NOTRE COLLECTIF
Coopérons tous ensemble
Nous nous engageons à mettre nos vies personnelles, sociales et politiques au service d’une société plus juste et fraternelle. Nous mettons notre créativité de citoyen, de travailleur, d’entrepreneur ou d’artiste au service d’une société humaine respectueuse de la dignité de chacun et de la nature. (historique).
Nous faisons de la sobriété un enjeu de transformation personnelle, économique et écologique. Nous sommes *trans-politiques, de toutes croyances ou non croyances; et nous faisons du débat éthique le moyen d’avancer ensemble à partir d’opinions diverses. Nous nous engageons avec d’autres collectifs et associations humanistes pour être plus efficaces ensemble.
Nous sommes 300 membres actifs répartis dans des collectifs locaux et nous voulons devenir 500 en 2028. Nous avons 4000 sympathisants qui suivent nos activités ; et nous voulons qu’ils soient 10000 en 2028. Nous comptons une quinzaine de collectifs locaux.
QUI SOMMES NOUS ?
- Jacqueline Louiche, Coordinatrice du Pacte civique
Elle a exercé différentes fonctions en différents endroits au sein de l’Enseignement agricole public.
Membre depuis très longtemps de l’association LVN Personnalistes et citoyens, elle a pu profiter de son temps libéré par la retraite pour investir du temps à la tête de ce mouvement.
C’est alors qu’avec les associations partenaires « Démocratie et Spiritualité » et « Poursuivre » elle a pu lancer le Pacte civique en 2011.
Depuis lors, elle contribue au lien entre LVN Personnalistes et citoyens et le collectif Pacte civique et représente les collectifs locaux à l’équipe d’animation.
Elle est coordinatrice du Pacte civique depuis 2024
- Patrick Dancourt, Coordinateur du Pacte civique
... a une formation d’ingénieur en Génie Civil (INSA Lyon, 1980) et d’économiste (Lyon II, 1980). Il a aussi étudié aux Etats-Unis (Cornell University) et il a accompli son service militaire au Vénézuela.
De 1984 à 2023, Patrick a mené une carrière de cadre supérieur dans le secteur privé. Il a exercé des fonctions de direction en matière de logistique, de gestion des achats et de la supply chain et de direction Générale en France et en Angleterre.
Il a aussi été membre du Board de la Chambre de Commerce Franco-américaine et membre de l’IUMM Alsace.
Il a également été Chef d’Etablissement à Strasbourg de 2019 à 2023 et a eu ainsi l’occasion de pratiquer un dialogue social constructif.
Patrick anime les réunions de la Coordination Générale et de l’Atelier Emploi et Conditions de travail.
Il est coordinateur du Pacte civique depuis Janvier 2026.
- Jacky Richard, Membre de l'équipe d'animation, responsable de l'Atelier Démocratie
... a été l’un des deux coordinateurs du Pacte civique de 2019 à 2024. Il est également l’animateur de l’Atelier Démocratie-OCQD.
Aujourd’hui jeune retraité, il a fait une grande partie de sa carrière au Ministère de l’Éducation nationale (professeur agrégé de géographie, puis chef de bureau au Ministère à la sortie de l’ENA, secrétaire général de l’Académie de Toulouse, directeur d’administration centrale, chef de l’inspection générale) puis au Ministère de la Fonction publique (directeur général de la Fonction publique) enfin, pendant les 15 dernières années de sa carrière, au Conseil d’Etat.
Son parcours professionnel est construit sur un engagement pour conduire les transformations nécessaires de la société, valoriser les ressources humaines, responsabiliser les équipes, avec l’ambition de servir l’Etat, les collectivités publiques, et plus largement l’intérêt général.
Son engagement au Pacte civique est forgé sur l’envie de participer au débat public pour juguler la crise sociale, environnementale et démocratique qui gangrène notre pays et être au service d’un combat pour promouvoir les valeurs du vivre mieux ensemble
- Jean-Baptiste De Foucauld, Porte-parole du Pacte civique
Inspecteur Général des Finances honoraire, ... a été conseiller technique au cabinet de Jacques Delors (1982-1984), et commissaire-adjoint puis commissaire au Plan (1988-1995). Il a présidé de 1985 à 2009 l’association Solidarités Nouvelle face au chômage (www.snc.asso.fr) et, de 2002 à 2020, l’association « Démocratie et spiritualité » (www.democratieetspiritualite.org).
Il est l’auteur de « Une société en quête de sens » (avec Denis Piveteau, Odile Jacob, 1995) et de « l’Abondance frugale, pour une nouvelle solidarité » (Odile Jacob, 2011). Il préside l‘Association des Amis de Cerisy-Pontigny (www.ccic.cerisy.asso.fr) depuis 2011, qui publie de nombreux ouvrages issus des colloques qu’elle organise chaque été, tels les actes du colloque qu’il a dirigé « Peut-on apprivoiser l’agent aujourd’hui ? » (Hermann 2016).
Cofondateur du Pacte civique, coordinateur du collectif de 2011 à 2019, il apporte son expérience et sa réflexion aux différents ateliers et s’implique fortement dans ses actions.
- Martine Parant, Membre de l’équipe d’animation, responsable recherche de financements
Plus de 15 ans d’expérience en tant que Directrice du Business Development en France et à l’international, pour plusieurs cabinets d’avocats d’affaires internationaux, m’ont amené à développer des stratégies d’acquisition et de fidélisation de grands comptes clients.
Ma rencontre en 2015 avec Jean-Baptiste de Foucauld, fondateur de Solidarité nouvelle face au chômage et cofondateur du Pacte civique, m’a donné l’opportunité d’utiliser mes compétences, selon mes souhaits, dans un univers porteur de sens et de solidarité, en ligne avec mes engagements bénévoles de longue date.
- Éric Thuillez, Président de l’ASPC, animateur de l’atelier sobriété
... président de l’association de soutien au Pacte civique (ASPC) qui est le support juridique et financier du collectif Pacte civique, après avoir exercé la fonction de délégué général du collectif, de 2017 à 2019.
De formation littéraire et juridique (Sciences Po – ENA), il se place en tant qu’acteur de l’intérêt général dans les domaines de la retraite et du logement où il a occupé des postes fonctionnels (Directeurs des prêts HLM à la caisse des Dépôts, directeur d’Action logement…) et opérationnels (DG de l’Ircantec et de société HLM).
- Claude Harout, Membre de l’équipe d’animation, référent communication, animateur numérique du Pacte civique
Claude Harout suit le volet numérique du Pacte civique en animant les réseaux sociaux (Facebook et Twitter). Sa contribution peut aller aussi vers des initiatives du type réalisation de clips, de MOOCs ou de podcasts.
Par ailleurs, il est très impliqué dans une déclinaison en acte du Pacte civique : Territoire Zéro Chômeur de Longue Durée, ou le droit à l’emploi pour tous.
Son parcours professionnel est construit sur la notion d’engagement, avec l’ambition de servir l’État, comme fonctionnaire, de l’Education nationale à la Caisse des dépôts et consignations. En parallèle, il a toujours été engagé dans le monde associatif. Son engagement dans le Pacte civique est forgé sur
son envie de participer à un combat pour faire triompher des valeurs clefs du vivre ensemble. Fraternité oblige !
Rien n’arrête une idée dont le temps est venu…
- Michel Tissier, Membre de l'équipe d'animation, partenariat, communication et développement
Ma formation et mon expérience militante tiennent beaucoup à l’action catholique et à la CFDT.
Durant ma vie professionnelle, j’ai été successivement formateur d’adultes, secrétaire confédéral à la CFDT, cadre dirigeant à l’ANPE, consultant dans le champ de la Responsabilité sociale des entreprises.
A la retraite, j’ai étudié la langue et la civilisation arabes à l’INALCO puis me suis engagé comme secrétaire exécutif du Réseau international pour une Economie humaine, fonction qui occupe une large partie de mon temps. Ce réseau réunit une soixantaine d’organisations membres principalement en Amérique latine, en Afrique et en Asie du Sud. Par l’action et la réflexion ces membres cherchent à transformer les sociétés où ils vivent et le monde en référence à une vision et une démarche humaniste, radicale et réaliste (www.rieh.org).
Le Pacte civique me permet d’avoir une réflexion et une action avec des références similaires dans le contexte français et européen. Peut-être un jour, les deux champs se complèteront-ils.
J’essaie aussi dans mon Périgord noir de contribuer à en faire un territoire de coopération entre toutes celles et ceux qui veulent exercer leur pouvoir de bien vire ensemble, entre êtes humains et avec le vivant.
Je crois urgent et vital de mener une action culturelle ou d’éducation populaire pour résister à la vague de l’antihumanisme qui veut imposer la loi du plus fort et du plus riche. Et, pourquoi pas, construire la maison commune que désirent toutes les personnes de bonne volonté.
...
Ndlr :en sont à efficacité / robustesse, questionner ACT
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ENTRETIENS 🗣️
Diego Chauvet, journaliste à l'Humanité, reçoit Johann Chapoutot, spécialiste de la montée du nazisme, pour apporter son regard d'historien, de spécialiste des années 30, sur le renversement des valeurs que nous vivons actuellement entre fascisme et antifascisme.
00:00 Introduction
02:09 Qu'est-ce que l'antifascisme ?
11:28 Mort de Quentin D. : la réaction de Dominique de Villepin
19:55 Le retour de propos pétainistes
25:21 Faut-il distinguer les formes de violences ?
31:28 L'influence trumpiste
44:34 Marianne attaque Johann Chapoutot
50:17 Notre hors-série "Front commun contre l'extrême droite"
Tr.: ...
extrême centre et extrême droite partagent des valeurs communes : le darwinisme social, des formes de suprémacisme social c'est sûr, suprémacisme racial très souvent, et ils ont également la même clientèle en gros, les dynamiques patrimoniales, les possédants. Et par ailleurs, ils ont les mêmes ennemis, c'est-à-dire la gauche en général. Ce que les nazis appelaient le marxisme qui englobait aussi la social-démocratie qu'il s'agissait de détruire, notamment les syndicats. Dans ce que fait le centre, nous avons déjà des antécédents ... de la dynamique des idées comme de la dynamique sociologique, du point de vue idéologique comme sociologique, c'est compréhensible. Et ça s'est déjà produit. Ce qui est regrettable, c'est que une partie de la gauche se désolidarise de l'autre de la même manière que le SPD (ndlr : Parti social-démocrate d’Allemagne. En allemand Sozialdemokratische Partei Deutschlands) avait tenté de s'imposer ? dans les bonnes grâces de la droite, voire nazie, nous, nous sommes la gauche raisonnable, discours que l'on entendait déjà à l'époque. Nous sommes des gens raisonnables, nous n'avons rien à voir avec ces fanatiques de l'égalité sociale ou de la justice sociale que sont les communistes, nous n'avons rien à faire avec eux. Il les ont donc jeté par dessus bord, ou jeté sous le bus comme on dit aujourd'hui pour, encore une fois, donner des gages à la droite et à l'extrême droite. Pour se sauver eux-mêmes. L'histoire a bien montré que ils ont été victimes eux-mêmes de ce qu'ils pensaient pouvoir éviter. Phrase de Dominique de Villepin dans un texte qu'il a publié jeudi soir à ce sujet "Le parti social-démocrate allemand, grande force républicaine de gauche à l'époque, a eu sa part de responsabilité dans la montée du nazisme en maintenant l'illusion d'une posture d'équivalence qui a conduit à son propre écrasement." C'est ce que vous décrivez là précisément. DDV lui, en tant que responsable politique, en fait l'analogie avec le présent. Est-ce qu'il a raison ?
OUI ce qui le distingue notamment d'un ancien pdt de la république dont les dernières déclarations sont consternantes du point de vue de l'éthique politique, François Hollande pour ne pas le citer, de la morale humaine, de la décence commune et de la culture politique, contrairement à des gens comme cela, DDV est quelqu'un ??? il lit de la littérature, philosophie, histoire puisque nous en avons parlé, notamment de cette période de 1932-1933, c'est quelqu'un qui ayant ouvert des livres d'histoire, en a tiré quelques enseignements. D'autres comme FH que vous citiez, en fréquentant uniquement HEC et Science Po n'a pas eu l'occasion de se former à l'histoire et c'est bien dommage puisque, précisément, l'erreur majeure, monstrueuse même en réalité du SPD allemand en 32-33, ça a été, au moment depuis avril 1932 les communistes proposaient une alliance, non seulement à la base mais aussi au sommet, de vouloir se distinguer à toutes forces d'une gauche qu'il était prêt à sacrifier, avec laquelle ils avaient des désaccords stratégiques, tactiques, et un passif d'opposition assez long, sacrifier cette gauche là pour se sauver soi-même. Et ça a duré longtemps cette histoire puisque le SPD Allemand, non seulement n'a rien fait quand les nazis sont arrivés au gouvernement, contrairement à ce que demandait le KPD (Kommunistische Partei Deutschlands ou PARTI COMMUNISTE ndlr) une grève générale. Mais 5 mois plus tard, le SPD en était encore à voter une motion de confiance à Hitler et à son gouvernement au Reichtag. Le 17 mai 33, franchement, c'est très tard. Cela dit, en écoutant certaines déclarations la semaine dernière - les Hollande et Gluxman ou autres - on voit qu'effectivement ce genre d'individus voter des motions de confiance à des gouvernements d'extrême droite qui en d'autres temps aurait massacré à qui mieux mieux et incarcéré dans des centres spéciaux puisque le 17 mai 33, c'était par centaines que se comptaient les victimes à gauche du gouvernement nazi. Donc oui, faire un peu d'histoire de temps en temps peut servir !
On entend que les communistes étaient trop radicaux. Visiblement, ça ne s'est pas passé comme ça.
Je l'entends beaucoup ici et là. En fait ya deux historiographies pour être un peu techniques dans la manière dont on raconte l'histoire, ce sont deux historiographies qui se sont mises d'accord. Ya une historiographie de droite toujours prête à dire que la gauche c'est mal et que la gauche de la gauche c'est encore plus mal. C'est radical, ça parle trop fort, ça ne met pas de cravate, ça demande un peu trop bruyamment la justice sociale et fiscale, c'est très impoli et donc c'est le chien qui saute sur la table en plein diner bourgeois et ça ne se fait pas. Une seconde historiographie trotskiste est entrée en calescence? avec la première, qui à juste titre a plein de choses à reprocher aux staliniens, bien sûr. Et dieu sait que les trotskistes dans les années 30 ont pâti de leur opposition au stalinisme, mais la lecture qu'a pu faire Trotski et dans la suite les historiens trotskistes, de cette période, fait l'économie de quelques faits importants et de quelques archives et sources importantes. Il y a une opposition terrible entre SPD et KPD depuis 1919, pourquoi ?
Parce que la scission du KPD, la scission communiste qui fait suite à tous les débats qu'il y a eu entre réformistes et révolutionnaires avant 14, fait suite au désaccord entre ceux qui ont voté les crédits de guerre, les socio-démocrates, et ceux qui ont refusé de les voter, c'est-à-dire les futurs communistes, ensuite la révolution de 17, la séparation sur la base des 21 points de Lénine et du Cominterm, en France, Italie et partout, mais dans le contexte allemand, vous avez un contexte de guerre civile qui vient aggraver les choses avec une répression menée par les socio-démocrates au pouvoir contre les communistes. Vous avez 150 morts la semaine sanglante de Berlin en janvier 19, vous avez 1200 morts en mars 1919, vous avez également le pdt social-démocrate Hébert qui empêche l'union entre socialistes et communistes en Turinge et en Saxe en 1923, et vous avez à nouveau un massacre à Berlin le 1er mai 1929 avec la police sociale-démocrate, préfet de police social-démocrate, ministre pdt de Prusse social-démocrate et chancelier aussi, qui massacre 33 personnes à l'arme lourde au centre de Berlin. Et évidemment que dans ce contexte là, les communistes avaient quelques raisons d'en vouloir aux socio-démocrates. Inversement, les socio-démocrates prenaient ombrage qu'on les traite de socio-traitres et de socio-fascistes, ce qui pouvait s'argumenter puisque le socio-démocrates avaient choisi de faire une politique de droite. Les socio-démocrates avaient soutenu le chancelier Bruning de 1930 à 1932, soutenu sa politique d'austérité, de destruction de l'état social. Évidemment, dans ces conditions là, lorsque vous êtes vaguement de gauche et que vous avez quelques idées qui sont accrochées à une vague colonne vertébrale, vous ne pouvez pas ne pas critiquer cela. Les communistes ont été fidèles à cette revendication de justice sociale et fiscale, ont critiqué les socio-démocrates. Mais in fine, face au danger nazi, peut-être était-ce trop tard. Mais face au danger nazi, en avril 32, après les résultats des élections présidentielles de mars 1932, après le résultat des élections de Prusse, en avril 32, la progression nazie, le KPD a proposé une alliance qui a été refusée à de multiples reprises par la direction social-démocrate. Je tenais à rappeler tous ces contextes là à la fois historique pour l'allemagne mais également historiographiques pour voir comment on réécrit l'histoire, pour rappeler que le KPD allemand, tout stalinien qu'il était, et que toutes ses fautes, toutes ses erreurs, n'est certainement pas responsable de tout. Évidemment que la gauche n'est pas responsable de l'arrivée d'Hitler au pouvoir. Il n'y avait plus de démocratie parlementaire depuis mars 1930. Quand bien même les marxistes auraient-ils été majoritaires et unis, jamais le pdt Henenbourg n'aurait appelé un chancelier social-démocrate au pouvoir.
Dans vos propos et dans votre livre, on voit la réaction des élites. À l'époque, on ne sait pas encore ce que va vraiment donner le nazisme derrière. Aujourd'hui, on sait. Et malgré cela, depuis une dizaine de jours, on entend Martine Vassal, candidate de la droite républicaine à Marseille, dire travail, famille, patrie, ce sont mes valeurs. On voit Laurent Wauquier le jour où 3000 militants qui vont faire des saluts nazis, hurler des slogans racistes, etc. Afficher le portrait géant de Quantin Deranque sur l'hôtel de région à Lyon. On entend Aurore Berger parler d'anti-france qui est aussi un terme qui renvoie à une certaine époque, comment on interprête ce déferlement de propos quand aujourd'hui on sai tout ça ?
Alors on sait... Il est possible de plaider l'incompétence, l'ignorance et l'incurie. Je ne pense pas que Mme Berger ou Mme Vassal soient les couteaux les plus aiguisés du tiroir ou les humanistes les plus confirmés du personnel politique français. Mais au bout d'un moment, il commence à devenir difficile de plaider l'inculture ou l'incompétence. Tout cela commence sérieusement à fair système. Parler d'anti-France, c'est évidemment une référence à l'extrême droite intisémite et xénophobe de la fin du 19ème siècle. Référence directe à Drumont, à Mauras. Ça peut faire office de dogwittle, ces petits stylos qu'on envoie pour faire rappliquer les chiens, et en l'occurence des chiens d'extrême droite. Ce sont des petits signes qui sont envoyés. On pense également à ce que disait Emmanuel Macron sur Pétain qu'il appelle le maréchal Pétain. Rappelons que depuis 1945 il n'y a plus de Maréchal Pétain puisqu'il a été condamné pour indignité nationale quand il vantait le grand soldat quand tous les historiens de la 1ère guerre mondiale, les historiennes en l’occurrence comme Bénédicte Vergez-Chaignon?? autrice de la meilleure biographie de Pétain, contestent absolument. C'était un très mauvais tacticien, très mauvais stratège, mais sans doute pas pour E. Macron. Alors, on peut y voir plusieurs choses. Outre l'incurie, outre l'incompétence. Déjà une culture de droite qui a des inclinations à l'extrême droite. Ce qui est assez manifeste chez un individu comme E.Macron. Toute sa socialisation, toute sa culture si on peut parler de culture, l'accumulation des signes amicaux adressés à l'extrême droite depuis 2017 fait système. Et donc ça, ça se retrouve chez ses proxis ou chez ses obligés, chez ses vassaux. Que ce soit chez les gens qui viennent de LR ou qui y sont encore, c'est le cas d'Aurore Berger. Karl Olive aussi, personnage désastreux. Maintenant Martine Vassal à Marseille. Tout cela confirme une analyse désormais bien établie et qui est applicable à notre période comme elle l'a été à d'autres précédemment qui est que un extrême centre qui voit lui échapper le pouvoir soit par extinction d'un mandat, soit par désastre socio-électoraux répétés, au fond, l'extrême centre actuel se retrouve au niveau Fon papen en 1932. Entre 10 et 15%. Et bien cet extrême centre là se radicalise. s'ensauvage, et va ensauvager aussi ses proxis et puis ses forces de l'ordre. On l'a vu de manière répétée depuis 2018. Ya un problème avec le maintien de l'ordre en France. Très clairement. Les images de Sainte-Soline, les propos de Sainte-Soline, auront fait réaliser à beaucoup ce que c'est que l'ensauvagement des élites patrimoniales qui ne peut plus tenir que par l'ensauvagement de forces de l'ordre qui sont là pour maintenir un pouvoir par la violence. Pouvoir encore une fois qui est contraire, dont la politique est contraire aux intérêts de la quasi-totalité de la population. Il devient difficile quand on meurt dans la salle d'attente des urgences de tel hôpital, de justifier une politique fiscale qui a fait exploser les inégalités depuis 2017. Ces choses là sont impossibles à justifier donc on mobilise un appareil médiatique monstrueux pour justifier l'injustifiable. Et si jamais ça ne suffit pas, on fait des tirs tendus de LBD.
Puisque vous abordez la violence d'ÉTAT, en ce moment justement, là aussi ce qui est très marquant dans la semaine écoulée, c'est de voir finalement une violence qui est toute mise dans le même sac. On voit des reportages qui représentent des successions d'images de gilets jaunes, de maison d'un maire brûlée par l'extrême droite parce qu'il voulait faire un centre d'asile sur sa commune, vous citez les violences policières, tout ça est placé dans l'environnement médiatique comme quelque chose de presque équivalent. Est-ce qu'il faut distinguer déjà ces violences en fonction de qui les commet ? Et comment historiquement on distingue les violences antifasciste et violences d'État ?
En amont de tout cela, ce qui est rarement évoqué, voire jamais par les médias établis, les médias traditionnels dont on se rend compte qu'il ne font pas un travail de journaliste. Ils ne font pas un travail d'établissement des faits, ni de lecture des sciences humaines et sociales, de critique du réel, la violence dont ils ne parlent pas, c'est la violence qui est endogène consubstantielle à une organisation sociale, on le voit tous les jours, prône de plus en plus l'exploitation démesurée de soi-même, de son propre corps, de son propre temps, d'autrui, de l'environnement, de la planète pour des objectifs de profits dont on voit l'absurdité de manière de plus en plus claire. Cette société là, la société que l'on prône, la société que l'on vend à longueur de plateaux, celle des réformes, celle de la croissance, celle du profit, celle d'une société qui est par définition d'une violence extrême qui repose sur l'exploitation, sur le malheur. Le malheur des corps, des esprits. Nous vivons dans un pays où les dommages psycho-sociaux liés au travail explosent. Elle est là la violence quand même. La violence faite aux femmes, aux exploités, aux enfants. Et lorsque vous avez des gens qui dénoncent cette violence parce qu'ils en sont révoltés, parce que c'est quelque chose qui les rend malades, qu'ils ne peuvent supporter, parce qu'ils ont assez d'empathie et de sensibilité, assez d'humanité pour ne pas accepter cela. On les désigne eux comme violents. Mais c'est complètement délirant. Alors ça s'explique très bien puisque pour maintenir un pouvoir qui nie le réel et qui nie la sensibilité et la vie de la quasi-totalité de la population, il faut inverser les réalités en permanence. Donc si vous dénoncez la violence, c'est vous le violent. Pourquoi ? parce que vous ne portez pas de cravate et que vous parlez un peu trop fort. Parce que vous dites des choses qui ne se disent pas dans les dîners en ville où il faut savoir garder un sens de la nuance, de la mesure, de la bonne éducation. Et si vous transgressez ces normes ou ces codes, vous êtes un fanatique, un énervé, un jacobin, un communiste, un partageux et alors insulte suprême désormais un antifasciste. Vous vous rendez compte que le terme antifasciste est devenu une insulte ? C'est quoi alors le terme amélioratif ? C'est fasciste ? Si être antifa est mal, donc c'est être fasciste qui est bien, et bien oui, c'est cette impression que l'on a en rgardant les plateaux de tv depuis 10 jours.
Alors paradoxalement, on entend aussi des gens d'extrême droite se plaindre justement sur les plateaux qu'on les qualifie de fasciste ou de nazis disant que la gauche fascise tout, nazifie tout et qu'on met des cibles dans le dos. Donc pour eux ça reste péjoratif.
Oui. Alors pas pour tous puisque certains s'en revendiquent volontiers mais lorsque pour le coup toute la presse quotidienne régionale et tous les réseaux de France 3 région ont fait leur travail en juin 2024 pour voir qui était candidat et notamment du RN. Oui lorsque vous affichez des croix gamées sur vos réseaux sociaux, des runes germaniques bien connues ou des crismes désormais détournés par l'extrême droite pour afficher une certaine opinion. Lorsque vous défilez derrière des tambours de la jeunesse hitlérienne le 9 mais, lorsque vous utilisez le rune de la mort ou de la croix celtique comme symbole, c'est tout à fait constitutif d'une culture fasciste et d'une référence aux années 30 et au fascisme italien et au nazisme allemand qui sont pleinement explicites et tout à fait revendiqués par ces troupes là. Il me semble que dans la désastreuse manifestation de samedi non interdite par le ministère de l'intérieur et la préfecture de Lyon, et bien il y avait des slogans constitutifs de cette culture politique d'extrême droite, des slogans contre l'immigration très violents, contre les minorités sexuelles, des saluts nazis. Donc effectivement ça semble être qualifiable de fascisme, oui.
Est-ce que dans cette réthorique là il n'y a pas une importation d'un cadre narrratif qui nous vient notamment des États-Unis de Trump ?
Oui, c'est le grand facilitateur en fait. Trump et l'extrême droite américaine au pouvoir pour la 2ème fois. Trump 1 pour Trump 2. Donc c'est pas une anomalie ni une aberration dans un contexte américain. Trump est bien le produit de forces profondes qui ont parti lié à l'histoire du racisme, de l'esclavage, de la ségrégation, à l'histoire du nazisme américain parce que ça existe et à l'histoire du suprémacisme social et racial qui est là aussi très structurant dans l'histoire des États-Unis depuis 200 ans. Et singulièrement depuis 1945. Ce pouvoir de l'extrême droite US s'est singularisé dès le 1er jour en janvier 2025, on le sait, par une épidémie de saluts nazis au plus haut sommet de l'administration trumpienne Elon Musk d'abord pui Steve Banon ensuite. Et ça a envoyé un signal mondial qui a été très bien compris, par les destinataires, c'est que il ne faut plus se cacher, il ne faut plus avoir honte et désormais ou peut comme ils le disent vulgairement dans cette langue managériale, dérouler. Dérouler la réhabilitation d'une culture politique foncièrement anti-humaniste, anti-universaliste, qui n'était plus fréquentable depuis 1945. Vous avez un ordre interne juridique et un ordre international qui est structuré par une clé de voute, l'antifascisme. Plus jamais ça. Après 1945, tout l'édifice normatif interne et externe, international depuis 1945 se répartit autour de cette clé de voutelà. De manière assez largement hypocrite, ça n'a pas empêché les démocraties occidentales de se livrer à des guerres contre la décolonisation. Ça n'a pas empêché le lâchage ou les meurtres de gens de couleur aux USA, y compris par les forces de l'ordre. Mais du moins, au plus haut niveau des Etats, il était inconvenant, impoli, de faire trop référence au nazisme et au fascisme. Désormais grâce à Musk, Trump, Banon, Steven Miller et on le voit dans la communication quotidienne du pouvoir d'extrême droite aux USA, cette clé de voute là, on l'a fragilisée, on veut la détruire et dans ce cas là, c'est toute la voûte qui s'effondre. Donc ça donne une subversion de l'ordre moral et juridique interne aux USA comme nous le voyons puisque désormais ce ne sont plus seulement des noirs ou des latinos que la police tue. Ce sont désormais des blancs. Assassinés de 10 balles dans le dos. Ce qui fait réagir. Quand il s'agit de noirs, ça peut paraître relever de la normalité aux USA. Mais le fait que désormais les trumpistes assassinent des blancs a pu émouvoir. Et puis pour ce qui est de l'ordre international, on l'a vu dans la négation du droit international par l'administration Trump, négation reprise chez nous par quelqu'un comme Gabriel Attal centriste paraît-il, qui en réalité s'aligne complètement sur les positions de l'extrême droite américaine. Donc cette clé de voûte de l'antifascisme du plus jamais ça, et fragilisée par des gens qui sont totalement irresponsables. Soit par ignorance crasse, mais j'ai parfois du mal à l'accréditer, soit cynisme sordide.
Et pour ce qui concerne les oligarques de la tech, ya aussi un intérêt propre, un vrai projet derrière.
Oui, un vrai projet économique. Alors évidemment orienté vers le profit de leurs entreprises et leurs profits personnels. Mais au-delà de cette quête d'accumulation vorace et sordide, vous avez aussi une philosophie politique qui est structurelle en occident depuis la seconde moitié du 19è siècle dans les élites patrominiales qui est le darwinisme social. C'est-à-dire que les hiérarchies sociales ne sont que la traduction, la translitération hiérarchies naturelles. Et c'est la nature qui en a disposé ou décidé ainsi. Certains sont appelés à souffrir et à être exploités à être des fonds d'énergie dans lesquels on va puiser jusqu'à l'épuisement. Ça c'est la biomasse du vulgum pécus. De la plèbe qui doit être mise en coupe réglée qui doit servir à votre profit et d'autres qui sont appelés là encore par la nature à gouverner, à jouir, à profiter et ça va très loin. Jusqu"à la négation du dérèglement climatique de par les élites patrimoniales qui pensent pouvoir s'en sortir. Tertil?? investissait dans des îles artificielles où des milliardaires se retrancheraient et laisseraient le reste de l'humanité à son triste sort. Quant à Elon Musk, on connaît ses fantasmes spatiaux pour tout simplement sauver une peau au mépris du reste de la quasi-totalité de l'humanité appelée à périr.
Alors, c'est justement tout ça, j'imagique qui est la raison pour laquelle vous avez décidé personnellement d'être l'un des 180 signataires d'un appel à affirmer notre antifascisme qu'on publie d'ailleurs dans l'humanité d'aujourd'hui. Donc contrairement aux injonctions, ce n'est pas le moment de ne pas surenchérir ou de calmer le jeu.
On aurait pu être beaucoup plus nombreux en réalité à signer. On aurait pu être des milliers. Ensuite, c'est le fonctionnement des pétitions qui circulent ici ou là. Mais il paraît évident pour la totalité des collègues, des amis que je croise, que avoir à réaffirmer cette conviction simple que le nazisme c'est pas bien, que le fascisme c'est pas bien, c'est quelque chose d'assez surprenant pour nous qui avons grandi dans les années 80-90 en songeant à cette histoire en noir et blanc un peu dépassée, un peu ancienne des années 30 où l'on jouait un peu à se faire peur en se demandant si on aurait été résistant, si on aurait été neutre, collabo. C'était des jeux de rôle très abstraits tout cela. Ça n'avait pas d'incarnation concrète ou d'utilité politique ou pragmatique immédiate. Et on se rend compte, alors que nous pensions que tout cela était terminé, était un mauvais souvenir cantonné, renfermé dans quelques chapitres circonscrits des livres d'histoire, et bien c'est redevenu notre quotidien ou notre exigence contemporaine et dans ce quotidien là, il paraît quand même assez élémentaire et pas extravagant ou exagéré comme on disait sous la révolution, de réaffirmer que le fascisme c'est mal. Il faut pas, il faut pas. Contrairement à ce que l'on peut entendre ici et là, le "on n'a jamais essayé". Si si on l'a déjà essayé et multiplement d'ailleurs, oui, dans plusieurs pays d'Europe, on sait ce que c'est que l'extrême droite, on sait ce que c'est que la dynamique de radicalisation de l'extrême droite, on sais ce que c'est que les stratégies de normalisation, de banalisation ou d'embourgeoisement, la fameuse stratégie de la cravate, vous mettez en façade une espèce de robot humaoïde pas très malin avec des costumes cintrés et qui soulève de la fonte et qui parle mécaniquement bien peigné, qui d'ailleurs va répéter tout ce que dit le MEDEF d'une heure sur l'autre, va prôner l'union des droites, mais derrière cette façade plus ou moins respectable, quoique très frelatée et toujours navrante en réalité quand on voit le niveau, eh bien derrière cela, les 2è et 3è lignes sont plus que nauséabondes et méphitiques??. Il suffit pas d'aller très loin dans les réseaux sociaux ou dans les historiques de publications des candidats du RN pour montrer à quoi on a affaire lorsqu'on a affaire à ces gens là. Et ça on a déjà essayé. Donc il nous paraît extravagant aujourd'hui de devoir rappeler que c'est le fondement du monde contemporain depuis 1945. L'antifascisme, c'est la philosophie politique minimale de notre monde et c'est le fondement politique élémentaire de notre philosophie juridique et politique. PLUS JAMAIS ÇA...
C'est aussi une façon de faire bloc, d'interpeller la gauche au regard de sa propre histoire que vous avez décrit tout à l'heure.
Oui. C'est un appel à la raison et à la non répétition des erreurs du passé. L'autoradicalisation d'un côté et puis de l'autre côté la volonté de se départir d'une partie de la gauche en la sacrifiant et en pensant se sauver soi-même. Typiquement ce qu'on fait les socio-démocrates en 32-33 là encore pour sauver leur peau, sauver leur mandat, leur existence sociale alors in fine ils ont été passés par pertes et profits comme les autres, comme ceux qu'ils avaient abandonné. La solidarité de gauche entre humanistes, entre universalistes, entre personnalités soucieuses d'un minimum de justice sociale, fiscale, entre les genres et de justice écologique, tout cela devrait permettre de faire bloc chez les politiques comme celles et ceux qui font l'histoire. Petite précision pour ceux qui déplorent que des historiens par exemple rappellent que l'antifascisme est le fondement de notre monde. Alors déjà, quand on fait cela, on ne fait que notre métier, on rappelle tout simplement sur quoi est fondé le monde contemporain et son ordre juridique et moral. Et par ailleurs il est quand même surprenant de reprocher à des praticiens des sciences humaines, à des historiennes et historiens d'avoir des idées politiques universalistes plutôt généreuses et plutôt orientées vers le respect des normes juridiques et morales. Peut-être pourrait-on considérer que ces historiennes et historiens ont précisément ces idées politiques là parce que ils ont une vraie connaissance de l'histoire, parce qu'ils ont vu ce que cela donnait dans des conditions normales température et de pression à un certaine moment et qu'ils en ont donc induit des leçons de conduite et de maintien pour aujourd'hui.
On vous reproche même d'avoir des idées politiques tout court. Il y a quelques jours, Marianne vous accuse de vous servir de l'histoire comme d'une tribune politique. En quoi finalement prendre position, signer des appels, avoir un discours sur l'histoire, ça n'a rien d'incompatible avec un travail d'historien ?
J'aime beaucoup citer cette phrase d'Emile Durkeim qui était titulaire de la 1ère chaire de sociologie à La Sorbonne et Émile Durkeim positiviste qui voulait faire de la science sociale une science, c'est-à-dire une chose qui n'est pas suspect d'être engagé ou d'être orienté. Emile Durkeim déjà était un républicain convaincu. C'était un homme de gauche, c'était un Dréfusard, quelqu'un qui s'était engagé pour la justice, pour la révision du procès injustement fait au capitaine Drefus. Et Émile Durkeim qui avait cette ambition de faire de la science sociale disait aussi que si la sociologie n'était au fond qu'un loisir ou que de l'art pour l'art, la sociologie de vaudrait pas une heure de peine.
Alors je n'irai pas jusque là car je pense que l'histoire vaut quand même une heure de peine indépendamment de tout, tellement j'aime ma discipline et tellement c'est mon élément. Mais de fait, l'histoire est éminemment liée au présent. Le questionnaire que nous adressons au passé, c'est le questionnaire du présent, d'un homme ou d'une femme, d'un blanc ou d'un non blanc, d'un papa ou d'une maman, d'un trentenaire ou d'un quadra, je n'ai pas les mêmes questions et mes collègues non plus à adresser au passé selon ma propre temporalité, ma propre historicité. Et rappelons aussi, au-delà de ces considérations épistémologiques minimales que en France l'histoire a été rendue obligatoire dans l'enseignement primaire et secondaire précisément par a République et précisément pour des raisons politiques. Rappelons-le. Rappelons-le aussi. Celles et ceux qui parlent de neutralité axiologique ou qui représentants de l'extrême centre sur les plateaux oublient un peu vite pourquoi nous avons fait de l'histoire une discipline OBLIGATOIRE en France. Parce qu'il s'agissait de former les citoyennes et les citoyens. C'est bien que dès l'origine, chez des gens qui n'étaient pas des zadistes énervés ou des communistes impénitents, je pense à Jules Ferry qui était très très loin de tout cela, il y avait cette idée que l'histoire est la formation du regard critique et des catégories du citoyen. Je pense que tout simplement lorsque nous signons un appel pour rappeler que l'antifascisme est le fondement de notre monde contemporain, nous ne faisons que notre travail de professeur d'histoire.
Est-ce que ça ne participe pas finalement de la même offensive qu'on entend souvent en ce moment cette fois contre la politique à l'université, l'interdiction des conférences qui est prônée par certains ? Est-ce qu'on n'a pas affaire finalement au même phénomène ou de peut-être de mise au pas, de la recherche, du milieu universitaire ?
Ça c'est vraiment un classique des périodes de raidissement autoritaire que la destruction des lieux de savoirs, la destruction des formations universitaires et notamment des formations critiques. On le voit dans l'amérique de Trump avec la manière dont les humanités, les sciences sociales sont massacrées par l'administration Trump en terme budgétaire mais aussi en terme normatif, réglementaire avec parfois des interdictions de faire cours sur ceci ou de dire cela.
De manière générale, je pense qu'il y a un assaut contre les humanités, contre les lettres, contre les sciences humaines et sociales, mais depuis longtemps en réalité, cet assaut il est à la fois administratif et structurel. Les universités se portent mal à cause des politiques néolibérales. Bien sûr elle souffre comme tous les services publics, mais elle souffre d'autant plus que pour un pouvoir encore une fois mal intentionné, comme le nôtre l'est, cet extrême centre libéral autoritaire qui ne veut certainement pas le bien de la population, on le voit au traitement de l'hôpital et de l'école, tout simplement au traitement des services publics. Ce pouvoir libéral autoritaire ne voit jamais d'on bon œil évidemment l’émancipation par les savoirs critiques. D'autant plus que les gens qui arment les structures de ces mouvements là ne sont généralement pas issus de filières d'humanités et d'humanités critiques. Donc il y a une incompatibilité entre les deux. Oui.
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Livre Les irresponsables, paru l'année dernière chez Gallimard ... vous travaillez à une suite
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la démocratie tient grâce à vous.
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🔴🗣️ « La seule question qui vaille est à qui appartient le corps d'un être humain ? À la conscience qui l'anime.
Chacun et chacune doit donc pouvoir en disposer jusqu'à la dernière seconde.
Un droit, ce n'est pas une obligation. Ce texte n'oblige personne à mourir, n'oblige aucun soignant à agir contre sa conscience, n'oblige personne à renier ses croyances.
Cette loi sera donc une loi d'humanisme et de laïcité. En première lecture, nous nous sommes hissés à la hauteur des attentes de 82 % des Français. Ne reculons pas. » - René Pilato
Dominique Eddé, romancière et essayiste est l'invitée de 8h20 pour son essai "La mort est en train de changer" (Les liens qui libèrent).
Avec Dominique Eddé, romancière et essayiste libanaise
L'écrivaine milite ardemment pour la reconnaissance d'un État palestinien, dans un contexte où onze pays dont la France acteront cette reconnaissance aux Nations Unies. "Ce geste est incontestablement nécessaire, indispensable. On ne peut pas s'en réjouir, parce que le mot n'est pas d'actualité, mais reconnaître qu'il était indispensable", explique Dominique Eddé. Mais c'est aussi un geste "très tardif, qui survient au moment où le mot 'État' ne correspond plus à rien sur le territoire, sur le terrain en tant que tel. Il a le grand avantage d'acter la reconnaissance même du peuple palestinien, parce que nous en sommes là : c'est un peuple qui est en train d'être exterminé pour une part, depuis Gaza, qui est très fortement menacée en Cisjordanie. Donc acter sa reconnaissance, c'est mettre un coup de frein à cette folie meurtrière qui est en cours actuellement."
Elle balaie également le débat interminable sur l'utilisation ou non du terme "génocide" (de plus en plus admis, en particulier par les spécialistes de la question). Dans son livre, elle contourne l'obstacle en le remplaçant par d'autres mots, comme "abattoir". "C'est dire à quel point les esprits sont enfermés dans un vocabulaire qui est en train lui-même de rendre l'âme. Parce que si l'on en est à ne pouvoir s'indigner, et hurler de révolte et de douleur, qu'à partir du moment où un mot est reconnu par tous, c'est une défaite de l'être, c'est une défaite de l'humanité."
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"Les artistes en France se taisent dans un silence, maintenant, inacceptable"
Dominique Eddé critique aussi ceux qui posent des conditions à la reconnaissance de l'État de Palestine, comme l'élimination du Hamas. "Vous imaginez s'il fallait, pour reconnaître les pays à la surface du globe, réclamer que toutes les forces politiques qui ne vous conviennent pas disparaissent de la scène ? Le tissu d'une société n'est pas quelque chose où l'on peut mettre un fil à droite, un fil à gauche et décider d'une pureté qui n'existe nulle part à l'heure actuelle. Nous avons affaire à des situations polluées et si nous voulons en découdre un peu, il faut prendre la pollution telle qu'elle est."
"Ce que demandent aujourd'hui les pays aux Nations Unies, c'est l'arrêt d'un carnage absolu. Comment peut-on mettre un bémol à cette demande ?", s'indigne la romancière. "Les artistes du monde entier ont beaucoup bougé, notamment à Wembley, en Angleterre, Il y a quelques jours. Et je ne peux pas accepter que les artistes en France se taisent dans un silence aussi, maintenant, inacceptable."
Clés : Monde Proche et Moyen-Orient Palestine Israël Liban Conflit israélo-palestinien Bande de Gaza Génocide
Tr.: ... un territoire humilié, colonisé ... 1948 ... altérité ... plus de 200 journalistes tués à Gaza ... Rami Abou Jamous ...
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Quelques jours après avoir lancé son parti "La France humaniste", Dominique de Villepin est l'invité de Darius Rochebin ce dimanche 6 juillet sur LCI. L'ex-Premier ministre de Jacques Chirac est revenu sur de nombreux sujets de politique internationale comme intérieure, alors qu'il entretient le flou sur une possible candidature lors de la prochaine élection présidentielle.
Tr.: ... Trump dépend la souveraineté des USA, contrairement à l'Union Européenne ... il nous faut relever le défi sécuritaire ... Mitterrand, Chirac, ont défendu la souveraineté ... il a manqué une vision ... grande difficulté technologique ... nos démocraties sont prises en otage par les USA ... inquiet pour l'indépendance de la France ... l'Allemagne prête à céder ... la politique, c'est relever des défis ... prisme pro-américain ancestral ... partir de l'intérêt général des européens ... de la dignité ... critique les empires ... il faut de nouveaux piliers de puissance ... connaisseur de Napoléon ... appel du 18 juin ... nous sommes dans un autre age ... monde post-moderne, reposant sur le droit ... il faut se battre sur la scène internationale ... risque immense de prolifération nucléaire ... traité de non prolifération de 1968? ... réponse avec les britanniques et les allemands ... définir un intérêt commun ... le sud global ... critique Retailleau ... besoin d'unité pour sortir les otages, réenclencher une mécanique de coopération ... la méthode dure ne marche pas ... gestes à faire pour renouer avec l'Algérie ... mémoriel, sahara occidental ... discours de reconnaissance et de respect avec l'Algérie ... il y a eu d'horribles massacres faits par la Fr en Alg ... loi de 2005, une insulte ... Jacques Chirac, discours du Vel d'Hiv ... plaide pour une Fr non alignée ... liberté, pluralisme et pas surenchère sécuritaire ... exigence de méthode ... exigence de justice sociale ... réforme des retraites faite contre le peuple, est pour la retraite à points ... créer les conditions pour que tous ceux qui veulent travailler puissent le faire ... poser la question du travail ... plan pluriannuel de réduction de la dépense publique ... campagne ridicule des Républicains ya quelques années ... décision à partager avec les Fr ... remettre la justice sociale au coeur ... veut entendre les préoccupations des Fr ... pb d'humanité et de souveraineté ... Annie Ernault ... l'ordre républicain, la justice sociale, le coeur et identité de la Fr ... la démocratie ne donne pas le droit de martyriser les minorités ... Retailleau, confusion des genres ... /JLM : un point commun, nés au Maroc, ne croit pas à la 6ème république ... ne porte pas pj radical ... /Bayrou en guerre permanente ... perte des connaissances générales fr, maths, etc ... /colonialisme culturel ex Corée du Sud, livre "Le pouvoir de dire non". Développer des tempéraments et des personnalités.
Ndlr :
- de quelle SOUVERAINETÉ parle-t-il ? Populaire ou nationale ? On peut parier sur la seconde. Vérifier ACT
- reste un homme de droite sur le plan économique et de l'attachement à l'ordre, mais est pour le moins fréquentable. Valoriser ACT
Francis Wolff, professeur émérite de philosophie à l’Ecole normale supérieure (Paris), auteur de “La vie a-t-elle une valeur?” (Philosophie magazine éditeur)
« La vie a-t-elle une valeur ? » C’est la question posée par le philosophe Francis Wolff dans son dernier ouvrage. Pour le professeur émérite à l'École normale supérieure, ce n’est pas la vie qui a une valeur absolue, c’est chaque vie humaine. Pas le vivant, mais les êtres humains. Débat.
Avec Francis Wolff, professeur émérite à l’Ecole Normale Supérieure ULM.
Tr.: ... l'humanisme nécessite de faire cesser les injustices ...
Chaire Alumni INSA Lyon-Livret 2 - Regards d’Alumni sur l’ingénieur humaniste. Quel sens aujourd’hui ? - 29 novembre 2023 Association, Ecole
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Le second livret de la Chaire est sorti.
Il constitue le cœur de nos travaux, puisqu’il répond à l’interrogation majeure qui a motivé sa création : ingénieur(e) humaniste, qu’est-ce que cela signifie aujourd’hui ?
L’objectif était de traiter cette question au travers du regard des alumni, jeunes et moins jeunes, pour apporter leurs retours d’expérience et faire en sorte que leurs témoignages soient le trait d’union entre le monde de l’entreprise et les aspirations des étudiants.
Le champ des investigations a finalement été très vaste, en questionnant le lien entre ingénierie, humanisme et philosophie, les valeurs de l’ingénieur(e) humaniste, les questions de prospective, la fonction de l’ingénieur(e) médiateur et pilote de projet, son rôle dans l’innovation et la conception, son engagement nécessaire et sa traduction opérationnelle dans sa vie professionnelle…
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Nous réfléchissons actuellement à un travail de synthèse sur la formation de l’ingénieur(e) de demain et nous sommes preneurs de vos réflexions sur le sujet.
L’équipe Chaire ALUMNI/INSA LYON
Contact : chaire@alumni-insa-lyon.org
LAURENT THINES, Neurochirurgien écrivant de la poésie, militant pour la sociale et contre les armes (sub-)létales
Insomnies. Pensées de la nuit pour les palestiniens qui subissent l'ultime attaque démente d’une oppression coloniale jamais rassasiée et pensées aussi pour tous les israéliens et les juifs victimes directes ou indirectes des horreurs du Hamas, et à présent des crimes de guerre de leur Gouvernement. L’Histoire nous observe et nous attend. Soyons à la hauteur de notre Humanité.
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Créé il y a plus de dix ans à l’initiative de l’agrobiologiste et philosophe Pierre Rabhi, Colibris est un mouvement qui accompagne la transition des citoyens vers une société plus écologique et humaniste. Plus que jamais nous œuvrons, avec d’autres, à la construction de modes de vie et d’activités plus sobres pour des territoires plus résilients. Convaincus que la transition de la société est nourrie par la transformation individuelle, le changement humain est au cœur de notre raison d’être.
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Ndlr : si accompagnement et médiation reposent sur la même théorie, le Mvt Colibris est AUSSI médiateur ? Questionner ACT
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Description
Psychothérapeute certifiée titulaire du CEP, Martine Lebrun-Gauthier est à l'écoute des adultes, des enfants, des adolescents et des familles en séances individuelles. Sa méthode de référence est l'analyse psycho-organique selon une perspective de travail humaniste.
Martine Lebrun-Gauthier exerce sa profession en cabinet libéral à Angoulême dans le département de la Charente. Elle pratique également l'EMDR et la psychogénéalogie (approches transgénérationnelles).
La psychothérapeute Martine Lebrun-Gauthier est membre de SOFRAPSY et de la Fédération Française de Psychothérapie et Psychanalyse (FF2P)
Résumé
Alors que les limites planétaires sont dépassées les unes après les autres, un récit mortifère opposé fleurit tout de même : celui de l’illimitisme, la croyance dans la toute-puissance des capacités humaines, la croyance dans un progrès sans fin...
En savoir plus
Il y a 50 ans paraissait un rapport scientifique rédigé par une équipe du MIT supervisée par le chercheur Dennis Meadows, qui évaluait pour la première fois l’impact de l’activité́ humaine sur notre planète.
Ce rapport intitulé Les limites à la croissance, publié en 1972, était sans appel : poursuivre la croissance économique, qui va de pair avec une consommation toujours plus grande des ressources planétaires, mène inévitablement à une impasse au cours du XXIe siècle.
Pourtant l’époque Anthropocène se caractérise plutôt par une perte du sens des limites, avec l’illusion de l’infini induite par les puissances thermo-industrielles extractivistes.
Incarné par un Jeff Bezos et un Elon Musk (« only the sky is the limit »), l’illimitisme vise à conjurer les limites de la Terre et les menaces d’effondrement climatique par la croyance en la toute puissance de l’innovation, incarnée par le transhumanisme.
Comment un tel récit s’est-t-il construit ? Dans un contexte de contraction des ressources et de déséquilibre climatique peut-on espérer le dépasser pour le remplacer par un récit soutenable ?
Nous en parlons avec notre invité Johann Chapoutot, historien professeur d’histoire contemporaine à la Sorbonne spécialiste du nazisme et la modernité occidentale. Auteur du livre Le Grand récit, aux PUF, il va publier prochainement un tract Gallimard avec Dominique Bourg « Manifeste contre l’impuissance publique ».
Depuis maintenant près de 4 milliards d'années, notre planète a la chance de se situer dans une zone habitable par rapport au soleil. Ce qui a été fondamental dans l'apparition de vie biologique. Aujourd'hui, ce sont les conditions même d'habitabilité de la Terre qui posent problème en raison d'un grand nombre de limites planétaires qui ont été dépassées et qui deviennent critiques pour notre humanité. Que signifie justement ce concept de limites planétaires ? Comment résonne-t-il dans un contexte où nos modes de vie restent ancrés dans un modèle de progrès sans fin ?
Le rapport Meadows
Il y a 50 ans, paraissait le rapport scientifique Meadows qui évaluait pour la première fois l'impact de l'activité humaine sur notre planète. Un rapport a la diffusion planétaire qui a eu de véritables effets cognitifs et politiques, d'abord aux États-Unis où il y a eu une véritable prise de conscience, qui a commencé sous la présidence Nixon. Selon Johann Chapoutot, le gouvernement français actuel est plus à droite que Nixon, qui lui avait encouragé les politiques environnementales aux Etats-Unis : « L'identification de la planète comme système cohérent et global date du XIX siècle avec la naissance de l'écologie comme science. À l'époque, l'effet de serre, par exemple, a été identifié par des physiciens français en 1824. Deux siècles plus tard, notre président de la République dit que la solution, c'est de produire plus. Cela veut dire que depuis la parution du rapport Meadows qui a été une onde de choc, nous n'en avons tiré aucune leçon. »
Un parallèle entre le nazisme et le capitalisme face à l'écologie
Pour Johann Chapoutot « toutes les dictatures ont toujours été liées aux industries d'extraction fossile. Il y a une espèce de conjonction de sympathie entre les intérêts politiques dictatoriaux d'un côté, et l'accumulation délirante de capital des compagnies de l'autre. À l'époque, le nazisme, avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, c'était encore une expérience politique et sociale, mais aussi biologique et eugéniste que les élites regardaient avec beaucoup de sympathie et d'intérêt. Il se passe la même chose actuellement avec la Chine. »
À lire aussi : Ecologie ou économie?
Le dépassement des limites planétaires
D'après les plus récents rapports du GIEC, sept limites planétaires sur neuf ont été dépassées. Une situation unique dans l'histoire de l'humanité. Mais y a-t-il un moyen de revenir en arrière ? Quel est le rôle du capitalisme sur ce dépassement ? L'idée, défendue par de nombreux autres historiens, est que le génocide, et par extension les crimes contre la nature, sont le stade suprême du capitalisme.
D'après Johann Chapoutot « nous sommes dans un capitalisme qui est complètement délié de tout principe moral et qui prône l'accumulation, l'enrichissement. C'est une course aux profits qui est complètement décorrélée de toute quête spirituelle, intellectuelle, artistique, de tout rêve, de toute ambition proprement humaine. C'est déjà ce qui est en train de se produire. On le voit avec la Coupe du Monde dans des stades climatisés au Qatar en plein désert, qui ont été construits au prix de 6 à 15 000 morts. »
"L'illitisme"
Dans cette émission, Johann Chapoutot évoque "l'illitisme" : au paroxysme du progrès, il y a l'illimité : « Auparavant, on parlait de progrès, désormais, on parle d'innovation, c'est le mot à la mode qui d'ailleurs, permet de dire que si tout est limité, il y a quelque chose qui est illimité : c'est la matière grise, humaine et l'intelligence qui nous permettra de nous en sortir. Mais le fait que l'intelligence supposée soit incarnée par des milliardaires immatures et prédateurs, je trouve cela quand même assez inquiétant. »
Thèmes associés Sciences et savoirs Sciences Croissance économique
L'équipe
Mathieu Vidard, Production - Valérie Ayestaray, Réalisation ; Chantal Le Montagner, Collaboration ; Anna Massardier, Collaboration : Lucie Sarfaty, Collaboration ; Thierry Dupin, Collaboration ; Camille Crosnier, Journaliste
Ndlr : complété pour la rediffusion du 26/12/22
Le manifeste de Bernard Cazeneuve pour une gauche sociale-démocrate, républicaine, humaniste et écologique
INFO JDD. « Refonder » la social-démocratie et lancer une dynamique collective et politique. Voilà la feuille de route
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Connu / tg 5/9/22 à 11:04
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Le 30 mai 2022 était présenté le Parlement de la Nouvelle Union Populaire écologique et sociale (https://parlement.nupes-2022.fr/).
C’est Aurélie Trouvé, présidente du Parlement de la NUPES qui a introduit la présentation en expliquant que ce Parlement allait permettre d’enrichir le travail mené par la Nouvelle Union Populaire. Il rassemble les différentes forces politiques de cette union et de très nombreuses figures du monde syndical, associatif, scientifique, culturel. Il comptera progressivement 500 membres.
À l’image du parlement de l’Union Populaire qui s’est construit autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon et qui comptait déjà 300 membres, ce nouveau parlement aura vocation, dans un premier temps, à contribuer à la campagne des élections législatives : il mettra en évidence les soutiens et les idées de notre majorité, alimentera le programme, aidera les candidates et candidats aux législatives, fera le lien avec les luttes sociales et écologiques.
Aurélie Trouvé a ensuite présenté l’équipe de la présidence du Parlement et son équipe d’animation.
Plusieurs personnalités membres ont pris la parole : Laurence de Cock (historienne), Geneviève Savigny (paysanne membre de Via Campesina), Karl Ghazi (syndicaliste), Eval Darlan (comédienne) mais aussi Denis Quinqueton (co-directeur de l’observatoire LGBT+) et Marie-Monique Robin (réalisatrice, journaliste et écrivaine).
Jean-Luc Mélenchon a ensuite pris la parole en conclusion de cette présentation. Il est tout d’abord revenu sur la création du Parlement de la Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale en soulignant que le mouvement insoumis y contribuerait largement. Il a ensuite marqué la gravité du moment que nous vivons face à l’urgence sociale et climatique. Il a souligné la nécessité d’avoir un peuple qui puisse trouver une autonomie d'action pour y faire face et non plus rester muré dans des tâches de survie.
Il a ensuite noté que la perception de la situation a commencé à changer et que le changement climatique est identifié comme ayant une origine dans le mode de production et dans le mode de production capitaliste. Il en conclut que cette idée de rupture avec le système capitaliste actuel se propage et que l’exercice du pouvoir permettra d’en faire la démonstration.
Le candidat Premier ministre a ensuite souligné qu’en cas de victoire, il est essentiel d’avoir une implication populaire de masse qui intervient directement dans les affaires de l'Etat et dans les mobilisations collectives. Il a rappelé que c’est dans ce contexte que le Parlement de la Nouvelle Union Populaire a une vocation d'expression politique maîtrisée, construite, raisonnée et indispensable aux défis à venir.
Il a ensuite alerté sur la crise politique à venir en soulignant que le pouvoir en place n’a aucune réponse face à l’urgence sociale et climatique et que les seules idées qu'il a c’est de persécuter encore davantage les gens en reportant l'âge de la retraite ou en leur infligeant un rattrapage des prix. Il note qu’une victoire de la Nouvelle Union Populaire permettra de trouver une forme d'équilibre dont la société a besoin.
En cas de victoire aux législatives et d’une majorité #NUPES, Jean-Luc Mélenchon déclare que tout est prêt pour gouverner : les moyens humains, intellectuelles ne seront que renforcés de ce Parlement de la Nouvelle Union Populaire avec côte à côte des syndicalistes, des intellectuels, des journalistes, des artistes etc.
Il conclut en déclarant que c’est une autre époque qui commence pour la gauche avec une force immense qui permettra de sortir les gens de la survie pour les rassembler.
... festival de bêtises anti-laïques ... on doit certes considérer que pour les croyants la loi de Dieu est toujours supérieure à celle des hommes. Mais cette certitude n’implique pas que l’on soit libéré d’obéir à ladite loi humaine du fait d’un commandement attribué à Dieu. D’ailleurs l’islam maléquiste et le christianisme des évangiles demandent de se soumettre à celle-ci. Cela est d’autant plus facile que la loi républicaine ne condamne jamais une opinion religieuse. Ni n’oblige à des comportements que la religion interdit. Le liberté du mariage des homosexuels n’oblige aucun gay croyant à se marier. Ni la liberté d’avorter n’est une obligation de le faire. Les lois républicaines sont des lois « ouvertes » chaque fois qu’elles s’approchent du domaine de l’intime conviction. Si les sectes sont sous surveillance dans notre pays c’est en raison de leur comportement fiscal ou de leur goût pour l’emprise sur les individus les plus faibles. Jamais pour leur message « spirituel ».
...
ce n’est pas faire injure de dire que le christianisme n’est pas un humanisme au sens philosophique et historique de ce mot. Car l’humanisme né de la Renaissance instaure l’être humain comme auteur total de son histoire dont il ne doit des comptes qu’à sa conscience
...
sachons tirer la leçon de l’électoralisme bigot de certains responsables politiques : l’histoire de France est celle de tous les Français et elle n’est pas l’héritage d’une religion, en France gallo-romaine, des Lumières et de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen moins qu’ailleurs.
- Jean Gadrey : « La croissance est la plus forte des croyances économiques » Par Antoine Dumini, François Ruffin 08/04/2014
« Là, tous les travaux, les bulldozers, c’est pour le grand stade du grand foot lillois. » Jean Gadrey nous accueille à la sortie du métro Cité scientifique, à Villeneuve-d’Ascq, dans le Nord. Et d’emblée, il embraie : « Pour ce grand projet, ils vont installer des parkings (...) - Merci Patron ! L’avis de Jean Gadrey Par L’équipe de Fakir 24/02/2016
Jean Gadrey est économiste, collaborateur à Alternative économique. L’auteur de Adieu la croissance a vu notre film. Il s’est même proposé pour animer quelques débats suite aux projections. En attendant ça on peut déjà lire ses première réactions. Ce film sort officiellement le 24 février, mais des avant-premières sont prévues en janvier, dont l’une le 25 janvier à Lille. Ne loupez ce film sous aucun prétexte. Le style est-il inspiré par Michael Moore, version « pieds nickelés picards » ? Est-ce très drôle (...) - Vive le plan (populaire) ! Par François Ruffin 13/07/2016
Avec Fabrice Lallement, délégué CGT et écolo, on interroge Jean Gadrey, économiste et objecteur de croissance. Et on découvre la solution pour sauver la planète (rien de moins) : l’inverse du marché court-termiste, la planification démocratique. Maintenant qu’on a trouvé, il ne reste plus qu’à l’appliquer… Fakir : Fabrice, tu pourrais peut-être présenter ton cas… Fabrice Lallement : Je suis ingénieur, j’ai fait ma thèse à STMicroelectronics, mais en même temps j’ai adhéré à Greenpeace. J’ai adhéré parce (...) - « Contre les gourous de la croissance » Par L’équipe de Fakir 22/02/2016
Entretien avec Jean Gadrey, Fakir éditions, 69 pages, 4 euros (+2€ de frais de port) À commander dans toutes les bonnes libraires, directement sur notre boutique ou en nous retournant un bon de commande ! « Croissance croissance croissance... » II y a quelque chose de pathétique et de comique à la fois, chez ces dirigeants qui guettent le ciel financier comme des météorologues, dans l’espoir d’un coin de ciel bleu. Qui ouvrent les entrailles de la relance (...) - Rouge - Vert : Putsch écolo chez les métallos (4) Par François Ruffin 12/10/2016
C’est la troisième mi-temps, à la Bourse du Travail de Grenoble, l’heure de l’apéro chez les prolos. Entre l’armoire à pastis et la bibliothèque, comment il est né, ce débat sur la croissance ? Qui ils sont, les Fabrice, Marie-Laure, Yohann, Patrick, qui l’ont proposé et imposé ? Comment, avec eux, le mener plus loin ? « Mais alors, comment ça vous est venu, l’idée de ce débat ? » Au cinquième étage de la Bourse du Travail, à Grenoble, sur les tables en formica et dans des assiettes en plastique, on se (...)
Connu / https://twitter.com/RaveaudGilles/status/1415946733679517696
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corinne morel darleux a retweeté Gilles Raveaud @RaveaudGilles
L'économiste Jean Gadrey vient d'annoncer sa retraite. Il n'écrira plus. Je suis triste. Mais ce qui est encore plus triste, c'est que la plupart de vous ne le connaissez pas, alors qu'il s'est battu toute sa vie pour vous.
UN FIL HOMMAGE À JEAN GADREY 1/16
10:09 AM · 16 juil. 2021·- 320 Retweets 15 Tweets cités 803 J'aime
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Il est l’un de nos plus grands intellectuels. Humaniste convaincu, théoricien d’une pensée complexe, il est à la fois un témoin avisé de l’histoire et un observateur alerte de notre époque. "Leçons d’un siècle de vie", son nouveau livre, vient de paraitre. Edgar Morin est dans Boomerang.
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Ndlr : Toujours aussi avisé sauf sur "Marx en son temps a laissé deux trous noirs. La première concerne l’homme, il voyait un homme producteur mais avait omis la psyché, la complexité humaine. Le deuxième oubli c’est qu’il croyait que la matière était une réalité fondamentale alors qu’aujourd’hui la science nous montre que l’énergie et la matière peuvent se transformer l’une et l’autre…" = 2 CONNERIES ??? Mais on lui pardonne TOUT pour sa bonté :-)
- Max aurait fait l'impasse sur Freud ?
- Sur E=MC2, comment reprocher à Marx d'avoir vécu avant Einstein ?!
=> vérifier et questionner ACT
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Le lundi 7 juin 2021, Jean-Luc Mélenchon intervenait à l'Assemblée nationale dans le cadre du débat sur l'ouverture du droit à la PMA. Il a affirmé sa volonté de le faire alors même que le YouTubeur d'extrême droite Papacito avait publié une vidéo dans laquelle il menaçait de mort les insoumis, faisant référence notamment à la défense par ces derniers de l'ouverture du droit à la PMA. Il a affirmé qu'aucune menace ne le ferait taire.
Le président du groupe «La France insoumise» à l'Assemblée nationale a expliqué que le droit à la PMA constituait une nouvelle liberté qui ne priverait pas les pères de leurs droits ni n'obligerait aucune femme à y recourir. Il a rappelé que la parentalité était d'abord une définition culturelle liée, dans l'Histoire longue, au patriarcat. Il a défini la PMA comme une nouvelle étape de l'émancipation humaine commencée avec l'humanisme de Christine de Pizan et Pic de la Mirandole.
Enfin, Jean-Luc Mélenchon a aussi expliqué pourquoi la défense de la PMA ne signifiait pas mécaniquement la défense de la GPA. Il a notamment souligné le fait que, partout où elle était mise en place, elle impliquait nue logique de marchandisation du corps à laquelle les insoumis sont fermement opposés.
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Antoine Buéno est essayiste, auteur de "Futur, notre avenir de A à Z" (Flammarion). Pour lui, le Covid nous place dans une situation inédite d’arbitrage entre les deux piliers de notre civilisation, progrès et humanisme.
Marianne : L’hypothèse selon laquelle la crise sanitaire s’inscrirait dans la durée vous semble-t-elle crédible ?
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Intervention d'Edgar Morin et Pierre Rabhi à l'évènement Une époque formidable qui s'est tenu à Lyon, le 13 octobre 2020, sous la thématique : Changer de civilisation : plus que jamais, c’est l’heure.
Une opportunité exceptionnelle : assister à la masterclass du sociologue et philosophe Edgar Morin, qui à 99 ans publie un lumineux « Changeons de voie. Les leçons du coronavirus » (Denoël). Ou comment l’événement pandémique est un révélateur : des innombrables dysfonctionnements et méfaits de l’organisation néolibérale mondialisée, des innombrables potentiels humains qu’il s’agit, désormais, d’exaucer. L’heure est à changer de civilisation, et pour cela à ensemencer, cultiver et propager ce que l’Homme a de meilleur « d’intelligence et d’amour ».
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Mardi 13 octobre à 18h30, DDD recevra le député et président de La France Insoumise à l'Assemblée nationale Jean-Luc Mélenchon en Amphi Edgar Faure ! Le débat sera centré autour de la VIème République et du nouvel humanisme.
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