mélange pensée, agir, pensée rusée collective et conduite du changement
parti de réintroduire du spirituel dans la politique parti de georges bataille
mêler pensée et action, combiner imaginaires, fil conducteur abandonner le dd
basculer /triptique où l'ensemble de nos actions ont pour objet ou sont à la fois un labeur et une oeuvre qui visent à garantir des sécurités, chérir des biens communs et nourrir notre désir de sens. Et que choisir des fils qui parlent à tous donc on a travaillé en 1er sur des Q d'espace public, d'éducation populaire dont culture et sport, de santé, d'alimentation, de mobilité. On tire ces fils transversaux pour venir incarner à un moment et se faire déborder par nos actions avec cet espace là. C'est pour ça qu'on a arrêté notre contrat de pub avec DECAU pour réaffirmer cette suprématie du politique sur la sphère économique. Nous auto-organiser pour recontenir et la remettre comme n'importe quelle activité dans ce triptique commun, activité, garantie et sécurité, chérir les communs et nourrir le désir de sens.
On avance là dessus dans une organisation politique où on pense finalement chaque citoyen comme étant à la fois un individu qui a un rôle et qui est membre constituant de la communauté. Donc en revenant aux critique d'edgar morin, qui approche notre humanité, on est à la fois un animal, un individu et un membre constituant de communauté.
QUESTIONS
Mme de place publique à montpellier : n'est-ce pas conservateur ? et genré ?
marchandiser ou non ? ya des digues. 1000h de trav / an -> revenu universel garanti. nécessité / autonomie
Claire : des ex+concrets /gratuité ou progressivité, bien commun/marchand
Catherine : manque rel entre personnes, comment ça s'organise ?
Sophie : /dim collective comment ? et pensée de gorz /état se transforme dilemme entre émancipation des gens et attente/nécessité de l'état ?
Medi : /capitalocène penser la société d'après /valeur se fabrique par mesure de la quantité mais de moins en moins de travail => produire de +en+ l'agent n'a plus de valeur, ni réalité concrète
ENZO ET ÉRIC RÉPONDENT
gorz était un pseudo et au nouvel obs en tant que journaliste avec autre pseudo était proche cfdt, psu, michel rocard, n'est pas un organisateur.
a pj à l'échelle de la ville. Bien sûr que le capitalisme est un pb mais archéologie de l'accumulation amène des éléments ++
L'écologie relève d'abord de l'anthropologie. Contenir la logique d'expansion. éloigner le capitalisme du pouvoir + maintenir l'économie dans un espace acceptable. état qui régule, donner de la valeur au bien commun. ex eau municipale, parkings, clinique mutualiste, fait mobiliser les gens ; la ville aussi un lieu à vivre, autonomie alimentaire, stratégie agricole, ferme urbaine, saveurs, fruits de saison, zones d'ombre, fraicheur devient stratégique,
ÉRIC PIOLLE : individus organisés en collectif ou en institution ni fossile, ni nucléaire, coopérative d'énergie, réseau de complices du changement, plan canicule, ouvrir musées sous canicule, politique de santé,chantiers participatifs habitants se rapproprient l'espa public, produire ensemble, les droits fondés sur la connexion avec la caf, articuler court terme/long terme,
Olivier Dubuquoy, géographe et militant écologiste, porteur de cause pour Place publique, nous parle de son combat pour la préservation des océans.
Il sera ce soir à Marseille pour un échange autour de notre mouvement. Inscrivez-vous à l'événement : https://www.facebook.com/events/298206457458724/
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Première rencontre de Place publique - Ajoutée le 16 nov. 2018 / Place publique
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« Il faut retrouver la Place publique, l’endroit sur lequel les citoyens se rencontrent, peu importe leur origine sociale ou religieuse. Reconstruisons la République ! »
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Actualités et politique
Musique utilisée dans cette vidéo
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Titre
Busy Earnin'
Artiste
Jungle
Album
Jungle
Auteurs-compositeurs
Thomas Dalton Mcfarland, Joshua James Lloyd-Watson
Concédé sous licence à YouTube par
[Merlin] Beggars (au nom de XL Recordings); UBEM, ASCAP, UMPI et 10 sociétés de gestion des droits musicaux
1 commentaire
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Place publique est un nouveau mouvement politique, qui tiendra son premier meeting le 15 novembre à Montreuil (Seine-Saint-Denis). À la veille de ce premier rendez-vous public, nous recevons plusieurs de ses initiateurs dont Raphaël Glucksmann (essayiste), Claire Nouvian (militante écologiste) ainsi que Thomas Porcher (économiste).
269 commentaires
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thomas mang
il y a 4 jours (modifié)
Quand les petits bourgeois sentent qu'ils vont aussi se faire tondre par Macron mais qu'il ne veulent pas lutter avec les pauvres et les précarisés.
Pour se défendre ils créent leur mouvement en mode "on veux rassembler tout le monde mais sans aller vers les autres", "quand seuls les pauvres et les bronzés étaient dans la merde ça pouvait aller mais là on est aussi dans la merde donc faut pas déconner (mais sans les pauvres et les bronzés...)", "ensemble c'est sans les autres"...
37
Dan Krasela
il y a 5 jours
Si vous avez aimé vous faire envaseliner par le PS vous adorerez Place Publique. Un magnifique ramassis de bobo qui se pensent "de gauche". Et quel meilleur endroit que Mediapart pour tenir le crachoir ! Les grands esprits se rencontrent LOL Bon allez moi je vous laisse vous tirer mutuellement sur la nouille pendant que les gens "d'en bas" sont au bord du gouffre. Continuez à ne rien faire, vous faites ça très bien.
54
TheNeon
il y a 4 jours
La gauche bobo idéale pour mediapart
21
val denfer
il y a 4 jours
La méthode de travail pour la construction du programme telle que décrite par C Nouvion vers la mn 46 c'est du copié collé FI. Certains pamis vous ont-ils seulement pris la peine d'aller explorer le site et les livrets programmatiques ? Je veux bien être "bienveillante" mais là ça m'agace. Putain on perd le temps qu'on n'a pas... c'est dingue.
Source :
https://www.mediapart.fr/journal/france/141118/quoi-va-servir-le-mouvement-place-publique/
Mots-clés : Claire Nouvian gauche française Place publique Raphaël Glucksmann Thomas Porcher
vidéo aussi à
https://www.youtube.com/watch?v=fWLpUoJBA8w&feature=youtu.be
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Écologie
Démocratie
Justice sociale
Europe
nous sommes un mouvement politique. face à l'urgence écologique.
Écologie : le compte à rebours est lancé
Les climatologues nous mettent au pied du mur : si nous souhaitons demeurer sous la barre de 1,5°C d’augmentation de la température globale par rapport à l’ère pré-industrielle, il faut réduire de moitié nos émissions de carbone d’ici à 2030. Cela induit une révolution copernicienne de nos modes de production, de consommation et de pensée. 15 000 scientifiques nous ont alertés : « bientôt, il sera trop tard » pour sauver la biodiversité, les écosystèmes, le climat et les humains. Chaque demi-degré compte. Si nous dépassons le seuil de 2°C, les climatologues parlent d’effondrement… Les plus vulnérables d’entre nous seront touchés les premiers. Leur mise en garde écrase tout le reste. Rien de ce qui nous est cher aujourd’hui – notre liberté, nos liens affectifs, la nature, notre qualité de vie, notre sécurité – ne pourra plus être garanti dans un monde dont les piliers environnementaux s’effondrent. Cela nous dicte un impératif catégorique : celui d’essayer tout ce qui est en notre po...
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Nos premiers porteurs de causes
Olivier Dubuquoy
Né en 1974, Olivier Dubuquoy est géographe, universitaire et militant écologiste.
Convaincu que l'océan et ses ressources sont au cœur des enjeux écologiques, économiques, énergétiques et géopolitiques du XXIe siècle, Olivier Dubuquoy agit pour protéger l'océan et définir une gouvernance internationale des océans fondée sur le commun, en faisant primer l'usage sur la propriété : l’océan n’est ni privé ni public, il est vital pour l’humanité.
Olivier Dubuquoy se mobilise avec le mouvement citoyen Nation Océan et l’association ZEA qu’il a fondée pour protéger l'océan et le climat, en luttant contre l'accaparement des mers, la prédation des ressources, et les pollutions qui accroissent les inégalités et la disparition du vivant. Il a bloqué des projets pétroliers et gaziers, obtenu des moratoires contre l'exploitation des énergies fossiles en mer et mène la lutte contre les pollutions de boues rouges en mer et à terre. Il est aussi engagé sur différentes initiatives citoyennes et projets de recherche sur la démocratie et les sciences participatives.
nous sommes un mouvement politique. face à l'urgence sociale.
Justice sociale : mettre fin à la course vers le bas
En organisant volontairement la dérégulation de l’économie et en refusant d’imposer un socle commun aux différents pays de l’Union, les institutions européennes ont laissé prospérer une concurrence sociale et fiscale entre les États membres. Cette compétition mortifère a entraîné une course vers le moins disant fiscal et in fine, social. Aujourd’hui, quatre pays de l’Union Européenne peuvent être considérés comme des paradis fiscaux et siphonnent les recettes fiscales de leurs voisins. Pour répondre à cette concurrence, les autres pays baissent leur pression fiscale. A ce rythme, il est à parier que bientôt l’ensemble de l’Europe sera un gigantesque paradis fiscal. Pourtant ces politiques fiscales anti-redistributives n’ont pas permis de créer de l’emploi, ni de redresser l’économie. A l’inverse, elles ont augmenté les inégalités sociales et creusé les déficits. Les conséquences de ces politiques sont bien visibles, présentes dans notre vie de tous les jours, à travers le manque de ...
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Judith Aquien
Née en 1984, Judith Aquien est porteuse de cause pour l'hospitalité au sein de Place publique. Après une carrière dans l'édition puis dans le web, Judith Aquien a changé sa vie en profondeur après avoir passé plusieurs mois sur des campements de réfugiés, à Paris. Elle a ainsi cofondé l'école Thot et est aujourd'hui déléguée générale d'Action Emploi Réfugiés.
Les personnes arrivant en France depuis les voies de l'exil ne sont pas accueillies dans la dignité qui s'impose à notre humanité. Chaque individu est oublié pour entrer dans un vocabulaire déshumanisant ("les migrants"). Il s'agit de réhabiliter les valeurs essentielles d'humanisme, d'accueil et de fraternité, et permettre aux personnes d'être soignées de leurs blessures, traitées comme des personnes à part entière, et d'entrer au plus vite dans une autonomie sur tous les plans.
En 2015, Judith Aquien a cofondé Thot, l'école de français diplômante pour les exilés, lauréate de la fondation La France s’engage en 2016. C'est une des rares structures qui mette de “vrais” professeurs face aux personnes en exil, et qui les prépare au diplôme d'État de langue française, facilitant ainsi l'accès de ces dernières à la vie professionnelle et à l'autonomie sociale en général. Son engagement pour une société humaniste et fraternelle l’a conduite à rejoindre la direction générale d'Action Emploi Réfugiés en 2018, travaillant réellement à l’intégration des réfugiés à la vie économique et sociale française. En 2018, elle a été distinguée du titre de Chevalier des Arts et Lettres pour la création de Thot.
nous sommes un mouvement politique. face à l'urgence démocratique.
Démocratie : un nouvel âge
Faut-il être aveugle à ce point pour ne pas voir la crise profonde que traverse la démocratie? Jamais le fossé ne s’est autant creusé entre les représentants et les représentés... Les décisions sont prises dans l’entre soi des élites... Terreau fertile à tout les populismes autoritaires ! Il est temps de travailler à un nouvel âge démocratique où le citoyen reprend le pas sur l’individu-atome, où le commun prime sur le particulier, où le temps long des transformations supplante la culture de l’immédiat et le temps court des élections qui nous obsèdent. La démocratie ne sera plus providentielle, descendante, passive, infantilisante, uniquement électorale. Elle sera une démocratie continue, effective, réelle. Elle sera débat, co-construction, engagement. Elle sera interactive, elle prendra en compte la complexité, elle sera édifiante. Pour mieux décider ensemble, pour réenchanter la démocratie représentative, pour susciter la citoyenneté active, pour faire peuple à nouveau. Cette démo...
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Jérôme Karsenti
Né en 1966, Jérôme Karsenti est avocat depuis 1995.
les deux thèmes qui fondent ses principaux combats sont : D’abord, la lutte contre les discriminations, tant la question du racisme irrigue la Société. Ensuite, la lutte contre la Corruption qui au-delà des problématiques pénales interroge le fonctionnement de la démocratie.
Jérôme Karsenti a été l’avocat de SOS Racisme, de la Maison des Potes et aujourd’hui de Rom Europe, qui regroupe des associations et collectifs de défense des personnes originaires d’Europe de l’Est, Roms ou présumées Roms, vivant en bidonvilles, squats ou autres lieux de survie. Depuis 2007, il est l’avocat de l’association Anticor. Il est également membre du Syndicat des Avocats de France depuis son entrée dans la profession et est élu au Conseil national des barreaux où il siège dans les commissions Libertés publiques et Égalité. Depuis mars 2018, il siège au Comité d’éthique du journal Le Monde en qualité de personnalité indépendante. Il intervient régulièrement à l’occasion de divers colloques sur les thèmes de la lutte contre la corruption.
nous sommes un mouvement politique. face à l'urgence européenne.
Europe : année zéro
20 ans que l’Europe traverse une crise existentielle. Nous devons en finir avec tant d’années qui l’ont amenée à perdre son sens: le déni démocratique, la concurrence économique, fiscale et sociale érigée en projet par défaut, l’impuissance collective, l’abandon d’une partie de la jeunesse dans la prison pour dette et le ressentiment, les traités de libre-échange qui nous exposent aux quatre vents de la mondialisation davantage qu'ils ne nous protègent. Nous devons endiguer la poussée des identitaires, en Hongrie, en Italie, en Pologne, en Slovénie, en France, car sinon tout sera emporté : la culture, la démocratie, l'héritage de nos conquêtes pour les droits et les libertés individuelles. Le défi pour notre génération est immense et nous avons le sentiment d’un tournant de l’Histoire. Nous appelons l’Europe au sursaut, nous voulons être ce sursaut. Il faut ouvrir des horizons, au-delà des masses nuageuses, très sombres, qui envahissent progressivement notre ciel européen. Rompre l...
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Diana Filippova
Née en 1986 à Moscou, Diana Filippova est entrepreneur et auteur, spécialiste des questions technologiques.
S’inscrivant dans la tradition des humanités numériques et de l’analyse critique de la technologie, Diana cultive une approche de la technologie comme expression d’une idéologie et d’une vision des rapports sociaux.
Diplômée d’HEC, Sciences Po et Paris I Panthéon-Sorbonne, elle a cofondé et animé OuiShare entre 2012 et 2017, think tank autour des modèles distribués, au sein duquel elle a construit une pensée critique et politique de l’économie collaborative. Responsable de l’écosystème startup chez Microsoft entre 2015 et 2018, elle y a lancé KissMyFrogs, un magazine critique sur la technologie et l’entrepreneuriat. En 2018, elle a co-fondé l'agence éditoriale Stroïka avec l’ambition de faire rimer « numérique » avec « rigueur intellectuelle et pédagogie ». Elle anime des salons et un club de lecture autour de la question technologique.
Diana analyse quotidiennement les effets concrets de ces nouvelles technologies et leur mainmise sur nos libertés publiques et privées. Elle promeut un gouvernement démocratique des nouvelles technologies pour mettre celles-ci au service de la reconstruction de cadres collectifs, d’un espace de délibération et d’un vivre ensemble.
Son premier livre, Société Collaborative, la fin des hiérarchies paraît en mai 2015. Elle contribue régulièrement aux magazines généralistes et économiques (Le Monde, les Échos, Alternatives Économiques, la Tribune, Socialter, etc.) ainsi qu’à France Culture. Elle prépare un essai sur le pouvoir, la politique et la technologie.
contact@place-publique.eu
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FR - Thomas Porcher, membre des économistes atterrés et co-fondateur de Place publique, invité de Grand Angle: pouvoir d'achat, hausse des prix des carburants, transition écologique, justice fiscale, cohérence de la politique fiscale d'Emmanuel Macron, et présentation du nouveau mouvement Place publique - 08.11.2018 - Paris, France.
© Frédérick Moulin 2018 & BFMTV2018 - Tous droits réservés.
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«Agir avant qu’il ne soit trop tard» : le manifeste du nouveau mouvement Place publique - Libération
Appel
«Agir avant qu’il ne soit trop tard» : le manifeste du nouveau mouvement Place publique
— 6 novembre 2018 à 19:05
Les fondateurs du mouvement Place publique Jo Spiegel, Claire Nouvian, Raphaël Glucksmann, Thomas Porcher et Diana Filippova, à Paris, lundi. Photo Boris Allin. Hans Lucas pour Libération
Les fondateurs de Place publique, parmi lesquels Raphaël Glucksmann, Claire Nouvian et Thomas Porcher, veulent proposer, à l'aune des élections européennes, une offre politique égalitaire et antiautoritaire. «Libération» publie en exclusivité leur manifeste.
«Agir avant qu’il ne soit trop tard» : le manifeste du nouveau mouvement Place publique
L’essayiste Raphaël Glucksmann, l’économiste Thomas Porcher, la militante écologiste Claire Nouvian, l'entrepreneuse Diana Filippova et d’autres personnalités de la société civile lancent ce mercredi un nouveau mouvement, baptisé Place publique, qui veut «répondre à des urgences», démocratique, écologique, sociale et appelle au rassemblement pour les européennes. Ci-dessous, retrouvez en exclusivité le manifeste de ce mouvement qui joue la carte de la «société civile».
Agir pour lutter contre le réchauffement climatique et préserver le vivant. Agir pour empêcher que la montée des inégalités ne disloque nos sociétés. Agir pour endiguer la vague identitaire et autoritaire qui s’abat sur nos démocraties. Agir pour construire une Europe démocratique, solidaire et écologique. Agir pendant qu’il est encore temps.
Nous avons entendu les cris d’alarme des scientifiques sur le dérèglement climatique et nous avons pris acte de la date de 2030 comme le moment de bascule dans l’irréversibilité de la catastrophe. Nous voyons ces millions de vies brisées par le chômage et la précarité, nous voyons la colère monter contre la sécession sociale en cours, nous voyons notre démocratie kidnappée par des lobbys qui dévoient chaque jour un peu plus nos institutions. Nous avons été ébranlés par le Brexit, par les triomphes d’Orbán, de Trump, de Salvini, de Bolsonaro et, surtout, par l’absence de remise en cause de nos élites. Nous ne pouvons laisser celles et ceux qui nous gouvernent continuer les mêmes politiques jusqu’à l’effondrement final.
Agir politiquement. Partout en France, et bien au-delà, des millions de citoyennes et de citoyens se mobilisent déjà et prennent en charge à leur échelle les transformations vitales que nos gouvernements refusent d’assumer. Coopératives paysannes sur les circuits courts, associations se battant pour préserver les solidarités sociales ou lutter contre les discriminations qui défigurent la République, tiers lieux réinventant l’espace public, collectifs œuvrant à un accueil digne des exilés ou s’opposant aux projets climaticides, élus locaux mettant en place la démocratie participative, ONG luttant contre l’évasion fiscale, tous essaient, à leur niveau, d’infléchir le cours des choses. Mais sans prolongement politique, ces luttes, ces engagements, ces espérances, ces succès ne suffiront pas à enrayer notre marche collective vers l’abîme. «Politique» : nous assumons ce mot. Nous venons d’horizons différents, nos votes ne furent pas toujours identiques, nos opinions peuvent diverger sur certains points, mais nous sommes toutes et tous d’accord sur l’essentiel et nous avons toutes et tous conscience de vivre un moment de bascule.
Voilà pourquoi nous lançons Place publique. Ce mouvement, construisons-le ensemble. Sans exclusive. Nous ne sommes pas des professionnels de la politique, mais nous avons la volonté, par-delà nos divergences, d’unir nos forces pour remettre les citoyens au cœur de l’action publique, pour reprendre la maîtrise de notre destin, pour renouer avec la promesse républicaine d’égalité si souvent trahie, quelles que soient nos origines, nos croyances ou notre lieu de résidence. En partant des idées, des solutions, comme des mobilisations de terrain, nous devons construire un mouvement ouvert à toutes celles et tous ceux qui partagent les principes de solidarité sociale, de respect du vivant, de renforcement de la démocratie et de promotion des droits humains. Organisée autour de causes communes et animée par des porteurs et porteuses de cause, Place publique se fixe comme mission d’accueillir les luttes et les expérimentations existantes, de les mettre en relation les unes avec les autres, de forger à partir d’elles une vision du monde et de porter un projet alternatif à l’atomisation sociale et aux passions autoritaires. De partir du terrain et des idées pour produire une nouvelle offre politique. À toutes celles et tous ceux qui chaque jour font plus que leur dû pour faire bouger les lignes, à toutes celles et tous ceux qui sont désireux de s’engager mais ne savent ni où ni comment le faire, nous lançons un appel : regroupons-nous avant qu’il ne soit trop tard. Il ne s’agit pas là d’un énième appel à sauver le monde, mais de l’acte de naissance d’un mouvement qui a vocation à se structurer sur tout le territoire français et au-delà, à travers l’Europe, à multiplier les réunions publiques, à contrer les lobbys et à bouleverser le champ politique. Retrouvons-nous et, ensemble, investissons la place publique !
Signataires : Judith AQUIEN dirigeante et fondatrice d’organisations pour la dignité des personnes en exil, Nayla AJALTOUNI militante associative, Farid BENLAGHA chef d’entreprise, Saïd BENMOUFFOK professeur de philosophie, Charles BRAINE militant associatif, ancien marin pêcheur et co-fondateur de la plateforme Petite Pêche, Pierre-Natnaël BUSSIÈRE étudiant, Lucas CHANCEL économiste, Vincent CARRY acteur culturel européen, Olivier DUBUQUOY géographe, universitaire et militant écologiste, Diana FILIPPOVA chef d’entreprise, auteure, Laure FOURTEAU-LEMARCHAND consultante en responsabilité sociale des entreprises, Raphaël GLUCKSMANN essayiste, Aziliz GOUEZ chercheuse, militante européenne et ancienne plume du président irlandais, Caroline KAMAL juriste, Jérôme KARSENTI avocat, Thierry KUHN responsable associatif, Dan LERT adjoint au maire du XIXe arrondissement de Paris, juriste, Claire NOUVIAN fondatrice et présidente de l’association Bloom, Thomas PORCHER économiste, Jo SPIEGEL maire de Kingersheim, Rui WANG responsable associatif, cofondateur de l’association des jeunes Chinois de France, André ZAJID essayiste, enseignant.
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Laurent Joffrin
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de Laurent Joffrin
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A gauche, des nouveaux dans la Place
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