Le grand soir est-il arrivé pour l’écologie ? Pour en parler, nous recevons Jean-Marc Jancovici, ingénieur consultant en énergie / climat, enseignant à Mines ParisTech et président du think tank The Shift Project.
Le gouvernement en avait fait sa priorité pour l’acte II du quinquennat, mais c’était avant les difficultés que nous connaissons aujourd’hui. Faut-il y voir une opportunité pour les paroles se concrétisent ? Comment amorcer une transition sans effondrement social dans ce contexte ? Comment accompagner et guider les entreprises dans ce moment stratégique ?
Pour en parler, nous recevons Jean-Marc Jancovici, ingénieur consultant en énergie / climat, enseignant à Mines ParisTech et président du think tank The Shift Project
Pour écouter la première partie des matins, c'est ici https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins/pandemie-ce-qui-a-deja-change-4-5-la-chine-au-coeur-dun-nouvel-ordre-mondial
Sommes-nous dans une nouvelle phase de la transition énergétique ?
Il y a une transition énergétique cachée derrière cette crise dont on ne se rend pas compte qui concerne le pétrole. Avant la crise du covid, la production de pétrole dans le monde s’est arrêtée de croitre depuis maintenant un an et demi. Et le covid n’a fait qu’accélérer cette tendance là. La crise économique a fait plonger les prix du pétrole vers le bas. Et l’offre de pétrole va baisser. Jean-Marc Jancovici
"La transition énergétique qui va se faire sans qu'on s'en rende compte, c'est que l'après ne pourra pas revenir au niveau de l'avant parce qu'il n'y aura pas assez de pétrole. Donc, une partie du tourisme ne pourra pas revenir. Quoi qu'on fasse, une partie des déplacements ne pourra pas revenir quoi qu'on fasse tout comme une partie de l'économie."
Les conséquences d'une transition faite de force
On va opérer graduellement une transition de force car on a pas voulu faire celle qui était de gré. En ce moment la transition énergétique est une diminution de la consommation subie. En France comme dans beaucoup de pays européens, on voit la transition énergétique comme une évolution technologique dans un univers en croissance. On a des lois en France de « croissance verte ». En fait, la transition énergétique va passer par une privation du pétrole, du charbon et du gaz. Donc toute cette production va se contracter et l’économie va elle-même se contracter. Et la grande question est d'organiser un monde dans lequel il n’y a pas de plus en plus mais de moins en moins. Jean-Marc Jancovici
"Dans un monde qui se réchauffe de quelques degrés, disons 4 à 5 degrés d'ici à 2100, il y aurait à partir de 2070 entre 1,5 et 3 milliards d'hommes sur terre qui devraient vivre dans des conditions qui sont plus chaudes que le Sahara actuel. Et il y aurait 1 milliard de personnes qui vivraient donc dans des zones dans lesquelles, à peu près tous les jours de l'année, les conditions extérieures seraient mortelles."
Va-t-on vers un vrai changement de modèle ?
"Remplacer du nucléaire qui ne fait pas de CO2 par de l'éolien ou du photovoltaïque qui n'en font pas non plus en fonctionnement, ça ne fait rien gagner. Et comme par ailleurs, il faut dépenser plus de CO2 pour faire le panneau pour faire de la centrale nucléaire. En fait, on peut même perdre quand on remplace par du photovoltaïque. (..) Le grand paradoxe, c'est que développer du solaire et de l'éolien augmente le risque nucléaire et non pas le baisse. Ce qu’on est en train de faire est le parfait exemple d’un problème mal compris."
La chose la plus évidente pour remplacer une voiture qui consomme 6L/100km, c'est de la remplacer par une voiture qui consomme 2L/100Km. Il y a aussi le passage sur le vélo, le vélo électrique en particulier, est quelque chose qui a un potentiel très important dès que vous avez 10 ou 15 km à faire, parce que c’est un vélo sans effort. Le problème du vélo électrique, c'est de construire des pistes cyclables pour avoir une voirie séparée pour les vélos. Et pour vous donner un ordre de grandeur avec l'argent qu'on a déjà mis ou déjà promis de mettre dans l'éolien et le solaire à fin 2018, c'est-à-dire 120 milliards d'euros, on aurait pu doubler toutes les routes en France d'une piste cyclable. Jean-Marc Jancovici
-> rss http://rf.proxycast.org/d9980bfd-de7b-4b47-9d0b-52b088529249/13983-14.05.2020-ITEMA_22339705-3-1779455909.mp3
Connu / https://twitter.com/JMJancovici/status/1260843944600055809
"
Jean-Marc Jancovici @JMJancovici · 10h
était invité sur France Culture , à nouveau par Guillaume Erner : "Nous nous dirigeons vers un monde où nous aurons moins de moyens pour plus de problèmes" - 17 - 111 - 220
"
Ndlr : "comment on organise une forme de sobriété" n'est pas une phrase relevée :-( dommage car elle est essentielle !
quelques phrases transcrites en +
"charbon, pétrole et gaz sont à la baisse ... récessif ... moins de matière et d'énergie, plus de résilience ... le solaire et l'éolien font baisser le nombre d'heures de fonctionnement des centrales et donc augmenter le risque nucléaire ????!!!! Fesseinheim tout avait été changé sauf la cuve donc on la surveille, on peut donc prolonger à 60 ans comme les usa ; l'EPR pas la meilleure option. ENR 1000x plus de surface, 100x plus de matières que le nucléaire ; le covid-19 fait avancer les prises de conscience pour l'urgence climatique ; ... "
Jean-Marc Jancovici @JMJancovici · 1 mai
Dernier article de Jancovici dans l'Express : En route vers les énergies renouvelables !
Article en entier : https://facebook.com/jeanmarc.jancovici/posts/10159269522692281
lexpress.fr 16 - 32 - 88 ->
"Demain, faute de combustibles fossiles disponibles, les énergies vertes s'imposeront. Comme hier, avant la révolution industrielle.
L'avenir sera renouvelable, c'est une évidence! Depuis que la question se pose de savoir comment nous allons juguler le changement climatique, toutes les réponses partagent une même conviction : il va falloir plus de renouvelables, jusqu'au moment où nous n'aurons plus que cela.
Et, même dans le contexte actuel, où les "contreparties environnementales" demandées aux entreprises à qui l'Etat tend légitimement la main sont anecdotiques voire inexistantes, la seule politique où il a été dit et répété que les milliards seront bien là demeure la poursuite du développement des énergies renouvelables.
Les énergies renouvelables ont longtemps dominé le monde
Mais ces énergies renouvelables sont pleines de surprises. Tout d'abord, en les regardant, on inverse le cours du temps : ce n'est pas tant l'avenir que l'on contemple, mais le passé. En effet, un monde 100 % renouvelable, c'est celui dans lequel l'humanité a vécu depuis ses origines jusqu'à l'apparition des combustibles fossiles, quand le charbon a commencé à remplacer le bois dans les forges, les poêles (pour se chauffer), les fours, et les premières machines à vapeur fournissant de la force mécanique.
Avant cela, c'est le vent et l'eau qui faisaient tourner les moulins (connus depuis l'Antiquité, et dont les barrages modernes ne sont qu'une version améliorée); c'est l'animal de trait - renouvelable et mangeant de l'herbe qui l'est tout autant - qui fournissait la force mécanique du transport et de l'agriculture; c'est le vent, la rame (donc le marin ou le galérien, parfaitement renouvelables!) ou le cheval (sur les chemins de halage) qui faisaient avancer le bateau; c'est le soleil (renouvelable) qui séchait les cultures...
Et en 1900, ce sont encore les énergies renouvelables qui dominaient l'approvisionnement mondial, le bois représentant 55 % du total des kilowattheures utilisés sur terre, devant le charbon - 42 % -, et le pétrole - 2,3 % seulement. Il faudra attendre 1906 pour voir les fossiles dépasser les renouvelables, puis grimper jusqu'à 80 % du total au moment des chocs pétroliers, valeur qui est quasi la même aujourd'hui, après deux décennies de discours martiaux sur le climat ("la maison brûle" de Chirac, c'était en 2002)... qui n'ont rien changé.
Vers un épuisement inéluctable des combustibles fossiles
Mais, si on y réfléchit bien, le "nucléaire" aurait aussi pu être une bonne réponse. Car toutes les énergies que nous utilisons sur terre sont issues de près ou de loin de l'énergie nucléaire. Le soleil - qui nous donne son énergie - n'est rien d'autre qu'un gros réacteur à fusion! La photosynthèse permise par son rayonnement donne du bois, qui peut donc être vu comme un dérivé du nucléaire. La chaleur solaire permet le cycle de l'eau qui produit l'hydroélectricité, et le cycle de l'air qui permet l'énergie éolienne et la marine à voiles...
A l'avenir, abandonner les combustibles fossiles ne sera pas une option : mettant des centaines de millions d'années à se former, ils sont épuisables, et nous en aurons de moins en moins à disposition, que cela nous plaise ou non.
En revanche, que nous puissions les remplacer un pour un par des renouvelables est extrêmement peu probable. Si les moulins à vent et à eau, le bois et le rayonnement solaire avaient été suffisants pour permettre le développement industriel que nous avons connu, et par la suite ce monde urbain, avec peu de travail et pléthore d'objets à consommer, plein de temps libre et des déplacements faciles, comment expliquer que ce monde ne soit pas survenu avant l'extraction du charbon, puis du pétrole et du gaz? L'avenir sera peut-être un jour à nouveau 100 % renouvelable. Mais sûrement pas dans les conditions figurant actuellement dans les programmes électoraux."
(publié par Joëlle Leconte)
"
Ndlr : ce n'est pas un poisson d'avril, JMJ découvre le scénario négawatt ! sobriété, efficacité, ENR, est-il malade ?! => Q
Mots clés : énergie ; bilan ; consommation d'énergie ; production d'énergie ; compte satellite
-> détails à https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/bilan-energetique-de-la-france-pour-2018?rubrique=19&dossier=170
Connu /
"
Paul Neau @PaulNeau 11:14 AM · 25 avr. 2020 - 28 Retweets 31 J'aime
+
1 sur 3.
Tout d'abord pour le volet électricité, la "production" nucléaire primaire est de 104 Mtep ;
mais les deux tiers (la faute à Carnot) sont des pertes (dans les fleuves, l'atmosphère, la mer),
et seulement un tiers est utilisable.
Un système pas très efficace.
2 sur 3.
De façon globale, 258 Mtep de ressource primaire ont été prélevés dans la nature
pour une consommation finale de 152 Mtep,
soit des pertes égales à 41% :
2 unités d'énergie sur 5 sont gaspillées.
3 sur 3.
Le vrai taux d'indépendance énergétique en énergie primaire est de 11,7% (total des renouvelables et des déchets). Le taux officiel est lui de 54,7% car l'énergie nucléaire est supposée "produite domestiquement" et car il intègre les pertes des réacteurs nucléaires !
duahcim niala @symbollum · 12h En réponse à @PaulNeau
Bonjour, tableau intéressant mais pourriez vous nous communiquer les sources et si possible un lien vers ces informations. Merci
Mathilde Tessier @MathildeTessie1 · 7h
Ça vient du bilan énergétique de la France, ça se trouve très facilement dans n'importe quel moteur de recherche :)
duahcim niala @symbollum · 6h Merci, j'ai trouvé
Bernard Martin @bernardmartin86 · 4h En réponse à @PaulNeau
Sauf qu'on s'en fout des rendements du nucléaire quand la consommation en ressource non-renouvelables est 10 à 20x inférieur aux "renouvelables" (d'ailleurs pourquoi ne pas parler de leurs "rendements" ?)...
C'est pas fameux, les "experts" dans le lobby anti-nucléaire.
"
Aurélie Barbaux Engie , Environnement , Gaz naturel , Transition énergétique , Gaz renouvelable
Dossier Face à des feuilles de route climat et énergie qui veulent sortir le gaz naturel du mix énergétique français, les gaziers misent tout sur les gaz renouvelables.
À fin 2019, la France comptait 827 unités de production de biogaz, dont 693 agricoles
Comme l’Allemagne qui veut sortir du charbon d’ici à 2038, la France voudrait, elle, sortir du gaz naturel d’ici à 2050. Représentant 20 % de l’énergie finale consommée dans l’Hexagone, "il devra être supprimé du mix énergétique de 2050", selon la nouvelle programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), dont on attend sous peu le décret.
Corinne Lepage a retweeté
Construction21.fr @Construction21F · 16h
[#Confinement - webinar] Webinaire HLA n°2 - #résilience, Décentralisation énergétique et #autoconsommation collective avec @corinnelepage
@HLAvocats
https://bit.ly/3exy95X #autoconsommation
[#Confinement - webinar] Webinaire HLA n°2 - Résilience, Décentralisation énergétique et autocons...
Le Cabinet Huglo Lepage Avocats vous souhaite la bienvenue pour une série de Webinaires consacrés à la résilience et aux possibilités qu'offrent le droit aujourd'hui pour développer notre "capacité...
construction21.org
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Mária Telkes (1900 — 1995) est une chimiste et biophysicienne américaine d’origine hongroise, plus connue pour son invention du distillateur solaire et du premier système de chauffage solaire conçu pour les résidences. Elle a également inventé d’autres appareils capables de stocker l’énergie captée par la lumière du soleil.
En 1937, elle devient ingénieure de recherche chez Westinghouse Electric. Elle y développe des instruments qui convertissent la chaleur en énergie électrique ; cependant, elle fait ses premières incursions dans la recherche sur l’énergie solaire en 1939. Cette année-là, dans le cadre du projet de conversion de l’énergie solaire au MIT, elle travaille sur des dispositifs thermoélectriques alimentés par la lumière du soleil.
...
distillateur solaire capable de vaporiser de l’eau de mer et de la recondenser en eau potable
...
première résidence moderne au monde chauffée à l’énergie solaire. La maison est construite à Douvres dans le Massachusetts, en 1948. Des capteurs solaires en forme de boîte captent la lumière du soleil et réchauffent l’air dans un compartiment entre une double couche de verre et une feuille de métal noire. De l’air réchauffé est ensuite canalisé dans les murs, où il transfère de la chaleur aux sels de Glauber (sulfate de sodium cristallisé) pour le stockage et l’utilisation ultérieure.
... améliore la technologie des échangeurs de chaleur
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En 1980, elle aide le département américain de l’Énergie dans le développement de la première résidence solaire-électrique au monde, qui est construite à Carlisle, dans le Massachusetts.
Jusqu’à la fin de sa carrière, Telkes a continué à développer des applications d’énergie solaire et a reçu plusieurs brevets pour son travail. Sa vie et son travail de recherche appliquée sont exemplaires dans le domaine des énergies renouvelables.
Energie - Changements climatiques
Energie, Politique climatique, Politique-Société, Administrations, Entreprises, Biodiversité, Ecologie politique, Accord de Paris, Transition énergétique, débat public
Les débats sur le "monde de demain" fleurissent. Chacun dans leur coin, les changeurs de paradigme imaginent l'après Covid-19, en piétinant allègrement le seul projet européen actuellement sur la table.
...
Ces interpellations, ces incantations, ces débats sont-ils utiles? On peut en douter. Organisé en pleine crise, ils font réagir à chaud des confinés qui n’imaginent pas l’ampleur des conséquences de la pandémie. «Certains économistes allemands prédisent une chute du PIB de l’Allemagne de 9% en 2020. Le chiffre est raisonnable et il n’y a guère de motif pour qu’il en aille autrement en France et, pire encore peut-être, en Italie, au Royaume-Uni, en Suisse, aux Pays-Bas et, surtout aux États-Unis», annonce l’ancien économiste en chef de l’Agence française du développement (AFD) Gaël Giraud. Une estimation confirmée, le 14 avril, par le ministre français du de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin. En 2009, la crise financière avait fait reculer l’activité économique de 2,9 %. «Seulement».
«optimisme un peu naïf»
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[1] A l’heure où nous mettons en ligne, 550.000 cas ont recensés et 21.700 morts.
[2] Les pertes pour l’année du secteur sont estimées à 250 milliards de dollars. 25 millions d’emplois sont menacés, estime l’IATA.
19 novembre 2018
Vassily Kandinsky, Cercles dans un cercle, 1923.
Il est devenu courant d’entendre de nos jours des propos sur « l’effondrement de LA société industrielle ». Mais c’est sans doute trop simpliste. Nous soutiendrons dans cet article que, en certains lieux, le capital informationnel qui caractérise cette civilisation (techniques, procédés, savoir-faire, organisations… ) continuera d’augmenter, ainsi que la résilience au réchauffement climatique et à la déplétion des ressources.
Nous partirons de la définition de l’effondrement de Joseph Tainter, un des pionniers de l’approche scientifique de cette notion. Elle tient en 3 points : 1/ Plus une société est complexe, plus elle requiert de l’énergie ; 2/ Après avoir épuisé l’énergie bon marché et la dette abordable, elle perd sa capacité à résoudre ses problèmes ; 3/ L’effondrement est la simplification rapide d’une société.
Cette définition lie l’effondrement à la notion de complexité, et celle-ci aux flux énergétiques. C’est un lien qu’étudie aussi la thermodynamique, en particulier à partir des travaux de Igor Prigogine sur les structures dissipatives1: ce sont des structures qui reçoivent un flux énergétique de l’extérieur, mais qui créent des formes d’organisation à l’intérieur via importation et mémorisation de l’information. L’eau qui bout dans une casserole est l’image classique d’une telle structure, mais c’est aussi valable pour les cellules qui mémorisent l’information dans l’ADN, et pour les sociétés humaines qui la mémorisent via la transmission culturelle.
l’évolution biologique se traduit par une augmentation de la complexité (des organismes eucaryotes aux animaux), qui a pour support une information stockée dans les gènes sous forme d’ADN. Selon la théorie darwinienne, les gènes se répliquent, évoluent par altérations et fusions, et transmettent les changements favorables à leur descendant. Ils augmentent ce faisant leur capacité à se perpétuer et à s’adapter à l’environnement, c’est-à-dire à ‘résoudre les problèmes’ selon les termes de Tainter.
L’évolution de la culture humaine est similaire. Les pratiques agricoles par exemple se transmettent de génération d’agriculteurs à la suivante, via le langage, l’imitation, les livres ou, plus récemment, Internet. Elles peuvent évoluer par le hasard ou l’adaptation de pratiques développées par ailleurs. Les pratiques les plus efficaces augmentent la résilience des sociétés qui les adoptent2, ce qui renforce leur diffusion. Il en est de même pour les pratiques militaires, les savoir-faire pour fabriquer des objets, les capacités à échanger ou à organiser une société en croissance démographique, etc3.
Ces évolutions peuvent être considérées comme l’évolution d’algorithmes.
...
1 Lire François Roddier “Thermodynamique de l’évolution” pour en savoir plus
2 Lire Jarred Diamond “De l’inégalité parmi les sociétés” ; L’histoire de la Grande Peste de 1346 est aussi un bon exemple de résilience à un cataclysme permise par le progrès technologique : lire Michel Lepetit https://bit.ly/2qutedZ
3 Le concept de Mème est intéressant pour étudier ces évolutions:https://bit.ly/2FeDGRl
4 Lire Yuval Noah Harari pour de long développements de cet argument, en particulier ‘Homo Deus”
5 Nous développons cet aspect dans d’autres articles, par exemple:
http://nxu-thinktank.com/et-si-les-algorithmes-dia-evoluaient-egalement-suivant-des-lois-darwiniennes
6 Pour approfondir, lire ;http://decroissance.blog.lemonde.fr/2016/11/18/algorithmes_et_decroissance/
7 Par exemple Meadows dans:https://lemde.fr/2QqGc7O
17 avril 2015
De l’énergie est nécessaire pour réduire le taux de récession économique. Problème : elle ne peut venir des fossiles … et pas assez des renouvelables, selon Thierry Caminel, dans cette présentation glaçante sur le cannibalisme énergétique de notre civilisation. Si le taux de décroissance est trop fort, c’est la stabilité des sociétés qui est en jeu. Il faut donc réduire ce taux d’une manière ou d’une autre…
Lire la présentation de Thierry Caminel https://docs.google.com/presentation/d/1Ot_V5G_UM7NKMwkhNJpWq-hsdzLM1aAMZah2Pq1szxo/edit#slide=id.ga60605352_021
Auteur: ThierryCaminel https://www.institutmomentum.org/author/thierrycaminel/
Ndlr : analyse intéressante mais est-elle complète ? partialité ? Questionner ACT quid de la médiation, des peuples premiers, etc ?
Environnement
Business Developper dans le secteur de l'énergie - Basée aux Etats-Unis
Les idées reçues collent à la peau du Texas. Pourtant, le « ol’ money » ou vieil argent des compagnies gazières et pétrolières du Lone Star State s’éclipse peu à peu. Le Texas est aujourd’hui le premier état producteur d’énergie éolienne aux Etats-Unis, loin devant la Californie, qu’il concurrence déjà avec une politique très agressive en faveur des énergies renouvelables. La pandémie que le monde traverse actuellement ébranle également le secteur pétrolier, qui peine à renouer avec des perspectives de croissance à long terme.
...
Tout est plus grand au Texas.
Les sceptiques rappelleront que 223 des 254 contés de l’Etat produisent aujourd’hui soit du pétrole, soit du gaz et que le Texas représente à lui seul près de 30% de la production de pétrole américaine. Ce secteur est d’ailleurs toujours en développement au vu de l’investissement massif dans le gaz de schiste. Pour autant, l’ombre des « stranded assets » ou actifs bloqués planent sur ces projets. La pression croissante d’une décentralisation de la production énergétique vers des sources vertes et de leur prix à la baisse pourrait vite rendre ces investissements caduques.
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Depuis 2007, le secteur de l'énergie est entièrement ouvert à la concurrence. Mais il faut remonter encore dans le temps, à la fin des années 90, pour connaître une série de lois libérales qui va démembrer pierre après pierre le service public incarné par EDF et GDF.
Faute d'information, le citoyen lambda mesure mal les conséquences de cette dérégulation.
Un film de Gilles Balbastre.
.#Énergie #EDF #Macron
Catégorie Actualités et politique 190 commentaires
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Visioconférence proposée le 18/11/2019, aux contributeurs de la campagne de financement participatif organisée par l'Association négaWatt en faveur de son projet de scénario européen de transition énergétique.
Intervenant : Stéphane Baly, membre de la Compagnie des négaWatts et Barbara Nicoloso, chargée de mission à Virage Énergie
- Télécharger la brochure de 12 pages sur la sobriété énergétique dans le scénario négaWatt : https://negawatt.org/La-sobriete-energetique
- En savoir plus le scénario négaWatt France 2017-2050 : https://www.negawatt.org/Scenario-negaWatt-2017-2050
- En savoir plus sur le projet de scénario européen : https://www.negawatt.org/Scenario-eur.opeen
- Soutenir l'action et les travaux de l'Association négaWatt : http://bit.ly/soutenir-negawatt
- En savoir plus sur Virage Énergie : www.virage-energie-npdc.org/association
Catégorie Organisations à but non lucratif
Connue / https://twitter.com/nWassociation/status/1248269557233582080
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Association négaWatt @nWassociation · 11h #Vidéo Ordinateur
La #sobriété énergétique, un levier pour la transition ? Une visioconférence animée par @nWassociation et @VirageEnergie - 28 Ko - 1 - 7 - 5
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&
https://twitter.com/nWassociation/status/1248269560349954051
"
Association négaWatt @nWassociation · 11h
ℹ En complément, n'hésitez pas à lire et partager la brochure dédiée à la sobriété énergétique dans le scénario négaWatt : https://negawatt.org/La-sobriete-energetique
Image 68 Ko - 0 - 3 - 6
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Transcription : ... pyramide de Maslow des usages de l'énergie ... un jeu est plus efficace qu'un guide ... la honte de l'avion, trains de nuit de longue distance ... évolution des normes sociales pour répondre à l'urgence climatique ... sobriété subie ... plan d'action ... sens et intérêt commun = projet de société ...
|Général|Commentaires fermés
Selon un rapport de BloombergNEF, la baisse des prix de l’éolien et de l’énergie solaire vont favoriser la montée en puissance de l’hydrogène vert. Et le déploiement de cet hydrogène pourrait contribuer à faire baisser de 34% les émissions de CO2. Le rapport estime qu’il pourrait être utilisé dans des secteurs très dépendants des produits fossiles comme la production d’acier, le transport lourd, la navigation maritime et la production de ciment.
Bloomberg entrevoit un prix au kg compris entre 0,8 et 1,6 $ avant 2050, ce qui le rendrait compétitif face au gaz naturel dans des pays comme l’Allemagne, le Brésil, la Chine et l’Inde.
Toutefois, pour être déployé massivement, l’hydrogène vert nécessite un soutien clair des gouvernements et l’application de règles strictes concernant la neutralité carbone.
L'énergéticien français ne rémunérera pas ses actionnaires cette année, à commencer par l'Etat qui contrôle 24 % du capital, explique son président Jean-Pierre Clamadieu. Une économie de 1,9 milliard d'euros au moment où Engie est contraint de retirer ses prévisions financières en raison de la pandémie.
Énergie & Environnement
Ce n'était jamais arrivé depuis la naissance en 2008 de GDF-Suez, devenu Engie. L'énergéticien français a annoncé mercredi soir qu'il annulait le dividende de 80 centimes par action qu'il devait verser cette année. « C'est une décision difficile pour nos actionnaires, que nous prenons dans un esprit de responsabilité vis-à-vis de toutes nos parties prenantes, explique Jean-Pierre Clamadieu, le président d'Engie, aux « Echos ». Nous conserverons ainsi une meilleure flexibilité financière alors que nous abordons une crise d'une ampleur et d'une durée inconnue ». Le groupe a également suspendu ses prévisions financières, comme beaucoup d'entreprises cotées ces derniers jours.
L'annulation du dividende a été décidée lors d'un conseil d'administration qui s'est tenu en vidéoconférence mercredi après-midi. L'Etat actionnaire, qui détient près de 24 % du capital, a sans nul doute pesé dans ce sens au moment où le débat sur le recours des grandes entreprises à la solidarité nationale prend de l'ampleur. Les syndicats d'Engie avaient écrit au ministre de l'Economie Bruno Le Maire la semaine dernière pour demander la suspension du dividende.
...
Traduit en fr / https://www.facebook.com/notes/jean-marc-jancovici/les-%C3%A9conomies-ne-pourront-pas-se-redresser-apr%C3%A8s-les-arr%C3%AAts-de-production/10157466062803191/
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Les économies ne pourront pas se redresser après les arrêts de production / Jean-Marc Jancovici·Mercredi 1 avril 2020·Temps de lecture estimé : 18 minutes Public
Article de Gail Tverberg publié sur son blog Our Finite World le 31 Mars 2020
Les citoyens semblent réclamer des fermetures pour empêcher la propagation de COVID-19. Il existe cependant une difficulté majeure. Une fois qu'une économie a été fermée, il est extrêmement difficile pour elle de revenir au niveau qu'elle avait atteint auparavant. En fait, plus l'arrêt dure longtemps, plus le problème risque d'être critique. La Chine peut fermer son économie pendant deux semaines au cours du Nouvel An chinois, chaque année, sans trop de dommages. Mais, si l'arrêt est plus long et plus étendu, des effets néfastes sont probables.
L'une des principales raisons pour lesquelles les économies du monde entier auront du mal à redémarrer est que l'économie mondiale était en très mauvaise posture avant le choc du COVID-19 ; la fermeture de pans entiers de l'économie pendant un certain temps entraîne un nombre encore plus important de personnes à bas salaires ou sans emploi. Il sera très difficile et très long de remplacer les entreprises en faillite qui ont fourni ces emplois. ... Les règles de distanciation sociale ont un impact beaucoup plus négatif sur l'économie d'aujourd'hui que sur celle d'il y a 100 ans. ... Les fausses informations (en réalité de la propagande) publiées par la Chine tendaient à renforcer l'attente que les fermetures pourraient vraiment être utiles. Mais si l'on regarde la situation réelle, les travailleurs chinois se retrouvent nouvellement licenciés alors qu'ils tentent de retourner au travail. Cela entraîne des protestations dans la région de Hubei. ... Un problème très grave est le fait que les prix de nombreux produits de base (dont le pétrole, le cuivre et le lithium) vont tomber bien trop bas pour les producteurs, ce qui entraînera une rupture des approvisionnements. On peut s'attendre à ce que des chaînes d'approvisionnement brisées entraînent la perte de nombreux produits auparavant disponibles. En fin de compte, l'économie mondiale pourrait s'effondrer.
...
Atteindre les limites des ressources est parfois décrit comme "La population a dépassé la capacité de charge de la terre". Le groupe de personnes vivant dans la région ne pouvait pas cultiver suffisamment de nourriture et de bois de chauffage en utilisant les ressources disponibles à l'époque (telles que les terres arables, l'énergie du soleil, les animaux de trait et la technologie de l'époque) pour leur population croissante.
Les effondrements ont été étudiés par de nombreux chercheurs. Dans leur livre Secular Cycles, Peter Turchin et Sergey Nefedov analysent huit économies agricoles qui se sont effondrées.
...
Les économies ont tendance à croître pendant de nombreuses années avant que la population ne devienne suffisamment élevée pour que la capacité de charge des terres qu'elles occupent soit approchée. Une fois la capacité de charge atteinte, elles entrent dans une phase de stagflation, au cours de laquelle la croissance de la population et du PIB ralentit. La dette croissante devient un problème, tout comme les disparités de salaires et de richesses.
...
le cycle économique actuel a commencé avec l'utilisation des combustibles fossiles dans les années 1800. L'économie mondiale a connu une période de stagflation dans les années 1970, lorsque l'approvisionnement en pétrole a été limité pour la première fois. La Grande Récession de 2008-2009 semble marquer le début de la période de crise dans le cycle actuel. Si j'ai raison dans cette évaluation, l'économie mondiale est dans la période où nous devrions nous attendre à ce que des crises, telles que des pandémies ou des guerres, se produisent.
...
La plupart des économistes n'ont pas compris que les économies sont, en termes physiques, des structures dissipatives. Il s'agit de systèmes auto-organisés qui se développent, du moins pendant un certain temps. Les ouragans (alimentés par l'énergie de l'eau chaude) et les écosystèmes (alimentés par la lumière du soleil) sont d'autres exemples de structures dissipatives. Les êtres humains sont également des structures dissipatives ; nous sommes alimentés par le contenu énergétique des aliments. Les économies ont besoin d'énergie pour tous les processus que nous associons à la génération du PIB, tels que le raffinage des métaux et le transport des marchandises. L'électricité est une forme d'énergie.
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La croissance de la consommation d'énergie est en corrélation avec la croissance de l'économie mondiale
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Les fermetures ont temporairement réduit les protestations, mais elles ne règlent certainement pas les situations sous-jacentes. Au contraire, les fermetures augmentent le nombre de personnes ayant des salaires très bas ou aucun revenu. Les fermetures réduisent également la quantité totale de biens et de services disponibles à l'achat, quel que soit le montant ajouté au système. De nombreuses personnes finiront par s'appauvrir réellement.
Dès que les fermetures prendront fin, il sera évident que l'économie mondiale est en plus mauvais état qu'elle ne l'était avant la fermeture. Plus les fermetures dureront, plus l'économie mondiale sera en mauvais état. Ainsi, lorsque les entreprises redémarreront, nous pouvons nous attendre à encore plus de protestations et à des politiques de division. Certains gouvernements peuvent être renversés ou s'effondrer sans être poussés. Je crains que l'économie mondiale ne s'effondre encore davantage.
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Ndlr : approche "business as usual" sans UN MOT sur l'URGENCE CLIMATIQUE :-(
Fait mesurer le défi que nous avons devant nous pour PLPDLA...
Le gouvernement luxembourgeois a adopté le 7 février dernier son plan national intégré en matière d’énergie et de climat (PNEC) pour la période 2021-2030. Il illustre les politiques et les mesures devant permettre d’atteindre les objectifs nationaux ambitieux en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre (-55%), augmentation de la part des énergies renouvelables (25%) et amélioration de l’efficacité énergétique (de 40 à 44%) à l’horizon 2030.
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Votum Klima l’a décrypté pour vous et propose quelques éléments à y introduire ou à renforcer pour atteindre les objectifs
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données collectées / Greenpeace Luxembourg pour le compte de la coallition Votum Klima https://www.votumklima.lu/fr/bienvenue-3/ et ne seront pas partagées à des tiers. Ces données ne seront pas utilisées par Greenpeace sans votre consentement.
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Madame la Ministre Dieschbourg, Monsieur le Ministre Turmes, Gouvernement Luxembourgeois, À l'attention des ministres - Consultation publique au sujet du PNEC
Je salue expressément les objectifs climatiques ambitieux par lesquels le gouvernement luxembourgeois entend honorer ses engagements par rapport à l'Accord de Paris sur le climat au niveau national, et contribuer ainsi à limiter l'ampleur du réchauffement global à 1,5 degré d'ici 2050.
Le plan national énergie et climat (PNEC) comprend de nombreuses mesures bienvenues que le gouvernement luxembourgeois veut mettre en œuvre. Toutefois, il doit être complété par des mesures supplémentaires et concrètes :
- Il manque une définition et une description claires des mesures prioritaires du PNEC, un calendrier concret, une estimation des effets attendus (réduction du CO2, etc.) et une estimation des ressources financières nécessaires.
- Les agrocarburants ne sont pas une solution, et leur effet négatif sur l’humain, la biosphère et le climat ont été prouvés. Une sortie des agrocarburants est indispensable!
- Comme le Luxembourg mise résolument sur la carte de la croissance forte et progressive (économie, main-d'œuvre, construction et logement), il devrait au moins y avoir des prévisions fiables sur les émissions qui en résultent. Sous quelle forme le plan sera-t-il révisé en conséquence ? Le dogme de la croissance sera-t-il remis en question?
- Il est clair que nous devons sortir de l'économie fossile le plus rapidement possible. Cela doit se faire d'une part par des incitations financières, et d'autre part par la taxation de la consommation de combustibles fossiles. Nous devons rapidement mettre fin à l'exportation destructrice de l'essence et du diesel en augmentant les droits d'accises sur le carburant à la station-service. La taxe sur le CO2, dont on a beaucoup parlé, est également un moyen efficace, à condition qu'elle soit fixée à un niveau suffisamment élevé. De nombreux experts considèrent que les 20€/tCO2 proposés comme taxe d'entrée sont trop faibles et suggèrent un taux minimum de 40€ ou plus. Je me joins à cet avis. Il est également important de planifier la hausse continue de ce taux à plus longue durée qu’actuellement prévu.
- J'attends que l'accompagnement social des mesures du PNEC soit efficace, juste et équitable. En parallèle à la mise en œuvre du PNEC, une réforme fiscale sera bientôt à l'ordre du jour au niveau national. Cela offre la possibilité de taxer davantage les produits, activités et modes de consommation nuisibles au climat et à l’environnement ainsi que de soutenir des activités et produits soutenables. Il va sans dire que le principe de la justice sociale doit être respecté par la réforme fiscale.
- Enfin, je demande le retrait des fonds d'investissement étatiques et paraétatiques des firmes, activités et produits nuisibles au climat et à l’environnement, comme par exemple l’industrie nucléaire ou la production de combustibles fossiles. Pour que le secteur financier durable (green finance) puisse apporter une contribution positive à la protection du climat, ses nouveaux produits financiers doivent respecter des obligations d'informations et de reporting complètes, notamment en ce qui concerne leur impact sur le climat et la biodiversité.
La protection du climat et de la biodiversité passe par la modification des conditions structurelles qui déterminent notre mode de vie - il est temps de les changer !
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Production d’électricité par filière
Le mix énergétique de l’électricité française est publié en temps réel grâce aux données issues de télémesures et d’estimations, ainsi que sous forme d’historiques. Sur cet écran sont présentées les filières de production nucléaire, gaz, charbon, fioul, hydraulique, éolien, solaire et Bioénergies. Ces informations sont complétées par deux rubriques : le pompage hydraulique et le solde imports / exports avec l’étranger. Vous avez la possibilité d'afficher les données sur une ou plusieurs journées (jusqu'à 8 semaines).
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Production d’électricité par filière découpée en "technologies" :
- La filière gaz se décompose en TAC1, Cogénération, CCG2 et Autres gaz,
- La filière Fioul se décompose en TAC, Cogénération et Autres fioul,
- La filière Hydraulique se décompose en Fil de l’eau et éclusée, Lacs et STEP Turbinage,
- La filière Bioénergies se décompose en Biogaz, Biocombustibles Solides (Bois énergies et autres biocombustibles solides) et Déchets (ménagers et papetiers)
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Jean-Marc Jancovici était invité à la FMES (Fondation Méditerranéenne d'Etudes Stratégiques) de Toulon le 5 mars 2020 sur le thème : Réchauffement climatique et enjeux sécuritaires
Diaporama à télécharger : (à suivre)
Vidéo originale : https://www.youtube.com/watch?v=MbbwWj33bso
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Jean-Marc Jancovici - Réchauffement climatique et enjeux sécuritaires
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•13 mars 2020 FMES FRANCE 52 abonnés
Jean-Marc Jancovici est fondateur et président du think tank The Shift Project, créé en 2010. Il est co-fondateur et associé de Carbone 4, société créée en 2007 qui fournit conseil et données au monde économique pour se confronter au défi énergie climat. Il est également professeur à Mines Paris Tech depuis 2009, et membre depuis 2018 du Haut Conseil pour le Climat, créé auprès du Premier Ministre. Il est auteur de 7 livres, d'un site internet (jancovici.com), et de nombreux articles pour vulgariser les questions relatives à l’énergie et au changement climatique. Il est ancien élève de l'Ecole polytechnique et de Telecom ParisTech.
Catégorie
Organisations à but non lucratif
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Catégorie Science et technologie 21 commentaires
Transcription : ...
1:43:00 nous sommes face à deux alternatives : soit on ne fait rien et on aura la guerre partout [sur terre], soit on met en oeuvre une économie de guerre [et le coronavirus a de positif qu'il nous en donne à voir un échantillon]. Dit autrement, ou bien c'est "ceinture" ou bien on se tape dessus. C'est très exactement ce qu'on a confié à la convention climat. Le "père Macron" s'est carrément défaussé sur ce dilemme. Ils vont bien réfléchir un peu, mais ils ne vont pas pouvoir, ce n'est pas possible. ... Le million de réfugiés syriens en europe, ce n'est que le début. Et si nous étions à leur place, nous ferions pareil. Donc on a un tout petit sujet de stabilisation de ces populations chez eux. ...
ndlr : Discours encore plus limpide et complet que d'habitude. Mais comme d'habitude, ne peut pas s'empêcher de lâcher une vacherie sur les ENR !
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Pour l’environnement, pour notre avenir et celui de nos enfants, sortons du nucléaire. Cette énergie ne sauvera pas le climat, car elle donne l’illusion de pouvoir continuer aveuglément comme avant.
.#Désintox rédigé par le groupe thématique Énergie de La France insoumise.
... cout de BURE : 35 milliards ...