Cemil Hebdo
Cette semaine, revenant sur la manifestation de samedi 14 à Paris, il se penche sur le sens de l'action dans la rue, ses limites, ses pièges et surtout la stratégie d'un Etat violent pour broyer la contestation.
1:29 Tous traumatisés
4:13 Tous invisibilisés
6:38 Où est la violence ?
10:06 Légalité contre démocratie
10:53 Etat, Google et tracking
12:46 Loi Séparatisme
15:00 Institut Montaigne
15:47 Afghanistan, exilés et Police
Connu / https://twitter.com/LeMediaTV/status/1428407160392671235
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Jean Pierre LUMINET, astrophysicien, conférencier, écrivain et poète français, spécialiste de réputation internationale des trous noirs et de la cosmologie, directeur de recherche au CNRS, membre du Laboratoire d’astrophysique de Marseille (LAM), chercheur associé au Centre de Physique Théorique2 de Marseille (CPT), vient de signer l’Appel Antigone.
Il est rejoint par Michel MAFFESOLI, sociologue, professeur émérite à l’université Paris-Descartes ; Michel Maffesoli a développé un travail autour de la question du lien social communautaire, de la prévalence de l’imaginaire et de la vie quotidienne dans les sociétés contemporaines. Il est membre de l’Institut universitaire de France.
APPEL ANTIGONE
Des écrivains, artistes, universitaires, intellectuels et diffuseurs de la pensée appellent à la résistance civile face à la dérive autoritaire de l’État.
“La mise en place du Pass sanitaire, qui viole le secret médical, nous fait entrer dans une matrice de surveillance de tous par tous, dans une société de contrôle total. Forfaiture aux valeurs de la République, ce Pass sanitaire est une violence faite au Peuple. Le pouvoir cherche à imposer la vaccination à tous, avec des vaccins expérimentaux, en rendant la vie impossible à ceux qui ne seraient pas vaccinés, en les opposant aux autres – il fait fi du « consentement libre et éclairé » de la personne en propageant la peur, en pratiquant « l’extorsion de consentement ».
...
Le Pass sanitaire instaure le contrôle d’identité généralisé par des personnes privées et clive la société française : les récentes déclarations du ministre de l’Éducation nationale pour la prochaine rentrée scolaire 2021/22 portent le conflit sociétal, créé de toutes pièces par le gouvernement, au sein même des familles, dans la sphère de l’intime, ce qui est la marque des régimes autoritaires ; la période que nous vivons réactive ainsi les pratiques de délation et de désignation de boucs émissaires.
Rappelons qu’en droit français l’extorsion est un délit prévu à l’article 312-1 du Code pénal. Il s’agit du « fait d’obtenir par violence, menace de violences ou contrainte une signature, un engagement, une renonciation, la révélation d’un secret ou la remise de fonds, de valeurs ou d’un bien quelconque ».
L’État veut circonscrire le débat à la vaccination alors que le vrai problème est celui de la société de contrôle générée par le Pass sanitaire. Beaucoup de compatriotes, victimes du syndrome de Stockholm, reprennent les injonctions du Pouvoir. Nous pouvons provisoirement renoncer à des habitudes agréables : boire un café en terrasse, aller au cinéma, au restaurant… mais pas à la liberté d’aller et venir (transports ferroviaires discriminés), pas à la liberté de travailler et de percevoir un salaire. L’État ne peut espérer la soumission de tous à ses diktats. Comme Antigone nous choisissons de désobéir : non pas pour mourir, mais pour faire sécession à la mort sociétale. Nous voulons être des humains, non des cobayes ni des clones modélisés par le Pouvoir.
Résistons, ANTIGONE le fera, faisons renaître une société de tolérance, de liberté et d’amour.”
Ndlr : je regrette que cet appel évoque les "vaccins expérimentaux" qui est controversé et n'est pas partagé par les anti-pass pour une bonne partie d'entre eux qui sont vaccinés. Dommage. Je soutiens avec cette réserve.
Connu / https://twitter.com/Arcanah3/status/1427479291311312897
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Globe terrestre Europe-AfriqueArcanahHerbe⭐Poing levéTriangle rouge pointant vers le haut @Arcanah3 · 17 août
Double point d'exclamation Le #groupeAntigone, collectif composé de 75 intellectuels français, a fait parvenir à la rédaction de ce média, un appel dénonçant le #PassSanitaire et la #vaccinationobligatoire
Excellente lecture❗Double point d'exclamation #Manifs21aout #NonAuPassDeLaHonte #Vaccin - 1 - 36 - 38
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L'entretien d'actu
Notre regard singulier sur l'état de la France et la marche du monde. Au-delà des faits, le sens de l'actualité.
À l’heure où notre liberté de circulation est conditionnée à la possession d’un QRcode, la question de la surveillance et de la protection des données est prégnante. Régis Portalez, auteur d’une note sur les enjeux de la souveraineté numérique, est l'invité de notre journaliste Elsa Margueritat.
Twitter, Facebook, Snapchat, Instagram, Gmail, Youtube… À moins de vivre en autarcie, vous utilisez probablement quotidiennement ces réseaux sociaux. Internet est devenu un outil indispensable : recherche de travail, maintien de lien social, rencontres, accès à l’information etc. Les bouleversements économiques, sociaux et sociétaux induits par le développement d’internet dans nos vies sont immenses. Et cela ne va pas sans menaces sur celles-ci.
De l’affaire Snowden au Cloud Act, ou plus récemment du Health Data Hub, jusqu’à la montée en puissance des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft), les gouvernements et les citoyens sont confrontés à de nouvelles problématiques : secrets d’État révélés, utilisation de données personnelles à diverses fins, etc. De nombreuses questions se posent : qui détient ces informations ? À quelles fins ? Peut-on choisir à qui fournir ces infos ? Comment les protéger ?
Pour répondre à ces questions, notre journaliste Elsa Margueritat accueille Régis Portalez, auteur d’une note « Souveraineté numérique : reconquérir et protéger » pour les laboratoires d’idées X-alternative et Intérêt général.
Connu / https://twitter.com/LeMediaTV/status/1427328980437422082
20 910 vues (61 600 au 26/11/21) - 2 k - 80 - 553 k abonnés - 451 commentaires
Avec la série « 2022 : Nos pas ouvrent le chemin », nous vous proposons d’entrer dans les coulisses de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon, avec des images inédites. Vous y découvrirez, épisode après épisode, toute une partie du travail collectif réalisé pour faire vivre cette campagne et remporter la victoire en 2022.
Ce troisième épisode est consacré aux mois de janvier et de février 2021. Il revient sur l'examen à l'Assemblée nationale du projet de loi sur le séparatisme attaquant la laïcité et la loi de 1905 et la lutte des députés insoumis pour sauvegarder la séparation des églises et de l'État.
Cet épisode montre les coulisses de la préparation d'un discours de Jean-Luc Mélenchon à la tribune de l'Assemblée nationale et les coulisses du premier Forum Thématique consacré aux questions de démocratie et de libertés.
Enfin, ce troisième épisode offre des images inédites de la préparation et de l'émission Balance Ton Post de Cyril Hanouna à laquelle Jean-Luc Mélenchon a participé, et explique les raisons de sa participation.
Retrouvez le premier épisode de la série, qui aborde les préparatifs du lancement de campagne ici : https://youtu.be/D4oz9nCNIIE
Et le deuxième épisode qui retrace le mois de décembre 2020 : https://youtu.be/ocr3pjaVfkg
Connue / https://twitter.com/JLMelenchon/status/1426816231923978240
Actualités en direct, infos sur les luttes environnementales et sociales à Nantes et dans le monde
Ces dernières années, Emmanuel Macron a rendu hommage au Maréchal Pétain, utilisé l’antisémite fanatique Maurras comme référence, soutenu le militant d’extrême droite Eric Zemmour, nommé un réactionnaire issu de l’Action Française Premier Ministre, fait voter des lois racistes …
Ce 14 août, il tweete : « Jamais nous ne tolérerons que s’installe l’antisémitisme ». Dissonance cognitive. Il n’y a rien à attendre d’un pouvoir d’extrême droite, autoritaire et néolibéral, qui considère que Marine Le Pen est « trop molle ».
25k - 184932 Tweet 27k - Cette article a 23 vues
Clés : Extrême droite Gouvernement
Connu / https://twitter.com/PA_Cazau/status/1426205107868377091
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Vous avez retweeté
Pierre-Antoine Cazau Arc-en-ciel @PA_Cazau
Le chef de l'Etat peut désormais dissoudre les associations en raison d'un de leurs membres. C'est l'une des plus graves dispositions liberticides des 30 dernières années et le Conseil constitutionnel n'a rien trouvé à y redire, sinon sur l'exécution provisoire. Catastrophique.
Décision n° 2021-823 DC du 13 août 2021, [Loi confortant le respect des principes de la République] Non conformité partielle - Réserve
Image 5:32 PM · 13 août 2021·- 1 911 Retweets 113 Tweets cités 2 431 J'aime
Le Conseil constitutionnel estime qu'il y aurait des garanties suffisantes :
- la dissolution peut se faire en raison de troubles débouchant sur des atteintes aux personnes... et aux biens.
- Il faut que l'acte soit commis en lien avec l'objet de l'association (vague) et que les dirigeants de l'association n'en ait été informé... et ce même sans mandat! Les dirigeants d'associations doivent donc faire la police de leurs membres.
Le jour où ça vacille, les dissolutions pleuvront, le juge n'interviendra qu'a posteriori, pas avant et ça change tt!
Car l'intervention a posteriori est toujours moins protectrice qu'une intervention a priori. Dans la première il fait un tri dans le choix des autres alors que dans la seconde il fait un choix lui-même.
J'ai écrit exécution provisoire, il s'agit plus exactement de la suspension qui a été jugée inconstitutionnelle...
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Connue / https://twitter.com/Ugobernalicis/status/1426496600126406665
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Tweet de Députés France Insoumise Ugo Bernalicis φ @Ugobernalicis ·
13h Panneau d'avertissement A lire la note de blog de @JLMelenchon
!
"Le #PassSanitaire répand l’illusion de l’immunité des titulaires, sert de prétexte au @gouvernementFR pour ne rien faire d’autre et instaure un système de contrôle discriminant et socialement insupportable."
Flèche vers la droite avec pointe vers le bas - 15 - 151 - 247
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Guillaume Deloison a retweeté Gregoire Simpson @GregoireSimpson · 11 août
Qu’est-ce que les sciences sociales nous disent du mouvement des gilets jaunes ?
Un gros thread qui vous propose un bilan sur la question, ce qui vous permettra peut-être de comparer en connaissance de cause les GJ avec les mouvements anti-pass actuels. Triangle pointant vers le basTriangle pointant vers le basTriangle pointant vers le bas
Image - 20 - 402 - 955
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@GregoireSimpson · 11 août
Le premier truc frappant, c'est à quel point ces lieux de politisation sont venus combler un manque de sociabilité, en particulier dans le monde rural où ce genre de lieux de rencontre se fait de plus en plus rare. - Image - 2 - 2 - 51
Du coup, les ronds-points emblématiques du mouvement ont été des lieux restauration de l'estime de soi, de revalorisation sociale et politique grâce aux liens et aux solidarités qui s'y sont noués.
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En tout cas qui s'est construit ce sont bien des agoras hors des institutions politiques. Ou autrement dit, des pratiques politiques autonomes et autogérées, dans lesquelles les aspirations à la démocratie était très fortes.
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Si vous voulez lire l’article en entier, vous pouvez cliquez ici pour le télécharger : https://www.docdroid.net/6UUq34i/pox-132-01771-pdf
LES SCIENCES SOCIALES EN GILET JAUNE Deux ans d’enquêtes sur un mouvement inédit Zakaria Bendali, Aldo Rubert De Boeck Supérieur | « Politix ». © De Boeck Supérieur | Téléchargé le 11/08/2021 sur...
Clés : GJ, mouvements sociaux, politisation, recension
105 465 vues - 4,9 k - 53 - 209 k abonnés - 1 329 commentaires
Cemil Hebdo
Clés : Démocratie ; Macron
... chaque jeudi, ... édito politique. Cette semaine, il nous parle de l'état démocratique du pays des Lumières et de la Grande Révolution de 1789. Spoiler : ça sent fort mauvais.
Quelle drôle de démocratie ! Où les élections ont lieu sans les électeurs. Où des ministres peuvent trahir, mentir, voler sans être inquiétés par la justice mais plutôt soutenus par le président lui-même. Et où ce sont des Conseils privés comme publics mais dans tous les cas corrompus par l’argent qui remplacent le parlement et les élus pour gouverner le pays dans une totale opacité.
Quelle drôle de démocratie ! Qui voit gonfler sans cesse le budget de sa police toujours plus puissante et agressive tandis que l’humanité crève sur les trottoirs de sa capitale. Et que la planète brûle, au sens propre comme au figuré. Mais bon, aucune raison de s’alarmer, jusqu’ici tout va bien.
Connu / https://twitter.com/GREUBELINUX/status/1425884109419827203 "0 - 1 - 3"
Clés : Démocratie ; Gouvernement ; Libertés numériques ; Santé ; Surveillance
Dans un texte inédit publié par Le Média, l'écrivain Joseph Andras met en garde contre la loi "inique, infecte et inefficace" instaurant le pass sanitaire. Face aux manœuvres du gouvernement et à la société de surveillance qui s'installe pas à pas, un mot d'ordre : "Faire tomber le pass, amplifier la lutte".
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Une société de contrôle technologique
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Les caméras de vidéosurveillance saturant l’espace public ? Plus personne ne songe à les briser. La reconnaissance faciale ? Le 19 juillet dernier, le conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes l’adoptait – à « titre expérimental », bien sûr – dans les gares et les trains. Elle sera donc généralisée. Dans les colonnes du Monde diplomatique, Serge Halimi s’élevait, il y a peu, contre « l’invasion galopante du numérique et du traçage de nos vies intimes » que favorise, à la manière des dispositifs de contrôle largement institués par le gouvernement chinois, l’entreprise macroniste en cours. Force est d’admettre que seule la littérature de science-fiction s’est montrée en mesure d’annoncer ce qui se trame sous nos yeux, en France comme ailleurs : la division hiérarchique du corps social supervisée par un code matriciel et la police en arme.
L'extrême droite à la barre ?
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Que la mobilisation soit confuse à ce jour, la chose est patente. Que la lutte contre le pass et son monde soit traversée de contradictions, grêlée de revendications troubles et délétères, c’est l’évidence. Deux fautes, une même impasse : nier la portée populaire et transpartisane de la mobilisation, chaque semaine plus conséquente et désormais approuvée par la moitié de la population ; nier son segment toxique et contre-révolutionnaire (libertariens, fascistes, antisémites, illuminés).
... on ne compte plus les citoyens vaccinés hostiles au pass. Superposer le rejet du premier et du second relève de la manœuvre gouvernementale. Le vaccin diminue, c’est établi, la transmission du virus, le nombre de cas symptomatiques, d’hospitalisations et d’admissions en soins critiques. Il ne saurait toutefois, comme vient de le rappeler l’OMS, être « le seul outil » : il convient de mener une « approche globale » à échelle internationale, soucieuse du déséquilibre Nord/Sud, et de se « concentrer sur les personnes les plus vulnérables ».
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Le gouvernement est entièrement responsable de la gronde et des débordements : il ment ... La défiance de la rue est légitime. La colère, aussi. Pendant ce temps, Pfizer et Moderna se gavent sur le dos des peuples ...
Faire tomber le pass, amplifier la lutte
Année après année, les libéraux ont fracassé le service public ... supprimé des dizaines de milliers de lits d’hospitalisation ... propositions de l’opposition parlementaire : réquisitions, nationalisations, injection de fonds dans l’hôpital public, création d’un pôle public du médicament, installation de purificateurs d’air, mise en place d’une société par roulement, etc.
... modèle de société ... lois sur la « sécurité globale » et le « séparatisme » ... pas « la liberté » (qui, on le sait, peut devenir celle du plus fort), mais bien l’égalité ... les syndicats, l’association ATTAC et l’Observatoire de la transparence dans les politiques du médicament https://www.bastamag.net/pass-sanitaire-obligation-vaccinale-tests-PCR-payants-annonces-Macron-aucune-pedagogie-Jerome-Martin – l’abolition immédiate du « système de tri » entre les citoyens à l’augmentation des moyens pour le système de santé et des salaires pour le personnel en première ligne, la gratuité définitive des tests et la levée des brevets, la suppression de la barrière d’accessibilité au vaccin et la construction d’une confiance vaccinale par le seul consentement libre et éclairé, la liquidation des réformes du chômage et des retraites. On pourra, alors, parler d’une « politique sociale et de santé juste et démocratique » https://france.attac.org/se-mobiliser/marches-des-libertes/article/pour-une-politique-sociale-et-de-sante-juste-et-democratique.
Les conclusions du rapport du GIEC – plus précisément de son Groupe de travail 1 – sont on le sait effrayantes tant elles décrivent un monde pris dans la catastrophe environnementale en cours. Cet article de Daniel Tanuro les analyse précisément et ouvre des perspectives radicales, anticapitalistes, seules à même d’empêcher le désastre.
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solution miracle : l’augmentation de la part des « technologies bas carbone » (nom de code pour le nucléaire, notamment les « microcentrales) et, surtout, le déploiement des dites « technologies à émissions négatives » (TEN – ou CDR, pour Carbon Dioxyde Removal), censées refroidir le climat en retirant de l’atmosphère d’énormes quantités de CO2 à stocker sous terre. C’est l’hypothèse dite du « dépassement temporaire du seuil de dangerosité » de 1,5°C.
Sur le nucléaire, inutile de s’étendre après Fukushima. Quant aux « technologies à émissions négatives », elles n’existent pour la plupart qu’au stade du prototype ou de la démonstration, et leurs effets sociaux et écologiques promettent d’être redoutables (on y revient plus loin). Qu’à cela ne tienne : on veut nous faire croire qu’elles sauveront le système productiviste/consumériste et que le marché libre se chargera de les déployer. En vérité, ce scénario de science-fiction ne vise pas avant tout à sauver la planète ; il vise avant tout à sauver la vache sacrée de la croissance capitaliste et à protéger les profits des plus grands responsables du gâchis : les multinationales du pétrole, du charbon, du gaz et de l’agrobusiness.
Le GIEC entre science et idéologie
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le résumé du GT1 cautionne l’idée que les technologies à émissions négatives pourraient ne pas être déployées uniquement pour capter les « émissions résiduelles » des secteurs où la décarbonisation est techniquement difficile (l’aviation par exemple) : elles pourraient aussi être mise en œuvre à une échelle massive, pour compenser le fait que le capitalisme mondial, pour des raisons qui ne sont pas « techniques » mais de profit, refuse de renoncer aux combustibles fossiles. Le texte continue d’ailleurs en vantant les avantages de ce déploiement massif comme moyen d’arriver à des émissions nettes négatives dans la seconde moitié du siècle :
« Le CDR conduisant à des émissions négatives nettes mondiales réduirait la concentration de CO2 atmosphérique et inverserait l’acidification de la surface des océans (degré de confiance élevé). »
Le résumé formule une réserve, mais elle est sibylline :
« Les technologies CDR peuvent avoir des effets potentiellement étendus sur les cycles biogéochimiques et le climat, ce qui peut soit affaiblir soit renforcer le potentiel de ces méthodes pour éliminer le CO2 et réduire le réchauffement, et peut également influencer la disponibilité et la qualité de l’eau, la production alimentaire et la biodiversité (degré de confiance élevé). »
En clair, il n’est pas certain que les TEN soient si efficaces que cela, certains « effets » pourraient « affaiblir (leur) potentiel pour éliminer le CO2 ». La dernière partie de cette phrase fait allusion aux impacts sociaux et écologiques : la bioénergie avec capture et séquestration du carbone (la plus mature des TEN à l’heure actuelle) ne pourrait réduire significativement la concentration atmosphérique en CO2 que si une superficie égale à plus d’un quart des terres en culture permanente aujourd’hui servait à produire de la biomasse énergétique – au détriment des réserves en eau, de la biodiversité, et/ou de l’alimentation de la population mondiale1.
Ainsi, d’un côté le GT1 du GIEC se base sur les lois physiques du système climatique pour nous dire que nous sommes au bord du gouffre, sur le point de basculer irréversiblement dans un cataclysme inimaginable ; de l’autre, il objective et banalise la fuite en avant politico-technologique par laquelle le capitalisme tente, une fois de plus, de reporter devant lui l’antagonisme irréconciliable entre sa logique d’accumulation illimitée du profit et la finitude de la planète. « Jamais un rapport du GIEC n’aura laissé sourdre à ce point l’angoisse suscitée par l’analyse scientifique des faits à l’aune des lois incontournables de la physique », écrivions-nous au début de cet article. Jamais non plus un tel rapport n’aura illustré aussi clairement qu’une analyse scientifique qui considère la nature comme un mécanisme et les lois du profit comme des lois physiques n’est pas vraiment scientifique mais scientiste, c’est-à-dire, partiellement au moins, idéologique.
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lire le rapport du GT1 du GIEC en ayant à l’esprit qu’il est à la fois la meilleure et la pire des choses ... diagnostic rigoureux ... La pire, parce qu’il sème à la fois la peur et l’impuissance ... Son idéologie scientiste noie l’esprit critique dans le flot des « données ». Elle détourne ainsi le regard des causes systémiques, avec deux conséquences : 1°) l’attention se focalise sur les « changements des comportements » et autres gestes individuels – pleins de bonne volonté mais pathétiquement insuffisants ; 2°) au lieu d’aider à combler le fossé entre conscience écologique et conscience sociale, le scientisme l’entretient.
Écologiser le social et socialiser l’écologie est la seule stratégie qui peut arrêter la catastrophe et faire renaître l’espérance d’une meilleure vie. Une vie du prendre soin des personnes et des écosystèmes, maintenant et dans une vision de long terme. Une vie sobre, joyeuse et chargée de sens. Une vie que les scénarios du GIEC ne modélisent jamais, où la production de valeurs d’usage pour la satisfaction des besoins réels, démocratiquement déterminés dans le respect de la nature, remplace la production de marchandises pour le profit d’une minorité.
Article écrit pour le site de la Gauche anticapitaliste (Belgique)
Photo: G. Blevins, Reuters
Connu / https://twitter.com/SRContretemps/status/1425104122932563975
Ndlr : tant que le GIEC et l'IPBES N'AURONT Pas fusionné dans une approche holistique et holomidale on aura des pb ? ACT
Tweet de Peuples autochtones
Igapo Project @IgapoProject · 10 août
Le message de @YanuwanaT : pendant des milliers d'années, ce territoire a été préservé par les peuples #autochtones et en 50 ans, une gestion calamiteuse a causé des ravages humains et environnementaux en raison de l'orpaillage illégal qui empoisonne sols et rivières de #Guyane.
Citer le Tweet
Guyane la 1ère @guyla1ere · 10 août
Christophe Pierre réalisateur et militant autochtone invité du JT soir le 9 août 2021
Dans le cadre de la journée mondiale des peuples autochtones du 9 août
réalité documentée et étudiée année après année par des milliers de scientifiques, dont les travaux ont été scrupuleusement analysés et synthétisés par le Groupe d’expert·es intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Cet organisme onusien, chargé d’évaluer l’état des connaissances sur l’évolution du climat, ses causes et ses impacts, vient de publier la première des trois parties de son sixième rapport d’évaluation, consacrée aux « éléments scientifiques » sur le dérèglement climatique. Un état des lieux implacable et plus alarmant encore que les précédents. Nous avons résumé pour vous cinq points clés de ce rapport.
1 - L’influence humaine sur le climat est un fait établi et indiscutable
...
2 - Le changement climatique est sans précédent et plus rapide que ce qu’on craignait
...
3 - Des points de basculement aux conséquences imprévisibles risquent d’être atteints
...
4 - Il est encore possible de maintenir la hausse des températures sous 1,5°C, mais…
...
5 - Inaction et retards ne font qu’augmenter les risques jour après jour
...
Le mandat du GIEC n’est pas de faire des recommandations politiques ni de prescrire des mesures. Mais le constat sans appel qu’il vient de détailler, basé sur des connaissances et des données scientifiques rigoureuses, devrait faire réagir l’ensemble des responsables politiques. Il est absolument vital que les gouvernements s’alignent sur un objectif à 1,5°C et revoient leurs plans en conséquence, notamment à l’occasion de la COP26 qui se tiendra à Glasgow en novembre https://unfccc.int/fr/processus-et-reunions/les-conferences/conference-sur-les-changements-climatiques-a-glasgow.
A la lecture de ce nouveau rapport du GIEC, toute inaction de leur part serait d’autant plus coupable.
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Première partie du sixième rapport d’évaluation du GIEC (en anglais) https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg1/
Photo : Feux de forêt en Sibérie, juillet 2020. © Julia Petrenko / Greenpeace
Clés : #Accord de Paris #Changement climatique #Changements climatiques #Climat #CO2 #COP26 #Dérèglement climatique #Emissions CO2 #Emissions de gaz à effet de serre #gaz à effet de serre #GES #GIEC
Mise à jour sur la pétition
Les inondations, vagues de chaleur et incendies de l'été en Belgique, en Europe et partout dans le monde ainsi que le dernier rapport du Giec nous poussent à organiser un nouveau rassemblement dès la rentrée
Comme le dit le Président de la COP 26 Alok Sharma: "Nous ne pouvons pas nous permettre d'attendre 2 ans, 5 ans, 10 ans. Nous nous rapprochons dangereusement du moment où ce sera trop tard"
Autrement dit quelques dixièmes de degré d'augmentation de la température de la planète peuvent provoquer un emballement climatique et cataclysmique.
Interview ce lundi du climatogue Jean-Pascal van Ypersele et ancien vice- Président du Giec sur le dernier rapport du Giec
https://www.ln24.be/2021-08-09/les-evenements-extremes-vecus-chez-nous-vont-se-poursuivre-une-certaine-frequence
Notre rassemblement se tiendra le dimanche 5 septembre 14h devant la gare centrale de Bruxelles. Une partie du programme sera dédiée aux collectifs d'aide aux victimes des inondations et la 2e à comprendre le dernier rapport du Giec et voir comment agir en tant que citoyens pour empêcher le pire d'arriver.
Giec, Inondations et incendies de l'été : bougeons avant qu'ils ne soit trop tard!
Le lien Facebook ici https://fb.me/e/4rtfTAlEw
Lors de notre précédent rassemblement le 25 juillet , Jean-Pascal van Ypersele nous a informé que la Commission a proposé 12 paquets de législation pour réduire les émissions de GAS d'ici 2030 et atteindre la neutralité carbone en 2050. Ces législations même insuffisantes ne sont pas sûres d'être approuvées par les états et le Parlement Européen . De plus , elles prendront 2 ans...
L'entretien d'actu
Clés : Coronavirus ; Macron
Alors que le Conseil constitutionnel a validé l'essentiel du projet de loi Passe sanitaire, il s'agit selon l'avocat et défenseur des libertés Vincent Brenghart d'un signe que nos institutions de contrôle refusent de jouer leur rôle. Entretien.
En France, l’arbitrage du Conseil constitutionnel sur la loi passe sanitaire était attendu. Attendu notamment parce que ce fameux “pass sanitaire” a jeté des dizaines de milliers de personnes dans les rues depuis plusieurs semaines déjà.
Finalement, le Conseil constitutionnel a rendu publique sa décision ce jeudi 5 août. En résumé, s’ils censurent quelques dispositions assez “hardcore”, les Sages valident l’essentiel de la loi. Quelques semaines plus tôt, les juges du Conseil d’État refusaient de retoquer le décret signé le 19 juillet par le Premier ministre, lequel élargissait l’obligation de présenter un pass sanitaire à des lieux regroupant au moins 50 personnes.
Pour l’avocat et défenseur des libertés Vincent Brengarth, associé au sein du cabinet Bourdon et Associés, ces récentes décisions sont bien le signe que nos institutions de contrôle refusent de jouer leur rôle et sont d’une certaine manière complices de leur propre affaiblissement au profit d’un exécutif super-puissant. Pour des raisons qui relèvent à la fois de la “panique” liée à la situation de crise sanitaire, de théories comme celle des “circonstances exceptionnelles” et d’une certaine forme de connivence sociologique au sein d’une élite qui circule entre différentes institutions.
Connu / https://twitter.com/LeMediaTV/status/1425151578386878467
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POLITIQUE Parti pris - 743 commentaires
Au cœur de l’été, l’ampleur des manifestations contre la politique sanitaire face à la pandémie du Covid-19 est le prix à payer de son incarnation et de sa confiscation par une présidence autoritaire, mensongère et irresponsable. La question démocratique est plus actuelle que jamais.
Mots-clés covid-19 Emmanuel Macron Passe sanitaire politique sanitaire vaccins
... les premières mesures de protection sanitaire, parmi lesquelles le port obligatoire des masques, furent d’abord décrédibilisées par les gouvernants eux-mêmes, cachant leur imprévoyance par un mensonge d’État ... Jamais reconnue, encore moins sanctionnée, cette faute initiale a, en retour, définitivement ruiné la crédibilité de la parole officielle.
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en France, l’enseignement principal d’un an et demi de lutte contre le Covid-19 : un retour en arrière durable et systématique qui se surajoute aux autres régressions démocratiques que marque la récente cascade de lois sécuritaires (prévention du terrorisme, contre le séparatisme, sécurité globale – lire ici le récent billet de Paul Cassia).
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la voie qu’il aurait fallu suivre pour créer de la solidarité et de la fraternité, autrement dit de l’entraide. D’autant plus qu’elle était prophétique sur le risque de formation d’une « contre-société » sur Internet face à la crise, « révélatrice de la sensibilité d’une partie de la population aux contre-discours, fausses vérités, rumeurs et propos complotistes », réactivant ainsi « l’opposition entre le peuple/élites, gens d’en bas/gens d’en haut, en associant une partie du monde médical et du monde scientifique aux élites parisiennes ».
Pour éviter ce piège, le président du Conseil scientifique recommandait de susciter « l’adhésion de la population », de compter sur « l’expertise sociale » et de parier sur « les réponses locales ». Enfermé dans sa tour d’ivoire (et de courtisanerie), l’autoproclamé épidémiologiste en chef Emmanuel Macron a fait exactement l’inverse, ignorant superbement cette idée de bon sens que « même en situation d’urgence, l’adhésion de la population est une condition importante du succès de la réponse » : « La confiance des citoyens dans les institutions suppose que celles-ci ne fonctionnent pas exclusivement par un contrôle opéré d’en haut (élus, fonctionnaires, experts) mais puissent aussi assurer une plus grande implication de la société. »
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C’est peu dire que, depuis un an et demi, l’incohérence a été au poste de commande. Un an après l’immense mensonge cachant la pénurie de masques, Emmanuel Macron a pris, seul, la décision de ne pas reconfiner en février 2021, à l’encontre de tous les avis scientifiques, épidémiologiques et médicaux (lire l’avis du Conseil scientifique du 29 janvier). La lucidité que lui ont alors prêtée ses thuriféraires eut un terrible coût humain, évalué à plus de 14 000 morts (lire notre article ici), tandis qu’elle n’empêcha pas un troisième confinement, hélas trop tardif.
Mais, dans ce tableau peu enviable où l’irresponsabilité semble régner en maître, on peut aussi ajouter l’insuffisante priorisation des populations à risques pour la vaccination ainsi que le ciblage discriminant des quartiers populaires durant les confinements. Ou, encore, l’incohérence toute récente qu’il y a à ne plus imposer le port des masques dans les lieux soumis au passe sanitaire, ce qui revient à privilégier la surveillance plutôt que la prévention, autrement dit à lâcher la proie (les protections et gestes barrières) pour l’ombre (la coercition administrative et policière).
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La pandémie de Covid-19 en France - dossier
Dépassé, le gouvernement choisit d’imposer une vaccination tous azimuts qui laisse de côté les éternels oubliés. Une autre approche est possible : une politique de santé de proximité qui vise prioritairement les publics vulnérables, estiment la philosophe Barbara Stiegler, les députés François-Xavier Bellamy (LR) et François Ruffin (LFI) et des soignants.
Les signataires de la tribune appellent au retrait du pass sanitaire, à une approche proportionnée des besoins pour la vaccination et à une levée des brevets. (Sameer Al Doumy/AFP)
par Un collectif de chercheurs, de personnalités du monde médical, et d'élus.
Nous, soignants, acteurs et chercheurs en santé, nous, parlementaires et élus, nous, citoyens, appelons au retrait du «pass sanitaire» car il transgresse les principes fondamentaux de l’éthique biomédicale et du droit des personnes. Il fracture en outre le corps social en deux camps qu’il rend ennemis. En cela, il ignore les principes de santé publique. En cela, il n’a rien de «sanitaire» puisqu’il risque plutôt de nous conduire à une impasse en creusant encore davantage les inégalités et laissant les personnes les plus vulnérables à la fois sans protection face au virus et sans voix pour exprimer leurs doutes ou leurs inquiétudes. En réalité, il existe une autre option qui, jusqu’ici, n’a pas été prise : déployer une véritable politique de santé de proximité, dont la vaccination est un des outils indispensables, mais qui ne peut en aucun cas être présentée comme la panacée qu’il faudrait imposer à toutes et tous.
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Le monde n'a pas de centre
Nous voulons porter un regard iconoclaste, internationaliste, “solidariste” sur l’actualité internationale avec une option préférentielle pour les Nations victimes du grand jeu néolibéral. Mais aussi pour les victimes de ce grand jeu dans les autres nations, même quand elles sont riches.
Clés : International ; Violences policières
Une fois de plus, le président colombien Ivan Duque fait couler le sang des contestataires qui réclament plus de justice sociale. Pour décrypter la situation, notre journaliste Irving Magi reçoit Olga L. Gonzalez, sociologue et spécialiste de la Colombie.
En Colombie aussi, la contestation sociale bat son plein ! Réforme fiscale, explosion du taux de pauvreté et de l’inflation, inégalités sociales grandissantes, violences et racisme à l’égard des populations indigènes : depuis le 28 avril, les colombiens disent « non » à la politique néo-libérale et extrême-droitière du président Ivan Duque. Ce dernier a pourtant décidé de répondre à la mobilisation sociale par la violence et la répression.
L’ONG colombienne Temblores, au 26 juin 2021 faisait état de 2005 cas de détentions arbitraires, 1617 cas de violences physiques, 73 homicides et 28 agressions sexuelles. Au total, l’ONG estime à 4687 le nombre de cas de violences policières. Une gestion policière fortement critiquée par la CIDH et Amnesty International.
Pour tenter d’y voir plus clair, et de comprendre la situation sur place, j’ai reçu Olga L. Gonzalez, sociologue et spécialiste de la Colombie.
Tr.: ... violation des droits humains ... manque d'espoir de la jeunesse, devenue un acteur politique ... l'abstention est monstrueuse chez les jeunes ...
État d'urgence
Clés : Capitalisme ; Écologie
Communisme de guerre, capitalocène, capital fossile … Ces notions, le géographe suédois les développe pour en faire son cheval de bataille. Que ce soit pour analyser les événements ou pour apporter des solutions, le chercheur convainc de l'importance de ces thèses tant dans la crise sanitaire que dans la crise écologique et climatique en cours.
La crise sanitaire est-elle la conséquence du capitalocène ? Le capital fossile est-il responsable des catastrophes en cours ? Faut-il un communisme de guerre pour échapper au pire ?
Le géographe suédois Andreas Malm tente d'apporter des réponses à ces questionnements, en expliquant en quoi la crise sanitaire est aussi une crise politique et une crise du capitalisme.
L'auteur prolifique, dont plusieurs ouvrages sont traduits en français aux éditions La Fabrique, comme La chauve souris et le capital, Comment saboter un pipeline ou encore l'oeuvre collective du collectif Zetkin, Fascisme fossile : l'extrême droite, l'énergie, le climat, estime qu'au cœur du capitalisme et de ce qu'il appelle le capitalocène, qui caractérise notre époque, il y a une cause principale : le capital fossile. Structuré autour des industries du charbon, du gaz et du pétrole, le capital fossile serait un responsable de la crise climatique et écologique.
Pour sortir de la catastrophe, il n'y aurait donc pas d'autre choix que de combattre ce secteur et de mettre en lumière ces activités polluantes et destructrices.