Écologie ; Numérique
La 5G, avatar du monde d'après? C'est la question qu'on pose au journaliste Nicolas Berard, auteur de 5G mon amour, enquête sur la face cachée des réseaux mobiles. La 5G serait le révélateur d'un monde énergivore que nous prépare les industriels. Elle interroge notre rapport à la consommation et questionne notre modèle de développement. Ce réseau sans fil cinquième génération doit multiplier les débits par dix. Prévu pour combiner les nombreux objets connectés tels que les voitures autonomes qui doivent arriver sur le marché, la 5G est une condition à la mise en place du smart world, ce projet de monde connecté, structuré par les nouvelles technologies.
TR : ... extractivisme phénoménal ... on n'a aucune espèce d'idée de l'effet des ondes électromagnétiques sur la santé humaine
RKP : vous dites que c'est une pollution et que c'est un principe de précaution qu'il faut appliquer. C'est-à-dire qu'il y a vraiment une lutte à mener
NB : oui, la pollution est avérée. Dès lors qu'on injecte dans l'environnement quelque chose qui n'est pas naturel, pour moi, c'est une pollution. Ensuite, on a quand même beaucoup d'études qui semblent démontrer que ces ondes ont un effet sur le vivant, que ce soit sur les humains, mais aussi sur les animaux. Ya le NTP, principale agence sanitaire des USA qui vient de publier une étude (1)
10:02 TERMINER ACT
le vivant n'a pas forcément le temps de s'adapter. L'effet kotail est une des inquiétudes de l'anses
... le mythe de la croissance verte ... 200 fois plus d'antennes ... va s'ajouter à l'existant ...
(1) NTP TECHNICAL REPORT ON THE Toxicology and carcinogenesis studies in Hsd:SPRAGUE DAWLEW SD RATS exposed to whole body radio frequency radiation at a frequency (900 MHz) and modulations (GSM AND CDMA) used by celle phones - Scheduled peer Review - March 26 to 28, 2018
aussi à https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?n7lA7A
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Caroline Fiat, Députée LFI, soutient la liste "Un Havre Citoyen avec Jean-Paul LECOQ"
Clés : Discriminations ; Répression ; Santé
Camille et ses invités du jour la politologue Virginie Martin, Yvan Le Bolloch, ainsi que l'avocate Caroline Mecary et Bruno Gaccio sont de retour pour un sixième épisode des Masques et la tune ! Pour cette nouvelle émission : "Macron : Le mythomane" nous allons revenir sur le discours de dimanche dernier du Président de la République, ainsi que sur la journée de mobilisation des soignants qui avait lieu hier.
Vide : C'est le mot qui est le plus ressorti pour décrire le discours du Président de la République dimanche dernier. Emmanuel Macron s'est adressé aux français et a déroulé une séquence d'auto satisfaction assez sidérante, avec une bonne dose de mensonge éhonté. Macron aurait pris toujours les bonnes décisions, toujours dans l'intérêt général. Après avoir débité un certain nombre de banalités incantatoires opposées en tout à ses actions passées et actuelles, et avoir passé un peu de pommade aux soignants, deux choses restaient à noter : l'usage du mot "séparatistes" et l'affirmation d'un changement profond qui l'aurait saisi. Bref, nos chroniqueurs diront ce qu'ils en pensent.
Et puis on parlera ensuite de la journée de mobilisation des soignants de ce mardi 16 juin 2020, 2 jours après avoir encore loué leur courage, Emmanuel Macron leur envoyait les CRS et la BRAV, et par des lacrymo, des coups tonfa, de grenades et tirés par les cheveux que les "héros" proclamés par Macron ont été reçu. Puisqu'ils ne veulent pas de médailles, ils auront comme les autres : la terreur policière.
voir aussi https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?jNrgKA
Soignants, les héros en colère
Première grande démonstration de force nationale des personnels soignants après le déconfinement consécutif à l’épidémie de COVID 19. Une épidémie qui nous a rappelé l’importance stratégique de l’hôpital public, mais aussi son état désastreux. Plusieurs décennies de gestion néolibérale et d’économies de bouts de chandelles sont passées par là.
Après les grandes promesses au plus fort de l’économie, Emmanuel Macron est désormais au pied du mur. Pendant que le gouvernement organise le “Ségur de la Santé”, le rapport de force s’établit dans les rues. Avec en toile de fond une interrogation : les applaudisseurs de balcons se mêleront-ils aux cortèges des soignants pour réclamer à l’unisson du fric pour l’hôpital public ?
Clés : Coronavirus ; Répression ; Santé
État d'urgence - Écologie ; Nucléaire
" 40 ans ça suffit, débranchez la centrale nucléaire du Tricastin !" La formule claque sur les banderoles des anti-nucléaires rassemblés dans trois villes. A Lyon, Paris et Pierrelatte, à l'occasion de l'anniversaire du premier réacteur du Tricastin, des représentants des collectifs et associations écologistes sont venus protester contre un éventuel prolongement de son activité. Le Média était sur place.
Ils sont venus se rassembler simultanément, à Paris devant le siège d'EDF, à Lyon devant les locaux de la division territoriale de l'Autorité de Sureté Nucléaire (ASN) et à Pierrelatte devant la centrale nucléaire.
Une quinzaine de personnes, représentant chacune un collectif, une ONG ou une association, se retrouvent sur chaque site pour prendre de surprise les autorités et exiger l'arrêt du réacteur numéro 1 de la centrale du Tricastin. Vieille de 40 ans, elle est la première à avoir fait l'objet d'une quatrième visite décennale de l'ASN.
Ces rassemblements coïncident avec l'audition de l'ASN, qui présente à l'Assemblée Nationale les conclusions de son rapport annuel 2019. Le gendarme du nucléaire est revenu sur sa visite des installations du Tricastin et rappelle qu'il existe un risque spécifique lié aux tremblements de terre.
Ce risque, l'ASN l'exprimait déjà dans ses précédents documents, écrivant que "s'agissant de la digue protégeant la centrale nucléaire du Tricastin, EDF a mis en évidence, en 2017, un risque de rupture d’une de ses parties en cas de séisme de niveau SMS (Séisme Maximum de Sécurité) . L’inondation en résultant pouvait conduire à un accident de fusion du combustible nucléaire des quatre réacteurs de la centrale du Tricastin et aurait rendu particulièrement difficile la mise en œuvre des moyens de gestion d’urgence internes et externes." Des craintes qui poussent l'institution à exiger d'EDF le renforcement de la digue.
Sauf qu'il n'y a pas que les séismes qui menacent la sécurité du site nucléaire. La centrale du Tricastin, qui produit 5% de l'électricité du parc nucléaire français, est pointée du doigt pour sa vétusté et une mauvaise maintenance. Plusieurs enquêtes mettent en évidence des fuites, notamment du tritium. Des doses infimes de ce radio-élément sont présentes à l'état naturel. Or là, ce sont des doses plus importantes, reversées par la centrale, que détectent des experts de la radioécologie dans l'environnement Tricastin.
Autant d'éléments motivent les écologistes à exiger l'arrêt du plus vieux réacteur Tricastin. Mais leur revendications semblent inaudibles dans un climat tendu où les pelotons spécialisés de protection de la gendarmerie (PSPG) chargées de la protection des installations nucléaires sont intervenues lors du rassemblement devant la centrale.
Ces unités de contre-terrorisme sous contrôle tactique du GIGN ont même empêché les journalistes, dont Le Média, de réaliser des images de l'action ou des interviews sur place.
Contacté par Le Média, EDF n'a pas répondu à nos sollicitations.
Connu / https://twitter.com/RemikenzoPages/status/1272203744726462464
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Le Média a retweeté
Rémi-Kenzo @RemikenzoPages · 9h
Dernier reportage #etatdurgence de @LeMediaTV. Je suis parti dans le Tricastin, rencontrer différents acteurs de la filière nucléaire. J'ai couvert un rassemblement d'opposants au site nucléaire. Depuis longtemps je souhaite me pencher sur ce site décrié.
1 - 18 - 21
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Ndlr : /tritium cf https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?9MTgBQ
INFOGRAPHIES & VIDÉOS
La Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) vient de publier une solide synthèse des connaissances existantes pour expliquer le lien entre perte de biodiversité et développement des zoonoses, des maladies qui se transmettent de l’animal à l’Homme, comme ce fut le cas du Covid-19. Pour la plateforme, il y a consensus sur le fait que le risque s’accroît avec l'érosion de la biodiversité.
...
risque augmenté par le réchauffement climatique
...
les auteurs estiment qu’"il existe des constats antérieurs de fortes atteintes à la biodiversité, et en particulier à l'intégrité des écosystèmes en Chine, avec des conséquences sur l'état des populations de certaines espèces, dont les chauves-souris." "On sait que la déforestation est encore en cours dans plusieurs régions chinoises et limitrophes (notamment Vietnam et Laos), où se trouvent les hôtes des virus, pour l'instant présumés, à l'origine du Covid-19 (chauve-souris et pangolins)", pointe la FRB.
Enfin, la FRB conclut qu’"une meilleure protection de la biodiversité, en particulier dans les pays du sud, ne peut s’envisager et être durable que si les pressions de consommation, notamment d’origine externe (déforestation importée) sont significativement réduites". La France s’est engagée à mettre fin à la déforestation importée d’ici 2030. Selon le WWF, en cinq ans, ce sont 15 millions d'hectares de forêts qui ont été rasés pour l’importation de sept matières premières critiques (huile de palme, soja, cacao, caoutchouc, pâte à papier, bois et bœuf), dont un tiers dans des pays présentant un risque élevé de déforestation.
, @conce1
(1) Voir la synthèse publiée par la FRB https://www.fondationbiodiversite.fr/wp-content/uploads/2020/05/Mobilisation-FRB-Covid-19-15-05-2020-1.pdf
Coronavirus ; Santé
Quand le physicien David Mendels, l’invité de Denis Robert du TPA de ce soir, est rentré de voyages en janvier dernier et qu’il a vu grimper les taux de contamination au Covid en Asie, il a compris vite que les tests sanguins individualisés seraient un des enjeux et une des solutions du problème. Directeur technique d’une start up française - Xrapid -, spécialisée en intelligence artificielle et microbiologie, forts de leur expérience avec les tests pour la malaria, lui et ses collègues ont rapidement mis au point un système pour mesurer la fiabilité des tests Covid. C’est ce qu’il nous explique ce soir : « Le Covid est un virus trop petit pour être vu en microscopie optique mais quand est arrivé la crise en France, on avait déjà deux ou trois mois de retard sur les Chinois et les Coréens qui avaient développé des tests de diagnostic rapide. »
Se basant sur un appel d’offres du Ministère de la défense pour aider à vaincre l’épidémie, profitant du confinement, l’équipe autour de David Mendels s’est mise au travail : « On s’est dit qu’on allait mettre en route notre projet. On a pu sortir un prototype en une semaine ». Un prototype de testeur de tests. Après les choses ont traîné un peu. Mais face à la quantité de laboratoires se mettant à fabriquer des tests dans un but pas uniquement humanitaire, des médecins parisiens de l’hôpital du Kremlin-Bicêtre, missionnés par l’Institut Pasteur, ont collaboré, leur envoyant 5 des 11 tests représentant plus de 2’000 dispositifs à tester. Le marché du test Covid - vendu en pharmacie autour de 40/50 euros et sur Internet entre 15 et 99 euros - est très lucratif.
Jusque-là, tout va bien. C’est ensuite que l’histoire défie l’entendement. Le Ministère de la santé a homologué une liste de 23 tests le 20 mai dernier, dont la plupart, selon les propres termes, du physicien sont « tout pourris ». Entendez par là qu’ils peuvent diagnostiquer des personnes saines comme étant malades du Covid. Et plus grave, des personnes malades, saines. Sur les 11 tests sur lesquels a travaillé David Mendels, un seul a franchi la barre de la fiabilité selon les critères établis par la haute autorité de santé (HAS) en matière de spécificité et de sensibilité. Pourtant dans la liste finale, la plupart y compris les pires, ont été homologués par le Ministère. « Je ne suis qu’un scientifique donc je ne sais pas s’il y a malveillance ou incompétence derrière cela » explique, sidéré, le docteur en physique « Mais quand les résultats se perdent à plusieurs niveaux comme c’est le cas ici, on est en droit de se poser la question de ceux qui contrôlent les contrôleurs. Et on est également en droit de nous demander si tout s’est passé de la sorte pour la gestion de la crise du Covid ? »
Cet entretien révèle un nouveau scandale de santé publique et montre que, pour des raisons troubles, des tests - remboursés par la sécurité sociale - dont on savait qu’ils étaient peu voire pas fiables, ont été mis en vente. Plus précisément, cela signifie que depuis trois semaines maintenant, des personnes qui pensent ne pas avoir le Covid puisqu’elles ont été testés négatives, l’ont probablement…
Connu / https://twitter.com/LeMediaTV/status/1270422912655331335
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Le Média @LeMediaTV · 9h ... #Covid19 - 5 - 106 - 94
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Transcription : ... pcr polymerase chain reaction ... tdr tests de diagnostic rapide lecteur de tests universel ...
25 092 vues - 2,7 k - 18 - 386 k abonnés
"Elle ne restera pas confinée notre colère. Nous allons l’exprimer de plus en plus fort et nous allons l’exprimer tous ensemble ! Pendant le confinement on nous parlait d’un plan massif pour les hospitaliers et maintenant qu’on a commencé à déconfiner, on nous a présenté ce plan Ségur qui laisse la situation se dégrader encore plus. On ne va pas laisser passer ça."
.#Hôpital #Santé #Covid
Catégorie Actualités et politique 377 commentaires
Launched in 2009, the International Health Policies Network (IHP Network) is an initiative of the Institute of Tropical Medicine, Antwerp (ITM), run by the Health Policy and Financing Unit. Currently it is part of the Belgian component of the 2017-2021 DGD (FA IV) framework, under Outcome 2, “Belgian and global policies for better health are supported through collaborative knowledge production, management and advocacy”.
Connu / https://www.internationalhealthpolicies.org/wp-content/uploads/2020/05/IHPn573-FR.pdf
Le bulletin hebdomadaire International Health Policies (IHP) est une initiative de l'unité Politique de santé de l'Institut de médecine tropicale d'Anvers, en Belgique.
Tags Capitalisme Néo-colonialisme Oligarchies
L’écologiste indienne, figure de la lutte contre les OGM et Monsanto, est très critique du « philanthrocapitalisme », incarné notamment par Bill Gates et sa fondation. Pour elle, cette générosité désintéressée cacherait une stratégie de domination bien rodée. Entretien.
...
Connu / https://twitter.com/pathrs/status/1264114448148639747
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Dr. Vandana Shiva a retweeté Paul Harris @pathrs · 9h .@drvandanashiva ... 3 - 8 - 13
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4 526 vues - 610 - 10 - 34,5 k abonnés
Le 21 mai 2020, Adrien Quatennens était l'invité de la matinale de France info. #8h30Politique #Municipales2020 #Covid19 #HôpitalPublic #Santé
Catégorie Actualités et politique 87 commentaires
Par :
Frédéric Rivière
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La députée du Val-de-Marne Mathilde Panot, vice-présidente du groupe parlementaire LFI à l’Assemblée nationale, dénonce le « fiasco de la gestion gouvernementale du coronavirus en France », et loue les mérites de la Commission d'enquête de l'Assemblée nationale, menée par le seul groupe de la France insoumise.
*Clés : France Coronavirus Confinement
Nous aimions nous croire invulnérables. La réalité nous a rattrapés.
La crise sanitaire que nous traversons a interrompu brutalement le cours de nos vies. Elle a imposé le confinement de la moitié de la planète et perturbé toutes nos habitudes. Des millions de personnes ont perdu leur emploi. Beaucoup ont dû dire adieu à des proches. Avec la crise, nos préoccupations ont profondément changé.
Aujourd'hui, le gouvernement prend des mesures extraordinaires pour sauver des entreprises. Demain, il organisera la relance de l’économie. Mais la grande erreur serait de reconstruire notre monde en conservant les méthodes d’hier. Notre société s’est révélée fragile, alors que nous sommes face à de nombreux autres périls. En plus des crises sanitaires, les désastres écologiques nous menacent et les inégalités sociales nous rendent toujours plus vulnérables.
Regardons en face nos vulnérabilités.
La destruction de la biodiversité augmente considérablement le risque de pandémie. La déforestation et le braconnage créent une proximité forcée avec des animaux sauvages et nous exposent à des crises sanitaires. Nos systèmes de santé ne peuvent pas y faire face.
Certaines activités économiques conduisent à d’autres désastres environnementaux qui nous menacent directement. Les bouleversements climatiques, l’épuisement des ressources, les pollutions entraîneront inévitablement des situations parfois plus meurtrières que le Covid-19: pénuries alimentaires, canicules, catastrophes naturelles plus fréquentes, raréfaction de l’eau douce, mais aussi augmentation des inégalités, migrations climatiques, etc.
Nous appelons donc nos décideuses et décideurs à revoir nos priorités dans la reconstruction qui s’annonce pour éviter les catastrophes à venir.
Le temps est venu de garantir la pérennité des activités essentielles assurées par nos services publics.
Investissons massivement dans notre système de santé, dans l’éducation et dans la recherche. Revalorisons enfin ces métiers, plus que jamais nécessaires.
Le temps est venu de développer les activités et métiers nécessaires à une reconstruction écologique et sociale.
Investissons massivement, formons et créons des emplois dans les activités écologiquement et socialement responsables, comme la rénovation thermique des bâtiments et les transports décarbonés. Passons à des modèles industriels, agricoles et alimentaires de proximité accessibles à tous. Relocalisons les activités utiles à notre société sans pour autant bannir nos échanges avec le reste du monde.
Le temps est venu d’imposer le ralentissement des activités qui nous mènent à des désastres écologiques et sociaux.
Conditionnons strictement le sauvetage de certains secteurs, comme l’automobile, à l’alignement de leurs activités avec nos objectifs écologiques. Engageons les secteurs incapables d’y parvenir suffisamment rapidement, comme l’aviation et le tourisme de masse, à suivre des impératifs écologiques et sociaux très forts, et à réduire progressivement leur activité. Mettons en place ces mesures dans le respect des engagements climatiques pris par la France. Accompagnons également la formation et la reconversion des salariés qui ne doivent pas subir les conséquences des choix industriels effectués par le passé.
L’État vient de montrer qu’il est capable d’écouter la communauté scientifique et de mobiliser des moyens financiers exceptionnels lorsque la situation l’impose. En tant que citoyens, nous montrons que nous sommes capables d’accepter de changer radicalement notre mode de vie quand l'intérêt général est en jeu. Depuis 2019, la Convention Citoyenne pour le Climat prouve qu’un collectif réunissant des citoyens tirés au sort qui se forment aux questions écologiques peut faire des propositions constructives.
L’État doit désormais intégrer les enjeux écologiques et sociaux dans la reconstruction de notre société. Il est de son devoir d’associer la société civile aux débats et aux prises de décision qui vont avoir un impact décisif sur notre futur. Nous sommes nombreuses et nombreux à vouloir participer à la construction d’un avenir désirable.
Décideuses, Décideurs, il est temps d’agir !
Ils portent l'appel
Alter'Actions - Animafac - APF France handicap - Association Nationale des Etudiants en Médecine de France - Association négaWatt - Association pour la Protection des Animaux Sauvages - ATD-Quart Monde - Avenir Climatique - B.A.-BA FAEAP - Campus de la Transition - Citoyennes.ens Lobbyistes d'Intérêts Communs - Citoyens Pour Le Climat - CliMates - Colibris - Collège des Directeurs de Développement Durable - Comité 21 - Confédération Nationale des Junior-Entreprises - Convergence Infirmière - COP2 étudiante - Earth Uprising France - Emmaüs - Enseignant.e.s Pour La Planète - Entrepreneurs d'Avenir - Extinction Rebellion - Groupe ACR - FAGE - Fédération Nationale des Etudiant.e.s en Soins Infirmiers - FIDL - Filière Paysanne - Fondation Nicolas Hulot - Football et Ecologie - Forum Français de la Jeunesse - France Nature Environnement - Gilets Citoyens - Greenlobby - Groupe SOS Transition écologique - Il est Encore Temps - Institut Rousseau - Institut Veblen - Jeunes Ambassadeurs pour le Climat - La Fresque du Climat - Labos 1.5 - Latitudes - Les Greniers d'Abondance - Les Shifters - Low Carbon France - Makesense - Miramap - Mycelium - NOISE - Notre Affaire A Tous - On Est Prêt - Paris-Bascule - Pour un réveil écologique - Printemps Ecologique - Profs en Transition - REFEDD - Réseau Action Climat - Réseau Environnement Santé - Resilience - Sciences Citoyennes - SOS Maires - Together For Earth - Terra Nova - The Shift Project - UNEF - UNICEF France - Unis Pour La Planète - URIOPSS Nouvelle-Aquitaine - WARN - WWF - Yon A Lot - L'Un à l'Autre - Youth For Climate France
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édité par Soutien au collectif Pour Un Réveil Écologique, association loi 1901 déclarée auprès de la Préfecture de Police de Paris.
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Directrice de la publication : Claire Egnell, présidente de l’association “Soutien au collectif Pour Un Réveil Écologique”
L’Appel commun à la reconstruction est porté collectivement par les organisations listées dans le bandeau “Ils portent l'appel” du site.
Contact général : contact@appel-commun-reconstruction.org
Contact presse : Antoine Trouche, du collectif Pour un réveil écologique - press@appel-commun-reconstruction.org
Contact Protection des Données : contact@appel-commun-reconstruction.org
Hébergeur OVH
4 mai 2020
Texte relayé par https://blogs.mediapart.fr/patrickloiseleur/blog/070520/appel-commun-la-reconstruction
Notre pays connait une crise sanitaire sans précédent. Un état de guerre suivant les mots du Président de la République. Comme en 1870, il ne devait pas manquer un bouton de guêtre à nos combattants. On a vu ce qu’il en a été. Des soignants désemparés par le manque d’équipement de base et notamment les masques.
Nos soignants de la première ligne ont dû faire face à la pénurie.
...
Aujourd’hui, la consternation s’allie au dégoût.
Toute guerre a ses profiteurs. C’est malheureusement une loi intangible de nos conflits. Comment s’expliquer que nos soignants n’aient pas pu être dotés de masques quand on annonce à grand renfort de communication tapageuse des chiffres sidérants de masques vendus au public par certains circuits de distribution.
Où étaient ces masques quand nos médecins, nos infirmiers, nos pharmaciens, nos chirurgiens-dentistes, nos masseurs-kinésithérapeutes, nos pédicures-podologues, nos sages-femmes mais aussi tous nos personnels en prise directe avec la maladie tremblaient et tombaient chaque matin ?
...
L’heure viendra, nous l’espérons, de rendre des comptes.
...
Signataires :
Patrick BOUET, Président du Conseil National de l'Ordre des Médecins
Anne-Marie CURAT, Présidente du Conseil National de l'Ordre des Sages-Femmes
Patrick CHAMBOREDON, Président du Conseil national de l’Ordre des Infirmiers
Serge FOURNIER, Président du Conseil National de l'Ordre des Chirurgiens-Dentistes
Pascale MATHIEU, Présidente du Conseil National de l’Ordre des Masseurs-Kinésithérapeutes
Eric PROU, Président du Conseil National de l’Ordre des pédicures-podologues
Carine WOLF-THAL, Présidente du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens
L'agence Santé publique France avait alerté sur l'état des stocks dans une note adressée en 2018 au directeur général de la Santé, Jérôme Salomon. En 2019, un collège d'experts recommandait quant à lui de stocker un milliard de masques en prévision d'une pandémie.
Ils étaient prévenus. Comme le révèle Challenges ce jeudi 23 avril, le ministère avait été averti dès 2018 du nombre insuffisant de masques stockés en prévision d’une pandémie comme le Covid-19. Selon nos confrères, l’agence Santé publique France avait fait remonter l'information il y a deux ans au gouvernement dans une note adressée au directeur général de la Santé, Jérôme Salomon.
Lire aussi Ministres négligents et technocrates envahissants : aux origines de la pénurie de masques https://www.marianne.net/politique/ministres-negligents-et-technocrates-envahissants-aux-origines-de-la-penurie-de-masques
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Le ministère de la Santé, à l’époque piloté par Agnès Buzyn, était donc au courant de l’état des stocks dès 2018. Qui plus est, un collège d’experts formé en 2016 - toujours à la demande du ministère - par Santé publique France pour définir une "stratégie de constitution d'un stock de contre-mesures médicales face à une pandémie grippale" avait clairement signifié que les réserves ne suffiraient pas à éviter une pénurie en cas de pandémie.
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Le ministère de la Santé, à l’époque piloté par Agnès Buzyn, était donc au courant de l’état des stocks dès 2018. Qui plus est, un collège d’experts formé en 2016 - toujours à la demande du ministère - par Santé publique France pour définir une "stratégie de constitution d'un stock de contre-mesures médicales face à une pandémie grippale" avait clairement signifié que les réserves ne suffiraient pas à éviter une pénurie en cas de pandémie.
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Clés : santé ; économie ; coronavirus
Politique Natacha Polony, Directrice de la rédaction
Les notions d'indépendance, de stratégie, de production industrielle sont de retour. Aucun triomphalisme, sinon celui du bon sens. Malgré les dégâts, il n'est jamais trop tard pour se ressaisir, mais vite !
Cet article est à retrouver dans le magazine n°1200 en kiosques cette semaine "Le tour de France des maires toxiques", disponible en ligne pour 3,49 euros seulement.
Nous y sommes. Un petit virus, largement moins dangereux que la grippe espagnole - sans parler de la peste noire -, fait flancher la planète. Des Bourses qui ont perdu de 15 à 20 % en deux semaines, des PME qui mettent leurs employés en chômage partiel, des budgets publicitaires annulés, des théâtres vides, des avions plus vides encore, des traiteurs qui frôlent la faillite, des entreprises d'événementiel au bord du gouffre… On peut s'empailler autant qu'on veut sur la question de savoir si les mesures de précaution prises par les Etats sont excessives ou non, si la panique des particuliers est raisonnable… Peu importe, les conséquences sur l'économie mondiale seront majeures. Et tout à coup, on s'aperçoit que ce système marche sur la tête. Mais, bien évidemment, il n'y a pas le moindre coupable. Personne pour dire qu'il s'est planté lamentablement en applaudissant des années durant aux délocalisations massives, à l'hémorragie industrielle que subissait la France, à l'illusion fatale que les services et le tourisme allaient compenser la destruction de pans entiers de notre économie.
« Souverainistes ! »
L'amnésie a quelque chose de fascinant. Pendant des années, quiconque s'inquiétait de la désindustrialisation de la France était un incorrigible nostalgique, doublé d'un dangereux nationaliste. « National-républicain », comme l'écrivait Edwy Plenel en 2002 dans le Monde à propos de Jean-Pierre Chevènement (parce que « national-quelque chose », ça évoque les heures sombres et la peste brune). D'autant que ce dernier avait l'outrecuidance de remettre en...
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Depuis le début d’avril, des études confirment le lien entre obésité et risque de développement de la forme grave de l’infection au Covid-19. Le virus se greffe sur une autre épidémie qui, elle, agit à bas bruit et touche aujourd’hui près de 17 % des Français.
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C'est désormais une vérité scientifique : l'obésité est le facteur de risque le plus important pour le déclenchement de la forme sévère du Covid-19
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Accélérer la transition juste pour renforcer notre résilience aux risques sanitaires et climatiques
La réponse du Gouvernement à la crise sanitaire du COVID-19 doit soutenir la transition bas-carbone juste pour renforcer notre résilience aux risques sanitaires et climatiques. C’est le constat du rapport spécial, « Climat, santé : mieux prévenir, mieux guérir – Accélérer la transition juste pour renforcer notre résilience aux risques sanitaires et climatiques » consacré aux enseignements à tirer de la crise du COVID-19 pour le climat, et aux suites à donner vers la neutralité carbone.
La baisse radicale des émissions de gaz à effet de serre constatée en France pendant la crise sanitaire reste marginale face aux enjeux climatiques et ne répond pas aux attentes de la transition juste. Elle n’est ni durable, ni souhaitable, car elle n’est pas le résultat d’un changement structurel organisé.
La crise du COVID-19 souligne de façon brutale le besoin urgent de réduire les risques de catastrophes sanitaires et climatiques, notamment par le renforcement des systèmes d’alerte précoce. Les vulnérabilités de nos sociétés, aggravées par les inégalités, doivent être réduites pour renforcer la résilience de l’ensemble de la population et ses capacités d’adaptation.
Il est essentiel de placer les enjeux climatiques au cœur des plans post crise du COVID-19. La reconstruction économique et sociale devra notamment réduire nos vulnérabilités, privilégier la décarbonation et transformer plutôt que de sauvegarder à tout prix. Les mesures budgétaires et fiscales devront être subordonnées à des perspectives compatibles avec la transition bas-carbone, s’éloigner des énergies fossiles et favoriser des approches innovantes des déficits et dettes publiques, et privilégier les secteurs structurants et porteurs d’emplois en lien avec une transition bas-carbone juste.
Dans son rapport, le Haut conseil pour le climat suggère dix-huit recommandations qui peuvent soutenir une sortie de crise qui nous reconstruira plus résilients face à l’avenir.
Télécharger le communiqué de presse https://www.hautconseilclimat.fr/wp-content/uploads/2020/04/communiqu-de-presse_haut-conseil-pour-le-climat.pdf
Lire le rapport du Haut conseil pour le climat https://www.hautconseilclimat.fr/wp-content/uploads/2020/04/rapport_haut-conseil-pour-le-climat.pdf