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A un an de l'élection présidentielle 2022, qu'est-ce qui se joue au Parti socialiste ? Et à gauche ? Frédéric Sawicki, professeur en science politique, est l'invité de la Midinale.
Etat des lieux de la gauche en 2021
« On est à quatre ans d’une élection qui a pulvérisé le visage de la gauche. »
« Jusqu’en 2017, les socialistes et leurs alliés immédiats les radicaux, étaient en position hégémonique sur le plan politique et électoral. »
« Pendant 30 ans, les socialistes se sont habitués à être majoritaires à gauche. »
« Après ce qu’il s’était passé en 2017, c’est-à-dire un Jean-Luc Mélenchon parvenant à agréger 19% des électeurs, on aurait pu penser qu’il pourrait potentiellement représenter une gauche alternative - même si lui à l’époque ne se définissait pas comme ça. »
« Depuis 2017, les Verts sont apparus, non pas en tant que nouvelle hégémone, mais comme venant potentiellement casser cette recomposition possible. »
« Il y a une tripartition à gauche. »
« En l’absence de pôle autour duquel pourrait s’agréger une alliance, chacun des pôles peut prétendre à l’hégémon :
les socialistes considèrent que 2017 a été une catastrophe mais que l’orientation très à droite du gouvernement libère de la place pour un électorat de centre-gauche dont on aura besoin pour reconstruire une domination ;
les Verts, très surpris de ce qui leur arrive enfin, s’imaginent, à cause de la place que prennent les enjeux écologiques en ce moment, qu’ils vont pouvoir prétendre au leadership à gauche ;
les insoumis considèrent que les performances passées de Jean-Luc Mélenchon le mettent naturellement en situation de se représenter en 2022. »
« Comme il n’y a pas de négociation entre ces trois pôles car il n’y a pas de tradition de négociations, il n’y a pas d’arbitre non plus : tout pousse à ce que ces acteurs entrent en concurrence mais surtout exagèrent leurs différences. »
Sur le positionnement des socialistes
« Sur quoi les socialistes peuvent encore espérer se distinguer des deux autres pôles, écologistes et insoumis ? Sur les questions d’environnement, il y a une convergence : c’est plus vert que moi, tu meurs (…). Sur les questions économiques, il y aurait plus à dire mais fondamentalement, on ne voit pas non plus de marqueur de différences. Mais il y a le marqueur très symbolique qui a l’avantage de ne rien coûter : la République. Aux yeux des socialistes, les écologistes sont des Girondins et des internationalistes multiculturalistes, les insoumis étaient partagés jusqu’il y a peu mais aujourd’hui, ceux qui semblent l’avoir emporté, sont ceux de l’aile de la tolérance et de l’acceptation de la diversité culturelle. »
« Il y a un positionnement général de la direction du PS sur le champ de la défense des valeurs républicains de manière pas toujours très précise (on est parfois presque dans l’ordre de la morale : on affirme des grands principes mais on ne se bat pas pour savoir s’il faut interdire le port du voile à l’université car là, on reste dans le flou). »
« Il y a aussi des conflits internes au PS : dans l’entourage d’Olivier Faure, il y a une forte présence d’anciens proches de Manuel Valls dont ils partagent un certain nombre de positionnement sur les questions de laïcité, de l’islam, de sécurité… et poussent à la roue. Un certain nombre de gens qui se définissent moins comme les gardiens du temple républicain en profitent pour verser de l’huile sur le feu pour déstabiliser le Premier secrétaire. »
« Certains comme Bernard Cazeneuve ou Stéphane Le Foll ne veulent pas d’une candidature qui ne soit pas socialiste. »
« Si demain, les socialistes, les écologistes et les insoumis se mettaient d’accord pour soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon - je ne sais pas si c’est possible mais pourquoi pas -, on risque d’avoir un déport du PS au profit d’une autre candidature. »
« Quand un parti se rétracte sur son noyau le plus fidèle, ce n’est pas un signe de sa capacité à s’ouvrir. »
Sur l’éventuelle évolution du PS
« 2017 est la plus grande défaite des socialistes depuis longtemps. »
« Il faut détacher ce que pensent les dirigeants et ce que pensent les socialistes qui restent : la grande difficulté, c’est que l’affichage transformationnel et plus radical mais aussi l’écologisation, en fait, n’a pas eu lieu. »
« Il y a une conviction qu’il faut changer et faire évoluer les choses vers une société moins polluante mais toute la démarche intellectuelle que cela suppose n’est pas faite en profondeur : les socialistes qui restent sont plutôt vieux et sont issus d’une matrice qui restent productivistes. »
« Le positionnement écologiste du PS relève plus de la stratégie ou de la tactique que d’une conviction profonde et d’une modification des chaines de pensée. »
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Clémentine Autain était l'invitée d'Apolline de Malherbe sur BFM. Elle est revenue en longueur sur la crise sanitaire, les rixes, la lutte contre les violences faites aux femmes, son engagement féministe,...
120 commentaires
raymond vettraino il y a 2 jours
Pour une fois Apolline de Malherbe n'a pas été la militante de la macronie. L'interview à permis à Clémentine Autain d'exprimer ses idées sur les sujets d'actualité. Des paroles apaisantes dans ce climat politique plutôt haineux. Une femme que j'écoute depuis ses débuts en politique et qui me donne confiance dans les idées de gauche qu'elle exprime.
Tr.: ... on a besoin d'accompagnement pour faire face aux agressions des bandes de jeunes car on a supprimé les éducateurs de rue ... Union de la gauche : il faut se mettre au travail. Il y a une défiance avec le mot gauche ...
Fabrice Rousselot, Directeur de la rédaction
Auteur Valentin Soubise Doctorant en science politique, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Le président du groupe parlementaire La France insoumise mène actuellement une fronde, sur les bancs de l’Assemblée nationale, contre le projet de loi « séparatisme », finalement rebaptisé « projet de loi confortant le respect des principes de la République ».
Dans son discours du 1ᵉʳ février, Jean‑Luc Mélenchon juge « inutile » et « dangereuse » une loi qui selon lui demanderait aux associations musulmanes de prêter des « serments d’allégeance » à la République.
« Non, les chemins de la raison ne s’ouvrent pas à la faux. Non, la porte de l’universel ne s’ouvre pas à coups de pied. Non, l’amour de la République, comme tout amour, ne vaut rien sous la menace. »
Jean‑Luc Mélenchon réaffirme ainsi une conception de la laïcité qui ne doit pas être un « athéisme d’État », imposé par la contrainte, mais une séparation stricte où l’État, « indifférent » à la religion, garantit à chacun une liberté absolue de conscience.
La laïcité a selon lui apporté une contribution historique essentielle à la sortie des guerres de religion en France et son enjeu principal est aujourd’hui encore de garantir « l’unité du pays ».
Or, le député considère que ce projet de loi ouvre au contraire « la porte à un déferlement » contre les musulmans.
...
Au Karl Marx de La Question juive qui rejette les droits de l’Homme comme une mystification bourgeoise dissimulant l’exploitation, Jean‑Luc Mélenchon semble alors préférer le philosophe Jacques Rancière qui souligne l’efficacité et la performativité de la « phrase égalitaire » : affirmer et croire en une égalité qui n’existe pas encore est le seul moyen de la faire progresser dans la réalité.
L'auteur réalise sa thèse sous la direction de Frédéric Sawicki.
Clés : gauche Jean-Luc Mélenchon extrême gauche laïcité partis politiques discours islamophobie La France insoumise (LFI)
Connu / https://twitter.com/cremieuxrag/status/1362085129502535683
"
Chômeurs insoumis a retweeté
Robert Crémieux Herbe Abeille @cremieuxrag ·17 févr.
La République laïque de Jean‑Luc Mélenchon : un débat qui fracture la gauche et bien plus encore #islamogauchisme
via @FR_Conversation - 0 - 1 - 1
"
Ndlr : article très intéressant et bien documenté mais JLM n'est en aucune façon à l'extrême gauche, pourquoi ce mot-clé plutôt que de parler de radicalité ? Manipulation ? ACT
Stop au chômage de masse. Mobilisons-nous pour un emploi vert pour tous !
Nous sommes déjà 6076 à soutenir l'objectif de conjurer le chômage et de réussir la reconstruction écologique.
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«Chacun a le devoir de travailler et le droit d'obtenir un emploi» affirme le préambule de la Constitution de 1946. A ce titre, il constitue un droit constitutionnel. Mais ce droit est bafoué dans les faits.
Plutôt que d’ajouter des mots dans notre Constitution, Un emploi vert pour tous propose d’en réaliser la promesse en instaurant un droit à l’emploi orienté vers les métiers de la reconstruction écologique et du lien social.
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Qui sommes-nous ?
... campagne autonome lancée à partir de la proposition de garantie à l’emploi vert défendue par deux think tank : l’Institut Rousseau et Hémisphère gauche.
Formé d'intellectuels, de chercheurs, de fonctionnaires, de travailleurs du privé ou du public, l'institut Rousseau est un laboratoire d’idées dont l'ambition consiste à réinvestir l’idée d’une raison républicaine partagée et d’un bien commun à l’humanité. Il élabore un corpus d’idées rassemblées autour du projet central que constitue la reconstruction écologique et démocratique de nos sociétés, dans toutes ses composantes économiques, sociales et institutionnelles. S'inspirant du legs de Jean-Jacques Rousseau, l'Institut documente les grandes réalisations à même de renouer avec une conception exigeante de l'intérêt général afin d'ancrer dans le réel la souveraineté du peuple.
Hémisphère gauche a pour ambition de réunir tous ceux qui partagent le sentiment d’urgence à engager un travail doctrinal pour sortir de l’impasse du « réformisme » libéral. Pour ce faire, le laboratoire d'idées travaille à l’élaboration de propositions en lien étroit avec les forces de gauche - socialistes, républicaines et écologistes - présentes à l’Assemblée nationale, au Sénat, dans les territoires et au Parlement européen. Son travail s’appuie sur la contribution de bénévoles venus de l’administration, de la recherche, du monde de l’entreprise et du monde associatif. Il tire son originalité d’un dialogue fécond avec les responsables publics.
Les porte-parole
Chloé Ridel, Directrice-adjointe de l’Institut Rousseau
Diplômée de Sciences Po et de l’ENA, est haut fonctionnaire et militante associative.
Elle est directrice adjointe de l’Institut Rousseau et chargée des questions européennes au sein du conseil scientifique de l’Institut, après avoir travaillé successivement à la Commission européenne et au ministère de l’économie et des finances, puis comme experte française au ministère des finances roumain. Elle enseigne les questions européennes à l’Institut de la gestion publique et du développement économique (IGPDE). Elle préside depuis 2018 l’association « Mieux Voter », qui appelle à améliorer l’élection démocratique à travers une réforme du mode de scrutin et l’adoption du Jugement majoritaire.
Alexandre Ouizille, Président d’Hémisphère Gauche
est maître de conférence en économie à Sciences Po, président du think tank Hémisphère gauche depuis 2018 et élu local dans les Hauts-de-France. Diplômé de l'ESSEC et de Sciences Po, il a travaillé au ministère du budget et des comptes publics et au sein de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) sur des questions d'aménagement numérique du territoire. Il est également l'auteur de Politiques économiques, ouvrage d'économie publique de référence paru en 2017 et réédité en 2019.
Notre parrainage international
Pavlina Tcherneva est directrice de l'Initiative pour la démocratie économique et chercheuse au Levy Economics Institute. Elle a travaillé pour la campagne présidentielle de Bernie Sanders en 2016. Elle fait partie des économistes à l'origine de la proposition de garantie d'emploi et du Green New Deal. Elle est également l'une des figures d'une tendance économique en vogue aux États-Unis : la théorie monétaire moderne, influencée par des auteurs comme John Maynard Keynes, Georg Friedrich Knapp ou Hyman Minsky.
Ndlr : signée car va dans le bon sens même si elle ne semble pas tenter de faire basculer dans l'économie des Communs. Qustionner ACT
Apprendre et évaluer "jugement majoritaire", orgas et noms cités ACT
"2018 en France, 2021 aux États-Unis : voilà en effet la nouvelle violence dans nos démocraties, largement liée aux réseaux sociaux."
© Hans Lucas via AFP
Article abonné
Capitole = gilets jaunes : la petite phrase bien bête d'Emmanuel Macron
Billet
Publié le 14/02/2021 à 14:30 Par Jean-Philippe Domecq
"2018 en France, 2021 aux États-Unis : voilà en effet la nouvelle violence dans nos démocraties, largement liée aux réseaux sociaux." La belle erreur d'Emmanuel Macron, expliquée par Jean-Philippe Domecq.
On savait bien que le « en même temps » n’était ni de gauche ni de gauche ; les « petites phrases » de Macron le confirment, qui ne sont jamais dérapages mais toujours en droite ligne, de droite. Il vient encore d’en commettre dont il suffit de tirer le fil pour voir, jusqu’au nerf agacé, le conservatisme qu’enrobait son « nouveau monde ».
Par Jean-Philippe Domecq
Économie ; Politique
Nouvelle édition de notre émission d’actualité “D’intérêt public”. Une émission en direct organisée autour de deux thèmes et donc de deux plateaux.
Le premier thème, c’est “et si 2021 était l’année de la censure ?”. Bien entendu, nous tirons prétexte du bannissement de Donald Trump de Twitter et de Facebook pour saisir au bon ce sujet qui rebondit dans le débat médiatique. Mais ceux qui regardent, écoutent et lisent attentivement nos contenus savent que nous n’avons pas attendu que ce président américain problématique soit “bloqué” pour nous interroger sur la tentation de la censure des plateformes, qu’elles proviennent des plateformes en question ou des gouvernements.
Le second thème, c’est “avons-nous la gauche la plus bête du monde ?”. Pourquoi poser cette question ? Parce qu’avec la création d’un parti politique dénommé “L’Engagement”, la candidature d’Arnaud Montebourg semble se profiler. Sachant que Jean-Luc Mélenchon est déjà dans la course, que les Verts comptent bien jouer leur partition, forts de leurs résultats aux élections intermédiaires, et que le PS, qui n’est plus de gauche pour de nombreux observateurs, veut exister… on peut se demander si l’hypothèse annoncée d’un duo, plus qu’un duel, Macron-Le Pen, n’est pas en train de se “consolider”.
Nos invités de première partie :
- Jean-Baptiste Kempf, qui est le président de VideoLan, l’association qui gère VLC, le logiciel français le plus utilisé dans le monde… qui est en gros un startuppeur anti-startup nation.
- Arthur Messaud, de l’association de défense des libertés numériques La Quadrature du net.
- Et en vidéoconférence avec l’économiste David Cayla, auteur entre autres du tout récent essai “Populisme et néolibéralisme : il est urgent de tout repenser”.
Nos invités de seconde partie :
- David Cayla, économiste à l'université d'Angers et membre des Économistes atterrés.
- Danielle Simonnet, conseillère de Paris au titre de la France insoumise
- Anasse Kazib, cheminot et syndicaliste affilié à Sud-Rail. Il est aussi militant au NPA-Révolution permanente.
« C’est une supercherie de porter des objectifs toujours plus élevés sans avoir des actions à la hauteur », estime Matthieu Orphelin. Ce député, qui a quitté La République en marche, plaide pour une écologie qui « améliore la vie des gens, et notamment celle des moins aisés ». Prochaine étape ? Rassembler les acteurs de l’écologie sociale, de gauche, pour 2022.
Matthieu Orphelin est député (ex-La République en marche) de la première circonscription du Maine-et-Loire. Docteur en énergétique de l’École des Mines, il a été porte-parole de la fondation Nicolas Hulot et vice-président (Europe Écologie — Les Verts) de la région Pays-de-la-Loire.
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membre du groupe de suivi du projet de loi Convention citoyenne pour le climat ... Les ministres disent qu’on n’a pas l’argent, alors qu’ils ont écarté lors des débats budgétaires toutes les propositions que nous avions portées sans relâche : régulation des niches fiscales dont bénéficient les géants du numérique et du e-commerce, contributions des plus hauts revenus, des plus grands patrimoines et des plus grandes entreprises épargnées par la crise… Emmanuel Macron n’a pas respecté les règles du jeu qu’il avait fixées ... L’exécutif se contente trop souvent de modifications à la marge ... limites du présidentialisme poussé à son excès ... j’ai quitté LREM [La République en marche] en février 2019 https://reporterre.net/Le-depute-Matthieu-Orphelin-quitte-le-groupe-LREM ... LREM est trop perméable aux résistances, et notamment au plus grand lobby de notre pays : l’immobilisme.
Il y a aussi des moments où elle fait de vrais choix. Quand Macron dit que la base de notre système énergétique demain, c’est le nucléaire, il assume. Sans être un antinucléaire à 100 %, je ne suis pas d’accord avec lui et je regrette surtout de ne pas l’avoir entendu parler avec autant de vigueur de la sobriété énergétique ... clive inutilement la société française, au moment où on a besoin au contraire de se rassembler et de refaire société
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En Pays de la Loire, nous avons lancé, avec trois partis (EELV, Génération.s et Génération Écologie) et des citoyens de tous horizons, un appel pour une région écologique, citoyenne et solidaire ... Deux membres de la Convention citoyenne nous ont rejoint : William Aucant et Mélanie Cosnier, maire d’une petite commune dans la Sarthe
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pour 2022 je souhaite que l’on constitue l’équipe de France de l’écologie et de la solidarité. Je pense qu’on est quinze ou vingt à pouvoir incarner l’écologie sociale, l’écologie de gauche. Il y a des gens de très grande qualité qui peuvent porter cette vision : chez les écolos, Éric Piolle, Yannick Jadot, Delphine Batho ou moi ; chez les socialistes Anne Hidalgo, Arnaud Montebourg ou Christiane Taubira ; à la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon ou Clémentine Autain... avec François Ruffin et d’autres, nous avons lancé ensemble l’opération « Noël sans Amazon »
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Ndlr : est positif y compris avec JLM +
© Ilan Deutsch / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Tribune
Sacha Mokritzky, rédacteur en chef du site "Reconstruire", ancien Conseiller national du Parti de Gauche, et co-auteur du livre « Retraites : impasses et perspectives », explique pourquoi, selon lui, la gauche est dépassée et les républicains attachés à la liberté et à l’égalité doivent se réunir en vue de construire un mouvement populaire.
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La gauche n'existe plus
La gauche ? Celle de François Hollande, du CICE, de la TCSG, celle de la loi travail et de la mort de Rémi Fraisse ? Celle des « puristes », du trotskisme et de la lutte des classes fantasmée ? ... Celle des laïcards immodérés du Printemps républicain qui se vautrent sous couvert d’universalisme dans une laïcité fantasmée et incomprise qui ouvre un boulevard au Rassemblement national ? Celle de Jean-Luc Mélenchon, qui oscille entre une offre républicaine certaine et un sociétalisme béat, puisqu’il n'a d'ambition que celle de contenter ses militants, sans que son souci du peuple ne reparaisse ? Celle des « progressistes » macronistes qui acceptent de voir souffrir les travailleurs au profit du marché libre, tant que leurs réformes sociétales leur donnent bonne conscience ? Mais n’y a-t-il pas dans ce pays un instant pour la raison, un espace pour la défense sincère de tous et de toutes, une seconde où l’on pourrait arrêter la gabegie pour construire ensemble, dans un monde qui court à sa perte, une porte de sortie vertueuse où l’intérêt général primerait enfin ? Disons-le sans amertume : c’est parce que nous sommes fiers d’être de gauche que nous devons être fiers de lui dire adieu.
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Le 17 novembre 2018 éclatait en France le mouvement social le plus déflagrateur des dernières décennies. Incarné par ce signifiant qu’était le gilet jaune personnifié par des citoyens sortis de l’ombre pour porter la voix des faibles : Éric Drouet, François Boulo, Jérôme Rodriguez, Priscillia Ludosky. Défiant envers tout type de pouvoir, il n’en restait pas moins l’éruption d’une volonté certaine de renverser la table pour imposer aux élites dirigeantes un nouveau modèle de société. Un an et demi plus tard, les syndicats étaient débordés par ce malaise profond d’une France en crise, et ne parvenaient pas à contenir le souffle citoyen lors du mouvement contre la réforme des retraites.
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L’heure est au dépassement, sans compromis. Il n’est pas question de nier l’histoire sociale d’un camp politique fier de ses convictions. Les héros du passé nous donnent un horizon. Il est pourtant nécessaire de redonner un nouveau souffle à l’Histoire en incarnant, en vue d’une présidentielle dont on ne peut se défaire, sauf par les armes (et il n’apparaît pas que cette solution est possible), un projet qui fédère autour de la grande idée de l’intérêt général. L’intérêt général français, déjà, puisque la reconquête de notre souveraineté, industrielle, énergétique, économique, démocratique, semble au cœur des préoccupations populaires. L’intérêt général humain, intransigeant sur le respect de l’individu et de ses droits, porté sur l’émancipation de tous et de toutes au sein d’une société qui n’en peut plus de diviser. Personne n’a de formule magique, le combat politique en perdrait son sens, et l’incantatoire ne suffit pas. Dans ce moment de politisation extrême de la société qu’est l’élection présidentielle, une candidature qui puisse incarner l’alternative au match Le Pen - Macron qu’on nous prépare ne peut être qu’une candidature de rupture apaisée.
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Chez nos voisins britanniques, le libéral-conservateur Boris Johnson a fait plus pour les classes laborieuses que ses prédécesseurs travaillistes. En France, les analyses de Christophe Guilluy - penseur socialiste par ailleurs - se donnent à voir quotidiennement. Les citoyens de la France périphérique recréent leurs propres cadres d’action, les solidarités concrètes se reforment dans les villages, les villes moyennes deviennent les nouveaux terrains du socialisme concret. Tout au long de la crise sanitaire, et plus avant durant le mouvement des Gilets jaunes, ceux-là redonnaient ses lettres de noblesse à la common decency chère à George Orwell. Les gens « qui ne sont rien » sont redevenus « tout » car ils ont recréé par eux-mêmes les conditions de leur émancipation, en se libérant des chaînes d’un monde politique monolithique dont le système même empêche que la parole citoyenne soit entendue.
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Il ne s’agit pas d’incarner une centralité artificielle ainsi qu’a cru pouvoir le faire Emmanuel Macron. Il s’agit de s’émanciper de ces mots dont la société s’est lassée pour s’adresser d’abord à un pays qui souffre pour le refonder autour de ses principes bâtis par nos aïeux : liberté, égalité, fraternité.
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Ndlr : Tribune consternante ? Quoi de concrêt ? Quels sous-entendus ? Amoureux transit ? ACT
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Tr.: ... sa grand mère a fui l'espagne de Franco ... la Lorraine ... les ouvriers, le peuple, les gens...
"Est de gauche celui qui est du côté du peuple ... les gilets jaunes ... faire du mieux qu'ils peuvent ... Salut et fraternité"
Ndlr :
- on dirait qu'elle "tue" le père "Mélenchon"... Elle est courageuse. Respect. Je ne sais pas si elle a raison, mais sa parole mérite d'être entendue et prise en compte.
- Sa formule de fin vient des sans culottes à la révolution française, reprise par les libertaires https://duckduckgo.com/?t=ffsb&q=Salut+et+fraternité
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En septembre, je réfléchissais à comment saboter Macron… mais force est de constater que c’est plutôt Macron qui nous sabote ! Et ce en 3 mouvements que j'analyse dans cette vidéo : Autoritarisme, Diabolisation de ses adversaires, et la Stratégie du Chiffon Rouge. Qu'en pensez-vous ?
SOURCES :
Dérive autoritaire et cris de la gauche :
-
La France Insoumise, "MACRON À LA DÉRIVE AUTORITAIRE", novembre 2020
https://lafranceinsoumise.fr/2020/11/02/macron-a-la-derive-autoritaire-un-rapport-de-la-france-insoumise/ -
Marianne, " La dérive autoritaire, maladie infantile du macronisme", 21/11/2020
https://www.marianne.net/agora/les-signatures-de-marianne/la-derive-autoritaire-maladie-infantile-du-macronisme -
Médiapart, " La presse étrangère s’inquiète du virage autoritaire d’Emmanuel Macron", 21/11/2020
https://www.mediapart.fr/journal/international/211120/la-presse-etrangere-s-inquiete-du-virage-autoritaire-d-emmanuel-macron%3Fonglet%3Dfull -
L'Huma, "Des Gilets jaunes à la loi Sécurité globale : depuis 2017, Macron tout schuss sur la pente autoritaire", 24/11/2020
https://www.humanite.fr/des-gilets-jaunes-la-loi-securite-globale-depuis-2017-macron-tout-schuss-sur-la-pente-autoritaire -
Révolution Permanente, "En finir avec l’offensive autoritaire de Macron et la Vè République qui lui donne les pleins pouvoirs !" 23/11/2020
https://www.revolutionpermanente.fr/En-finir-avec-l-offensive-autoritaire-de-Macron-et-la-Ve-Republique-qui-lui-donne-les-pleins -
Acrimed, "« Islamo-gauchistes » : une chasse aux sorcières médiatique", 30/10/2020
https://www.acrimed.org/Islamo-gauchistes-une-chasse-aux-sorcieres%23nb2 -
"La société ingouvernable", Grégoire Chamayou, éditions La Fabrique, octobre 2018
-
Le Figaro, "Eugénie Bastié : « On a semé les graines du relativisme et on a ramassé le complotisme »", 25/11/2020
https://video.lefigaro.fr/figaro/video/eugenie-bastie-on-a-seme-les-graines-du-relativisme-et-on-a-ramasse-le-complotisme/ -
Médiapart, " «Hold-Up»: les QAnon et l’extrême droite en embuscade ", 17/11/2020
https://www.mediapart.fr/journal/france/171120/hold-les-qanon-et-l-extreme-droite-en-embuscade%3Fonglet%3Dfull -
Libération, " L'«ultra-gauche», concept ultra-flou", 25/11/2020
https://www.liberation.fr/debats/2020/11/25/l-ultra-gauche-concept-ultra-flou_1806596 -
Médiapart, "Face à une crise économique majeure, le gouvernement sans solution, 09/10/2020
https://www.mediapart.fr/journal/france/091020/face-une-crise-economique-majeure-le-gouvernement-sans-solutions -
Capital, "La crise du Covid-19 aura-t-elle la peau de notre économie ?", 08/11/2020
https://www.capital.fr/economie-politique/la-crise-du-covid-19-aura-t-elle-la-peau-de-notre-economie-1385291
445 commentaires
Nouvelle édition de “D’intérêt public”, l’émission d’actualité du Média TV.
Au sommaire :
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Des révélations de notre journaliste Thomas Dietrich sur ce que l’on pourrait considérer comme une autre affaire Nicolas Sarkozy. Au Tchad, pays voisin de la Libye, l’Etat français a-t-il “accompagné”, en 2008, l’assassinat d’un opposant politique de premier plan ; assassinat perpétré par son allié local, le dictateur Idriss Déby ? Des documents confidentiels “secret défense”, que Thomas a pu consulter, et des témoignages nouveaux sèment le trouble.
-
Filippo Ortona, lui aussi journaliste au Média, viendra nous parler du Liban après l’explosion du port de Beyrouth et la médiation… médiatique d’Emmanuel Macron. On regardera un extrait du reportage qu’il a ramené du pays du Cèdre, et qui est disponible sur le site Internet et la page Youtube du Média.
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Jean-Luc Mélenchon a-t-il raison de se lancer, dès maintenant, dans la course à la présidentielle de 2022 ? L’économiste Stefano Palombarini, bon connaisseur des dynamiques politiques à gauche, nous livrera son analyse en dernière partie d’émission. Mais avant ça, un petit billet d’humeur sur le rapport des Français à la politique américaine.
Tr.: ... s'élargir vers les classes populaires qui ne sont pas de tradition à gauche, remobiliser les abstentionnistes. /FN : ses électeurs peu attachés à la réd des inégalités. Donc combat de long terme.
GAUCHE(S) Analyse - 162 commentaires
Le leader de La France insoumise est entré officiellement en campagne pour la présidentielle dimanche soir. Il espère incarner le seul pôle de stabilité à gauche, et créer une dynamique en période de crise sanitaire et de menace terroriste. Ce ne sera pas une mince affaire.
...
L’eurodéputé Manuel Bompard, en bonne voie pour rempiler comme directeur de campagne, fait le pari de la synthèse : « En 2012, il s’agissait de s’ancrer à gauche ; en 2017, de s’ancrer dans le peuple. En 2022, nous voulons ramener la gauche au peuple », dit celui qui veut un Mélenchon « qui additionne toutes ces facettes ».
...
Samedi 7 novembre, pendant que les Insoumis se retrouvaient pour discuter stratégie présidentielle, une autre réunion, moins médiatisée, avait lieu par visioconférence. Quelque 300 personnes, issues des 30 000 signataires de la pétition « 2022 (vraiment) en commun » https://www.mediapart.fr/journal/france/101020/membres-d-un-parti-ou-de-la-societe-civile-un-millier-de-signatures-pour-une-candidature-unique-en-2022, appelant à une candidature unique de la gauche et de l’écologie, se retrouvaient pour tenter de mettre en place un dispositif favorisant l’émergence d’une dynamique contraignant les écologistes, les Insoumis, les communistes et même les socialistes, à faire l’union.
La déclaration de Jean-Luc Mélenchon anéantira-t-elle quelques espoirs ? « Ce n’est pas une surprise, et il a toute légitimité. Mais il faudra bien, au bout d’un moment, mettre tout le monde autour d’une table, glisse l’un des instigateurs du projet, Pierre Kalfa, membre du conseil scientifique d’Attac, qui veut croire que tout est possible en cours de campagne. Pour nous, le jeu reste ouvert. »
Mots-clés : 2022 campagne Emmanuel Macron gauche Jean-Luc Mélenchon La France insoumise présidentielle
Ndlr : article plutôt à charge mais avec aussi des informations importantes
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La gauche s’est fracassée sur le thème de la laïcité depuis 1989 et l’affaire du voile à Creil. Comment concilier deux exigences traditionnelles de la gauche, respect des différences et promotion de l’universalisme républicain ? Cette question ne cesse d’empoisonner la gauche intellectuelle et politique depuis 30 ans.
Montée de l’islamisme radical, vague d’attentats, les événements ont prise sur les positions de chacun. Le film retrace la controverse, au travers d'archives de l’INA et de témoignages exclusifs d’acteurs politiques de l’époque, qui parfois confient avoir changé d’avis. La fracture transcende les partis et les chapelles habituelles de la gauche, parfois jusqu’à rendre les gauches irréconciliables…
Ce film fournit les éléments de l’histoire contemporaine qui permettent de mieux comprendre les débats actuels sur la laïcité et l’antiracisme qui renaissent à la faveur d’autres affaires revenues au-devant de l’actualité.
Entretiens avec Elisabeth Badinter, Jean-Louis Bianco, Marie-George Buffet, Caroline Fourest, Jean Glavany, Mimouna Hadjam, Jean-Luc Mélenchon, Edwy Plenel, Stéphane Pocrain, Philippe Val, Manuel Valls, Patrick Weil.
Un documentaire de Thomas Legrand et Pauline Pallier
Une coproduction LCP-Assemblée nationale / Ina - Images d'archive INA Institut National de l'Audiovisuel http://www.ina.fr #INA #Archive
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13/03/17 | Lettre de Charente à Gauche
Voeu déposé par les élus du Groupe de gauche : Engagement des territoires irrigués par la ligne SNCF Limoges-Angoulême faces aux menaces fortes qui pèsent sur cette axe ferroviaire historique et stratégique
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Les 18 élus du Groupe de Gauche signataires de ce vœu sont: Patrick BERTHAULT, Nicole BONNEFOY, Michel BOUTANT, Philippe BOUTY, Gérard BRUNETEAU, Michel BUISSON, Jeanine DUREPAIRE, Jeanne FILLOUX, Fabienne GODICHAUD, Maryse LAVlE-CAMBOT, Fabrice POINT, Sandrine PRÉCIGOUT, Annick RICHARD, Marie-Claude ROCHARD, Frédéric SARDIN, Thibaut SIMONIN, Jean-Michel TAMAGNA, Fatna ZIAD.
Les résultats sont serrés : 10 cantons pour l’équipe Bonneau (DVD), 9 pour l’équipe Boutant (PS). A Cognac, Robert Richard (PS) tombe. A Angoulême, seul Frédéric Sardin sauve l’honneur à gauche
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Les 10 cantons à droite :
- Angoulême-1 : Agnès Bel et Samuel Cazenave, élus avec 2.964 voix (60,71%)
- Angoulême-3 : Stéphanie Garcia et François Nebout, élus dans un duel avec le FN avec 4.470 voix (78,74%)
- Charente-Champagne : Marie-Claude Guionnet et Jean-Paul Zucchi, élus avec 3.894 voix (66,5%)
- Charente-Nord : Brigitte Fouré et Didier Villat, élus avec 4 586 voix (59,98%)
- Charente-Sud : Jacques Chabot et Isabelle Lagarde, élus avec 3.985 voix (59,25%)
- Cognac-1 : Jean-Hubert Lelièvre et Florence Péchevis, élus avec 3.089 voix (57,75%)
- Cognac-2 : Pierre-Yves Briand et Emilie Richaud, élus dans un duel avec le FN avec 3.408 (68,6%)
- Jarnac : Catherine Parent et Jérôme Sourisseau, élus avec 3.021 voix (58,39%)
- Tude-et-Lavalette : Didier Jobit et Christine Labrousse, élus dans un triangulaire UD-UG-FN avec 3.120 voix (40,3%)
- Val-de-Nouère : Marie Henriette Beaugendre et François Bonneau, élus avec 4.427 voix (56,17%)
Les 9 cantons à gauche :
- Angoulême-2 : Annick Richard et Frédéric Sardin, élus avec 2.694 voix (50,63%)
- Boëme-Echelle : Marie-Claude Rochard et Jean-Michel Tamagna, élus dans une triangulaire UD-UG-FN avec 2.683 voix (39,47%).
- Boixe-et-Manslois : Patrick Berthault et Nicole Bonnefoy, élus face à un binôme FN avec 4.157 voix (64,37%)
- La Couronne : Jean-François Dauré et Fabienne Godichaud (élus dès le premier tour)
- Charente-Vienne : Philippe Bouty et Jeanine Durepaire, élus avec 4.089 (56,87%)
- Charente-Bonnieure : Fabrice Point et Sandrine Précigout, élus avec 3.291 voix (51,02%)
- Gond-Pontouvre : Jeanne Filloux et Thibaut Simonin, élus avec 3.584 voix (54,2%)
- Touvre-et-Braconne : Jacques Persyn et Fatna Ziad, élus 3.903 voix (67,40%)
- Val-de-Tardoire : Michel Boutant et Maryse Lavie-Cambot, élus avec 4.743 voix (61,11%)
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Le débat à gauche sur la question de la souveraineté est très présent. Il refait surface dans un contexte particulier de crise sanitaire où les questions de dépendance/indépendance, de démondialisation, de démocratie et de protectionnisme se posent à nouveau avec force. De Montebourg à Mélenchon en passant par Maurel, chacun porte une analyse singulière, à gauche, sur le thème de la souveraineté. Même Emmanuel Macron parle aujourd’hui de souveraineté. La question, c’est de quelle souveraineté parle-t-on ?
Nous avons proposé à Raphaël Glucksmann, député européen (Place publique) et Roger Martelli (historien et directeur de la publication de Regards) d’en débattre autour de cette interrogation : la souveraineté va-t-elle diviser la gauche ? Raphaël Glucksmann a récemment donné une interview à l’Obs dans laquelle il déclare : « Ce qui doit primer, ce n’est pas l’idéal européen, c’est la nécessité d’être souverain ». De son côté, Roger Martelli a publié un article sur Regards.fr sur les conséquences du Covid-19 en matière de discours politique avec notamment la remise en selle de la piste de la démondialisation. Tu dis qu’on a raison de mettre la mondialisation sur la sellette mais tu t’interroges sur le terme « démondialiser » et sur le recours politique à la souveraineté nationale et à l’idée de frontière ?
Catégorie Actualités et politique