Livres — Analyse
« Les conditions sociales du fascisme continuent à exister », affirmait Theodor W. Adorno en 1967 dans une conférence prophétique sur « le nouvel extrémisme de droite ». Sa réédition est une opportune invitation à prendre la mesure du péril, confirmé par le succès récent de l’AfD en Allemagne.
Edwy Plenel
8 septembre 2026 à 07h13
...
La démocratie est l’art et l’exigence des limites
...
Anticipant l’avènement ravageur du trumpisme, Paxton recommandait de ne pas se contenter de chercher « des répliques exactes » pour découvrir les signes avant-coureurs d’un nouveau cycle fasciste. Pour sa part, il les discernait « dans des situations de paralysie politique lors d’une crise, dans l’attitude de conservateurs à la recherche d’alliés plus énergiques et prêts à renoncer aux procédures légales et au respect de la loi afin d’obtenir un support de masse via la démagogie nationaliste et raciste ».
« Les fascistes, résumait-il, sont proches du pouvoir lorsque les conservateurs commencent à leur emprunter leurs méthodes. »
Nous y sommes. Seule une passion mobilisatrice adverse pourra faire reculer cette ombre qui gagne. C’est la conclusion d’Adorno qui appelle à déployer « la force décisive de la raison », autrement dit à rassembler le plus largement possible dans la défense de l’essentiel. Mais sans illusions ni démagogies, souligne-t-il, c’est-à-dire « en faisant appel à la vérité réellement non idéologique ».
Face aux extrêmes droites, nous dit Adorno, il ne suffit pas de croire que l’on pense politiquement juste. Il faut aussi faire converger et s’efforcer de fédérer toutes les bonnes volontés qui prennent conscience du risque encouru, par-delà les nuances et les divergences qui les traversent ou les opposent.
« La manière dont les choses évolueront, et la responsabilité de leur évolution, c’est de nous qu’elles dépendent en dernière instance », conclut Adorno. Une conclusion qui rejoint la chute d’Arturo Ui :
« Mais vous, levez les yeux, cessez de jacasser
Apprenez donc à voir, et enfin agissez. »
À nous toutes et tous d’agir ensemble, dans la certitude de la possibilité du pire.
Edwy Plenel
516 signatures
Les décisionnaires Conseillers départementaux, Conseil départemental de la Vienne
Le problème
Depuis plusieurs années, le Service départemental d’incendie et de secours de la Vienne (SDIS 86) est en grande difficulté budgétaire.
Ce n’est pas parce qu’il est mal géré. C’est parce que le Département de la Vienne ne lui donne pas les moyens nécessaires pour assurer correctement ses missions de service public.
...
Plus d’interventions, moins de moyens : l’équation est intenable
...
Pour les habitant·es de la Vienne : une perte de chance
...
Voilà où mène le sous-financement organisé de la sécurité civile.
Les élu·es de la majorité départementale de droite, pourtant prompts à donner des leçons en matière de sécurité, ont approuvé cette convention au Conseil départemental (sans débat) et au Conseil d’administration du SDIS.
En validant cette trajectoire budgétaire, ils et elles placent les pompiers et la population en situation d’insécurité.
La sécurité civile n’est pas un détail budgétaire. C’est une responsabilité politique.
Parce que la protection de la population ne peut pas être variable d’ajustement, nous, Florence Harris et Ludovic Devergne, conseiller·es départementaux·ales de la Vienne et administrateur·ices du SDIS, lançons cette pétition pour demander que le Conseil départemental de la Vienne :
- ajuste dès 2026 le budget du SDIS aux besoins réels de la population et des missions de secours, afin de mettre fin au sous-financement identifié (minimum 1,3 millions d'euros).
- amende la convention triennale 2026-2028 : une augmentation de 3 % par an (8 % sur trois ans) est insuffisante. Pour couvrir les besoins identifiés, une augmentation d'au moins 15 % est nécessaire.
LISNARD COPIE MILEI ? CE QU’IL PRÉPARE POUR 2027
Publié Il y a 15 heures • 17 vues
Le Récap est un édito politique, à retrouver du lundi au jeudi sur Le Média.
Visibilité Publique
Publié originellement 09/04/2026
Catégorie Actualité & Politique
LicenceInconnu LangueFrançais Étiquettes
Durée 18min 10sec
Aucun commentaire
L'ancien Premier ministre estime que "renvoyer dos à dos toutes les radicalités comme si elles étaient de même nature, de même force, de même danger" est une "faute politique majeure"
Article rédigé par franceinfo avec AFP
France Télévisions
Publié le 20/02/2026 11:51
• 8 vues
La mort de Quentin Deranque à Lyon n’est plus seulement un fait divers. Elle a dépassé ce stade. La droite et l'extrême droite ont décidé de s’en emparer. Récupération politique… La droite parle de dérive antifasciste, la gauche dénonce une instrumentalisation. Niveau judiciaire, 11 interpellations dont deux assistants parlementaires du député LFI Raphaël Arnault.
Et pendant ce temps, le débat médiatique s’emballe. On assiste à une guerre des récits, certains médias affirment que le danger serait à l'extrême gauche. Pourtant les chiffres sont têtus. En France, entre 1986 et 2021, sur 53 « meurtres à caractère idéologique » recensés, 90 % ont été commis par l’extrême droite.
Avec le chroniqueur politique Paul Elek et l’essayiste Mathieu Slama, on va essayer de dépasser l’émotion pour comprendre ce que cette séquence dit vraiment de l’état politique du pays.
Visibilité Publique
Publié originellement 19/02/2026
Catégorie Actualité & Politique
LicenceInconnu Langue Français
Étiquettes Durée 27 min 36 sec 1 Comment
Tr.: ...
Marie-Coquille Chambel, doctorante, militante féministe / Nemesis ... a appelé Quantin ... en lien avec les collectifs fascistes armés ... des fémo-nationalistes ... vision xénophobe du nationalisme, avec les codes du militantisme de gauche ... prudence / dissolution ... outil pas forcément efficace ... ex Nanterre ... la droite prépare l'alliance avec l'extrême droite ... le programme du FN/RN n'a pas changé ... Aboubakar Cissé mort, pas de minute de silence ... le crime de LFI ? Tenir bon ...
Résultat du vote du PLFSS à l'Assemblée nationale le 9 janvier ©AFP - Alain Jocard
Cette semaine le PLFSS a été adopté de justesse à l'Assemblée nationale. Pour autant peut-on espérer un budget avant la fin de l'année ? L'adoption du PLFSS a été possible grâce aux votes du Parti socialiste. A 18 mois de l'élection présidentielle, on assiste à une reconfiguration politique...
Avec
- Blanche Leridon, essayiste française (institut Montaigne)
- Raphael Llorca, essayiste et communicant
- Baptiste Roger-Lacan, historien
- Julien Jeanneney, professeur de droit public à l'Université de Strasbourg,
En plein débats budgétaires Marine Tondelier, la secrétaire nationale des écologistes, se lance le 22 octobre, pour la Présidentielle de 2027, sur TF1, au Journal télévisé de 20H, face à Gilles Bouleau. 18 mois avant le premier tour prévu en avril 2027. En 2020, Jean-Luc Mélenchon avait usé du même procédé, mais en novembre, 17 mois avant le terme.
16 mois avant le terme, c’est l’hebdomadaire Marianne qui s’interrogeait la semaine dernière en Une : faut-il débrancher Raphaël Glucksmann ? Un candidat non déclaré à la présidentielle mais qui refuse la primaire à laquelle Marine Tondelier, elle aimerait participer.
Et puis un ancien président de la République, déjà condamné deux fois définitivement devant les tribunaux nationaux, qui sort de 20 jours de prison dans une troisième affaire, la libyenne avec un livre en forme de testament, Le journal d’un prisonnier”, qui se hisse parmi les meilleures ventes, mais reste derrière Astérix. En plus de se comparer - sincèrement - au capitaine Dreyfus - injustement condamné parce que juif - il rebat les cartes du jeu politique actuel en actant une potentielle alliance avec l’extrême droite, pendant que son fils, Louis Sarkozy se présente lui dans la ville de Menton sous étiquette LR et face à une candidate du Rassemblement national.
De quoi déboussoler son camp et activer une nouvelle fois le clivage entre ceux qui ne disaient déjà pas non, ceux qui font semblant d’hésiter et ceux qui ferment définitivement la porte à une alliance qui semble funeste pour la droite républicaine.
Divisé en trois. C’est ainsi que le groupe LR se porte à chaque vote fondamental à l’Assemblée nationale, entre les pour, les contre et les abstentionnistes. Déboussolés. Comme lors du projet de loi de financement de la sécurité sociale adopté mardi soir à 13 voix près. Chez les députés de Laurent Wauquiez, 18 l’ont soutenu et 28 se sont abstenus. Mais au Sénat - à majorité LR - vendredi on a rejeté le texte. Il reviendra à l’Assemblée mardi prochain. Reste ensuite le budget de l’Etat, plus coriace encore.
Des parlementaires éreintés qui tournent en boucle sur les frais de l’Etat, cherchent des recettes, négocient des dépenses et semblent se couper un peu plus du pays alors même qu’ils pensent faire le bien de ce même pays.
A l’extérieur, la course des petits chevaux a débuté. Des émissions se disent déjà en route pour 2027, a-t-on déjà démarré aussi tôt ? Le jeu est ouvert...
Il faut dire que la période est extra-ordinaire. Un budget défendu sans 49-3, des forces politiques forcées de se parler, aucune majorité et donc des alliances baroques. Le Premier ministre a fait le choix de se tourner vers le parti socialiste, pour le budget de la sécurité sociale. Mais qu’en sera-t-il pour le budget de l’Etat ? Et plus généralement ce moment parlementaire préfigure-t-il de nouveaux clivage politique dans une reconfiguration qui s'accélère en vue de la présidentielle ?
Clés : Info Politique
L'équipe
- Astrid de Villaines, Journaliste et productrice de "L'Esprit public"
...
Tr.: ... livre de Sarkozy ... la fin du gaulisme ? ... triple trahison : - avec la droite gauliste - avec lui-même ... - avec ses propres électeurs (enquête IFOP de février 2022) ... Sarkozy écrit le chapitre de sa fin ... Patrick Sébastien, mouvement "ça suffit" ... de la fenêtre au salon d'Overton ... il articule humaniste-dégagiste, libertin-sécuritaire et boomer-festif ... paradoxal, n'est pas celui qui transgresse ... il banalise des dingueries comme ... il normalise tout un tas d'idées extrêmes ... après Anouna ... Bigard, Montant, Colluche ... candidat hors système ...
55,3 k abonnés - 738+ - 6 854 vues - 176 commentaires
Eric Coquerel réagit en direct sur BFM à l'annonce du gouvernement Lecornu, le dimanche 5 octobre 2025.
Ce gouvernement Lecornu est un déni de démocratie. Il doit être censuré. Pour la 3eme fois depuis les élections de juillet 2024, Emmanuel Macron nous impose encore un gouvernement de perdants et une politique rejetée par les urnes. La seule issue est une élection présidentielle anticipée.
Assurant que le RN appartient « à l’arc républicain », l’ex-chef de l’État plaide à son tour pour une dissolution, estimant que le parti d’extrême droite pourrait obtenir une majorité. Une sortie qui entérine son rapprochement avec le mouvement de Marine Le Pen.
Alexandre Berteau
3 septembre 2025 à 08h55
...
Connu / TG le 9/07/25 à 20:46
"
L’extrême droite et une partie de la droite font tout pour s’opposer l’objectif de réduction des émissions au niveau Européen (55% en 2030 et 90% en 2040).
L’action actuelle de l’XD ici et ailleurs devient un réel risque pour l’habitabilité de la planète.
Au Parlement européen, la droite et l’extrême droite ont uni leurs forces, mercredi, pour mettre en péril l’adoption
"
08.07.2025
Après le Sénat, l'Assemblée nationale vient d'adopter définitivement la proposition de loi Duplomb contre l'avis d'une grande partie du monde agricole et de la société civile. Ce texte entérine des régressions agricoles, sanitaires et écologiques d'une très grande gravité, taillées sur mesure pour l'agro-industrie et portées par les dirigeants de la FNSEA, déconnectés de leur base.
Favoriser l'agrandissement des exploitations destinées à la production animale industrielle, l'accaparement de l'eau par la construction de méga-bassines et réintroduire l'acétamipride sont une fuite en avant mortifère et de très court-terme. Les enjeux sont tout autre : garantir un revenu paysan par la mise en place de prix minimums garantis et l'installation de fermes partout sur le territoire.
Or, la coalition « centristes, LR, macronistes et RN » refuse de s'attaquer à cette question du revenu agricole et affaiblit les outils de la transition agro-écologique comme jamais, alors que plus de 80% des agriculteur·rices y sont favorables.
Chaque parlementaire devra donc assumer son vote en faveur d'un texte déconnecté des préoccupations de la majorité des paysan·nes qui subissent de plus en plus violemment la succession de crises sanitaires et climatiques.
Contacts :
Thomas GIBERT - porte-parole national - tél: 06 65 24 66 44
Fanny MÉTRAT - porte-parole nationale - tél: 06 16 60 25 03
Caroline NUGUES - Chargée de communication - tél: 06 95 29 80 78
Connu / AP le 12/07/25
1,93 M d’abonnés - 1,3K+ - 101 046 vues - 839 commentaires
Quelques jours après avoir lancé son parti "La France humaniste", Dominique de Villepin est l'invité de Darius Rochebin ce dimanche 6 juillet sur LCI. L'ex-Premier ministre de Jacques Chirac est revenu sur de nombreux sujets de politique internationale comme intérieure, alors qu'il entretient le flou sur une possible candidature lors de la prochaine élection présidentielle.
Tr.: ... Trump dépend la souveraineté des USA, contrairement à l'Union Européenne ... il nous faut relever le défi sécuritaire ... Mitterrand, Chirac, ont défendu la souveraineté ... il a manqué une vision ... grande difficulté technologique ... nos démocraties sont prises en otage par les USA ... inquiet pour l'indépendance de la France ... l'Allemagne prête à céder ... la politique, c'est relever des défis ... prisme pro-américain ancestral ... partir de l'intérêt général des européens ... de la dignité ... critique les empires ... il faut de nouveaux piliers de puissance ... connaisseur de Napoléon ... appel du 18 juin ... nous sommes dans un autre age ... monde post-moderne, reposant sur le droit ... il faut se battre sur la scène internationale ... risque immense de prolifération nucléaire ... traité de non prolifération de 1968? ... réponse avec les britanniques et les allemands ... définir un intérêt commun ... le sud global ... critique Retailleau ... besoin d'unité pour sortir les otages, réenclencher une mécanique de coopération ... la méthode dure ne marche pas ... gestes à faire pour renouer avec l'Algérie ... mémoriel, sahara occidental ... discours de reconnaissance et de respect avec l'Algérie ... il y a eu d'horribles massacres faits par la Fr en Alg ... loi de 2005, une insulte ... Jacques Chirac, discours du Vel d'Hiv ... plaide pour une Fr non alignée ... liberté, pluralisme et pas surenchère sécuritaire ... exigence de méthode ... exigence de justice sociale ... réforme des retraites faite contre le peuple, est pour la retraite à points ... créer les conditions pour que tous ceux qui veulent travailler puissent le faire ... poser la question du travail ... plan pluriannuel de réduction de la dépense publique ... campagne ridicule des Républicains ya quelques années ... décision à partager avec les Fr ... remettre la justice sociale au coeur ... veut entendre les préoccupations des Fr ... pb d'humanité et de souveraineté ... Annie Ernault ... l'ordre républicain, la justice sociale, le coeur et identité de la Fr ... la démocratie ne donne pas le droit de martyriser les minorités ... Retailleau, confusion des genres ... /JLM : un point commun, nés au Maroc, ne croit pas à la 6ème république ... ne porte pas pj radical ... /Bayrou en guerre permanente ... perte des connaissances générales fr, maths, etc ... /colonialisme culturel ex Corée du Sud, livre "Le pouvoir de dire non". Développer des tempéraments et des personnalités.
Ndlr :
- de quelle SOUVERAINETÉ parle-t-il ? Populaire ou nationale ? On peut parier sur la seconde. Vérifier ACT
- reste un homme de droite sur le plan économique et de l'attachement à l'ordre, mais est pour le moins fréquentable. Valoriser ACT
Entretien — Europe
« Une écologie populaire, décoloniale, féministe… peut renverser la table » - 27 juin 2025 à 09h38
Mis à jour le 27 juin 2025 à 14h53 / Par Alexandre-Reza Kokabi
Durée de lecture : 11 minutes
Europe Écologies populaires Féminisme
Difficile d’être une eurodéputée féministe et antiraciste dans un Parlement européen qui se droitise inexorablement. Depuis un an, Mélissa Camara y défend sans relâche une écologie ancrée dans les luttes.
...
Qu’est-ce qui vous donne, en ce moment, de l’espoir ?
Ma fille, d’abord. Louison. Elle a 3 ans. Je veux qu’elle grandisse dans une société où sa famille est protégée, avec ses deux mamans. Je veux qu’elle soit libre, sur une planète encore vivable.
Et puis, il y a les gens. Les visages, les résistances, les solidarités. À Istanbul, un militant LGBT m’a dit : « La résistance, c’est une forme de thérapie. » Et c’est vrai. Même dans la nuit la plus noire, il y a toujours des petites lumières qui brillent. Ce sont elles qui me font tenir.
Notes
[1] En droit européen, un rapporteur fictif (ou « shadow rapporteur » en anglais) est un député européen qui, pour un groupe politique autre que celui du rapporteur principal, suit de près les travaux sur un rapport en commission parlementaire, et participe aux négociations en vue de parvenir à un compromis.
[2] On parle désormais de collèges en REP (réseau d’éducation prioritaire).
3 février 2025
Le vote de non-censure par le PS consomme son ralliement au gouvernement Bayrou. Pour l’instant sans participation. Mais qui s’en souvient : le refus du recours au 49.3 était une des lignes rouges du PS au début de sa danse du ventre devant Bayrou !
...
À Villeneuve, l’évènement majeur était ailleurs. Il est resté enseveli médiatiquement par la campagne de sabotage du PS et de ses commensaux EELV et PCF. Comme les journalistes politiques pensent sur commande, il faut faire le travail à leur place. Faisons-le. À Villeneuve, le RN et Zemmour ont appelé à voter pour la liste LR. Les cerveaux sont tellement lepénisés que, dans les rédactions, certains se demandent déjà où est le problème. Il y a quelques temps cela aurait été l’actu pendant huit jours. En mars 1998, aux élections régionales en Rhône-Alpes, Charles Millon fut renié par Chirac, exclu de son groupe parlementaire et de l’UDF pour avoir accepté les voix du FN. Pour finir, ce ralliement de l’extrême droite avait entraîné l’annulation de l’élection. À l’époque, François Bayrou, député UDF, avait pourfendu Charles Millon. Aujourd’hui même la présence de Zemmour ne coupe pas l’appétit des muscadins et des merveilleuses de la presse et des partis « de gouvernement » ! Et comment oublier les hurlements devant les accords de désistements réciproques de Jean-Claude Gaudin avec le RN en 1988. Pendant des années, « Le Monde » et même Plantu ont représenté Jean-Claude Gaudin encerclé d’un vol de mouches à merde, lui-même à moitié dissimulé dans un imperméable entrouvert. Ces finesses montraient comment la bonne société réagissait à l’époque. Aujourd’hui : silence et bouches cousues. Adieu « le cordon sanitaire » !
...
la raclée des macronistes d’une élection partielle à l’autre ...
dans la désormais ultra bourgeoise circonscription de Boulogne-Billancourt, la candidature macroniste hier titulaire du siège sombre en quatrième position. LR passe en tête ! Et le second est « Horizons », le parti d’Édouard Phillipe ... les candidats de Bardella reculent en voix. Au total, Retailleau se lisse les moustaches. LR est de retour et moissonne les semailles du RN. Tant mieux. Cela déstabilise le bloc de droite
...
le NFP est réduit d’un parti. Il va nous falloir vérifier qui y demeure et comment fonctionner. Mais il est vrai qu’il y a encore quatre 49.3 en vue et 4 motions de censure ...
Durée 28:33 - 2 pairs - Publié Il y a 3 semaines • 59 vues - 3+ - 3 Commentaires
Un jour travaillé non rémunéré pour financer la sécurité sociale ? C’est l’idée qu’ont eu les sénateurs dans la nuit de mercredi à jeudi dernier. Dans le budget 2025 de la sécu, les sénateurs de droite ont instauré une “contribution de solidarité”, destinée à financer les dépenses croissantes liées aux personnes âgées dépendantes. C’est 7 heures supplémentaires de travail dans l’année, non rémunérées. Les entreprises verseront 2,5 milliards d’euros à la branche autonomie. Le gouvernement était défavorable à l’amendement, mais considère que « la question du temps de travail doit être posée », raconte Public Sénat. La gauche dénonce un scandale après le refus de leurs amendements pour augmenter les impôts des plus riches. À l’extrême droite, Marine Le Pen réoriente sur les étrangers.
Une mesure qui ne résorbera rien du tout, analyse Thomas Porcher, si ce n’est ajouter une pierre à l’édifice du dégoût de la politique pour les français. L’économiste dénonce la politique de l’offre d’Emmanuel Macron qui a conduit au déficit, et qui veut combler le trou dans la caisse “en tapant toujours sur les mêmes, les français de classes moyennes et pauvres qui en plus sont ceux qui paient le plus d’impôts en proportion”, décrivent Lisa Lap et Thomas Porcher. “L’effort” est très inégal, rappellent-ils.
“Aujourd’hui l’on devrait travailler moins par personnes avec plus de personnes en poste, et dans de meilleurs conditions” explique l’économiste.
Le fameux socle commun, censé rassembler des macronistes contre la loi immigration, à Bruno Retailleau, n’est plus si commun que ça. Un nouveau sujet divise les libéraux. Les impôts. Alors que Michel Barnier porte un budget avec un peu d’effort fiscal pour les grosses fortunes et grandes entreprises, les rangs macronistes font de la résistance. Les impôts, c’est leur ligne rouge. Surtout que le Premier Ministre veut revenir revenir sur une partie des exonérations de charges, œuvre de Macron, qui permettrait à l’État de récupérer 4 milliards d’euros. “Attention à l’impôt de trop ! Les entreprises ne doivent pas être la variable d’ajustement” prévient Antoine Armand, Ministre de l’Economie et des Finances. Le bras de fer est entamé.
“Le ras le bol fiscal est une expression creuse, qui ne veut rien dire” affirme Thomas Porcher. L’économiste explique que les grandes fortunes n’aiment pas la France et son modèle social. Il rappelle, avec Lisa Lap, que la France n’est pas championne des impôts, mais des cotisations, qui font la redistribution et réduisent les inégalités. La France est également championne du nombre de millionnaires… jugée comme un paradis fiscal pour bon nombre d’économistes. Thomas Porcher dénonce la mauvaise orientation des débats sur ce sujet depuis des années.
Lisa Lap et Thomas Porcher décryptent tout cela, c’est l’Instant Porcher !
Rejoignez la communauté des Socios !
Visibilité Publique
Publié originellement 25/11/2024
Catégorie Actualité & Politique
LicenceInconnu Langue Français Étiquettes
6,73 M d’abonnés - 13+ - 728 vues - 8 commentaires #Européennes #extremedroite #législatives
Les élections européennes, marquées par une poussée de l'extrême droite dans plusieurs pays, ont provoqué dimanche 9 juin un séisme politique en France, sans pour autant bouleverser les grands équilibres à Bruxelles. La "grande coalition" centriste de la droite (PPE), des sociaux-démocrates (S&D) et des centristes (Renew Europe), au sein de laquelle se forgent traditionnellement les compromis au Parlement européen, devrait conserver la majorité. Les précisions d'Alix Le Bourdon, correspondante de France 24 à Bruxelles.
#Européennes #extremedroite #législatives
🔔 Abonnez-vous à notre chaîne sur YouTube : https://f24.my/YTfr
🔴 En DIRECT - Suivez FRANCE 24 ici : https://f24.my/YTliveFR
🌍 Retrouvez toute l’actualité internationale sur notre site : https://www.france24.com/fr/
tr.: le PPE arrive en tête et renforce ses positions : l'europe est à droite, et même en partie à l'extrême droite, même si cette dernière est divisée sur certains sujets comme la russie ...
L’hémicycle réuni à Strasbourg a rejeté ce mercredi le projet de règlement en faveur d’une réduction du recours aux pesticides en Europe, à la suite des nombreux amendements des conservateurs et des …
...
Connu / TG le 22/11/23 à 21:56
François Ruffin face à cinquante nuances de droite extrême - Publié le 10 novembre 2023
Retrouvez François Ruffin sur le plateau de L'Evénement sur France 2, jeudi 9 novembre, face à Gérald Darmanin, Jordan Bardella, Marion Maréchal Le Pen, Sabrina Agresti et Aurélien Pradié.
87 commentaires
Les années Macron se sont ouvertes sur une annonce : le clivage gauche/droite était derrière nous. Son premier quinquennat allait être celui qui verrait les progressistes, ouverts et modernes, triompher des populistes, passéistes et dangereux. Le président nous promettait même que nous n’aurions bientôt plus aucune raison de voter pour ces derniers.
Cinq ans plus tard, le bilan est mitigé : l’extrême droite est dédiabolisée comme jamais et la gauche, quant à elle, est à ça de se faire exclure du prétendu « arc républicain ». Que s’est-il passé ? Pour clore les cinq premières saisons d’« Ouvrez les guillemets », cet épisode repasse tout le film en accéléré.
Tr.: ... la NUPES, seule bonne nouvelle de cette période ...
Exécutif Analyse
Après vingt-six jours d’attente, Emmanuel Macron a nommé les vingt-sept membres du premier gouvernement d’Élisabeth Borne. Un casting gouvernemental marqué par sa continuité et toujours ancré à droite. La nomination de l’historien Pap Ndiaye à l’Éducation nationale y fait presque figure d’anomalie.
...
Par-delà le signal de continuité, certaines de ces reconductions ont de quoi surprendre. Celle d’Éric Dupond-Moretti ... provocation : mis en examen depuis juillet 2021 pour « prise illégale d’intérêts », ... risque un procès devant la Cour de justice de la République. Le parquet général de la Cour de cassation a rendu, pas plus tard que le 9 mai dernier, des réquisitions en ce sens.
À rebours du principe qu’il se fixait en mars 2017, selon lequel « un ministre mis en examen doit démissionner », Emmanuel Macron a choisi de maintenir puis de conforter l’ancien avocat. Nonobstant les multiples mises en garde, venues notamment des syndicats de magistrats, qui ont récemment alerté la Commission européenne face aux risques pesant sur l’indépendance de la justice.
Au ministère de l’intérieur, Gérald Darmanin continuera à diriger – entre autres sujets – la lutte contre les violences sexuelles et sexistes. Tout en étant encore visé par une enquête pour viol. À deux reprises, il a été accusé d’avoir profité de sa position dominante d’élu pour obtenir des faveurs sexuelles. À deux femmes, il aurait promis, d’après leurs récits, d’intervenir en leur faveur – la première pour sa condamnation judiciaire, la seconde pour sa demande de logement.
...
Plusieurs secteurs clés du gouvernement sont tenus par la bande d’anciens élus Les Républicains (LR) dont l’influence n’a cessé de croître depuis 2017 : l’économie, l’intérieur et la défense sont respectivement dirigés par Bruno Le Maire, Gérald Darmanin et Sébastien Lecornu. Ce dernier se voit promu aux armées, malgré un bilan très critiqué dans les territoires d’outre-mer où Emmanuel Macron a obtenu un score minime.
À eux trois, ils contrôleront des services aussi cruciaux que les renseignements intérieurs et extérieurs (DGSI et DGSE), le renseignement militaire et l'organisme de renseignement de Bercy, Tracfin.
Quant à l’enjeu climatique, il sera piloté par trois femmes : Élisabeth Borne à Matignon, Agnès Pannier-Runacher à la transition énergétique et Amélie de Montchalin à la transition écologique et à la cohésion des territoires.
...
Emmanuel Macron a propulsé sa conseillère culture, Rima Abdul-Malak, au ministère y afférent et le délégué général de La République en marche (LREM), Stanislas Guerini, à la fonction publique (malgré sa défense critiquée d’un candidat condamné pour violences conjugales mercredi). La députée LREM Yaël Braun-Pivet, présidente de la commission des lois au Palais-Bourbon, sera chargée des outre-mer.
...
À trois semaines des élections législatives, et trois semaines après une réélection sans élan, l’absence de relief politique de cet exécutif prive toutefois le président de la République de la moindre dynamique dans l’opinion.
...
interview de Pap Ndiaye au Monde en 2019. Le nouveau ministre de l’éducation nationale y jugeait : « Quant à Emmanuel Macron, au centre-droit, s’il lui arrive de s’exprimer avec éloquence […], on peine à discerner une politique, ou même un point de vue consistant. » Le constat s’applique cruellement au premier gouvernement de ce quinquennat.