Connu / https://mastodon.top/@paratos@social.ixcat.ovh/116974809130605558
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24 juil. paratos @paratos@social.ixcat.ovh
J'ai assisté au Procès Ubisoft. Ça a changé ma façon de voir le Jeu Vidéo à jamais
https://www.youtube.com/watch?v=IVV4LKME-K4
#Politique #Ubisoft #VSS
Par ache
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Tr.:* ... masculinité du crunch ... violence sexuelle et coloniale ... la figure du gangster, le mercenaire ... GTA ... LE néolibéralisme est arrivé au pouvoir ... catallaxie ... plus aucune notion de morale ... la violence qui n'a même plus besoin de masque ... pas de représentant démocratique, seule la police, rôle carcéral de l'État ... mercenaires sans morale ... cocaïne ... cynicisme ... le monde est pourri ... un enfer, mais décider de ne rien faire, se barrer d'excuses ... violence, humiliation, agression ... tout leur semble permis ... guerre de classe urbaine ... créer un regard ... colonial et raciste ... ce qui compte, le fun ... Ugly game ... mettre les gens au bouleau sans qu'ils se révoltent ... Klaus Theweleit, étudier en profondeur les écrits autobiographiques obsessionnels des Freikorpsmen, ex-soldats de l'armée allemande ... mercenaires errants après la 1ère guerre mondiale ... la place nette, la bouillie sanglante et le black-out ... terreur face à leur propre plaisir ... haine du plaisir, associé à la crasse ... femme domptée dans l'espace domestique ... plus besoin de justifier leur violence ... nihilisme misogyne ... Houelbec?? ... Guillaume Patrux, un des 3 accusés ... masculinité néolibérale du crunch ... RÉSISTER ... rentrer dans la danse du cynique ... le rire met à distance la violence du monde ... on est complices ... le jeu l'a transmis ... tournant réactionnaire global ... néo-réactionnaire ... de la sueur et du sang ... violence sourde dans ce procès ... ils ne connaissaient pas le code du travail ... Pierre de Margerie ... une cour de récré pour des gosses de la haute bourgeoisie ... les autres, pas membres du club ... une aliénation ... un second procès pour parler de leurs revendications ... le pb est dans le capitalisme, continuer à se battre ... le rejet du plaisir, de se sentir abandonné, pénétré ...
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le Premier ministre, Kim Min-seok, a déclaré le jour même que le gouvernement était prêt à recourir à l’arbitrage d’urgence, un dispositif qui suspend immédiatement la grève pendant 30 jours et oblige les parties à accepter le plan de médiation sans possibilité d’appel. Il s’agit d’un dispositif qui n’a été utilisé qu’à quatre reprises dans l’histoire de la Corée du Sud, la dernière fois en 2005. Les deux principales confédérations syndicales du pays l’ont dénoncé comme une violation des droits constitutionnels des travailleurs. Le syndicat de Samsung a résumé la question de manière efficace, selon le Financial Times : « Le gouvernement est-il un médiateur ou le porte-parole de Samsung ? La logique utilisée aujourd’hui contre les travailleurs de Samsung pourrait demain être retournée contre tous les travailleurs de l’industrie manufacturière ».
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La start-up d’origine norvégienne sera intégrée à une autre acquisition du groupe français, Aveva, afin de créer un leader de l’intelligence industrielle.
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Par Florent Le Quintrec
Publié le 1 juil. 2026 à 17:17Mis à jour le 1 juil. 2026 à 17:58
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Schneider Electric ne lésine pas pour s’imposer dans l’IA industrielle. Le géant français des équipements électriques a conclu un accord définitif pour acquérir 100% du capital de Cognite, un spécialiste norvégien de logiciels d’intelligence artificielle et de gestion des données industrielles.
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Le four 2 de l’usine de Verallia à Cognac (Charente) sera définitivement fermé le 26 juin 2026, emportant avec lui 66 postes. Le syndicat, qui réclamait depuis plusieurs semaines des garanties sur une reconstruction en version 100% électrique, dénonce une erreur stratégique aux conséquences durables pour la filière verrière charentaise.
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Accueil Énergie
La situation de surcapacité de production d’électricité en France depuis deux ans oblige EDF à moduler deux fois plus ses centrales nucléaires, hydrauliques et thermiques à flamme. Un chiffrage partiel (uniquement sur le parc nucléaire) évalue le surcoût annuel à 50 millions d’euros.
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EPR Flamanville 3. Salle des machines. 2023
Si les réacteurs nucélaires du parc français sont prévus nativement pour moduler, les turbo alternateurs (ici celui de l'EPR de Flamanville) n'aiment pas trop ça.
Le parc nucléaire d’EDF est pourtant prévu pour cela. Lorsque la production d’électricité dépasse largement la consommation, les 57 réacteurs sont capables de descendre leur production de 80% en une demi-heure, puis de la remonter. C’est ce qu’on appelle la modulation. Cette fonctionnalité est utilisée par le gestionnaire de réseau pour l’équilibrage des fréquences, mais aussi par EDF pour optimiser sa production en fonction des prix de marché, ou pour préserver son combustible. Problème : cette modulation, lorsqu’elle est trop fréquente, a un impact sur les équipements du circuit secondaire et leur maintenance.
Or, depuis deux ans, le système électrique est en situation de surcapacité chronique, due à une consommation électrique atone, inférieure de 4% à son niveau pré-Covid, alors que l’on a continué à ajouter des capacités de production renouvelables, éoliennes et solaires (6 GW en 2024 et 7 GW en 2025). En conséquence, alors que depuis le début des années 2000, EDF modulait en moyenne de 15 à 20 TWh par an, en 2024 ce volume est monté à 31 TWh et même 33 TWh en 2025. Certes, c’est loin des 51 TWh de modulation connus en 1994, alors que le système électrique était déjà en surcapacité. «Ce qui change fondamentalement, c’est la manière dont on module, explique Catherine Bauby, directrice de la stratégie du groupe EDF. Avant, on modulait la nuit et le week-end quand la consommation était faible. Désormais, on module dans la journée entre 11h et 17h», le moment où le solaire produit. Conséquence, le parc est sollicité pour baisser sa production sur deux périodes dans la journée, et parfois il faut même carrément arrêter des réacteurs. «La modulation par arrêt a triplé en 2024 par rapport à la période 2004–2024», observe Catherine Bauby.
La modulation a doublé en volume et en fréquence
Un changement de situation dont EDF a voulu évaluer l’impact. Une étude, publiée le 16 février, a mis en évidence qu’il n’y a pas de difficulté technique à réaliser cette modulation et qu’elle n’a pas d’effet direct sur la sûreté nucléaire. Elle a en revanche un impact industriel, économique et organisationnel. «Sur une centrale nucléaire, c’est essentiellement la partie secondaire, non nucléaire, qui est concernée, explique Jean‑Marie Boursier, directeur adjoint de la division production nucléaire d’EDF. L’élément de la turbine va en effet opérer des cycles de vapeur plus fréquents, ce qui va générer des contrôles supplémentaires qu’il faudra réaliser. Les contrôles décennaux pourraient devoir être réalisés tous les six ans. Cela va générer un surcoût de l’ordre de 30 millions d’euros par an sur le parc nucléaire.»
L’alternateur, qui distribue l’électricité sur le réseau, va lui aussi avoir un fonctionnement légèrement modifié par cette modulation. Ce qui va se traduire également par une augmentation des coûts de maintenance de 2 à 4 millions d’euros par an, estime EDF. Idem pour les turbopompes qui vont devoir être contrôlées tous les 4 ans au lieu de 5, ce qui va aussi coûter 2 à 4 millions d’euros par an supplémentaires. La modulation augmentant aussi la consommation de ressources (bore, lithium, eau et filtres), les achats de consommables vont augmenter de 15 millions d’euros. L’impact sur le système de traitement de l’eau et des effluents est lui encore en cours de chiffrage. Tout comme le coût de l’impact organisationnel. Les équipes sont davantage sollicitées, la réalisation d’essais modifiés, et les analyses chimiques réalisées plus fréquemment.
L’hydraulique et le thermique sont aussi concernés
Le parc nucléaire n’est pas le seul concerné par la modulation, qui a des conséquences aussi sur le parc hydraulique, comme les 2,5 GW de STEP, et le parc thermique à flamme, notamment les centrales à cycle combiné gaz et les turbines à gaz. Sur les stations de transfert d’énergie par pompage, l’augmentation des dépenses de maintenance est de l’ordre de x1,7 sur la période 2026–2030, indique EDF sans préciser le coût initial. «Sur le parc thermique combiné gaz, qui démarre et s’arrête deux fois plus qu’avant, il y a une sollicitation plus importante avec des coûts de maintenance supplémentaires qui sont en train d’être chiffrés», indique Catherine Bauby.
La modulation doit donc coûter bien plus que les 50 millions d’euros chiffrés jusqu’ici par EDF. Combien ? L’électricien ne donne aucun indice. On ne sait pas non plus quand seront publiés les chiffrages supplémentaires. Ce qui est certain en revanche, c’est qu’EDF va devoir communiquer au gouvernement un coût complet pour évaluer si les objectifs d’ajout de capacités solaires prévus dans la feuille de route Énergie publiée le 13 février doivent être révisés en 2027, comme prévu dans le décret de la PPE3 signé par le Premier ministre.
À lire aussi
- Stratégie énergétique de la France : «pour la première fois, nos intérêts industriels, climatiques et géopolitiques correspondent à ceux du consommateur», explique Sébastien Lecornu
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- Les prix négatifs de l'électricité, un problème de flexibilité, pas de renouvelables
Clés : Études ; Nucléaire ; EDF ; Industrie ; Services à l'industrie
4 novembre 2025 | Rédacteur Enviro Veritas | Pollution, Vérités | Aucun commentaire sur Vérité N°1: Impact des Eoliennes en Environnement et Santé Publique :
110 Eoliennes en mer, hautes de plus-que 280 mètres, au large du Léon et du Trégor (BNO)
Les impacts environnementaux mis en avant par les opposants à ENVIRO-VERITAS dépassent largement les arguments de la DREAL de l’Etat.
Il existe beaucoup d’exemples sur les grandes éoliennes qui contiennent des huiles hydrauliques polluantes toxiques (cf. la pollution en Baie de St-Brieuc), des métaux lourds, des PFAS, des métaux rares en grande quantité, comme le Néodyme etc., provenant des mines d’uranium chinoises ou l’Hexafluorure de Soufre (SF6), gaz isolant électrique très toxique à l’intérieur des nacelles d’éoliennes (grands comme 2 à 3 maisons familiales), etc….
En été 2025, une étude européenne (avec la participation de l’IFREMER) a mis en évidence un très grand nombre de polluants provenant des éoliennes. Le cliché de l’éolien propre est en réalité une illusion. Il s’agit de l’énergie renouvelable la plus polluante, comparée à la géothermie profonde et superficielle, le photovoltaïque, l’hydrogène vert issue de déchets organiques comme les plastiques, les bois, etc.
L’expérience des dernières années en Allemagne, au Danemark, en Suède et en Grande-Bretagne révèle clairement plusieurs types de polluants et de pollution. Les éoliennes ne sont donc pas une simple production mécanique de l’électricité, car de nombreux produits chimiques sont utilisés et leur rejet dans l’environnement est avéré.
Huiles hydrauliques toxiques et autres huiles (doc 1 – 19) :
En fonction de sa taille, une éolienne utilise entre 500 et 1 200 litres d’huile hydraulique.
Chaque année, environ 500 à 800 litres doivent être ajoutés en raison des « pertes ».
La perte d’huile hydraulique d’une seule éolienne en baie de Saint-Brieuc avait déjà provoqué une nappe de pollution de 16 km de long dans la mer (rapportés par la préfecture et la presse). Les autres huiles utilisées sont les huiles de refroidissement (de transformateurs), les huiles de lubrification des Moteurs Diesel, etc. L’écosystème et la chaîne alimentaire sont automatiquement impactés par les pertes et pollutions. L’Université de Göteborg (Département des sciences biologiques et environnementales) a également constaté une forte écotoxicité des huiles hydrauliques des éoliennes pour les organismes aquatiques. La base de données ARIA des Ministères de l’Aménagement du territoire et de la Transition écologique signale également une pollution par les huiles hydrauliques des éoliennes…
Connu / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?ldxWVA
Ndlr : beaucoup d'éléments intéressants mais noyés dans des approximation et contrevérité pour tromper.
Mérite d'être pris en compte et questionnés ACT
Publié Il y a 3 jours • 33 vues
En visite en Chine, Emmanuel Macron a multiplié poignées de mains et négociations avec Xi Jinping. Le déplacement a abouti à douze accords touchant la recherche, les échanges universitaires, la coopération nucléaire ou encore les investissements croisés. Paris espère notamment accéder à des technologies vertes chinoises, tandis que Pékin se dit prêt à renforcer les investissements réciproques pour un environnement commercial plus équilibré. Mais le dialogue s’est tendu sur l’Ukraine : Macron a exhorté Xi Jinping à utiliser son influence sur Moscou pour favoriser la paix et à réduire les déséquilibres commerciaux avec l’Europe. Le président chinois, lui, rejette les accusations de soutien à l’économie de guerre russe, alors que Pékin continue d’acheter massivement du pétrole à la Russie sans condamner l’invasion. La visite comprenait aussi une trentaine de chefs d’entreprise français, venus participer au Conseil des entreprises franco-chinoises, sans que l’on sache précisément ce qui s’y est décidé. Les stratégies économiques françaises et chinoises diffèrent, quand on nous parle souveraineté et réindustrialisation, Emmanuel Macron va chercher des investisseurs étrangers.
Thomas Porcher explique que nous avions un savoir-faire industriel riche jusqu’aux années 1980 et le tournant vers la mondialisation et surtout, le développement de l’idéologie libérale (qui a fait s’enrichir les actionnaires et patrons des grandes entreprises). L’Etat a laissé faire et même encouragé les entreprises à se démanteler, et délocaliser. “L’état du débat politique et économique français me dépite. Il n’y a aucun plan stratégique” se désole l’économiste.
Lisa Lap et Thomas Porcher décryptent tout cela, c’est l’Instant Porcher !
Visibilité Publique
Publié originellement 08/12/2025
CatégorieInconnu LicenceAttribution - Utilisation non commerciale - Pas d’œuvre dérivée
Langue Français Étiquettes
Durée 23min 50sec
Commentaires désactivés
Tr.: ...
l'arrivée des marques chinoises fortes ... avec des potentiels technologiques ... ils sont souverains ... pas de projets fr ... Serge Tchuruk voulait une entreprise sans usines ... ils ont réussi car ils ont une vision industrielle que nous avions et que nous n'avons plus ... sans substitut, nous sommes dépendants ... à nous de savoir où on veut aller ... l'europe trop divisée, trop lente ... sans rien sur place on ne peut pas établir de rapport de forces ... les chinois vivent comme un pays émergent ... le coût du travail reste faible mais devenus un interlocuteur qui représente les pays du sud, investie en afrique ... ils ont plein de soucis, pb démographique, déficit élevé de 4% dettes élevées, inégalités régionales énormes, mais ils investissent ... garder notre historique et nos gains sociaux ... il faut un pj ... on a su faire, on a eu des grands plans, des réussites comme le TGV, etc ... ils n'ont jamais voulu faire les choix, connivence état, chefs d'entreprise, gagner plus d'argent mais sans investir ...
Interview
Dans un contexte de morosité pour l'industrie tricolore, Sébastien Martin, le ministre en charge de l'Industrie, insiste sur le rôle de l'Etat pour sauver les usines en danger et met en avant les investissements en cours.
ArcelorMittal
Production industrielle
Sébastien Martin en visite sur la plateforme chimique Alsachimie à Chalampé, dans le Haut-Rhin, le 27 octobre. (Photo Sébastien Bozon/AFP)
Par Marion Kindermans
Publié le 10 déc. 2025 à 06:00Mis à jour le 10 déc. 2025 à 06:11
Réservé à nos abonnés
Alors que la situation se tend sur le front de l'emploi industriel, et que les plans sociaux se multiplient, le « monsieur industrie » du gouvernement s'affiche sur plusieurs dossiers de restructuration. Le ministre, ancien président du Grand Chalon et député LR de Saône-et-Loire, entend améliorer le dispositif des sites clés en main en les remettant aux préfets départementaux pour optimiser le foncier.
Les plans sociaux se multiplient. Est-ce que la réindustrialisation est au point mort ?
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Ndlr : le gouv Macron encore au yacafocon ?! Dénoncer
Exclusif
Le nombre de sites industriels en danger s'emballe. Depuis la rentrée, plus de 10.000 emplois industriels sont supprimés ou menacés, en particulier au sein des PME-ETI, comme l'illustre la carte interactive exclusive établie par « Les Echos » avec les données du cabinet Trendeo.
ArcelorMittal
Emploi & Salaires
A l'image de Brandt (ici l'usine de Saint-Jean-de-la-Ruelle, dans le Loiret), de nombreux sites industriels ont annoncé des restructurations ou des fermetures ces derniers mois. (Photo Photopqr/République du Centre/MaxPPP)
Par Marion Kindermans
Publié le 9 déc. 2025 à 12:09Mis à jour le 9 déc. 2025 à 19:35
Réservé à nos abonnés
Dans moins de 48 heures, les 700 salariés de Brandt devraient être fixés sur leur sort. Le tribunal des affaires économiques de Nanterre doit se prononcer jeudi sur la seule offre industrielle mise sur la table, une reprise sous forme de société coopérative. Défendu par les élus locaux et l'Etat, qui sont montés au créneau en apportant plus de 17 millions d'euros, le fabricant historique d'électroménager, placé en redressement judiciaire en octobre, est devenu l'un des symboles d'une réindustrialisation en panne. Car sur le terrain, les mauvaises nouvelles qui frappent l'industrie se multiplient : ArcelorMittal, Symbio, Teisseire, Erasteel, Ynsect…
D'après des chiffres exclusifs de Trendeo pour « Les Echos », environ 165 sites industriels sont menacés depuis septembre dans toute la France, contre 120 sur la même période l'année dernière. Sur ce total, une centaine de dossiers - fermetures, liquidations ou redressements judiciaires, réduction d'effectifs - concerne plus de 20 emplois, pour un total frôlant les 10.000 emplois. « On assiste à une forte dégradation sur ce deuxième semestre, avec une accélération sur les fermetures de sites », décrypte David Cousquer, à la tête du cabinet d'analyse conjoncturelle. « Et à la différence de l'an dernier, qui concernait surtout des filiales de grands groupes, c'est surtout le tissu de sous-traitance qui est touché », explique-t-il, évoquant « un détricotage en profondeur dans les PME-ETI ».
À la Une*
- La volaille bio, déjà soumise à des normes strictes, est exclue de la directive sur les émissions industrielles.
- Décryptage Pacte vert : Bruxelles passe à la vitesse supérieure pour alléger les règles environnementales
- En chiffres Guerre en Ukraine : l'aide militaire européenne peine à prendre le relais des Etats-Unis
- Décryptage Câbles électriques : le « Great Sea Interconnector », un projet titanesque mais kafkaïen
*Ndlr : ArcelorMittal, une ETI ?!
Récit
Publié le 16 juillet 2025
Catégories Économie, Géopolitique, Industrie
Mots-clés impérialisme, matérialisme historique, pouvoir, Russie
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issu de https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?avmEeg
Ndlr : y a-t-il une différence entre "capitalisme militarisé" et "capitalisme de guerre" ? Approfondir ACT
7 701 signatures vérifiées
Le problème
Du 16 au 22 juin 2025, l’aéroport du Bourget, situé au nord-est de Paris, accueillera la 55e édition du Salon International de l’Air et de l’Espace (SIAE), aussi connu sous les noms de Salon du Bourget ou de Paris Air Show. Organisé par le GIFAS (Groupement des Industries Françaises Aéronautiques et Spatiales), le salon du Bourget est l’un des plus grands évènements mondiaux de l’industrie aéronautique et spatiale.
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l’Élysée précisait que la participation israélienne « pourrait être favorablement examinée, en conséquence du cessez-le-feu à Gaza et au Liban. »
Le cessez-le-feu en question a été continuellement violé par l’armée israélienne, qui pendant la durée de la trêve a fait plus de 150 morts à Gaza et a étendu son offensive en Cisjordanie. Dans la nuit du 17 au 18 mars 2025, Israël a repris les bombardements sur Gaza, ajoutant en 48h plus de 500 victimes à l’estimation basse de 48 000 morts décomptés dans les 16 mois précédents.
Au 8 avril, au moins 9 exposants israéliens sont annoncés sur le site officiel du SIAE 2025. Parmi eux, des géants de l’industrie d’armement israélienne, tels que Rafael Advanced Systems, Israel Aerospace Industries et Elbit Systems, mais aussi le ministère des armées israélien. À ceux-ci s’ajoutent de nombreuses entreprises françaises et internationales connues pour vendre des armes à Israël, telles que Lockheed-Martin, BAE Systems, Leonardo ou encore Thales.
La France et les organisateurs du Salon s’apprêtent donc à offrir à un État accusé de génocide l’opportunité d’acheter les armes qui alimenteront ses offensives en cours et à venir, mais également de vendre ses propres produits « testés au combat » sur les populations civiles palestiniennes lors de l’offensive meurtrière qui continue aujourd’hui.
Autoriser Israël à participer à la 55e édition du salon du Bourget, c’est continuer d’alimenter la machine de guerre, mais aussi légitimer et récompenser les exactions commises par l’armée israélienne à Gaza, en Cisjordanie, au Liban et ailleurs.
La France doit cesser de favoriser le commerce d’armement avec Israël, sous quelque forme que ce soit.
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Appel signé par plus de 145 organisations, collectifs, partis politiques et syndicats, dont :
AFPS – Association France Palestine Solidarité
ATTAC
Campagne BDS France
CGT 93
CGT Airbus Defence&Space Région Parisienne et Toulouse
CGT Thales
Coordination féministe
Émancipation Tendance Intersyndicale
FSU
La France Insoumise
LDH – Ligue des Droits de l’Homme
Les Inverti.e.s
Les Soulèvements de la Terre
Stop Arming Israel France
Tsedek ! Collectif juif décolonial
UJFP – Union Juive Française pour la Paix
Union Communiste Libertaire
Union Syndicale Solidaires
Urgence PalestinePublié le dimanche 20 avril 2025 (première diffusion le dimanche 22 septembre 2024)
Des câbles réseau dans un data center. Image d'illustration. ©AFP - David Cleveland / Connect Images
Reportage dans les coulisses d’Internet et de nos vies toujours plus connectées, à la découverte de ces datacenters, qui stockent, reçoivent, envoient les milliards de données et, surtout, poussent comme des champignons. Indispensables à notre monde virtuel, ils sont aussi terriblement énergivores.
Envoyer un courriel, consulter un site internet, stocker une photo de vacances, regardez un film en streaming, participer à une réunion de travail à distance, utiliser son GPS en voiture… rien de cela n’est possible sans les datacenters. Si Internet est un réseau mondial qui transporte les données de nos vies quotidiennes hyperconnectées, les antennes et les câbles fibre-optique en sont les routes et les Centre données en sont les carrefours, les ronds-points, les péages, les entrepôts de stockage de cette toile mondiale.
La France en compte 250, c’est le 8eme parc mondial, avec une croissance exponentielle liée à l’augmentation permanente de la production de données, de leurs stockages, de leurs échanges, ainsi qu’au développement de l’intelligence artificielle. Encouragée par l’Etat, la filière s’est considérablement développée en France et attire les grands groupes. En Ile de France et à Mulhouse, Microsoft vient d’annoncer 4 milliards d’euros d’investissement. A Marseille, la multiplication des câbles sous-marins et des datacenters fait désormais de la cité phocéenne la 5ème plateforme mondiale d’interconnexion. Les chiffres donnent le vertige : dans 10 ans, l’humanité produira presque 50 fois plus de données qu’aujourd’hui.
Revers de la médaille : la consommation électrique des Datacenters. Aux Etats unis et en Chine, là où les datacenters s’étendent souvent sur 300, 500 ou 700.000 m2, on atteint des consommations de 15 à 20.000 mégawatts - 25 fois plus que la France dont le parc avoisine les 650 mégawatts. Consommateur d’énergie pour fonctionner en permanence, les serveurs abrités dans les datacenters doivent aussi être refroidis constamment. La facture climatique est donc salée, car ce sont aussi des millions de mètres cubes d’air ou d’eau brassés et réchauffés par leur passage au milieu des circuits informatiques qui sont rejetés.
Cette réalité mal connue pose la question de notre production effrénée de données, qui va de pair avec la numérisation de nos vies et de nos économies. Elle interroge aussi nos usages d’Internet -personnels et professionnels- et l’enjeu d’une forme de sobriété énergétique à développer. Elle pose un défi majeur à la filière qui multiplient les innovations pour améliorer son bilan carbone.
Clés : Société Tech – Web Économie numérique Gaz à effet de serre
L'équipe
Aurélien Colly Production
Antoine Giniaux Production
Sophie Parmentier Production
Gaetan Kolly Réalisation
Martine Meyssonnier Attaché(e) de production
Tr.: ...
industrie lourde des usines numériques ... 50 000 serveurs ... routeurs ... intermédiation ... aérothermes ... 40% d'énergie à se refroidir ... chaudière numérique (de 2 MW à 24 MW) ...
Collectif GreenIT, Frédéric Bordage ... sobriété numérique ... hygiène numérique, réduire nos impacts ...
26,7 k abonnés - 1,2k+ - 28 355 vues
Ou comment l'histoire d'une petite cuillère en plastique symbolise l'absurdité de nos sociétés productivistes.
Et parce que nous pouvons (aussi) agir à notre échelle contre la surproduction, nous avons lancé la newsletter des "Mardis verts". Tous les mardis dans votre boîte aux lettres, on analyse l'empreinte écologique d'un objet du quotidien, et on vous donne plein d'idées pour agir. Abonnez vous : https://www.greenpeace.fr/mardis-verts/ 💪
Retrouvez d'autres contenus et ressources de sensibilisation et éducation à l'environnement sur le site de Greenpeace France : https://www.greenpeace.fr/education-environnement
46 commentaires
- Épinglé par Greenpeace France @greenpeacefr il y a 4 ans - 3+
Et parce que nous pouvons (aussi) agir à notre échelle contre la surconsommation, on a lancé la newsletter des "Mardis verts". Tous les mardis dans votre boîte aux lettres, on analyse l'empreinte écologique d'un objet du quotidien, et on vous donne plein d'idées pour agir dès maintenant. Abonnez vous 💪 ---> https://www.greenpeace.fr/mardis-verts/ - @nathaliepaltot9387 il y a 5 ans - 3+
bravo pour cette vidéo qui démontre qu'il vaut mieux avoir le courage de laver une cuillère - @pascalgobard6578 il y a 5 ans - 2+
Le parcours absurde, insensé pour l'obtention d'une cuillère pourrait rester comique si son empreinte sur l'environnement était neutre, le reportage le montre bien, merci.
Agir bien commun ça demande du courage. - @fabiennestraub5707 il y a 5 ans - 3+
Super vidéo! Il est grand temps que la folie humaine s'arrête! Nous tous, chacun de nous et tous ensemble !!! - @misteryo2480 il y a 6 ans - 11+
Ça fait beaucoup pour une simple cuillère en plastique, enfin maintenant elle n'est plus si simple :) - @didierlamant8573 il y a 4 ans - 2+
Une leçon de vie... à méditer - @wickafate8401 il y a 7 mois
Stressant, voire flippant, la fabrication d'une cuillère ! Quel rythme ! On revient sur le forage, le pompage du pétrole, on voyage via des cargos, des camions pour atterrir à l'usine où sont produits en masse du plastique et parmi ce volume de marchandise, la cuillère qui est emballée. Puis retour sur le transport, voyage à la vitesse de la lumière pour atterrir dans notre assiette. Non, on n'avait pas besoin ni du pétrole ni du plastique !
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Electronique - Informatique Semi-conducteurs Télécoms Informatique Cloud computing
Clés : Stmicroelectronics Isère STMICROELECTRONICS, CROLLES (38190)
La restructuration de STMicroelectronics se précise. Jeudi 10 avril, le fabricant franco-italien de semi-conducteurs a annoncé prévoir jusqu’à 2800 départs volontaires dans les trois ans, auxquels viendront s’ajouter d'éventuels départs en retraite non remplacés. Le plan dévoilé confirme la stratégie d’accélérer sur la production en 300 mm et le carbure de silicium.
Réservé aux abonnés
Mis à jour 10 Avril 2025 - 5 min. de lecture
© STMicroelectronics
Vue extérieure du site de Crolles de STMicroelectronics.
On savait le groupe en pleine restructuration et négociations avec les syndicats. Jeudi 10 avril, STMicroelectronics a révélé que son plan de transformation, décidé à l’automne dans un contexte de mauvais résultats financiers, pourrait signifier jusqu’à 2800 départs volontaires dans les trois ans, à travers le monde, sur un total de 50000 salariés. Viendront s’ajouter d’éventuels départs en retraite non remplacés.
«Il n’y aura aucun départ contraint», a insisté, auprès de L’Usine Nouvelle, la direction du fabricant franco-italien de semi-conducteurs, qui indique que le gros des départs se fera en 2026 et 2027. Si la direction ne chiffre pas officiellement les départs en retraite non remplacés, les syndicats sont catégoriques. «On nous a annoncé un remplacement pour trois départs», rapporte Henri Errico, secrétaire CGT du comité de groupe européen de STMicroelectronics.
Le projet confirme que les investissements se concentreront désormais sur «les infrastructures de fabrication de pointe en silicium 300 mm, en carbure de silicium 200 mm, ainsi que sur la R&D technologique». Les trois projets de mégafabs – en France avec l’extension du site de fabrication en 300 mm de Crolles (Isère), et en Italie à Agrate Brianza (toujours pour du 300 mm) et à Catane (sur le carbure de silicium) – sont confirmés. STMicroelectronics tient pour l’instant son engagement de ne fermer aucun site. Mais le plan, dit «de remodelage de [l’]empreinte industrielle» du groupe afin, selon la direction, de «préserver la compétitivité de ST», contient bien d’importantes restructurations, en particulier pour les sites français de Crolles (Isère), Rousset (Bouches-du-Rhône) et Tours (Indre-et-Loire).
A Crolles, un changement de métier pour 1000 salariés
A Crolles, la montée en puissance de la production en 300 mm est confirmée. «Le plan est d’augmenter la capacité à 14000 plaquettes par semaine d’ici 2027» et peut-être «jusqu’à 20000 plaquettes par semaine, en fonction des conditions de marché», peut-on lire dans le communiqué. La production en 200 mm est, elle, arrêtée. Cette partie du site est réorientée vers deux nouvelles activité : le tri des plaquettes – une étape de test où l’on vérifie que chaque puce sur chaque plaquette fonctionne correctement avant de découper, selon ST – et l’encapsulation selon des technologies avancées. «Deux activités qui n’existent pas aujourd’hui en Europe», fait valoir la direction du groupe.
Mais les syndicats restent interrogatifs. «On ne sait pas aujourd’hui quels investissements sont prévus pour accompagner cette transformation», s’inquiète Henri Errico, qui précise que cette inconnue vaut pour toutes les annonces, aucun montant d’investissement n’étant indiqué par site. «Sachant que pour les 1000 personnes travaillant aujourd’hui sur la production en 200 mm à Crolles, c’est un changement complet de métier : ils vont passer d’une usine de production à une usine de tri. C’est comme passer de boulanger à garagiste. Ca ne se fait pas en deux semaines. Et cela suppose d’enlever tous les équipements et d’en installer d’autres, donc d’investir.»
Les syndicats italiens inquiets pour l’usine d’Agrate
STMicroelectronics va donc concentrer sa production en silicium 200 mm sur le site français de Rousset – en plus des sites asiatiques. Il accueillera «des volumes additionnels réalloués depuis d’autres sites, permettant d’assurer la pleine saturation de la capacité de fabrication existante pour une efficacité optimisée», selon le communiqué publié par le groupe. Le site de Tours continuera aussi son activité destinée à des marchés de niche, qui fonctionne bien d’après les syndicats. Elle sera complétée par une nouvelle activité dite de «panel-level-packaging», une technique d’encapsulation des puces sur de grandes plaquettes, qui permet de produire davantage de puces en une seule fois selon le fabricant de semi-conducteurs.
Du côté de l’Italie, c’est l’avenir du site d’Agrate qui continue d’inquiéter. Le plan dévoilé prévoit pourtant une montée en puissance de la ligne de production en 300 mm, avec pour objectif «de doubler sa capacité actuelle à 4000 plaquettes par semaine d’ici 2027 », et en se donnant la possibilité de monter «la capacité jusqu’à 14000 plaquettes par semaine, en fonction des conditions de marché». La ligne de production en 200 mm d’Agrate se recentrera sur les Mems, ces dispositifs électromécaniques miniaturisés. «On n’a plus de technologie compétitive sur les Mems, un segment sur lequel on a perdu beaucoup de parts de marché», objecte Henri Errico, rapportant que les syndicalistes italiens ne voient là que des déclarations d’intention.
Le représentant CGT questionne plus globalement la stratégie dessinée par la direction : «Ils veulent recentrer toute la production sur les trois mégafabs, quitte à y faire produire des vieilles technologies pour les saturer et réduire les coûts de fabrication. Sauf que c’est une vision de court terme, qui réduit la bande passante pour le R&D».
Rome retire sa confiance au PDG
Ces annonces interviennent dans un contexte de forte tension avec Rome : la veille, selon Bloomberg, le gouvernement italien aurait retiré son soutien au PDG Jean-Marc Chéry. Une réaction à la décision du conseil de surveillance de rejeter la nomination de l’un de ses deux candidats, proposés pour occuper les deux postes vacants au sein de cet organe de contrôle. Un épisode très politique. La candidature rejetée – en vue d’un vote à la prochaine Assemblée générale des actionnaires le 25 mai – est celle de Marcello Sala, le directeur général du département économique du ministère des Finances italien, présenté comme un proche de la Première ministre Giorgia Meloni.
Le président du conseil de surveillance, Nicolas Dufourcq – également à la tête de la banque française d'investissement Bpifrance – a tenté d’apaiser le gouvernement italien. Dans une note citée par Reuters, il renvoie la responsabilité de ce rejet aux administrateurs indépendants de l'entreprise, qui partagent les huit postes du conseil de surveillance avec les représentants français et italiens. Car la holding que détiennent, chacun pour moitié, la France et l’Italie, ne possède que 27,5% du capital de STMicroeletronics.
300 à 360 millions de dollars d'économies en 3 ans
Mais la colère du gouvernement italien ne date pas que de cet épisode politique. Mi-mars déjà, la presse italienne révélait la décision prise par Rome d’utiliser, le moment venu, son droit de véto au conseil d’administration, empêchant ainsi la direction de ST de prendre des décisions stratégiques. De quoi manifester son désaccord avec la politique menée, le gouvernement italien reprochant à Jean-Marc Chéry de favoriser la France dans ses décisions et investissements.
Il faudra donc voir dans le détail comment les usines françaises et italiennes seront affectées par la réduction des effectifs à venir. A l’automne, ST avait déjà dit sa volonté d’économiser entre 300 et 360 millions de dollars d’ici à la fin 2027. Une anticipation des mauvais résultats financiers dévoilés en janvier, avec un chiffre d’affaires 2024, en baisse de 23% par rapport à l’année précédente. L’ambition d’atteindre les 20 milliards de dollars de chiffre d’affaires entre 2025 et 2027 a, elle, été repoussée à 2030.
Alors qu’une partie du secteur des semi-conducteurs se porte bien, tirée par la demande pour les datacenters et l’intelligence artificielle, STMicroelectronics est lui plongé dans un bas de cycle qui se prolonge douloureusement. En raison d’une demande qui ne repart pas sur ses marchés séculaires, l’automobile et l’industrie.
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S4 E5 - Pesticides, poisons éternels ? / Vert de rage
Documentaires environnement 2025 - 51 min 52 s - Diffusé le 03/02/2025 à 21h05 - Disponible jusqu'au 08/08/2025
En France, comme partout sur la planète, l'industrie des pesticides est soupçonnée de polluer l'environnement. Pendant un an, Mathilde Cusin, Manon de Couët, Martin Boudot et l'équipe de "Vert de rage" ont enquêté sur la persistance des pesticides interdits dans l'environnement. Bien que retirés du marché en Europe pour leur toxicité, certains de ces pesticides sont encore fabriqués par des géants de l'industrie phytosanitaire en France pour être exportés vers des pays aux réglementations moins strictes. Ces produits interdits et toxiques se retrouvent ensuite dans les fruits et légumes importés en France.
Hugo Clément, en toute subjectivité - Publié le mercredi 8 janvier 2025
... offensive menée en France par un géant chinois, Shein, mastodonte de la fast-fashion.
Shein, ce monstre industriel chinois, envahit petit à petit les garde-robes des Français, et particulièrement des jeunes. Avec ses tee-shirt à 5 euros ou encore ses robes à 7 euros, fabriqués en Asie et expédiés en quelques jours, Shein écrase toute concurrence. Mais ce succès commercial se fait au détriment des fabricants européens, qui ne peuvent pas lutter à armes égales, et au détriment de l’environnement.
Des chiffres qui donnent le tournis
Shein proposent en temps réels 470 000 articles différents sur son site internet. 7000 nouvelles références sont ajoutées quotidiennement au catalogue, et au total Shein fabrique un million de vêtements par jour. Une production frénétique qui dégagerait d’après les estimations, 15 à 20 000 tonnes de Co2 chaque jour.
Pour ne rien arranger, ces habits de piètre qualité s’usent très rapidement : la durée de vie moyenne d’un vêtement Shein est d’à peine 65 jours, selon les calculs de l’association « en mode climat ». Avec cette usure ultra rapide et ces prix dérisoires, les clients sont donc incités à surconsommer, en jetant régulièrement leurs vêtements pour en racheter.
Une offensive politique de Shein en France
Shein vient de recruter une personnalité politique française de premier plan au sein de son comité stratégique régional : Christophe Castaner, ancien ministre de l’Intérieur d’Emmanuel Macron. Officiellement, il sera chargé de « conseiller l’entreprise sur sa responsabilité sociale et environnementale. » Oui, ça peut faire sourire après tout ce que je viens de vous dire…
Mais en réalité, ce recrutement fait partie d’une stratégie d’influence du géant chinois, qui veut empêcher la France de nuire à son business.
Une stratégie d'influence pour contourner la loi
Le 14 mars 2024, l’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité une proposition de loi visant à limiter la fast-fashion, pour protéger la nature et les industriels européens. Cette proposition de loi prévoit l’interdiction de la publicité pour les marques de fast-fashion comme Shein, mais aussi la mise en place d’un malus écologique pour les articles vendus à prix cassés, ou encore l’obligation pour les entreprises de communiquer l’impact environnemental de leurs produits.
Le Sénat va prochainement examiner ce texte, et si les sénateurs décidaient eux aussi de l’adopter, ce serait un énorme manque à gagner pour Shein, qui ne compte pas se laisser faire et qui embauche donc des personnalités françaises pour l’aider dans son travail de lobbying.
Christophe Castaner, un cas isolé ? Réponse, non.
Shein a également recruté Nicole Guedj, ancienne secrétaire d’État et Bernard Spitz, président du pôle international et Europe du Medef, le syndicat des patrons. Selon la fédération française du prêt-à-porter, je cite, « l’engagement de ces figures politiques auprès d’une entreprise dont les impacts environnementaux et sociaux sont unanimement dénoncés constitue un signal alarmant ».
Reste à savoir si les parlementaires résisteront face à ces manœuvres.
Clés : Environnement ; Vie quotidienne ; Mode – Styles ; Écologie ; Christophe Castaner ; Industrie textile