Publié le vendredi 27 décembre 2024
Des records de chaleur, dans l'air et la mer, des événements climatiques intenses, voire dramatiques, comme à Mayotte, ou en Espagne, décidément 2024 était l'année de tous les extrêmes. Et pourtant les Etats n'ont pas été à la hauteur au niveau diplomatique. Qu'en sera-t-il en 2025 ?
Avec Célia Quilleret Journaliste Environnement à France Inter
Pas besoin d'attendre 2050 ou 2100, les records, on les vit déjà. C'est cela, pour moi, la leçon de 2024, l'année de tous les pics, l'année la plus chaude jamais enregistrée. 50 degrés en Inde, difficile à imaginer, ce pays n'avait jamais connu une canicule aussi longue. L'été dernier, un Terrien sur deux a vécu des températures inhabituellement hautes. Le thermomètre a déjà grimpé d'un degré et demi par rapport à la fin du 19e siècle, ça peut paraître peu mais les effets sont là; et surtout l'Accord de Paris de 2015 nous demandait de tout faire pour ne pas dépasser ce plafond...
2024, année la plus brûlante aussi au sens propre
120 000 km² sont partis en fumée dans des feux de forêt. C'est quasiment la superficie de la Grèce noircie par les incendies. Année record enfin pour l'océan, 21 degrés en moyenne en mars à la surface du globe et près de 29 cet été en Méditerranée. Les extrêmes, on les vit de près.
2024, année des épisodes climatiques intenses aussi. Mayotte, c'est le plus récent, l'île vulnérable, pas préparée à ces événements intenses, a été comme aspirée au début du mois. Les Philippines ont été touchées par six typhons en 30 jours. Fin octobre, vous vous souvenez, c'est l'Espagne qui a été submergée par des pluies comme jamais. Des phénomènes attribués au changement climatique par les chercheurs qui vont de plus en plus vite pour faire tourner leur logiciel. On ne peut pas dire qu'on n'est pas informé.
Et pourtant, la diplomatie internationale a patiné cette année
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Luttes - Mis à jour le 4 décembre 2024 à 09h39
Durée de lecture : 8 minutes
Luttes Politique Médias
Une famille autochtone pêche, à Camopi, en Guyane, en 2014 ©AFP - BRUSINI Aurélien/hemis.fr
Droits de la nature : une histoire guyanaise
Publié le jeudi 26 décembre 2024 (première diffusion le mercredi 23 octobre 2024)
La terre au carré
9 décembre 1984, Awara, Guyane. Félix Tiouka, prononce un discours face aux officiels de l‘État français qui lancera la lutte pour la défense des droits des peuples autochtones. Le droit à leurs coutumes, basé sur l’équité entre humains et non humains, un droit du vivant, un droit de la nature.
Avec Marine Calmet Juriste
Dès le XVIe siècle, la Guyane subit les tentatives de colonisation par les Hollandais, les Portugais, les Anglais et les Français. Malgré une farouche résistance des populations autochtones, qui conduit un grand nombre de ces missions à l’échec, un véritable système colonial imposé par la France s’installe à partir du XVIIe siècle, et avec lui, ses codes juridiques.
Les conséquences sont nombreuses : chute démographique des populations autochtones décimées par les maladies importées par les colons, implantation d’un système esclavagiste, spoliation des terres, morcellement administratif… À l’aube du XXe siècle, en devenant un département français, la Guyane s’ouvre à un système administratif et juridique unique. Comme le veut la Constitution, les règles applicables y sont les mêmes que pour tout département ou toute région française et, même si quelques aménagements hérités des accords du passé sont possibles, les représentants garants des droits coutumiers ont, au fil du temps, été exclus de toute reconnaissance institutionnelle.
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Dans les années 1980, et alors que le recul de leurs droits s’est accéléré, les Amérindiens s’organisent. En décembre 1981, l’Association des Amérindiens de Guyane française (AAGF) est créée, devenant ainsi la première association de représentation et de promotion des droits autochtones guyanais. Félix Tiouka, alors jeune militant de la cause amérindienne, en deviendra le premier président.
"L'équité entre toutes et tous, humains et non humains"
Le 9 décembre 1984, le village d’Awara accueille le premier rassemblement des Amérindiens de Guyane organisé par l’AAGF, qui donne le coup d’envoi des luttes amérindiennes. Présentant le rassemblement comme une grande fête culturelle, avec chants et danses folkloriques, l’association invite les représentants de l'État (élus locaux, député de la Guyane, président du conseil régional, etc). Après ce premier temps festif, ils en profitent pour prononcer un discours politique, par la voix de Félix Tiouka, réclamant une restitution du territoire, une reconnaissance de l'identité amérindienne, et la possibilité pour les peuples amérindiens de développer leurs propres institutions. Ce discours marque l’histoire des relations entre la France et le département de la Guyane.
Pour Marine Calmet, juriste engagée dans les droits de la nature et présidente de Wild Legal, qui s’est rendue plusieurs fois sur place et connait très bien le dossier guyanais, Félix Tiouka « exprime le fait que notre modèle fondé sur la propriété privée et l’exploitation de la terre et des êtres ne peut dériver que vers des inégalités et des injustices, et vers l’appropriation par un petit nombre des richesses de la terre. Il y dit que tout leur modèle social autochtone repose sur l’équité entre toutes et tous, humains et non humains. C’est au cœur de la réflexion des droits de la nature : quelle société construit-on avec le droit ? »
Car pour la juriste, il s’agit bien d'établir un droit de la nature qui pourrait empêcher l'application sans limites de législations héritées de la période coloniale. « Ce sont les acteurs économiques qui définissent ce qui est important ou pas, ce qui existe ou pas, dans le mépris de ce qui existe déjà. »
À écouter
Prospérité et résistance autochtone en Guyane / C'est bientôt demain - 16 min
Les intérêts de l’environnement
Utopie jusqu’à il y a peu, l’idée commence à faire son chemin. Des événements comme la suspension du projet de la Montagne d’or, en Guyane, montre que la mise en avant des intérêts de l’environnement peut être un frein à l’utilisation de différentes législations – le Code minier ou le Droit des affaires –, contre les intérêts des populations autochtones et de leur territoire. Pour Marine Calmet, il est tout à fait nécessaire qu’émerge un droit de la nature, « un droit ou l’axiome de base n’est pas l’individu, mais le milieu. Car l’idée au fond, c’est bien celle d‘un droit fondé sur la réalité des écosystèmes et des modes de vie, et non pas sur une fiction, celle d’un individu abstrait placé au bout de la chaine alimentaire isolément et de façon artificielle.
En somme, un droit de la nature qui permettrait un meilleur équilibre dans les rapports de force entre intérêts du monde du vivant et intérêts économiques et stratégiques.
À écouter
Christopher Stone : la nature reprend ses droits / Sciences chrono - 29 min
Énergie
La belle histoire du village landais devenu autosuffisant en énergie - 24 décembre 2024 à 09h36 / Par Yannick Revel
Mis à jour le 26 décembre 2024 à 11h41 - Durée de lecture : 7 minutes
Clés : Énergie ; Alternatives
À Escource, l’énergie se distribue en circuit court, produite et consommée localement. En additionnant ses actions au long cours, ce village des Landes, devenu un laboratoire inspirant, assure son autosuffisance.
Les autorités américaines cherchent à savoir si les routeurs du fabricant chinois présentent un risque pour la sécurité intérieure. Certains appareils ont été visés par une campagne de piratage liée au régime de Pékin. La société ferait aussi preuve de négligence dans la correction de failles de sécurité sur ses équipements.
19 décembre 2024 \ 12h30 / Yoann Bourgin
3 min. de lecture
Ndlr : le gouvernement ? veut encore couper les ailles de cette commission et réduire ses ambitions écologiques. Dénoncer par un commentaire. Fait.
Publié le 18/12/2024 à 16h05 / Par Jean-Denis Renard - 87 Commentaires
La Cour administrative d’appel de Bordeaux annule les autorisations de quatre réserves sur les bassins de la Sèvre Niortaise et du Mignon. Parmi elles, celle de Sainte-Soline, théâtre de violents affrontements en mars 2023
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Durée 29:37
"L'IMMIGRATION A BON DOS" PORCHER DÉZINGUE LA RESPONSABILITÉ DU GOUVERNEMENT DANS LE DRAME À MAYOTTE
Publié Il y a 2 heures • 5 vues - 2+ Par lemediatv
Mayotte a été dévastée par le passage du cyclone Chido. Le premier bilan officiel faisait état de 31 morts. Mais le bilan pourrait être en fait bien plus lourd pour un territoire français déjà en grande difficulté dont les habitants dénoncent l’abandon par la métropole depuis des dizaines d’années.
L'archipel a été déclaré “en état de calamité naturelle exceptionnel”. Le président de la République a décrété qu'une journée de deuil national aura lieu ce lundi 23 décembre.
Sur place, Emmanuel Macron s’énerve face aux habitants qui tentent de le sensibiliser sur leur détresse…
Avons-nous affaire à une catastrophe naturelle et un drame humain malheureux, ou à une situation prévisible ?
D’un côté, le dérèglement climatique n’est pas un secret. Et ce sont les plus pauvres qui en pâtissent alors que ce sont ceux qui polluent le moins.
De l’autre, les mahorais alertent depuis des années sur le manque d'infrastructures et de services publics sur leur territoire.
Les bidonvilles jonchent les rues avec de nombreuses personnes migrantes venant des Comores. Ce manque d’infrastructures a rendu très vulnérables les plus pauvres au cyclone. Ces quartiers précaires ont été les plus durement touchés. A Mayotte, la part des constructions fragiles est massive.
Et la politique de l'Etat, ce sont les expulsions. Les corps encore chauds, Bruno Retailleau puis Emmanuel Macron ont pointé du doigt l’immigration et souhaitent une politique plus dure d’expulsions.
Depuis bien avant le cyclone, Mayotte manquait déjà cruellement d'infrastructures de base, notamment en matière d'accès à l'eau potable, d'assainissement, d'écoles, d'hôpitaux, de routes, etc. Reflet du retard important par rapport aux autres départements français et du manque d’anticipation de toute crise de la part de l’Etat.
Un sujet dont on parle peu : les plans sociaux. Après toute la campagne autour de la “réindustrialisation” d’Emmanuel Macron le bilan est là : la CGT estimait à 130 le nombre de plan de licenciements en France en mai. En novembre, cette estimation grimpe à 250.
Ce n’est pas une surprise : entre les industries automobile, le textile, ou encore récemment Auchan, tout le monde est de près ou de loin touché par ces menaces ou annonces de suppression d’emplois. On en a couvert pas mal au Média comme le cas des salariés de MA France, sous traitant du géant Stellantis et dernière usine auto du 93 liquidée, laissant 300 familles sur le bas côté.
Pourtant, dans le cas d’Auchan par exemple, 2300 postes vont être supprimés quand la maison mère, la famille Mulliez, verse 1 milliard d’euros de dividendes.
Lisa Lap et Thomas Porcher décryptent tout cela, c’est l’Instant Porcher !
Visibilité Publique
Publié originellement23/12 /2024
Catégorie Actualité & Politique
LicenceInconnu LangueFrançais Étiquettes Durée 29min 38sec 0 Commentaires
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23 décembre 2024 Catégories Syrie
- CCFD : Situation en Syrie : le regard de nos partenaires
- Syrie : Appel urgent à la justice, à la responsabilité et à une transition politique inclusive
- Une ONG déclare que 800 femmes et filles yézidies sont emprisonnées à Idlib
Connu / TG le 22/12/24 à 10:22
Connu / TG le 18/12/24 à 19:47
Connu / TG le 18/12/24 à 16:09
Pour atteindre la neutralité carbone en 2050 en France, la production d’électricité renouvelable devra connaître un essor massif. Ce développement n’est pas sans conséquence sur la biodiversité, notamment sur la faune volante (oiseaux et chauves-souris1). La recherche peut aider à résoudre cette problématique.
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1 Les chauves-souris sont aussi appelées les chiroptères.
2 Évaluation des impacts cumulés des éoliennes sur l’état de conservation des chiroptères et l’avifaune MNHN, laboratoire CESCO.
3 Perception visuelle des éoliennes par les oiseaux, CNRS, laboratoire CEFE.
Publié le samedi 21 décembre 2024 à 12:04
Guénaëlle Gault, directrice générale de l’ObSoCo (L’Observatoire Société et Consommation), spécialiste de l’analyse des modes de vie, du changement social et de la consommation, co-auteure de “Penser sans entraves. Ces concepts qui nous empêchent de réfléchir” (L’Aube)
Le grand face à face snegaroff
Provenant du podcast Le Grand Face-à-face
L'invitée du Grand face à face sera Guénaëlle Gault, directrice générale de l’ObSoCo (L’Observatoire Société et Consommation), co-auteure de “Penser sans entraves. Ces concepts qui nous empêchent de réfléchir” (L’Aube).
Avec Guénaëlle Gault Directrice générale de l’ObSoCo, l’Observatoire société et consommation