*Clés : Politique Extrême-gauche manifestations
Au programme de cette 21ème édition :
La titrologie : Traditionnelle rubrique dans laquelle nous analysons les unes de la presse mainstream et revenons sur leur vision de l'agenda médiatique. Puis, un petit focus sur différents contenus proposés par nos camarades de la galaxie des médias indépendants et alternatifs. ·
La minute “socio” Le coup de gueule d’Alice, professeure de Lettres Modernes et histoire géographie en Lycée Professionnel, sur le mépris de Blanquer pour le monde de l'éducation et notamment sa phrase sur “les valeurs de la République”
· Le débrief du week-end politique Retour sur l'actualité politique du week-end. Nous recevrons également François Cocq, porte-parole de Montebourg.
· Puis Christophe-Cécil Garnier, journaliste à StreetPress, nous racontera son reportage au salon du Milipol.
Connu / https://twitter.com/BertrandBernier/status/1452510369721819137
Tr.: ... clivages gauche/droite, haut/bas (peuple oligarchie), solidarités repliées (3ème dimension selon Fr. COcq) ...
Politique Analyse - 208 commentaires
La sortie d’Arnaud Montebourg, se félicitant de la décision de la Pologne de s’affranchir du droit européen, a relancé le débat, complexe et explosif à gauche, sur la désobéissance vis-à-vis des règles de l’Union européenne. Le consensus n’existe ni sur sa pertinence, ni sur ses modalités.
Mots-clés Arnaud Montebourg désobéissance intégration européenne Jean-Luc Mélenchon manon aubry souverainisme traités européens
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La justification d’Arnaud Montebourg
Ces remontrances ont poussé le candidat de la « remontada », neuf jours après son communiqué, à publier une tribune dans Libération afin de clarifier sa ligne. « On peut désapprouver vertement – comme je le fais – la politique du gouvernement polonais, cléricale et réactionnaire qui maltraite une partie de sa population, tout en rappelant que la Commission et le gouvernement français ont gravement tort d’affirmer que le droit européen serait supérieur à la Constitution des États membres. »
Une précision qui rejoint, pour le coup, la dénonciation d’une « double instrumentalisation » par l’eurodéputée Manon Aubry (LFI) auprès de Mediapart. Selon elle, nous assisterions en effet à une instrumentalisation du droit européen par la Cour constitutionnelle polonaise, « qui s’en sert pour attaquer l’indépendance de la justice, dans une manœuvre d’extrême droite » ; mais aussi à une instrumentalisation de la décision polonaise par la Commission européenne, « qui en profite pour affirmer la supériorité du droit européen au lieu d’agir dans le cadre du mécanisme de préservation de l’État de droit ».
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Pour Aurélie Trouvé, militante altermondialiste à Attac et proche de la ligne LFI, deux écueils symétriques sont à éviter : une position nationaliste qui estimerait que « tout ce qui peut entamer la souveraineté est critiquable », et une position sociale-démocrate qui estimerait que « toute désobéissance est fautive ».
Selon l’autrice de Bloc arc-en-ciel (La Découverte), la désobéissance ne se justifie que dans l’objectif de poursuivre « le progrès social, écologique et démocratique ». Ne pas y réfléchir et ne pas anticiper la conflictualité qu’elle entraînerait minerait la crédibilité de certains engagements : « Prenez la proposition des Verts de sortir des pesticides. C’est impensable pour beaucoup d’agriculteurs si vous ne bloquez pas les importations de produits traités avec ces mêmes pesticides. Mais si vous le faites, vous allez contre le marché unique en vigueur. »
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Côté LFI, Manon Aubry tient au contraire à affirmer que le programme présidentiel porté par Mélenchon a été entièrement « testé » au regard du droit européen. L’eurodéputée défend une approche résolument « pragmatique », qu’elle juge à la fois plus concrète et moins clivante que des postures de principe sur la loyauté à l’UE. « On a identifié une dizaine de blocages, dont les plus problématiques concernent le droit de la concurrence et la politique monétaire », détaille-t-elle à Mediapart. Pas de quoi envisager une sortie pour autant : la durée des poursuites devant la Cour de justice laisserait du temps pour construire un rapport de force politique, qui pourrait aller jusqu’à un chantage au budget.
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En campant sur une unité nationale quelque peu abstraite, sans jouer ouvertement sur les ressorts xénophobes tout en prétendant réconcilier les milieux populaires et la « bourgeoisie d’intérêt général », l’ancien ministre de François Hollande pourrait perdre sur tous les tableaux, à l’instar de toutes les tentatives ayant jusque-là tenté d’incarner un souverainisme « pur », par-delà les frontières prétendument obsolètes de la droite et de la gauche.
Connu / https://twitter.com/ManonAubryFr/status/1451928798442803201
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Collet Didier a aimé Manon Aubry @ManonAubryFr · 10h - 1 - 49 - 93
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Le dimanche 12 septembre 2021 à 12h30, Jean-Luc Mélenchon était à Ostende (Belgique) à la #ManiFiesta pour un débat avec Raoul Hedebouw, président du Parti des travailleurs belge (PTB) sur le thème : «La gauche en Europe face à la montée de l'autoritarisme».
Raoul Hedebouw est revenu dans un premier temps sur l’évolution inquiétante de l’autoritarisme en Belgique : de plus en plus de droits démocratiques sont bafoués comme avec la “loi pandémie” qui peut enlever les pouvoirs du Parlement lorsque l'état de pandémie est déclaré. Il critique ensuite la concentration du pouvoir entre les mains des multinationales pour appeler à reconquérir ce pouvoir.
Jean-Luc Mélenchon rebondit sur les propos de Raoul Hedebouw en revenant sur l'extrême concentration du capital dans les mains de quelques personnes. Il rappelle que le capitalisme a construit une société de la compétition de chacun contre tous et qu’aucune société humaine ne peut vivre sur un régime de compétition généralisée. Il souligne que le changement climatique nous oblige, au contraire, à une vie en société faite de solidarité.
Le candidat à l'élection présidentielle de 2022 aborde ensuite la question de la gestion de la crise sanitaire en France. Il critique vivement la manière dont les décisions ont été prises : au sein d’un Conseil de défense tenu au secret-défense qui ne rend de compte à personne et n’informe d’aucune décision prise. Il rappelle ensuite que le pass sanitaire met en place des contrôles de plus en plus autoritaires, du fichage généralisé et des décisions absurdes dans le monde du travail. La France insoumise a voté contre.
Jean-Luc Mélenchon revient sur le danger de la montée de l’extrême droite en Europe et rappelle que l'extrême droite est là pour utiliser et susciter la peur. Elle vise à diviser les gens sur la base d'une couleur de peau ou d'une religion pour empêcher l'unité du peuple autour de combats communs. Il appelle à mener la lutte contre l'extrême droite et à ne pas laisser un millimètre d'espace aux fascistes.
Le président du Parti des travailleurs belge revient sur sa vision de la montée de l’extrême droite en Belgique. Il explique qu’en Belgique l'extrême droite souhaite une confrontation entre Wallons et Flammands, entre Belges nés en Belgique et les autres, entre la Belgique et le reste du monde. À l’inverse, il appelle à construire un “nous” unifiant : celui des travailleurs qui construisent la richesse.
Jean-Luc Mélenchon est revenu sur la stratégie de l’Union Populaire. Il a expliqué que l'#UnionPopulaire consiste à rassembler le peuple autour de ses revendications communes, rappelant que les sondages le démontraient sur des questions aussi diverses que l'interdiction du glyphosate, le 100% d'énergies renouvelables, l'augmentation des retraites et du SMIC… Il souligne : “Notre stratégie, c'est de se demander : qu'est-ce qui est bon pour le peuple, pour l'intérêt général, pour la patrie républicaine ?”.
Retrouvez l'ensemble du programme sur : https://melenchon2022.fr/programme/
Raoul Hedebouw a abondé dans le sens de Jean-Luc Mélenchon en insistant sur le fait que l'État doit intervenir pour faire prévaloir l'intérêt général et l'intérêt des travailleurs avant les intérêts particuliers. Il a alerté ensuite sur la situation catastrophique des agriculteurs et paysans à travers le monde et sur la nécessité de les soutenir partout où ils sont en lutte.
Jean-Luc Mélenchon rappelle qu’en France un paysan se suicide tous les 2 jours. Il insiste sur l’urgence de traiter de manière concrète la question paysanne et sur la nécessité d’arrêter le saccage des sols par les pesticides et le glyphosate et appelle à mieux rémunérer les paysans. Il souligne qu’on ne peut pas séparer la question écologique de la question sociale : c’est en augmentant le SMIC qu’on peut permettre aux gens d’acheter des produits bios qui permettent de mieux rémunérer les paysans.
Pour finir, Raoul Hedebouw et Jean-Luc Mélenchon sont revenus sur la question de la concentration des médias. Le candidat à l'élection présidentielle insiste : le problème est la pluralité des médias. Il prône au contraire un pluralisme, de la contradiction et note l’importance de construire ses propres propres réseaux de communication.
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Rubriques L'Obs BibliObs Idées - Temps de lecture 7 min
La gauche se trompe lourdement si elle pense qu’en marchant contre le pass sanitaire, elle défend les libertés publiques. Elle renforce surtout les forces conspirationnistes et d’extrême droite, estime Philippe Marlière, professeur de sciences politiques à University College London.
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Ndlr : nécessite une réponse faite à https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?6oAPSg
En 2009, Corinne Morel Darleux a rejoint le Parti de gauche, cofondé par Jean-Luc Mélenchon sur la base d’un rassemblement « des socialistes, des communistes, des écologistes, des trotskystes et même des libertaires1 » ; en sa qualité de secrétaire nationale, elle a bientôt supervisé le courant écosocialiste en son sein. Dix ans plus tard, l’élue au conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes n’officie plus à la direction du PG et a quitté la France insoumise. Le péril écologique exige à ses yeux de s’ouvrir à tout ce que la société produit de luttes au quotidien. Son premier livre, Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce, n’est pas un bilan à mi-parcours : une virée politique et littéraire, plutôt, une réflexion à la fois individuelle et collective sur le techno-capitalisme et l’« effondrement » — celui de la civilisation industrielle telle qu’elle s’est constituée depuis plus de deux siècles —, dont elle envisage la venue sans baisser la garde. Nous avions publié l’an passé son carnet de bord au Rojava ; nous discutons aujourd’hui de la résistance à l’air du temps.
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de nombreuses fautes ont été commises. L’écosocialisme comme cap politique a été délaissé, la démocratie sociale dans l’entreprise n’est plus portée, la lutte des classes comme marqueur de gauche a été écartée alors que la nécessité d’une écologie anticapitaliste et idéologiquement sans ambiguïtés n’a jamais été aussi essentielle face à l’essor de la collapsologie et aux menaces d’effondrement. Même sur l’environnement, il y a eu régression. On avait construit une approche beaucoup plus systémique…
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Il y a aujourd’hui un rétrécissement de la pensée dans le champ traditionnel de la politique, et le centre de gravité de l’action politique est en train de s’éloigner des partis et des syndicats, des formes traditionnelles de mobilisation. Tout est à revisiter de fond en comble. J’espère que tout le monde y est prêt, maintenant.
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vous n’exaltez plus la conquête du pouvoir central mais vous ne vous en remettez pas uniquement aux marges. On peut avancer sur deux tableaux, ménager la chèvre électorale et le chou de la sécession ?
On est bien obligés. Même si c’est aujourd’hui dans les interstices que je sens la plus grande vitalité, pour l’instant l’État existe, et c’est encore lui qui assure, de moins en moins correctement certes, les réseaux de soins et de distribution dont on a besoin. Je crois toujours que les services publics sont le patrimoine de ceux qui n’en ont pas, que l’impôt devrait être redistributif et que l’État est censé être le garant de la solidarité nationale. Ce n’est pas parce que les gouvernements sont de plus en plus contaminés et faillissent à ces tâches qu’il faut rejeter ces missions-là, et encore moins les leur abandonner. Il n’y a qu’à voir le désastre qui se produit quand les services de santé de proximité, des maternités ou des gares ferment. Très peu de personnes sont autonomes aujourd’hui en termes de subsistance, et dans certains domaines aucune communauté isolée ne le sera jamais. On a donc besoin de mécanismes de solidarité et d’organisation à des échelles plus larges. Et on a aussi besoin d’une stratégie de conquête du pouvoir, pour s’assurer que la loi qui régit la vie en société ne contrevient pas aux besoins les plus fondamentaux, qu’elle ne tue pas les alternatives… une loi émancipatrice qui protège le faible du fort. Tout le contraire de ce qu’on voit aujourd’hui avec la présidence Macron, en somme, que ce soit sur le plan social, démocratique, économique ou environnemental. Et comme on n’arrivera ni à infléchir ni à convaincre les pouvoirs en place, le choix est simple : il faut prendre leur place.
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je doute de plus en plus que le bulldozer d’en face nous laisse un jour la chance de gagner par la voie institutionnelle. Jouer le jeu, c’est se faire piéger : les dés sont fournis par les vainqueurs. Mais même si mes affinités me portent plus du côté révolutionnaire que de celui de la co-construction de la norme, il ne s’agit pas de se faire plaisir avec des postures romantiques : tous ces scénarios doivent être envisagés, dans un souci d’efficacité.
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l’abandon du terme de gauche continue à me sembler une erreur et le « populisme » un signifiant vide qui peut être repris par n’importe qui, à commencer par le RN. Se réclamer du peuple ne fait pas un projet politique. Et je ne crois pas qu’il existe aujourd’hui un peuple constitué dans le pays. Développer une conscience de classe pour que ce peuple se forme et puisse se soulever, ça a toujours été une des missions de la gauche. Passer de la gauche au populisme, c’est sauter cette marche par facilité. C’est un choix dangereux.
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la présence de notre groupe d’élu·es en Auvergne-Rhône-Alpes est essentielle, pas juste symbolique. D’abord, parce qu’on arrache quand mêmes de petites victoires jubilatoires qui font du bien à un tas de gens, on le voit aux retours qu’on reçoit, mais surtout parce qu’on peut relayer, informer de ce qui se passe, fédérer des luttes et les mettre en réseau, se faire l’écho d’autres manières d’envisager la politique et d’exercer un mandat
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Dans certains milieux, on a tendance à confondre radicalité et radicalisme. J’ai été très marquée récemment par un texte issu du livre Joyful militancy et publié sous forme de brochure https://expansive.info/Defaire-le-radicalisme-rigide-1364 par le site de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Il part de la célèbre anecdote d’Emma Goldman https://www.revue-ballast.fr/labecedaire-demma-goldman/ envoyant balader un militant qui lui reprochait de danser, attitude jugée trop frivole pour une agitatrice révolutionnaire ... C’est ce que les auteurs de Deep Green Resistance appellent aussi l’« hostilité horizontale » : cette capacité à se taper dessus en famille pendant que le camp d’en face détruit tout ce qu’on n’a pas déjà cassé nous-mêmes ... si on les regarde bien en face, ces divergences ne suivent plus les lignes de clivage partidaire. Il y en a au sein de chaque mouvement. La laïcité à la FI, le rapport au libéralisme ou à la politique des petits pas à EELV, l’écologie et le productivisme au PCF, le rôle de l’État ailleurs… Il ne faut pas les minimiser ... Quand, en revanche, on s’organise sur le terrain pour mener des luttes de résistance, contre la privatisation des barrages, la fermeture d’une maternité, un bétonnage de terres agricoles, pour le référendum ADP, en soutien aux gilets jaunes ou à des syndicalistes condamnés, c’est plus facile. Sur les actions Alternatiba ou Extinction Rebellion, il y a des drapeaux noirs, des insoumis, des écolos, des déçus et des perdus. Récemment, j’ai aidé à la constitution d’un appel de soutien aux décrocheurs de portraits présidentiels : ont signé des gens aussi différents que Frédéric Lordon, Pablo Servigne, Alain Damasio, Jean-Luc Mélenchon, Cyril Dion ou Juan Branco. C’est encore dans la solidarité qu’on est les meilleurs.
Pour avancer vers ce « but commun », vous proposez trois axes : refuser de parvenir, cesser de nuire, dire la dignité du présent ... une émancipation de la tutelle et de l’autorité, qu’elle soit exercée par l’État ou par une communauté d’intérêts. Un petit coup d’Opinel dans la toile des conventions. Il a donc une portée subversive. Refuser de parvenir dans ce système, c’est réinvestir sa souveraineté d’individu, passer de la soumission à l’action. C’est une première brique de l’émancipation collective. Cesser de nuire a un intérêt collectif clair : celui de la lutte contre l’hubris2 qui est en train de détruire les conditions d’habitabilité de la planète. Notre avenir commun passe fatalement par une réduction des consommations globales. Plus on tarde, plus cette réduction s’apparentera davantage à une pénurie subie, plus elle sera violente et inégale. C’est déjà le cas. Et entre l’augmentation de notre empreinte écologique et la réduction de la biocapacité de la planète, ça ne peut qu’empirer. Il y a donc un impératif à la fois éthique et politique à effectuer une meilleure répartition des ressources qu’il nous reste, celles qu’on n’a pas encore saccagées. Refuser de parvenir, cesser de nuire, peuvent servir de principes dans ce grand partage à établir. C’est le sens le plus profondément politique de l’émancipation humaine : celui de transformer ses difficultés individuelles en une force collective. Emma Goldman l’a magnifiquement formulé : les moyens employés pour mener la révolution doivent être à l’image du projet poursuivi. Je ne vois pas comment on pourrait dissocier l’éthique individuelle de l’exercice politique, la fin des moyens. Ou plutôt je le vois très bien, hélas, et ça produit des monstres.
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se replonger dans l’« individualisme social » de l’anarchiste Charles-Auguste Bontemps, qui prônait « un collectivisme des choses et un individualisme des personnes ». Il est en tout cas certain que cette réconciliation des deux dimensions individuelle et collective a cruellement manqué aux grandes « familles » politiques, coincées entre le choix binaire de l’émancipation par le groupe ou de l’individualisme libéral. Nous avons aujourd’hui besoin d’une nouvelle matrice politique sur laquelle puisse se développer une éthique de l’émancipation qui soit à la fois d’intérêt individuel, collectif et, in fine, terrestre. La dignité du présent, enfin, est un moteur essentiel de l’action quand tout semble vain, une raison de poursuivre les luttes même quand l’effondrement semble inéluctable, une tentative de réhabiliter l’élégance du geste.
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Il n’est jamais trop tard. Même s’il est aujourd’hui certain que le monde tel que nous le connaissons touche à sa fin, on sait aussi que chaque dixième de degré supplémentaire aura des impacts pires que le précédent, et que les plus précaires seront les premiers à en souffrir. Il suffit de regarder ce qui se passe déjà en Inde ou au Mozambique
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les multinationales se paient https://blogs.mediapart.fr/c-morel-darleux/blog/080519/business-du-chaos-pinkerton-se-leche-les-crocs les services de compagnies de sécurité et affrètent des avions blindés de munitions, de nourriture et de gardes armés. Les milliardaires de la Silicon Valley se préparent des bunkers sécurisés, les puissances internationales achètent des terres arables à l’étranger et préparent la guerre de l’eau après avoir envahi des pays pour s’accaparer leurs puits pétroliers… la lutte des classes n’a jamais été aussi aiguisée
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Que l’effondrement arrive ou non, qu’il soit brutal et systémique ou sectoriel et progressif, tout ce qu’on aura mis en œuvre pour ralentir la destruction du vivant et trouver d’autres manières de faire société ne sera pas vain. ... ce qu’on peut encore faire pour relocaliser la production, développer l’autonomie et la sobriété, refonder la manière dont sont prises les décisions, retrouver notre place dans les écosystèmes, tout ça reste valable, effondrement ou non. C’est juste de plus en plus ardent. Le risque d’effondrement en fait une obligation.
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On ne peut tout de même pas accuser Pablo Servigne d’être à l’origine du dévissage culturel, de la disparition de l’esprit critique et de l’avènement de cette société contre-révolutionnaire, qui n’a pas attendu l’essor de la collapsologie pour se développer ! Ce que je vois, moi, c’est que cela a été un incroyable accélérateur de conscience parmi des gens, et notamment beaucoup de jeunes, que nous n’avons jamais réussi à toucher avant. Il faut le reconnaître honnêtement. Après, oui, je rejoins Daniel Tanuro sur certains risques — le meilleur texte critique que j’ai lu sur ce sujet, moins surplombant et plus affûté, est sorti dans Barricade http://www.barricade.be/sites/default/files/publications/pdf/2019_etude_l-effondrement-parlons-en_1.pdf. Tout l’enjeu est d’« organiser le pessimisme », selon les mots de Walter Benjamin, de transformer l’émotion en lutte politique ... parler d’écosocialisme, à faire le lien entre la destruction du vivant et le capitalisme, à organiser des actions collectives, à soutenir résistances et alternatives
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sans être antispéciste, vous avez fait « un grand pas de côté » sur la question ... des réflexions que j’approfondis notamment au contact de l’équipe de la revue Terrestres, très empreinte des travaux de Descola, ou par mes activités à la Région sur la forêt, la chasse, le loup, le pastoralisme, les réserves biologiques intégrales et les espaces en libre évolution de l’ASPAS [Association pour la protection des animaux sauvages]. Mais je me méfie aussi des phénomènes de contre-balanciers qui sacralisent la Nature et voudraient la couper des humains, ou tout placer sur un pied d’égalité en gommant la notion d’altérité et d’interdépendance ... mon slogan préféré de ces dernières années reste celui repris sur la ZAD : « Nous ne défendons pas la nature, nous sommes la nature qui se défend. »
Renvois
1 . Lire le discours de lancement du PG.
2 . Démesure.
3 . Civilisation fondée sur une économie et une industrie qui fonctionnent grâce aux énergies fossiles (charbon, gaz naturel, pétrole, etc.).
4 . Immunisation, insensibilisation à quelque chose par la force de l’habitude.
REBONDS Lire notre
- entretien avec Daniel Tanuro : « Collapsologie : toutes les dérives idéologiques sont possibles », juin 2019
- article « Dire le monde à défendre », Roméo Bondon, juin 2019
- entretien avec Pierre Charbonnier : « L’écologie, c’est réinventer l’idée de progrès social », septembre 2018
- abécédaire « L’abécédaire de Murray Bookchin », septembre 2018
- entretien avec Danièle Obono : « Il faut toujours être dans le mouvement de masse », juillet 2017
- entretien avec Jean-Baptiste Comby : « La lutte écologique est avant tout une lutte sociale », avril 2017
Ndlr : jugement sévère, excessif sur LFI, pourquoi ? sa déception ? Approfondir ACT
Tr.: ...
commune de Kronstadt 1921 contre commune de paris, classe de l'anti-travail, mouvement prolétarien, gustave le français, prolétariat ancien/moderne, abolition de la classe du travail
Ndlr : vérifié / https://guerredeclasse.fr/kronstadt-1921/
Sont visés notamment LFI et EELV.
GAUCHE(S) Enquête
Dix jours après nos révélations sur le comportement délétère de la parlementaire Esther Benbassa vis-à-vis de ses collaborateurs, le parti n’a toujours pas prononcé officiellement de sanction. La gêne est d’autant plus palpable que l’affaire était en réalité connue de longue date chez EELV.
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« harcèlement moral »
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En attendant, Esther Benbassa s’est elle-même « mise en retrait » de son groupe au Sénat, ce qui implique, selon les statuts du parti, une perte des droits d'adhérente et de parler au nom du groupe et du parti, ou de s'en revendiquer. Une décision annoncée dès le 8 juillet dans un communiqué où elle reconnaît avoir pu « commettre des erreurs » et s’excuse auprès des gens qu’elle « a pu blesser ». Mais elle y dénonce aussi une enquête « exclusivement à charge » et conteste avoir « sciemment » mis « en danger la santé » de ses salariés.
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les anciens étudiants et collaborateurs ... ont publié vendredi dernier une tribune. https://blogs.mediapart.fr/anciens-collaborateurs-et-anciens-e-tudiants-d-e-benbassa/blog/160721/un-silence-complice Ils réclament « une décision politique à la hauteur de la gravité des faits reprochés ».
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éléments clés relevés : intelligence collective, éthique, gauche, espaces de débat, ...
Diffusée en direct le 9 juil. 2021 / Agora du Festival des Idées à La Charité-sur-Loire - 274 vues - 1 - 0 - 76 abonnés - 0 commentaire
avec Frédérique Aït-Touati, Cécile Duflot, Fabrice Humbert, Edwy Plenel,
animé par Claire Lejeune
Lieu : Agora du Prieuré
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Cécile Duflot : Remettre des faits, donner à penser, chacun peut construire son propre récit politique. Ouvrir le temps de l'honnêteté et de la franchise++
Edwy plenel : un autre imaginaire politique possible ? égalité fonde la gauche. Un imaginaire politique adverse s'est imposé de l'inégalité naturelle. Nous, c'est le déplacement. Dionis Mascolo résistant /mot gauche : la droite est fait d'acceptation, la gauche de refus d'une limite établie. à droite, réel intangible. La gauche est ce mouvement. Oubli de cette dialectique. C'est dans les luttes, etc. Injustices, discriminations, inégalités. Le pb, l'isolement, donner des leçons à la société qui invente. Ex Jeunesse à Redon, dans les quartiers populaires. La gauche défend un état non fermé. Une politique qui se ressource en permanence. La q écolo est imaginaire calqué sur nos organes. Verticalité fr. entraide, organes bougent. Un imaginaire qui nous libère. Conquêtes par le lien avec la société.
sérieux, vérité, la cacher par des idéologies mensongères, levier numérique du règne de l'opinion, ennemie de l'information. Il faut une fiction pour rendre invisible. Quelle dynamique peut mobiliser ? Horizontalité d'écoute, de coconstruction. Revenir au moteur de la démocratie : l'égalité.
Q
Tableau de Chagal triptique "résistance, r? libération? Croit à la puissance des images. Montrer les interactions, d'autres manières de se relier.
Développer de nouvelles pratiques d'écoute : C.Duflot : mépris des dirigeants envers les pauvres. ex/chômeurs, etc. Pb de compréhension de la vie des gens. Le racisme régresse. Bolsonaro, Zemour, sont les géantes rouges du système, les excès absolus du système. La pandémie a ouvert 3 trappes : expérience du confinement, ya rien qui nous protège, ex de terrien, tout ce qui était impossible, devenu possible, montre l'acceptation. capacité d'adaptation. La radicalité est possible ! Besoin de confiance en nous-mêmes.
Liste PS+EELV ?
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La nouvelle réunion des gauches et des écologistes n'a tiré aucun bilan des précédents engagements.
Plutôt que de jouer à l'unité sans y croire, rassemblons nous dans l'action. Rendez-vous le 12 juin pour la marche contre les idées d'extrême droite.
Edito d'Eric Coquerel pour l'insoumission
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25 minutes
Benoît Hamon, ancien ministre et candidat à l'élection présidentielle, auteur de "Ce qu'il faut de courage. Plaidoyer pour le revenu universel d'existence" (éd. Équateurs), est l'invité du Grand entretien de France Inter.
... estime que "nous sommes dans une situation où le péril d’une victoire de l’extrême droite est probable, tangible. Jamais les électorats écologiste, insoumis et socialiste n’ont autant demandé l’unité. La seule hypothèse pour être au second tour, c’est celle de l’unité."
Pour faire le pont entre les idées de Yannick Jadot et celles de Jean-Luc Mélenchon, il dit : "Je ne sais pas si les différences sont si nombreuses que cela". Il prend l'exemple des sujets européens, et pense qu'"il y a des rapprochements possibles là où c’était un point de fracture fort".
RSA automatique et capital d'émancipation
Il table sur des questions comme la transition écologique qui "unit tout le monde", ou la question sociale. Il évoque notamment la proposition de "capital d'émancipation", pour remplacer les allocations familiales, avec le versement de 300 euros de 0 à 18 ans, dont 100 euros sur un livret que le jeune toucherait à sa majorité : "Cela mettrait le pied à l’étrier des jeunes, quels que soient leurs projets et leurs conditions sociales", dit Benoit Hamon, estimant qu'un tel projet pourrait réunir insoumis et écologistes.
Je demande à Macron de respecter la dignité des personnes, de faire le RSA jeunes, 160 euros, et je lui demande d’automatiser le RSA.
Si la gauche a aujourd'hui du mal à exister, c'est parce que, selon lui, "il n'y a plus de grands projets sur l’égalité". "Balancer l’égalité au profit de la sécurité, c’est la translation d’une partie de l’élite venue de la gauche, c’est vain. Cette hégémonie culturelle, je la constate. Pour autant faut-il que les principes de liberté et égalité tombent et que l’on se taise ? Non. "
Même sur l’égalité des chances, je considère que la république échoue.
Toutefois, il estime que "la gauche se régénère en tout cas dans ces débats." Il prend exemple de l'école populaire au Danemark, accessible à tous les adultes pendant une semaine de congés payés. "Au Danemark, c’est un instrument par lequel la cohésion nationale a été possible. Beaucoup de Français ont un souvenir traumatique de l’école et moi je pense qu’il faut reconstruire une école de ce type en France avec une 6e semaine de congés pour aller passer une semaine dans cette école-là."
"On ne manifeste pas avec l’extrême droite"
Dans la perspective de la présidentielle, l'extrême droite, estime Benoit Hamon, "gagne le pouvoir par les urnes et refuse de le perdre par les urnes", rappelant qu'elle est d'une tradition "antirépublicaine, violente et raciste."
Dans le contexte actuel "imaginer Marine Le Pen au pouvoir, ça n’a rien de normal et je ne crois pas à l’alternance mécanique après Marine Le Pen."
Je ne prendrai pas une seconde le risque que mes enfants vivent le fascisme.
Interrogé sur la participation de plusieurs élus de gauche, de droite et du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin au rassemblement policier du 19 mai, il considère que "dans une manifestation où les syndicats ont comme mot d’ordre la mise en cause de la justice, la fin de l’individualisation des peines, l'augmentation de la sanction pénale dont on sait qu’elle est inefficace à lutter contre l’insécurité, la pression de la police sur la justice, ça ce n’est pas le patrimoine ni intellectuel ni politique ni culturel de la gauche."
Il y a des principes et un des principes, c’est qu'on ne manifeste pas avec l’extrême-droite
Pour lui la présence de Gérald Darmanin, relève du "grand cirque de la récupération politique". "C'est le syndrome du ministre de l'Intérieur qui n’a pas assez joué au petit soldat quand il était jeune. Ce coté matamore, viril, je ne sais pas, deux ministres de l'Intérieur sur trois surjouent le coté bonhomme".
... il est le premier ministre de l’Intérieur de la République à avoir dit à la leader de l’extrême-droite qu’elle était trop molle sur un texte sur le séparatisme et qu'il l'invitait à voter son texte, c’est une rupture, que j'impute à Emmanuel Macron"
Quand il se retournera pour appeler les électeurs de gauche à faire barrage à Marine Le Pen, quelle crédibilité aura-t-il ?
Interrogé sur la candidature de Christiane Taubira, évoquée par certains, "c'est vrai que cela aurait de la gueule", répond Benoît Hamon.
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rançaise, Grenoble.
Avec Sandrine Rousseau, candidate à la présidentielle pour EELV, et Mathilde Panot LFI
Animé par Lorène Lavocat et Hervé Kempf de Reporterre
... s’accorder en vue de la présidentielle de 2022 ? Mathilde Panot, députée de la France insoumise, et Sandrine Rousseau, candidate à la primaire d’Europe Écologie-Les Verts, en débattront lundi 17 mai à 20 heures sur Reporterre et les réseaux sociaux, mettront sur la table convergences et divergences.
À un an de la présidentielle, les appels https://reporterre.net/Presidentielles-de-2022-parlons-de-nos-desaccords se multiplient pour une candidature unique et un programme commun à gauche. Mais les forces écologistes et sociales avancent en ordre dispersé https://reporterre.net/Aux-regionales-l-alliance-a-gauche-releve-du-miracle. Alors, comment s’unir ?
Deux partis portent haut et fort le projet d’une écologie sociale : Europe Écologie-Les Verts (EELV) et la France insoumise (LFI). Mais s’ils se retrouvent main dans la main lors des marches climat et sur de nombreux sujets, pour l’heure, aucun rapprochement ne se profile. Pourquoi ? Les points de désaccord sont-ils si forts ? Et quels sont leurs points d’accord et leurs projets communs ? Ces deux gauches sont-elles irréconciliables ?
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Clés : Économie ; Gauches ; Politique
Au programme de L'instant Porcher cette semaine : la suppression de l'ISF et ses conséquences, qui sort gagnant ? Nous dirige-t-on vers des primaires à gauche en vue des présidentielles (2022 ou jamais) ? Enfin, Thomas Porcher et Elsa Margueritat décrypteront également les enjeux s'agissant des prochaines échéances électorales.
Emmanuel Macron a déclaré récemment être très fier de la suppression de l’ISF : impôt injuste, taxe sur la réussite... quels sont les vraies conséquences de cette suppression ? Qui gagne qui perd ?
La course à la présidentielle s’agrémente d’appels, pétitions pour une union... La force du nombre mais pas celle des idées. Au risque de répéter les mêmes erreurs.
Bientôt nous aurons à élire nos élus aux régions et aux départements, mais ces élections s’annoncent très... floues. Alliances étranges dans certaines régions, course au poste... On décrypte avec Elsa Margueritat et Thomas Porcher.
Ndlr : avec son retour d'expérience, véritable plébiscite à JLM++
Politique
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L’œuvre législative est colossale, au moins aussi importante que celle de 1936.
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S’il a été réélu triomphalement en 1988, ce n’est pas seulement en raison de son génie stratégique ou de la nullité et de la brutalité de la droite. C’est aussi parce que les Français les plus modestes lui savaient gré d’avoir œuvré puissamment à l’amélioration de leurs conditions de vie matérielle et morale. D’avoir tenté beaucoup en dépit des obstacles et de l’adversité. Ce n’est pas un hasard si François Mitterrand garda, jusqu’au bout, la confiance de la majorité des ouvriers et des employés.
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Nous retenons, nous, le sérieux programmatique et la constance stratégique (l’union de la gauche, certes rompue en 1977, mais vivante encore dans la mémoire des électeurs de 81).
La plus belle façon de célébrer le 10 mai, c’est d’en isoler le principe actif. Une gauche qui sait où elle habite et où elle va. Une gauche qui sait pour qui elle se bat, et pour quoi.
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Dans ce 137e numéro de la Revue de la Semaine, le candidat insoumis à l'élection présidentielle parle de la situation politique en France et de l’hypocrisie des appels à l'union de la gauche. Il explique aussi pourquoi celle-ci n'arrivera pas du fait que deux pôles se dessinent : d'un côté, une gauche obsolète d'accompagnement du capitalisme, de l'autre, une gauche de rupture avec celui-ci.
Jean-Luc Mélenchon aborde ensuite la situation des BTS en lutte. Il explique pourquoi ceux-ci ont raison de réclamer la mise en place des contrôles continus dans la période exceptionnelle ouverte par la pandémie de Covid-19. Il dénonce l'inaction du gouvernement sur le sujet et le mépris de classe que cela révèle.
Enfin, le président du groupe « La France insoumise » à l'Assemblée nationale relève la victoire que représente la levée des brevets sur les vaccins contre le Covid-19 après la prise de position récente du président américain Biden.
Cette revue contient un nouveau générique. Jean-Luc Mélenchon invite à découvrir le Carnet de route bolivien publié en ligne. Il parle aussi de la situation en Colombie pour mobiliser aux côtés du peuple colombien, victime d'une répression violente visant à mater la contestation contre le président au pouvoir.
SOMMAIRE
00:00 : Intro
01:00 : Retour sur le déplacement en Bolivie
06:00 : Répression en Colombie
15:59 : L'actu insoumise : niche parlementaire, application mobile
19:51 : L'union de la gauche : gauche de rupture VS gauche obsolète
31:33 : Les BTS en lutte
42:24 : Mini-Macron change d'avis sur les brevets des vaccins
LES LIENS
- Brochure : Carnet de route bolivien : https://melenchon.fr/carnet-de-route-...
- La Revue de la semaine 136 en Bolivie : https://youtu.be/kP97Ngw3cWw
- Militaires factieux : une alerte pour notre République : https://youtu.be/1CHTMssMjBE
- Nous pouvons construire un tout autre monde - Discours du 1er mai à Lille : https://youtu.be/uzYxgVD9Iyg
- Le site « Le Monde en Commun » : https://lemondeencommun.info/
- Discours de Jean-Luc Mélenchon en Bolivie : https://youtu.be/bF5_4OfdBUY
- Télécharger l'application « Action populaire» sur Google Play : https://play.google.com/store/apps/de... et sur Apple Store : https://apps.apple.com/us/app/action-...
- 90% des Français pour la garantie d’emploi, proposition de loi des insoumis : https://linsoumission.fr/2021/05/06/9...
- Levez les brevets sur les vaccins contre la Covid ! – Tribune de Mélenchon, Lula… : https://melenchon.fr/2021/02/22/levez...
- Allocution de Jean-Luc Mélenchon - 5 mai 1789 : ouverture des États généaux : https://youtu.be/KHA0oQyC2Xk
Épinglé par JEAN-LUC MÉLENCHON il y a 1 jour
Les principaux liens évoqués dans la vidéo :
- Soutenir la campagne présidentielle : https://noussommespour.fr
- Consulter la revue sur le déplacement en Bolivie : https://bit.ly/3vOUVhj
- Télécharger l'application « Action populaire» sur Google Play : https://bit.ly/3evMW37 ou sur l'Apple Store : https://apple.co/3trHq5E
Pour écrire à l'ambassade de Colombie en France :
- Adresse : 12, Rue de Berri, 75008, Paris
- Mail : cparis@cancilleria.gov.co
Corinne Lepage a retweeté
Antonio Duarte Trèfle @Antonio_Duarte · 19 avr.
L’#Ecologie dépasse les clivages politiques ! La Planète n’est ni de gauche, ni de droite !...
Si les écologistes français appliquaient ce précepte, ils seraient au pouvoir comme les Grünen en Allemagne qui vont succéder à Merkel !...
Citer le Tweet
Corinne Lepage @corinnelepage · 18 avr.
Je ne suis pas candidate et pour le reste je suis fidèle à l ECOLOGIE depuis plus de 40 ans! twitter.com/blogcpolitic/s…
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https://twitter.com/JulienDelalande/status/1384607815491260420
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Julien Delalande @JulienDelalande · 19 min
En réponse à @Antonio_Duarte et @corinnelepage
L'écologie, comme le social et la démocratie ne subit-elle pas à plein la lutte des classes (voire la guerre de classes selon Warren Buffet) ?
Le nier n'est-il pas anti-écologique et donc contre-productif ? - 0 - 0 - 0
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Un grand sommet des responsables de gauche en vue de l’élection présidentielle 2022 s’est tenu, samedi 17 avril, à la demande du député européen et candidat écologiste Yannick Jadot. Pourtant, au sortir de cette réunion, tout le monde ne semblait pas avoir participé à la même discussion.
À peine le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, s’était-il exprimé qu’il était aussitôt contredit par celui d’Europe Écologie-Les Verts, Julien Bayou, qui semblait beaucoup moins définitif sur les conclusions de la rencontre.
Que se passe-t-il à gauche et comment comprendre cette union laborieuse qui n’en finit pas de balbutier ? Tout cela ne serait donc qu’une grande bataille d’egos, comme semblent le penser les commentateurs ?
Lire aussi. Présidentielle : derrière l’union gauches-écolos, le périmètre en question : https://www.mediapart.fr/journal/france/170421/presidentielle-derriere-l-union-gauches-ecolos-le-perimetre-en-question
1 279 commentaires
tR.: ... il y a bien 2 gauches irréconcililables et ce n'est finalement pas plus mal ...
Ndlr : valoriser ACT