Grand entretien
Série 7/7
Clés : Société Territoires Idées
L’économiste Eloi Laurent nous a conseillés dans l’élaboration de l’indice du bien-être en ville (IBV). Pour lui, les villes, plutôt que de nous isoler, doivent nous relier, être des lieux de coopérations sociales.
Catherine André, le 4 juillet 2026
9 min
© Charles Monnier
Entretien avec Eloi Laurent, Chercheur et enseignant à Sciences Po et à l’université Stanford
Ni marché ni marchandise, mais lieu de coopérations, la ville peut redevenir le creuset d’un bien-être humain réconcilié avec les limites planétaires, propose Eloi Laurent. L’élaboration de l’IBV, l’Indice du bien-être en ville d’Alternatives Economiques, a bénéficié de ses conseils. L’économiste accompagne actuellement la Direction de la Transition écologique et du climat de la Ville de Paris pour mettre en œuvre et faire vivre une transition juste dans la capitale.
A quoi sert de mesurer le bien-être au niveau local ?
Eloi Laurent. Mesurer le bien-être dans les villes, comme le fait Alternatives Economiques, en utilisant une large palette de dimensions et d’indicateurs permet de valoriser la diversité des expériences humaines vécues. On récuse alors l’idée qu’il n’existerait qu’une voie possible pour atteindre une seule performance à répliquer partout. Cette valorisation plurielle du bien-être s’oppose en outre à deux logiques : celle de l’attractivité, qui revient à fonder les politiques des territoires sur les préférences des gens qui n’y habitent pas, et celle du classement – et du déclassement –, qui revient à trier les bons des mauvais.
A mes yeux, l’originalité de ce travail dans le champ désormais étendu des indicateurs de bien-être est de saisir – en partie bien entendu – la manière dont les villes donnent à leurs habitants la capacité de mener la vie qui leur convient en partageant des services communs. C’est donc pour moi un indicateur de capacité à bien vivre la ville ensemble, dans l’esprit d’Amartya Sen. Ce qui le distingue par exemple de classements des villes « où il fait bon vivre » (entre soi) qui mettent l’accent sur la sécurité et l’endogamie sociale.
Qu’est-ce que la ville du bien-être que vous prônez ?
Cette idée part du constat de villes prisonnières des logiques de croissance. Et, en face, d’un monde de la postcroissance encore trop abstrait et insuffisamment incarné. Un article de référence des années 19701 parlait des villes comme des « machines de croissance » (« growth machines ») et c’est en effet le prisme des politiques territoriales déployées depuis au moins dix ans en France, qui embrigadent les villes dans la « croissance métropolitaine ». Mais les villes n’ont pas été inventées pour nourrir les comptes nationaux et les territoires n’ont pas vocation à alimenter le PIB, ce sont avant tout des lieux de vie et de coopération.
Où la ville du bien-être puise-t-elle ses racines ?
Aristote écrit que la ville a été inventée pour vivre, mais qu’elle perdure pour permettre à ses membres de bien vivre. Il parle déjà explicitement de « qualité de vie » dans la cité. Quand l’urbanisme est inventé comme discipline avec Ildefons Cerdà, qui va refonder Barcelone au milieu du XIXe siècle, c’est le bien-être qui est aussi, explicitement, au cœur de la vision. Et Barcelone devient de fait la première ville du bien-être, c’est-à-dire construite autour de principes de justice sociale, de santé, de coopération, de symbiose avec l’environnement naturel.
Définir la ville comme un lieu de coopérations sociales et naturelles permet de mieux appréhender les chocs écologiques
Existe-t-il pour autant une définition de la ville ?
Non, justement, il n’y a pas de définition universelle de la ville alors que celle-ci devient une réalité planétaire. Ce n’est qu’il y a environ cinq ans que des institutions internationales ont combiné leurs approches pour définir la ville à partir du « degré d’urbanisation », c’est-à-dire de la densité de la présence humaine repérée par images satellitaires. On montre alors que 80 % des habitants de la planète vivent aujourd’hui dans des grandes agglomérations ou des centres urbains et 20 % dans des villages (ou zones rurales). Mais la ville est-elle seulement faite de concentration humaine ou offre-t-elle de la densité sociale ? Doit-on mesurer le degré d’urbanisation ou d’urbanité ?
Il faut revenir à la contribution fondatrice de l’urbaniste américaine Jane Jacobs qui voit coexister dans les villes les plus vivantes « toutes les formes de diversité possibles, étroitement entremêlées de façon à se compléter les unes les autres ». La densité urbaine, pour Jacobs, c’est d’abord un tissu de relations sociales innervé de « sentiments » et de « sympathies ».
Ma contribution dans cette lignée consiste à définir la ville comme un lieu de densité de coopérations. Les humains qui y vivent entretiennent des liens puissants entre eux, avec leur milieu naturel et les autres espèces non humaines. C’est à la fois une définition fidèle à l’émergence des villes dans l’histoire telle que nous la racontent les recherches contemporaines notamment en Amazonie et une redéfinition du projet urbain à l’heure de l’épidémie de solitude et des chocs écologiques.
Faut-il réinventer la ville ?
Sans aucun doute possible et au moins à chaque génération ! Telle qu’elle est aujourd’hui, c’est un lieu de dévitalisation des coopérations sociales et de destruction des coopérations naturelles. Dans sa pire expression, une ville contemporaine isole et pétrifie au lieu de relier et de faire circuler. Sans parler des chocs écologiques qui sont déjà là et vont s’intensifier. Définir la ville comme un lieu de coopérations sociales et naturelles permet de mieux appréhender ces chocs qui ne sont en rien une fatalité mais un défi. Prenons le cas de Paris face aux canicules. C’est une urgence concrète qui nous a été rappelée brutalement fin mai quand la capitale a été la dernière ville de France à sortir de températures avoisinant les 35 degrés, et de nouveau mi-juin.
On peut penser qu’il faudra essentiellement rénover les bâtiments existants, opération complexe, lourde et coûteuse. On peut penser, à la lumière d’études récentes, qu’il vaudrait mieux construire des infrastructures écologiques pour protéger la ville de sa propre minéralité, ce qui suppose de nouer ou renouer des coopérations naturelles. On peut penser, enfin, que cette politique écologique doit mettre en son cœur le lien social pour devenir effective (transformer la densité humaine parisienne en densité des relations sociales), ce qui suppose de réinventer des coopérations sociales.
La ville du bien-être n’a de sens et d’avenir que combinée à une politique urbaine de transition juste, qui a notamment pour objet de veiller à la juste répartition des bienfaits de la transition partout dans la ville
Existe-t-il déjà des villes du bien-être en France ?
Il me semble que Grenoble et Lyon s’engagent résolument sur cette voie en mettant l’accent sur l’importance de la coopération dans le projet municipal et en valorisant le bien-être vécu par leurs habitants. Mais il y a des milliers de politiques du bien-être qui sont mises en œuvre en France, comme en rend compte le Réseau Villes-santé qui contribue à les inspirer.
Quels sont les écueils à éviter ?
Le danger, c’est de négliger la question de la justice sociale, en réservant la ville du bien-être aux habitants de l’hypercentre ou des écoquartiers, ou, bien pire encore, aux seuls touristes. La ville du bien-être n’a de sens et d’avenir que combinée à une politique urbaine de transition juste, qui a notamment pour objet de veiller à la juste répartition des bienfaits de la transition partout dans la ville. C’est le sens du projet que nous menons avec la direction de la transition écologique et du climat de la ville de Paris.
Comment construire ou reconstruire des lieux de coopération ?
C’est une question existentielle pour les villes, celle des infrastructures du bien-être. On est ici face à un paradoxe : les villes doivent nous relier ; or, ce que j’appelle les industries de l’isolement social (les entreprises du numérique) contribuent à faire des villes des incubateurs d’isolement. Il faut donc reconstruire des lieux de coopération. Cela peut être tout simplement des bibliothèques, des médiathèques, lieux de connaissances et de liens sociaux par excellence. C’est ce que font par exemple certaines villes nordiques comme Oslo en Norvège ou Aarhus au Danemark. C’est plus généralement ce que le sociologue américain Eric Klinenberg nomme des « infrastructures sociales », soit des lieux qui façonnent notre capacité à interagir avec les autres, qui favorisent les relations directes et qui entretiennent les liens sociaux.
J’ai toujours été frappé de constater que les universités américaines sont conçues pour favoriser les échanges au moyen de dispositifs étonnamment simples, des fauteuils en vis-à-vis, des grandes tables pour déjeuner, des jardins aménagés, des terrasses ombragées, etc. Or, les villes actuelles sont dévorées par les logiques marchandes qui phagocytent les espaces de coopération, comme dans les gares parisiennes. La question du temps disponible pour la coopération est aussi une question passionnante dont les villes pourraient se saisir.
Au fond, il y a trois politiques de coopération à inventer : recréer des lieux de coopération dans la ville, gouverner la ville de manière coopérative, tisser des coopérations avec les autres territoires et les écosystèmes. Prenons le cas concret de l’eau : les villes, qui se sont historiquement construites autour des fleuves, s’enfoncent dans le sol parce qu’elles l’assèchent. Il y a toute une politique de coopération à reconstruire autour de l’eau : le point d’eau comme lieu de rencontre entre les humains, les fleuves et les réseaux d’eau comme alliés contre la chaleur extrême, les cours d’eau comme matrices des coopérations entre territoires, etc.
Les zones rurales peuvent être des lieux où la présence humaine est plus faible mais où la densité des liens sociaux et des liens naturels est plus forte que dans les grandes villes
Vous décrivez la ville du bien-être comme une tapisserie…
Il me semble en effet que la ville est une tapisserie de liens sociaux et de liens naturels. Cette image m’a été inspirée par Henri Lefebvre, le grand penseur de la justice sociale dans la ville, qui définit cette dernière comme une œuvre. Ce n’est donc ni un marché, ni une marchandise. Mais de moins en moins de gens ont le « droit à la ville », c’est-à-dire le droit d’œuvrer à la ville. Zohran Mamdani à New York comme Emmanuel Grégoire à Paris ont mené leur campagne et remporté la victoire autour de l’idée que ces deux villes extraordinaires sont devenues inaccessibles. Pour revenir à l’image de la tapisserie, elle m’a aussi été inspirée par le grand sociologue Georg Simmel qui évoque des « fils tressés », « délicats, invisibles qui se tissent entre les hommes », qui forment la trame de la société urbaine.
Quid des zones rurales ?
C’est le grand mérite de la nouvelle typologie des Nations unies2 que de ne pas définir les zones rurales comme un résidu, comme des « non-villes » (ce qu’avait fait l’Insee dans sa définition des villes en 1954). La présence humaine est commune aux villes et aux villages. Avec l’idée des coopérations sociales et naturelles, je crois que l’on va encore plus loin dans la reconnaissance des zones rurales, qui peuvent être des lieux où la présence humaine est plus faible mais où la densité des liens sociaux et des liens naturels est plus forte que dans les grandes villes.
Une étude récente de la Fondation de France, « Solitudes »3, montre que dans l’agglomération parisienne et dans les communes de plus de 100 000 habitants, 28 % des personnes interrogées déclaraient se sentir seules, contre 21 % dans les communes rurales. La ville du bien-être, c’est aussi le village du bien-être !
Propos recueillis par Catherine André, Rédactrice en chef adjointe d'Alternatives Economiques
Indicateurs
Série 6/7 Economie Environnement Société
Que proposer à la place du PIB, mesure de toute chose depuis sa création en 1931 ? La recherche tente d’agréger de nouvelles dimensions telles l’écologie et les inégalités, principalement au niveau local.
Céline Mouzon, le 3 juillet 2026
8 min
© Charles Monnier
A l’heure où les questions de déficit et de dette publique reviennent en force, la remise en cause de la croissance et du produit intérieur brut (PIB), son indicateur phare, peut paraître une douce rêverie. Pourtant, alors que les limites planétaires sont franchies les unes après les autres (sept sur neuf l’ont déjà été) et que les conséquences quotidiennes du dérèglement climatique sont de plus en plus manifestes (feux de forêt, inondations, canicules…), il est urgent de changer de cadre de pensée.
On ne part pas de nulle part. La critique du PIB remonte à… l’invention du PIB lui-même. Mis au point par l’économiste états-unien Simon Kuznets en 1931 pour évaluer l’ampleur des pertes dues à la Grande Dépression, le PIB mesure la valeur ajoutée marchande de tous les biens et services qui se vendent dans un pays pendant une année donnée et – depuis 1976 seulement ! – le coût de production des services non marchands fournis par les administrations publiques (enseignement, santé…). A partir du PIB, on calcule la croissance, soit l’augmentation du volume de ces productions d’une année sur l’autre.
Les limites du PIB sont liées au fait que l’indicateur est utilisé comme finalité des politiques économiques, ce qui lui confère une centralité considérable dans l’organisation de la société. On a vite fait de conclure que du PIB découle le bien-être, individuel et collectif. Or, au-delà d’un certain niveau, la corrélation n’a plus rien d’évident.
Plus précisément, les limites du PIB sont de quatre ordres1. Une limite normative, d’abord : le PIB compte positivement toute activité, du maraîchage bio à la production d’armes. Son périmètre, ensuite : par convention, la plupart des activités essentielles à la reproduction de la société (activités domestiques, engagement citoyen, associatif bénévole…) comptent pour zéro. Troisième limite : PIB et croissance sont des moyennes et sont donc indifférents aux inégalités. Enfin, c’est un indicateur de flux qui ne dit rien de l’évolution des ressources (stock ou patrimoine) dans lesquelles on puise pour assurer la croissance économique.
Les critiques resurgissent dans les années 1970, avec la publication du rapport du Club de Rome, Les limites de la croissance, qui souligne le paradoxe entre une recherche de croissance infinie dans un monde où les limites planétaires sont finies. Elles se font plus vives encore dans les années 1990, à mesure que les dégâts causés par la croissance sont de plus en plus documentés. Que proposer à la place ? Le défi est immense.
Résistance conservatrice
« Les indicateurs sont un champ de lutte car ce sont des cadres interprétatifs du monde », rappelle l’économiste Florence Jany-Catrice, professeure à l’université de Rouen et spécialiste de la question.
Les institutions internationales se mettent en branle dans les années 1990 : le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) propose un indice de développement humain (IDH). Cette approche très occidentalocentrée du développement n’est plus très en vogue aujourd’hui. Les Objectifs de développement durable (ODD) ont eu plus de succès. Tout comme l’empreinte écologique, promue par le Global Footprint Network.
La Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) défendent des indicateurs très monétarisés : épargne nette ajustée pour la première, Inclusive Wealth Index pour le deuxième. L’idée est de saisir trois dimensions (économique, écologique et humaine), pensées comme des capitaux. Chacune d’entre elles est monétarisée. Elles peuvent ensuite être agrégées. Comme les capitaux peuvent se substituer les uns aux autres, ils peuvent se compenser. Impossible donc d’appréhender la notion de limite planétaire franchie de manière irréversible. Cherchez l’erreur !
Se démarquant d’une telle approche, les Nations unies viennent de lancer un nouveau programme, « Au-delà du PIB », avec l’idée de « compter ce qui compte vraiment ». C’est bien, mais l’histoire repasse les plats : l’idée était déjà en vigueur au tournant des années 2000…
« Des forces conservatrices sont à l’œuvre. C’est pourquoi l’on se retrouve soit avec des indicateurs monétarisés type PIB verts, soit avec des batteries d’indicateurs qu’on ne sait pas faire parler », Florence Jany-Catrice, économiste
Au niveau national, la situation n’est guère plus stimulante. L’Insee propose plusieurs séries d’indicateurs alternatifs. Des indicateurs territoriaux de développement durable, sorte de territorialisation des ODD. Ce qui guide l’institut est la disponibilité des données.
« D’un certain point de vue, cela met à disposition une vaste base de données, très riche, mais c’est un peu une “foire-à-tout” », constate Florence Jany-Catrice.
L’Insee publie par ailleurs chaque année les dix indicateurs issus de la loi Sas. Voté en 2015, ce texte avait pour but d’impulser au moment des discussions budgétaires à l’automne un débat sur les effets écologiques et sociaux des politiques menées et à venir. Las ! Le texte a été vidé de sa substance : ce sont finalement dix indicateurs qui sont retenus, agrégeant des dimensions hétérogènes (taux d’emploi, dette publique et privée, espérance de vie en bonne santé, sorties précoces du système scolaire…). Cela rend difficile une vision d’ensemble.
Surtout, il n’y a aucun portage politique de cette approche. L’an dernier encore, la députée Eva Sas interpellait le gouvernement sur la question. « C’est un échec absolu », tranche Florence Jany-Catrice.
Enfin, derniers venus, depuis 2022 : des comptes nationaux augmentés, issus pour l’essentiel des propositions de la commission Sen-Stiglitz-Fitoussi dont le rapport sur les nouveaux indicateurs de richesse remonte à… 2009 ! Cette comptabilité repose sur deux piliers : des comptes distribués, qui prennent en considération les inégalités, et des comptes carbones, qui intègrent les importations de carbone, et pas seulement des émissions de gaz à effet de serre enregistrées sur le territoire.
« Cela permet d’articuler, d’un côté, la dimension économique du PIB à la dimension des inégalités et, de l’autre, la dimension économique à la dimension écologique », explique **Sébastien Roux**, qui dirige le programme à l’Insee et souligne la difficulté à produire un indicateur synthétique unique.
Bref, les résultats sont décevants. « Des forces conservatrices sont à l’œuvre, résume Florence Jany-Catrice. C’est pourquoi l’on se retrouve soit avec des indicateurs monétarisés type PIB verts, soit avec des batteries d’indicateurs qu’on ne sait pas faire parler. »
Une production locale enthousiasmante
La production d’indicateurs de richesse alternatifs est beaucoup plus dynamique et enthousiasmante au niveau territorial. L’Occitanie, les Hauts-de-France, Grenoble, la métropole de Rouen-Normandie, La Réunion… sont concernés. En 2024, l’Ademe a consacré un rapport aux indicateurs du bien-vivre et à leurs liens avec la sobriété2. Piloté par la chercheuse Fiona Ottaviani, qui a travaillé sur l’indicateur grenoblois Ibest, il synthétise dix-sept initiatives, dont sept en France (Ibest, indice de santé sociale, bonheur réunionnais brut…).
« Le bien-vivre repose essentiellement sur des pratiques compatibles avec la sobriété, notamment car des composantes clés du bien-vivre sont non matérielles », conclut-il.
L’Ademe insiste sur la nécessité de prendre en compte les interdépendances : entre social et environnemental, entre dimensions individuelles et collectives…
Le rapport de l’Ademe insiste sur la nécessité de prendre en compte non pas les politiques publiques souvent conçues en silo, mais aussi les interdépendances : entre social et environnemental, entre échelles spatiales, et entre dimensions individuelles et collectives.
Comment expliquer cette vitalité ? Pour Florence Jany-Catrice, qui a largement contribué à l’élaboration de l’indicateur de santé sociale (ISS) et du LEQI (Local Ecological Quality Index), un indicateur de qualité écologique, trois facteurs peuvent être avancés :
« Les territoires sont en première ligne face à l’effondrement climatique. Une partie des acteurs locaux travaillent en outre peu avec le PIB car la donnée est rarement disponible à cette échelle. Enfin, certains territoires sont séduits par l’idée que la résolution des crises écologiques va de pair avec celle de la question démocratique. »
Concertation avec les habitants
Dans une note pour la Fondation Jean-Jaurès parue en 20243, le chercheur Olivier Bouba-Olga propose de son côté une typologie des approches existantes, distinguant deux grandes tendances : l’une autour du bien-être objectif « permettant soit de construire des indices composites, soit des typologies de territoires » ; l’autre autour du bien-être subjectif « en interrogeant les habitants sur leur niveau individuel de bien-être ou en procédant de manière plus participative pour définir collectivement les dimensions du bien-être ».
Ces approches ne sont pas nécessairement exclusives les unes des autres. Certains indicateurs, comme l’ISS, sont synthétiques et élaborés dans le cadre d’une démarche délibérative qui s’éloigne d’une définition subjective du bien-être.
Petite illustration avec deux indicateurs. Le LEQI a été développé dans les Hauts-de-France et à la métropole de Rouen-Normandie par Florence Jany-Catrice et ses équipes en concertation avec des groupes d’habitants. Il permet d’apprécier la qualité écologique d’un territoire. Les délibérations ont conduit à définir collectivement ce qu’on entend par là. Le LEQI prend en compte une dimension écosystémique (eau, air, sol, biodiversité, climat) et une dimension anthropique (alimentation, logement, mobilité, santé, cadre de vie), et croise écologie, niveau de vie et inégalités. Il permet d’identifier les intercommunalités les plus en tension et d’alerter sur l’urgence à agir face au cumul des vulnérabilités.
L’indicateur de bien-être social territorialisé a émergé à Grenoble de la mobilisation d’acteurs de la politique de la ville
Autre exemple : l’indicateur de bien-être social territorialisé (Ibest) a émergé à Grenoble en 2002 de la mobilisation d’acteurs de la politique de la ville désireux d’apprécier les effets des politiques menées. Il a par la suite été élargi en concertation avec des groupes d’habitants et se compose de huit dimensions (accès et recours aux services publics, temps et rythme de vie, biens de subsistance…). Cela afin de dépasser la seule mesure statistique et d’intégrer l’accès effectif à certains biens, services ou espaces.
Mais, dira-t-on, trop d’indicateurs tue les indicateurs. Pourquoi ne pas privilégier un indicateur unique ? D’abord, parce qu’il est intéressant de prendre en compte la spécificité d’un territoire (montagneux, littoral, classé en politique de la ville…). Ensuite, parce que la délibération est clé pour aboutir à des indicateurs qui soient appropriables par les citoyens et donc les pouvoirs publics. Cela leur donne une assise démocratique indispensable à leur légitimité et à leur pérennité. Or, il est plus difficile de mener des délibérations à grande échelle.
Reste qu’il existe « une tension entre la singularité d’un indicateur tenant compte des spécificités d’un territoire et la puissance d’un indicateur lorsqu’il est universel », récapitule Florence Jany-Catrice. Alors, comment se repérer dans ce maquis ?
« On peut, d’abord, se demander quel a été le processus d’élaboration, autrement dit qui décide de ce qui compte, explique Florence Jany-Catrice. Ensuite, quel est le langage utilisé ? S’il est monétaire, il est évident que les irréversibilités seront peu prises en compte. Enfin, jusqu’où va leur hétérogénéité ? Qui trop embrasse mal étreint », conclut-elle.
Vous voilà parés !
Article écrit par Céline Mouzon, Journaliste
102 k abonnés - 80+ - 700 vues - 11 commentaires #NUPES #logement #Politique #franceinsoumise #Amfis2023 #Amfis #Melenchon #NUPES #France
(Re)Découvrez l'atelier "Droit au logement : passons à l'action !", tournée aux Amfis 2023, avec :
- William Martinet, député LFI-NUPES
- Diangou Traoré, militante des quartiers populaire et co-animatrice du pôle Auto-organisation et luttes
- Delphine Bouet, Collectif tous·tes un toit (TUT) Lorient
- Fatouma Camara, Alliance Citoyenne Seine-Saint-Denis
Tr.: ... Indice de référence des loyers (IRL) ... augmentation des loyers ... a eu plus de conséquences que la suppression de l'ISF ! ... passoires thermiques et bouilloires énergétiques ... changement en faveur des propriétaires ... rénovation thermique des logements ...
Connu /* TG le 18/10/23 à 23:21
Publié le : 11 Juil 2023 3 minutes
Photo Des déchets plastiques à la surface de la rivière Buriganga, à Dacca, le 21 janvier 2021 au Bangladesh © AFP/Archives MUNIR UZ ZAMAN
Paris (AFP) – A l’heure où des scientifiques estiment que l’humanité a tellement transformé la planète que cela justifie l’entrée dans une époque géologique portant son nom, une autre question se pose: y a-t-il encore un endroit vierge de sa présence ?
Gaz à effet de serre en hausse, micro-plastiques omniprésents, « polluants éternels », disparition d’espèces animales, des millions de téléphones mobiles au rebut: autant de preuves que le monde est entré dans l’Anthropocène, l’époque des humains, au milieu du XXe siècle.
Jan Zalasiewicz, géologue britannique qui a dirigé le groupe de travail sur l’Anthropocène ... « Difficile de trouver un endroit plus reculé » que le glacier de Pine Island en Antarctique, dit-il ensuite à l’AFP. Pourtant, en le forant en profondeur il y a quelques années, on y a trouvé des traces de plutonium: des retombées radioactives de tests nucléaires tenus à des milliers de kilomètres de là en 1945.
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choix du lieu portant le « clou d’or » (‘golden spike »), le marqueur de référence d’une époque géologique
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Les humains représentent aujourd’hui 34% de la biomasse (masse totale) de tous les mammifères terrestres, et leurs animaux d’élevage 62%, selon une estimation datant de 2018. Ce qui laisse seulement 4% d’animaux sauvages dans le vivant des terres émergées. ... la masse de tous les objets fabriqués par les humains dépasse celle de tout le vivant sur Terre: des objets dits « techno-fossiles ».
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les PFAS, développés pour les poêles anti-adhérentes et baptisés « polluants éternels », qui colonisent le globe
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Cette vague de chaleur précoce n’est qu’un avant-goût de ce que va vivre l’Espagne les prochaines années, c’est l’un des pays européens les plus touchés par le changement climatique à un niveau tel que 75% de son territoire est en voie de désertification selon l’Onu.
Texte: Laurie Debove Photographie: Adri Salido / Anadolu Agency via AFP
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A tel point que « les indices hydriques des sols agricoles espagnols vont atteindre les niveaux du Sahara », alerte l’agro-climatologue Serge Zaka
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La Coordination des Organisations d’Agriculteurs et d’éleveurs (COAG) estime que 60 % des terres agricoles espagnoles sont asphyxiées par des pertes « irréversibles », les terres sèches étant pratiquement entièrement dégradées.
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En finir avec un système économique mortifère est devenu prioritaire. Les conditions de Vie sur Terre telles que nous les connaissions sont en train de changer radicalement, et chaque dixième de degré supplémentaire évité sera une victoire cruciale pour l’ensemble du Vivant.
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Connu / https://wegreen.fr/post/197071
Cet indice permet de connaître le "profil social" des élèves d'un établissement scolaire donné. Il montre d'importantes disparités: dans ...
Connu / TG du 26/10/22 à 11:40
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La situation est complexe car l’amplitude de cette nouvelle vague est difficile à anticiper et survient en plein été, période habituellement associée à des capacités hospitalières limitées (congés). La tension hospitalière est aussi accentuée par l’épuisement des équipes soignantes « sur le pont » depuis plus de 18 mois, et alors que certains services ont à gérer des vagues massives de démissions, ou des difficultés de recrutement.
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Cette réduction de l’impact hospitalier, tient notamment au déploiement de plus en plus large de la vaccination, avec à une efficacité vaccinale très élevée contre les formes graves de COVID (effet indéniable et marqué pour réduire la tension en réanimation et décès pour un même niveau d’infection détectées).
La moindre fréquence des admissions en réanimations et décès est également en lien avec la circulation virale prépondérante dans les tranches les plus jeunes et donc moins fréquemment concernées par les COVID sévères et décès.
Autre élément à ne pas ignorer et qui vient modérer cette enthousiasme face à cette décorrélation apparente entre contaminations et impact hospitalier, le niveau de dépistage !
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Ceci tend donc à modérer le sentiment de sécurité que véhicule l’argument de décorrélation entre infections et hospitalisation/décès.
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la circulation virale va devenir beaucoup plus intense que ce que nous avons connu jusqu’à présent. Les évènements jusqu’ici rares, c’est-à-dire des jeunes en réanimation, vont devenir de plus en plus fréquents car la masse d’infection (même si elle n’est pas détectée) va devenir telle que même si les formes graves sont moins fréquentes chez les plus jeunes elles se verront en nombre plus élevé
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net rajeunissement des patients concernés par les formes graves de COVID. Ceci tient notamment, à la vaccination des plus âgés, mais aussi à la hausse de virulence du variant Delta documentée par au moins trois études indépendantes :
- Au Canada : https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.07.05.21260050v2
- A Singapour : https://europepmc.org/article/ppr/ppr356279
- En Ecosse : https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(21)01358-1/fulltext
... pourtant anticipé et les alertes avaient été émises ... déploiement vaccinal encore trop limité ... parmi les vaccinés, au moins 8,6% ne seront pas protégés malgré un schéma vaccinal complet ... efficacité vaccinale contre les formes sévères de COVID, bien plus faible chez les patients porteurs de comorbidités et/ou plus âgés
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je ne m’attends pas à une forte efficacité du pass sanitaire pour éviter la circulation virale ou l’emballement épidémique. ... mesure folle, je pèse mes mots, folle, a été l’annonce de l’abandon du port systématique et obligatoire du masque dans les lieux soumis au pass sanitaire ! Quand on réfléchit sur les modes d’obtention du pass sanitaire et de son application, l’abandon des mesures barrières/distanciation dans les lieux soumis au pass sanitaire expose la population à un danger majeur ... le test est négatif, le pass est validé, alors que le client est infecté ... un test datant de 48h, ne présume pas des contaminations potentiellement survenue entre la date du test et le moment où le client se présente ! Avec le variant Delta, c’est loin d’être un détail car l’excrétion virale débute dès J2 après la contamination (http://weekly.chinacdc.cn/en/article/doi/10.46234/ccdcw2021.148) ... encore confirmé récemment par le CDC, l’excrétion virale par voie ORL est régulièrement observée au-delà de 18 jours après l’apparition des symptômes (https://twitter.com/DataDrivenMD/status/1420940610542862341?s=20) ! Et je ne parle pas même pas de l’excrétion digestive qui peut durer des semaines ... sur les données israéliennes, on constate une efficacité apparente contre les infections, de seulement 39% (cf. tableau précédent « SARS-CoV-2 cases »), et qui descend même à 16% chez les vaccinés les plus anciens ! Ainsi, être vacciné, et donc avoir un pass sanitaire valide, ne signifiera pas être protégé de l’infection ... biais constant dans l’évaluation de l’efficacité vaccinale contre les infections (portage virale), constamment surestimée, contrairement à son efficacité contre les formes sévères qui est très élevée, semble plus pérenne, et est incontestable car mesurée sur des données hospitalières fiables.
L’efficacité contre l’infection est par contre dépendante de l’activité de dépistage ... tend à faire sortir les vaccinés des tests de dépistage, ce qui donne l’illusion que le virus ne circule plus chez eux.
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les vaccins systémiques (injectables) protègent peu ou pas la sphère ORL (porte d’entrée/sortie de SARS-CoV-2), et ne peuvent donc pas empêcher l’infection :https://twitter.com/florian_krammer/status/1310427555707658243?s=20
Pour obtenir une telle protection, il faudrait compléter la vaccination injectable par une vaccination intranasale, seule capable d’induire une immunité fortement neutralisante au niveau des muqueuses ORL : https://twitter.com/EricTopol/status/1419503489546219520?s=20
Par contre cette vaccination intranasale ne pourrait être qu’un complément à la vaccination injectable car elle protège beaucoup moins bien contre l’infection pulmonaire et donc contre les formes sévères.
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les vaccinés pourront avoir un pass valide tout en restant contaminés et contaminants
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la circulation virale va aller crescendo, tout en étant de moins en moins perçue, et ces personnes vulnérables non-vaccinées vont donc courir un risque de plus en plus fort
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L’OMS a pourtant alerté depuis des mois ! Tout d’abord par l’intermédiaire du Dr. Aylward (https://twitter.com/WorldAffairsPro/status/1353765556663373825?s=20), conseiller principal du directeur de l’OMS, qui a déclaré le 25/01/2021 : « les pays qui misent tout sur la seule vaccination vont perdre » (https://www.youtube.com/watch?v=hK_XWQXCcLA&ab_channel=WorldHealthOrganization%28WHO%29).
Également par l’intermédiaire du Dr. Ryan (directeur de la cellule de gestion des urgences sanitaires à l’OMS), qui a déclaré le 5 décembre 2020 : « les vaccins seuls ne pourront pas faire le job » (https://www.youtube.com/watch?v=C0kNDgYzH5E&ab_channel=INQUIRER.net)
Les alertes sont claires et émises depuis des mois. Tout miser sur la seule vaccination est une erreur.
Il faut en parallèle renforcer les mesures de suppression virale
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sur 100 vaccinés, 9 ne sont pas protégé malgré une vaccination complète. Et les données israéliennes montrent qu’avec le temps cette protection diminue, d’autant plus vite que les patients sont âgés et/ou porteurs de comorbidités.
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De plus, tous les patients immunodéprimés, atteints de cancers, greffés d’organes, insuffisants rénaux, porteurs de maladies autoimmunes… sont aussi ceux qui vont tirer le moins de bénéfice de la vaccination (car leur système immunitaire n’est pas assez efficace), alors qu’ils sont par ailleurs parmi les sujets les plus à risque de COVID sévère !
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ce virus ne va plus disparaître ... avec Delta il faut bien comprendre que le « diable est sortie de sa boîte » et n’y retournera plus. Ne pas s’adapter ne fera que rendre le péril et les souffrances plus grandes.
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Les contre-indications médicales à la vaccination restent exceptionnelles, et sont essentiellement une allergie documentée aux composant du vaccin, notamment au polyéthylène glycol.
Les autres contre-indications sont relatives, notamment avec les antécédents d’allergies sévères. Ces problématiques peuvent notamment bénéficier d’une vaccination sous surveillance médicale, avec prémédication antihistaminique. Dans les cas les plus complexes, où la protection vaccinale reste nécessaire en raison d’un risque élevé de COVID sévère, une désensibilisation peut aussi être tentée pour diminuer le risque de réaction allergique.
Pour ceux qui resteraient dans le cas d’une contre-indication absolue, mais aussi pour tous les patients immunodéprimés, cancéreux, greffés d’organes, insuffisants rénaux, porteurs de maladies auto-immunes, la solidarité sanitaire de la collectivité restera nécessaire.
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C’est notamment pour eux que l’intérêt collectif de la vaccination doit être pleinement déployé. Même si les vaccinés restent transmetteurs du virus, leur excrétion virale dure en moyenne 3 jours contre plus de 10 jours chez les non-vaccinés. Mécaniquement, les vaccinés pourront contaminer moins de personnes qu’un non-vacciné. Même si ce n’est pas une protection parfaite, elle doit être mise en jeu (tout est bon à prendre pour protéger le plus de personnes possible).
Deuxièmement, les mesures barrières/distanciation, aération… resteront une ligne de défense incontournable (pour longtemps), afin de réduire le risque d’exposition au virus.
Enfin, le recours aux anticorps monoclonaux peut apporter une ligne de défense complémentaire et venir compenser la réponse vaccinale insuffisante chez ces patients immunodéprimés
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appel de l’association Renaloo, lancé aux autorités sanitaires pour organiser l’accès à cette prévention : https://twitter.com/Renalooo/status/1422470717682167836?s=20
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l’obligation vaccinale : elle pose des questions éthiques, mais elle pose aussi beaucoup moins de problèmes pratiques que le passe sanitaire et nous évite de basculer dans une société de la surveillance. Il faut avoir un vrai débat là-dessus.
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Nous sommes toujours plus fichés, contrôlés et surveillés et cela ne semble pas émouvoir grand monde, car c’est toujours fait au nom d’un bien supérieur, la sécurité, la santé ou autre. Les libertés publiques sont une variable d’ajustement depuis bien longtemps, cela ne date pas de la crise sanitaire. Comme vous le dite, la question centrale est celle de la proportionnalité : quel degré de contrainte individuelle sommes-nous disposés à endurer pour atteindre nos buts collectifs ? Or, plutôt que d’une vraie réflexion sur cette question, on assiste à une fuite en avant des pouvoirs publics sous l’œil relativement bienveillant de toute une partie de la population.
À Lire Aussi
Près de 20% des Français refusent la vaccination et le pass sanitaire mais savent-ils qu’ils sont manipulés pour mettre la vie des autres en danger ? https://atlantico.fr/article/decryptage/pres-de-20percent-des-francais-refusent-la-vaccination-et-le-pass-sanitaire-mais-savent-ils-qu-ils-sont-manipules-pour-mettre-la-vie-des-autres-en-danger-covid-19-pandemie-epidemie-democratie-jean-marc-sylvestre
Mots-Clés Covid-19, tester, tracer, Pass Sanitaire, quatrième vague, Conseil Constitutionnel, circulation virale
Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?Q3KrDg
Ndlr : Claude-Alexandre GUSTAVE selon twitter : Biologiste médical #teambiomed
Ancien AHU microbiologie / AH immunologie @CHUdeLyon
M2R Infectio fondamentale @UnivLyon1
https://twitter.com/greenit/status/1347501239253295105
TeleCoop a retweeté
GreenIT.fr @greenit · 8 janv.
Réparation : tout comprendre sur l’indice de réparabilité, un indice obligatoire qui vous aide à acheter un appareil numérique réparable. #SobNum #GreenIT #IndiceREP #reparation #réparabilité
Tout comprendre sur l’indice de réparabilité - Green IT
Réparation. Un indice obligatoire vous aide à acheter un appareil numérique réparable.
greenit.fr - 0 - 19 - 26
Notre stratégie paye. Les 19 000 amendements que nous avons déposés ne sont pas de l’obstruction. Il sont un outil pour forcer un vrai débat à l’Assemblée sur le projet de réforme du gouvernement. Sans eux, de nombreux sujets n’auraient pas été dévoilés en commission spéciale. Vendredi après-midi, j’ai déclenché par une simple question un débat de deux heures qui en dit long sur le saut dans l’inconnu que représente la réforme pour des millions de français.
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la fabrication d’un indicateur n’est pas neutre
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Notre présence et notre bataille ligne par ligne contre le projet de loi a jeté la lumière sur cette entourloupe. Elle révèle l’ampleur des inconnues sur lesquelles repose cette réforme des retraites. La valeur du point n’est pas connue. Son évolution repose sur un indicateur inexistant. Sauf dans le cas, non défini, où le conseil d’administration du futur système en décide autrement. Nos amis belges, qui sont venus à bout d’un projet de réforme similaire ont bien raison : la retraite à points, c’est la retraite tombola.
Repris à https://www.youtube.com/watch?v=b6xTmL04YDQ
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RETRAITES : Ce revenu moyen par tête qui... n'existe pas ! - •11 févr. 2020 / JEAN-LUC MÉLENCHON
14 058 vues - 1,5 k - 13 - 420 k abonnés
Lors de la tenue de la commission spéciale retraites de l'Assemblée nationale du vendredi 7 février 2020, Jean-Luc Mélenchon a levé un lièvre de taille ! La valeur du point de la retraite voulue par Macron sera définie par un indicateur... qui n'existe pas encore ! Il s'agit du « revenu moyen par tête » qui devra être défini par l'INSEE mais validé par un décret en conseil d'État, le tout devant aussi servir pour définir l'équilibre financier du nouveau régime de retraite. Un imbroglio complet mis au jour par Jean-Luc Mélenchon et les insoumis.
Catégorie Actualités et politique 387 commentaires
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MNCP @Federation_MNCP · 12h
| REVUE DE PRESSE |🎥 @OLGuillemets décortique en 10 minutes et avec humour, l'obsession autour des chiffres du chômage. Qu'est-ce que ça cache ? Est-ce un véritable indicateur de vitalité ?
Merci Mr Bourrin !
Usul. Doit-on se réjouir de la «baisse du chômage» ?
Que cache l’obsession qu’a le personnel politique français pour le chômage ? Depuis des décennies, le taux de chômage semble être devenu l’indicateur le plus...
youtube.com
Connu / https://twitter.com/cashinvestigati/status/1141086324960747520
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CASH INVESTIGATION
Compte certifié @cashinvestigati 2 hil y a 2 heures
.#Cashinvestigation, La fondation pour la recherche sur la biodiversité, la @FRBiodiv a étudié la disparition de la diversité des variétés de blé au cours du XXème siècle
3 réponses 18 Retweets 29 j'aime
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Cellule investigation de Radio France
Les dossiers fantômes des agents de Pôle emploi
35 minutes
Alors que la réforme de l’assurance chômage, présentée mardi 18 juin, fixe de nouvelles règles pour les six millions d’inscrits à Pôle emploi, révélations sur les pratiques de minimisation du nombre de chômeurs gérés par les agents de Pôle emploi.
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"Entre les chiffres affichés par Pôle emploi et la réalité, il y a un gouffre." Dominique est conseiller à Pôle emploi. Dans son portefeuille (le nombre de demandeurs d’emploi dont il a la charge) il y a officiellement jusqu’à 350 personnes. Mais dans les faits, il peut y en avoir jusqu’à 700. Et certains de ses collègues en gèrent plus d’un millier. Pourquoi un tel écart ?
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Pôle emploi explique que ces personnes n’ont pas besoin des mêmes services ni du même accompagnement que les autres, et qu’il est donc logique de les classer hors portefeuille. "Ces gens-là existent et ils peuvent parfaitement nous solliciter, remarque cependant Dominique. Ils peuvent demander un rendez-vous pour faire le point sur leur formation et la suite à y donner. Ils peuvent aussi nous envoyer des mails qui viennent s’ajouter à tous les autres."
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Des conseillers injoignables
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Selon ce manager, c’est la hiérarchie qui conseillerait aux responsables d’agence de faire en sorte que les tailles moyennes de portefeuilles diminuent : "La direction territoriale nous demande de toiletter les portefeuilles avant leur publication pour que les chiffres affichés soient plus acceptables. Dans certaines agences, on fait baisser la moyenne en affectant des chômeurs à un conseiller qui n’est pas censé gérer des demandeurs d’emploi." Précision importante : on parle là des chiffres des portefeuilles des agents de Pôle emploi et non pas des statistiques du chômage qui elles, intègrent ces chômeurs inscrits à Pôle emploi. ... Le directeur général adjoint de Pôle emploi en charge du réseau ajoute que "Pôle emploi n’est pas jugé sur la taille des portefeuilles des agents mais sur les taux de retour à l’emploi et le taux de satisfaction des demandeurs d’emploi qui est de 73,2 % sur l’ensemble du territoire".
Ndlr :* /taux de satisfaction (73,2 % "Taux de satisfaction des demandeurs d'emploi concernant leur accompagnement sur 12 mois glisssant") : je ne connais aucun demandeur d'emploi qui ait donné son avis !! => Q : où sont les données ouvertes qui permettraient de vérifier ces indicateurs de performance ? ACT
Le moral des chefs d’entreprise : de plus en plus en berne
Entre le 4e trimestre 2017 et le 4e trimestre 2018, le moral des chefs d’entreprise du transport routier de marchandises français pour compte d’autrui (TRM)(1) enregistre une baisse considérable. Le baromètre de la FNTR, qui synthétise le jugement des professionnels sur la situation récente de leur entreprise, passe de +41,2 au 4e trimestre 2017 à +4,6 au 4e trimestre 2018 (graph 1). Cet indicateur se situe à son niveau du 4ème trimestre 2015.