Connu / TG du 28/11/22 à 08:23 - Andris Piebalgs /Stock.Adobe.com
Mots-clés
crise énergétique ; sufficiency ; modération ; Consommation ; modèle du « Donut » ; Démocratie ; Inégalités ; transports ; justice sociale ; abondance ; Transition énergétique ; changement climatique ; gouvernements
Sophie Dubuisson-Quellier, sociologue, membre du Haut conseil pour le climat, revient pour CNRS Le Journal sur le concept de sobriété, ses objectifs et ses verrous.
...
Il y a quelques mois encore, le terme était considéré comme tabou car il évoquait l’écologie punitive. La sobriété à laquelle les Français sont appelés aujourd’hui, et les Européens plus largement, s’est imposée dans un contexte particulier, qui est un contexte de crise énergétique lié à la guerre en Ukraine ; il s’agit d’une modération des consommations d’énergie, qui vise surtout le consommateur final et repose sur la responsabilisation des individus.
Mais en réalité, la notion de sobriété existe dans la recherche en sciences sociales depuis une vingtaine d’années déjà. Elle a fait l’objet de nombreux travaux, principalement chez les chercheurs anglo-saxons, sous le terme de « sufficiency » – un concept repris par le rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) pour la toute première fois en 2022, et qu’on pourrait traduire par « ce qui est suffisant », « ce qui suffit ».
...
la modération de la consommation, mais aussi, plus en amont, de nouvelles orientations de la production et des services. Elle pose la question de la soutenabilité de notre mode de vie, de ce qui est « suffisant » ou « assez » (« enough »), et suggère l’introduction de limites. Plusieurs modèles ont été développés en ce sens, comme le modèle du « Donut » proposé par l’économiste Kate Raworth. Avec des limites basses, qui sont le socle minimum correspondant à la satisfaction des besoins de l’individu et à une vie décente, et des limites hautes, qui figurent le plafond à ne pas dépasser afin de préserver les ressources et l’habitabilité de notre planète (voir schéma ci-dessous). Le « suffisant » se trouverait entre ces deux limites.
Le modèle du « Donut », avec sa forme de beignet, désigne l'espace dans lequel l'économie peut se déployer sans nuire à la planète, ni au bien-être des individus.
...
redéfinir les niveaux de besoins et de bien-être, et pose la question des modalités à utiliser pour décider de ce qui est suffisant et de ce qui est de l’ordre du « trop ». Les questions de sobriété, on le voit, relèvent d’un problème d’organisation sociale avant tout – une notion absente de la réflexion actuelle en France. Elles posent aussi un vrai problème de démocratie : derrière, se profile la question de la juste répartition de ressources limitées, dans des sociétés déjà profondément inégalitaires.
...
la recherche en sociologie montre bien que les contraintes qui pèsent sur chacun d’entre nous sont très inégales, et conditionnent fortement notre capacité à agir. C’est pourquoi les travaux sur la sufficiency insistent sur le fait que les dimensions de justice sociale doivent être au cœur des politiques de sobriété. Cela implique d’engager des actions structurelles comme la rénovation énergétique des bâtiments, notamment, afin que les changements de comportements soient véritablement accessibles à tous.
...
... comment atteindre la sobriété dans nos sociétés dites « de consommation » ?
S. D.-Q. C’est ce qui s’appelle une injonction contradictoire : on nous demande d’être sobres dans une société qui est tout entière organisée autour de l’abondance.
...
C’est le collectif qui mettra en mouvement les individus, en se donnant des objectifs clairs et des moyens pour les atteindre, pas l’inverse.
...
Quel est le bon niveau collectif pour agir selon vous ?
S. D.-Q. Les autorités publiques – gouvernement, collectivités territoriales – ont un rôle crucial à jouer, en agissant sur le cadre réglementaire et en montrant une direction, en planifiant et en organisant la transition. Mais d’autres niveaux d’action sont possibles, dans les entreprises et les organisations professionnelles, dans les associations de quartier, les copropriétés, etc. Chacun de ces collectifs peut réfléchir à ses usages et produire de nouvelles normes.
Dans le monde de la recherche, par exemple, nous sommes amenés à prendre régulièrement l’avion, pour assister à des colloques internationaux notamment. Est-ce à chaque chercheur de s’interroger sur ses pratiques, ou bien ne pourrait-on pas en discuter tous ensemble ? Réfléchir au niveau collectif ne signifie pas forcément édicter une règle unique pour tous : on pourrait ainsi considérer que de jeunes chercheurs en début de carrière ont davantage besoin de voyager pour rencontrer leurs pairs.
La société ne bougera que si nous sommes sur une trajectoire collective, dans laquelle chacun prend sa juste part. Aujourd’hui, les autorités peuvent avoir l’impression que les contraintes qu’exige le changement climatique sont trop lourdes pour les individus ; mais en réalité, certains groupes sociaux, comme les agriculteurs, sont déjà dans des situations difficiles et ont besoin dès maintenant de ce changement collectif.
...
Les sciences du climat ont permis de comprendre les mécanismes et les impacts du changement climatique, mais ce changement climatique est dû aux formes matérielles et institutionnelles qu’ont prises nos organisations économiques : au caractère central qu’y tient le recours aux énergies fossiles, à la façon dont sont organisés les circuits financiers, aux choix d’aménagement des villes et des systèmes de transport, ou encore au mode de définition de nos objectifs de prospérité.
La transition passe par des changements profonds de nos organisations économiques, politiques et sociales, et nous avons besoin des sciences sociales – sociologie, science politique, économie, anthropologie... – pour la faire. ♦
Notes
- Directrice de recherche au CNRS, au Centre de sociologie des organisations (CNRS/Sciences Po Paris).
Frappé par une mégasécheresse, le Chili multiplie les retenues d’eau depuis 1985. Le but : exporter toujours plus d’avocats, de noix... Bilan : un cycle naturel de l’eau altéré et un accaparement ...
Identifiant: N°1270 - 3 810 SIGNATURES
Aux côtés d'ONG, associations et syndicats membres de l’Alliance Écologique et Sociale cette pétition a vocation à soutenir la mise en place d'une taxation ambitieuse des superprofits.
Le 49.3 déclenché par le gouvernement lors du vote du budget à l’Assemblée nationale a empêché tout débat parlementaire autour d’une taxation sur les superprofits des entreprises alors même que plusieurs amendements avaient été déposés par l’opposition pour rendre la taxe plus ambitieuse. La taxe proposée par le gouvernement n’est pas à la hauteur et ne permettra pas de répondre à la crise que vivent les Françaises et les Français. Ceux-ci demeurent d’ailleurs toujours largement favorables à une taxe des superprofits qui permettrait de répondre à la crise du coût de la vie.
...
Revoir l’ambition de la taxe sur les superprofits est une question de justice sociale et serait un formidable accélérateur pour la transition écologique. Nous demandons donc une taxe à la hauteur des enjeux !
Membres de l’Alliance Ecologique et Sociale signataires de cette pétition :
- Aequitaz
- Les Amis de la Terre France
- Attac France
- La CGT
- La Confédération paysanne
- La Convergence des services publics
- La Fondation Copernic
- France Nature Environnement
- La FSU
- Greenpeace France
- Mouvement pour une Alternative Non-Violente
- Notre Affaire à Tous
- Oxfam France
- Réseau action Climat
- Solidaires
Ndlr : Nécessite un compte FRANCE CONNECT :-(
Macron veut punir d’amendes ceux qui s’opposent à lui. Pour nous, c’est NON ! - Il y a deux semaines
38 340 ont signé
Antoine LÉAUMENT a lancé cette pétition
Emmanuel Macron veut punir d’amendes ceux qui s’opposeront à sa réforme des retraites pour passer l’âge légal à 65 ans.
Ce qui se passe : Dans la loi d’orientation et de programmation du ministère de l’Intérieur (LOPMI) étudiée à l’Assemblée à partir du 14 novembre 2022, Macron prévoit de punir d’amendes de 500 à 1 000€ les lycéens et étudiants qui occuperaient leur lieu d’études. Il veut aussi mettre des amendes de 800 à 1 600€ à ceux qui bloqueraient la circulation, comme le faisaient les gilets jaunes. (Pour en savoir plus, regardez cette vidéo.)
Pourquoi Macron fait ça : Il a peur. Il sait que personne ne veut de la retraite à 65 ans. Il prépare donc un arsenal répressif contre ceux qui entreront dans la lutte. Il vise également les militants écologistes. Il veut menacer d’amendes très lourdes pour dissuader d’entrer dans l’action contre sa politique, et punir durement ceux qui le font. Mais nous n’avons pas peur et nous sommes prêts à lutter contre sa réforme des retraites.
À quoi sert cette pétition : En signant cette pétition, nous nous opposons à l’entrée en vigueur de ces amendes. Nous appelons les députés à refuser la mise en place de ces amendes en votant pour les amendements qui les supprimeront.
*Tr.: ... Claudie et Fanta Diallo ... rassemblement d'associations, de personnes qui depuis 2017 (en fait 2006), travaillent ensemble à Angoulême pour mettre un éclairage sur les questions d'inégalités homme-femme ainsi que sur les violences faites aux femmes ...
en direct le discours de Pacale Martin sur notre proposition de loi visant à inscrire dans la Constitution le droit à l'IVG et à la contraception :
Sur Twitter : https://twitter.com/FiAssemblee/status/1595696316226863104?s=20&t=jGWdvitcUOmxeQAXOo6yxg
Rendez-vous ce jeudi 24 novembre à 9h pour suivre en direct le discours de Pascale Martin notre députée LFI-NUIPES à 9h20 sur ...
23 signatures
Destinataire(s) : Maire de Nice et président de la métropole christian Estrosi
Pour le climat et le pouvoir d'achat, stop au gaspillage énergétique !
Campagne lancée par Philippe S.
Nous, citoyens et citoyennes de Nice demandons expressément la mise en place de mesures de bon sens et d’économie d’énergie. Un cadre légal existe mais il est mal appliqué et largement insuffisant face aux enjeux de sobriété auxquels nous faisons face. Pour le climat et pour nos factures d’électricité, Nice se doit d’être exemplaire !
...
Source : Selon l’Ademe, la consommation annuelle d’un panneau publicitaire de 2m2 serait d’environ 2000 kWh par an. Selon l’Agence Française de l’Energie, la consommation annuelle d’un ménage serait comprise entre 1500 et 2200 kWh (hors chauffage et eau chaude, selon la superficie du logement et le nombre d’occupants du foyer)
Connu /* TG 24/11/22 À 22:35
Elle aura lieu le 26 novembre à Longré.
Les militants de Bassines non merci avaient organisé un forum de l’eau à Angoulême le 17 septembre 2022
Ce samedi 26 novembre, l’association Bassines Non Merci Aume Couture organise une journée d’information à Longré pour « comprendre les mécanismes complexes du cycle de l’eau appliqué au cas précis du bassin de l’Aume et de la Couture. » Des animations auront lieu de 9h30 à 17 heures. Plusieurs interventions émailleront la journée, au sujet du contexte naturel du bassin de l’Aume Couture, des bassines. Il y aura également un focus sur le Plan de Territoire de la Gestion de l’eau. L’après-midi, une promenade dans le lit de l’Aume sera organisée. Inscriptions à cette adresse : bnm.aume.couture@gmail.com ou au 06 76 25 76 28.
Actualité Longré Nord Ruffécois Charente
Connue / TG du 21/11/22 à 22:04
37 signatures
Campagne lancée par le Groupe local G LR
Pour le climat et le pouvoir d'achat, stop au gaspillage énergétique !
Nous, citoyennes et citoyens de La Rochelle demandons expressément la mise en place de mesures de bon sens et d’économie d’énergie. Un cadre légal existe mais il est mal appliqué et largement insuffisant face aux enjeux de sobriété auxquels nous faisons face. Pour le climat et pour nos factures d’électricité, La Rochelle, TERRITOIRE ZÉRO CARBONE, se doit d’être exemplaire !
...
Connue / TG du 18/11/22 à 17:10
En 5 ans, la lutte contre les immenses retenues d’eau, les mégabassines, a pris de l’ampleur. Reporterre détaille comment elle est montée en puissance : soutien des scientifiques, art de la joie, ...
Connu/ TG 18/11/22 à 12:39
Crise financière: la descente aux enfers? Gaël Giraud, Raphaël Rossello & Gilles Raveaud [EN DIRECT]
Publié il y a 3 semaines • 1K vues
Avatar de la chaîne
Avatar du compte
Thinkerview
SOURCEZ, VERIFIEZ LES FAITS EN DIRECT : ▶️ https://captainfact.io/s/Thinkerview
▶️ SITE : https://thinkerview.com
▶️ MASTODON : https://mamot.fr/@thinkerview
(CC BY-NC-SA 4.0) https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/4.0/
Cette œuvre vidéo et sonore de Thinkerview est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.
Mettre obligatoirement un lien vers la source originale entière en cas de réutilisation. Merci.
Montrer moins
ConfidentialitéPublique
Publié originellement23 octobre 2022
CatégorieActualité & Politique
LicenceAttribution
LangueInconnu
ÉtiquettesThinkerview
Durée2h 50min 14s
2 Commentaires
Connue / mel de PDR du 17/11/22
Ndlr : terminer >11:40 ACT
13 signatures (23 au 18/11/22)
Destinataire(s) : Léonore Moncond'huy (Mairesse de Poitiers), Florence Jardin (Présidente du conseil communautaire de Grand Poitiers), les représentant.e.s des communes de Grand Poitiers, les député.e.s de la Vienne
POITIERS - STOP AU GASPILLAGE ENERGETIQUE
Pour le climat et le pouvoir d'achat, stop au gaspillage énergétique !
Alors que la crise énergétique s’aggrave et que ce sont les plus précaires qui en pâtissent, il nous semble cohérent et juste que notre collectivité locale révise son RLPI (Règlement local de publicité) et que les commerçant.e.s jouent le jeu d’une sobriété énergétique nécessaire.
Pourquoi faut-il agir maintenant ?
...
A ce jour, sur Grand Poitiers, les horaires d'extinction des pubs lumineuses sont de 23h à 7h du matin, sauf exceptions. Nous demandons une révision de ce règlement local de publicité. Nous avons le pouvoir de donner l’exemple, de poursuivre une politique locale ambitieuse pour l’écologie et la justice sociale.
Notre ville et notre communauté de commune doivent prendre les mesures suivantes de manière urgente.
Nous demandons :
- L’extinction des panneaux lumineux et écrans publicitaires en continu, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, et pas uniquement de 23h à 7h du matin. Cela inclut également les panneaux numériques dans les vitrines des magasins.
- L’extinction des vitrines et enseignes lumineuses le jour, puis dès la fermeture des magasins, et non pas 1h avant l’ouverture et 1h après la fermeture.
- L’arrêt de l’installation de nouveaux panneaux publicitaires lumineux ou rétro-éclairés
- L’extinction des lumières des bureaux dès la fermeture.
De plus, nous demandons à ce que ces mesures soient pérennisées au-delà de la période de tension hivernale, afin d’enclencher le virage sociétal nécessaire pour atteindre nos objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre.
Prenons exemple de la ville de Mordelles, première ville bretonne à dire non à la publicité depuis le 31 octobre 2022. Notre ville aussi doit s’inscrire dans le sens de l’Histoire et mettre en place des solutions ambitieuses !
Greenpeace Poitiers, Extinction Rébellion Poitiers.
Source : Selon l’Ademe, la consommation annuelle d’un panneau publicitaire de 2m2 serait d’environ 2000 kWh par an. Selon l’Agence Française de l’Energie, la consommation annuelle d’un ménage serait comprise entre 1500 et 2200 kWh (hors chauffage et eau chaude, selon la superficie du logement et le nombre d’occupants du foyer)
Connue /*
Anthropologue, Philippe Descola, a consacré une partie de son travail à proposer de nouvelles façons d’habiter la Terre. En déconstruisant l’idée de « nature », il appelle à changer radicalement nos relations avec le monde vivant et les non-humains. Entretien.
Alternatives
Temps de lecture : 18 minutes #interviews #innovation politique #zad
basta! : Votre dernier livre, Ethnographies des mondes à venir, coécrit avec Alessandro Pignocchi, tout comme le documentaire dont vous êtes le sujet principal, Composer les mondes, d’Eliza Levy [1], tissent tous deux un parallèle entre ce que vous avez pu observer chez les Achuar en Amazonie, puis sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.
Philippe Descola : Un même mouvement de refus de l’appropriation privative des communs, qui participe aussi d’une autre façon de s’attacher à son territoire. Dans leurs luttes contre la spoliation territoriale, les populations autochtones s’efforcent toujours de mettre en évidence que les territoires qu’elles habitent ne sont pas simplement des « gagne-pain »
...
Vous dites que les zadistes expérimentent une « cosmopolitique inédite »...
...
les non-humains font désormais partie du régime politique : ils ont un rôle à jouer dans la vie collective et dans les institutions, en tout cas il convient d’aménager celles-ci pour que les non-humains puissent y prendre toute leur part.
« Il convient d’aménager la vie collective et les institutions pour que les non-humains puissent y prendre toute leur part »
Et c’est inédit parce que ce registre d’attention là n’avait rien de spontané, au vu de l’origine urbaine de beaucoup d’occupants de la ZAD. D’ailleurs, au départ, le principe d’identification qui concourt à la défense du lieu résultait sans doute bien plus de l’opposition à un adversaire commun – un grand projet d’aéroport, inutile et coûteux. Mais cela ne suffit pas pour s’attacher à un lieu. Les zadistes ont appris à s’identifier progressivement à des plantes, à des animaux, au bocage et à tout un milieu de vie. Ils ont appris à reconnaître son caractère distinctif, à découvrir les singularités propres des plantes et des animaux qu’ils côtoient au quotidien. Et je trouve cet apprentissage particulièrement intéressant, car il signifie qu’il n’y a pas d’inéluctabilité à la séparation des humains avec le vivant dans ce que j’appelle le « naturalisme ».
... l’une des quatre « ontologies », c’est-à-dire l’une des quatre grandes façons d’être au monde, que vous identifiez dans votre ouvrage de référence, Par-delà nature et culture [2]. À la différence de l’animisme, du totémisme ou de l’analogisme, le naturalisme stipule une parfaite dichotomie entre nature et culture.
...
a rendu possible ce mouvement de privatisation des « communs » – c’est-à-dire tous ces éléments non humains partagés par des groupes d’humains : l’eau, les forêts, les pâtures, mais aussi le savoir, par exemple – en les transformant en « ressources ». Celles-là mêmes qui ont ensuite permis, d’abord par la politique d’exploitation du travail et des matières premières dans les colonies, puis par le développement de la révolution industrielle qui en a découlé, une accumulation sans précédent de capital, avec toutes les conséquences écologiques et sociales que l’on connaît aujourd’hui. Autrement dit, par la tournure de pensée qu’il a induite chez les Européens à partir du 17e siècle et qui s’est ensuite accéléré et répandu à travers le monde, le naturalisme a été la condition de possibilité du capitalisme, son soubassement.
...
l’État chinois participe complètement à la grande bataille productiviste, basée sur cette idée démiurgique de contrôle et de transformation des ressources…
...
le concept d’anthropocène me paraît mal nommé, et qu’un terme comme « capitalocène » serait bien plus juste : c’est bien une petite proportion de l’humanité qui, par sa gloutonnerie, a mis la totalité des humains dans une position terrible, en remettant en cause les possibilités de l’habitabilité sur Terre.
En quoi la relation des Achuar à leur environnement est-elle donc si différente ?
... une « continuité des intériorités » : les capacités morales et cognitives ne sont pas réservées aux groupes humains, les Achuar décèlent également une subjectivité, et des intentions, chez les non-humains ... n’ont pas de terme pour désigner la nature
...
L’anthropologie permet de « dés-eurocentrer » le regard, et en l’occurrence, cela m’a aussi appris à « dés-anthropocentrer » les concepts que j’utilisais.
Après tout, les sciences sociales sont des héritières directes de la philosophie des Lumières, et si tout le monde utilise à présent les concepts de « nature », de « culture », de « société », il ne faut jamais oublier qu’ils ont une histoire tout à fait singulière, qui nous est propre, en Europe. L’anthropologie invite à remettre en question toutes ces notions et à en proposer d’autres.
...
l’anthropologie donne à voir des peuples contemporains qui nous offrent d’autres choix collectifs. C’est un tremplin pour imaginer d’autres futurs possibles.
... déconstruction ?
... principale qualité de l’ethnographe, c’est l’humilité ... L’anthropologue est entre deux mondes, il doit abandonner en partie celui dont il vient, sans être jamais entièrement dans celui qui l’accueille. Et c’est parce qu’il a cette distance qu’il peut être efficace, en faisant ainsi varier les paramètres de son propre monde à partir des paramètres du monde où il a choisi d’élire domicile.
Est-ce cela qui vous a conduit à vous éloigner progressivement du marxisme, dont vous avez été un compagnon de route pendant longtemps ?
... double imposture qu’a bien mis en évidence Pierre Charbonnier dans son livre Abondance et liberté ... Marx l’avait vu également d’une certaine façon, à travers la théorie du *fétichisme de la marchandise
...
déconstruire le dualisme nature-culture n’offre pas beaucoup de prises concrètes, face à l’urgence de la crise écologique et l’ampleur des dégâts, voire que cela contribuerait à dépolitiser le sujet. Et que, si l’on considère le capitalisme comme le premier facteur responsable de la crise écologique, alors c’est à lui qu’il faut s’attaquer en priorité. C’est en substance ce que défend par exemple un penseur comme Frédéric Lordon [3]. Que répondez-vous à cela ?
Qu’il faut, bien évidemment, lutter contre les institutions qui propagent et rendent possibles l’accumulation capitaliste, ça va de soi. Je n’ai jamais caché mes opinions là-dessus. Mais qu’est-ce que ça veut dire, aujourd’hui, être anticapitaliste ? Quelle forme ça prend ? Est-ce que c’est le « Grand Soir », est-ce qu’on compte faire la Révolution et pendre tous les patrons au réverbère ? Il y a une erreur profonde sur l’état de la situation historique, qui ne s’y prête pas. C’était déjà le cas quand j’étais militant à la Ligue communiste révolutionnaire (ancêtre du NPA, ndlr) dans ma jeunesse, et c’est précisément la raison pour laquelle j’en suis parti. Notre espoir, complètement fou, c’était de devenir l’avant-garde du prolétariat, mais on ne s’était pas rendu compte que le prolétariat, tel qu’on le concevait, était en train de disparaître puisque la classe ouvrière elle-même était en train de disparaître…
...
tout faire en même temps, à la fois se battre contre les institutions du capitalisme, mais aussi produire des alternatives concrètes
...
La ZAD porte un projet de vie communal, dans lequel les terres, comme le travail, sont en commun ... forme d’entraide, de solidarité. Dans lequel les décisions politiques, c’est-à-dire celles qui concernent la vie collective, sont prises par discussion – c’est donc une démocratie participative plutôt que représentative. Ce qui est à la fois extraordinaire, avec un fort effet d’exemplarité, mais aussi très coûteux, puisque cela exige de rechercher et obtenir en permanence le consensus. Et de ce point de vue là aussi, on devine que cela peut être très inquiétant pour des politiciens qui considèrent qu’une fois que le citoyen a mis son bulletin de vote, il n’a plus le droit à la parole !
Au fond, la ZAD propose un récit alternatif qui est porteur d’enthousiasme. Ce n’est pas pour rien qu’il s’en crée un peu partout : contre les retenues d’eau pour la neige artificielle comme à La Clusaz, contre les mégabassines dans l’agriculture, contre des projets d’aménagement urbain, comme aux Lentillères à Dijon… C’est une forme d’occupation du territoire qui fait tache d’huile. Au début, c’est toujours une mobilisation contre un projet, et ensuite, cette mobilisation se stabilise en un mode de vie particulier. Cela m’a beaucoup frappé lorsque j’y étais, en juillet dernier, pour le festival « Zadenvies » : tous ces jeunes sont là en quête d’une altérité possible, d’une autre façon de voir et d’être ensemble. C’est ce qui est passionnant, ces modes d’action engendrent des modes de vie. Et de la joie, aussi, il faut voir l’enthousiasme à partager ces luttes. Tant mieux, car le militantisme ne doit pas être une martyrologie !
Ce 19 novembre, Barnabé Binctin anime une rencontre avec Philippe Descola lors du Festival du livre et de la presse d’écologie (Felipé), après la projection du documentaire Composer les mondes, d’Eliza Levy (horaires : 12h15 - 14h10).
[1] Pour la diffusion en salles et sur plateformes voir ici.
[2] Gallimard, 2005 ; réédition coll. « Folio essais », 2015.
[3] Dans un billet intitulé « Pleurnicher le vivant », qui s’en prend notamment à Bruno Latour (voir sa réponse dans nos colonnes) et à la nouvelle école de pensée qui lui est associée, Frédéric Lordon estimait par exemple que « se retrouver propulsé dans la position très politique de "la pensée-à-la-hauteur-du-péril" sans jamais prononcer la seule parole politique à la hauteur du péril, sans jamais dire que la Terre est détruite par les capitalistes, et que si nous voulons sauver les humains de l’inhabitabilité terrestre, il faut en finir avec le capitalisme, c’est un exploit ». Lire le texte complet sur Le Monde diplomatique.
Connu / https://mastodon.top/@bastamedia@mastodon.social/109358536430661883
"2 h bastamedia@mastodon.social Basta! @bastamedia@mastodon.social"
....
Proposer Frama.space gratuitement, ça ne risque pas de causer du tort aux chatons ou à des structures commerciales ?
Il est normal d’avoir le réflexe de se dire que proposer une offre Nextcloud gratuite, alors que les membres du collectif CHATONS (impulsé en 2016 par Framasoft) proposent des offres payantes ou sur adhésion, pourrait nuire à leurs modèles économiques souvent fragiles.
Cependant, nous ne le pensons pas.
D’abord, il est à noter que Frama.space s’adresse aux « petites structures », qui ont rarement les finances nécessaires pour payer un service que Google (ou autre) leur fournit gratuitement. Les chatons dont le modèle économique repose sur la facturation d’instances Nextcloud accueillent plutôt des structures ayant des besoins qui sont en dehors du périmètre de Frama.space : elles ont besoin de + de 50 comptes, de + que 40 Go, d’applications/plugins particuliers, d’un accompagnement personnalisé, etc. Autant de choses que Frama.space ne propose pas.
Surtout, nous pensons sincèrement que tout le travail d’accompagnement et de médiation que fera Framasoft autour de Nextcloud permettra de faire largement croître la base d’usagers potentiels de ce logiciel, ce qui profitera à l’ensemble des chatons, et même à l'ensemble des entreprises proposant une offre Nextcloud.
En effet, un des objectifs d’accompagnement porté par Framasoft est de rendre le logiciel Nextcloud visible, compréhensible, accessible au plus grand nombre. Des utilisateur⋅ices de Frama.space dans un cadre associatif pourront donc se retourner vers des chatons pour utiliser Nextcloud dans un cadre familial ou professionnel.
De même, Framasoft souhaite accroître la notoriété de Nextcloud par de multiples actions : créer ou traduire des vidéos de présentation, valoriser des tutoriels, créer des supports promotionnels (flyers, stickers, etc), animer des conférences et webinaires, promouvoir Nextcloud dans les médias, etc. Nous disposons d’une certaine « force de frappe » et nous pensons sincèrement que l’effet de notoriété dépassera largement le cadre de Frama.space et rejaillira très positivement sur l’ensemble des hébergeurs francophones de Nextcloud.
...
Connu / https://mastodon.top/@filsdunet@pouet.chapril.org/109355095016971658
"
5 h filsdunet@pouet.chapril.org Fils du Net @filsdunet@pouet.chapril.org
Framasoft lance Frama.space, des instances Nextcloud dédiées aux associations et collectifs (€) https://www.nextinpact.com/article/70361/framasoft-lance-frama-space-instances-nextcloud-dediees-aux-associations-et-collectifs Framasoft vient de lancer Frama.space, à destination des petites associations et des collectifs. Objectif, fournir un espace Nextcloud adapté à leurs besoins. L’association française souhaite, par cette initiative, redonner du pouvoir aux collectifs, malmenés selon elle d...
Framasoft lance Frama.space, des instances Nextcloud dédiées aux associations et collectifs
www.nextinpact.com
"
Un monde nouveau - Cyril Dion - Arte
Un Monde Nouveau est une série de 3 documentaires-événement, réalisé par Thierry Robert, co-écrit par Cyril Dion, qui propose un plan en trois étapes pour lutter contre les bouleversements climatiques : Résister, S’adapter, Régénérer.
La série documentaire est disponible sur la plateforme Arte.tv depuis le 8 novembre et diffusée en direct à 21h sur Arte le mardi 15 novembre.
Un Monde Nouveau est une enquête en trois volets qui s’intéresse aux mouvements de résistance et part à la rencontre de celles et de ceux qui, à l’échelle d’une région ou d’un pays, régénèrent la terre, les océans, créent les écoles de demain et la démocratie du futur. « Un Monde Nouveau est une nouvelle étape dans les différents projets que je porte pour mettre en lumière des initiatives constructives et porteuses d’espoir. J’ai essayé d’y réunir le fruit de mes recherches, de mes rencontres de ces cinq dernières années. Et proposer une trajectoire concrète pour inverser la courbe du changement climatique », explique Cyril Dion.
Clés : Sciences et savoirs Sciences
L'équipe
Mathieu Vidard, Production
Valérie Ayestaray, Réalisation Chantal Le Montagner, Collaboration
Anna Massardier, Collaboration Lucie Sarfaty, Collaboration Thierry Dupin, Collaboration
Camille Crosnier, Journaliste
-> https://rf.proxycast.org/aa66302d-3a20-4799-940a-58dd785c3d86/10212-15.11.2022-ITEMA_23196781-2022F10732S0319-22.mp3
Tr.: ... demain peut être meilleur dans certains aspects ...ce que les êtres humains vont faire pourrait être beaucoup plus intéressant ... comprendre comment les écosystèmes fonctionnent pour inventer des nouvelles façons de construire des bâtiments, d'organiser des villes, de faire de l'agriculture, en s'appuyant plutôt sur les écosystèmes plutôt que sur les profits ... trouver plus de sens à sa vie même si les condditions extérieurs sont plus difficiles ... défi de ne pas être éco-anxieux dans ces conditions ... tristesse et colère sont la moindre des choses sinon psychopathe ... des récits pour embarquer dans l'action ... revigoré et armé pour agir ... communication des cyprès, accusé de charlatanisme, alors que repose sur des travaux scientifiques ... personne n'aime qu'on l'oblige à faire des choses qu'il n'a pas envie de faire ... convention citoyenne proposée à E.Macron ... pas le 110 km/h alors qu'une majorité de fr y est prête ... excuse de pas créer une rupture ... participer à l'élaboration des solutions, équité / grandes entreprises, prêts à faire des efforts énormes ... un des sujets, la démocratie participative ... proposer des récits désirables ... l'écologie politique ne remet pas en question les fondements du récit productiviste/consumériste, sauf qu'on enlève les compensations ... le fondement de notre civilisation : défendre le monde vivant, pas la croissance économique ... des métiers passionnants qui donnent envie de se lever le matin, d'inventer, rend heureux car utiles ... philosophe Jean-Pierre Dupuy - catastrophisme éclairé "nous ne croyons que ce que nous savons" Clyde Hamilton, philosophe australien "on est tous un peu climatosceptiques car la charge émotionnelle du changement climatique est trop dure, tout petits face à cet énorme problème ... déni plutôt que de se confronter à cette tragédie ... Le chef ?? a vraiment expérimenté contrairement au ministère qui n'a pas tenu 15 jours? plusieurs repas végétariens par semaine, bons, parle aux enfants, donne du sens, manger moins de viande a un impact considérable ... et arrêter de prendre l'avion sont sans doute les deux actions qui réduisent le plus vite les émissions de gaz à effet de serre. ... Paul hawken? ... le mouvement climat doit changer sinon échec assuré ... idem André asman? mvt clim assez gentil encore ... non-violence ... oublie les sufragettes, les mvts antiségrégation aux usa, anti-esclavage, la fin de la monarchie en France, ya toujours eu des rapports de forces à chaque fois. Appelle à agir sur les LIEUX DU CRIME. L'AIE "plus une seule infrastructure nouvelle pour rester en dessous de 1,5°C avant la fin du siècle" Donc chaque nouvelle infrastructure fossile potentiellement bombes climatiques qui vont faire dépasser cet objectif et provoquer des morts ... L'énorme pipeline en ouganda, continuer à exploiter énorme mine de charbon en allemagne, ça va créer des morts. Donc qu'est-ce qui est le plus violent ? Les construire ou les saboter ? C'est militant. Légitime défense. Ces entreprises mettent la vie d'êtres humain en danger. LÉGITIMITÉ À LES EMPÊCHER de le faire. Donc à les empêcher. S'interposer entre eux et les écosystèmes. ... S'interposer contre la déforestation en amazonie. Ça va devenir tendu. Tribune de scientific rebellion "1,5°C inaccessible". Dit en off par des climatologues du GIEC ... proba dépasser les 2,1°C en 2040 si pas action déterminée now. On rentre dans une zone d'incertitude profonde. On ne sait pas quels sont les mécanismes qui vont s'activer. Risques d'effets d'emballement incontrôlables.
23:00 Christophe Cassou ... on aura les conséquences avant que prévu. ... engagements pas tenus. La convention citoyenne est allée plus loin que les propositions des politiques ... Mine allemande de charbon bloquée ... risque / investisseurs, name and shame, image de ces grandes entreprises, bad buzz ...
33:00 Macron ne dit pas la vérité ... SUV facteur majeur des ém de GES. ... débunké, merci. ... trumpisme ligth ... invest trop faibles, astreinte financière, argent investi auprès d'acteurs efficaces ... construire quelque chose qui serve vraiment ... plus de DÉMOCRATIE ...
40:00 chercheuse américaine démocratie ouverte accessible à tous de façon égalitaire ... éducation, considérée ... le pb :quelles modalités démocratiques. Soumis à minorité. épatée par irlande mariage homo, droit à l'avortement. référendum voté grace à la préparation dans climat social apaisé. ... victoire à retentissement énorme ... ingénieur, architecte, prof, artiste, agriculteur ... revenu universel ... plus ramasser poubelles ... le plus efficace : fuides frigorigènes, éoliennes, alim végétale, avion ... visio pour réd ém ges ... alternatiba, amis de la terre, participer au pb ou à la solution ? xanax, faire ce que j'aime, rend heureux, l'action, à des endroits où on voit le résultat ... succession de petites victoires, stratégie.
Le prix du silence, projet photographique de Sandra Reinflet, autour du site d'enfouissement de déchets nucléaires de Bure - Sandra Reinflet - Série Le prix du silence
C’est une histoire où l’on compte en centaines de milliers d’années. Un vaste projet d’enfouissement des déchets nucléaires est à l’étude à Bure, village de 80 habitants dans la Meuse. Sandra Reinflet, photographe, s'intéresse à "l'acceptation sociale" de ce projet.
"Radioscopie de la France" : c'est ainsi que la BNF a appelé son vaste appel à projets : des reportages photos, partout dans le pays. Sandra Reinflet, qui fait partie des artistes sélectionnés, s'intéresse à l'enfouissement des déchets nucléaires prévu à Bure, dans la Meuse.
L'ambition de la photographe, par une alternance de portraits, d’infrastructures et de paysages, est d’interroger les mécanismes d’acceptation de ce projet. Son reportage est baptisé « Le prix du silence ».
Son compte instagram
Son site internet : sandrareinflet.com
Le hado, une balle au prisonnier virtuelle
Ce mardi dans les Carnets de Campagne, on parle aussi d'une initiative de Numéripôle, à Bras-sur-Meuse. Cette association se bat contre l'exclusion numérique en organisant des formations et des cours d'informatique. Le nouveau projet de Numéripôle, c'est de se lancer dans le hado : un mélange original de sport et de numérique, une balle au prisonnier virtuelle. Cette idée a été sélectionnée pour être soumise au vote d'un budget participatif, ma faMeuse idée. Il ne reste plus que quelques heures pour voter et c'est par ici !
Société
L'équipe Dorothée Barba, Production
#LePen #Documentaire - 256 k abonnés - 28 769 vues - 163 commentaires
2017, le journaliste Paul Moreira a rencontré pendant plus d'un an les nouveaux électeurs du Front National pour mieux comprendre les raisons du basculement de leur vote. Son enquête, menée sur le long terme, a permis de confronter leurs points de vue à une vérification sur le terrain auprès des élites du pays. L'occasion de remettre en question les idées reçues et de faire le tri entre fantasme et réalité. A travers le conflit d'ArcelorMittal à Florange, Paul Moreira s'interroge sur la dérive du vote frontiste chez les sidérurgistes.
Un film de Paul Moreira
Une production Premières Lignes
Tr.: ... Hayange ...
Montauroux (Var) ... Marie-Cécile Ferrari ... jalouse des étrangers, des musulmans ... Christine Tasin, Riposte Laïque ... Congrès FN Lyon nov 2014 ... "On est chez nous" ... Eric Zemmour ... Picardie Octobre 2014 Jean-Luc Girardin vendeur de chaussures à 7€, fabriquées en asie car ses clients ont un petit pouvoir d'achat. A conscience que ça nuit à l'emploi en France. Vote FN avec des états d'âme. ... une femme d'extrême gauche ou PC vote parfois FN par raz-le-bol ... Grigny, la ville du tueur du super marché cacher, Coulibaly ... vote protestataire FN ... rappeur Edel Hardiesse vote FN ... au bout d'un an à danser avec le FN, je crois que c'est un grand lion en carton ... J'ai rencontré un pays blessé où chacun avait de bonnes raisons de ne plus croire aux partis de gouvernement. ... Le FN est très visible à la télévision. Mais sur le terrain, on cherche encore leurs militants... électeurs FN manipulables et fragiles mais qu'ils n'ont pas toujours tort d'être en colère. Aujourd'hui, je les connais mieux et je sais qu'ils ont surtout besoin d'être aidés.
34283 à demander l’exclusion de TotalEnergies des sponsors officiels de la Coupe du monde de rugby 2023.
A l’attention de Claude Atcher, Directeur général de la Coupe du monde de rugby 2023
Nous aimons le rugby pour ses valeurs de solidarité, d’intégrité et de respect. Pourtant, la Coupe du monde de rugby qui aura lieu en France en 2023 a accepté que TotalEnergies, une entreprise aux antipodes des valeurs de l’ovalie, fasse partie de ses sponsors officiels.
Un partenariat inacceptable hier, honteux aujourd’hui
...
TotalEnergies choisit de faire passer ses profits avant la vie et c’est une honte.
Les responsables de la Coupe du monde de rugby ne peuvent pas, d’un côté, exclure les équipes russe et biélorusse de la compétition pour dénoncer la guerre en Ukraine et, de l’autre, laisser TotalEnergies sponsoriser l’événement. Nous ne pouvons croire que ce sponsoring toxique aux antipodes de l’image de solidarité et d’entraide que véhicule le rugby sera maintenu.
...
La multinationale se sert de l’image populaire et sympathique dont bénéficie le rugby pour redorer un blason terni. En se faisant passer pour une entreprise philanthrope au service de la société et du sport, Total ne cherche qu’à assurer l’acceptabilité sociale de ses activités industrielles destructrices.
Signez maintenant pour demander aux organisateurs de la Coupe du monde de rugby d’exclure TotalEnergies de ses sponsors officiels
Connue / https://twitter.com/greenpeacefr/status/1591453659925475329
"
Greenpeace France @greenpeacefr · 3h
Mettons Total sur la touche pour l'empêcher d’étendre son influence ! Signez notre pétition #france2023rugbytour @rugbyworldcup #UnMondialSansTotal
greenpeace.fr
Pas besoin de TotalEnergies pour gagner des tournois !
Signez la pétition pour exclure TotalEnergies des sponsors officiels de la Coupe du monde de rugby 2023.
"
Un monde nouveau (1/3)Résister
Face à un avenir assombri par la crise climatique, le réalisateur et militant écologiste Cyril Dion parcourt le monde à la rencontre de personnes qui ont révolutionné une région, un pays ou une activité, et esquisse un nouveau récit : celui d’un monde plus juste et plus écologique.
"Pendant des années, on a culpabilisé les gens en les persuadant qu’ils pourraient sauver la planète à force de petits gestes. Le problème est avant tout structurel, économique, politique." Parti de ce constat, l'écrivain, réalisateur et militant écologiste Cyril Dion (Demain, Animal) rencontre des femmes, hommes et organisations qui sont passés à la vitesse supérieure : certains prônent la désobéissance civile, d’autres font appel au droit pour inciter les États à lutter contre le réchauffement climatique. En Allemagne, les militants à l’origine du sauvetage d’une partie de la forêt de Hambach, près de Cologne, déjà détruite à 90 % pour les besoins d’une mine de lignite, décrivent leurs stratégies. À Mayotte, Cyril Dion dialogue avec des activistes de l'ONG Sea Shepherd, à l’origine d’opérations coup-de-poing pour sauver les tortues marines menacées par le braconnage. D’autres acteurs prennent le problème à bras-le-corps en inventant de nouvelles façons de faire : améliorer la santé publique à travers une restauration scolaire végétale et locale à Millau, lutter contre la déforestation en Amazonie grâce à des techniques de plantation ancestrales ou encore repenser son mix énergétique en y incluant des énergies renouvelables en Uruguay.
Odyssée inspirante
La situation climatique est plus grave que jamais. Pourquoi en est-on arrivé là ? Comment se préparer aux catastrophes à venir ? Comment réinventer nos sociétés ? Dans une quinzaine de pays, Cyril Dion (Demain, Animal) part à la rencontre de femmes et d’hommes qui luttent contre l’inaction climatique des États et des entreprises, régénèrent les forêts, les océans, créent les écoles de demain et pensent la démocratie du futur. Il dialogue avec des personnalités telles que David Wallace-Wells, auteur de l’essai La Terre inhabitable, l’écologiste américain Paul Hawken ou encore l’ancien président uruguayen José Mujica qui livrent leurs clés pour construire un monde plus juste et plus écologique. Une odyssée inspirante à la bande-son et aux images poétiques, guidée par un regard éclairé.
Version originale
Si vous souhaitez entendre les intervenants s'exprimer dans leur langue (sans doublage), il vous suffit de choisir "Version originale - ST français" dans le player de la vidéo.
Réalisation : Cyril Dion Pays : France Année : 2022
386,966 ont signé
Dear world leaders at the COP27:
Climate change is drowning the Pacific Islands.
The world's addiction to oil, gas and coal threatens to swallow our lands under the warming seas – inch by inch.
...
Kausea Natano, Prime Minister of Tuvalu