Discuté à l’Assemblée nationale jusqu’à la démission du gouvernement Philippe, le projet de loi de finances rectificative (PLFR) a méthodiquement écarté toutes les mesures qui auraient pu permettre un « virage » écologique et social.
Ce n’est plus une faille, c’est un gouffre. Le décalage entre les paroles et les actes du gouvernement ne cesse de se creuser. Quelques jours à peine après « la vague verte » des municipales, l’écologie a fait naufrage à l’Assemblée nationale. La majorité parlementaire La République en marche (LREM) a enterré, lors de l’examen du troisème projet de loi de finances rectificative (le PLFR 3) toutes les mesures susceptibles d’enclencher une transition écologique et sociale. Les débats ont été suspendus vendredi 3 juillet à la suite de la nomination du nouveau Premier ministre Jean Castex mais ils reprendront sûrement dans les prochains jours.
...
• 66 views lemediatv
66 views
Clés : Critique des médias ; Gouvernement
Bon, s’il y a 10 jours vous croyiez encore au renouveau du quinquennat et au contre pouvoir médiatique, j'imagine que vos certitudes sont à présent dissipées. Vous avez vu les médias se transformer en véritable service de propagande :
un "incroyable renouvellement et un casting de personnes hors normes"
"une équipe avec des gens étonnants, proches du terrain, qui connaissent la vie économique du pays".
Et depuis le remaniement, c'est comme ça sur toutes les chaînes d'information en continue, mais aussi dans la plupart des médias mainstream; toujours le même refrain qui loue ce remaniement et reprend sans nuance les éléments de langage du gouvernement.
Pourtant, il y a de nombreuses autres choses à dire sur ce gouvernement.
Depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux, une avalanche de révélations, de précisions ennuyeuses et de rappels des positions des nouveaux ministres s'abat sur la version mielleuse des Ruth Elkrief et autres communicants du gouvernement, montrant à quel point nos médias, pour la majorité d'entre eux, ne constituent plus un contre pouvoir, mais un tapis rouge (une serpillère) sur laquelle le pouvoir peut s'essuyer les pieds avec la réalité et le contradictoire.
Ce gouvernement qui semble être la dernière tentative désespérée du chef de l'État pour ne pas perdre totalement la main, est déjà extrêmement bancal, n'inspire pas du tout la confiance, et laisse présager le pire.
Bref, des éléments et des faits que vous n'entendrez JAMAIS sur BFMTV etc.
Connu / https://twitter.com/LeMediaTV/status/1281860780586143745
"
Le Média @LeMediaTV REMANIEMENT : CE QUE VOUS N'ENTENDREZ JAMAIS SUR BFMTV, CNEWS & CIE
"Un ministre de l'intérieur accusé 2 fois de viol, un ministre du budget qui pourrait être le prochain Jérome Cahuzac... Petit best of des casseroles que se traîne ce nouveau gouvernement." #Remaniement
REMANIEMENT : CE QUE VOUS N'ENTENDREZ JAMAIS SUR BFMTV, CNEWS & CIE Petit best of des casseroles que se trainent ce nouveau gouvernement.
10:00 AM · 11 juil. 2020·
PAUVRETÉ Entretien 3 commentaires
En s’attachant à comprendre comment ont été menées les politiques publiques en direction des pauvres depuis l’après-guerre, le sociologue Frédéric Viguier éclaire d’un regard nouveau la transformation de notre État social. Il rappelle que sans lutte franche contre les inégalités, la pauvreté continue de tisser sa toile.
Mots-clés ATD Quart Monde Frédéric Viguier pauvreté sécurité sociale social
...
Revenant sur les débuts du père Wresinski dans le bidonville de Noisy-le-Grand, la volonté jamais démentie de « faire avec » les populations concernées, l’internationalisme, l’étanchéité idéologique avec la gauche travailliste, cette monographie foisonnante permet de comprendre la difficile position des acteurs associatifs aujourd’hui : incontournables pour leur rôle de pare-feu, radicaux dans leurs critiques, mais impuissants à inverser le rapport de force.
...
clivage entre artisans de la cause des pauvres et artisans de celles des travailleurs ou des salariés ... La cause des pauvres est avant tout défendue par des associations regroupant des gens de classe moyenne, éduqués. Celle des travailleurs par eux-mêmes. Il s’agit donc dans le premier cas d’une forme de délégation, que les associations s’efforcent, ATD Quart monde la première, d’effacer, en impliquant au maximum les concernés.
Par ailleurs, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, il y a un fort attachement du monde ouvrier à sa dignité sociale, au pouvoir de la lutte dans le monde du travail. Au fond, existe un rejet de toute vision un peu misérabiliste sur ce que l’on considère comme étant en deçà de la condition ouvrière. Et notamment ces plus pauvres qui continuent d’exister car ils n’ont pas accès au salariat, qui vivent dans des conditions déplorables, que les organismes représentatifs du monde ouvrier n’ont pas envie de voir ou de prendre en compte. Pour eux, il s’agit juste de la forme la plus extrême du dénuement de la classe ouvrière, pas un groupe qui nécessite un combat spécifique.
Enfin, ce sont des habitus politiques qui se cristallisent autour de ces causes. La cause des pauvres est davantage dans l’attention « ici et maintenant » à l’autre, dans un style de revendications moins inscrites dans un registre de confrontation, dans un système d’alliance dans lequel ne se reconnaît pas la nébuleuse communiste ou travailliste. Inversement du côté des associations, il s’agit de la mouvance de la gauche chrétienne, qui a le souci de trouver du pragmatisme, dans la négociation avec l’État, pour des résultats immédiats.
...
La dimension assurantielle de la Sécurité sociale en a fait la chose des salariés : ils y contribuent par des cotisations sur leurs salaires, cela leur donne des droits, ce n’est pas de la charité. Et ils ont donc même le droit d’en déterminer la direction. La Sécurité sociale est une institution du salariat, sauf qu’une partie des classes populaires n’a pas accès au salariat, y compris pendant les vingt ou trente années de grande croissance économique après la Seconde Guerre mondiale. Cette affirmation doit être nuancée, bien sûr. Ce n’est pas une assurance entendue au sens strict ; la Sécurité sociale a aménagé des formes d’intégration du non-salariat, pour les indépendants, pour les ayants droit, à l’époque les femmes et les enfants des travailleurs salariés, par exemple.
Mais il reste néanmoins que les marges du salariat n’avaient pas accès à la protection sociale de tous. C’est donc bel et bien un vice initial dont les fondateurs avaient conscience et qu’ils espéraient résorber. Jusqu’aux années 1970, la salarisation a progressé, l’intégration des non-salariés dans le régime de Sécurité sociale aussi. Et puis, le mouvement s’est inversé et les marges du salariat se sont élargies. La Sécurité sociale a donc couvert de moins en moins de gens et n’a pas su penser ces marges et ces trous de la couverture sociale. L’une des raisons centrales à cet échec, c’est que le chômage n’a pas reçu dans la Sécurité sociale de l’après-guerre le traitement qu’il aurait mérité. Or il s’agissait d’une grosse menace sur l’avenir des institutions du salariat. In fine, le traitement du chômage, d’autres que moi l’ont écrit, est toujours resté réservé à des salariés stables et n’a pas su ou pas voulu donner une vraie sécurité aux précaires et aux salariés atypiques.
ATD Quart monde, une assocation radicalement démocratique
Un péché originel, qui s’est répété dans la construction de l’assurance-chômage, voire amplifié ces dernières années ?
Absolument. On est de plus en plus dans une logique assurantielle où les droits à indemnisation sont liés à des cotisations préalables, même s’il y a des nuances, des hauts et des bas, des efforts, comme dans les années 1980, pour intégrer le précariat, offrir des droits nouveaux. Mais in fine, l’assurance-chômage s’est scindée en deux, d’une part une espèce d’assurance dont bénéficient très largement les salariés les plus indemnisés, avec des taux parfois très généreux au vu des comparaisons internationales, et un filet très minimal et des contrôles de plus en plus tatillons pour les classes populaires (lire à ce sujet ces travaux http://www.ires.fr/index.php/etudes-recherches-ouvrages/etudes-des-organisations-syndicales/item/6177-quelle-evolution-des-droits-a-l-assurance-chomage-1979-2020).
...
Pierre Laroque effectivement, le « père » de la Sécurité sociale, René Lenoir, le père de l’action sociale et l’inventeur de l’exclusion, et Martin Hirsch, l’homme du RSA. La comparaison entre eux renseigne sur la manière dont l’État social s’est transformé.
...
il y a une telle file d’attente devant l’emploi… Le RSA déplace ainsi la question structurelle de l’absence de travail pour tous à celle de la responsabilité individuelle.
...
Nicole Questiaux, conseillère d’État, entrée en politique chez les socialistes, et qui a écrit avec Jacques Fournier un Traité du social https://www.cairn.info/revue-vie-sociale-et-traitements-2005-3-page-26.htm. En le lisant, trente ans plus tard, j’étais stupéfait par leur niveau de connaissances sociologiques, philosophiques, leur capacité de penser la société, d’avoir des utopies, leur forte volonté de régulation.
...
intéressant de comparer ATD au Secours populaire français, qui a adopté une forme de timidité politique, décrite par Axelle Brodiez dans un beau livre. Le SPF a fini par considérer que son rôle était d’apporter un sparadrap utile mais que la lutte devait être structurelle et politique et que seuls le parti ou les syndicats pouvaient la conduire.
ATD est tout à fait à l’opposé et a promu une parole associative libre. Mais pour le coup, c’est une parole qui est à la fois très attentive, présente, radicale mais qui n’est pas associée à une pensée et à une pratique des rapports de force et des rapports de classe. Et donc mon regard extérieur, c’est que les associations comme ATD, si politiques soient-elles, sont un peu orphelines d’autres mouvements sociaux à même de changer les rapports de force. Il y a des liens et des efforts, ce n’est pas de l’indifférence, mais ces associations sont parfois esseulées.
...
L’exclusion est une catégorie d’État, inventé par René Lenoir, qui est le premier à l’utiliser dans un livre devenu une référence, Les Exclus, un Français sur dix. Il s’agissait de commencer à penser ensemble des catégories hétéroclites, les handicapés, les immigrés, les personnes âgées, etc., qui avaient en commun de ne pas entrer dans la protection sociale. Dans les années 1980, on commence à y attacher des vertus morales : on pense alors « l’exclusion des pauvres » comme on pense l’exclusion des personnes racisées : c’est une affaire de préjugés à combattre.
Je pense que ce qui se passe avec ce genre d’évolution sémantique, c’est que l’on glisse d’une vision structurelle, politique des rapports sociaux et des inégalités qui produisent de la pauvreté, à une vision plus moralisatrice, où il s’agit de combattre les préjugés contre les pauvres. Et donc s’installe une espèce de glissement qui empêche de penser le caractère systémique de la pauvreté, qui n’est que la pointe extrême des autres inégalités.
...
on n’a pas besoin d’une théorie spécifique de l’exclusion. On a besoin d’une protection sociale universelle, y compris l’indemnisation du chômage, et d’une théorie intersectionnelle des inégalités, attentive aux différentes manières dont s’exercent les rapports de pouvoir, en fonction de l’âge, du sexe, de la classe et de la race.
La Cause des pauvres, Frédéric Viguier, Les Presses de Sciences-Po, 2020, 362 pages.
ASSEMBLÉE NATIONALE
Nicole BELLOUBET - Audition #46 de la commission d'enquête sur l'indépendance de la justice - •Première diffusée il y a 7 heures / Ugo Bernalicis
1 326 vues - 122 - 4 - 15,3 k abonnés
Jeudi 9 juillet, la commission d'enquête sur les obstacles à l'indépendance du pouvoir judiciaire présidée par Ugo Bernalicis auditionnait Nicole Belloubet, ancienne garde des Sceaux.
16 commentaires
La majorité des sources actuelles d’approvisionnement en pétrole de l’Union européenne menacent de décliner d’ici à 2030, selon une analyse du Shift Project https://theshiftproject.org/wp-content/uploads/2020/06/%C3%89tude_D%C3%A9clin-de-lapprovisionnement-de-lUE-en-p%C3%A9trole-dici-2030_TSP.pdf s’appuyant sur des données exclusives. Une raison de plus pour mettre en oeuvre sans tarder et de manière ambitieuse les politiques publiques et mesures proposées par l’European Green Deal, la Convention citoyenne pour le climat, etc.
- Téléchargez l’étude : L’Union européenne risque de subir des contraintes fortes sur les approvisionnements pétroliers d’ici à 2030 – Analyse prospective prudentielle (The Shift Project, 2020) https://theshiftproject.org/wp-content/uploads/2020/06/%C3%89tude_D%C3%A9clin-de-lapprovisionnement-de-lUE-en-p%C3%A9trole-dici-2030_TSP.pdf
- La vidéoconférence de présentation de l’étude, ce jeudi 25 juin à https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?PQTbaA
...
L’UE risque de connaître une contraction du volume total de ses sources actuelles d’approvisionnement en pétrole pouvant aller jusqu’à 8 % entre 2019 et 2030, selon une analyse offrant un détail sans précédent https://theshiftproject.org/wp-content/uploads/2020/06/%C3%89tude_D%C3%A9clin-de-lapprovisionnement-de-lUE-en-p%C3%A9trole-dici-2030_TSP.pdf dans une étude publique, s’appuyant essentiellement sur les estimations des capacités futures de production mondiale de brut de l’agence d’intelligence économique norvégienne spécialisée Rystad Energy.
...
l’enjeu du « pic pétrolier » constitue une raison supplémentaire forte pour entreprendre d’urgence la planification de la sortie du pétrole, sans compter pour cela sur une croissance économique mondiale qui demeure jusqu’ici proportionnelle à la consommation de pétrole.
Au regard de sa gravité, le problème du « pic pétrolier » ici posé reste pour l’heure radicalement sous-documenté et mal compris.
Contact : petrole@theshiftproject.org | 06 95 10 81 91
Mathilde Panot était l’invitée politique de l’émission « Bonjour Chez Vous ! », la matinale de Public Sénat, ce lundi 13 juillet. La députée (LFI) du Val-de-Marne a déploré que le Premier ministre ne fasse son discours de politique générale qu’après l’allocution d’Emmanuel Macron du 14 juillet. Selon elle, cela illustre bien le fait que Jean Castex se contentera d’appliquer la politique du président de la République au lieu de véritablement diriger le gouvernement. Sur la question de l’obligation du port du masque dans les lieux clos, Mathilde Panot s’est dite favorable à condition d’appliquer le principe de la gratuité des maques. Elle était au micro Oriane Mancini.
15mn
Discours d'Emmanuel Macron le 14 juillet : « J'espère que le Premier ministre sera devant la télévision en train de prendre des notes pour savoir ce qu'il pourra dire le lendemain lorsqu'il fera enfin son discours de politique générale » « Personne ne croit que Monsieur Castex va diriger l’action gouvernementale. Il va simplement appliquer ce que va dire le Président de la République »
Relance économique : « Cette semaine nous allons faire une proposition d'un plan de ce que nous appelons une planification du déconfinement économique parce que nous nous ne sommes pas pour relancer pour relancer »
Possible création d'un Haut-commissariat au plan par Emmanuel Macron : « On ne sait pas s'il va vraiment le faire mais c'est évident que c'est une victoire culturelle pour nous. On était les seuls à parler planification »
Périmètre du ministère de la Transition écologique : « Vous n'avez toujours pas l'Agriculture dans le ministère de l'Ecologie [...] Barbara Pompili arrive à un ministère qui n'a pas tous les tenants et les aboutissants pour mener une politique réellement écologiste »
Port du masque obligatoire dans les lieux clos ? « Oui nous sommes favorables au port du masque dans les lieux clos mais à une condition extrêmement importante : nous demandons depuis maintenant des mois la gratuité des masques »
Signature d'un accord au Ségur de la Santé : « Oui il y a une petite augmentation qui est faite, c'est le minimum, des créations de postes mais de l'autre côté on continue à réduire l'offre de soins. Pour moi c'est un problème » « Les syndicats, j'imagine, ont cet esprit de dire "on prend tout ce qu'on peut récupérer", ça ne veut pas dire que derrière il n'y aura pas de revendications qui vont continuer. Et elles sont légitimes »
Stratégie pour les élections régionales : « Nous sommes en train d'aller voir différents partenaires, notamment le Parti communiste, et de réfléchir [...] On n'a pas été voir le PS »
Connu / https://twitter.com/MathildePanot/status/1282347002362310657
Natacha Polony reçoit l'essayiste et haut-fonctionnaire David Djaïz, auteur de Slow démocratie (Allary, 2019). Selon lui, la crise du Covid-19 agit avant tout comme un révélateur de nos dépendances aux chaînes de production mondiales.
david_djaïz
302 vues - 5 - 0 - 3,65 k abonnés - 1 commentaire
Avec : Paul ALLIBERT (Institut de l'Entreprise), Vincent CHARLET (La Fabrique de l'Industrie), Nathalie COUTINET (Université de Paris 13, membre des économistes atterrés), Denis FERRAND (Rexecode), Dominique REYNIE (Fondapol)
Modérateur : Isabelle CHAILLOU (franceinfo)
5 139 vues - 141 - 5 - 23,6 k abonnés
FR - 'Réforme' des retraites, Ségur de la Santé: interviews croisées de l'économiste Thomas Porcher, membre des Économistes Atterrés, et d'Emmanuel Lechypre, éditorialiste économique sur BFMTV, sur la 'réforme' des retraites: "C'est une très mauvaise idée", sur le Ségur de la Santé: "Ce n'est pas suffisant" - 09.07.2020 - Paris, France.
© Frédérick Moulin 2020 - BFMTV2020 - Tous droits réservés.
76 commentaires
La France insoumise @FranceInsoumise #remaniement Au-delà de l'aveu d'échec pour la macronie (Castaner, Belloubet et Penicaud dehors), avec le retour de la réforme des #retraites et de l'assurance #chômage, Macron adresse une déclaration de guerre sociale au pays.
Édito de @AQuatennens pour @L_insoumission
.3,8 k vues - 6:33 - 2:44 PM · 8 juil. 2020·- 223 Retweets avec un commentaire - 329 J'aime
Clés : Pauvreté ; Travail
Samuel Churin, 55 ans, est un des comédiens fétiche d’Olivier Py. On l’a vu au cinéma dans « 120 battements par minute » ou plus récemment « la Terre des hommes ». Ancien informaticien, intermittent du spectacle comblé et actif, il a du coffre et une voix qui porte. Mais l’invité du TPA de cette semaine répond aux questions de Denis Robert pour une autre facette de sa vie : celle d’initiateur et de porte-parole de la Coordination des Intermittents et des précaires. Il cite souvent Ambroise Croizat l’initiateur de la sécurité sociale et le préambule de la Constitution de 1946 : « Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l'incapacité de travailler a le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence. ».
Il nous alerte ici, avec gravité, sur la catastrophe en cours qui va nous submerger à la rentrée de septembre quand passera le deuxième volet de la très méchante loi Pénicaud sur la réforme de l’assurance chômage : « Les travailleurs en CDI ont pu bénéficier de 24 milliards d’euros de dépenses en chômage partiel pour les sauver, les travailleurs discontinus hors intermittents du spectacle n’ont pas touché un centime. Non seulement leurs activités se sont stoppées nettes pendant le confinement, mais encore le sont-elles pour longtemps. » explique-t-il.
Il évoque les 2,3 millions de précaires qui travaillent par exemple dans le tourisme, l’évènementiel, la restauration, l’hôtellerie et qui vivent aujourd’hui chichement sur leurs économies ou les aides de proches. Ils vont inévitablement, si rien n’est fait cet été, basculer au RSA en septembre. Ils forment l’essentiel du troupeau des 6 chômeurs sur 10 qui ne sont plus indemnisés. « Cela est inadmissible et contrevient à l’esprit de la Constitution. Que se serait-il passé pendant la crise du Covid 19 si 6 malades sur 10 n’étaient pas couverts par la Sécurité Sociale et donc dans l'impossibilité de se soigner? » interroge le comédien, dépité mais pas découragé par ce combat vital.
Une des raisons de cet oubli des précaires et de cet ostracisme reposerait sur la sémantique. On parle d’emploi, de plein emploi, de contrat à durée indéterminé, alors que l’avenir est, à l’évidence en écoutant Samuel Churin, à la discontinuité, à la précarité assumée et au revenu universel.
Avec ce TPA riche et explosif, on est au cœur du combat contre le capitalisme échevelé et son avatar libéral qui nous appauvrissent, nous affament et nous tuent à petit feu. Si vous avez un doute sur ce constat, écoutez Churin.
Aussi à https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?DGDaQw
Transcription : ... les tzcld sont une escroquerie ... le salaire à vie ... mise en cause du paritarisme ... se focaliser sur l'emploi, c'est donner la main aux libéraux et au MEDEF. ... foutaise des "privés d'emplois", des "demandeurs d'emploi" ...
Le samedi 3 octobre, nous marcherons sur les aéroports, avec détermination et non-violence, pour la réduction du trafic aérien et la reconversion de ce secteur, en solidarité avec les salarié·es qui subissent une crise sociale due à des mauvais choix politiques.
Appel publié sur Reporterre ce jour
...
Cette journée blanche sera l’occasion de faire passer notre message : nous ne voulons pas subir les conséquences dramatiques de l’inaction climatique, nous voulons préserver la santé de toutes et tous, les conditions de vie des générations présentes et futures. Choisissons dès maintenant la réduction du trafic aérien et la reconversion de ce secteur !
153 121 vues - 6,5 k - 241 - 457 k abonnés - 1 722 commentaires
Le 7 juillet 2020, au lendemain de l’annonce de la composition du nouveau gouvernement Castex, Jean-Luc Mélenchon tenait une conférence de presse à l’Assemblée nationale. Il a dénoncé un gouvernement dont la composition donne l’impression d’un gouvernement de campagne présidentielle plutôt que de réponse à la crise sociale que traverse notre pays. Il a ainsi relevé le fait que ce gouvernement ne comporte aucun ministre de l’industrie alors qu’il faut réindustrialiser le pays.
Jean-Luc Mélenchon a appelé le nouveau ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, à penser à la paix publique et à rétablir l’ordre. Il a notamment expliqué qu’il fallait qu’on en finisse avec les manifestations qui finissent en batailles rangées, ou encore qu’il fallait mettre un terme aux manifestations de policiers factieux. Le président du groupe « La France insoumise » a aussi appelé le nouveau ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti à demander au Parquet de punir durement les propos racistes qui s’expriment de plus en plus librement dans la société, notamment contre la députée Danièle Obono. Enfin, il a aussi rappelé que Barbara Pompili était la troisième ministre de l’écologie ex-EELV et qu’il n’attendait rien, en matière d’écologie, d’un gouvernement macroniste.
1 755 vues - 39 - 0 - 282 k abonnés - 5 commentaires
Clémentine Autain, députée la France insoumise de Seine-Saint-Denis, livre son ressenti sur le remaniement à venir du gouvernement de Jean Castex.
Abonnez-vous pour retrouver toutes les vidéos RFI : https://www.youtube.com/channel/UCm4fSpMpPIZ9z6KHoezLUAg?view_as=subscriber
Epilogue
Après plus de dix ans de mobilisation des associations et activistes, le groupe Pierre et Vacances a annoncé mercredi l'abandon de son projet de village de vacances en Isère.
...
Ce village de vacances de 200 hectares, au coût prévu de 387 millions d’euros, ses 1 000 «cottages», ses commerces et restaurants et sa «bulle tropicale» maintenue à 29 degrés, accueillant piscines, toboggans et végétation luxuriante, ne verra jamais le jour.
Quarante hectares de la forêt des Chambaran étaient déjà tombés à l’automne 2014, avant que des zadistes ne bloquent le défrichage en s’installant sur place. La Fédération des pêcheurs de la Drôme et de l’Union régionale des associations de pêcheurs, France Nature Environnement (FNE, ex-Frapna) et l’association Pour les Chambaran sans Center Parcs (PCSCP), avaient pris le relais devant la justice administrative et obtenu en 2015 le gel du projet au titre de la loi sur l’eau. Le complexe projeté était situé au cœur d’un bassin hydrographique important, sorte de château d’eau régional, et la moitié de sa zone d’emprise était constituée de zones humides sensibles.
...
«Très grande victoire»
Patricia Moscone, présidente de PCSCP, s’insurge : «Ce n’est pas en raison des lourdeurs invoquées de la justice que le projet est abandonné, mais bien parce que Pierre et Vacances était incapable de trouver les surfaces nécessaires pour compenser les zones humides détruites.» Eric Ferraille, président de FNE Auvergne Rhône-Alpes, se félicite de cette «très grande victoire sur un projet représentatif d’un modèle de tourisme de loisir dépassé et prédateur» et insiste : «La défense de ces zones humides, qui jouent un rôle essentiel dans le contexte du réchauffement climatique, est cruciale.»
...
Les élus locaux réclament à l’Etat l’expulsion de la poignée de zadistes toujours présents dans la forêt. Corinne Morel Darleux, conseillère régionale écosocialiste, proche d’Extinction Rebellion, salue leur rôle : «Comme Notre-Dame-des-Landes, Roybon est un cas d’école de la diversité et de la complémentarité des luttes locales. Ce sont les actions d’habitants, d’associations locales et écologistes, de pêcheurs, couplées à une occupation des lieux et aux interventions d’élus, qui ont permis ce succès.»
Trois autres projets contestés
... l’extension du domaine de Bois-Francs (Eure) et les nouveaux centres du Rousset (Saône-et-Loire) et de Poligny (Jura). «Des bulles tropicales, on n’en veut nulle part, gronde Corinne Morel Darleux. Pour accueillir les citadins qui veulent se régénérer, préservons plutôt ces espaces naturels. Et travaillons pour que les zones rurales et de montagne puissent vivre sans dépendre d’un modèle touristique qui ne correspond à aucun enjeu, ni en terme climatique ni en termes de bien vivre.»
Hier, le projet de loi de finances a été voté en séance publique à l'Assemblée nationale en première lecture. Ce projet de loi était le premier crash test pour montrer la volonté du Gouvernement et de la majorité à l'Assemblée nationale de mettre en œuvre les propositions de la Convention Citoyenne pour le Climat.
Hier, le projet de loi de finances a été voté en séance publique à l’Assemblée nationale en première lecture. Ce projet de loi était le premier crash test pour montrer la volonté du Gouvernement et de la majorité à l’Assemblée nationale de mettre en œuvre les propositions de la Convention Citoyenne pour le Climat. Malheureusement, cela ressemble à une fin de non recevoir. Encore une fois le virage écologique et social annoncé ne se traduit pas dans les faits immédiats ; il est repoussé à plus tard.
Parmi les nombreuses mesures rejetées, dont la mise en œuvre aurait pu être voté dès maintenant : l’intégration d’une composante poids dans le Malus pour l’achat de véhicules, la baisse de TVA à 5,5 % sur les billets de train, la mise en place de prêts à taux zéro pour l’achat d’un véhicule peu émetteur, l’élargissement des publics éligibles pour les aides à la rénovation performante, la mise en place des éco-conditionnalités “climat” véritablement contraignantes pour les entreprises qui reçoivent des aides publiques, la mise en place d’une prime à l’investissement pour la restauration collective afin d’atteindre les objectifs de la loi EGALIM, augmenter les montants du Fonds Vélo pour financer des pistes cyclables etc.
...
Si le PLFR3 acte une hausse de 1 milliard de la dotation de soutien à l’investissement local, cette augmentation n’est ni suffisante ni conditionnée ! Elle reste bien en deçà des besoins de financement et ne résout pas le besoin des collectivités en dépenses de fonctionnement. Si ce test est un échec, la session de rattrapage aura lieu avec le PLF 2021 qui doit acter un soutien fort pour réaliser la transition dans les territoires.”
Le 10 juillet 2020, Jean-Luc Mélenchon était l’invité de Brunet et Neumann. Il est revenu sur le résultat du Ségur de la santé et a expliqué que l’enjeu était d’être en capacité de faire face à une deuxième vague de la Covid-19 et que face à cet objectif, les moyens mis en place par Macron ne «faisaient pas la maille».
Concernant la volonté de Macron de relancer la réforme des retraites, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé un acte «irresponsable» qui relancerait un conflit social alors qu’il faut reconstruire l’industrie de notre pays. Pour répondre à cet enjeu d’intérêt général, le président du groupe «La France insoumise» à l’Assemblée nationale a appelé à planifier pour engager la bifurcation écologique de la production et ne pas perdre des qualifications de pointe comme celles qui existent dans l’industrie aéronautique.
Enfin, Jean-Luc Mélenchon était interrogé sur le lancement de son compte TikTok. Il a expliqué pourquoi il avait choisi d’utiliser les mots de Wejden pour répondre à Macron.
Visible aussi à https://youtu.be/Ihc6sj-uwCs
Après la victoire à Grenoble, le maire écologiste, Eric Piolle, revient avec nous sur sa gestion de la crise du coronavirus, les municipales en France et " l'après" où il souhaite avoir un rôle important dans la construction d'un "arc humaniste".
...
Connu / https://twitter.com/resilcom/status/1280817890468548608
"
Éric Piolle a retweeté
Résilience Commune @resilcom · 8 juil.
« Il faut s’appuyer sur les territoires, nouer des liens pour faciliter la convergence le moment venu »
Après sa victoire à Grenoble, @EricPiolle
revient sur sa gestion de crise et sa vision pour faire émerger un arc humaniste en France. Itw @JMenestrel - 0 - 7 - 6
"