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Pensez-vous que l'Europe sera au rendez-vous de ce moment historique ?
Je n'en suis pas sûr. Ce que je constate, c'est qu'Angela Merkel sait faire des concessions, elle les fait in extremis avant qu'il ne soit trop tard. Pour la première fois depuis une trentaine d'années, l'Allemagne accepte qu'on puisse avoir de la dette communautaire. Cela dit, 750 milliards d'euros sur 3 ans, vous divisez par 3 pour avoir le montant chaque année, lui-même divisé par 27, cela fait des pouillèmes par pays. C'est vraiment tout à fait insignifiant par rapport à la gravité de la récession dans laquelle on est en train d'entrer. Le niveau n'est pas du tout le bon. Ensuite, la question des 750 milliards, c'est : vont-ils être fléchés vers le vert ? S'il s'agit de recapitaliser Alitalia en Italie, comme on a recapitalisé Air France-KLM en France, je ne vois pas tellement l'intérêt. On est juste en train de ressusciter le monde d'hier, dont on sait tous les travers. Et troisièmement, comment est-ce qu'on va payer cette dette ? Parce que, même si c'est de la dette communautaire, c'est de la dette.
...
Prenons l'exemple du discours du président de République sur la Convention citoyenne. Cette Convention est un extraordinaire exploit qui a été réalisé par nos 150 citoyens tirés au hasard, qui se sont formés pendant neuf mois, qui ont accouché d'un texte absolument magnifique. Je ne pense pas du tout que l'Élysée s'attendait à un travail d'une telle qualité. Maintenant, l'Élysée est au pied du mur. Le président de la République, à juste titre, accueille les propositions et dit que c'est très bien, que l'on va aller dans cette direction-là. Mais il propose 15 milliards d'euros de dépenses budgétaires supplémentaires pour financer ce que propose la Convention. On n'est pas du tout à l'échelle. C'est ridicule.
...
Les estimations macroéconomiques qui ont été faites pour essayer d'estimer combien la globalisation marchande financiarisée nous a rapporté depuis une trentaine d'années, aboutissent au mieux, à quelques centaines de milliards de dollars, ce qui est ridicule. Le PIB mondial, c'est 70.000 milliards, donc quelques centaines de milliards ce sont des miettes et en plus, essentiellement au bénéfice de la Chine. Il faut donc s'interroger. Ce n'est pas vrai que les très bas salaires chinois se sont répercutés sur les très bas prix avec lesquels on a pu acheter des gadgets.
Ah bon ?
Non ! Parce qu'entre temps, ceux qui ont fait la médiation entre la Chine et la France ont fait des marges colossales ! En fait, on ne sait pas pour combien ont travaillé les ouvriers chinois, donc on ne se rend pas compte du tout de la marge colossale qui a été réalisée par l'intermédiation.
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Connu / https://twitter.com/GaelGiraud_CNRS/status/1280032546148028416
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Rapenne Jean a retweeté
Gaël Giraud
@GaelGiraud_CNRS
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6 juil.
La version écrite de ma discussion avec R. Fitoussi pour @publicsenat
est ici
https://bit.ly/2YZzXPb
Nous avons aussi abordé la question de savoir pourquoi l'austérité budgétaire ne sert à rien et faire des cadeaux supplémentaires aux actionnaires est tout aussi inutile. ...
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Clés : Gouvernement ; Politique
Il y a du Patrick Bruel chez Emmanuel Macron. Si, si. Souvenez-vous de ce tube des années 1980, Place des grands hommes :
On s'était dit rendez-vous dans 10 ans
Même jour, même heure, même pommes
On verra quand on aura 30 ans
Si on est d'venus des grands hommes.
Eh bien, mardi, dans les jardins de l’Élysée, c’était exactement ça. « L’objectif nous devons l’avoir pour le pays à dix ans », lance tout à trac le président de la République. Relance malicieuse de Léa Salamé « Avec vous dans les dix prochaines années ? » Réponse du chef de l’État : « Il y a des choses sur lesquelles le peuple français est souverain et c’est bien ainsi. Mais on a le droit de voir loin et grand, y compris quand il ne reste que 600 jours. »
Oui, quand Emmanuel Macron parlait de se réinventer, il fallait entendre se faire réélire. Voilà ce que le président était venu nous dire. Qu’il était en campagne. Et que tout le reste n’était qu’un abominable malentendu : « J’ai sans doute laissé paraître quelque chose que je ne crois pas être profondément mais que les gens se sont mis à détester. Ce président qui voudrait tout réformer pour que ce ne soit que les meilleurs qui puissent réussir, que notre pays finalement s’adapte à la mondialisation. Ça n’est pas mon projet, mais le jeu des maladresses parfois, des phrases sorties de leur contexte d’autres fois, de l’opposition, de la vie politique qui a fait que cette détestation a pu être alimentée. »
Pour l’autocritique, on repassera. La grève des cheminots, les Gilets Jaunes, la mobilisation contre la réforme des retraites… Juste la conséquence de maladresses et de petites phrases sorties de leur contexte. Un peu comme les balles de LBD et les grenades explosives lancées trop vite sur les manifestants. Car Emmanuel Macron n’est qu’amour en réalité. La seule petite erreur qu’il ait commise, c’est le choix de l’itinéraire : « La confiance n’avait pas retrouvé le pays, et donc ce que vous m’avez sans doute vu infléchir durant la période, la crise que nous venons de vivre, ce que j’ai souhaité déployer avec un nouveau Premier ministre, une nouvelle équipe, mais plus profondément dans ce projet pour notre pays, ce n’est pas changer de cap, de destination finale qui est d’avoir une France forte, indépendante dans une Europe autonome et au fond que chacun puisse vivre mieux. C’est de changer de chemin pour y arriver. C’est d’associer davantage. »
On résume : la méthode est la bonne, le cap est toujours le même et Jean Castex est chargé d’embrouiller les syndicats et les élus. Voilà comment on fait du neuf avec du vieux.
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Le Haut conseil pour le climat publie son second rapport Neutralité carbone 2020 « Redresser le cap, relancer la transition ».
Ce rapport fait le point sur l’évolution des émissions de gaz à effet de serre en France et sur les politiques climatiques mises en place. Il constate des progrès dans la gouvernance, un accroissement des annonces mais pas d’avancée structurelle quant au rythme de baisse des émissions.
Retrouvez les travaux du HCC sur: www.hautconseilclimat.fr @hc_climat 1 commentaire
Connue / https://twitter.com/JMJancovici/status/1283693462345457670
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« Redresser le cap, relancer la transition » 17 Retweets 35 J'aime
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Mercredi 15 juillet à 10h, suivez en direct la conférence de presse de présentation du plan de déconfinement économique de la France insoumise. Participez avec le hashtag #ConfPresseFi
.Retrouvez le document complet sur : https://lafranceinsoumise.fr/2020/07/15/plan-deconfinement-economique-bifurcation-ecologique/
Connue / https://twitter.com/LachaudB/status/1283308549272154113
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Bastien Lachaud @LachaudB
Dans quelques instants, je présente en conférence de presse le plan de déconfinement économique pour une bifurcation écologique de la @FranceInsoumise . #Deconfinement #DeconfinementEconomique #Bifurcation #BifurcationEcologique #ecologie #economie
9:52 AM · 15 juil. 2020·- 50 Retweets avec un commentaire 88 J'aime
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Le 15 juillet 2020, Jean-Luc Mélenchon était l'invité d'Apolline de Malherbe. Il a défendu les gilets jaunes qui ont interpelé Emmanuel Macron aux Tuileries et a expliqué qu'ils avaient raison de dire que le président de la République était l'employé du peuple Français.
Le président du groupe «La France insoumise» a ensuite parlé du plan de relance économique qu'il juge n'être pas à la hauteur des enjeux. Il a ainsi expliqué qu'en France il correspondait à 2 points de PIB alors que nous avons perdu 11 points de PIB tandis qu'en Allemagne ce plan représente 20 points de PIB quand l'Allemagne n'a perdu que 6 points de PIB. Il a alerté sur le danger qu'il y avait à ce que l'économie française décroche par rapport à l'économie allemande.
Pour faire face à la situation, Jean-Luc Mélenchon a appelé à planifier, rappelant que le plan faisait partie du «génie français» et que ni Jean Monnet ni le général de Gaulle n'étaient des bolchéviques. Il a ainsi expliqué qu'il fallait planifier la sortie du nucléaire. Il a souligné la victoire idéologique que représentait la mise en place d'un haut commissariat au plan dirigé par François Bayrou.
Le député insoumis a expliqué que le déconfinement en Guyane s'était fait de manière catastrophique. Il a dénoncé l'indigence de l'État en matière de santé publique dans ce département. Et il a élargi la question à la manière dont Mayotte et la Guadeloupe sont traitées, soulignant que plus du tiers de la population n'avait pas accès à l'eau potable courante.
Enfin, Jean-Luc Mélenchon a de nouveau dénoncé les manifestations de policiers factieux et les propos racistes dans la police. Il a aussi expliqué que les ordres violents du préfet Lallement comme le nassage provoquaient des tensions inutiles.
ASSEMBLÉE NATIONALE
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Jeudi 2 juillet, la commission d'enquête sur les obstacles à l'indépendance du pouvoir judiciaire présidée par Ugo Bernalicis auditionnait de nouveau Catherine Champrenault, procureure générale de Paris.
La démission du Ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot en est l’illustration. Le climat, ou la transition écologique, ne sont toujours pas l’alpha et l’oméga de nos décisions politiques. Deux cas, un peu datés, illustrent le poids des héritages et les décisions encore difficiles à prendre : le développement du parc nucléaire et la fermeture des mines de charbon. Deux choix avec des impacts structurels sur les émissions de gaz à effet de serre ; et pourtant aucun de ces choix ne fut pris par rapport à l’enjeu écologique et climatique.
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Ce n’est qu’en 1974, dans un contexte de déclin du charbon national déjà et de tensions internationales avec le choc pétrolier, que le plan Messmer lance le programme électronucléaire français dans l’ampleur qu’on lui connait aujourd’hui (avec construction de 6 réacteurs par an dans les années fastes). Aucune mention au climat n’est faite à l’époque. Et il est intéressant de reprendre quelques ouvrages encyclopédiques même des années 1990, comme par exemple L’ère nucléaire de Jacques Leclercq avec une préface de Marcel Boiteux, pour constater que la question du climat est toujours aussi absente.
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La dernière mise en service en France date de 1997 à Civaux (année de la signature du Protocole de Kyoto). L’EPR de Flamanville, débuté en 2007, sera peut-être le premier réacteur mis en service sous l’ambition climatique. En somme, si les français font de plus en plus mal le lien entre énergie nucléaire et lutte contre le changement climatique (même si le nucléaire est une filière de production sans émissions de CO2 directes), cette histoire n’y est surement pas totalement étrangère.
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le charbon français est trop cher à produire par rapport au charbon importé. ... toujours plus de charbon importé dans nos centrales électriques ! On y lit même « le pôle électrique semble être le bon pari des années 2020 ». Ce que le PDG de l’époque appellera dans l’interview « une nouvelle aventure industrielle sur le long terme » car le « charbon est l’énergie du futur sur le plan mondial »… même si le Sommet de la Terre de Stockholm s’est tenu en 1972, et surtout celui de Rio en 1992, où la question climatique est mise sérieusement à l’agenda géopolitique internationale pour la première fois, avant le Protocole de Kyoto en 1997, rien ne semble transparaître dans les politiques énergétiques nationales.
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pas plus que le nucléaire n’a été développé pour sauver le climat, l’exploitation de charbon n’a été stoppée pour lutter contre le changement climatique.
Ils ont le beau rôle tous ceux qui expliquent aux allemands, ou à la terre entière, ce qu’il faut faire, ce qu’ils auraient dû faire, etc. On pourra conseiller aux héritiers énergétiques de prendre un peu recul et de se rappeler que la politique énergétique n’a été déterminée par la question écologique que marginalement, très marginalement jusqu’à aujourd’hui.
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vu le dernier rapport préconisant la construction 6 EPR https://www.francetvinfo.fr/politique/nicolas-hulot/nucleaire-trois-questions-sur-le-rapport-qui-preconise-la-construction-de-six-nouveaux-reacteurs-epr-en-france_2917727.html, sans que le mot climat ne soit une fois mentionné, en tout cas dans les dépêches et articles de presse, on peut encore en douter… et cela, en France en 2018.
Connu / https://twitter.com/ericvidalenc/status/1283436272766287872
La France insoumise @FranceInsoumise
Après #Macron hier, #Castex aujourd'hui : deux interventions, deux pertes de temps pour le pays. Une victoire culturelle pour les insoumis : le Haut Commissariat au plan. Pour le reste, la rentrée sociale s'annonce bouillante. #DirectAN
Édito @AQuatennens pour @L_insoumission. 2,9 k vues - 5:18 / 7:44 - 6:37 PM · 15 juil. 2020·- 97 Retweets avec un commentaire 187 J'aime
15 895 vues - 851 - 18 - 15,3 k abonnés - 182 commentaires
Jeudi 3 juillet, Ugo Bernalicis était l'invité de Ça vous regarde pour débattre des travaux de la commission d'enquête parlementaire sur les obstacles à l'indépendance de la justice face à Katia Dubreuil, présidente du syndicat de la magistrature et Olivier Marleix, député LR.
https://twitter.com/Notre_Energie/status/1282573726547156992
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CLER a aimé Notre énergie @Notre_Energie [ENTRETIEN] A lire dans notre dernier dossier : Marc Jedliczka @hespul @nWassociation @assoCLER sur les énergies renouvelables, « il faut surmonter une forte résistance au changement » #EnR
9:13 AM · 13 juil. 2020·11 Retweets avec un commentaire 12 J'aime
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La révolution est une fête !
Bastille en carton détruite par les gosses, médailles Sandrine de l'utilité commune remise aux AVS et assistantes maternelles, baby-foot humain et en fanfare... On organisait hier notre premier 14juillet à Camon, pour toutes celles qui ont tenu la baraque.
32 571 vues - 3,5 k - 74 - 457 k abonnés - 623 commentaires
Intervention de Jean-Luc Mélenchon le 15 juillet 2020 pour répondre au discours de politique générale de Jean Castex. Seul le prononcé fait foi.
Président, ministres, collègues,
Cette après-midi, ni la solennité du lieu ni celle des circonstances ne devraient effacer le cocasse de la situation. Vous êtes nommé, monsieur le Premier ministre, depuis une semaine, mais vous avez été aussitôt condamné au pain sec du silence politique. Vous avez occupé le temps en faisant une tournée des commissariats. Il fallait vous taire parce que Jupiter allait tonner. Il l’a fait le 14 juillet. Mais il n’a rien dit. Sinon son acte de contrition. Et vous voici monsieur Castex ! Douze jours après votre nomination, vous assumez enfin la responsabilité minimum qu’on attend d’un Premier ministre dans une démocratie parlementaire. Vous sollicitez un vote de confiance pour être autorisé à rester sur votre banc, car c’est nous qui décidons de cela.
Cela se fera, sans doute, mais sans nous. Ce n’est pas votre personne monsieur Castex qui est en cause. Car sachez que nous la respecterons toujours. Mais pourquoi vous ferions-nous confiance politiquement ? La Constitution nous dit à l’article 20 : le Premier ministre « détermine et conduit la politique de la Nation ». Vous n’êtes pas concerné. Il n’y a pas une personne en France qui croit que vous déterminerez quoi que ce soit s’agissant de la politique de la Nation. Jupiter nous a rappelé, bien des fois déjà, qu’il s’occupait de tout et même du reste, du montant des primes pour les voitures au nombre des contrats d’apprentissage. Tout est déjà dit. De toute façon le monarque présidentiel ne supporte pas que le Premier ministre fasse mieux que lui, raison pour laquelle votre prédécesseur a été renvoyé, car sinon nous n’en voyons pas d’autres puisqu’il s’agit de faire dorénavant comme auparavant.
Donc vous êtes condamné à faire moins bien que le monarque. Ça vous laisse, finalement, peu d’espace.
Personne ne croit non plus que vous « conduirez » la politique de la Nation. Monsieurs Castex, comme nous, vous seriez déjà bien heureux d’arriver à la suivre. Car Jupiter varie souvent et bien fol qui s’y fie. Ordres et contre-ordres sont devenus la règle. Le masque, par exemple, hier inutile pendant la crise sanitaire sera désormais obligatoire. Oui mais pas tout de suite, seulement dans un mois. Le Covid est prié de rester confiné. Macronie et absurdie sont limitrophes. Comme le sont, le long du fleuve Oyapoc où vous êtes allés récemment, le Brésil et la Guyane qui ne parvient pas à devenir une île, même après que Jupiter et vous l’ayez proclamé. La Guyane abandonnée, la Guyane qui réclame des moyens et du respect. La Guyane, toutes tendances confondues qui réclame maintenant l’arrivée des médecins cubains puisque la patrie n’y répond pas.
Bref, pour finir, le président vous demande de réparer en 600 jours les dégâts qu’il a occasionné en trois ans.
C’est votre feuille de route. Nous ne pouvons y croire. Nous ne pouvons avoir confiance.
La suite sur le blog de Jean-Luc Mélenchon : https://melenchon.fr/2020/07/15/video-castex-et-jupiter-aucune-confiance/
Reconstruire l’internationalisme - Publié le 14 juillet 2020 par piketty – Le blog de Thomas Piketty
Peut-on redonner un sens positif à l’internationalisme ? Oui, mais à condition de tourner le dos à l’idéologie du libre-échange absolu qui a jusqu’ici guidé la mondialisation, et d’adopter un nouveau modèle de développement fondé sur des principes explicites de justice économique et climatique. Ce modèle doit être internationaliste dans ses objectifs ultimes mais souverainiste dans ses modalités pratiques, au sens où chaque pays, chaque communauté politique doit pouvoir fixer des conditions à la poursuite des échanges avec le reste du monde, sans attendre l’accord unanime de ses partenaires. La tâche ne sera pas simple, et ce souverainisme à vocation universaliste ne sera pas toujours facile à distinguer du souverainisme de type nationaliste. Il est d’autant plus urgent de préciser les différences.
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les traités sur la libre circulation absolue des biens et des capitaux sont tellement sophistiqués et contraignants, notamment au niveau européen, qu’un pays s’engageant dans cette voie risque fort d’être condamné par les instances européennes ou internationales (Cour de justice de l’UE, OMC). Si tel est le cas, il faudra assumer et sortir unilatéralement des traités en question, tout en en proposant de nouveaux.
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proposer aux autres pays un modèle de développement coopératif, fondé sur des valeurs universelles : justice sociale, réduction des inégalités, préservation de la planète. Il faut également décrire précisément les assemblées transnationales (comme l’Assemblée franco-allemande créée l’an dernier, mais avec de réels pouvoirs) qui idéalement devraient être chargées des biens publics globaux et des politiques communes de justice fiscale et climatique.
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L’objectif des sanctions est d’inciter les autres pays à sortir du dumping fiscal et climatique, et non d’installer un protectionnisme permanent.
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Prétendre qu’une telle voie est facile à suivre et bien balisée serait absurde : tout reste à inventer. Mais l’expérience historique montre que le nationalisme ne peut conduire qu’à exacerber les tensions inégalitaires et climatiques, et que le libre-échange absolu n’a pas d’avenir. Raison de plus pour réfléchir dès à présent aux conditions d’un nouvel internationalisme.
Note. Pour une première estimation du montant des possibles sanctions anti-dumping, voir Ana Seco Justo, « Profit Allocation and Corporate Taxing Rights: Global and Unilateral Perspectives« , PSE 2020.
Connu / https://twitter.com/PikettyLeMonde/status/1282947944770162688
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Thomas Piketty
@PikettyLeMonde
Reconstruire l'internationalisme. Peut-on redonner un sens positif à l’internationalisme ? Oui, mais à condition de tourner le dos à l’idéologie du libre-échange absolu qui a jusqu’ici guidé la mondialisation.
192 Ko - 10:00 AM · 14 juil. 2020·- 84 Retweets avec un commentaire 233 J'aime
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https://twitter.com/tapeno/status/1283041358907879430
bourouffala @tapeno · 14 juil. En réponse
A la lecture de votre article dans le monde, je découvre avec satisfaction que vous suggérez une sortie provisoire de traités en l'absence d'accord trouvé et en cas de péril écologique et social. Comme dans le plan B de l'avenir en commun en somme !? Mieux vaut tard que jamais. 😉
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Ndlr : se rapproche-t-il du "protectiionnisme solidaire" de LFI ? bourouffala le pense ACT
ASSEMBLÉE NATIONALE
Christiane TAUBIRA - Audition #45 de la commission d'enquête sur l'indépendance de la justice - •Sortie le 13 juil. 2020 / Ugo Bernalicis
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Jeudi 9 juillet, la commission d'enquête sur les obstacles à l'indépendance du pouvoir judiciaire présidée par Ugo Bernalicis auditionnait Christiane Taubira, ancienne garde des Sceaux.
Ndlr : énergie, fraîcheur, éthique, sérieux sans se prendre au sérieux, nous avons besoin de ce type de personnalité qui fait du bien à la démocratie ++
Marcel Aiphan @AiphanMarcel · 9 juil.
Alors qu’on a balancé plus de gaz lacrymogène en 3 ans qu’entre 1945 et 2017, Alexandre Samuel, biologiste, parle de ses effets
Ils laisseront des traces... #Macron nous fait la guerre (chimique) #ViolencesPolicières #GiletsJaunes - 31 - 1100 - 1100
Damien CAREME Globe terrestre Europe-Afrique a aimé InfoMigrants Français @InfoMigrants_fr · 6h - Au total, depuis le début de l'année, 2 660 migrants sont parvenus à traverser la Manche à bord d'embarcations de fortune, et bien souvent au péril de leur vie.
Nouveau record de traversées de la Manche : 180 migrants ont rejoint l'Angleterre en une journée
Alors que la France et le Royaume-Uni viennent de créer une cellule commune de lutte contre les passeurs censée diminuer les périlleuses traversées de la Manche, 180 migrants sont arrivés sur les... infomigrants.net
ASSEMBLÉE NATIONALE
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Mercredi 8 juillet, la commission d'enquête sur les obstacles à l'indépendance du pouvoir judiciaire présidée par Ugo Bernalicis auditionnait à nouveau Jérôme Kerviel, ancien opérateur de marché de la Société Générale.
158 commentaires
46 835 vues - 3,8 k - 28 - 120 k abonnés - 518 commentaires
Classement des 500 fortunes de Challenges : j’y entre enfin… Aux côtés de mon ami hecto-milliardaire, Bernard Arnault.
ABONNÉS
Lui n'a ni statue, ni salle à son nom. Il a pour lui l'oubli. Jean-Baptiste Belley est pourtant, comme l'appelle le député Insoumis Alexis Corbière, le premier "Jacobin noir" à avoir siégé à l'Assemblée nationale pendant la Révolution française. Avec Jean-Luc Mélenchon, ils demandent désormais au président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand une salle à son nom.
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"Étonnamment, ce courrier adressé à Ferrand est resté sans réponse."
Mais comme Corbière est plus du genre à enrager qu'à se décourager, il a choisi de persévérer : "Nous demandons l'obtention d‘une salle au nom de Jean-Baptiste Belley, tranche Corbière. Pourquoi pas un des deux salons qui se trouvent devant l'hémicycle? Par exemple le salon Delacroix qui deviendrait le salon Belley? Ce serait un beau symbole."
Un tableau d'Anne-Louis Girodet
Et comme il ne compte pas ses timbres, il garde sous la main une autre lettre : "Je vais aussi demander à Ferrand le retour du tableau de Girodet." Pour l'heure, cette toile d'Anne-Louis Girodet, représentant Belley le regard tourné vers le ciel et l'air sévère, sommeille quelque part au Château de Versailles.
Périssent les colonies plutôt qu'un principe
Dans Jacobins!, paru aux éditions Perrin, Alexis Corbière consacrait déjà à Belley un des neufs chapitres de son livre. Soit 22 pages. "C'est l'un des rares Noirs peints par les figuristes de l'époque, et lorsque son portrait fut exposé en 1797 et 1798, il suscita la curiosité et parfois l'hostilité de Parisiens qui n'avaient jamais côtoyé d'autres hommes que blancs", note-t-il page 187.
Jean-Luc Mélenchon qui aime l'histoire - et qui aime voir dans l'histoire la justification a posteriori de ses choix stratégiques - n'a pu s'empêcher d'ajouter au feutre vert sur un exemplaire du livre cette phrase : "L'Insoumission est la clef du paradis des humains." Une maxime maison qu'il trouve fort à propos concernant Belley. Au-dessus du portrait de Belley (page 185), d'un même élan et au nom de l'égalité entre les Hommes promise par la Révolution française, Mélenchon a surtitré : "Périssent les colonies plutôt qu'un principe." Suivi de "M.R" pour signaler aux ignorants - dont l'auteur fait partie - que cette citation n'est pour le coup pas la sienne mais celle de Maximilien de Robespierre.
Un débat actuel
Évidemment, ce vœu de l'Insoumis et sa nouvelle missive résonnent avec le débat actuel sur les places qu'il faut renommer ou non. Sur les statues qu'il faut déboulonner ou non. Sur les rues qu'il faut débaptiser ou non. "Le statu quo actuel sur le nom des rues, des places et des statues efface des pans entiers de notre Histoire nationale, estime Corbière. C'est ce statu quo qui censure. Nos statues actuelles ne sont pas un cours d'Histoire, neutre et sans enjeux, un cours d'Histoire que des 'Vandales' voudraient détruire… Moi, je veux enrichir, transmettre toutes les facettes de notre Histoire. Pas seulement celle des maîtres, des vainqueurs et des puissants." Un peu plus et il demanderait presque à animer Secrets d'Histoire à la place de Stéphane Bern.
ABONNÉS
Jean-Luc Mélenchon exige une discussion de fond avec les amis de Yannick Jadot. Il dénonce le retard français dans la "cyberguerre" : "à l'heure des fusils, nous montons au front munis d'arbalètes".
On pourrait le croire abattu après les mauvais résultats des Insoumis aux municipales. "Un échec", reconnaît-il. Mais Jean-Luc Mélenchon semble aussi volubile qu'à l'accoutumé, devenant vite inarrêtable dès qu'il s'agit du 14-Juillet et de la "défense nationale". Il semble aussi prêt à remonter sur le cheval pour galoper vers la présidentielle de 2022. Même si pour une fois, on sent qu'il élude un peu la question. "J'ai une décision à prendre et je la prendrai le moment venu."
Qu’attendez-vous du discours d’Emmanuel Macron ce 14 juillet?
Je redoute un bavardage de plus.
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Une fois par an, nous saluons le dévouement de gens qui offrent leur vie aux ordres de la France. Mais j’aimerais qu’il y ait aussi, en plus, un beau défilé des métiers. Ce n’est pas à l’État mais aux organisations populaires de l’organiser. Sur ce point notre famille politique n’est pas à la hauteur de la situation. Quand mon projet de fédération populaire aura éclos, nous devrions appeler à ce défilé populaire du 14-Juillet. Une façon de dire que la lutte pour l’égalité continue depuis 1789.
La planification, c’est la clé du futur pour produire le peuple souverain de demain
Le 14-Juillet est le moment d’avoir une réflexion sur ce que doit être la défense nationale. Que prônez-vous dans ce domaine?
Interrogeons notre conception de la défense nationale. La protection du territoire est-elle garantie? Peut-on continuer avec une marine dont le déploiement sur nos territoires maritimes correspond, en densité, à la présence de deux voitures de police pour tout l’Hexagone? Quel est le caractère opérationnel de la dissuasion nucléaire quand la cyberguerre et la présence dans l’espace permettent de hacker les communications de l’adversaire? C’est comme si à l’heure des fusils nous montions au front munis d’arbalètes. Au XXIe siècle, il y a trois nouveaux territoires de conflictualités : la mer, l’espace et le numérique. Les conditions de la puissance ne sont plus les mêmes. La France doit être active dans ces domaines. Nous en avons tous les moyens humains et techniques. Ce serait un puissant ressort d’invention et d’enthousiasme collectif.
Vous allez bientôt présenter votre plan de "déconfinement économique". Surtout pour parler de souveraineté?
Oui. Le 16 juillet, nous allons publier ce "plan de déconfinement économique pour une bifurcation écologique". Nous voulons d’abord créer un comité de planification pour penser et déployer le monde d’après. Nous parlons de planification depuis longtemps, mais nous étions seuls. Jusqu’ici, les belles personnes raillaient l’idée en nous renvoyant au Gosplan soviétique. Ignorance et malveillance. Faut-il rappeler qu’en France, le premier "commissariat général au plan" fonctionna sous la houlette de Jean Monnet? Il fallait reconstruire la France après la Seconde Guerre mondiale. Quant à de Gaulle, il parlait du plan comme d’une "ardente obligation". Aujourd’hui, Macron parle de créer un "haut-commissaire à la planification". Ce serait pour les Insoumis une formidable victoire culturelle. Et surtout, ce serait une belle avancée pour la France.
Vous êtes donc un souverainiste?
Pas de souveraineté du peuple sans souveraineté économique et relocalisation des productions fondamentales. Pendant la crise sanitaire, notre pays a été humilié : nous avons dépendu des Chinois pour de simples masques en tissu, des tests et des molécules basiques de la pharmacie. Encore une fois, la planification, c’est la clé du futur pour produire le peuple souverain de demain. Sans planification, comment faire la bifurcation pour arriver vite à 100 % d’énergie renouvelables? Sans la planification, la France entrera en sous-développement. Le plan, la souveraineté permettent la relocalisation de nos activités. Ce sont trois talismans qui brillent en même temps. Après tant d’années de refus obstiné et dogmatique, tournons enfin la page mythe libéral de la main invisible du marché. Une fois ce Haut-Commissariat mis en place, la dynamique sera lancée. Le jour où nous gouvernerons nous y impliquerons les communes comme échelon de base du plan. Le Plan au XXIe siècle est un outil de démocratie participative.
Vous avez fait l’impasse sur les municipales. Cette stratégie ne vous a-t-elle pas menés vous-mêmes dans une impasse politique?
Nous n’avons pas fait l’impasse. Nous avons parié avec les listes citoyennes sur une implication populaire qui n’a pas eu lieu. Le taux historique d’abstention n’émeut guère la bonne société politico-médiatique. Elle se contente de faire la morale au peuple parce qu’il ne vote plus. Mais cela l’arrange. Pourtant c’est bien une scission politique de la société que cette insurrection froide des absents.
La vraie leçon de cette élection, c’est que la société est travaillée en profondeur par le dégagisme. Les analystes sérieux le voient
Mais reconnaissez-vous une erreur stratégique de votre part?
Non. Nous avons subi un échec mais c’était le devoir des Insoumis d’essayer d’impulser des listes citoyennes. La vraie leçon de cette élection, c’est que la société est travaillée en profondeur par le dégagisme. Les analystes sérieux le voient. Pour autant, dans combien de cas comme Grenoble dès le premier tour, Lyon avec 10 % ou Marseille, la victoire n’aurait pas été possible sans les Insoumis? Les gens le savent. Sans les Insoumis, rien n’était possible face à la droite aux élections municipales.
Depuis les municipales, la dynamique n’est-elle pas du côté d’Europe Écologie-Les Verts?
Les milieux des centres-villes marquent une option pour l’écologie. C’est une bonne nouvelle. Ces milieux ont trop souvent été prompts à se rallier au libéralisme. Pour le reste, ce qui nous distingue d’EELV, ce n’est pas l’écologie, mais la question sociale. J’ai hâte de commencer la discussion de fond sur la planification, sur l’Europe des Régions ou l’Europe des États. Et sur la rupture avec le capitalisme qui anime le productivisme. Ce ne doit pas être une guerre des marques en vue de part de marché électoral. C’est le débat sur la France. Nous irons au fond des questions. Mais ne comptez pas sur moi pour jouer à creuser l’abîme entre EELV et nous. Et si EELV et le PS veulent reconstituer la force de centre gauche qui a disparu en 2017 je me dis que cela peut élargir le front politique de l’alternative. Mais notre ligne d’action restera d’agir pour une fédération populaire. Fédérer le peuple et ses exigences c’est plus compliqué qu’un accord entre organisations politiques pour prendre des places. La révolution citoyenne dont le pays a besoin est à ce prix. Tout se joue dans le programme. Celui des Insoumis est connu : c’est "l’avenir en commun". Il a réuni sept millions de voix en 2017. Il n’est pas à prendre ou à laisser ; mais il ne peut être méprisé.
Travailler ensemble dès les régionales ou à la présidentielle?
Il faut bien distinguer les élections. Aux régionales, comme aux municipales, nos différences sont réduites aux champs de compétences limités de ces collectivités. Il en va autrement de la présidentielle, qui engage tous les aspects de la vie du pays. Aux régionales, comme aux municipales, il peut y avoir des listes communes de premier tour avec le centre gauche EELV-PS et la gauche PCF-NPA. Cela suppose qu’EELV-PS ne s’arrogent pas la direction de tout en exigeant toutes les têtes de liste et qu’il ne s’agisse pas d’une reconduction des sortants et de leurs grands projets inutiles.
Pour la présidentielle une candidature commune est-elle possible?
L’important est d’engager la société dans une nouvelle direction. Pour cela il faut être clair sur les moyens proposés. La confusion sur l’Europe, la Nation, le partage des richesses, les limites du capitalisme, la laïcité de l’État, la République ne sera pas acceptée du grand nombre. Alors, de grâce, épargnons-nous la comédie de la danse du scalp autour du totem de l’unité. Tout le monde sait que nos désaccords engagent le futur de notre pays. Les ruses puériles et les arrangements d’arrière-cuisine n’ont pas leur place à ce moment de l’histoire. Un autre cas est celui de nos relations avec le PCF. Nous faisons équipe depuis deux présidentielles. Nous proposons de nous mettre d’accord sur les quatre élections à venir. Celles de 2021 : les départementales et les régionales. Celles de 2022 : la présidentielle et les législatives qui suivront.
Yannick Jadot dit "se préparer à la présidentielle". Trouvez-vous qu’il en a besoin? Et vous, vous préparez-vous aussi?
Ne tournons pas autour du pot. J’ai une décision à prendre et je la prendrai le moment venu.
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