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Dur dur de le faire entendre, dans les médias, que la croissance ne fait plus le bonheur...
Mon rapport sur les violences policières : https://francoisruffin.fr/affaire-chouviat-une-proposition-de-loi-pour-linterdiction-du-decubitus-ventral/
Mon livre : https://francoisruffin.fr/leur-folie-nos-vies/
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Dans ce 116e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon revient sur les récentes menaces que fait peser le régime macronistes sur les libertés publiques avec notamment la volonté de l'exécutif de s'affranchir du contrôle parlementaire, avec l'application StopCovid ou encore avec la lettre envoyé au président de l'Assemblée nationale pour recueillir des propositions. Jean-Luc Mélenchon parle également de la police et des violences policières qui ont eu lieu pendant le mouvement des Gilets Jaunes. Il appelle également à participer à la manifestation du samedi 13 juin appelée par la famille d'Adama Traore.
LES LIENS
- Le programme L'Avenir en commun mis à jour : https://lafranceinsoumise.fr/2020/04/13/le-monde-dapres-peut-commencer-maintenant-lavenir-en-commun-mis-a-jour/
- Macron juge le “monde universitaire coupable” d'avoir “cassé la République en deux” : https://bit.ly/2BV0uUJ
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Les Amis de la Terre France, Résistance à l’agression publicitaire (RAP) et Communication sans frontières (CSF) publient un rapport en partenariat avec l’ Observatoire des multinationales, intitulé BIG CORPO. Encadrer la pub et l’influence des multinationales : un impératif écologique et démocratique [1]. Décortiquant le rôle central de la publicité et la communication des multinationales dans la surconsommation, ce rapport contient des recommandations concrètes pour réguler ces activités d’influence des entreprises et donner, dans le monde d’après, plus de place aux discours citoyens.
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Selon Marie Cousin, présidente de Résistance à l’agression publicitaire « La pub et le marketing nous poussent à dévorer et polluer la planète. Au nom de l’impératif écologique, l’État doit maintenant poser des limites : réguler les discours pour lutter contre les incitations à la surconsommation, et interdire les supports polluants comme les écrans numériques ».
Juliette Renaud, responsable de campagne sur la Régulation des multinationales aux Amis de la Terre France ajoute : « En plus d’alimenter la surconsommation, la publicité des multinationales sert aussi de façon sournoise à des fins de lobbying. En blanchissant leur image, elles trompent les citoyens et les décideurs politiques, et font croire à ces derniers qu’il n’y a pas besoin de les réguler puisqu’elles sont soi-disant déjà « vertes » et « responsables ». Les laisser dire ce qu’elles veulent participe donc à leur impunité, il faut mettre fin à ce mythe de l’autorégulation ! ».
Selon Bruno-Georges David, président fondateur de CSF « la citoyenneté et l’information ne sont pas des produits de consommation. Il est fondamental de redonner aux citoyens, aux ONG et aux médias la liberté et les moyens de diffuser leurs discours, sans qu’ils soient condamnés, pour exister, à singer les pratiques publicitaires des multinationales ou participer à leur blanchiment d’image« .
Ce rapport intervient dans un contexte de politisation des enjeux publicitaires quelques jours avant la publication du rapport commandé par le gouvernement sur les impacts de la publicité et le rendu des conclusions de la Convention citoyenne pour le climat du 19 au 21 juin 2020, qui prévoit des propositions sur la régulation de la publicité.
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[1] Le rapport a été coordonné par les Amis de la Terre France, RAP et CSF, écrit en partenariat avec l’Observatoire des multinationales, avec des apports des associations suivantes : Action Aid France, ACRIMED, AlterEU, CCFD – Terre Solidaire, Collectif Ethique sur l’étiquette, foodwatch Framasoft, Halte à l’ Obsolescence Programmée, Institut Veblen, Lève les yeux, La Quadrature Du Net, Paysages de France, Réseau Anti-arnaques, Résistance à l’Agression Publicitaire, RITIMO, Sciences citoyennes, Sherpa, Sites et Monuments, ZeroWasteFrance.
Contacts presse :
Renaud Fossard, auteur du rapport : 06 37 52 45 90 – rfossard@sp-im.org
Khaled Gaiji, chargé de communication de R.A.P. : 06 76 34 86 49 – khaled.gaiji@antipub.org
DROIT DU TRAVAIL
La ministre du travail Muriel Pénicaud incite les entreprises en négocier des baisses de rémunération, des augmentations d’horaires, ou des suppressions de RTT. De tels accords sont rendus possibles par les « accords de performance collective » créés par les premières ordonnances Travail de 2017 sous le quinquennat Macron. Ces ordonnances avaient été établies pour fragiliser le droit du travail au profit des employeurs : un salarié refusant de se voir appliquer un tel accord (par exemple une réduction de salaire) peut être licencié par l’entreprise sans qu’elle encoure de risque juridique. (source) (source) (source) (source)
Le gouvernement prévoit d’accorder une aide plus importante (sous forme de subvention plus large des salaires en chômage partiel) aux entreprises qui favoriseraient des « accords d’entreprises », qui pourraient être similaires en termes de baisse de rémunération, et plus généralement de chantage à l’emploi. (source) (source)
On vous en parlait il y a 2 semaines : l’Assemblée a voté le « don de congés » aux soignants sous forme de « chèques vacances« , parce que « les soignants ont [déjà] dû accumuler eux-mêmes bon nombre de jours de congé au cours de ces semaines intenses ». Alors que le personnel soignant est en lutte depuis désormais plus d’un an pour plus de moyens, cette proposition a été mise en avant par cent députés LREM soutenus par la ministre du travail Muriel Pénicaud (source) (lire aussi notre récap précédent ici)
L’État français a voté en faveur du bonus de près de 800 000 € au PDF d’Air France KLM. Le groupe bénéficie dans le même temps d’un prêt de soutien de 7 milliards d’euros de la part de l’Etat pour faire face à la crise (source) (source)
SANTÉ
La majorité rejette la création d’un établissement public qui gérerait les stocks sanitaires et produirait les remèdes manquants. La proposition (émise par LFI, et soutenue par plusieurs organisations de la société civile et syndicats) a été vidée de sa substance en commission, préférant demander à la place … deux nouveaux rapports sur le sujet (source)
La commission d’enquête du Sénat épingle le gouvernement et en particulier l’ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn, sur l’incendie en septembre 2019 de l’usine Lubrizol à Rouen : « À l’instar du suivi sanitaire proprement dit, l’identification du risque sanitaire telle que pratiquée par le ministère de la Santé, a été à la fois tardive et incomplète » (source) (source)
La majorité utilise le loi sur « l’état d’urgence sanitaire » lié à l’épidémie de Covid-19 pour revoir à la baisse, et de manière rétroactive, les possibilités d’indemnisation des victimes des … essais nucléaires en Polynésie française. Plus d’un millier de dossiers sont concernés (source)
ECONOMIE
Selon une note de l’OFCE, la France serait l’un des pays dont l’économie a été le plus affectée par la pandémie de Covid-19, et établit une corrélation avec la rigueur du confinement mis en place : or le 18 mars, le président du Conseil Scientifique reconnaissait que la stratégie de confinement adoptée avait été dictée par la pénurie de moyens et le manque de tests disponibles en France (source) (source)
Pour orienter sa politique de « l’après Covid-19 » sur des thèmes comme le climat, les inégalités et la démographie, E. Macron forme un conseil composé uniquement de 26 … économistes. Il s’agit par ailleurs dans une grande majorité d’économistes néoclassiques et libéraux convaincus : ce conseil est co-présidé par Jean Tirole, partisan de la thèse selon laquelle l’Etat doit mettre en place les incitations permettant aux marchés de fonctionner librement. L’Élysée revendique « Le choix de privilégier une commission homogène« , le conseil revendique celui de de n’être composé que d’économistes, sans aucun représentant de la société civile ou sociologue. (source) (source) (source)
E. Macron revendique ne pas envisager de « virage social » à venir dans le quinquennat, considérant au contraire la reprise de la réforme des retraites laissée en « stand by » pendant la crise du Covid-19. La loi de programmation pluriannuelle de la recherche, également controversée, serait également à nouveau à l’ordre du jour (on vous détaillait les conséquences de ces deux projets de loi ici et là) (source) (source)
VIOLENCES POLICIÈRES
Le parquet ouvre une nouvelle information judiciaire pour « violences volontaires sur personne dépositaire de l’autorité publique » dans le cadre de la soirée à Nantes le soir de la fête de la musique, et de la charge policière qui a conduit à la mort par noyade du jeune Steve. Presque un an après le drame, aucune enquête n’a encore abouti sur des sanctions à l’encontre des forces de l’ordre impliquées dans cet homicide (source)
Dans un avis, le très officiel Défenseur des Droits contredit le ministre de l’intérieur Christophe Castaner sur la question de pratiques policières discriminatoires : il établit des contrôles et des violences policières discriminatoires systémiques dans un quartier, en relevant un système mis en place par la hiérarchie policière (source)
Alors que le ministre de l’intérieur, par la voix de sa porte parole, continue de nier le racisme au sein de la police, deux enquêtes viennent apporter des preuves de nombreux échanges racistes entre policiers (source) (source) (source)
Durant les seuls deux mois de confinement, 12 personnes sont mortes lors d’interventions de police. Si les circonstances sont diverses, il s’agit néanmoins d’un chiffre extraordinairement élevé : il correspond au nombre de morts habituellement observés ces dernières années en 5 mois. C’est donc un chiffre plus de deux fois plus élevé pendant les 2 mois de confinement (source) (source)
LIBERTÉS
Le gouvernement envisage de prolonger « l’état d’urgence sanitaire » au-delà du 10 juillet. Ce dernier régit la limitation à 10 personnes des rassemblements dans les lieux publics, et donc les manifestations, alors que toutes les autres activités et regroupements sont désormais possibles (source)
L’illégalité de la prolongation automatique des détentions provisoires, mise en place par le gouvernement par « l’état d’urgence sanitaire » est confirmé par la Cour de Cassation. Dans un jugement définitif, elle affirme que cette disposition n’est pas conforme à la Convention européenne des droits de l’homme (source)
AFFAIRES
Après avoir laisser la Cour des Comptes sans direction pendant plus de quatre mois, E. Macron nomme à sa tête Pierre Moscovici. Il est apparaît pourtant impliqué dans les affaires Cahuzac et Kohler. (source) (source)
La commission d’enquête mise en place par l’Assemblée Nationale pour identifier les responsabilités politiques dans la crise du Covid-19 ne sera pas menée par des politiques sans lien avec le pouvoir actuel : elle sera présidée par une élue LREM (source)
ÉCOLOGIE
A Bure, là où les déchets nucléaires les plus dangereux des centrales françaises doivent être enfouis, des gendarmes sont payés depuis octobre 2018 pour surveiller des habitants. (source)
C’est une vieille info qu’on n’avait jamais relevé : Le parc naturel du Morvan est paradoxalement menacé de perdre son label et les subventions liées pour vouloir mieux suivre et réguler les coupes d’arbres sur son domaine : 43% de la surface du domaine échappe en effet pour le moment à toute possibilité de contrôle. Les services de l’Etat s’y opposent (source)
À Perpignan, un 2e membre de la liste LREM apporte son soutien au RN. Ailleurs de nombreuses autres alliances LREM se noue avec la droite, pour empêcher, comme à Lyon, la victoire de listes écologistes plutôt que les soutenir (source) (source) (source)
À Rodez, la justice attaque de nouveau l’Amassada et son monde. Mercredi 10 juin s’est tenu le procès de quatre militants de la lutte contre le transformateur de Saint-Victor-et-Melvieu. Accusés de violences, ils et elles ont tenté de rendre audible le sens de leur lutte invoquant l’urgence de l’action face à la destruction des écosystèmes.
Rodez (Aveyron), reportage
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« On a au moins pu s’exprimer. C’est autre chose de savoir si on sera entendu », déclarait-il à la sortie. Le délibéré sera rendu dans un mois, le 8 juillet prochain.
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Notre "Avenir Désirable" est-il réalisable ? Suite à notre dernière vidéo (https://youtu.be/KB30j_igzyQ), on a reçu une avalanche de commentaires disant c'était bel et bien cet avenir sobre et résilient que vous désiriez... mais beaucoup craignaient que ce soit utopique !
Si notre vidéo n’a rien d’un programme politique facile à mettre en oeuvre, ni d’un scénario d’ingénieur où chaque changement aurait été chiffré, on s’est inspiré d’un ensemble d’études et de prospectives qui font que notre vidéo n’est pas non plus un rêve totalement utopique. On en discute avec Charles-Adrien Louis, aka CAL, du bureau d'étude B&L Evolution, qui a chiffré les mesures à prendre en France d’ici à 2030 pour rester sous les 1,5°C de réchauffement de la température terrestre à la fin du siècle. ► L'étude complète est ici : http://www.bl-evolution.com/Docs/181208_BLevolution_Etude-Trajectoire-rapport-special-GIEC-V1.pdf -> https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?EUKcoA
(
Auteurs : Charles Adrien LOUIS, Guillaume MARTIN - B&L évolution
Relecture : Sylvain BOUCHERAND (B&L évolution), Communauté d’Avenir Climatique, La Maison Bleue
)
► Toi aussi, essaye un scénario pour la France en 2030 : http://mission-climat.io/
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Épinglé par Partager C'est Sympa il y a 1 heure
Une fois n'est pas coutume, on se permet de prendre le temps d'une discussion sur les aspects concrets et complexes de la transition (ou plutôt bifurcation... ou freinage au frein à main) écologique en France ! On a beaucoup taffé pendant le confinement, on était animé par l’opportunité que représentait cette crise sans précédent, par l’urgence de s’engouffrer dans la brèche alors que le système montrait au grand jour ses faiblesses et les injustices qui le caractérisent.
Entre le 15 mars et aujourd’hui, on a produit 10 vidéos qui ont cumulé 3,8 millions de vues sur Youtube, et 15 millions (soit 3,3M de “vraies” vues) sur Facebook. La page a pris 130k abonné.es, notre chaîne YouTube presque autant, mais nos vidéos ont touché bien plus de monde, 1,8 millions de personnes en fait. C’est énorme.
On a participé à la bataille des idées, vous les avez débattu dans 66000 commentaires. On a pas pu tous les lire.
En plus de nos vidéos, on a aussi participé à un Jterre, à des collab, à des podcasts, des émissions... En tout donc, en moins de trois mois, on a produit ou participé à 22 projets audiovisuels : C’est 1,8 vidéo par semaine !
Après chaque grosse vidéo, toute l’équipe était vidée, on prenait au moins 4 jours pour se remettre en selle, souvent poussés par l’urgence de répondre à l’actualité qui nous indignait, nous stimulait. On a traversé des gros moments de doute, d’”à quoi bon faire tout ça”, de déprime en réalisant que rien de ce qu’on pouvait proposer comme “alternative” ne se réalisait dans le monde réel, mais on s’accrochait à l’idée qu’on avait un microphone géant pour participer à la grande bataille des idées, dans un monde qui vacille.
On est hyper contents du succès que nos vidéos ont rencontré, de lire vos réactions, et fiers d’avoir pu creuser ces sujets qui nous tiennent à cœur et de découvrir l’importance qu’ils ont aussi pu trouver à vos yeux.
Voilà on sort cette petite dernière pour décortiquer si notre vidéo Avenir Désirable, mais on va prendre un temps pour souffler après ça, si vous le voulez bien.
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Transcription : ... s'impliquer, ne pas attendre que ça se fasse, localement dans les décisions politiques, c'est vraiment le moment, imaginer la transition qu'on veut, dialoguer avec nos opposants pour s'assurer qu'elle soit partagée et comprise, faire ensemble car en s'opposant ce sera toujours les puissants qui gagneront.
Ndlr : cette phrase de fin nie l'effet "David contre goliat" possible, nie la fertilité des confrontations. Et comment imaginer que la mutation proposée dans l'étude ci-dessous se fasse sans conflits ? Ne faut-il pas assumer les conflits et les confrontations ? n'est-ce pas par la mise en place d'un système démocratique adapté à l'anthropocène qu'on va réussir ? DOMMAGE. Sinon pour le reste ++ à valoriser ACT (sauf que ? https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?vrXGKw )
Critique des médias ; Discriminations ; Répression
Dans les médias français, le vaste mouvement américain de dénonciation des violences policières racistes suite au meurtre de George Floyd par un policier fait l’objet d’un traitement qui peut étonner. On est surpris d’entendre des affirmations et des termes (“tué par un policier”, “violences policières”, “une police rongée par le racisme”) qui ne seraient pas prononcés, ou avec mille prudences et conditionnels, dans des situations françaises pourtant similaires.
On se rappelle aussi de la manière dont les médias français, tout en fustigeant les dégradations lors des manifestations de Gilets Jaunes, avaient d’emblée considéré comme évident que, dans les manifestations pro-démocratie à Hong-Kong, casser du mobilier urbain était, sinon légitime, du moins compréhensible.
Mais il y a pire encore que ce deux poids, deux mesures : dans les talk-shows sur les chaînes d’info en continu, on est carrément dans le déni total. Les intervenants commentent la mort de George Floyd, ou les événements américains en général, de la même façon qu’ils commentent les bavures meurtrières en France : “il n’y a pas de violences policières à proprement parler”, “c’est un fait divers tragique”, “la victime avait une santé fragile”, “elle avait commis des actes de délinquance”, “le racisme, s’il y en a, concerne des cas isolés, juste quelques pommes pourries dans le panier”.
Dans tous les cas on refuse de faire l'analogie avec ce qu’on a pu voir, qu’on voit encore en France (comme dans l’affaire Chouviat), sur les violences policières en général, sur les violences policières racistes en particulier.
Donc : deux pays occidentaux, deux hommes noirs d’origine populaire [George Floyd et Adama Traoré], deux institutions en charge du maintien de l’ordre, deux disparus et une même stratégie d’asphyxie. Pourtant : mettre en relation les deux drames ne vient pas à l’esprit de la presque totalité des commentateurs médiatiques et politiques hexagonaux, si prompts à dénoncer, main sur le cœur comprise, les exactions policières nord-américaines. « La France n’est pas les États-Unis » (Joseph Andras et Kaoutar Harchi, dans une tribune pour Regards)
Ce rapprochement était explicitement fait par les participants à la manifestation devant le Tribunal de Grande Instance de Paris, à l’appel du comité Vérité et justice pour Adama :
Rassemblement historique et massif pour dire stop à l'impunité policière
Une marée humaine a convergé ce mardi vers le tribunal de grande instance de Paris, à l’appel du comité vérité et justice pour…
En effet, pourquoi ne pas affirmer qu'il y a aussi dans la police française des problèmes de violence et de racisme, qui ne se réduisent pas à des cas isolés ?
Lors du mouvement des Gilets Jaunes, la mobilisation avait fini par imposer le thème des violences policières dans des médias mainstream qui rechignaient à mettre en avant des images que manifestants et usagers des réseaux sociaux connaissaient pourtant depuis des mois.
Mais l’élément déterminant qui a fait progresser la conscience de l'existence de violences policières dans l’opinion publique, c’est l’exposition à ces violences de sphères des plus en plus larges de la population. Car en 4 ou 5 ans, à l'occasion de mouvements sociaux, nombreux sont ceux - étudiants, retraités, militants écologistes, Gilets Jaunes - qui ont expérimenté ce que connaissent bien les habitants des quartiers populaires issus de l'immigration : les humiliations, les provocations, l'arrestation arbitraire, voire le passage à tabac. En effet on a vu se développer ces dernières années en manifestation de nouvelles pratiques de maintien de l'ordre : contacts physiques avec les manifestants, arrestations ciblées, enfermement dans des nasses, recours à des unités mobiles non formées au maintien de l'ordre (les BAC), utilisation massive d'armes mutilantes. Ces pratiques ont ceci de particulier qu'elles ont d'abord été développées et testées sur des populations considérées par l'Etat comme subalternes : jeunes de banlieues, supporters de foot, ZADistes (voir cet article du site Désarmons-les). David Dufresne le résume ainsi :
Une partie de la population française découvre aujourd'hui ce qui était à l'œuvre dans certains quartiers populaires, c'est-à-dire une police cow-boy, une police en toute impunité. C'est le fruit de politiques du ministère de l'Intérieur qui, depuis le début des années 2000, a mélangé complaisamment CRS, gendarmes mobiles, BAC dans les quartiers pour les "sécuriser". Cela entraîne un transfert d'habitudes, d'armement, de techniques, de vision du monde, et on en arrive là. (sur France Info, novembre 2019)
Dans le cas des Gilets Jaunes, les violences policières ont non seulement joué un rôle structurant dans le mouvement, façonné son identité et renforcé sa détermination, mais aussi fondé des rapprochements avec des luttes pourtant assez éloignées a priori (comme la jonction avec le comité Vérité et justice pour Adama). Partout les hommes en bleu viennent briser les luttes : cheminots, gilets jaunes, soignants, écologistes, collectifs de sans-papiers, etc. Divers mouvements sociaux se découvrent donc une adversité commune : la violence d'un Etat au service du capital et son bras armé, la police.
Les violences policières semblent agir comme un catalyseur de la convergence des luttes, réalisant par le bas ce que les partis de gauche n’ont pas réussi à faire : rapprocher les catégories les plus précaires du prolétariat (travailleurs ubérisés, sans-papiers), le mouvement syndical traditionnel, les nouveaux mouvements écologistes, et les franges basses des classes moyennes précarisées elles aussi, qui tous affrontent une même violence de classe, sous des visages différents : racisme ou xénophobie, antisyndicalisme, mépris de classe, sexisme.
On a vu, sur les Champs-Elysées, des "gilets jaunes" applaudir des black blocs. Pas en décembre, mais en mars. Ça montre une évolution. Ça veut dire qu'ils étaient prêts à discuter de l'utilité ou non d'utiliser la violence comme un geste politique, ce qui n'était pas du tout envisageable au début du mouvement, en novembre 2018. Il y a donc des prémices de convergence. Durant l'occupation du centre commercial Italie 2, où je suis allé début octobre, il y avait vraiment une convergence entre certains "Gilets Jaunes", le comité Adama Traoré, Extinction Rebellion et des anars. Evidemment, la grande crainte, d'un point de vue policier et du pouvoir, c'est la convergence. Et j'ai le sentiment que peu à peu, il y a des points de contact. (David Dufresne)
D’où, peut-être, l’empressement de Christophe Castaner à lâcher du lest dès les premières manifestations s’inspirant du soulèvement américain. Car le contexte social, économique et politique est particulièrement tendu pour un exécutif qui souffre d'une absence totale de légitimité, tout comme son projet néolibéral.
Pourtant, après la crise sanitaire, le capitalisme compte bien reprendre son cours momentanément interrompu, et va chercher à reconstituer ses forces en exigeant du corps social des efforts drastiques. Les autorités anticipent dès lors une résistance sociale. Le débat sur les violences policières tombe mal : il affaiblit la légitimité de la police, sur laquelle se repose un pouvoir fragilisé ; il fédère des luttes, là où l'Etat préfèrerait affronter des colères éparpillées. Le gouvernement a donc intérêt à ne pas laisser la question des violences policières s’installer dans le débat public.
Les grands médias jouent parfaitement le jeu, en niant le problème, ou en en proposant un cadrage faux ou superficiel :
D'abord en effrayant l'opinion publique avec l'idée de collusions secrètes, proches de l'entreprise terroriste, en tout cas participant d'un piège identitaire, tel ce journaliste sur LCI, qui laisse entendre sans rire que le slogan "Black lives matter" est problématique car focalisé sur les noirs (“ce n’est pas toutes les victimes").
Ensuite, en relayant cette rhétorique qui consiste à se débarrasser d'un problème en décrétant qu'il n'existe pas. “Il ne peut y avoir ni racisme, ni violences policières puisque nous sommes en République, et que la République ne tolère ni racisme ni violences.” Les bras nous en tombent face à cet argument de l’universel décrété. Frédéric Lordon confiait déjà son agacement face à un sophisme similaire :
De Lallement, Morvan (ex-DGPN), Jullien (directrice IGPN) à Macron et Philippe (mais sans passer par Castaner dont le grelot ne rend du son qu’agité au Macumba), c’est la même idée obstinée, le même entêtement buté, dernier rempart justificateur à quoi il faut impérativement tout accrocher pour que tout ne sombre pas dans l’indignité pure. « L’État détient le monopole de la violence légitime ». Il s’ensuit 1) que toute autre violence est illégitime et 2) que la violence d’État n’est jamais illégitime — puisqu’elle est légitime. On en est là de la « réflexion »… Alors il ne peut pas y avoir de « violence policière », puisque la police est l’État et que la violence d’État est légitime. Voilà le fond de casserole incrusté, qui sert de pensée à ces individus. On peine pourtant à croire que quiconque puisse voir un argument sérieux dans une pure pétition de principe, démonstration entièrement circulaire qui présuppose ce à quoi elle veut aboutir. (janvier 2020)
Enfin, en se contentant, sur la question des discriminations et du racisme, soit d’une négation des faits (alors que certains ne font plus débat), soit en se limitant à une interprétation seulement morale et individualisée : il y a des policiers racistes, il n’y a pas de problème structurel, pas de climat d'impunité généralisée entretenu par le laxisme de l'institution. Affirmation dont la pertinence se mesure à l’intensité de nos rires (jaunes) lorsqu’un officiel indique que “l’IGPN a été saisie”.
Même si on n’attend pas de médias généralistes qu’ils nous renseignent sur la subtilité des débats universitaires, on est en droit d’attendre qu’ils nous éclairent sur ces nouveaux termes, scientifiques ou militants, qui sont mis en circulation (“racisme systémique”, “racisme institutionnel”, “racisés”, etc.).
On aimerait bien également, concernant les violences policières en général, que les grands médias tordent le cou à cette idée que “les policiers sont plus sanctionnés que les autres fonctionnaires”. En effet si les policiers sont très contrôlés et/ou sanctionnés pour des manquements inaperçus du public (par exemple : irrespect pour la hiérarchie, vols de matériel administratif, mais aussi violences dans la vie privée), ils ne sont que très peu sanctionnés pour les usages abusifs de la force en service (ce qui est le plus perçu par le public). On lira sur ce sujet les travaux du sociologue Cédric Moreau de Bellaing.
Malgré cette complaisance médiatique, il semble que la société française, elle, commence à s'apercevoir qu'il y a un problème avec sa police. C’est aussi ce que suggère la chute de la cote de confiance de la police, sans doute liée aux violences lors du mouvement des Gilets Jaunes. On adhère de moins en moins au discours de l'État, de la police, de la droite et de l'extrême droite cherchant à isoler des segments de la population pour les désigner comme ceux sur qui peut s’exercer légitimement la violence : “casseurs” versus “manifestants pacifiques”, journalistes "militants" versus "vrais" journalistes, “ultra-gauche”, “ultra-jaunes”, etc. (Sur la construction médiatico-policière de l’ennemi intérieur, voir cet entretien avec Mathieu Rigouste.)
Tout se passe comme si l'opinion publique acceptait de moins en moins l'idée que lorsqu'il y a usage abusif de la force policière, ses victimes l’ont forcément, d'une manière ou d'une autre, mérité.
Voir aussi https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?X7YIsA
Camille Chastrusse
Clés : Discriminations ; Économie
Camille et ses invités du jour la politologue Virginie Martin, Yvan Le Bolloch, ainsi que le journaliste Alexis Poulin et Bruno Gaccio sont de retour pour un sixième épisode des Masques et la tune ! Pour cette nouvelle émission : "Monde d'après : Macron le pyromane nous fait le coup du pompier" nous allons revenir sur le cercle des économistes Macronistes qui nous prépare un nouveau monde, et sur les violences et le racisme de la police qui éclate au grand jour, et les discours hypocrites du pouvoir sur ces questions.
C'est promis, le monde d'après sera radicalement différent du monde d'avant ! C'est presque une révolution qu'a annoncée le Président de la République depuis le début de la crise du Covid-19 et à plusieurs reprises. Sanctuarisation de l'hôpital public, réelle politique écologique etc, Macron le promet, il a changé ! Et pour nous préparer ce monde d'après merveilleux, il a décidé de s'entourer d'un cercles d'économistes prestigieux et... tous d'accord avec lui !
Cette vielle méthode de présenter des économistes comme des experts à la neutralité totale est vielle et a été dénoncée et analysée depuis longtemps. Ces mêmes experts qui nous ont mis dans le mur, pourquoi est ce encore eux qu'on invite à venir distiller la bonne parole experte qui a pourtant tant de fois était disqualifiée par les faits ?
Et puis en parlant de faits, les violences et le racisme de la police, si longtemps niés par le pouvoir, ont aujourd'hui véritablement explosé à leur visage. Depuis la mort de George Floyd aux USA, une lame de fond semble s'être levée aussi en France, notamment au travers du combat d'Assa Traoré et du comité Adama, avec une récente manifestation impressionnante ou Assa se tenait aux côtés d'un gilet jaune bien connu : Jérôme Rodrigues, avec une forte dimension symbolique : celle d'une forme de solidarité commune qui ouvre la porte à un rapprochement qui semblait impossible il y a encore 1 an, et qui fait extrêmement peur au pouvoir.
Le 26 février dernier la Commission Européenne a signifié à la France qu’elle devait aller plus loin si elle voulait baisser ses émissions de Gaz à Effet de Serre de 40 % en 2030. De son côté, le Haut Conseil pour le Climat mis en place par le Président de la République, rappelle que la France « n’est pas sur la bonne trajectoire » pour atteindre la neutralité carbone en 2050.
Face à ces constats, les mesures proposées par le gouvernement pour le bâtiment conduisent à une électrification massive des usages thermiques sans chercher forcément à réduire significativement les niveaux de consommation lors des rénovations, ni à recourir abondamment à la chaleur renouvelable. Cette stratégie risque de s’accompagner d’une augmentation de la précarité des ménages par la hausse des factures de chauffage, d’une disparition importante d’emplois, et de l’abandon d’un mix énergétique diversifié conduisant de manière équilibrée à une décarbonation beaucoup plus résiliente aux aléas futurs inévitables.
Dans une lettre ouverte au Premier ministre publiée le 9 juin, 18 organisations appellent les pouvoirs publics à revoir d’urgence cette stratégie aux conséquences graves et irréversibles, en revenant sur les arbitrages de cette réforme qu’elles jugent dangereuse et inappropriée au regard des objectifs environnementaux que la France doit atteindre. Elles souhaitent qu’une réelle concertation soit mise en place et proposent dans ce cadre la réalisation, en substitution de cette réforme, d’un grand programme de rénovation à très haute efficacité recourant massivement aux sources de chaleur renouvelables et aux pompes à chaleur performantes.
La lettre (téléchargeable ci-dessous) est ouverte à des signatures complémentaires sur cette plateforme en ligne https://www.soutiens.online/.
Document(s) à télécharger - lettre ouverte (pdf) - communiqué (pdf)
Connue / https://twitter.com/nWassociation/status/1270708772323782656
"
Association négaWatt @nWassociation · 10h @nWassociation fait partie des 18 organisations qui appellent, dans une lettre ouverte adressée à @EPhilippePM
, à mettre en cohérence la politique énergétique française dans le #bâtiment avec les objectifs poursuivis #RE2020 #DPE #BBC - 2 - 12 - 13
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...« le fournisseur et producteur numéro 1 » d’hydrogène, grâce à un plan de 9 milliards d’euros visant à soutenir cette technologie, pour décarboner son industrie et relancer l’économie, après la pandémie de Covid-19.
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grâce à un plan de 9 milliards d’euros ... décarboner son industrie et relancer l’économie, après la pandémie de Covid-19.
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« Pour des raisons de compétitivité et surtout pour atteindre » ses « objectifs climatiques » ... dans l’hydrogène durable, a affirmé le ministre de l’Economie Peter Altmaier, lors d’une conférence de presse mercredi, à l’issue de l’adoption de ce programme en conseil des ministres.
Ce gaz, surtout utilisé aujourd’hui dans certaines industrie comme la chimie ou l’acier, permet de stocker de l’électricité, quelle que soit son origine.
Dans son programme, le gouvernement allemand ne compte développer que l’hydrogène « vert », c’est-à-dire issu d’énergies décarbonées, selon lui.
L’hydrogène peut aussi servir de carburant dans les véhicules électriques équipés de piles à combustibles, suscitant de nombreux espoirs en terme de transition écologique dans les transports.
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7 milliards pour développer le marché intérieur et 2 milliards visant à conclure des « partenariats internationaux » ... fait partie de l’immense plan de relance de 700 milliards d’euros ... relancer son économie sinistrée
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accroître les capacités de production d’hydrogène vert en Allemagne, à près de 5 gigawatts d’ici 2030 et 10 gigawatts d’ici 2040.
Le gouvernement veut également « verdir » l’hydrogène utilisé par les industriels allemands qui ont pour le moment recours massivement à de l’hydrogène issu d’énergies non renouvelable.
Un autre axe du projet est le développement des réseaux de distribution.
L’Allemagne compte également investir dans la recherche, la technologie étant pour le moment encore confrontée à de nombreuses difficultés pratiques.
Ndlr : "n°1" = compétition économique, l'anthropocène ne nécessite-t-elle pas la coopération, surtout dans ce domaine qui n'apporte aucune garantie de succès à ce jour :-( ? Donc BELLE AMBITION mais que du "marketing politique" ? Suivre ACT
Blog : Le blog de denis bismuth - 1 recommandé
Le covid a été révélateur de nombreuses failles et faillites. Une des failles mise en lumière est la faille de la recherche. Peut etre serait-il temps que la recherche sorte de sa position hégémonique de juge de ce qui est vrai ou pas et qu’elle retrouve sa fonction : rendre intelligible le réel.
271 commentaires Mots-clés Coronavirus covid-19
Alors que les équipes médicales s’attendaient à soigner des pneumonies sévères et que les pays se ruaient sur les respirateurs, le mode opératoire du virus a rapidement dérouté les réanimateurs. Certes, le Sars-CoV-2 étouffe certaines de ses victimes. Mais les poumons seraient une victime collatérale, non sa cible.
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Tout commence par le nez. L’une des grandes surprises d’une étude parue dans Nature Medecine https://www.nature.com/articles/s41591-020-0868-6 fut en effet de découvrir que le nez semble être l’endroit du corps qui compte le plus de récepteurs ACE2 (pour Angiotensin Converting Enzyme 2), la fameuse porte d’entrée du virus, celle qui lui permet de pénétrer à l’intérieur des cellules et ainsi se multiplier.
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trois options. Ils pourraient s’attaquer directement au nerf olfactif, d’où la perte d’odorat vécue par 25 à 30 % des patients
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Seconde voie de dissémination possible, via le mucus nasal, véritable tapis roulant pour les nombreux microbes prisonniers de ce liquide gluant. De fait, on avale pas moins d’un litre de morve chaque jour ! Les nombreux symptômes digestifs (notamment une diarrhée pour plus de 20 % des patients français) qui accompagnent la maladie laissent effectivement penser que le virus emprunte la même route que nos aliments et perturbe nos intestins. Et pour cause : les cellules de la paroi interne de l’intestin grêle sont particulièrement dotées en récepteurs ACE2. D’ailleurs, une étude menée sur des organoïdes intestinaux, sortes de mini-intestins en culture, montre que le Sars-CoV-2 infecte bel et bien ces cellules intestinales. Autre preuve : on retrouve des traces de virus dans les selles d’une majorité de patients (chez la moitié des patients, estime par exemple cette étude). On en retrouve même dans les eaux usées, sans que l’on sache encore si ces traces sont celles de virus entiers encore vivants, ou de bouts de virus morts.
Enfin, troisième voie de diffusion, qui semble être l’autoroute privilégiée des particules virales : depuis le nez, elles peuvent être charriées via l’air, durant une inspiration, et emprunter non pas l’œsophage mais la trachée. C’est ainsi qu’elles atterrissent dans les poumons. Mais curieusement, « nous retrouvons très peu de récepteurs ACE2 dans les poumons, affirme Christophe Bécavin, de l’Institut de pharmacologie moléculaire et cellulaire de Sophia Antipolis, qui faisait partie de l’équipe en charge de l’étude des poumons dans la publication de Nature Medecine. On voit uniquement réapparaître ce récepteur au niveau des pneumocytes de type 2, les alvéoles tout au fond des poumons où ont lieu les échanges gazeux ». En fait, il y a beaucoup plus de cellules dotées du récepteur ACE2 dans les intestins, le cœur, la vessie, les reins ou encore les yeux que dans les poumons. « Les taux de virus dans les poumons, mesurés à partir d'un échantillon de lavage broncho-alvéolaire, diminuent rapidement sans traitement antiviral alors même que la situation clinique est critique », témoigne de son côté Hadrien Roze, du service anesthésie-réanimation du CHU de Bordeaux.
Ce n’est pas tout. Normalement, dans une pneumonie classique, c’est le côté air des poumons qui est atteint ... provocante question : et si l’intubation n’était pas la solution ? https://francais.medscape.com/voirarticle/3605845 ... oxygénothérapie nasale à haut débit en leur ajoutant un masque pour limiter le risque de diffusion ... si ce n’est pas un syndrome de détresse respiratoire classique, à quoi avons-nous affaire ? « Les réanimateurs nous ont fait remonter un nombre anormalement élevé d’embolies pulmonaires », poursuit Stéphane Zuily, soulignant au passage que les Chinois n’avaient jamais communiqué sur cet aspect particulier de la maladie. L’embolie pulmonaire survient lorsque des caillots de sang viennent perturber la circulation sanguine des poumons. Autrement dit, le problème ne viendrait peut-être pas du côté air des poumons, mais du côté sang. ... « Dans notre unité bordelaise, l’embolie pulmonaire était présente chez environ 30 % de nos patients », estime de son côté Hadrien Roze, et ce malgré les traitements anticoagulants préventifs. ... « Plus on regarde, plus il devient évident que les caillots sanguins jouent un rôle essentiel dans la sévérité du Covid-19 et sa mortalité », affirme https://www.sciencemag.org/news/2020/04/how-does-coronavirus-kill-clinicians-trace-ferocious-rampage-through-body-brain-toes Behnood Bikdeli, de l’école de médecine de Yale. Cela expliquerait par ailleurs d’autres problèmes cardiovasculaires, comme les infarctus qui semblaient avoir disparu pendant l’épidémie, mais qui auraient en réalité été deux fois plus nombreux pendant la période du confinement en région parisienne, d’après une récente étude https://www.thelancet.com/pdfs/journals/lanpub/PIIS2468-2667(20)30117-1.pdf qui s’appuie sur les données issues du registre francilien du Centre d’expertise mort subite
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« La stabilisation endothéliale va devenir la clé de cette maladie en lieu et place de la ventilation protectrice des poumons, estime Cameron Kyle-Sidell qui juge cette méthode comme « une intervention nécessaire mais indésirable ». L’endothélium, ce tissu qui recouvre l’intérieur des vaisseaux sanguins, est le plus grand organe de notre organisme ... le professeur Alain Baumelou dans un article intitulé « L’endothélite : clé de l’atteinte multiviscérale du Sars-CoV-2 ? » https://www.vidal.fr/actualites/25040/l_endothelite_cle_de_l_atteinte_multiviscerale_du_sars_cov_2/?utm_source=sendinblue&utm_campaign=SFC__Communiqu_SFC_covid19_revue_de_presse_3105&utm_medium=email, publié sur le site du Vidal. L’endothélium est doté de récepteurs ACE2. Et une étude https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0092867420303998 démontre que le virus peut bel et bien infecter et se répliquer à l’intérieur d’un « organoïde vasculaire », un vaisseau sanguin reconstruit in vitro. En outre, plusieurs études post-mortem https://www.lemonde.fr/blog/realitesbiomedicales/2020/04/29/covid-19-est-aussi-une-maladie-inflammatoire-vasculaire/ révèlent des traces du virus à l’intérieur des cellules endothéliales de plusieurs organes (intestins, reins, cœur…) ... Pas si simple
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Fallait-il donner moins de corticoïdes ? Plus d’anticoagulants ? Fallait-il moins se précipiter sur les respirateurs artificiels ? Quatre mois après le début de cette pandémie, les questions restent nombreuses. « Pour le sida, il a fallu dix ans pour comprendre un peu mieux comment ce virus agissait… », note Hadrien Roze. Une seule chose est sûre : alors que l’attention était principalement tournée vers les poumons, ce virus a en réalité plus d’un tour dans son sac. Et les données qui s’accumulent aujourd’hui lui donnent un tout autre visage.
Alors que la question de la police et du racisme se retrouve au coeur du débat public, tant aux Etats-Unis qu’en France, nous republions cette vidéo que nous avions réalisée avec la philosophe Elsa Dorlin en 2017, à l’occasion de la parution de son livre Se défendre, une philosophie de la violence. Il y est question des origines historiques et coloniales du vigilantisme et de sa continuité jusqu’à nos jours dans la figure du super-héro. Depuis cette généalogie, on saisit mieux pourquoi la police a toujours été un scandale.
Pour voir d’autres vidéos d’Elsa Dorlin :
Suffragistes et Ju-Jitsu.
Généalogie du krav maga
_Black Panthers : Le bon sens et l’autodéfense
_Retourner la violence, restaurer le monde
Connu / https://twitter.com/pretalemploi/status/1270455150864408577
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Jean-Marc Le Hunsec @pretalemploi
Alors que la question de la police et du racisme se retrouve au coeur du débat public @lundimat1 republie cette vidéo réalisée avec la philosophe Elsa Dorlin @elsdor
en 2017, lors de la parution de son livre : Se défendre, une philosophie de la violence.
Etats-Unis : Vigilantisme, super-héros et colonialité du pouvoir - Elsa Dorlin [Vidéo]
Pour voir d'autres vidéos d'Elsa Dorlin: Suffragistes et Ju-Jitsu. Généalogie du krav maga _Black Panthers : Le bon sens et l'autodéfense _Retourner la violence, restaurer le (...)
10:38 PM · 9 juin 2020·- 1 Retweet - 2 J'aime
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Clés : Positions Histoire vidéo -> https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?6WdNSw
Jonathan Le Lous a retweeté Stephane Bureau @SBUCloud · 20h
Quels sont les grands Axes Stratégiques de #RedHat ? Nicolas Barcet explique la longue évolution avec l’émergence du #Cloud , des #Containers , #kubernetes & #Openshift
.#Social4UTV #HPE @B_Moussouni @sebi2706 @jeanphilevy @YadaYac
667 vues 0:00 / 2:18 - 0 - 7 - 11
Tr : ... développement multiplateformes pour les entreprises, regroupement de serveurs
Clés : Discriminations ; Répression
Treizième épisode de notre module d’actu bi-hebdomadaire, diffusé aussi les vendredis, et on va parler de ce paradoxe. Au sommaire :
- la rue, qui est parvenue à lever de fait l’interdiction des rassemblements publics de plus de dix personnes, en imposant au pouvoir les manifestations antiracistes qui se sont déployées massivement ce week-end dans les grandes villes de France, en écho à un mouvement mondial ;
- la multiplication des signaux rendant impossible la réfutation des violences policières en France, notamment avec la sortie du rapport annuel du Défenseur des droits, Jacques Toubon, et de celui de l’IGPN qui évoque une augmentation importante (+41%) des saisines pour violences volontaires entre 2018 et 2019 ;
- la sortie du silence d’Emmanuel Macron, obligé de communiquer sur les faits récurrents qui éclaboussent sa police ;
- les polémiques qui déchirent une partie de l’opinion sur les réseaux sociaux, quant au regard à porter sur le mouvement “Black lives matter” et ses expressions en France. Mascarade au service “de l’agenda de guerre raciale du milliardaire et spéculateur américain d’origine hongroise, George Soros” ? Opportunité historique d’articuler des combats - la lutte contre le racisme et contre les inégalités - qui, bien posés, sont forcément complémentaires ? Et si les Français, qui ont beaucoup de choses à se dire, se parlaient franchement pour avancer ensemble ?
Connu / https://twitter.com/LeMediaTV/status/1270279470352527361
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Le Média @LeMediaTV · 19h "#BlackLivesMatter est une opportunité historique d’articuler des combats - la lutte contre le racisme et contre les inégalités - qui, bien posés, sont forcément complémentaires."
10 - 87 - 108
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Transcription : ... penser "articulation des luttes" et non pas convergence ++ ...
Coronavirus ; Santé
Quand le physicien David Mendels, l’invité de Denis Robert du TPA de ce soir, est rentré de voyages en janvier dernier et qu’il a vu grimper les taux de contamination au Covid en Asie, il a compris vite que les tests sanguins individualisés seraient un des enjeux et une des solutions du problème. Directeur technique d’une start up française - Xrapid -, spécialisée en intelligence artificielle et microbiologie, forts de leur expérience avec les tests pour la malaria, lui et ses collègues ont rapidement mis au point un système pour mesurer la fiabilité des tests Covid. C’est ce qu’il nous explique ce soir : « Le Covid est un virus trop petit pour être vu en microscopie optique mais quand est arrivé la crise en France, on avait déjà deux ou trois mois de retard sur les Chinois et les Coréens qui avaient développé des tests de diagnostic rapide. »
Se basant sur un appel d’offres du Ministère de la défense pour aider à vaincre l’épidémie, profitant du confinement, l’équipe autour de David Mendels s’est mise au travail : « On s’est dit qu’on allait mettre en route notre projet. On a pu sortir un prototype en une semaine ». Un prototype de testeur de tests. Après les choses ont traîné un peu. Mais face à la quantité de laboratoires se mettant à fabriquer des tests dans un but pas uniquement humanitaire, des médecins parisiens de l’hôpital du Kremlin-Bicêtre, missionnés par l’Institut Pasteur, ont collaboré, leur envoyant 5 des 11 tests représentant plus de 2’000 dispositifs à tester. Le marché du test Covid - vendu en pharmacie autour de 40/50 euros et sur Internet entre 15 et 99 euros - est très lucratif.
Jusque-là, tout va bien. C’est ensuite que l’histoire défie l’entendement. Le Ministère de la santé a homologué une liste de 23 tests le 20 mai dernier, dont la plupart, selon les propres termes, du physicien sont « tout pourris ». Entendez par là qu’ils peuvent diagnostiquer des personnes saines comme étant malades du Covid. Et plus grave, des personnes malades, saines. Sur les 11 tests sur lesquels a travaillé David Mendels, un seul a franchi la barre de la fiabilité selon les critères établis par la haute autorité de santé (HAS) en matière de spécificité et de sensibilité. Pourtant dans la liste finale, la plupart y compris les pires, ont été homologués par le Ministère. « Je ne suis qu’un scientifique donc je ne sais pas s’il y a malveillance ou incompétence derrière cela » explique, sidéré, le docteur en physique « Mais quand les résultats se perdent à plusieurs niveaux comme c’est le cas ici, on est en droit de se poser la question de ceux qui contrôlent les contrôleurs. Et on est également en droit de nous demander si tout s’est passé de la sorte pour la gestion de la crise du Covid ? »
Cet entretien révèle un nouveau scandale de santé publique et montre que, pour des raisons troubles, des tests - remboursés par la sécurité sociale - dont on savait qu’ils étaient peu voire pas fiables, ont été mis en vente. Plus précisément, cela signifie que depuis trois semaines maintenant, des personnes qui pensent ne pas avoir le Covid puisqu’elles ont été testés négatives, l’ont probablement…
Connu / https://twitter.com/LeMediaTV/status/1270422912655331335
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Le Média @LeMediaTV · 9h ... #Covid19 - 5 - 106 - 94
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Transcription : ... pcr polymerase chain reaction ... tdr tests de diagnostic rapide lecteur de tests universel ...
Info et société Enquêtes et reportages 91 min Prochaine diffusion le mercredi 10 juin à 09:25
Face à l’engouement croissant de la population mondiale pour le saumon, les fermes d’élevage jubilent, celles de Norvège en tête. Enquête sur une industrie florissante responsable d’importants problèmes environnementaux et sociétaux.
La consommation du saumon, réputé pour sa forte teneur en oméga-3, a triplé dans le monde depuis les années 1980. Pour répondre à la demande, l’aquaculture norvégienne s’est rapidement structurée, hissant le pays au sommet de la production mondiale. Sur le mois de janvier 2020, les recettes de ses exportations ont battu un record en s’établissant à 677 millions d’euros. Mais cette industrialisation massive pèse sur les écosystèmes. L’importation par cargo du soja amazonien, l’un des composants des granulés d’élevage, accentue la déforestation tandis que les déchets alimentaires et les excréments engendrent une importante pollution aquatique. Les "évasions" de poissons des fermes, notamment lors des tempêtes, compromettent aussi le patrimoine génétique du saumon sauvage, dont la population souffre déjà de maladies et de la surpêche. Face à ces défis, certains acteurs misent sur la technologie pour contrôler leur empreinte carbone quand d’autres parient sur les fermes aquacoles terrestres en circuit fermé, réputées plus respectueuses. Cela suffira-t-il à redorer le blason de l’élevage ? Pas si sûr. Au Chili, deuxième producteur mondial de saumon, les ouvriers dénoncent les cadences infernales imposées par la puissante industrie locale.
Juteux business
Des côtes norvégiennes aux cuisines françaises, des fjords chiliens aux rivières allemandes – terrain d’expérimentation d’une réintroduction du saumon sauvage –, cette enquête décortique les ressorts de ce juteux business en analysant ses conséquences environnementales et sociétales. Nourri d’infographies didactiques, d’immersions rares dans des fermes d’élevage et de nombreux témoignages (pisciculteurs, activistes, mais aussi le chef étoilé Michel Troisgros), ce documentaire d’Albert Knechtel (Génération jihad) explore également les efforts menés pour rendre la salmoniculture durable et plus respectueuse du bien-être animal.
Réalisation : Albert Knechtel Pays : Allemagne Année : 2020
dans Actualités du mouvement, Assemblée représentative 2020, Réseau des élu·es
Dans le cadre de l’Assemblée représentative 2020, retrouvez la vidéo de présentation
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Si vous avez été élu·e lors du premier tour des élections municipales, vous pouvez rejoindre le réseau des élu·es insoumis·es et citoyen·nes afin de recevoir des informations et participer à ce réseau.
Contact : elus@lafranceinsoumise.fr
CGT
Télécharger le document http://www.ires.fr/index.php/etudes-recherches-ouvrages/etudes-des-organisations-syndicales/item/download/2413_658f05d27f584c100108d51c37859982
Cette recherche vise à objectiver sur le long terme (1979-2019) les évolutions des droits à indemnisation des chômeurs en portant une attention particulière aux salariés à l’emploi discontinu.
Pour comprendre l’évolution des droits à l’assurance chômage depuis 1979, le rapport débute par une étude sur l’évolution sur 40 ans du taux de couverture en reconstituant des séries inédites et montrant notamment que la part des chômeurs indemnisés n’a jamais été aussi basse qu’à la fin des années 2010 (chapitre 1). Dans un second temps, l’étude retrace l’évolution de la règlementation de 1979 à 2019 (chapitre 2).
Le rapport présente ensuite (chapitres 3 à 6) le cœur de cette recherche : la construction d’un simulateur destiné à objectiver l’évolution des droits pour des profils particuliers de salariés. L’outil permet de calculer, pour tout cas constitué d’une trajectoire particulière d’emploi-chômage de 120 mois, les droits générés, mois par mois, dans le cadre de chacune des 10 principales conventions retenues entre 1979 et 2019. Il permet ainsi à la fois d’étudier les droits pour des trajectoires d’emploi très diverses et de comparer ces droits pour quarante ans de réglementation. Trois principaux types de trajectoires sont étudiés : les trajectoires des salariés stables, celles des salariés à l’emploi discontinu ayant des contrats de plus d’un mois et celles des salariés à l’emploi discontinu ayant des contrats de moins d’un mois.
L’étude donne ainsi à voir des dynamiques de l’indemnisation du chômage qui échappent, pour partie, à une analyse fondée sur les seules évolutions, réformes après réformes, des règles d’indemnisation. Elle montre notamment une inversion complète, entre 1979 et 2019, de la hiérarchie de l’indemnisation pour les salariés à l’emploi discontinu les plus précaires. Alors que ceux qui étaient les plus exposés au chômage en 1979 étaient les plus indemnisés, c’est l’inverse qui se produit en 2019 : leur indemnisation est d’autant plus forte que leur chômage est faible. Aussi cette étude permet-elle de s’interroger sur une transformation profonde du dispositif d’indemnisation du chômage qui, pour ces salariés, relève désormais moins d’une logique d’assurance face à un risque que de ce celle d’un compte d’épargne ou d’une prime pour l’emploi.
Elle donne aussi à voir à quel point la réforme de 2019 est constitutive d’un effondrement historique de l’indemnisation pour les salariés à l’emploi discontinu.
.@clemovitch
« Christophe Castaner continue de relayer une parole mensongère, selon laquelle il n’existe pas de violences policières »
Des gilets jaunes aux banlieues : violence politique et racisme systémique. Ma chronique, dans @cliquetv, en présence d’Assa Traoré.
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9:07 PM · 8 juin 2020·/ Clément Viktorovitch - CLIQUE, 20h25 en clair sur C+
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