Traversée par « l’affaire Quatennens », La France insoumise est en crise. Une crise qui nuit à son rayonnement politique, à l’heure où Macron s’apprête à porter son coup le plus fort en réformant les retraites.
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La bataille qui nous attend, qui se joue à la fois dans la rue, dans les entreprises et dans les institutions, est majeure. Elle nécessite que LFI sorte de la crise par le haut, retrouve sa cohésion, qu’elle redonne un second souffle à la NUPES, une construction essentielle dont la genèse fut une excellente nouvelle pour ouvrir la voie à une alternative. Elle doit le faire en renonçant à toute attitude hégémonique et en étant force de proposition, en faisant vivre la NUPES à toutes les échelles du territoire.
Il faut aussi reprendre la discussion avec les forces du mouvement social, syndical en particulier, avec lesquelles il faut trouver les formes d’une coopération efficace pour infliger un échec cuisant au gouvernement, en particulier sur le dossier des retraites.
Fred Borras, membre de la coordination LFI 31 et adhérent de la Gauche écosocialiste.
Connu / TG le 2/01/22 à 11:19
Deux cent cinquante élus franciliens ont signé une lettre ouverte à Elisabeth Borne lui demandant de mettre fin à la mise en ...
Connu / TG le 2/01/22 à 09:53
Depuis le début des années 1980, les sols artificialisés ont progressé entre trois à quatre fois plus vite que la population. Comment lutter contre l’artificialisation des sols et comment mettre fin à l’étalement urbain ?
Pour explorer les multiples enjeux questionnés par les acteurs de la fabrique de la ville dans le cadre du dérèglement climatique et des limites planétaires, les co-auteur.rices de « La ville stationnaire » ont proposé plusieurs entrées, allant des constructions bio-sourcées, aux ZAN (Zone d'artificialisation nette), en passant par les smart cities. Les villes actuelles sont à l’instar de nos modes de vie, sur-consommatrices, en l’occurrence d’espaces. Cette croissance continue venant grignoter les terres n’est pas soutenable. Après avoir fait un point sur les chiffres de l’étalement urbain, quels sont les leviers politiques et urbains pour freiner et au même stopper l’étalement urbain ? Parmi les pistes envisagées, faire avec le « déjà-là », faire de la « ville sur la ville », autrement dit utiliser les logements vacants, le patrimoine immobilier pour éviter de construire du neuf et encourager la répartition de la population sur le territoire, afin d’éviter les congestions et problématiques connues dans les métropoles.
Dans toutes les entrées que proposent ce livre, des mises au point et des définitions essentielles à la compréhension du sujet sont abordées. Tels que la définition de l’étalement urbain, les fausses promesses des smart cities, la densification, les limites des ZAN, les chiffres de l’artificialisation des sols…
Qu'est ce que "la ville stationnaire" ?
Le terme "stationnaire" est inspiré de la pensée de l'économiste John Stuart Mill. La ville stationnaire n’est plus en croissance, il n’y a plus d’étalement urbain et de sols grignotés explique Philippe Bihouix. Elle continue néanmoins de se réparer, de se densifier sans le faire au détriment des autres territoires, avec un travail d’adaptation aux enjeux climatiques, de la gestion de l’eau, des ilots urbains…
Comment définir l'étalement urbain ?
“une extension urbaine qui se fait plus rapide que la croissance démographique : la surface consommée par habitant s’accroît, découplant croissance démographique et artificialisation du sol ”
On en parle avec :
- Philippe Bihouix, ingénieur, a travaillé dans la construction et travaille aujourd’hui dans une agence d’architecture et d’ingénierie, AREP (Architecture Recherche Engagement Post-carbone - filiale de la SNCF) et auteur notamment de "L'Âge des low-tech", "Le bonheur était pour demain" et "Quel futur pour les métaux ?"
- Sophie Jeantet, architecte-urbaniste de formation. Elle travaille depuis plus de 20 ans dans des sociétés d’aménagement publiques ou les collectivités.
- Clémence de Selva, architecte, elle travaille en agence et répond à la commande des collectivités publiques.
Co-auteur.ices de « La ville stationnaire -Comment mettre fin à l’étalement urbain ? » Coll Domaine des possibles chez Actes Sud. Un livre autour de la question de la ville durable.
*Clés : Environnement Climat Biodiversité
Il est probable que la vulnérabilité Log4Shell continuera à être exploitée, car les entreprises manquent de visibilité sur leur chaîne d'approvisionnement logicielle.
Les groupes comme Lazarus en Corée du Nord restent très actifs dans l'exploitation des failles Log4Shell. (Crédit FBI)
Un an après l'application de correctifs, et malgré l'attention dont elle a bénéficié, la vulnérabilité critique Log4Shell, qui a touché des millions d'applications d'entreprise, demeure une cause fréquente de failles de sécurité, et elle devrait rester une cible privilégiée pendant un certain temps encore. Son impact durable souligne les risques majeurs posés par les failles dans les dépendances logicielles transitives et la nécessité pour les entreprises d'adopter de toute urgence des pratiques d'analyse de la composition des logiciels et de gestion sécurisée de la chaîne d'approvisionnement. Officiellement référencée sous l’appellation CVE-2021-44228, Log4Shell a été découverte en décembre 2021 dans Log4j, une bibliothèque Java open-source très répandue et utilisée pour la journalisation. Si les développeurs du projet ont rapidement créé un correctif pour cette faille divulguée à l’origine comme une faille zero day, l'adoption et le déploiement de ce correctif à grande échelle se sont avérés difficiles, car ils dépendent des codeurs qui ont utilisé ce composant dans leur logiciel pour publier leurs propres mises à jour. Le problème a été compliqué par la nature transitive de la vulnérabilité, car les projets logiciels qui incorporaient Log4j comprenaient de nombreux autres composants ou frameworks de développement tiers qui étaient eux-mêmes utilisés comme dépendances pour d'autres applications. Il n'était même pas nécessaire d'utiliser la bibliothèque Log4j elle-même pour être affecté, car la classe Java vulnérable appelée JndiManager incluse dans Log4j-core a été empruntée par 783 autres projets et se trouve désormais dans plus de 19 000 composants logiciels.
L'exploitation de Log4j « restera un défi »
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Durée 11:53
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RETRAITES, POUVOIR D'ACHAT... MACRON NOUS PRÉPARE LE PIRE POUR 2023
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⚠️ POUR ESPÉRER ALLER SUR LA TNT EN 2023 ET BOUSCULER LES CHAINES TV, LE MEDIA DOIT RECOLTER 200 000 EUROS AVANT LE 31 DECEMBRE !
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Bonjour tout le monde et bienvenue pour le dernier Instant Porcher de 2022 !
L’Instant Porcher c’est un petit moment qu’on se prend, entre nous, avec Thomas Porcher, chaque semaine pour décrypter l’actualité. Car on le sait, vous nous avez entendu toute l’année le dire, les discours sont politiques et les comprendre est un véritable enjeu démocratique.
Au programme aujourd’hui, qui dit dernier instant Porcher de 2022, dit bilan et précisions pour 2023 !
Nous avons été ravis de passer toute cette année avec vous. Et on en a décrypté des sujets : retraites, chômage, immigration, inflation, guerre en Ukraine, énergie, carburant… l’année a été chargée et mon oreille me dit, ou plutôt Thomas Porcher, qu’on va avoir encore du pain sur la planche en 2023. Que nous attend-il ? Quel bilan dresser pour 2022 ? On décrypte tout cela, c'est l'Instant Porcher.
Visibilité Publique
Publié originellement 26 décembre 2022
Catégorie Actualité & Politique
LicenceInconnu LangueInconnu
Étiquettes
Durée 11min 53sec - 1 Comment
Les déboires des réacteurs nucléaires d’EDF se poursuivent. Deux d’entre eux ne pourront finalement pas redémarrer avant la fin de cet hiver, et six autres devront être arrêtés, à leur tour, en 2023 pour des réparations liées à des problèmes de corrosion. Au 19 décembre, sur les 56 réacteurs que compte la France, 16 étaient à l’arrêt, comme le montre l’outil de suivi EnergieBot de FranceInfo : Au total, 16 réacteurs nucléaires sur 56 sont à l'arrêt en France, d'après les données de production de la (...)
Connu / TG le 21/12/22 à 14:07
• 121 vues (203 AU 28/9/24)
Publié Il y a 1 an • / La Contre-Voie Par association42l
Bonjour à tout·es ! C’est Neil, pour La Contre-Voie.
Petite vidéo qui sort de notre registre habituel pour présenter un tutoriel de contribution à OpenStreetMap : comment ajouter les adresses des rues facilement sur la carte, de manière presque automatisée ?
Quelques liens :
- FR:France/Intégration des adresses avec les outils BANO https://wiki.openstreetmap.org/wiki/FR:France/Int%C3%A9gration_des_adresses_avec_les_outils_BANO
- Le pifomètre
- L’application JOSM
- Le canal OpenStreetMap France sur Matrix : #osmfr:matrix.org (existe aussi sur Telegram)
- La Contre-Voie
Visibilité Publique Catégorie Science & Technologie Licence Attribution Langue Français
Étiquettes bano, josm, openstreetmap, pifometre
Durée 24min 40sec 1 Comment Penbeuz penbeuz@framapiaf.org
Il y a 1 an
@association42l Très utile ce tuto, merci @lacontrevoie
15,2 k abonnés - 76 - 277 vues - 6 commentaires
Ma mission d’information sur la fiscalité des entreprises sera lancée en janvier 2023. 🔎Dès janvier, je vais utiliser mon pouvoir en allant à Bercy et regarder tout ce qui sera nécessaire. Mais aussi lancer une série d’audition.
📑Cela débouchera sur une PPL pour plus d’égalité fiscale et un meilleur impôt.
👉En France les PME-TPE payent plus d’impôt sur les sociétés (25% en moyenne) que les grosses entreprises (17%). Pourtant ces grosses entreprises génèrent des bénéfices plus importants.
👉Celles du Cac40 comme Total ne payent pas d’impôt sur les sociétés alors qu’elles font des bénéfices records, années après années, et qui se traduisent souvent en dividendes.
Tr.: ...
/jo /emploi de travailleurs sans-papier, les régulariser /loi immigration le pb, l'accueil des migrants
13:56 - 14,5 k abonnés - 1,3 k - 8 796 vues - 170 commentaires
👋"Bonjour bienvenue dans le bureau du président de la commission des Finances"
🔴Première vidéo de mon émission sur ma chaîne YouTube pour un point d'actu #Budget2023 mais pas que !
Malgré ma présence indispensable en commission et en séance en tant que président de la commission des Finances, je n'oublie pas les luttes et ma circonscription.
🤝Je compte sur votre force !
#budget2023 #assembléenationale #superprofit #retraite #seinesaintdenis
Collectivisons Internet, 3 ans pour voler dans les plumes du capitalisme de surveillance – Framablog
Et c’est marre ? Et Dégooglisons, PeerTube, Mobilizon… alors ?
Certes, 4 projets sur 3 ans, ça peut sembler maigre, on vous avait habituées à plus ;).
Seulement, il s’agit là de quatre très gros projets, que l’on va travailler progressivement sur 3 ans, en plusieurs itérations, en suivant un cycle qui fonctionne assez bien : proposer une première mouture, écouter les retours du premier public qui la teste, améliorer en fonction de ces retours, se relier à un public plus large et lui proposer une nouvelle version. D’ailleurs, si vous voulez en savoir plus sur nos méthodes, nos intentions et notre stratégie derrière cette campagne ... pour les trois prochaines années, nous avons l’intention de :
- maintenir les 16 services Dégooglisons Internet à disposition de chacune pour se dégoogliser ;
- poursuivre et approfondir le développement du logiciel PeerTube, en nous concentrant principalement sur les besoins des vidéastes et de leurs publics ;
- finaliser le développement de Mobilizon pour qu’il atteigne le potentiel émancipateur que nous lui connaissons ;
- accompagner le collectif CHATONS vers son auto-suffisance dans l’animation de sa communauté ;
- renforcer les liens que nous avons créés avec d’autres associations, fédérations et collectifs au sein d’un archipel de valeurs communes (malgré des cultures et des feuilles de route diverses) ;
- contribuer à la création de Communs culturels avec notre nouvelle maison d’édition Des Livres en Communs ;
- travailler la question du partage des connaissances avec UPLOAD, notre projet d’Université Populaire Libre, Ouverte, Autonome et Décentralisée ;
- et partager ce qui nous questionne comme ce que nous sommes, au travers du travail fourni ici, sur le Framablog.
Notre ambition, c’est que ces quatre projets au long cours viennent s’ajouter à toutes les propositions que nous avons construites, depuis près de vingt ans, dans le but que les humaines soient plus libres que le code.
Nous, organisations citoyennes, environnementales et paysannes, dénonçons fermement l’amendement qui vient d'être adopté ce jour en commission des finances sur le PLF, qui vise à supprimer les avantages fiscaux accordés aux associations dont les militants se rendraient coupables d'intrusion sur des sites agricoles et industriels [1]. Si cet amendement était réellement voté en plénière, il toucherait de plein fouet l'ensemble des organisations qui dénoncent les dérives de notre système agricole et industriel, notamment via des actions de désobéissance civile. Nous appelons donc les députés à rejeter cet amendement lors du passage du texte en séance plénière.
Cet amendement est une nouvelle preuve de l’acharnement des pouvoirs publics envers les organisations de la société civile, et une nouvelle étape pour entraver nos associations qui œuvrent pour l’intérêt général.
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Pour rappel, la loi “séparatisme”, votée en 2021, ouvre un champ large de restrictions imposées aux associations, remettant notamment en cause de possibles actions en justice des associations de défense de l’environnement et de lutte contre la corruption. Il y a deux semaines, c’est cette même loi qui a été évoquée par le Préfet de la Vienne pour revenir sur la subvention de la Mairie de Poitiers à un festival proposant des ateliers de désobéissance civile.
Quant à la cellule Demeter, cellule de renseignement de la gendarmerie nationale, créée en 2019 sous la pression de la FNSEA, elle est toujours bel et bien active pour “lutter contre les atteintes au monde agricole”, et en réalité museler toute voix critique du système agro-industriel.
Face à cette nouvelle tentative d’intimidation de la société civile, nous continuerons de défendre sans relâche nos libertés d’opinion et de manifestation, si essentielles face aux épreuves que nous traversons et pour la démocratie, et d’alerter les citoyennes et citoyens sur ces dérives sécuritaires.
Organisations signataires (par ordre alphabétique) :
Action Non-Violente COP21 - Agir pour l’Environnement - Aitec - Alofa Tuvalu - Alternatiba - Altrimenti - Amis de la Terre France - APESAC - ASPAS - Association Végétarienne de France - ATTAC
Bio consom’acteurs - BLOOM
CFDT-Journalistes - CIWF France
foodwatch France - FNH - France Nature Environnement
Générations Futures - Greenpeace France
Humanité et Biodiversité
Les Ami.e.s de la Confédération paysanne - L214 Éthique & animaux - LPO
Maison des Lanceurs d’Alerte
One Voice - Oxfam France
Réseau Action Climat
SNJ-CGT - SOL, Alternatives Agroécologiques et Solidaires - Sud Recherche EPST - Solidaires
Terre & Humanisme
Virage Energie - VRAC France - WECF France - Welfarm
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Note aux rédactions
[1] L’amendement stipule que “le bénéfice de la réduction d'impôt est exclu pour les dons aux associations dont les adhérents sont reconnus coupables d'actes d'intrusion sur les propriétés privées agricoles et établissements industriels ou d'actes de violence vis-à-vis de professionnels.”
Contacts presse
Mélanie Veillaux - Greenpeace France - 06 42 64 83 76
Virginie Boquin - France Nature Environnement - 06 07 69 27 10
Muriel Arnal - One Voice - 06 79 83 16 61
Barbara Boyer - L214 - 06 50 35 57 48
Connu / TG 7/10/22 à 12:15
27:24 - 13,8 k abonnés - 706 - 10 044 vues - 98 commentaires
Ce lundi 26 septembre le projet de loi de Finances 2023 a été présenté en conseil des Ministres. Eric Coquerel, président de la commission des Finances a exprimé son opposition à ce budget.
La Start-Up bretonne Sweetch Energy s’est associée à la Compagnie Nationale du Rhône (CNR), premier producteur français d’électricité 100 % renouvelable, pour lancer un projet ambitieux. Il s’agit de construire la première usine pilote de production à grande échelle d’électricité osmotique en France. Le site sera établi dans le delta du Rhône d’ici 2023. C’est le premier partenariat industriel français dans ce secteur.
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Créée en 2015 à Rennes et forte d’une vingtaine de collaborateurs, Sweetch Energy s’est fixée comme objectif ambitieux de participer à la neutralité carbone d’ici 2050 tout en répondant aux besoins en électricité en constante augmentation de la population. Dans ce sens, le CEO et co-fondateur de Sweetch Energy, Nicolas Heuzé a indiqué que la mission de la start-up est de « repousser rapidement et de façon décisive les limites des énergies renouvelables ».
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atteindre une part des énergies renouvelables de plus de 65 % dans le mix énergétique.
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La technologie a déjà été testée à l’étranger sans succès
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4 millions de MWh à un prix compétitif
La nouvelle centrale française devrait être mise en service fin 2023. Elle s’appuiera sur la technologie INOD (« Ionic Nano Osmotic Diffusion ») qui utilise une nouvelle génération de membrane installée entre les deux milieux aquatiques et permettant d’accélérer le processus d’osmose.
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Ndlr : 65% ? réaliste ou optimiste ? suivre ACT
l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) a rendu un avis portant sur la classification de substances radioactives en « matières » ou en « déchets ». La nuance entre ces deux concepts porte sur le caractère valorisable à court ou moyen terme des premières, là où les secondes, sans utilité identifiée, doivent faire l’objet de provisions financières et de recherche et développement portant sur leur gestion à long terme (stockage définitif).
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débat de longue date : des substances non valorisées, mais théoriquement valorisables bien qu’aucun projet de valorisation ne soit mis en œuvre ... C’est à cette question que vient de répondre l’ASN, notamment concernant l’uranium appauvri. L’inventaire français de ce sous-produit du procédé d’enrichissement de l’uranium s’établit à plus de 300 000 tonnes, entreposées dans des installations de surface dans la Haute-Vienne et dans la Drôme. Cet inventaire s’enrichit de cinq à dix mille tonnes par an, et un flux d’une centaine de tonnes par an en est soutiré pour produire le combustible MOx, combustible fabriqué à partir de plutonium recyclé et d’uranium appauvri. ... l’accumulation d’uranium appauvri est plus rapide que sa consommation. La réelle perspective de l’uranium appauvri passe par les réacteurs dits « surgénérateurs de génération IV ». Dans de tels réacteurs, l’uranium 238 n’est plus un simple substrat, il est activement converti en plutonium pour à son tour devenir une source d’énergie. Ces réacteurs, encore futuristes (Phénix, Superphénix, en étaient les précurseurs en France) peuvent donc produire, grâce à cet uranium appauvri, davantage de plutonium qu’ils n’en consomment. Et libérer une considérable manne énergétique. ... En conséquence, l’ASN estime indispensable qu’une quantité substantielle d’uranium appauvri soit requalifiée, dès à présent, en déchet radioactif ... Le potentiel énergétique perdu au travers de ces cent mille tonnes d’uranium requalifiées de « déchets » atteint 200 milliards de tep, soit quelques siècles de consommation d’énergie et quelques millénaires d’électricité. ... nécessiterait la construction d’un parc de réacteurs nucléaires surgénérateurs, un parc de 4ème génération (le parc actuel appartient à la 2è, l’EPR et ses concurrents à la 3è).
Des scénarios de déploiement d’un tel parc en France existent, comme dans ce rapport exhumé du site du CEA par Alexis Quentin, dans un thread sur Twitter https://twitter.com/AStrochnis/status/1316680079703977984. -> L'avis ASN se base sur un rapport du CEA disponible ici : https://asn.fr/Media/Files/00-PNGMDR/PNGMDR-2016-2018/Inventaire-prospectif-entre-2016-et-2100-des-matieres-et-des-dechets-radioactifs-produits-par-le-parc-francais-selon-differents-scenarios-d-evolution-avec-evaluation-de-l-emprise-au-stockage
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cette stratégie n’a pas la cote. À la fois pour des raisons techniques, économiques et politiques. ... Techniques, car l’industrie nucléaire française revient de loin et sera potentiellement déjà en peine de renouveler le parc https://www.sfen.org/sites/default/files/public/atoms/files/note_avril_renouvellement_du_parc.pdf ... Économiques, car le véritable atout des réacteurs surgénérateurs n’est pas d’utiliser l’uranium appauvri, mais de l’utiliser à la place de l’uranium naturel, avec bien plus d’énergie tirée d’une tonne de matière. Or, en raison du prix de marché de l’uranium qui demeure bas depuis une dizaine d’années, le coût élevé d’un surgénérateur est loin d’être compensé par l’économie d’uranium.
Enfin, politique, puisqu’il est difficile de promouvoir le nouveau nucléaire ... L’argument économique fut celui avancé par le CEA et EDF pour suspendre le projet ASTRID https://lenergeek.com/2019/08/30/astrid-nucleaire-dechets-raphael-schellenberger/, et l’argument politique explique l’absence de soutien… politique, pour ce projet. Or, si l’on désire un jour profiter de ce gisement d’énergie déjà sur étagère (énergie très peu carbonée, rappelleront des gens soucieux du climat !) que représente cet uranium que l’on veut rebaptiser « déchet », il faudra en venir aux surgénérateurs. Il faudra une ambition des acteurs industriels et un soutien des acteurs institutionnels et politiques. À courte échéance ou dans 50 ans, il n’est pas question ici d’en juger, mais elle sera nécessaire. Sans cela, l’ASN aura eu raison de tourner le dos à ces ressources ; et plus on attendra, plus risque de s’installer dans les esprits l’idée que l’uranium appauvri est un déchet que l’on ne valorisera jamais – en dépit de son potentiel.
...
demander à ce que soit garantie la réversibilité d’un entreposage de longue durée ou d’un stockage de l’uranium appauvri. Ou, pourquoi pas, pour appeler politiques et industriels à plus d’ambition dans la surgénération !
Connu / https://discord.com/channels/756164133186961578/758318550175318066
msg du 27/10/20 à 14:53 de Elisa S. (livret espace/défense) (livret énergie de LFI)
"
l'EPR de Flamanville (démarré en 2007 et dont le démarrage était annoncé pour 2012, puis 2018 et maintenant 2023). Alors vous comprendrez que je préfère ne pas miser plus que ça sur cette technologie car même en considérant votre point de vue (on installe du nuk) je suis peu optimiste quant aux capacités de la France de remplacer les 14 réacteurs de 2eme génération qu'elle va fermer d'ici 2035 par des EPR... Enfin, les règles de trois ce n'est pas suffisant et vous le savez j'en suis sûre.
"
Sécurité industrielle , Nucléaire , Autorité de sûreté nucléaire (ASN) , Orano , EDF
... autorise EDF à réceptionner l’uranium enrichi sur le site de l’EPR à Flamanville (Manche). Le combustible devrait être chargé fin 2022 dans le réacteur.
...
Produits par l’usine Framatome de Romans-sur-Isère (Drôme), les assemblages d’uranium seront transportés par camion en convoi exceptionnel jusqu’à Flamanville par Orano TN.
L’étape industrielle suivante, qui devrait intervenir fin 2022, sera le chargement du combustible dans le cœur du réacteur. La mise en service de ce réacteur nucléaire de troisième génération qui a accumulé retards et surcoûts considérables, est programmée pour 2023.
Général|Commentaires fermés
Dans le cadre d’un projet européen (Hyflexpower), piloté par ENGIE solutions en coopération avec Siemens et Centrax, un démonstrateur de « Power-to-X-to-Power » à l’échelle industrielle va être déployé en France en Haute-Vienne sur 4 ans. L’idée est d’utiliser une turbine à hydrogène sur le site d’une société spécialisée dans le recyclage du papier (Smurfit Kappa). L’hydrogène serait issu d’énergies renouvelables et mélangé à du gaz naturel, en attendant de devenir la source principale d’énergie en 2023.
La turbine en question sera fournie par Siemens, qui fera évoluer son modèle SGT-400 pour qu’elle puisse convertir de l’hydrogène en électricité.
Le projet Hyflexpower vise à utiliser des EnR stockées sous forme d’hydrogène vert pour réduire l’empreinte carbone. Il associe des partenaires exclusivement européens, comme le centre allemand d’aérospatiale, des universités (Athènes, Duisburg-Essen, Londres, Lund) ainsi que la société Arrtic. Il est doté d’un budget de 15,2 millions d’euros, dont 10,5 financés par le programme Horizon 2020.
ENGIE Solutions sera en charge de la production d’hydrogène et du stockage.
À propos de l'auteur : Laurent Meillaud, Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives. Sur l'hydrogène, j'ai co-écrit un ouvrage en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également à la newsletter de l'AFHYPAC.
https://twitter.com/OlivierSchneid/status/1209403182423695360
"
Olivier Schneid @OlivierSchneid · 24 déc.
"Prochainement" étant un terme à entendre comme "un jour viendra" en matière de politique publique #énergie #climat #SNBC #PPE
Citer le Tweet Anne Bringault @AnneBringault · 23 déc.
Le gouvernement doit également répondre avant le 25 décembre à la recommandation du @hc_climat de baisser le budget carbone prévu pour la période 2019-2023 pour être cohérent avec la neutralité carbone.
Sachant que la SNBC doit être publiée prochainement.
"
Yves Bréchet, membre de l’Académie des sciences, nous livre sa réflexion après la décision de la France d’arrêter la recherche scientifique pour les réacteurs nucléaires du futur. Un texte sans détour, en exclusivité pour la revue Progressistes.
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Une certaine idéologie a voulu sortir de cette dynamique, qui était issue de la nécessité d’un bien commun, et soumettre l’ensemble aux lois du marché selon le dogme que le marché conduit nécessairement à des solutions optimisées.
Il faudra un jour faire un bilan de cette injonction doctrinaire mais une caractéristique des idéologies, quelles que soient leurs couleurs, est qu’elles sont rétives à la comparaison aux faits. Le découplage de la production et de la distribution pour cause de concurrence européenne, la nécessité de donner accès au parc hydroélectrique lors même qu’il est indispensable et tout juste suffisant pour stabiliser le réseau électrique mis à mal par la pénétration à marche forcée des énergies intermittentes, et plus récemment le choix ahurissant de se séparer de notre industrie des turbines, dans un pays ou l’énergie électrique est à 90 % nucléaire ou hydraulique, devraient suffire pour démontrer à quel point l’État a cessé d’être un État stratège pour devenir un bouchon flottant au fil de l’eau, le courant dominant étant la logique budgétaire, et les turbulences les effets de modes et les pressions électorales, ce qui nous amène fort loin des grands noms qui ont réindustrialisé la France dans l’après-guerre. Ces exemples nous montrent aussi, sans que cela puisse nous rassurer, à quel point cette tendance de fond transcende les partis politiques. La récente décision du gouvernement d’arrêter le projet ASTRID de réacteur à neutrons rapides est un cas d’école de démission de l’État, dans une vision court-termiste dont on peut raisonnablement se demander ce qui l’emporte du désintérêt pour l’intérêt commun ou de l’ignorance patente des aspects scientifiques et industriels de la question.
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L’énergie nucléaire nécessite une denrée qui n’est pas inépuisable, l’uranium, et génère des déchets à longue durée de vie. Sur ces deux questions les réacteurs à neutrons rapides apportent une réponse techniquement éprouvée : la surgénération, en permettant d’utiliser le plutonium issu du retraitement des combustibles usés, et l’uranium appauvri, sous-produit de l’enrichissement, diviserait par 10 le volume des déchets produits, et assurerait notre autonomie en matière de ressources en uranium et d’autonomie énergétique pour un bon millier d’années au rythme actuel de consommation.
Actuellement, et contrairement à ce que la doxa verte affirme, personne n’est capable de dire quelle proportion d’énergies décarbonées non nucléaires est compatible avec nos sociétés industrielles. Ce n’est pas une question du coût des renouvelables, qui baisse constamment, c’est une question de physique. On ne sait pas quelles sont les capacités de stockage réalistes, on ne sait pas les modifications indispensables du réseau de distribution, on ne sait pas quelle part de production et de consommation localisées est compatible avec un mix énergétique donné, et enfin la production à partir d’énergies fossiles d’une électricité décarbonée rendue possible par un stockage de masse du CO2 est à ce jour un vœu pieux. Dans cette situation, faire le pari qu’on pourra se passer du nucléaire relève plus de la méthode Coué que de la saine gestion politique. La France devrait rester, au moins pour les décennies à venir, un pays à forte composante nucléaire, et c’est d’ailleurs ce qui avait été maintes fois répété par le président Emmanuel Macron. Mais il ne semble pas évident, au moins au vu des dernières décisions, que la cohérence soit une vertu majeure de l’actuelle politique énergétique.
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les réacteurs à neutrons rapides (RNR) sont capables de brûler tous les isotopes du plutonium, et donc de transformer ce déchet en ressource. Ils peuvent également brûler l’uranium naturel et l’uranium appauvri. Les RNR peuvent donc transformer les déchets, en particulier le plutonium, en ressource, et consommer toutes les matières fissiles issues de la mine. Ce faisant, de facto, les RNR permettent une gestion rationnelle de la ressource « site de stockage profond ». Parmi les différentes possibilités techniques pour réaliser la fermeture du cycle, le RNR à caloporteur sodium est l’option technologique la plus mature. Arrêter le programme des RNR en arguant de solutions de remplacement est au mieux aventureux, au pis malhonnête.
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Garder l’option de fermeture du cycle laisse au contraire possible l’usage du nucléaire dans la proportion qui sera nécessaire car à tout moment le flux de matières entrant et sortant sera équilibré, sans accumulation, comme c’est le cas actuellement de déchets non ultimes. Ne pas fermer le cycle, c’est rendre le nucléaire non durable ni responsable : en faisant ce choix aujourd’hui, on prive demain le politique d’une marge de manœuvre et, de facto, on « décide » à sa place.
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Le GIEC, pourtant peu enclin à tresser des lauriers au nucléaire, déclare en 2018 que dans la lutte contre le réchauffement climatique l’énergie nucléaire jouera un rôle essentiel. Ce chapitre du rapport du GIEC a, semble-t-il, du mal à trouver son chemin jusqu’au bureau où s’écrivent les discours enflammés de nos chevaliers blancs du climat.
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réacteur RNR-Na chinois CDFR-600 (China Demonstration Fast Reactor de 600 MWe) a été coulé le 29 décembre 2017 à Xiapu, dans la province de Fuijan. Ce réacteur est conçu et construit par CNNC (China National Nuclear Corporation) ... mise en service en 2023 ... un RNR-Na de 65 MWt/20 MWe a été construit, et mis en service en 2010. Ce réacteur a été acheté à la société russe OKBM Africantov qui en avait assuré la conception et la fabrication ... CNNC annonce que les RNR-Na seront la principale technologie déployée en Chine au milieu de ce siècle ... le CDFR-600 utilisera du combustible mixte d’uranium et de plutonium (MOx RNR) avec des performances de 100 GWj/t de taux de combustion. Toutes ces informations étaient connues du gouvernement français au moment de sa décision d’arrêter le projet ASTRID ... exemple de la société TerraPower appartenant à Bill Gates ... promeut un concept de RNR-Na appelé Traveling Wave Reactor, dont les dernières évolutions de design sont finalement très proches d’un RNR-Na classique. TerraPower et CNNC ont créé un joint-venture en octobre 2017 pour le codéveloppement du TWR ... Les Japonais eux-mêmes étaient largement partie prenante du programme ASTRID, témoignant là aussi d’un État stratège.
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Connu / https://www.energiesosfutur.org
16 commentaires DONT https://revue-progressistes.org/2019/09/22/larret-du-programme-astrid-une-etude-de-cas-de-disparition-de-letat-stratege/#comment-4603
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jnm 22 Oct 2019 à 20:30
Bonjour, merci pour cette intervention. Vous n’êtes pas sans savoir que nous attendons d’ici 20-30 ans, d’après les modèles étudiés par des milliers de climatologues dans le monde entier, des températures estivales supérieures à 40 degrés, puis d’ici 30 ans, des températures jusqu’à 55° en Alsace, 53° en Sud Ouest, Aquitaine, Loire et Région Parisienne. Cet été nous avons eu du 46° dans le Gard. Ces modèles issus d’études publiées entre 2000 et 2014, sont hélas, depuis lors, rendues caduques par de nouveaux modèles bien plus inquiétants, qui nous portent à des températures supérieures bien plus tôt. La filière nucléaire, qui se construit sur du long terme, avec des mises en services hypothétiques vers 2030-2040, n’est elle pas condamnée dans son ensemble, toutes technologies confondues, par la température, le manque d’eau dans les grands fleuves, dont on a pu voir le niveau très bas cet été ou en 2003 ? Sans parler de la paralysie de toute l’économie et les services dès qu’on est au dessus de 45°. Il semble qu’il y ait une omerta totale sur ce sujet dans la filière. Sachant les milliards d’euros d’investissement nécessaire, leur rentabilité à long terme est impossible. Il vaut mieux investir massivement dans la réduction de la consommation (isolation, gaspillage) et les ENR. Merci pour nos enfants.
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Ndlr :
- solution pour le recyclage des déchets nucléaires ? Douchée par la remarque de jnm ? Le débat ne se ramène-t-il pas au choix de société : une société industrielle est-elle encore possible sous l'anthropocène ou non ? Sinon, quelle société ? ACT