Mars 1999, page 28
Un facteur pathogène prédominant
Dans les pays développés, l’obsession de la santé parfaite est devenue un facteur pathogène prédominant. Le système médical, dans un monde imprégné de l’idéal instrumental de la science, crée sans cesse de nouveaux besoins de soins. Mais plus grande est l’offre de santé, plus les gens répondent qu’ils ont des problèmes, des besoins, des maladies. Chacun exige que le progrès mette fin aux souffrances du corps, maintienne le plus longtemps possible la fraîcheur de la jeunesse, et prolonge la vie à l’infini. Ni vieillesse, ni douleur, ni mort. Oubliant ainsi qu’un tel dégoût de l’art de souffrir est la négation même de la condition humaine.
Quand on considère en historien notre médecine, c’est-à-dire la médecine dans le monde occidental, on se tourne inévitablement vers la ville de Bologne, en Italie. C’est dans cette cité que l’ars medendi et curandi s’est séparé, en tant que discipline, de la théologie, de la philosophie et du droit. C’est là que, par le choix d’une petite partie des écrits de Galien (1), le corps de la médecine a établi sa souveraineté sur un territoire distinct de celui d’Aristote ou de Cicéron. C’est à Bologne que la discipline dont le sujet est la douleur, l’angoisse et la mort a été réintégrée dans le domaine de la sagesse ; et que fut dépassée une fragmentation qui n’a jamais été opérée dans le monde islamique, où le titre de Hakim désigne, tout à la fois, le scientifique, le philosophe et le guérisseur.
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Du corps physique au corps fiscal
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L’auscultation remplace l’écoute
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La poursuite de la santé les dissout tous deux. Comment peut-on encore donner corps à la peur quand on est privé de la chair ? Comment éviter de tomber dans une dérive de décisions suicidaires ? Faisons une prière : « Ne nous laissez point succomber au diagnostic, mais délivrez-nous des maux de la santé. »
(1) Médecin grec (131-201) qui exerça surtout à Pergame et Rome. Ses dissections d’animaux lui permirent, en anatomie, de faire d’importantes découvertes sur le système nerveux et le cœur. Son influence fut considérable jusqu’au XVIIe siècle.
(2) Héros de l’Antiquité qui passait pour avoir enseigné aux êtres humains l’ensemble du savoir qui fonde une civilisation. Il déroba le feu aux dieux pour l’apporter aux hommes.
(3) Northrop Frye (1912-1990), ancien professeur à l’université de Toronto et l’un des plus influents critiques littéraires de langue anglaise. Auteur, entre autres, de : Anatomie de la critique (Gallimard, 1969), L’Ecriture profane (Circé, 1996), La Parole souveraine (Seuil, 1994), et Le Grand Code. La Bible et la Littérature (Seuil, 1984).
(4) Personnification de la santé, fille d’Asclépios, le dieu grec de la médecine.
(5) Ivan Illich, Némésis médicale. L’expropriation de la santé, Seuil, coll. « Points », Paris, 1981.
(6) Lire Ivan Illich, Une société sans école, Seuil, coll. « Points », Paris, 1980.
(7) Dieu romain à double visage, Janus bifrons ; le mois de janvier — januarius — lui est consacré.
(8) Jan Rehor, dit Gregor Mendel (1822-1884), botaniste tchèque, fondateur de la génétique, il découvrit les lois de l’hybridation.
(9) Comme la métaphore, l’oxymoron est une figure de rhétorique. Elle consiste à appliquer à un nom une épithète qui semble le contredire ; par exemple : obscure clarté, soleil noir, force tranquille.
(10) Conducteur des âmes des morts, tels Hermès et Orphée.
C'est un "énorme scandale" que dénonce le cinéaste. Celui d'un système de santé publique abandonné par les gouvernements du Royaume-Uni, qui laissent les sujets de sa Majesté sans protection face au coronavirus. Mais Ken Loach veut croire que cette crise nous a rendus "plus responsables les uns des autres".
Ken Loach, double palme d'or Cannes, s'est toujours mobilisé contre le démantèlement du service public au profit d'entreprises privées. © AFP / Sébastien Berda
C'est un système de santé britannique "mal préparé" qui fait face au raz-de-marée du coronavirus, a estimé l'ex-leader travailliste Jeremy Corbyn. Le prix d'une décennie d'austérité, "des années de coupes sombres" qui se paient aujourd'hui, fustige de son côté l'association des directeurs de la santé publique.
La crise du Covid-19, qui a déjà fait plus de 14 000 morts au Royaume-Uni, met en lumière le sous-financement chronique du National Health Service (NHS). Ce système de santé universel et gratuit, auquel le Premier ministre Boris Johnson avait déjà promis des milliards pendant la campagne des dernières législatives.
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Celui qui, dans Sorry We Missed You, dénonçait sans concession l’ubérisation de l’économie, estime que "cette crise a révélé un chaos absolu, qui devrait nous amener à exiger que, à l'avenir, [la santé] relève du service public" et pas de sociétés privées qui exploitent les salariés.
Olivier Poujade et Gilles Gallinaro, au Royaume-Uni pour la Rédaction internationale de Radio France, ont recueilli son sentiment sur la période exceptionnelle que vivent le monde et son pays.
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Thèmes associés Monde santé coronavirus Royaume-Uni Ken Loach hôpitaux
C’est désormais LE rituel de la période du confinement. Tous les soirs, à 20 heures, les habitants des grandes villes se mettent à leurs balcons, et applaudissent le personnel soignant et les travailleurs en première ligne qui ne peuvent pas s’offrir le luxe de rester chez eux.
Mais pendant les applaudissements, des soignants sont contaminés par le coronavirus, et meurent. Et ceux qui dénoncent les manquements en termes de matériels de protection ou la rareté des dépistages se voient priés de se taire voire menacés.
C’est une de ces histoires révoltantes que raconte Gilles Fagot, collègue de Laëtitia Puissant, qui ne se sent pas le courage de parler aux médias après sa mésaventure.
Aide-soignante au sein du Centre hospitalier d’Hautmont, dans le nord de la France, déléguée syndicale, membre du Comité d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail, elle a été purement et simplement refoulée à l’entrée de son lieu de service pour avoir porté les craintes et les exigences de ses collègues auprès de la direction. Ce type d’attaque contre les libertés syndicales est d’autant plus problématique que les soignants ne peuvent pas, ou plutôt ne veulent pas s’engager dans un bras de fer dans cette période particulière.
Clés : Coronavirus ; Santé ; Syndicats ; Travail
Vidéo aussi à https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?ywHYHQ
Le directeur général de l’Agence régionale de la santé Grand Est a été limogé. Sa faute : avoir confirmé de lourdes économies pour l’hôpital de Nancy. Les anciennes pratiques perdurent pourtant : les hôpitaux n’ont toujours pas reçu de soutien financier pour faire face au Covid-19.
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Clés : Agence régionale de santé covid-19 hopital PLFSS 2020
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Dans le cadre de la commission d’enquête de suivi du Covid-19 lancée par les parlementaires de la France insoumise, Mathilde Panot auditionnait Annie Thébaud-Mony, sociologue de la santé.
Toutes les auditions et les informations sur la commission d'enquête de suivi du Covid-19 sont à retrouver sur cette page : https://lafranceinsoumise.fr/commission-enquete-suivi-covid19/
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Le coronavirus est désormais un sujet mondial ; le professeur Raoult, l’homme dont tout le monde parle alors que l’angoisse monte. Son étude sur la chloroquine déchaîne les passions. Et suscite de vives critiques. Le deuxième épisode de notre enquête.
Lire le premier épisode de notre enquête : L'agent provocateur https://www.lemediatv.fr/articles/2020/chloroquine-la-molecule-qui-ma-rendu-fou-lagent-provocateur-1-9cOL7HrnQOuHQwrNKtaNYQ
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À l’évidence, les talents divinatoires du professeur Raoult - qui lui valent d’être aussi comparé à Claude Allègre, autre « grande gueule » et scientifique reconnu à s’être fourvoyé sur le climat - sont peu fiables. Mais ce manque de pif quand il sort du cadre et cette passion pour la controverse suffisent-il à démonétiser le praticien quand il administre et expérimente une molécule qu’il connaît parfaitement, sur un phénomène (les virus) dont il est un spécialiste ? Et son allure et ce verbe qui détonnent dans un milieu où on pèse ses mots à la virgule près justifient-ils de le brûler en place publique au bûcher des imposteurs ?
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Avec 700 collaborateurs qui exercent dans des laboratoires ultramodernes, son institut est une fourmilière foisonnante. Le patron n’est pas au quotidien le nez sur le microscope de ses chercheurs, au jour le jour, des heures durant. Il supervise ce travail et le cosigne à la sortie. Cette boulimie de publications lui permet donc de figurer en excellente place dans les classements des scientifiques les plus cités.
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quelques-uns, beaucoup plus rares, se concentrent sur l’analyse de son étude. Pour la passer au crible de critères scientifiques, et uniquement scientifiques. Étude contre étude, interprétation contre interprétation, science contre science. Christian Drosten est l’un de ceux-là. La contre-étude qu’il livre est sévère pour les résultats qui fondent la « thèse Raoult » et soudent son camp.
Depuis le début de la crise sanitaire, le chef du département de virologie de la Charité de Berlin s’est imposé outre-Rhin comme une figure scientifique de premier plan. Sa popularité est telle que certains, à 48 ans, lui président un avenir politique radieux au pays des chanceliers, une fois la crise sanitaire passée. Depuis le 26 février dernier, la radio-télévision publique allemande diffuse un entretien quotidien du « virologue du peuple » dans un podcast extrêmement suivi.
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Si « la chloroquine est un médicament bien connu », explique-t-il, « il n’est pas sans effets secondaires ». « On sait depuis longtemps qu’elle est efficace contre beaucoup de virus qui ont des évolutions similaires à ceux des coronavirus », constate le Berlinois. Insuffisant néanmoins pour conclure « qu’il suffit de donner la même substance à un patient pour qu’il soit aussitôt guéri. C’est beaucoup plus compliqué ». Pour le médecin de la Charité, avaler de la chloroquine ne suffit donc pas. « Ce n’est pas aussi simple, répète-t-il ce 19 mars, il faut amener le médicament à l’endroit où se trouve le virus, dans les poumons ». Là « où le virus se reproduit ». ... « Ce qui est mesuré ici, c’est la concentration du virus dans la gorge, où il disparaît de lui-même au bout des 10 premiers jours, pas dans les poumons où se développe la maladie »
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« c’est uniquement la charge virale dans les poumons qui [est] corrélée à l’évolution vers la forme grave de l’atteinte respiratoire »
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Mon ami allemand, qui m’a alerté sur l’intervention de l’homme de la crise à Berlin, a un avis tranché sur le sujet. Pour lui, la messe est dite, l’énorme espoir suscité par l’annonce du protocole pratiqué à Marseille en ressort ébranlé. Le professeur Raoult est-il ce personnage que certains décrivent ? Cet affabulateur que ceux-là veulent voir en lui ? Je connais son histoire et son parcours. Et d’autres réfutent ces arguments, par ailleurs.
Qui croire ?
Illustration de Une : Adrien Colrat - Le Média.
Connu / https://twitter.com/guenotmichel/status/1247820221609578496
guenot michel @guenotmichel - 0 - 3 - 6
Ndlr : cette analyse semble convainquante dans la mise en évidence du manque de crédibilité de l'étude. À suivre ACT
Qui sommes-nous ?
BANLIEUES SANTE est une association à but non lucratif 1901 qui crée et co-crée des innovations sociales et médicales. Étymologiquement Banlieues signifie « lieux bannis », le nom de notre association s’entend donc comme les « lieux desquels la santé est bannie »
À ce titre nos différentes missions ont pour objectif l’inclusion sociale et médicale des personnes habitant des QPV et des zones rurales en France.
Nous « agglomérons » les expériences de nos adhérents et nous œuvrons à leur modélisation, leur portage et leur qualification.
Nos actions ont pour perspective d’aller au plus près de publics difficiles d’accès ou en repli pour leur permettre de tendre vers le meilleur état de bien-être physique et psychologique malgré les freins sociaux, économiques ou encore l’incompréhension du système de santé (littératie en santé).
Approcher, s’ancrer, se niveler et innover pour rendre intelligible la santé.
« Banlieues Santé c’est avant tout le terrain, le terrain des possibles »
La santé ! Une évidence et une priorité pour certains, très compliquée et souvent reléguée en second plan face aux autres problèmes pour d’autres ! La santé c’est précieux et le système de santé l’est aussi, c’est un puissant facteur de cohésion sociale et il nous faut y veiller.
La médecine n’a jamais été aussi poussée et croît en performance mais aussi en inégalités : déserts médicaux, écart d’espérance de vie et chances face à la maladie corrélé à la CSP, préventions et messages de santé publique qui ne passent plus.
Pour un certain nombre de personnes, il est toujours compliqué d’adopter les comportements favorables à leur santé ou de trouver ne serait-ce qu’un médecin généraliste.
Pour beaucoup, le recours aux soins est trop tardif, trop loin ou trop coûteux.
« La nation garantie la santé à tous les citoyens » Préambule constitutionnel.
Rendre accessible et intelligible la santé, c’est l’engagement que s’engage à tenir l’association Banlieues Santé.
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Vidéo Pas2quartier@france24.com @Pas2quartierF24 : Surville, Montereau-Fault-Yonne (Seine et Marne) ; Yassine Ennomany, coordinateur national ; ... 50 bénévoles de la Fondation Essilor ... son père a connu l'amiante, la silicose en mine ... triptique : professionnels, patients, institutions ... amener la santé en bas des bâtiments ... culturellement cette population n'a pas la culture de la prévention santé ... Abdelaali el badaoui, infirmier, président ...
Rejoignez-nous
Envie de contribuer à des actions de santé préventives et des projets d’envergures technologiques ?
Envie de propulser Banlieues Santé, d’en faire le hub d’inclusion sociale et médicale à l’échelle nationale ? N’hésitez plus, en un clic, rejoignez notre équipe !
Vous avez un projet ? Une idée en tête ? Vous pressentez qu’elle peut apporter une vraie avancée pour l’égalité en santé ?
C’est super ! Si vous croyez en votre projet, contactez-nous ! On aura un regard critique mais bienveillant, on vous conseillera et on parlera autour d’un excellent thé !
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De retour ce dimanche 5 avril en partenariat avec le média digital Brut et toujours en version confinée. Karim Rissouli et les chroniqueurs décryptent de chez eux l’actualité française et internationale de la semaine.
Avec :
Daniel Cohen,
économiste, cofondateur de l’école d’économie de Paris. Avec nous, il étudiera les conséquences de cette crise sur les grands équilibres mondiaux, sur notre économie à nous Français et plus largement sur notre modèle de société.
Frédéric Keck,
anthropologue, auteur des Sentinelles des pandémies (à paraitre aux éditions Zones sensibles). Il rappellera notre responsabilité à nous les Hommes dans l’apparition de ces pandémies. Il nous expliquera aussi quelles leçons tirer de cette crise sanitaire qui pourrait être la première d’une longue liste si on n’agit pas contre le réchauffement climatique.
Florence Aubenas,
grande reporter au Monde, qui nous racontera les 11 premiers jours du confinement qu’elle a passé dans l’EHPAD “Les Quatre Saisons” à Bagnolet alors que pour la première fois cette semaine les chiffres des décès dans les EHPAD ont été rendus publics.
A ses côtés, le témoignage de Laurent Garcia, cadre de santé des “Quatre Saisons”, confronté à cette situation inédite.
Au sommaire :
L’économie au coeur de la crise
Confinement J+19. Comment réparer le pays après ces semaines de confinement ? Et comment les grandes entreprises françaises peuvent-elles participer à ce que certains appellent “l’effort de guerre” ? Analyse avec Daniel Cohen, éclairage historique avec Thomas Snegaroff et coup de projecteur de Camille Girerd sur ces constructeurs automobiles qui se mettent à fabriquer des respirateurs pour essayer de sauver des vies.
La Semaine Pol de Félix
Suffert Lopez et Etienne Melou
“La pire crise affrontée par l’humanité depuis 1945” selon l’ONU. Partout, le monde s’organise. En Inde, en Russie, ou même en plein milieu de la mer des Caraïbes… Tour du monde en images.
Le dossier de la semaine
Et face à ce virus qui gagne maintenant l’ensemble de la planète, la première puissance mondiale affiche au grand jour ses fragilités. Les Etats-Unis, son président, et son système de santé défaillant sont dans l’oeil du cyclone… Décryptage avec Meriem Amellal et Thomas Snegaroff.
L’Afrique
face à la pandémie
Notre globe-trotteuse Meriem Amellal nous emmènera également en Afrique, continent qui commence à être sérieusement touché par le virus, mais où le confinement semble souvent quasi impossible. Exemple au Sénégal. Et dans ce contexte, une grande voix s’est levée pour sensibiliser le reste du monde à la catastrophe qui s’annonce pour agir vite en Afrique : le prix nobel de la paix Denis Mukwege.
La “Lettre d’Italie” de Raphaël Tresanini
Comme chaque semaine, on prend la direction de Rome. L’Italie, qui reste le principal foyer de l’épidémie de Covid-19 en Europe, où nous attend le correspondant de Brut et de C Politique sur place, Raphaël Tresanini. Dimanche, il nous emmènera dans le sud du pays à la rencontre d’élus qui ont des méthodes musclées pour combattre le virus.
Le carnet de route de Camille Courcy
Cette semaine, Camille Courcy nous emmènera avec Brut sur les routes de la la Drôme. Comment les ruraux et les néo-ruraux affrontent-ils cette crise qui remet en cause notre modèle de développement ? Vous le verrez, les habitants que nous avons rencontré voient dans cette période de confinement une possible chance pour repenser nos modes de vie.
Sur le terrain avec Maxime Darquier
Maxime Darquier nous raconte depuis 3 semaines la vie des soignants, en première ligne face à cette crise. Si les gestes de solidarité à leur égard continuent de se multiplier, ces derniers jours, avec la pression psychologique et la peur liées au confinement, on assiste parfois au phénomène inverse… Abdelaali el badaoui, infirmier, président de Banlieues santé fait appel aux dons / https://banlieues-sante.org/
Immersion au coeur d’un EHPAD
Également au coeur de l’actualité de la semaine, le sort de nos aînés face au virus. Déjà près de 1000 morts dans les EHPAD depuis le début de la crise. Alors que le pic de l’épidémie se rapproche, les personnes âgées risquent-elles d’être les grandes sacrifiées du Covid-19 ? Avec nous, la journaliste Florence Aubenas, qui vient de passer 11 jours en immersion dans un EHPAD de Seine Saint-Denis ; et témoignage d’un homme qui accompagne au quotidien des résidents désemparés face à la situation, Laurent Garcia...
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Thèmes associés Sciences architecture coronavirus santé
Peste, choléra, tuberculose… les épidémies ont contribué à façonner nos villes. Pendant des siècles, l’un des enjeux majeurs de l’architecture et de la conception des villes a été de permettre la circulation de l’air, jugé coupable de porter avec lui les mauvaises odeurs la peste, le choléra ou la tuberculose.
Le boulevard Saint Germain à Paris lors des travaux haussmanniens en 1887 (gravure) Haussmann a changé la physionomie de Paris, son but était de faire disparaître le choléra. © Getty / Apic
Nous en parlons avec Philippe Rahm, architecte suisse, diplômé de l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne en 1993.
Il est l'auteur de Le jardin météorologique et autres constructions climatiques (ed. B2).
Hippocrate disait « si on est malade tout seul, c’est qu’on a mangé quelque chose de mauvais. Mais si on est malades à plusieurs c’est que l’air n’est pas bon. Donc il faut changer l’air, le faire circuler ».
Pour tous les médecins du Moyen-Âge, la corruption de l’atmosphère est la cause première de la peste, comme l’affirme par exemple Aldobrandini à Sienne ou Ibn Khatimah à Grenade.
En 1853 Napoléon III et Haussmann font le projet d’assainir Paris grâce à des réalisations architecturales et d’urbanisme mieux adaptées aux contraintes de l’hygiène publique.
Ainsi les transformations urbaines à Paris sont essentiellement dues au choléra.
En l’absence de compréhension des mécanismes épidémiques du cholera qui se propage en réalité dans l’eau, et ignorant l’existence des bactéries, c’est l’air que l’on rend responsable jusqu’en 1883 de la maladie. Mais c’est en fait grâce aux travaux d’Haussmann en sous-sol avec la construction des égouts, la gestion de l’eau potable et des eaux usées que les grandes épidémies de choléra ont disparu dans la capitale.
Pour aller plus loin :
- AOC media : Coronavirus ou le retour à la normale https://aoc.media/opinion/2020/03/09/coronavirus-ou-le-retour-a-la-normale/
- Le Monde : Peste, choléra, tuberculose… les épidémies ont modelé nos villeshttps://www.lemonde.fr/smart-cities/article/2020/03/30/comment-les-epidemies-ont-modele-nos-villes_6034868_4811534.html
Ndlr: intuition de l'air vicié
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Bernard Swynghedauw plaide dans cette présentation pour une écologie globale de la santé, cherchant notamment à mieux prendre en compte le microbiote dans les questions de santé publique. Il pose en filigrane la question de la capacité de l'homme à s'adapter à lui-même.
Catégorie Éducation - 0 commentaire
Transcription :
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L'homme peut-il s'adapter à lui-même ?
- Les changements environnementaux actuels semblent bien irréversibles, ou en passe de le devenir, et le seul problème sérieux n'est pas de savoir si nous pourrons les réduire mais comment et j'usqu'où nous nous y adapterons.
- L'adaptation de l'homme ne peut qu'être planétaire et sous-entend un certain degré de gouvernance à ce niveau, elle doit prendre en compte un facteur déterminant :
LES INÉGALITÉS SOCIO-ÉCONOMIQUES ET CULTURELLES.
... (son) livre recommandé "Pour une écologie globale de la santé" => ACHETER (ou à tout le moins, lire) ACT
Ndlr : a PLPDLA, le contacter ACT
L'Ecole des hautes études en santé publique (EHESP) a développé différents outils, méthodologies et formations pour accompagner les acteurs du territoire vers une meilleure intégration de la santé et du bien-être dans les politiques d'urbanisme et d'aménagement.
C'est suite au Grenelle de l'environnement, ensemble de rencontres politiques ayant offert davantage de visibilité aux questions de santé,
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l'EHESP a lancé le projet d'intégration de la santé dans les opérations d'aménagement (Isadora), porté conjointement avec l'agence d'urbanisme Bordeaux Métropole (A'urba) et la fédération nationale des agences d'urbanisme (FNAU). Prévu pour aboutir fin 2019, Isadora prendra également la forme d'un guide à l'intention des acteurs de l'aménagement. « Ce document comprendra à la fois un volet conceptuel abordant l'état des connaissances scientifiques sur les liens existants entre différentes thématiques de l'aménagement (ambiance urbaine, nature en ville, espaces publics, mobilité...) et la santé. Et un volet opérationnel permettant de prendre en compte les enjeux de santé à chaque étape de l'élaboration d'un projet d'aménagement urbain », explique Anne Roué-Le Gall, enseignante-chercheuse au département santé-environnement-travail et génie sanitaire de l'EHESP. ...
.#Demain la Ville #Qualité de vie | Lecture 6 minutes
D’un marché de Wuhan à une usine en Bavière, puis au monde entier… Encouragées par le monde moderne, ses villes et ses réseaux, les épidémies ne semblent plus avoir d’obstacles. L’urbanisme était pourtant né avec elles, pour freiner le choléra et la tuberculose. L’aménagement urbain est-il encore capable de nous maintenir en bonne santé ?
“Wuhan en Bavière”
Si l’origine exacte du Covid-19 est encore discutée, elle semble partir d’un marché de fruits de mer fréquenté et populaire à Wuhan en Chine, dans les derniers jours de décembre 2019. Puis le virus s’est propagé par la gare de Hankou, la troisième plus grande de la ville, à quelques enjambées de là. Il aurait ensuite fait ses premiers pas hors de Chine par la Bavière, où une chinoise contaminée était venue assister à une formation professionnelle de son entreprise, l’équipementier automobile Webasto. Pour beaucoup d’experts il s’agit d’une zoonose, c’est à dire une maladie infectieuse d’origine animale : 60% des virus infectieux décrits chez l’homme ont un animal réservoir. On parle d’une chauve-souris, d’un pangolin, voire les deux ?
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Dans le cas de maladies vectorielles, transmises par le moustique ou la tique, il y a souvent une problématique de dégradation des écosystèmes naturels. Si il y a une prolifération c’est que quelque part l’environnement n’est plus en capacité de réguler. On a cassé un équilibre, ce qui provoque un déséquilibre et un emballement des choses.
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La thèse est confirmée par Sonia Shah dans le Monde Diplomatique, « notre vulnérabilité croissante face aux pandémies a une cause plus profonde : la destruction accélérée des habitats ». Énumérant les grandes épidémies de ces dernières années (Ebola, Lyme, E. Coli, SRAS, grippe aviaire…), la journaliste dénonce ainsi l’urbanisation, la déforestation et l’industrialisation, non pas comme des facteurs d’apparition de virus – le phénomène est naturel – mais comme des facteurs de propagation. Pour elle, la protection des habitats naturels, et de manière plus générale la compréhension des mécanismes écologiques, pourra réduire l’émergence d’épidémies.
L’urbanisme a aussi un rôle à jouer. ... l’aménagement a su par le passé endiguer des vagues d’épidémies infectieuses meurtrières. C’est ce que rappelle l’architecte urbaniste Albert Lévy dans son ouvrage Ville, urbanisme et santé – Les trois révolutions (2012) : « La question de la santé est un déterminant majeur dans la naissance de l’urbanisme ». ... choléra en 1832 ... ancien chercheur au CNRS, membre du Réseau Environnement Santé, raconte comment le courant hygiéniste a structuré le développement des villes au XIXème siècle ... « Chaque fois que la médecine n’était pas capable de juguler des crises sanitaires on a fait appel à l’espace et à l’environnement pour les résoudre à titre préventif. » Pour Haussmann par exemple, Paris est jugé « malsain » et doit être assaini ... La Charte d’Athènes rédigée en 1933 pousse la logique plus loin : la ville est divisée en quatre fonctions (logement, travail, loisir et infrastructures de circulation). L’espace public réduit au maximum, au profit des voitures. Avec les avancées de la médecine et de la pharmacologie, le tout curatif vient remplacer progressivement le préventif, entraînant dans la deuxième moitié du XXème siècle, le divorce entre urbanisme et santé.
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Aujourd’hui, Albert Lévy comme Anne Roué-Le-Gall encouragent un retour de l’approche sanitaire préventive dans l’aménagement urbain. « Nous vivons actuellement une véritable transition épidémiologique, marquée par une explosion des maladies chroniques » explique l’architecte. Ce sont les cancers, maladies cardio-vasculaires, maladies respiratoires, asthme, allergies, obésité, diabète… mais aussi les souffrances mentales, l’autisme ou la baisse de la fertilité masculine. Non transmissibles, ces maladies sont directement liées à nos modes de vie, notre alimentation et notre environnement : « On parle d’épidémie parce que ça touche énormément de personnes, et de plus en plus » résume Anne Roué-Le-Gall.
Typiquement urbaines, ces nouvelles maladies sont dues à la sédentarité, la précarité, l’isolement ou aux différents types de pollutio (air, eau, bruit, perturbateurs endocriniens…). Les dérèglements climatiques contribuent à cette crise sanitaire, en cas de stress hydrique ou de canicule par exemple. ... double épidémie : en fragilisant le système immunitaire, notamment des personnes âgées, les maladies chroniques rendent plus vulnérables aux maladies infectieuses
Santé planétaire [image] L'aménagement favorable à la santé - EHESP
Co-autrice de plusieurs guides méthodologiques à destination des décideurs et professionnels de l’aménagement urbain, Anne Roué-Le-Gall ne désespère pas. Dans la lignée des définitions de l’OMS et de la vision dite de « planetary health », elle défend une approche de santé dite globale et positive. « On a une culture française très axée sur la réduction des facteurs de risque. Il y a absolument besoin de faire évoluer cette culture pour ne plus seulement réduire les risques, mais promouvoir ce qui marche, ce qui fait santé. »
En rupture avec l’aménagement hygiéniste, cette approche de la santé publique se veut socio-écologique.
... éviter un aménagement dogmatique et standardisé, qui pourrait avoir des conséquences indésirables. Le guide insiste sur l’importance d’anticiper les antagonismes et les synergies entre les aménagements de santé et ceux pour l’environnement. ... guide ISADORA est financé non plus seulement par le ministère de la santé, mais également celui de la transition écologique. La chercheuse y voit le signe plutôt encourageant d’une évolution des mentalités.
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L'épidémie de coronavirus continue à se répandre dans notre pays malgré le confinement. Les services hospitaliers déjà en tension, craignent d'être submergés. Avec au final le risque de devoir refuser d’hospitaliser des malades.
Comment en est-on arrivé là ? Pour Nicolas, aide soignant à Paris et Olivier, infirmier anesthésiste à Sud Santé, la responsabilité des politiques d'austérité est lourde. L'hôpital sans moyens, laisse ses personnels en première ligne et souvent démunis face au virus.
Un reportage de Benoît Deverly et Camille Chastrusse.
.#Coronavirus #Soignants #Santé
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... les fréquences radio autour de 3,5 gigaHertz (mises aux enchères en premier avant un début de commercialisation cet été) ... fréquences plus élevées, dites « millimétriques », qui seront utilisées plus tard et pour lesquelles les données sont « plus nombreuses ». ... « Aujourd’hui, personne n’est capable de prévoir avec certitude combien de personnes et quand utiliseront ces réseaux 5G », a commenté Olivier Merckel, expert de l’Anses.
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⬇︎ SOURCES ⬇︎
https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/direct-coronavirus-la-chine-interdit-le-commerce-d-animaux-sauvages-jusqu-a-ce-que-l-epidemie-se-tasse_3800389.html
https://edition.cnn.com/2020/01/23/asia/wuhan-china-coronavirus-sars-response-intl-hnk/index.html
https://www.youtube.com/watch?v=aL6KCwzdK0E
https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/coronavirus-wuhan-est-une-ville-de-pestiferes-raconte-le-correspondant-de-france-2-dans-la-ville-chinoise-consideree-comme-l-epicentre-de-l-epidemie_3796859.html
https://www.businessinsider.fr/us/us/xi-jinping-warned-that-china-spread-of-coronavirus-is-accelerating-2020-1
https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-et-infections-respiratoires/infection-a-coronavirus/articles/cas-de-pneumonies-associees-a-un-nouveau-coronavirus-2019-ncov-a-wuhan-en-chine
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https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/virus-en-chine-letrange-marche-de-wuhan-ou-l-epidemie-a-commence_3797071.html
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1488784/crise-wuhan-epreuve-politique-xi-jinping-analyse-francois-brousseau
https://www.washingtontimes.com/news/2020/jan/24/virus-hit-wuhan-has-two-laboratories-linked-chines/
https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/01/26/coronavirus-la-lettre-de-la-realisatrice-ai-xiaoming-a-ses-amis-et-ses-followers_6027275_3232.html
Catégorie Actualités et politique 1 760 commentaires
disponible jusqu'au 06.02.20
science & santé - 53 min - tous publics
Le 26 avril 1986, le réacteur n°4 de la centrale de Tchernobyl, en Ukraine, explose, provoquant la plus grave catastrophe de l'histoire du nucléaire. Six mois plus tard, le premier sarcophage de recouvrement est édifié dans l'urgence. En 2007, les autorités ukrainiennes confient au consortium français Novarka la construction d'un nouveau sarcophage qui doit venir se glisser sur le précédent. Il s'agit d'empêcher les fuites et de permettre de démanteler le coeur du réacteur accidenté. Un chantier inédit de plus d'un milliard et demi d'euros. Dès le début, les travaux se font dans des conditions de dangerosité extrêmes. L'ancienne construction n'est plus étanche et menace de s'effondrer.
réalisé par : Martin Gorst
Mauvaises ondes
La cour d'appel de Turin a reconnu comme maladie professionnelle la tumeur d'un homme ayant travaillé pendant 15 ans avec son téléphone portable près du visage. Son employeur, Telecom Italia, a été condamné à lui verser des indemnités.
citée par le journal il Fatto Quotidiano https://www.ilfattoquotidiano.it/2020/01/14/cellulare-e-tumori-corte-di-appello-di-torino-conferma-nesso-tra-uso-e-cancro-allorecchio-spesso-studiosi-sono-in-conflitto-dinteresse/5670261/
...
Cette décision entre en contradiction avec les conclusions rendues il y a quelques mois par l'Institut supérieur de la santé italien. Dans un rapport rendu en août 2019, cette autorité publique estimait que les données disponibles ne permettaient pas d'associer l'utilisation du téléphone portable avec un risque accru de tumeur. Elle indiquait cependant que des éléments manquent encore pour évaluer précisément l'effet à long terme d'une utilisation commencée pendant l'enfance.
Lire aussi
Danger des ondes de portables : en route vers un "phonegate" ? https://www.marianne.net/societe/danger-ondes-telephones-portables-en-route-vers-un-phonegate
Clés : santé ; numérique
Clés : Téléphonie ; vrai ou fake ; Tech / Web ; Santé
... "Il n’y a pas aujourd'hui de risques avérés pour la santé, des ondes de téléphones portables", assure René de Sèze, médecin et chercheur à l'Ineris (Institut national de l'environnement industriel et des risques). Pourtant, certains assurent toujours que nos téléphones portables ont un impact sur notre santé.
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Connu / https://twitter.com/INERIS_fr/status/1207982953399308288