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Les années Macron se sont ouvertes sur une annonce : le clivage gauche/droite était derrière nous. Son premier quinquennat allait être celui qui verrait les progressistes, ouverts et modernes, triompher des populistes, passéistes et dangereux. Le président nous promettait même que nous n’aurions bientôt plus aucune raison de voter pour ces derniers.
Cinq ans plus tard, le bilan est mitigé : l’extrême droite est dédiabolisée comme jamais et la gauche, quant à elle, est à ça de se faire exclure du prétendu « arc républicain ». Que s’est-il passé ? Pour clore les cinq premières saisons d’« Ouvrez les guillemets », cet épisode repasse tout le film en accéléré.
Tr.: ... la NUPES, seule bonne nouvelle de cette période ...
Les taux de mobilisation contre une réforme des retraites qui cristallise une colère latente sont inédits ...
Connu / TG le 08/02/23 à 08:57
Quelle est la réelle implantation des forces de gauche dans les zones dites périphériques, cette France des villes moyennes ?
Thibault Lhonneur
Les séquences électorales de 2022 témoignent-elles d’un renouveau politique autour de la Nupes ou de dynamiques qui condamneraient la gauche à regarder la politique se faire sans elle ? Quelle est la réelle implantation des forces de gauche sur le territoire national, et dans les zones dites « périphériques » en particulier ? Thibault Lhonneur, conseiller municipal de Vierzon (Cher), analyse le vote de cette France des villes moyennes, des sous-préfectures, à laquelle la gauche ne semble plus réussir à parler.
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Connu / TG le 15/12/2022 à 9:26
Olivier Faure et Arnaud Bousquet ©Radio France - Anne Claire Bazin
Petit-fils d’un partisan de Maurras et d’un autre Vietnminh, Olivier Faure a poussé la porte du PS à 16 ans. A 54 ans, il est Premier Secrétaire du Parti Socialiste. De François Mitterrand à Anne Hidalgo, l'image du parti et son poids dans la vie politique a connu des remous.
Avec** Olivier Faure Député de Seine-et-Marne, Premier secrétaire du Parti socialiste
A 16 ans, Olivier Faure pousse la porte du Parti Socialiste convaincue par une amie. A seize ans, ce jeune lycéen prend le paque intégral, c'est l'Unef, le syndicat étudiant et le Parti socialiste : "la réalité c'est que la politique m'intéressait. Ça m'intéressait de participer aux choix de société mais je ne savais pas très bien ou aller. J'aurais pu être entraîné pour la première fois au Parti communiste, à Lutte ouvrière ou je ne sais ou peut être j'aurais eu un autre parcours. Bon, je ne crois pas malgré tout que je serais allé à la gauche de la gauche radicale. (...) Je trouve ça assez folklorique en réalité. Au départ, je trouve des gens qui s'appellent chat camarade, qui s'envoient des courriers avec marqué à la fin, Amitié socialiste dont je n'avais pas encore compris que ça pouvait receler beaucoup parfois de perversité aussi. Mais en tout cas, je trouve ça charmant et je me dis après tout, pourquoi ne pas continuer avec eux ? Et puis voilà, quelques décennies plus tard, je suis premier secrétaire. Drôle d'histoire."
Le PS : des années Mitterrand à aujourd'hui
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Rassembler la gauche : une nécessité pour espérer reprendre le pouvoir
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Nous sommes en juin, la Nupes voit le jour. Mais tout le monde ne porte pas cette alliance dans son cœur pourtant chère à Olivier Faure : "on ne peut pas prétendre rassembler la gauche quand on commence par dire qu'on jette des oukases sur les uns et sur les autres. Nous sommes différents mais nous avons besoin de faire converger le plus grand nombre sur des positions qui puissent être acceptées par les Françaises et les Français. Et c'est le rôle que je nous donne. C'est-à-dire arriver à redevenir, une fois central, une force qui permet d'agréger et non pas une force qui, au contraire, décapite le voisin pour se penser plus grand. Ce n'est pas, ce n'est pas la bonne façon de progresser." (...) "Nous n'avons avec la Nupes, réussi qu'une partie du problème. Nous n'avons fait que 151 députés, il en faut plus de 300 pour être majoritaire. Donc nous avons besoin de continuer à nous ouvrir. On n'est pas, ce n'est pas une secte la nuit. Penser, au contraire, c'est le début d'une histoire, d'un récit qui reste à construire et que nous devons élargir."
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Le 80e congrès du PS, janvier 2023 à Marseille
Le 80e congrès du Parti Socialiste se tiendra à Marseille les 27, 28 et 29 janvier 2023. Olivier Faure est candidat à sa succession. Face à lui Hélène Geoffroy et Nicolas Mayer-Rossignol.
Pour le secrétaire du PS, "la question dans le congrès qui vient, c'est de savoir si on continue sur une base qui est celle que j'ai cherché à projeter depuis quatre ans, c'est-à-dire faire en sorte que nous soyons à nouveau l'un des moteurs de l'union pour redevenir un jour le moteur principal de l'union. Ça, c'est l'objectif, c'est l'ambition. Et puis ceux qui, au contraire, disent mais non, pas du tout. En fait, on ne sert à rien, on peut tout faire à l'extérieur et on le fera à l'extérieur comme autrefois. Voilà. Maintenant, il y a un enjeu stratégique qui est posé dans ce congrès et j'espère bien que les socialistes me suivront et auront la lucidité de comprendre que c'est la seule façon de parvenir à nos fins."
Clés : Politique Parti socialiste Olivier Faure Gauche politique
L'équipe Arnaud Bousquet, Production Anne-Claire Bazin,Collaboration Inès Bichel, Collaboration Martin Desclozeaux, Collaboration
Tr.: ... l'anthropocène ... passer de la sur-consommation/exploitation à un système qui conservera ses tigres ... un des moteurs de l'union pour redevenir un jour le moteur de cette union ... débat pour le progrès pour le plus grand nombre ... jeune Rocardien ... se confronter au réel ... aller chercher la société civile ... la politique, débouché politique, ensemblier ... vaste rassemblement ... dose de proportionnelle ... cathos de gauche ... disparu en 2016 ...
Publié le 24 juin 2022 / Benjamin Brice
Catégories : Billets ; Étiquettes : Déficit commercial, Relations internationales
Le numéro 4 de la revue Germinal est sorti sous le titre : Le socialisme face aux rivalités mondiales.
Ce numéro comprend des contributions de Anaïs Voy-Gillis, Matthieu Auzanneau, Alexandre Escudier, Nathan Cazeneuve, Caroline Mini, etc. La table des matières complète se trouve sur le site de la revue.
J’ai également contribué à ce numéro avec un texte intitulé : Pourquoi la gauche devrait prendre au sérieux le déficit commercial https://twitter.com/BenjaminBriceFR/status/1537364918973890562?s=20&t=Y00Q12mYsEVGUY976fmp9Q. Il me paraît en effet absurde d’abandonner ce thème aux libéraux et aux nationalistes, alors qu’il a des conséquences majeures pour nos engagements écologiques, notre position au sein de l’Union européenne, les tensions sociales qui parcourent le pays et le financement des dépenses publiques. Il est temps de réinvestir ce sujet !
Voici le texte de la conclusion de mon article pour avoir une idée du contenu ...
Gauche(s) 22 commentaires
Pour la première fois depuis le début de la législature, la Nupes a l’occasion de pousser son avantage sur le projet de loi développant les énergies renouvelables. Mais le chemin reste long et ardu pour obtenir satisfaction.
Une présentation en conseil des ministres lundi dernier, un premier passage au Sénat fin octobre, et une arrivée dans l’hémicycle du Palais-Bourbon début décembre. À l’aube d’une crise énergétique sans précédent, c’est un marathon éreintant qui s’annonce autour du projet de loi sur les énergies renouvelables. Censé « accélérer à un rythme sans précédent nos efforts pour sortir de la dépendance aux énergies fossiles », le texte prévoit le développement à grande vitesse de l’éolien, notamment en mer, du photovoltaïque ou de la méthanisation, afin de permettre à la France de rattraper son retard en la matière.
Favoriser les énergies décarbonées pour lutter contre le dérèglement climatique et, au passage, tenter de retrouver un peu de souveraineté énergétique à l’heure des tensions avec la Russie… Au moment où Jean-Luc Mélenchon appelle à se « retrousse[r] les manches » pour construire, « partout », des champs d’éoliens en mer, le sujet fait, en théorie, figure de bouffée d’air frais pour les écologistes et la gauche.
D’autant que, dans un contexte de « blitzkrieg » législative, l’opposition de gauche est, une fois n’est pas coutume, en position de force. Alors que la majorité a choisi de dealer avec le groupe Les Républicains (LR) pour faire passer ses textes sur le pouvoir d’achat cet été, et bientôt sur l’assurance-chômage, les discussions qui s’ouvrent font espérer un changement d’alliance qui, sur le papier, pourrait s’avérer politiquement gagnant-gagnant. Pour les écologistes et la gauche qui appellent à diminuer – voire à supprimer – la part du nucléaire dans le mix énergétique, l’enjeu est d’arracher une victoire politique en ces temps peu favorables ; pour la majorité, il s’agit de prouver sa capacité à faire vivre le « en même temps » macronien et de trouver du consensus sur des sujets d’« union nationale ».
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Cyrielle Chatelain, co-présidente du groupe écologiste à l’Assemblee nationale et Guillaume Gontard, président du groupe écologiste au Sénat après une rencontre avec Élisabeth Borne à l’hôtel Matignon à Paris, le 21 septembre 2022. © Photo Jeanne Accorsini / Sipa
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Alma Dufour, qui considère par exemple que la proposition de rétribution des territoires acceptant l’implantation d’éoliennes est une avancée.
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André Chassaigne à l’unisson avec les écologistes et les Insoumis qui refusent de livrer le secteur des énergies au privé.
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sujets primordiaux, mais absents du texte. Rien sur la nécessité de créer des filières françaises sur le photovoltaïque ou les éoliennes par exemple. Rien non plus sur l’impératif de sobriété en matière de consommation énergétique qui, s’il a gagné les discours, reste le point aveugle de la loi. Autre question centrale : celle de la gouvernance. « La participation citoyenne n’apparaît pas, or en matière d’énergies renouvelables, il faut créer de la désirabilité et pas seulement de l’acceptabilité », estime Charles Fournier, en phase avec son collègue sénateur Ronan Dantec qui juge, lui aussi, « le texte très faible sur l’investissement citoyen ». « Accélérer ne veut pas dire faire fi de la démocratie citoyenne », conclut Alma Dufour, comme un avertissement pour les mois à venir.
Pauline Graulle
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Dans "Des bières, des chips et des gauchistes", Marie Luchi, Paul Elek et Pablo Pillaud-Vivien se demandent si toutes les actions coups de poing des militants pour la justice climatique sont efficaces aux luttes de la gauche. Spoiler : oui mais.
Connue / TG du 5/11/22 à 22:10
Ndlr : prennent (un peu) l'action de Sainte-Soline comme ex
Le sociologue Benoît Coquard réagit aux prises de position récentes de Fabien Roussel et François Ruffin sur les mauvais résultats de la gauche en dehors des grandes villes.
Connu / TG le 9/10/22 à 11:54
Résumé
Alors que les limites planétaires sont dépassées les unes après les autres, un récit mortifère opposé fleurit tout de même : celui de l’illimitisme, la croyance dans la toute-puissance des capacités humaines, la croyance dans un progrès sans fin...
En savoir plus
Il y a 50 ans paraissait un rapport scientifique rédigé par une équipe du MIT supervisée par le chercheur Dennis Meadows, qui évaluait pour la première fois l’impact de l’activité́ humaine sur notre planète.
Ce rapport intitulé Les limites à la croissance, publié en 1972, était sans appel : poursuivre la croissance économique, qui va de pair avec une consommation toujours plus grande des ressources planétaires, mène inévitablement à une impasse au cours du XXIe siècle.
Pourtant l’époque Anthropocène se caractérise plutôt par une perte du sens des limites, avec l’illusion de l’infini induite par les puissances thermo-industrielles extractivistes.
Incarné par un Jeff Bezos et un Elon Musk (« only the sky is the limit »), l’illimitisme vise à conjurer les limites de la Terre et les menaces d’effondrement climatique par la croyance en la toute puissance de l’innovation, incarnée par le transhumanisme.
Comment un tel récit s’est-t-il construit ? Dans un contexte de contraction des ressources et de déséquilibre climatique peut-on espérer le dépasser pour le remplacer par un récit soutenable ?
Nous en parlons avec notre invité Johann Chapoutot, historien professeur d’histoire contemporaine à la Sorbonne spécialiste du nazisme et la modernité occidentale. Auteur du livre Le Grand récit, aux PUF, il va publier prochainement un tract Gallimard avec Dominique Bourg « Manifeste contre l’impuissance publique ».
Depuis maintenant près de 4 milliards d'années, notre planète a la chance de se situer dans une zone habitable par rapport au soleil. Ce qui a été fondamental dans l'apparition de vie biologique. Aujourd'hui, ce sont les conditions même d'habitabilité de la Terre qui posent problème en raison d'un grand nombre de limites planétaires qui ont été dépassées et qui deviennent critiques pour notre humanité. Que signifie justement ce concept de limites planétaires ? Comment résonne-t-il dans un contexte où nos modes de vie restent ancrés dans un modèle de progrès sans fin ?
Le rapport Meadows
Il y a 50 ans, paraissait le rapport scientifique Meadows qui évaluait pour la première fois l'impact de l'activité humaine sur notre planète. Un rapport a la diffusion planétaire qui a eu de véritables effets cognitifs et politiques, d'abord aux États-Unis où il y a eu une véritable prise de conscience, qui a commencé sous la présidence Nixon. Selon Johann Chapoutot, le gouvernement français actuel est plus à droite que Nixon, qui lui avait encouragé les politiques environnementales aux Etats-Unis : « L'identification de la planète comme système cohérent et global date du XIX siècle avec la naissance de l'écologie comme science. À l'époque, l'effet de serre, par exemple, a été identifié par des physiciens français en 1824. Deux siècles plus tard, notre président de la République dit que la solution, c'est de produire plus. Cela veut dire que depuis la parution du rapport Meadows qui a été une onde de choc, nous n'en avons tiré aucune leçon. »
Un parallèle entre le nazisme et le capitalisme face à l'écologie
Pour Johann Chapoutot « toutes les dictatures ont toujours été liées aux industries d'extraction fossile. Il y a une espèce de conjonction de sympathie entre les intérêts politiques dictatoriaux d'un côté, et l'accumulation délirante de capital des compagnies de l'autre. À l'époque, le nazisme, avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, c'était encore une expérience politique et sociale, mais aussi biologique et eugéniste que les élites regardaient avec beaucoup de sympathie et d'intérêt. Il se passe la même chose actuellement avec la Chine. »
À lire aussi : Ecologie ou économie?
Le dépassement des limites planétaires
D'après les plus récents rapports du GIEC, sept limites planétaires sur neuf ont été dépassées. Une situation unique dans l'histoire de l'humanité. Mais y a-t-il un moyen de revenir en arrière ? Quel est le rôle du capitalisme sur ce dépassement ? L'idée, défendue par de nombreux autres historiens, est que le génocide, et par extension les crimes contre la nature, sont le stade suprême du capitalisme.
D'après Johann Chapoutot « nous sommes dans un capitalisme qui est complètement délié de tout principe moral et qui prône l'accumulation, l'enrichissement. C'est une course aux profits qui est complètement décorrélée de toute quête spirituelle, intellectuelle, artistique, de tout rêve, de toute ambition proprement humaine. C'est déjà ce qui est en train de se produire. On le voit avec la Coupe du Monde dans des stades climatisés au Qatar en plein désert, qui ont été construits au prix de 6 à 15 000 morts. »
"L'illitisme"
Dans cette émission, Johann Chapoutot évoque "l'illitisme" : au paroxysme du progrès, il y a l'illimité : « Auparavant, on parlait de progrès, désormais, on parle d'innovation, c'est le mot à la mode qui d'ailleurs, permet de dire que si tout est limité, il y a quelque chose qui est illimité : c'est la matière grise, humaine et l'intelligence qui nous permettra de nous en sortir. Mais le fait que l'intelligence supposée soit incarnée par des milliardaires immatures et prédateurs, je trouve cela quand même assez inquiétant. »
Thèmes associés Sciences et savoirs Sciences Croissance économique
L'équipe
Mathieu Vidard, Production - Valérie Ayestaray, Réalisation ; Chantal Le Montagner, Collaboration ; Anna Massardier, Collaboration : Lucie Sarfaty, Collaboration ; Thierry Dupin, Collaboration ; Camille Crosnier, Journaliste
Ndlr : complété pour la rediffusion du 26/12/22
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Il a évoqué l’inflation des coûts énergétiques, le blocage des prix, la rentrée parlementaire et sociale.
Le député entame une tournée des villages et villes de sa circo pour faire remonter leurs attentes, leurs initiatives et leur colère !
Connue / TG 2/10/22 À 22:24
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🔴 La gauche ne divise pas la classe de ceux qui n’ont que leur force de travail pour vivre, qu’ils soient travailleurs avec un emploi ou privé d’emploi. En reprenant ainsi une logique et les mots de droite, Fabien Roussel légitime ainsi le sens de la réforme de l’assurance chômage mais s’isole aussi au sein de la NUPES
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Rendez-vous ce samedi 10 septembre à 14h pour un débat en direct depuis le stand LFI-NUPES de la Fête de l'Humanité : « Qu'est-ce que la gauche de gouvernement ? » avec Ségolène Royal, ancienne ministre, candidate à l'élection présidentielle en 2007 et Mathilde Panot, présidente du groupe parlementaire LFI-NUPES à l'Assemblée nationale.
Partagez sur les réseaux sociaux avec #FeteDeLHuma.
Connu / https://twitter.com/L_insoumission/status/1568572477327949824
Le manifeste de Bernard Cazeneuve pour une gauche sociale-démocrate, républicaine, humaniste et écologique
INFO JDD. « Refonder » la social-démocratie et lancer une dynamique collective et politique. Voilà la feuille de route
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Connu / tg 5/9/22 à 11:04
TRIBUNE
Alors qu’écolos, « insoumis », socialistes et communistes tiennent séparément leurs universités d’été à partir de ces jeudi et vendredi, un collectif de membres de la Nupes invite, dans une tribune à « l’Obs », la gauche à reparler à son électorat perdu.
Temps de lecture 3 min
Quel est le point commun entre Blaye, Céret, Narbonne, Bergerac ? En 2012, ces sous-préfectures avaient un député socialiste. Depuis le 19 juin dernier, elles ont un député Rassemblement national (RN).
De nombreux auteurs se sont penchés sur la question. Ils ont cherché à comprendre la dynamique électorale et sociale qui s’est manifestée sur les ronds-points en 2018 avec le mouvement des « gilets jaunes » et ses origines : la disparition de la France des sous-préfectures du discours politique de gauche. Il s’agit pour nous, non d’une accusation, mais d’un constat auquel la gauche doit faire face.
...
Il y a un travail considérable à mener pour que lors des prochaines séquences électorales, la gauche soit en capacité d’être majoritaire.
Thibault Lhonneur, élu municipal LFI à Vierzon
Signataires :
Christophe Bex, député Nupes, Venerque
Mathieu Caillaud, candidat Nupes, Saint-André-de-Cubzac
Nathalie Cullell, candidate Nupes, La Cabanasse
Aurélien Gack, conseiller municipal LFI à Hénin-Beaumont
Florian Dumoulin, candidat Nupes, Thourotte
Aliénor Garcia-Bosch-de Morales, candidate Nupes, Maisonnais
Caroline Fesselier, candidate suppléante Nupes, Servon-sur-Vilaine
Lumir Lapray, candidate Nupes, Ambronay
Damien Maudet, député Nupes, Limoges
Gilles Reynaud, candidat Nupes, Montélimar
Sébastien Rome, député Nupes, Lodève
À la suite des interpellations de François Ruffin sur les performances insuffisantes de la Nupes dans la France « des bourgs et des champs », une question stratégique resurgit ...
Connu / tg 15/7/22 13:57
À l’issue d’une séquence électorale atypique, Jean-Luc Mélenchon tire le bilan de la recomposition des forces et trace des perspectives pour les combats à venir.
Cet article est en accès libre
La suite à https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?j5eTNw
Connu / https://twitter.com/JLMelenchon/status/1547264643038593026
"
Jean-Luc Mélenchon @JLMelenchon · 1h
Retrouvez mon entretien pour Politis en accès libre en ligne et dans les kiosques.
28 - 58 - 138
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Le divorce historique entre la gauche et les classes populaires est-il en train de se refermer ? Le large score de Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle et le succès électoral de la Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale (NUPES) semblent l'attester. Pourtant, une partie des classes populaires continue à s'abstenir massivement ou à se réfugier dans le vote Rassemblement national.
Face à cet état de fait, plusieurs stratégies s'opposent pour les reconquérir. Chantal Mouffe est une théoricienne majeure du populisme de gauche et l'auteure de nombreux livres, dont « L'Illusion du consensus » et « Hégémonie et stratégie socialiste » avec Ernesto Laclau. François Ruffin commence son second mandat de député de la 1ère circonscription de la Somme, il est auteur et cinéaste.
➜ Découvrez la captation de cette conférence, donnée le 25 juin 2022 à la Maison des Métallos à Paris.
▶️ SOMMAIRE
00:00 : Introduction de Victor Woillet
04:12 : Chantal Mouffe - La théorie populiste
14:25 : François Ruffin - Un diagnostic pour la gauche
27:49 : Chantal Mouffe - Articulations nouvelles
42:51 : François Ruffin - Recréer les bons clivages
57:38 : Chantal Mouffe - Faire la morale ne fais pas gagner
01:01:59 : François Ruffin - Passer à l'offensive
01:09:49 : Chantal Mouffe - L'écologie, nouvelle étape de la justice sociale
01:19:59 : François Ruffin - L'écologie, un conflit de classe
01:29:29 : Questions du public
01:51:02 : Fin de la conférence
Terminer >28:57 ACT
Le socialiste Gustavo Petro, un économiste de 62 ans, a été élu président de la République de Colombie ce dimanche 19 juin 2022. Le sénateur l'a emporté avec 50,49% des voix, contre 47,26% pour son adversaire…
Connu / tg 20/06/22 à 01:19
L'invité de 8h20 : le grand entretien - 25 minutes
Olivier Faure, premier secrétaire du PS et député de Seine-et-Marne, défend les couleurs de la NUPES et de son programme partagé, est l'invité du Grand entretien de France Inter.
Le weekend a été marqué par l'affaire Abad, nouveau ministre des Solidarités, confronté à des accusations de viols révélées par Mediapart. Deux femmes accusent Damien Abad de viol en 2010 et 2011. L'une d'elle a porté plainte en 2017 et vu sa plainte classée sans suite. "On doit écouter la parole des femmes. On doit l'entendre. Alors ça ne remet pas en cause la présomption d'innocence. Mais il me semble que dans un gouvernement qui prétend avoir fait de la lutte contre les violences faites aux femmes, la principale de son quinquennat, il faut aussi être clair et dire que cette parole des femmes doit être entendue et que dans une situation comme celle que nous connaissons avec l'affaire Abad, eh bien il faut prendre des décisions qui sont des décisions difficiles", estime le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure.
"Si j'étais Premier ministre..."
De là à le faire quitter le gouvernement ? "Je crois qu'il y a des signaux clairs à donner parce qu'on sait très bien que les femmes, la plupart des femmes qui ont été victimes, ne portent pas plainte, ne vont pas jusqu'au bout parce qu'elles savent qu'en général c'est elles qui ont payé le prix. (...) Effectivement, quand il y a des témoignages, des témoignages saisissants, vous avez pu les lire dans Médiapart, qui sont des témoignages concordants, qui racontent une façon de procéder et il y a des présomptions qui existaient au sein du groupe Les Républicains avec le sentiment qu'on avait là un homme qui avait un rapport aux femmes, qui était un rapport, disons, compliqué, précédant l'euphémisme. Et donc, ce faisceau de présomptions aurait dû conduire le gouvernement, qui a normalement scanné le CV de toutes celles et ceux qui rentrent au gouvernement, à prendre ses précautions." Il poursuit : Si j'étais Premier ministre, je dirais à Damien Abad : 'Je n'ai pas de raison particulière de penser que les femmes mentent parce que je ne vois pas quelles sont les raisons qui les motiveraient à cela. Il y a un doute qui existe aujourd'hui. La parole des femmes doit être respectée et donc dans l'attente d'une décision de justice, je souhaite que tu ne sois pas au gouvernement'."
Soumis à la volonté d'Emmanuel Macron
Ce nouveau gouvernement fraichement nommé vendredi, "c'est un cocktail", estime le patron du PS, " ce sont surtout des gens qui sont soumis à la volonté du seul chef de l'Etat." Il ajoute : "Le président de la République a cherché à enjamber l'élection présidentielle et il cherche maintenant à enjamber l'élection législative sans préciser le moins du monde quelle est sa pensée."
Le choix de Pap Ndiaye comme ministre de l'Education n'est pas compris par Olivier Faure : "C'est le contraire de ce qu'a été Jean-Michel Blanquer, à la tête du ministère de l'Education pendant les dernières années. Jean-Michel Blanquer, pendant cinq ans, nous a expliqué qu'il était en croisade contre l'indigénisme, contre le wokisme, contre l'intersectionnalité. Et voilà que dans ce gouvernement, vous avez celui qui a introduit la pensée woke en France, qui est maintenant ministre de l'Education. Sur le fond, je ne sais pas ce que fera Pape Ndiaye mais, ce que je vous dis, c'est qu'on a bien du mal à comprendre quelle est la ligne politique de ce gouvernement et quelle est la ligne politique d'Emmanuel Macron."
La gauche inspire le gouvernement ?
Sur la table du Conseil des ministres ce lundi, on retrouvera le premier projet de loi du gouvernement. Il concerne le pouvoir d'achat : revalorisation des retraites et des minima sociaux, chèque alimentation, limitation des prix de l'énergie, dégel du point d'indice des fonctionnaires, augmentation du plafond de la prime Macron. Des mesures qui font penser à Olivier Faure que la gauche n'y est pas pour rien : "Je me félicite du fait que la pression que nous mettons dans cette élection permet déjà de remettre au cœur du sujet la question du pouvoir d'achat qui était jusqu'ici complètement négligée." Mais il faut aller plus loin pour le patron du PS, notamment "le SMIC à 1500 euros."
"Ensuite, il faut mettre en place ce qu'on appelle une conférence salariale, qui remette l'église au milieu du village de manière très laïque, qui permette de dire quelle est l'utilité sociale, revisiter la hiérarchie sociale, faire en sorte qu'on puisse évoquer tous ces métiers qui sont aujourd'hui ceux des premiers de corvée qui ont été salués pendant la période du confinement et qui ont été négligés, oubliés au lendemain de cette période. Il faut donc faire en sorte qu'on puisse revisiter l'ensemble de l'échelle salariale, à commencer par l'égalité entre les femmes et les hommes parce qu'il n'est pas normal non plus que vous ayez des femmes qui, aujourd'hui, en moyenne, gagnent 20% de moins que les hommes à métier égal.
-> http://rf.proxycast.org/963f7094-b387-41ec-b9e7-7faada984c5d/10239-23.05.2022-ITEMA_23034966-2022F10815S0143-22.mp3
Ndlr : dénonce le deux poids-deux mesures entre Abad et Bouhaf de LFI