"Le développement des énergies renouvelables est un combat, une lutte acharnée !" Pionnier des énergies renouvelables en France, Jean-Yves Grandidier, président et fondateur de l'entreprise béglaise Valorem, sera l'invité du Petit-déjeuner La Tribune le vendredi 9 octobre 2020 à Bordeaux, en partenariat avec le Crédit agricole d'Aquitaine. De l'émergence des énergies renouvelables dans les années 1990 (1994) aux perspectives prometteuses des années 2020, il reviendra sur les projets et les défis de cette filière énergétique désormais en plein essor.
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Spécialisée dans les infrastructures d'énergies solaire, éolienne et marine, la société Valorem, implantée à Bordeaux Métropole, a fêté ses 25 ans l'an dernier avec près de 300 salariés et plus de 36 M€ de chiffre d'affaires
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L'Autre Interview Par lemediatv
Co-réalisateur des Nouveaux chiens de garde en 2012 (plus de 200 000 entrées au cinéma), Gilles Balbastre vient de réaliser Main basse sur l’énergie (www.mainbassesurlenergie.com), un documentaire sur le mode narratif de la série télévisée Les Incorruptibles. Dans ce film en six épisodes, Balbastre enquête sur les énergies renouvelables et fait le lien avec le démantèlement du service public de l’énergie. Dans ce premier épisode d’un entretien en deux parties, le réalisateur démontre comment l’industrie des éoliennes est devenue une véritable rente pour hommes d’affaires peu scrupuleux à la fois de l’environnement et des conditions de travail des salariés. Il poursuit sa réflexion sur la privatisation des barrages hydroélectriques, reconduite par l’ex-ministre Nicolas Hulot et sur la manière dont elle prive les citoyens d’une énergie peu chère et effectivement renouvelable, au profit de grandes entreprises comme Total, de fonds de pension ou de divers détenteurs de capitaux ravis de ce cadeau inespéré : la cession des barrages.
ConfidentialitéPublique CatégorieActualité & Politique
LicenceInconnu LangueInconnu Étiquettes : Écologie ; Gilles Balbastre
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54 minutes
Cela va faire grincer les dents, mais il existe des voix pour dire que le nucléaire est une énergie dont l'impact est assez faible sur l’environnement… Alors, on se pose la question : le nucléaire peut-il être écolo ?
Tours de refroidissement à vapeur de la centrale nucléaire de Cattenom, dans le nord-est de la France. © Getty / Allard Schager
Même le GIEC le dit : le bilan carbone du nucléaire est bon. Sensiblement le même que celui des énergies renouvelables. D'où ces voix qui s'élèvent puisque l'urgence est de réduire le rejet des gaz à effet de serre et que, pour l'instant, l'éolien et le solaire ne suffisent pas.
Pourquoi ne pas compter sur le nucléaire ? Évidemment, cela pose la question encombrante des déchets, mais aussi de sa sûreté.
Valérie Faudon : "L'industrie a fait énormément de progrès, les centres de recherche en gestion des déchets nucléaires aujourd'hui sont bien gérés. Ils ne sont pas en contact avec la biosphère".
Aujourd'hui, je dirais, il y a une écologie du monde d'après. - Valérie Faudon
"Quand on regarde ce qui préoccupe les Français, c'est d'abord le réchauffement climatique. Ensuite les questions de biodiversité, les questions de pollution de l'air. Et finalement les questions d'utilisation des ressources minérales dans le monde."
Mais pour Yves Marignac, la question est beaucoup plus complexe que cela : "Tous ces sujets et les sujets de gouvernance associés à cette technologie restent sur la table. Donc, oui, il y a un relatif accord, même si il y a des incertitudes sur les analyses de cycle de vie, pour dire que le nucléaire n'émet pas de gaz à effet de serre, mais ça n'en fait pas nécessairement un élément indispensable du monde d'après. Et je dirais même au contraire". Il revient également sur le fait que la Convention citoyenne pour le climat a laissé peu de place au nucléaire dans son rapport.
Après neuf mois de travaux, la Convention citoyenne pour le climat
À lire - Environnement
Les 150 propositions de la Convention citoyenne sur le climat
On a tourné la page du tout-nucléaire, de ce nucléaire un peu identitaire, pilier de la politique énergétique, etc. - Yves Marignac
Valérie Faudon : "Cela n'a pas de sens d'opposer nucléaire et renouvelable. On voit très bien qu'aujourd'hui, on n'est pas du tout sur la bonne trajectoire pour atteindre nos objectifs climatiques. On aura besoin de tout et c'est une chance qu'on ait ce parc nucléaire parce que cette électricité décarbonée, ça peut nous aider à nous débarrasser du pétrole et du gaz dans les transports et aussi dans le chauffage et l'habitat."
Aujourd'hui, quand on ferme une centrale nucléaire, c'est une centrale à gaz qui la remplace. - Valérie Faudon
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.#ledebatdemidi
Nos invités :
- Valérie Faudon, Déléguée générale de la SFEN (Société française d’énergie nucléaire)
- Yves Marignac, Coordinateur du pôle énergies nucléaire et fossiles et porte-parole de l'association NégaWatt
- Karine Herviou, Directrice générale adjointe de l'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire)
- Brice Lalonde, Ancien ministre de l’Environnement; président de l’association Equilibre des énergies
Thèmes associés Idées Société Environnement nucléaire
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Le Brésil veut produire toujours plus de biocarburant pour sa consommation et pour l’exportation. Dans le cadre d’un accord de libre-échange négocié en 2019, les importations d’éthanol dans l’UE devraient être multipliés par seize. Le président Bolsonaro a désormais autorisé la culture de canne à sucre en Amazonie et au Pantanal
La compagnie GNL Québec propose la construction d’un pipeline gazier de 750 km nommé Gazoduq, d’une usine de liquéfaction du gaz nommée Énergie Saguenay et d’un terminal maritime d’exportation par super-méthaniers. Ce vaste projet vise à exporter le gaz fossile de l’Ouest vers les marchés internationaux, en passant par l’Abitibi et le Témiscamingue, la Haute-Mauricie, le Saguenay Lac-St-Jean, le Fjord du Saguenay, le Saint-Laurent et les communautés de Matheson, Timmins et Kirkland Lake en Ontario. Le tracé proposé traverse un territoire occupé par les Premiers Peuples depuis des millénaires.
La science est claire : 80 % des réserves connues de pétrole, de charbon et de gaz doivent rester dans le sol. Nous ne pouvons pas construire de nouvelles infrastructures pour produire et consommer plus d’énergies fossiles. Le dernier rapport du GIEC nous a bien mis en garde en 2018, et depuis il nous reste dix ans tout juste pour tenter de rectifier le tir.
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Un pipeline gazier de 750 km dans nos milieux naturels
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Menaces pour le béluga et pas que!
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1 Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, 2013
2 U.S. EPA. Hydraulic Fracturing for Oil and Gas: Impacts from the Hydraulic Fracturing Water Cycle on Drinking Water Resources in the United States (Final Report). U.S. Environmental Protection Agency, Washington, DC, EPA/600/R-16/236F, 2016, https://cfpub.epa.gov/ncea/hfstudy/recordisplay.cfm?deid=332990 (en anglais)
3 Robert W. Howarth, Renee Santoro, Anthony Ingraffea; Methane and the greenhouse-gas footprint of natural gas from shale formations. Climatic Change (2011) 106: 679–690. doi: https://link.springer.com/article/10.1007%2Fs10584-011-0061-5 (en anglais)
4 Gail M. Atkinson, David W. Eaton, Hadi Ghofrani, Dan Walker, Burns Cheadle, Ryan Schultz, Robert Shcherbakov, Kristy Tiampo, Jeff Gu, Rebecca M. Harrington, Yajing Liu, Mirko van der Baan, Honn Kao; Hydraulic Fracturing and Seismicity in the Western Canada Sedimentary Basin. Seismological Research Letters (2016) 87 (3): 631–647. doi: https://pubs.geoscienceworld.org/ssa/srl/article-abstract/87/3/631/315665/Hydraulic-Fracturing-and-Seismicity-in-the-Western?redirectedFrom=fulltext (en anglais)
5 BlackRock Metals Foundry, Arianne Phosphate mine, GNL Jonquière, port on the northern shore of the Saguenay and GNL Québec (Plant and expansion of Grande-Anse port).
6 Investissement Québec has already agreed to pay $30 million to supply drinking water to the area where the GNL plant would be built. https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1139707/conseil-municipal-saguenay-entente-eau (en anglais)
Clés : #CO2 #Renouvelable #Environnement #Réglementation #Transition énergétique #Climat
Loi énergie-climat permettant d’avancer dans la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) promulguée, objectif neutralité carbone, loi d’orientation sur les mobilités (LOM), changement de ministre, l’année 2019 a été énergétique. Petit tour d’horizon non exhaustif…
Face à l'épuisement des ressources non renouvelables, le passage à des énergies 100% vertes est inéluctable à plus ou moins long terme. Trois points critiques :
- Atténuer les pics de consommation ... en appellent à la sobriété des consommateurs et des entreprises ... le besoin instantané de puissance, analyse Philippe Blanc, Directeur de recherche MINES ParisTech et Responsable adjoint du département Energétique et Procédés ... L’industrie devra adapter sa consommation à la production.
- Multiplier les sources d’énergies vertes ... negaWatt ... prévoit que la biomasse issue de la filière bois-énergie restera la première source ... La France ne pourra pas se passer de gaz, ajoute Philippe Blanc ... ne pourra plus être d’origine fossile, des unités de biogaz vont devoir être installées sur le territoire même si pour l’instant ce mode de production d’énergie coûte relativement cher. La capacité de production de chacune de ces installations devra rester limitée afin de ne pas dévoyer la mission première de l’agriculture qui est celle de nourrir la population ... l’hydroélectricité devraient peu évoluer ...
- Repenser l’aménagement du territoire ... ’agrivoltaïsme limité ... panneaux photovoltaïques flottants sur des plans d’eau ... Reste l’éolien offshore.
Ndlr : un ingénieur peut donc prendre en compte la sobriété, enfin !
Conu / https://twitter.com/2000Watts_Org/status/1282696730689957888
"
Laurent Horvath @2000Watts_Org
Les fuites de méthane du gaz naturel scruté depuis l’espace.
Les satellites montrent que le Gaz naturel n'est plus une énergie de transition
.#gaznat #gaz #gaznaturel #energie #Kayrros #GHSSat #ESA
Image 5:21 PM · 13 juil. 2020·- 2 Retweets 3 J'aime
La majorité des sources actuelles d’approvisionnement en pétrole de l’Union européenne menacent de décliner d’ici à 2030, selon une analyse du Shift Project https://theshiftproject.org/wp-content/uploads/2020/06/%C3%89tude_D%C3%A9clin-de-lapprovisionnement-de-lUE-en-p%C3%A9trole-dici-2030_TSP.pdf s’appuyant sur des données exclusives. Une raison de plus pour mettre en oeuvre sans tarder et de manière ambitieuse les politiques publiques et mesures proposées par l’European Green Deal, la Convention citoyenne pour le climat, etc.
- Téléchargez l’étude : L’Union européenne risque de subir des contraintes fortes sur les approvisionnements pétroliers d’ici à 2030 – Analyse prospective prudentielle (The Shift Project, 2020) https://theshiftproject.org/wp-content/uploads/2020/06/%C3%89tude_D%C3%A9clin-de-lapprovisionnement-de-lUE-en-p%C3%A9trole-dici-2030_TSP.pdf
- La vidéoconférence de présentation de l’étude, ce jeudi 25 juin à https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?PQTbaA
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L’UE risque de connaître une contraction du volume total de ses sources actuelles d’approvisionnement en pétrole pouvant aller jusqu’à 8 % entre 2019 et 2030, selon une analyse offrant un détail sans précédent https://theshiftproject.org/wp-content/uploads/2020/06/%C3%89tude_D%C3%A9clin-de-lapprovisionnement-de-lUE-en-p%C3%A9trole-dici-2030_TSP.pdf dans une étude publique, s’appuyant essentiellement sur les estimations des capacités futures de production mondiale de brut de l’agence d’intelligence économique norvégienne spécialisée Rystad Energy.
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l’enjeu du « pic pétrolier » constitue une raison supplémentaire forte pour entreprendre d’urgence la planification de la sortie du pétrole, sans compter pour cela sur une croissance économique mondiale qui demeure jusqu’ici proportionnelle à la consommation de pétrole.
Au regard de sa gravité, le problème du « pic pétrolier » ici posé reste pour l’heure radicalement sous-documenté et mal compris.
Contact : petrole@theshiftproject.org | 06 95 10 81 91
Aéroports, fermes-usines, barrages, entrepôts, centres commerciaux… Les grands projets inutiles et dévastateurs prolifèrent en France. Face à eux, des collectifs citoyens se mobilisent pour défendre leur environnement. Cette carte des luttes locales servira d'outil de mobilisation afin d'inciter celles et ceux qui veulent s'engager à rejoindre ces collectifs.
- Bétonnage
- Transport 3
- Énergie
- Industrie
- Agriculture 2
- Déchets 1
- Commerce
Carte réalisée par Reporterre, ~ le mouvement & Partager C'est Sympa
Ndlr : zad fiquet retirée ? ACT
Les structures du réseau FAIRE font actuellement face à un contexte mouvant, notamment avec le déploiement du programme SARE (Service d’Accompagnement pour la Rénovation Énergétique), qui implique des évolutions de leur métier, de leurs compétences et de leur organisation. Il est ainsi nécessaire de mettre les structures en capacité de s’organiser et de monter en compétences sur des thématiques données, sur lesquelles elles pourraient être amenées à se positionner dans le contexte actuel.
Le CLER – Réseau pour la transition énergétique souhaite contribuer à leur réflexion en lançant une série de 3 web-séminaires, tous basés sur des retours d’expériences de structures du réseau, sur les thématiques suivantes :
- la mobilisation des professionnels (organisé le 7 mai 2020 et disponible en replay) ;
- le conseil au petit tertiaire privé (organisé le 3 juin 2020 et disponible prochainement en replay) ;
- l’accompagnement à la rénovation globale.
Le troisième et dernier web-séminaire va porter sur l’accompagnement à la rénovation globale, étape indispensable pour entraîner les ménages dans des approches de rénovation globales et ambitieuses, compatibles avec l’atteinte du niveau BBC-rénovation en 2050. Or, les structures du réseau doivent encore monter en puissance sur cet acte métier, qui comprend des missions très diverses (visite sur site, évaluation énergétique, mobilisation des aides financières, accompagnement au suivi du chantier, suivi des consommations énergétiques post-travaux…). Des retours d’expériences seront ainsi proposés lors du web-séminaire sur :
- l’action d’une société de tiers-financement comme Île-de-France Énergies,
- l’accompagnement à la rénovation complète et performante des maisons proposé par Dorémi, une initiative pionnière sur le territoire français
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Pour faire émerger des rénovations performantes, l’accompagnement est essentiel, avec des outils spécifiques qui diffèrent des autres types de rénovation : comprendre les motivations et le « profil » du ménage et créer un lien de confiance est essentiel pour que le ménage décide de réaliser un investissement de ce type ...
Intervenants :
- Raphaël Claustre, Directeur général d’Île-de-France Énergies ;
- Léana Msika, Chargée de projets chez Dorémi.
Animation : Etienne Charbit, Responsable de projets Efficacité énergétique – Animation réseau des EIE etienne.charbit[arobase]cler.org
Connu / https://twitter.com/assoCLER/status/1279043493550329858
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CLER @assoCLER
[PROS] Mettez à jour vos connaissances sur la rénovation énergétique globale et l'accompagnement des particuliers dans leur logement ! @IDFEnergies et @Doremi_renov vous conseillent
Flèche vers la droite
Inscrivez-vous à notre prochain web-séminaire le 8/07 à 11h
Télévision - 400 Ko 3:25 PM · 3 juil. 2020·- 3 J'aime
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Article Consommation Environnement Sobriété énergétique Sociologie Transition énergétique
Vélo, végétarisme, rejet de l’hyperconsumérisme, abandon de grands projets… Face aux urgences environnementales, des stratégies et comportements allant au-delà de la simple amélioration des technologies remettent en cause les fondements de nos (sur)consommations de ressources. Le concept de sobriété, notamment énergétique, suscite un intérêt croissant de la part des sciences sociales et politiques. Qu’ont-elles à nous dire sur la place que la sobriété pourrait prendre dans la transition énergétique ?
Ingénieur de formation, Edouard Toulouse s’est spécialisé sur les enjeux de performance énergétique et environnementale des produits. Établi comme consultant indépendant depuis 2014, il réalise des études techniques et de conseil sur les politiques et réglementations d’économie d’énergie. Également membre de la Compagnie des négaWatt à titre bénévole, il s’intéresse à la sobriété énergétique et a fondé en 2017 avec des scientifiques de plusieurs pays le réseau ENOUGH (International network for sufficiency research and policy) qui compte aujourd’hui plus de 150 experts du sujet.
649-Sobriete-energetique-notion-disruptive https://www.larevuedelenergie.com/wp-content/uploads/2020/05/649-Sobriete-energetique-notion-disruptive.pdf
Climat-Énergie
A l’abri des regards, les projets gaziers sèment le chaos au nord du Mozambique et la France en est directement complice.
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En 2010 et 2013, d’immenses réserves de gaz ont été découvertes au large du Mozambique : les 9èmes plus grandes réserves gazières du monde. Il est prévu qu’au moins 60 milliards de dollars soient investis ces prochaines années pour exploiter ces réserves, les plus gros investissements jamais réalisés en Afrique subsaharienne.
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Au service des industriels du gaz et de l’armement, le gouvernement français n’a pas hésité à plonger le pays dans le piège des énergies fossiles, quitte aggraver la crise climatique, se rendre complice de violations des droits humains et de pratiques de corruption. Les Amis de la Terre France, Mozambique et International révèlent les détails de cette affaire dans un nouveau rapport alarmant https://www.amisdelaterre.org/wp-content/uploads/2020/06/rapport-mozambique-vf-fr.pdf.
Publication Rapport
De l’eldorado gazier au chaos, quand la France pousse le Mozambique dans le piège du gaz
SCANDALE DE CORRUPTION
... En 2013, le gouvernement mozambicain conclut un contrat douteux avec les Constructions Mécaniques de Normandie (CMN), appartenant au milliardaire et marchand d’armes franco-libanais Iskandar Safa, pour monter officiellement une flotte de pêche au thon. En réalité, le gouvernement mozambicain a illégalement contracté des dettes pour financer un programme de défense, censé lui permettre d’assurer sa souveraineté sur sa zone économique exclusive et les gisements d’hydrocarbures qu’elle contient. Au passage, des pots de vin ont été versés et plusieurs personnes ont été poursuivies pénalement pour fraude et corruption. Cette colossale dette maintient aujourd’hui le Mozambique dans une dépendance aux puissances et multinationales étrangères venues exploiter les réserves d’hydrocarbures ainsi qu’aux futurs revenus gaziers.
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L’objectif pour la France n’était pas seulement de sauver les chantiers de Cherbourg en difficulté économique, mais aussi d’exporter d’autres types d’armement et de renforcer la marine mozambicaine pour qu’elle soit en capacité de protéger les installations gazières. Déjà à cette époque, les grands groupes énergétiques français convoitaient les immenses réserves d’hydrocarbures.
LA FRANCE A LA MANOEUVRE
... Ces efforts diplomatiques se sont accentués depuis l’arrivée de Total en septembre 2019 comme principal opérateur du méga projet Mozambique LNG, suite au rachat des actifs africains d’Anadarko. Le gouvernement français a même choisi de soutenir financièrement l’un des trois projets gaziers en accordant une garantie à l’exportation de plus d’un demi milliard d’euros pour faciliter sa réalisation. De nouvelles aides financières publiques du même type pourraient être octroyées prochainement. Les quatre grandes banques privées françaises sont également omniprésentes sur ces nouveaux projets climaticides. Crédit Agricole et Société Générale sont des acteurs centraux, jouant un rôle clé de conseillers financiers auprès des opérateurs gaziers.
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CABO DELGADO, UNE PROVINCE QUI S’EMBRASE
Depuis octobre 2017, des groupes d’insurgés multiplient les attaques dans la province de Cabo Delgado. Les violences ont fait au moins 1100 morts, majoritairement chez les populations civiles. L’insurrection s’est construite sur un enchevêtrement de tensions sociales, religieuses et politiques, exacerbées par l’explosion des inégalités et les violations des droits humains liées aux projets gaziers. Face à cela, le gouvernement mozambicain, avec la complicité des puissances et multinationales occidentales, choisit la stratégie de la militarisation pour protéger en priorité les installations gazières, au détriment des communautés. Rien n’est fait pour s’attaquer aux racines politiques et sociales du conflit. Au contraire, la militarisation de la zone et les activités gazières contribuent à alimenter les tensions qui le nourrissent. Les violations de droits humains se multiplient sur les communautés, prises en étau entre les insurgés, les forces militaires et paramilitaires privées, les multinationales ou leur sous-traitants. Les impacts des déplacements de populations pour laisser place aux entreprises liées au boom gazier – plus de 550 familles sont privées de leurs terres, de leurs accès à la mer et de leurs moyens de subsistance – sont aggravés par la militarisation de la zone. Les personnes qui tentent de raconter ce qu’il s’y passe sont intimidées par les forces gouvernementales et certaines d’entre elles ont disparu.
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LE DOIGT SUR LE DÉTONATEUR D’UNE BOMBE CLIMATIQUE
Pourtant, en janvier 2020, Emmanuel Macron déclarait devant la Convention Citoyenne pour le Climat, que « la difficulté qu’on aura collectivement, c’est d’expliquer à des pays pauvres qui découvrent des gisements, comment il va falloir se passer de ces hydrocarbures. […] Par exemple, le Mozambique découvre qu’il a de formidables gisements dans ses eaux territoriales. […] Il va falloir trouver des compensations dans l’économie internationale pour les aider à en sortir et les rendre moins dépendants de cela. » [1]. De beaux discours qui contrastent avec la réalité des activités de la France au Mozambique.
L’exploitation du gaz au Mozambique est une véritable bombe climatique. Les premiers projets pourraient générer autant de gaz à effet de serre que sept années d’émissions de la France. Exploiter ces réserves est totalement irresponsable, dans un pays déjà fortement vulnérable aux effets du dérèglement climatique. Il n’y a pas plus tard qu’un an, le Mozambique était touché par deux cyclones ravageurs.
Les installations offshore auront également un terrible impact sur la remarquable biodiversité locale. Le parc national des Quirimbas reconnu par l’UNESCO, situé à quelques kilomètres des futures installations est en danger.
NOS DEMANDES
Les Amis de la Terre appellent le gouvernement français à mettre un point d’arrêt à la diplomatie du chaos, au service des industriels des énergies fossiles et de l’armement, en commençant par cesser de leur octroyer des aides publiques à l’exportation. Au vu de la gravité des violations des droits humains, des risques environnementaux et climatiques, ils somment les entreprises françaises impliquées – banques privées comme Crédit agricole et Société Générale, industriels de l’énergie comme Total – de se retirer des projets gaziers au large du Mozambique et de renoncer à tout développement de nouveaux projets.
État d'urgence - Écologie ; Nucléaire
" 40 ans ça suffit, débranchez la centrale nucléaire du Tricastin !" La formule claque sur les banderoles des anti-nucléaires rassemblés dans trois villes. A Lyon, Paris et Pierrelatte, à l'occasion de l'anniversaire du premier réacteur du Tricastin, des représentants des collectifs et associations écologistes sont venus protester contre un éventuel prolongement de son activité. Le Média était sur place.
Ils sont venus se rassembler simultanément, à Paris devant le siège d'EDF, à Lyon devant les locaux de la division territoriale de l'Autorité de Sureté Nucléaire (ASN) et à Pierrelatte devant la centrale nucléaire.
Une quinzaine de personnes, représentant chacune un collectif, une ONG ou une association, se retrouvent sur chaque site pour prendre de surprise les autorités et exiger l'arrêt du réacteur numéro 1 de la centrale du Tricastin. Vieille de 40 ans, elle est la première à avoir fait l'objet d'une quatrième visite décennale de l'ASN.
Ces rassemblements coïncident avec l'audition de l'ASN, qui présente à l'Assemblée Nationale les conclusions de son rapport annuel 2019. Le gendarme du nucléaire est revenu sur sa visite des installations du Tricastin et rappelle qu'il existe un risque spécifique lié aux tremblements de terre.
Ce risque, l'ASN l'exprimait déjà dans ses précédents documents, écrivant que "s'agissant de la digue protégeant la centrale nucléaire du Tricastin, EDF a mis en évidence, en 2017, un risque de rupture d’une de ses parties en cas de séisme de niveau SMS (Séisme Maximum de Sécurité) . L’inondation en résultant pouvait conduire à un accident de fusion du combustible nucléaire des quatre réacteurs de la centrale du Tricastin et aurait rendu particulièrement difficile la mise en œuvre des moyens de gestion d’urgence internes et externes." Des craintes qui poussent l'institution à exiger d'EDF le renforcement de la digue.
Sauf qu'il n'y a pas que les séismes qui menacent la sécurité du site nucléaire. La centrale du Tricastin, qui produit 5% de l'électricité du parc nucléaire français, est pointée du doigt pour sa vétusté et une mauvaise maintenance. Plusieurs enquêtes mettent en évidence des fuites, notamment du tritium. Des doses infimes de ce radio-élément sont présentes à l'état naturel. Or là, ce sont des doses plus importantes, reversées par la centrale, que détectent des experts de la radioécologie dans l'environnement Tricastin.
Autant d'éléments motivent les écologistes à exiger l'arrêt du plus vieux réacteur Tricastin. Mais leur revendications semblent inaudibles dans un climat tendu où les pelotons spécialisés de protection de la gendarmerie (PSPG) chargées de la protection des installations nucléaires sont intervenues lors du rassemblement devant la centrale.
Ces unités de contre-terrorisme sous contrôle tactique du GIGN ont même empêché les journalistes, dont Le Média, de réaliser des images de l'action ou des interviews sur place.
Contacté par Le Média, EDF n'a pas répondu à nos sollicitations.
Connu / https://twitter.com/RemikenzoPages/status/1272203744726462464
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Le Média a retweeté
Rémi-Kenzo @RemikenzoPages · 9h
Dernier reportage #etatdurgence de @LeMediaTV. Je suis parti dans le Tricastin, rencontrer différents acteurs de la filière nucléaire. J'ai couvert un rassemblement d'opposants au site nucléaire. Depuis longtemps je souhaite me pencher sur ce site décrié.
1 - 18 - 21
"
Ndlr : /tritium cf https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?9MTgBQ
C'est plus simple en vidéo !
En 2017, Avenir Climatique a développé une serie de vidéo pour décrypter les enjeux : https://www.youtube.com/watch?v=3eXVnmI7_oE&list=PLdH9a0PxXSymOTW06TK1Cb-48Pz3SNbJo
Bienvenu dans un monde fini !
Pendant des millénaires l’humanité a vécu dans un monde qu’elle pouvait considérer comme infini. Le XXe siècle a vu la fin de cette ère ; le XXIe siècle sera le premier siècle en monde fini.
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Notre avenir est à construire
Tout notre mode de vie actuel s’est construit sur l’idée d’une énergie surabondante et inépuisable qui aurait permis une croissance économique infinie. Tout est à réinventer, repenser et construire, de l’agriculture à l’habitat, des modes d’organisation du travail à l’urbanisme, etc. Bref, cette aventure s’annonce passionnante et un tel chantier est propice à donner du travail à tout le monde ! Alors, qu’est-ce qu’on attend ?
Que faire ?
C'est tout l'objet de l'association Avenir Climatique qui te propose des outils pour passer à l'action à ton échelle puis pour mobiliser autour de toi !
- J'en apprend plus sur les enjeux
- Je passe à l'action à mon échelle !
- Je mobilise autour de moi !
Connu / http://la-maison-bleue.org/2016/04/23/edouard-raconte-maison-bleue/
Sujets relatifs : Energie & Environnement, Matériaux & Chimie, Recherche
Une équipe internationale incluant des chercheurs de l’Université Paul Sabatier de Toulouse et du réseau sur le stockage électrochimique de l’énergie (RS2E) a développé un procédé innovant pour fabriquer des matériaux MXenes utilisables dans les électrodes négatives de systèmes de stockage électrochimique. Leurs travaux ont été publiés dans la revue Nature Materials le 13 avril dernier.
Découverts en 2011, les MXenes sont des matériaux en 2D synthétisés à partir de précurseurs dits « MAX ». M désigne un métal de transition (Titane, Indium,…), A un élément des colonnes 13 à 16 du tableau de Mendeleïev (Aluminium, Silicium,…), et X du Carbone ou de l’Azote. Les MXenes sont obtenus en éliminant les éléments A du précurseur MAX.
« En élargissant la gamme des précurseurs MAX utilisables tout en permettant de contrôler les fonctions de surface des matériaux MXenes synthétisés, notre méthode montre qu’ils ont le potentiel de changer la donne pour faire le pont entre supercondensateurs et batteries », affirme Patrice Simon, professeur à l’Université de Toulouse et auteur de l’étude.
Utilisation impossible dans les batteries jusqu'à présent
« Jusqu’à présent, nous ne savions pas utiliser les MXenes en milieu non-aqueux, indique M. Simon. Impossible, donc, de les utiliser avec des électrolytes de batteries au lithium. » La raison ? La nature de la surface des MXenes induite par leur procédé de synthèse.
Pour retirer l’élément A d’un précurseur MAX, celui-ci est généralement plongé dans une solution active d'ions fluorure - de l'acide fluorhydrique - qui dissout l'élément A. « Cela oxyde la surface du matériau qui[…]
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Laurent Horvath @2000Watts_Org · 20h
La crise sanitaire mondiale se double d’une crise pétrolière qui touche le Texas de plein fouet
Excellent reportage de la #RTS #ToutUnMonde. A écouter
https://rts.ch/play/radio/tout-un-monde/audio/la-crise-sanitaire-mondiale-se-double-dune-crise-petroliere-qui-touche-le-texas-de-plein-fouet?id=11316999
.#Pétrole #Texas #schiste #USA #coronavirus
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Si le débat sur la transition énergétique en France porte souvent sur les énergies renouvelables et le nucléaire, il omet souvent le premier pilier nécessaire : celui des économies d'énergies. Or, s'il est clair pour tous que les bâtiments doivent être isolés afin de dépenser moins d'énergie dans le chauffage, la question de la consommation d'électricité, elle, est peu abordée.
L'électricité sonne aux oreilles de beaucoup de citoyens comme une énergie propre, donc dont la consommation n'aurait pas de limites, mis à part financières.
On peut pourtant affirmer ceci : aucune forme de production d'électricité n'est complètement propre. Chacune apporte son lot de pollutions : déchets radioactifs et risques d'accidents pour le nucléaire, consommation de matériaux et d'espaces pour les énergies renouvelables, ainsi que des effets sur la biodiversité.
La France, grande productrice nucléaire, a historiquement construit un parc bâti extrêmement consommateur d'électricité, bien plus que ses voisins européens. A cause de cet héritage, nous connaissons désormais chaque hiver des pics de consommations très élevés aux heures de pointes qui nous obligent à sur-dimensionner notre production, et à faire appel à de l'électricité d'appoint très carbonée (charbon, gaz).
Il semble donc impératif de prendre le problème dans le bon sens : maîtriser la demande d'électricité (chauffage électrique, électroménager etc), ainsi que celle liée aux nouveaux usages (véhicules électriques, stockage internet etc.) ; puis dimensionner le niveau de production sur la consommation, et non l'inverse comme cela est fait depuis des décennies.
Cet atelier avait donc ces questions au cœur du débat, avec un spécialiste du réseau de distribution d'électricité, Michel Derdevet, ancien secrétaire général d'ENEDIS, et un spécialiste de la maîtrise de l’énergie, Olivier Sidler, membre de NEGAWATT et directeur du bureau d’études ENERTECH.
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