Manifestation contre les coupes budgétaires à l'université, mouvement "Stand up for science", université St Paul dans le Minnesota.
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Publié le mardi 15 septembre 2026 à 14:58 (Première diffusion le mardi 24 mars 2026 à 14:00)
France Culture
55 min restantes
De cause à effets, le magazine de l'environnement
Par Aurélie Luneau
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Comment la science est-elle devenue une cible politique ? Les auteurs de l'essai "Le moment orwellien" reviennent sur le rôle essentiel des sciences dans les démocraties. Comment comprendre cette séquence orwellienne que nous traversons et les attaques actuelles contre les savoirs scientifiques ?
Avec
- Olivier Berné Chercheur CNRS en astrophysique à l’Institut de recherche en astrophysique et planétologie (IRAP) et co-fondateur du Collectif Labos 1point5
- Valérie Masson-Delmotte Climatologue, membre du Haut conseil pour le climat et responsable du centre climat-société à l’Institut Pierre-Simon-Laplace (IPSL)
Dans un contexte de montée de l’autoritarisme et d’affaiblissement de la démocratie, des coups sont portés aux faits scientifiques, à certains lieux de savoirs et centres de recherche, sans parler de la liberté académique de plus en plus remise en cause. Comment lire et analyser les attaques faites à la science à travers le livre 1984 de George Orwell.
La science face aux nouveaux obscurantismes
Comment les faits scientifiques sont-ils aujourd'hui contestés et instrumentalisés ? Alors que paraît Le moment orwellien : la science face aux nouveaux obscurantismes aux éditions du Seuil, les invités expliquent les mécanismes de remise en cause des faits scientifiques et des libertés académiques, en écho au roman 1984 de l'écrivain visionnaire George Orwell.
À écouter
"1984" (Mil neuf cent quatre-vingt-quatre) de George Orwell
Olivier Berné rappelle le contexte de la montée d'un mouvement de désinformation : "Il y a cette instrumentalisation de la peur en fabriquant des contre-vérités, qui est beaucoup utilisée par les régimes illibéraux et cette manière de se détacher des faits et du réel, et déjà on voit poindre George Orwell."
Puis Valérie Masson-Delmotte analyse le déni climatique comme une stratégie politique dont l'objectif est le démantèlement du cadre réglementaire. Elle interroge les enjeux de la régulation publique. Il est ensuite question de l'impact de cette attaque contre la science sur le débat démocratique dans nos sociétés contemporaines.
À écouter
La science sous pression politique
Signes des temps
France Culture
42 min
Bibliographie
- Olivier Berné, Emmanuelle Perez Tisserant, Tamara Ben Ari, Le moment orwellien : la science face aux nouveaux obscurantismes, Seuil, 2026
- Jean-Jacques Rosat, L'esprit du totalitarisme : George Orwell et 1984 face au XXIe siècle, Hors-d'atteinte, coll. Littératures, 2025
- François Rothen, Les combats de la science : racisme, créationnisme, spécisme, pensée magique ... : 500 de lutte contre l'obscurantisme, Presses polytechniques et universitaires romandes, 2022
- Etienne Klein, Le goût du vrai : et la force du faux ?, Gallimard, coll. Tracts, n°17, 2025
À écouter
Big Brother, cet inconnu
Signes des temps
France Culture
44 min
Références Climato-scepticisme Fake news – Infox – Désinformation Enseignement Universités Donald Trump Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) Environnement Info Sciences et Savoirs Sciences
Jean-Luc Mélenchon
Gauche : le 4ème pari de Mélenchon peut-il être gagnant ?
Publié le dimanche 10 mai 2026 à 11:01
France Culture
28 min
L'Esprit public
Pour la 4ème fois, le leader de La France Insoumise se présente à une élection Présidentielle. En 2022, il était le 3ème homme juste derrière Marine Le Pen. Quelles sont ses forces et ses faiblesses ? Peut-il être élu en 2027 ? A côté de sa candidature, la gauche semble embourbée dans des divisions.
Avec
- Natacha Valla Doyenne de l'École du management et de l'innovation de Sciences Po, ancienne directrice générale adjointe chargée de la politique monétaire à la Banque centrale européenne.
- Raphael Llorca Essayiste et communicant
- Michèle Cotta Journaliste et écrivain
- Manuel Cervera-Marzal Sociologue et chercheur à l'Université de Liège et chercheur associé à l'EHESS
Une quatrième déclaration de candidature sur TF1, le dimanche 3 mai au journal de 20 heures. Cravate rouge, comme en 2020, le candidat insoumis rempile, cette fois-ci un an avant l’échéance. Sur un triptyque : inégalités sociales, dérèglement climatique et international..
Deux jours plus tard, mardi 5 mai, la gauche dite “non mélenchoniste” se rassemblait à la Bellevilloise à Paris. De François Ruffin à Clémentine Autain en passant par Marine Tondelier ou Olivier Faure chacun à leur tour, à la tribune pour tenter de convaincre pour une primaire à gauche.
Pendant ce temps-là, la sociale démocratie assumée comme telle s’organise, Raphaël Glucksmann semble sur la ligne de départ, François Hollande se prépare pendant que Bernard Cazeneuve se dit prêt. Et c’est donc, à l’image de la tripolarisation du pays, une gauche qui ne pèse que 30% qui se divise elle aussi en trois blocs en vue de la présidentielle.
En réponse, le candidat Insoumis tend la main aux communistes et écologistes pour "une campagne commune" à 3 élections : les sénatoriales de septembre, les présidentielles et législatives de l’an prochain. Il joue aujourd’hui la carte du rassemblement avoir avoir clivé au point d’être détesté par 70% des Français sondés.
Une lettre aux Français, justement façon Mitterrand et presque une reprise de son slogan “changer la vie” en “une meilleure vie est possible” pour tenter de combler son retard, même s’il a de l’avance face à la multiplication des éventualités.
Quelles cartes cette candidature rebat-elle à gauche ?
À écouter
Présidentielle : Jean-Luc Mélenchon peut-il "faire mieux" ?
Le Billet politique
France Culture
3 min
Références
Les Écologistes – Europe Écologie Les Verts Parti socialiste Raphaël Glucksmann Jean-Luc Mélenchon Info Politique Élections Élection présidentielle
L'équipe
Astrid de Villaines Journaliste et productrice de "L'Esprit public"
Anne-Claire Bazin Collaboration
Souad Boukhorssa Réalisation et mise en onde
Tr.: ...
rôle du populisme, de l'inclusivité ... /budget fiscal pas très bien dépensé, inflation ... boulevard ouvert devant lui / bloc centriste Macron et PS divisés en 4 /primaire et social-démocratie ... Marine Le Pen contre l'assistanat, rejoint Bardella, se rallie à la droite ! /second tour élargir par en bas abstentionnistes, justice sociale, combler l'abstension différenciée et encourageant et rassurant ... /bloc central libertés fondamentales, pluralisme, justice, géopolitique cf article du grand continent /néoimpérialisme divise l'extrême droite ... risque d'un front républicain à l'envers ... a un talent fou, dernier grand orateur de la république ... /2ème tour /pire candidat de gauche pour le second tour ... mythologie de la remontada.
Résultat du vote du PLFSS à l'Assemblée nationale le 9 janvier ©AFP - Alain Jocard
Cette semaine le PLFSS a été adopté de justesse à l'Assemblée nationale. Pour autant peut-on espérer un budget avant la fin de l'année ? L'adoption du PLFSS a été possible grâce aux votes du Parti socialiste. A 18 mois de l'élection présidentielle, on assiste à une reconfiguration politique...
Avec
- Blanche Leridon, essayiste française (institut Montaigne)
- Raphael Llorca, essayiste et communicant
- Baptiste Roger-Lacan, historien
- Julien Jeanneney, professeur de droit public à l'Université de Strasbourg,
En plein débats budgétaires Marine Tondelier, la secrétaire nationale des écologistes, se lance le 22 octobre, pour la Présidentielle de 2027, sur TF1, au Journal télévisé de 20H, face à Gilles Bouleau. 18 mois avant le premier tour prévu en avril 2027. En 2020, Jean-Luc Mélenchon avait usé du même procédé, mais en novembre, 17 mois avant le terme.
16 mois avant le terme, c’est l’hebdomadaire Marianne qui s’interrogeait la semaine dernière en Une : faut-il débrancher Raphaël Glucksmann ? Un candidat non déclaré à la présidentielle mais qui refuse la primaire à laquelle Marine Tondelier, elle aimerait participer.
Et puis un ancien président de la République, déjà condamné deux fois définitivement devant les tribunaux nationaux, qui sort de 20 jours de prison dans une troisième affaire, la libyenne avec un livre en forme de testament, Le journal d’un prisonnier”, qui se hisse parmi les meilleures ventes, mais reste derrière Astérix. En plus de se comparer - sincèrement - au capitaine Dreyfus - injustement condamné parce que juif - il rebat les cartes du jeu politique actuel en actant une potentielle alliance avec l’extrême droite, pendant que son fils, Louis Sarkozy se présente lui dans la ville de Menton sous étiquette LR et face à une candidate du Rassemblement national.
De quoi déboussoler son camp et activer une nouvelle fois le clivage entre ceux qui ne disaient déjà pas non, ceux qui font semblant d’hésiter et ceux qui ferment définitivement la porte à une alliance qui semble funeste pour la droite républicaine.
Divisé en trois. C’est ainsi que le groupe LR se porte à chaque vote fondamental à l’Assemblée nationale, entre les pour, les contre et les abstentionnistes. Déboussolés. Comme lors du projet de loi de financement de la sécurité sociale adopté mardi soir à 13 voix près. Chez les députés de Laurent Wauquiez, 18 l’ont soutenu et 28 se sont abstenus. Mais au Sénat - à majorité LR - vendredi on a rejeté le texte. Il reviendra à l’Assemblée mardi prochain. Reste ensuite le budget de l’Etat, plus coriace encore.
Des parlementaires éreintés qui tournent en boucle sur les frais de l’Etat, cherchent des recettes, négocient des dépenses et semblent se couper un peu plus du pays alors même qu’ils pensent faire le bien de ce même pays.
A l’extérieur, la course des petits chevaux a débuté. Des émissions se disent déjà en route pour 2027, a-t-on déjà démarré aussi tôt ? Le jeu est ouvert...
Il faut dire que la période est extra-ordinaire. Un budget défendu sans 49-3, des forces politiques forcées de se parler, aucune majorité et donc des alliances baroques. Le Premier ministre a fait le choix de se tourner vers le parti socialiste, pour le budget de la sécurité sociale. Mais qu’en sera-t-il pour le budget de l’Etat ? Et plus généralement ce moment parlementaire préfigure-t-il de nouveaux clivage politique dans une reconfiguration qui s'accélère en vue de la présidentielle ?
Clés : Info Politique
L'équipe
- Astrid de Villaines, Journaliste et productrice de "L'Esprit public"
...
Tr.: ... livre de Sarkozy ... la fin du gaulisme ? ... triple trahison : - avec la droite gauliste - avec lui-même ... - avec ses propres électeurs (enquête IFOP de février 2022) ... Sarkozy écrit le chapitre de sa fin ... Patrick Sébastien, mouvement "ça suffit" ... de la fenêtre au salon d'Overton ... il articule humaniste-dégagiste, libertin-sécuritaire et boomer-festif ... paradoxal, n'est pas celui qui transgresse ... il banalise des dingueries comme ... il normalise tout un tas d'idées extrêmes ... après Anouna ... Bigard, Montant, Colluche ... candidat hors système ...
Publié le mercredi 10 septembre 2025 à 07:42
La crise politique s’est de nouveau cristallisée autour du budget de l’État proposé par le gouvernement désormais démissionnaire. Alors que le mouvement “Bloquons tout” appelle à mettre le pays à l’arrêt ce 10 septembre, quelles réponses apporter à la demande de plus de justice sociale ?
Avec
- Gabriel Zucman, économiste français
- Jérôme Fourquet, politologue
...
prise de conscience des patrons de petites et moyennes entreprises, habituellement réticents aux réformes fiscales, que le système fiscal est inégalitaire et que le fait de taxer des entreprises plus importantes qui payent aujourd'hui des impôts à un taux moins important, permettrait d'optimiser leurs propres impôts.
La crise politique alimentée par des inégalités multiformes
Alors que nous faisons face à un sentiment de lassitude, Gabriel Zucman plaide pour une "revivification" de la démocratie qui passe notamment par la sortie du discours de l'impuissance.
Connu / TG le 11/09/25 à 11:00
Des eaux contaminées au CVM et aux PFAS jusqu’au scandale Nestlé, plusieurs affaires récentes révèlent comment ...
Connu / TG le 17/06/25 à 22:18
Connu / TG le 19/02/25 à 16:16
Au début de ce siècle, la découverte de ce qu’on appelle le « microbiote » a révélé, à la surprise générale, que nos corps sont pour une grande part constitués de micro-organismes : on y trouve des bactéries, des virus, des champignons, des levures. Plus récemment, les biologistes ont mis en évidence quelque chose d’encore plus étonnant : ils ont montré que nous possédons tous, à l’intérieur de nous-mêmes, à doses infinitésimales, des cellules provenant… d’autrui ! Ces cellules « étrangères » migrent dans nos corps, peuvent atterrir dans nos organes et participer à leur fonctionnement, pour le meilleur et pour le pire.
Ce phénomène est ce qu’on appelle le « micro-chimérisme ».
Comment ces cellules venues d’ailleurs furent-elles identifiées ? D’où proviennent-elles ? Comment expliquer qu’elles ne soient pas rejetées illico presto et manu militari par nos systèmes immunitaires ? Telles sont les questions qui jaillissent spontanément dans nos esprits. Puis en surgit rapidement une autre, plus métaphysique : ce que nous appelons le « Je » serait-il pour partie un « nous » ? Faudrait-il plutôt parler d’un « je-nous » ?
Avec Lise Barnéoud, journaliste scientifique, auteur de Les Cellules buissonnières (Premier parallèle, 2024).
Clés : Sciences et Savoirs Sciences
L'équipe Etienne Klein, Production etc
*Tr.: ... Fernando Pessoa ... nombreux sont ceux qui vivent en nous. Si je pense, si je ressens, j'ignore celui qui pense, qui ressent. Je suis seulement le lieu où l'on pense, où l'on ressent. ... il avait intuité l'idée qu'on est des holobionts, des écosystèmes, qu'on est juste un lieu où le collectif cellulaire va s'exprimer finalement...
À la suite d’une bagarre survenue lors d’une manifestation anti-pass à l'été 2021, sept militants antifascistes lyonnais ont été accusés de violences en réunion. La procédure judiciaire s’est achevée le 4 novembre 2021. En regardant le dossier de plus près, certains y voient une dérive inquiétante…
Connu / gdn le 5/11/24
Alors que les procédures judiciaires et les condamnations à motif politique se multiplient, nombre d'opposants au pouvoir russe sont contraints à l'exil. En dépit de la répression, comment s'organise l’opposition six mois après la mort de celui qui l’incarnait, Alexeï Navalny ?
Avec
- Anne Le Huérou Maîtresse de conférences à l'Université Paris-Ouest-Nanterre, spécialiste de la Russie contemporaine
- Clémentine Fauconnier Maîtresse de conférences en science politique à l’Université de Haute Alsace, membre du laboratoire SAGE
- Alexandre Tcherkassov Directeur du centre des droits humains de Memorial, ONG prix Nobel de la paix 2022
...
Une répression systématique des activités politiques et médiatiques
...
Entrevoir une opposition diverse
...
Pour Alexandre Tcherkassov, "Le niveau de ces répressions nous montre aussi que celui de la résistance, de l'activité de la société civile est beaucoup plus haut qu'au temps de l'Union soviétique".
Les militants locaux restés en Russie investissent toujours le champ institutionnel à travers le maintien d'une certaine opposition parlementaire. "À l'approche d'élections locales qui auront lieu à l'automne, certains veulent essayer de faire élire quelques députés indépendants qui ne sont pas les représentants du parti du pouvoir. Cela revient à suivre en cela les anciennes consignes d'Alexeï Navalny dans les derniers scrutins précédant l'invasion de l'Ukraine sur ce qu'il appelait le "vote intelligent", c'est-à-dire de voter pour n'importe quel parti qui ne soit pas le parti du pouvoir, simplement pour se compter en quelque sorte dans l'opposition" note Anne Le Hérou.
De Moscou à Baymak, partout des réseaux se créent également dans une forme d'opposition dite hors-système. Pour Clémentine Fauconnier, il est important d'aller contre "la vision qu'on peut avoir de l'opposition russe comme uniquement le fait d'une petite élite sociale concentrée uniquement à Moscou et à Saint-Pétersbourg. Le mécontentement de la population est bien mieux réparti que ça, aussi bien d'un point de vue territorial que social et idéologique".
Références sons :
- TV5 Monde, 26 juin 2024. VIDÉO. Russie : ouverture du procès du journaliste américain E.Gershkovich | TV5MONDE - Informations
- L'Express, 25 juin 2024. Réaction du directeur de la rédaction à l'interdiction de médias français en Russie.
- France Info, 12 juillet 2024. "Le monde est à nous". Russie : Ioulia Navalnaïa, Oleg Orlov, le journal "The Moscow Times"... autant de symboles de la répression qui sévit dans le pays | franceinfo (radiofrance.fr)
- Le Monde, 7 octobre 2022. Le prix Nobel de la paix 2022 décerné à des opposants du régime russe de Vladimir Poutine (lemonde.fr)
- TV5 Monde, 27 février 2024. Russie : Oleg Orlov, Prix Nobel de la paix envoyé en prison (youtube.com)
- ARTE, 2022. Liberté de la presse en Russie : un journaliste témoigne - Regarder le documentaire complet | ARTE
Clés : Politique Monde Vie citoyenne Europe Russie Vladimir Poutine Guerre en Ukraine Alexeï Navalny
L'équipe Aliette Hovine Production Aloïs Guérin Production déléguée Marie Plaçais Réalisation Chloé Auffray Stagiaire
(https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-temps-du-debat/police-faut-il-en-finir-avec-le-controle-d-identite-7901670)
Police: faut-il en finir avec le contrôle d'identité ?
Près de vingt après les émeutes de 2005, où en est-on d'une pratique au cœur du quotidien des policiers : le contrôle d'identité. Quels effets ont-ils sur la population ? À quoi servent ...
Connu / TG le 08/08/23 à 20:02
En finir avec la ville et son stress. Souvent, l'idée nous assaille après une journée trop intense, puis s'évanouit. Mais certains l'ont fait. Comment s'en sortent-ils ?
...
Connu / TG le 12/06/23 à 13:40
Le projet de ligne grande vitesse Lyon-Turin resurgit dans l'actualité, à l'occasion de la mobilisation ce week-end des Soulèvements de la Terre en Maurienne... Celui-ci s'inscrit dans plus de trente ans d'opposition à un projet qui tarde à voir le jour.
Avec Kevin Sutton maître de conférence en géographie au laboratoire PACTE à l’Université Grenoble Alpes
Genèse du projet Lyon-Turin
Quel est l'objectif de cette construction pour les pouvoirs publics ? "Le projet Lyon-Turin a eu plusieurs vies", explique le maître de conférence en géographie Kevin Sutton. "A la fin des années 80, le projet avait une dimension très programmatique, avec un grand schéma directeur, une ligne qui part de l'est, de Lyon vers la frontière italienne, vers l'Italie dans ce contexte de l'Europe des Douze puis des Quinze, qui place la France au cœur de cet espace européen. Ensuite, il y aura vraiment une dimension plus opérationnelle dans les années 2000 avec les premiers travaux de reconnaissance". Il ajoute : "C'est à partir du milieu des années 2010 que le projet va devenir un chantier continu pour sa partie du tunnel de base".
"Le projet actuel n'est pas seulement une ligne grande vitesse, ajoute Kevin Sutton, c'est un projet de grande capacité, c'est-à-dire un projet mixte pour avoir des trafics voyageurs - et pas nécessairement à grande vitesse - au sens premier du terme et également du trafic fret". Il note alors que "cette dimension "grande vitesse" colle à la peau de l'appellation du projet Lyon-Turin, du fait de sa genèse programmatique des années '90. Il y a vraiment une rupture avec la fin des années '90 et notamment l'incendie du mont Blanc en 1999, qui fait émerger la problématique du transit routier dans les Alpes, et notamment avec une dimension sécuritaire du fait du report du trafic du mont Blanc vers la vallée de la Maurienne".
Comment la contestation a-t-elle évolué ?
"La contestation débute déjà dans les années 1990.", indique Kevin Sutton. "Elle était plutôt en lien avec les effets d'annonce d'une nouvelle autoroute et justement d'un projet de nouvelle ligne entre Lyon et Turin sur la partie axée. Un nouveau foyer de contestation émerge ensuite en Maurienne, autour des réalisations des galeries de reconnaissance, par exemple autour de Villars ou dans le Bourget au milieu des années 2000. Il y a donc à l'origine deux foyers de contestations sur des objets assez différents et avec des motivations différentes et la coordination de ces deux foyers s'établit au début des années 2010".
Le maître de conférence en géographie relève que "la contestation s'est fondée sur une posture d'argumentation pour démontrer l'inutilité de la réalisation de ce nouveau tunnel. Depuis quelques années, on voit très clairement un tournant vers une dimension d'opposition avec une politisation plus forte du coût du mouvement. Les opposants au projet mettent notamment en avant le fait que la ligne historique n'est pas utilisée à 100 % et par conséquent, les opposants revendiquent une utilisation en premier lieu de cette ligne historique avant la réalisation du tunnel".
À réécouter : NO TAV, la zad à l'italienne
LSD, la série documentaire
58 min
Clés : Info Environnement Écologie SNCF
Ndlr : il élude un grand nombre de sujets comme les émissions de gaz à effet de serre, la privatisation de la ligne actuelle, etc ACT
Connu / TG le 08/06/23 à 21:53
Alors que le bon sens veut qu’ils s’opposent, une idée reçue veut que les extrêmes, sur l'échiquier politique, se rejoignent. Mais d’où vient donc une telle idée ?
Avec Nonna Mayer Politologue, directrice de recherche émérite au CNRS, rattachée au Centre d’études européennes de Sciences Po
Photo Extrême droite, extrême gauche, d'un extrême à l'autre ? ©Getty - CSA
Le contexte politique actuel favorise la défiance, le votre contre et la montée aux extrêmes.
Mais entre la gauche radicale et l’extrême droite, sans parler des mouvances ultra, y a-t-il vraiment une équivalence ?
Sons diffusés :
- Chanson de Didier Super et The Aro String Band, Gauche droite
- Extrait de La Révolution française racontée aux enfants, Radio France, 01/01/1989, un texte d'Alain Decaux, lu par Philippe Noiret
- Reportage sur la colère dans la rue, Télé Sorbonne, 26 janvier 2014
- Chanson de fin : Chuck E. Weiss, Extremely Cool
Bibliographie : Nonna Mayer, Sociologie des comportements politiques, aux éditions Armand Colin
Clés : Sciences et Savoirs Politique Partis politiques
Connu / TG le 26/04/23 à 15:49
Tr.: ... clivage gauche/droite ... clivage modérés/extrêmes ... égalité/inégalités ... notions relatives de la gauche et de la droite ...
Ndlr : elle amalgame violence et radicalité, elle situe JLM à l'extrême gauche sic :-(
Méga-bassines : un coup d'épée dans l'eau ? - Lundi 3 avril 2023 / La Science, CQFD - France Culture
Les tensions à Sainte-Soline autour de la construction d’une méga-bassine questionnent leur intérêt scientifique et écologique. Dans un contexte de sécheresse récurrente lié au dérèglement climatique, ces bassines constituent-elles une solution pérenne pour préserver la ressource en eau ?
Avec
- Christian Amblard Spécialiste de l'eau et des systèmes hydro-biologiques, directeur de recherche honoraire au CNRS
- Alban Thomas Directeur de recherche INRAE et économiste de l’environnement à l’université Paris Saclay
Alors que la France a connu une sécheresse hivernale inédite, les projets de méga-bassines stockant l’eau sont de plus en plus remis en question. Que nous disent les sciences de ces projets de stockage de l’eau ?
Le changement climatique accéléré modifie de façon brutale la répartition des précipitations à l’année. Après 32 jours sans pluie, la France a ainsi connu au début de l’année un record de sécheresse hivernale qui ne semble pas aller dans le sens des projets de stockage d’eau en méga-bassines. C’est l’une des raisons pour lesquelles ces structures pompant l’eau en hiver dans les nappes phréatiques se retrouvent au cœur de vives tensions, comme on l’a vu fin mars à Sainte-Soline.
Existe-t-il alors un consensus scientifique à leur sujet ? et quelles solutions alternatives peut-on envisager ?
Pour en parler, La Science CQFD a le plaisir de recevoir Christian Amblard, directeur de recherche honoraire au CNRS et vice-président du Groupe scientifique de réflexion et d’information pour un développement durable et Alban Thomas, directeur de recherche à l’INRAE dont vous êtes également le directeur scientifique adjoint et économiste de l’environnement à l’Université Paris Saclay.
Comment prévoir les débits des rivières ?
Un reportage de Natacha Demoule
En France, ce sont les préfets qui prennent les décisions de limitation de l’utilisation de l’eau. Et pour cela, c’est le rôle des Directions régionales de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement de les informer, en leur donnant des observations, mais aussi des prévisions. Pour cela, elles ont accès notamment à la plateforme PREMHYCE. Rencontre avec Vazken Andreassian, qui dirige le laboratoire Hycar à l’Institut national de recherche pour l'alimentation, l'agriculture et l'environnement. Il nous présente cette plateforme et nous explique son fonctionnement…
Pour en savoir plus sur le stockage de l'eau
- Retrouvez le thread de cette émission sur le fil Twitter de La Science, CQFD.
- Le plan “eau” d’Emmanuel Macron mise sur la sobriété et les innovations technologiques (Le Monde, 31 mars 2023)
- Autour des méga bassines, deux visions s’affrontent sur le partage de l’eau (Le Monde, mars 2023)
- Tribune - “Stocker les eaux de pluie dans des retenues est un non-sens” (Le Monde, mars 2023)
Clés : Sciences et Savoirs Environnement Sciences Climat Changement climatique Gestion et accès à l'eau
Connu / TG le 03/04/23 à 17:33
Entre coût, préoccupations écologiques et désir d’indépendance énergétique, comment le gouvernement compte-t-il relancer la filière nucléaire en France ?
...
Connu / TG le 19/03/23 à 00:42
Les députés de la NUPES lèvent des pancartes pendant que la Première ministre, Elisabeth Borne, promulgue l'article 49.3 de la Constitution, le 16 mars 2023. ©Getty - Aurélien Meunier
Qu’attend-on aujourd’hui d’un représentant du peuple ?
Avec philosophie
Qu’attend-on des représentants du peuple en démocratie ? Doivent-ils écouter le peuple, le parti ou leur conscience ? Qu’est-ce qui doit primer : leur jugement ou leur comportement ?
Avec
- Erwan Sommerer maître de conférences en Science politique à l'Université d'Angers, et membre du Centre Jean Bodin
- Samuel Hayat chercheur en science politique au CEVIPOF (CNRS / Sciences Po)
À l'occasion de notre émission d’actualité du vendredi, Géraldine Muhlmann et ses invités se demandent ce qu'on attend aujourd'hui d'un représentant du peuple.
Un "tumulte" légitime ?
Est-il anormal, voire choquant, que le ton monte à l'assemblée ? Pour Erwan Sommerer, il est au contraire nécessaire d'"admettre que les assemblées législatives sont des lieux où l'on débat de manière virulente, conflictuelle passionnée". C'est d'ailleurs ainsi que la République a été pensée par ses fondateurs, tels Robespierre et les jacobins. La conflictualité est alors considérée légitime entre les représentants du peuple, mais également en dehors des institutions : "le fait que le tumulte prenne place à l'extérieur des assemblées était quelque chose de parfaitement accepté en tant qu'expression légitime du souverain peuple".
Rousseau et le commissaire du peuple
Pour Samuel Hayat, le philosophe Jean-Jacques Rousseau s'oppose à une certaine tradition démocratique prônant la "participation directe et permanente du peuple". L'idée qu'il faut selon lui retenir du Contrat social est plutôt celle de "commissaire du peuple". Les députés "doivent en permanence se situer sous la surveillance et la subordination du peuple". Pour lui, il s'agit d'un élément fortement démocratique "la place du peuple, pour qui les représentants sont des serviteurs est d'une certaine manière vide, et elle peut en permanence être activée par des personnes prenant la parole en tant que peuple."
À réécouter : Pourquoi avoir inventé le 49.3 ?
Sans oser le demander
58 min
L'émission est à écouter dans son entièreté en cliquant sur le haut de la page.
Pour en parler
Samuel Hayat, chercheur en science politique au CEVIPOF (CNRS / Sciences Po).
En lien avec le sujet de l'émission, il a notamment publié :
- Samuel Hayat, Démocratie, éditions Anamosa, 2020.
- Samuel Hayat, La représentation avant le gouvernement représentatif, avec Yves Sintomer et Corinne Péneau, Presses Universitaires de Rennes, 2020.
- Samuel Hayat, Le porte-parole. Fondements et métamorphoses d’un rôle politique, avec Nicolas Kaciaf et Cédric Passard, Presses Universitaires du Septentrion, 2022.
Erwan Sommerer, maître de conférences en Science politique à l'Université d'Angers, et membre du Centre Jean Bodin. Ses travaux portent sur le lien entre pluralisme, conflits et liberté en période de crise politique et institutionnelle, notamment sous la Révolution française. Il est également membre du collectif de rédaction de la revue Réfractions, qui fête ses 25 ans d'existence cette année.
En lien avec le sujet de l'émission, il a notamment publié :
- Erwan Sommerer, Sieyès, le révolutionnaire et le conservateur, éditions Michalon, 2011.
- Erwan Sommerer, L'anarchisme sous la Révolution française, éditions du Monde Libertaire, 2017.
Références sonores
- Archives de l'Assemblée nationale, le 16 mars 2023
- Archive d'Elisabeth Borne, JT 20h, TF1, le 16 mars 2023
- Archive de l'intervention des forces de l'ordre à la place de la Concorde, France 2, le 17 mars 2023
- Lecture par Jules Barbier d'un extrait de Jean-Jacques Rousseau, Contrat social, III, 15 (1762)
- Lecture par Jules Barbier d'un extrait de l'abbé Sieyès, Qu’est-ce que le Tiers-Etat ? (1789)
- Archive de Jacques Rancière, Médiapart, le 31 janvier 2013
- Chanson "We the people", A Tribe Called Quest
Connu / TG le 17/03/23 à 10:28
C'est en luttant contre le traité constitutionnel Européen en 2005 qu'il fait ses débuts en politique avant de participer à la création du parti de gauche en 2008. A 36 ans, Manuel Bompard est coordinateur de LFI. Comment est il perçu au sein du mouvement ? Quel est l'avenir de la Nupes ?
Avec Manuel Bompard Coordinateur de la France insoumise
Après l'Assemblée Nationale, c'est au Sénat d'examiner la réforme des retraites. Au Palais du Luxembourg, la France Insoumise n'est pas représentée. Mais les autres forces de gauche sont là. Elles promettent un débat jusqu'au bout du texte, sans obstruction et sans division.
La stratégie de LFI sur la réforme des retraites discutable à l'AN...
Ce débat à l'Assemblée a laissé des traces. A elle seule, la France insoumise avait déposé plus de 12 000 amendements. Selon Manuel Bompard, "Notre volonté, c'est effectivement de faire en sorte que le gouvernement ne puisse pas utiliser une forme de légitimité parlementaire à opposer à la légitimité populaire pour dire vous voyez, c'est trop tard, maintenant, ça ne sert plus à rien de manifester puisque le texte a été adopté à l'Assemblée nationale et donc nous avons mené cette bataille d'opposition avec les outils qui sont à notre disposition et les outils qui sont à notre disposition c'est notamment la possibilité de déposer des amendements." (...)
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L'avenir de la Nupes
La manière de fonctionner du parti a des conséquences sur sa relation avec ses partenaires de gauche et l'avenir de la Nupes est soulevée. Le coordinateur de LFI lui est favorable à un acte II de la Nupes.
Connu / TG le 04/03/23 à 14:43
Olivier Faure et Arnaud Bousquet ©Radio France - Anne Claire Bazin
Petit-fils d’un partisan de Maurras et d’un autre Vietnminh, Olivier Faure a poussé la porte du PS à 16 ans. A 54 ans, il est Premier Secrétaire du Parti Socialiste. De François Mitterrand à Anne Hidalgo, l'image du parti et son poids dans la vie politique a connu des remous.
Avec** Olivier Faure Député de Seine-et-Marne, Premier secrétaire du Parti socialiste
A 16 ans, Olivier Faure pousse la porte du Parti Socialiste convaincue par une amie. A seize ans, ce jeune lycéen prend le paque intégral, c'est l'Unef, le syndicat étudiant et le Parti socialiste : "la réalité c'est que la politique m'intéressait. Ça m'intéressait de participer aux choix de société mais je ne savais pas très bien ou aller. J'aurais pu être entraîné pour la première fois au Parti communiste, à Lutte ouvrière ou je ne sais ou peut être j'aurais eu un autre parcours. Bon, je ne crois pas malgré tout que je serais allé à la gauche de la gauche radicale. (...) Je trouve ça assez folklorique en réalité. Au départ, je trouve des gens qui s'appellent chat camarade, qui s'envoient des courriers avec marqué à la fin, Amitié socialiste dont je n'avais pas encore compris que ça pouvait receler beaucoup parfois de perversité aussi. Mais en tout cas, je trouve ça charmant et je me dis après tout, pourquoi ne pas continuer avec eux ? Et puis voilà, quelques décennies plus tard, je suis premier secrétaire. Drôle d'histoire."
Le PS : des années Mitterrand à aujourd'hui
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Rassembler la gauche : une nécessité pour espérer reprendre le pouvoir
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Nous sommes en juin, la Nupes voit le jour. Mais tout le monde ne porte pas cette alliance dans son cœur pourtant chère à Olivier Faure : "on ne peut pas prétendre rassembler la gauche quand on commence par dire qu'on jette des oukases sur les uns et sur les autres. Nous sommes différents mais nous avons besoin de faire converger le plus grand nombre sur des positions qui puissent être acceptées par les Françaises et les Français. Et c'est le rôle que je nous donne. C'est-à-dire arriver à redevenir, une fois central, une force qui permet d'agréger et non pas une force qui, au contraire, décapite le voisin pour se penser plus grand. Ce n'est pas, ce n'est pas la bonne façon de progresser." (...) "Nous n'avons avec la Nupes, réussi qu'une partie du problème. Nous n'avons fait que 151 députés, il en faut plus de 300 pour être majoritaire. Donc nous avons besoin de continuer à nous ouvrir. On n'est pas, ce n'est pas une secte la nuit. Penser, au contraire, c'est le début d'une histoire, d'un récit qui reste à construire et que nous devons élargir."
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Le 80e congrès du PS, janvier 2023 à Marseille
Le 80e congrès du Parti Socialiste se tiendra à Marseille les 27, 28 et 29 janvier 2023. Olivier Faure est candidat à sa succession. Face à lui Hélène Geoffroy et Nicolas Mayer-Rossignol.
Pour le secrétaire du PS, "la question dans le congrès qui vient, c'est de savoir si on continue sur une base qui est celle que j'ai cherché à projeter depuis quatre ans, c'est-à-dire faire en sorte que nous soyons à nouveau l'un des moteurs de l'union pour redevenir un jour le moteur principal de l'union. Ça, c'est l'objectif, c'est l'ambition. Et puis ceux qui, au contraire, disent mais non, pas du tout. En fait, on ne sert à rien, on peut tout faire à l'extérieur et on le fera à l'extérieur comme autrefois. Voilà. Maintenant, il y a un enjeu stratégique qui est posé dans ce congrès et j'espère bien que les socialistes me suivront et auront la lucidité de comprendre que c'est la seule façon de parvenir à nos fins."
Clés : Politique Parti socialiste Olivier Faure Gauche politique
L'équipe Arnaud Bousquet, Production Anne-Claire Bazin,Collaboration Inès Bichel, Collaboration Martin Desclozeaux, Collaboration
Tr.: ... l'anthropocène ... passer de la sur-consommation/exploitation à un système qui conservera ses tigres ... un des moteurs de l'union pour redevenir un jour le moteur de cette union ... débat pour le progrès pour le plus grand nombre ... jeune Rocardien ... se confronter au réel ... aller chercher la société civile ... la politique, débouché politique, ensemblier ... vaste rassemblement ... dose de proportionnelle ... cathos de gauche ... disparu en 2016 ...