Depuis deux mois, le mouvement des « Gilets jaunes » a mis dans le débat public les thèmes de justice fiscale, de justice sociale, de justice climatique et de démocratie. Il a permis d’associer le combat « contre les fins de mois et la fin du monde ». ... les femmes sont encore aujourd’hui majoritaires parmi les plus précaires. Voici ces propositions, non exhaustives, complétées pour inclure les revendications des femmes.
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Commission Genre d’ATTAC
https://blogs.attac.org/IMG/pdf/christiane_
texte_commission_genreattac
revendications_gilets_jaunes.pdf
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Bonjour,
merci pour ce billet qui rappelle bien les points majeurs pour les femmes.
De manière connexe, mais TRÈS IMPORTANTE, vous avez dû entendre parler de la GRÈVE GÉNÉRALE MONDIALE le 15 mars prochain.
Partie de l’URGENCE CLIMATIQUE, la jonction GILETS VERTS – GILETS JAUNES et autres objets colorés est en train de s’opérer à grande échelle.
https://blogs.mediapart.fr/179721/blog/150219/greve-mondiale-pour-le-climat-le-15-mars-2019-0
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Le Mouton Numérique - Vidéos & podcasts
Nathan Stern se définit comme un ingénieur social avant tout. Sociologue, il est aussi créateur de Peuplade, de voisin-age, et d’autres médias sociaux de proximité. Il était l’invité de Radio Mouton (93.1FM) le jeudi 22 mars.
Radio Mouton est l’émission mensuelle du Mouton Numérique, montée par Stéphane Favereaux (@s_favereaux) et Estelle Bernet (@e_brnt). Ils sont accompagnés de leurs chroniqueurs Andy et Valéry. La petite équipe s’est offert avec Nathan quelques sujets de choix parmi lesquels :
Lien social et inter-individualité
Internet, le nouvel agora (pour le pire et pour le meilleur)
La disparition du Moi physique au profit du Moi numérique : vers une redéfinition du lien social algorithmique
Transformation du lien social et avènement du transhumanisme
Les élus issus de l’aile gauche du parti démocrate viennent de déposer une résolution au Congrès des États-Unis pour un « green new deal » qui doit permettre de combattre le réchauffement climatique tout en répondant à l’urgence sociale. Ce plan « emploi-justice-climat » pose le cadre qui servira de point de départ à la rédaction des propositions de loi. Porté par la jeune élue socialiste Alexandria Ocasio-Cortez, le nom de ce texte particulièrement ambitieux s’inspire du fameux « New Deal » de Franklin Roosevelt. Explications par Politicoboy, socio et blogueur basé au Texas.
Malgré le fait qu’un nombre important de partis politiques reconnaissent l’urgence climatique et acceptent les conclusions des rapports du GIEC (dépendant de l’ONU), aucun n’avait jusqu’à présent proposé une feuille de route claire et concrète pour répondre à l’urgence. À titre d’exemple, on ne peut qu’être consterné du fait qu’Emmanuel Macron, en dépit de son hastag #makeourplanetegreatagain, ne propose rien de plus que des ambitions contradictoires et des objectifs flous, renvoyés à un horizon lointain. Avec cette résolution déposée au Congrès des États-Unis, les citoyens américains disposent enfin d’un cadre législatif et d’un plan cohérent.
Un manifeste écosocialiste
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arriver au « zéro émission carbone » d’ici 2050 afin de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C, conformément aux recommandations du rapport du GIEC publié en octobre 2018.
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Cette approche permet d’inscrire dans un seul projet écologique l’essentiel du programme politique de la gauche radicale. Une méthode dont la France insoumise pourrait s’inspirer pour faire passer son message en vue des Européennes, à condition de préciser que les traités actuels ne permettent pas de financer ni mener à bien un tel projet.
.#jpeuxpasjaiclimat #onatoujoursclimat #jenesuispasvotreotage
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DIMANCHE 27 JANVIER. BRUXELLES.
Après la marche historique pour le climat du 2 décembre 2018, après le mépris politique de cette mobilisation citoyenne sans précédent dans l'histoire de notre pays, il est encore temps de réclamer une justice Climatique, sociale et fiscale.
.#jpeuxpasjaiclimat #onatoujoursclimat #jenesuispasvotreotage
Une production Le Biais Vert
Réalisation : Elias Sanhaji et Ilyas Sfar
Scénario : Félicien Bogaerts et Elias Sanhaji
Chef opérateur : Baptiste Maryns
Montage : Yoal Desurmont
Son : Léo Fleurant
Plans drone : Lucas Ruyssen
Traduction NL : Pierre Paulus et Jolan de Hertogh
Un grand merci à Pépin de Citron, Pierre et Stéphanie, Philippe Henry, Xavier Verhaegen, Mr Mondialisation, Terry Gilliam et la ville de Charleroi pour leur aide précieuse.
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People et blogs
19 commentaires
okko tv
il y a 19 heures
Bravo ! Bravo pour le message, le courage, l'image... On a besoin de profondeur et de sincérité, "on ne joue plus"... Manifestons ! ET BOYCOTTONS ! PRODUISONS L'OMERTA TOTALE... Ne laissons pas les Gilets Jaunes dans la rue sans les rejoindre : PRODUISONS un retrait massif de nos vies dans leur système qui s'en alimente. CESSONS MASSIVEMENT de leur donner le levier par lequel ils nous plongent dans l'abîme. FISCALEMENT (on ne paie plus rien, on retire l'argent des comptes), SOCIALEMENT (grève générale totale), ECOLOGIQUEMENT (omerta totale des supermarchés, par ex). MANIFESTONS, mais voyons que ce n'est qu'une manière d'agir, et multiplions nos actes de non-résignations : nous ne sommes pas leur otage !
Connue /
https://twitter.com/PartagerCSympa/status/1087416845399965697
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Partager C'est Sympa @PartagerCSympa 11 hil y a 11 heures
"Je ne suis pas votre otage" : superbe vidéo des copains belges sur Le Biais Vert, qui hausse le ton et le niveau de la mobilisation.
Faisons avec eux de 2019 une année de lucidité, de radicalité et de solidarité !
0 réponse 16 Retweets 18 j'aime
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Nous avons retrouvé Arnaud Montebourg rue de l’Opéra, dans les locaux parisiens de son entreprise Bleu Blanc Ruche. D’abord réticent à l’idée de parler politique, nous avons finalement passé en revue avec lui les principaux thèmes qui ont structuré son engagement, du Made in France à la démondialisation, jusqu’au sujet lourd qu’est la politique industrielle. Ministre de l’économie et du redressement productif de 2012 à 2014, nous avons pu aborder le poids de la haute administration et les contraintes de l’exercice du pouvoir. « L’Union européenne s’est retournée contre les peuples » déplore-t-il en constatant la fin de l’utopie fédéraliste et le déclin accéléré de la social-démocratie partout sur le continent. Entretien réalisé par Antoine Cargoet, Marion Beauvalet et Matis Brasca.
Publié dans Données personnelles et vie privée
Tagué communs, données personnelles, droit social, Facebook, graphe social, portabilité, subordination
L’année 2018 aura été marquée par une longue litanie de scandales impliquant le réseau social Facebook, à tel point que le Guardian en a tiré un Best Of (ou Worst Of…) assez croustillant.
...
Le terme de « suicide collectif » paraît ici assez approprié. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : même si collectivement, la nocivité de Facebook apparaît de plus en plus évidente, il reste pour beaucoup d’utilisateurs difficile – à titre individuel – de prendre la décision de quitter la plateforme. Dans une telle situation, l’habituel « Privacy Paradox »
https://www.rsln.fr/fil/privacy-paradox-les-cles-pour-comprendre/
est redoublé par un dilemme du prisonnier,
https://fr.wikipedia.org/wiki/Dilemme_du_prisonnier
car c’est la trame même de nos liens sociaux qui se transforme en filet capturant les utilisateurs du réseau. Quitter la plateforme revient pour l’individu à se couper de relations chargées de sens et d’affects et nul ne souhaite être le premier à franchir le pas (avec le risque d’être aussi le seul).
Cette capacité des plateformes à retourner la puissance des liens sociaux contre leurs utilisateurs matérialise un pouvoir de contrainte redoutable contre lequel le droit devrait offrir une protection adéquate.
Or ce n’est pas le cas actuellement, car si le droit envisage la protection des données personnelles des individus pris isolément, il a encore énormément de mal à saisir ces mêmes données dans leur dimension collective.
https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/05/25/les-donnees-personnelles-un-enjeu-collectif_5304520_3232.html
Nos liens sociaux ne font en effet pour l’instant l’objet d’aucune reconnaissance juridique : il n’existe pas même dans les textes de notion qui permettrait de les qualifier. C’est pourtant à cet endroit précis que se situe l’enjeu principal sur lequel il faudrait agir pour desserrer le pouvoir de contrainte des plateformes.
Heureusement, quelques pistes semblent s’ouvrir pour aller dans cette direction, notamment celle de l’établissement d’une « portabilité sociale » des données personnelles, permettant de dépasser les apories du droit à la portabilité tel qu’il est notamment défini dans le RGPD. https://www.cnil.fr/fr/le-droit-la-portabilite-en-questions
...
Facebook n’accumule pas des données personnelles pour s’en réserver l’usage à titre exclusif. Le propre de son fonctionnement est au contraire d’ouvrir le graphe social
http://www.internetactu.net/2007/09/28/comprendre-le-graphe-social/
constitué à partir de l’enregistrement de nos relations à des entreprises-tierces. Contrairement à un contresens largement répandu, Facebook ne « revend pas » les données personnelles à ses partenaires (ce n’est pas un Data broker, https://www.zdnet.fr/actualites/data-brokers-aux-etats-unis-votre-vie-privee-est-en-vente-39789295.htm
même s’il a pu envisager d’adopter ce modèle https://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/12/05/le-parlement-britannique-diffuse-250-pages-de-documents-internes-de-facebook_5393239_4408996.html) : il ouvre à d’autres des droits d’usage sur ce graphe, afin qu’ils puissent effectuer du ciblage publicitaire à partir des catégories figurant dans ce schéma. Et c’est donc indirectement sur la publicité que Facebook génère ses mirobolants profits.
...
L’affaire Cambridge Analytica avait déjà montré que Facebook a laissé pendant longtemps ses API largement ouvertes aux développeurs-tiers afin de maximiser la valeur d’usage de son graphe et donc son attractivité. Les accès privilégiés octroyés à Apple, Microsoft, Yahoo, Amazon, Netflix ou Spotify dont nous avons appris l’existence cette semaine relèvent de la même logique. En réalité, ce qui a construit la position centrale de Facebook au sein du capitalisme de surveillance, ce n’est pas d’avoir monopolisé le graphe social, mais au contraire d’en avoir fait une ressource partagée sous la forme de ce que l’on pourrait appeler un « Commun du Capital ».
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Mesures d'urgence économiques et sociales - Motion de renvoi en commission
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Actualités et politique
442 commentaires
Dark Clouds
il y a 6 heures
Il est excellent là Mélenchon, il me fait penser à notre Raoul Hedebouw en Belgique.
Dénonçant les « dérives de l’économie de marché » ou les grandes entreprises qui essaient d’échapper à l’impôt, des gilets jaunes mènent depuis plusieurs jours des actions de blocage ciblant des enseignes de la grande distribution – comme celles de la famille Mulliez – des géants de l’industrie comme Monsanto, des agences bancaires ou des entreprises appartenant à de grandes fortunes. Ils y revendiquent « une meilleure justice sociale », une véritable lutte contre l’évasion fiscale, la « taxation des produits financiers », ou encore un financement de la transition écologique « non par les pauvres », mais « par les entreprises multinationales ».
...
Tags : Inégalités Justice fiscale Luttes sociales multinationales
Dans une lettre ouverte, que nous publions ci-dessous, la Confédération paysanne appelle à la "convergence" des agriculteurs et des Gilets jaunes.
"Lettre ouverte à nos concitoyen-ne-s, avec ou sans gilet jaune"
Nous paysannes et paysans de la Confédération paysanne défendons, dans le respect profond de la diversité de nos territoires et productions, l’urgence d’une justice sociale et environnementale au travers du projet d’agriculture paysanne. Et ce, au-delà des réflexes corporatistes. Certaines des revendications portées par le mouvement social des gilets jaunes trouvent un écho particulier pour les ruraux et les citoyens que nous sommes.
Nous partageons pleinement les revendications sur le pouvoir d’achat et une juste répartition des richesses qui s’expriment partout dans le pays. Au quotidien, nous subissons l’inégal partage de la valeur produite dans les filières, confisquée par l’industrie agro-alimentaire et la grande distribution. Le revenu des paysans reste donc dramatiquement bas et les écarts se creusent encore. La Confédération paysanne combat depuis toujours la mise en concurrence effrénée portée par les différents accords de libre-échange qui ruinent les solidarités collectives, entravent la transformation de notre modèle agricole et environnemental et empêchent le déploiement d’une alimentation de qualité accessible à toutes et tous.
"Précarisation des petites communes rurales"
L’accès à une alimentation de qualité n’est pas le seul sujet de convergence avec les préoccupations exprimées dans la rue depuis trois semaines. Les paysannes et paysans que nous sommes, vivons aussi, au quotidien, la désertification rurale et le désengagement orchestré des services publics : maternités, écoles, transports en commun, hôpitaux, agences postales... Désengagements qui rendent dépendant du « tout voiture ». La précarisation des petites communes rurales où nous vivons va à rebours des nécessités environnementales que le gouvernement prétend porter en signant des accords internationaux, qu’il s’empresse ensuite de mettre sous le tapis. La COP 24 en est le triste reflet ! Ce double discours, les paysannes et paysans qui s’engagent ou souhaitent s’engager dans la transition de leur système de production en sont aussi victimes.
"Urgence sociale et climatique"
Aujourd’hui, le mépris du gouvernement génère de la violence et le rejet des acteurs de la démocratie représentative. Cela nous inquiète. Nous avons toujours défendu des politiques publiques fortes, pour accompagner la transition agricole et environnementale qu’exige l’urgence sociale et climatique. Jamais nous n’avons cru aux mesures coercitives qui stigmatisent, sans aucune assise structurante.
Depuis sa création, la Confédération paysanne s’inscrit résolument dans la société. Pour nous, il ne peut donc y avoir de solutions dans le repli sur soi mais dans la solidarité. Des Confédérations paysannes départementales ont rejoint ou vont rejoindre "le mouvement des gilets jaunes. Ces points de convergence ne demandent qu’à grandir, au gré des rencontres et des débats sur nos territoires.
Le Secrétariat national de la Confédération paysanne
Clés : Agriculture Gilets jaunes
1 ERUDITE - Equipe de Recherche sur l’Utilisation des Données Individuelles en lien avec la Théorie Economique
Résumé : Les crises environnementales, sociales, économiques et démocratiques actuelles peuvent constituer un contexte favorable à l’émergence d’innovations sociales à la fois réparatrices, permettant de rendre la transition moins douloureuse, mais aussi transformatives, s’inscrivant dans la mise en œuvre d’un autre modèle de développement (Levesque B., 2012). Dans le même temps, la pensée et le cadre d’analyse développés par Elinor Ostrom inspirent des initiatives et alimentent de très nombreux travaux, notamment en France, qui interrogent l’apport de cette approche des communs à l’analyse de la propriété, des institutions, du développement ou de l’Economie Sociale et Solidaire. Le pouvoir transformatif des communs en tant qu’actions collectives instituantes autour de ressources vécues comme vulnérables peut-il être questionné et renforcé par les analyses de l’innovation sociale ?
Mots-clés :
Type de document : Communication dans un congrès
Des émergences à la reconnaissance, trajectoires d'innovation, Apr 2017, Montréal, Canada. 2017
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Sciences de l'Homme et Société / Economies et finances
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Intervention de Régis Revenin "Histoire et cultures queer : quelles archives françaises ?" le 14/11 au Séminaire «Guerre/Sexualité/Genre : retours sur le XXe siècle. Homosexualités en conflit», organisé par la Cité du Genre. @ScPo_CHSP @UParisDescartes
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connu /
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Centreétudesemploitravail a retweeté Le CERLIS @LeCerlis 20 hil y a 20 heures
3ème colloque du RT14 (Arts et culture) avec le RT24 @afs_socio "Penser l'articulation des rapports sociaux de sexe, de classe et de race en sociologie des arts et de la culture" Les jeudi 15 et vendredi 16 novembre 2018 @CNRS - 0 réponse 2 Retweets 4 j'aime
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«Agir avant qu’il ne soit trop tard» : le manifeste du nouveau mouvement Place publique - Libération
Appel
«Agir avant qu’il ne soit trop tard» : le manifeste du nouveau mouvement Place publique
— 6 novembre 2018 à 19:05
Les fondateurs du mouvement Place publique Jo Spiegel, Claire Nouvian, Raphaël Glucksmann, Thomas Porcher et Diana Filippova, à Paris, lundi. Photo Boris Allin. Hans Lucas pour Libération
Les fondateurs de Place publique, parmi lesquels Raphaël Glucksmann, Claire Nouvian et Thomas Porcher, veulent proposer, à l'aune des élections européennes, une offre politique égalitaire et antiautoritaire. «Libération» publie en exclusivité leur manifeste.
«Agir avant qu’il ne soit trop tard» : le manifeste du nouveau mouvement Place publique
L’essayiste Raphaël Glucksmann, l’économiste Thomas Porcher, la militante écologiste Claire Nouvian, l'entrepreneuse Diana Filippova et d’autres personnalités de la société civile lancent ce mercredi un nouveau mouvement, baptisé Place publique, qui veut «répondre à des urgences», démocratique, écologique, sociale et appelle au rassemblement pour les européennes. Ci-dessous, retrouvez en exclusivité le manifeste de ce mouvement qui joue la carte de la «société civile».
Agir pour lutter contre le réchauffement climatique et préserver le vivant. Agir pour empêcher que la montée des inégalités ne disloque nos sociétés. Agir pour endiguer la vague identitaire et autoritaire qui s’abat sur nos démocraties. Agir pour construire une Europe démocratique, solidaire et écologique. Agir pendant qu’il est encore temps.
Nous avons entendu les cris d’alarme des scientifiques sur le dérèglement climatique et nous avons pris acte de la date de 2030 comme le moment de bascule dans l’irréversibilité de la catastrophe. Nous voyons ces millions de vies brisées par le chômage et la précarité, nous voyons la colère monter contre la sécession sociale en cours, nous voyons notre démocratie kidnappée par des lobbys qui dévoient chaque jour un peu plus nos institutions. Nous avons été ébranlés par le Brexit, par les triomphes d’Orbán, de Trump, de Salvini, de Bolsonaro et, surtout, par l’absence de remise en cause de nos élites. Nous ne pouvons laisser celles et ceux qui nous gouvernent continuer les mêmes politiques jusqu’à l’effondrement final.
Agir politiquement. Partout en France, et bien au-delà, des millions de citoyennes et de citoyens se mobilisent déjà et prennent en charge à leur échelle les transformations vitales que nos gouvernements refusent d’assumer. Coopératives paysannes sur les circuits courts, associations se battant pour préserver les solidarités sociales ou lutter contre les discriminations qui défigurent la République, tiers lieux réinventant l’espace public, collectifs œuvrant à un accueil digne des exilés ou s’opposant aux projets climaticides, élus locaux mettant en place la démocratie participative, ONG luttant contre l’évasion fiscale, tous essaient, à leur niveau, d’infléchir le cours des choses. Mais sans prolongement politique, ces luttes, ces engagements, ces espérances, ces succès ne suffiront pas à enrayer notre marche collective vers l’abîme. «Politique» : nous assumons ce mot. Nous venons d’horizons différents, nos votes ne furent pas toujours identiques, nos opinions peuvent diverger sur certains points, mais nous sommes toutes et tous d’accord sur l’essentiel et nous avons toutes et tous conscience de vivre un moment de bascule.
Voilà pourquoi nous lançons Place publique. Ce mouvement, construisons-le ensemble. Sans exclusive. Nous ne sommes pas des professionnels de la politique, mais nous avons la volonté, par-delà nos divergences, d’unir nos forces pour remettre les citoyens au cœur de l’action publique, pour reprendre la maîtrise de notre destin, pour renouer avec la promesse républicaine d’égalité si souvent trahie, quelles que soient nos origines, nos croyances ou notre lieu de résidence. En partant des idées, des solutions, comme des mobilisations de terrain, nous devons construire un mouvement ouvert à toutes celles et tous ceux qui partagent les principes de solidarité sociale, de respect du vivant, de renforcement de la démocratie et de promotion des droits humains. Organisée autour de causes communes et animée par des porteurs et porteuses de cause, Place publique se fixe comme mission d’accueillir les luttes et les expérimentations existantes, de les mettre en relation les unes avec les autres, de forger à partir d’elles une vision du monde et de porter un projet alternatif à l’atomisation sociale et aux passions autoritaires. De partir du terrain et des idées pour produire une nouvelle offre politique. À toutes celles et tous ceux qui chaque jour font plus que leur dû pour faire bouger les lignes, à toutes celles et tous ceux qui sont désireux de s’engager mais ne savent ni où ni comment le faire, nous lançons un appel : regroupons-nous avant qu’il ne soit trop tard. Il ne s’agit pas là d’un énième appel à sauver le monde, mais de l’acte de naissance d’un mouvement qui a vocation à se structurer sur tout le territoire français et au-delà, à travers l’Europe, à multiplier les réunions publiques, à contrer les lobbys et à bouleverser le champ politique. Retrouvons-nous et, ensemble, investissons la place publique !
Signataires : Judith AQUIEN dirigeante et fondatrice d’organisations pour la dignité des personnes en exil, Nayla AJALTOUNI militante associative, Farid BENLAGHA chef d’entreprise, Saïd BENMOUFFOK professeur de philosophie, Charles BRAINE militant associatif, ancien marin pêcheur et co-fondateur de la plateforme Petite Pêche, Pierre-Natnaël BUSSIÈRE étudiant, Lucas CHANCEL économiste, Vincent CARRY acteur culturel européen, Olivier DUBUQUOY géographe, universitaire et militant écologiste, Diana FILIPPOVA chef d’entreprise, auteure, Laure FOURTEAU-LEMARCHAND consultante en responsabilité sociale des entreprises, Raphaël GLUCKSMANN essayiste, Aziliz GOUEZ chercheuse, militante européenne et ancienne plume du président irlandais, Caroline KAMAL juriste, Jérôme KARSENTI avocat, Thierry KUHN responsable associatif, Dan LERT adjoint au maire du XIXe arrondissement de Paris, juriste, Claire NOUVIAN fondatrice et présidente de l’association Bloom, Thomas PORCHER économiste, Jo SPIEGEL maire de Kingersheim, Rui WANG responsable associatif, cofondateur de l’association des jeunes Chinois de France, André ZAJID essayiste, enseignant.
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Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin
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Politique
A gauche, des nouveaux dans la Place
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Acteurs de la société civile et professionnels de la politique, des liaisons tortueuses
Même si l’initiative est plutôt rare à gauche, la création de Place publique interroge une nouvelle fois le rapport des acteurs de terrain aux partis plus traditionnels.Spatialisation d’un objet complexe en vue d’en comprendre les enjeux socio-politiques
Sous la forme d’une série d’hypothèses, l’atlas critique d’Internet développe 15 exercices conceptuels de spatialisation d'Internet. L’objectif de cet Atlas est d’utiliser l’analyse spatiale comme clé de comprehension des enjeux sociaux, politiques et économiques présents sur Internet. Tenter d’en cerner les contours nous permettra d’en comprendre les enjeux.
Travail de recherche théorique et graphique initié et développé par Louise Drulhe dans le cadre de son diplôme de fin d’étude à l’EnsAD Paris.
« Le plus souvent nous passons d’un endroit à l’autre, d’un espace à l’autre sans songer à mesurer, à prendre en compte ces laps d’espace. Le problème ce n’est pas d’inventer l’espace, encore moins de le ré-inventer, (...) mais de l’interroger, ou, plus simplement encore, de le lire. »
Georges PEREC
Espèce d’espace
Quelle est la taille d'Internet?
Est-ce une immensité qui englobe la terre ou un espace unique qui concentre l'activité ?
« Cerveau planétaire » Joël de Rosnay
« Cerveau global » Howard Bloom
Internet est à la fois l'infrastructure qui englobe la terre, et le lieu unique que le monde entier se partage
Connu /
https://twitter.com/DesignSinking/status/1060070299755012096
"
Jacky Foucher @DesignSinking
2 hil y a 2 heures
Quelle est la forme d'internet ?Représenter pour mieux comprendre. Travail de recherche très intéressant par @LouiseDrulhe http://internet-atlas.net/
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Yanis Belhadia
@YBelhadia
18 oct.
BONNE RENTREE: 6 mois de luttes sociales ! #luttes #répression #etatdedroit #écologie #université #cheminots #postiers #bavures #breil #arago #nanterre #montpellier #1erMai #kolbsheim #social #crs #AllonsChercherMacron #reportage #convergencedesluttes
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->
https://t.co/ay8ZauxEF6
soci(a)(l)(e)(s)(ux)
Un livre de Anne-Cécile Robert - 13 septembre 2018
Les émotions dévorent l’espace social et politique au détriment des autres modes de connaissance du monde, notamment la raison. Certes, comme le disait Hegel, « rien de grand ne se fait sans passion », mais l’empire des affects met la démocratie en péril. Il fait régresser la société sous nos yeux en transformant des humains broyés par les inégalités en bourreaux d’eux-mêmes, les incitant à pleurer plutôt qu’à agir.
À la « stratégie du choc » qui, comme l’a montré Naomi Klein, permet au capitalisme d’utiliser les catastrophes pour croître, Anne-Cécile Robert ajoute le contrôle social par l’émotion, dont elle analyse les manifestations les plus délétères : narcissisme compassionnel des réseaux sociaux, discours politiques réduits à des prêches, omniprésence médiatique des faits divers, mise en scène des marches blanches, etc. Une réflexion salutaire sur l’abrutissante extension du domaine de la larme et un plaidoyer civique pour un retour à la raison.
Avant propos de Éric Dupond-Moretti.
Spécialiste de l’Afrique et des institutions européennes, Anne-Cécile Robert est journaliste au Monde diplomatique et professeur associé à l’Université Paris 8. Elle a notamment publié Afriques, années zéro (L’Atalante, 2008) et, avec André Bellon, Un totalitarisme tranquille. La démocratie confisquée (Syllepse, 2001).
Anne-Cécile Robert, La Stratégie de l’émotion, aux éditions Lux, Montréal, septembre 2018, 176 pages, 12 euros.
06h49
Clés :
consommation alimentation écologie
678 soutiens
APPEL À TOUS LES CITOYENS, TITULAIRES OU NON DU RSA
AINSI QU'AUX ASSOCIATIONS, SYNDICATS, PARTIS POLITIQUES
En signant cette pétition, dites à Mme la Présidente du Conseil Départemental du Haut-Rhin et à tous ses autres collègues des Départements Français, que vous n'êtes pas d'accord pour conditionner le versement du RSA à un engagement à faire du bénévolat.
Les allocataires du RSA n’ont pas de responsabilité dans les choix économiques de notre pays et subissent une situation due à un manque criant d'offres d'emploi qui maintient un haut niveau de chômage dans notre pays ; ce qui soit-disant coûte "un pognon de dingue", alors qu’un chômeur sur deux n'est pas indémnisé.
L'obligation de bénévolat aggrave encore la situation. La disparition des contrats aidés et les réductions drastiques de subvention génèrent de grave pertes d’emploi dans les associations et services, et on nous propose de remplacer ces vrais emplois par du Bénévolat Obligatoire !!! Où est le bénéfice ?
Ce sont de véritables emplois, payés correctement et permettant d'envisager sereinement l'avenir dont les titulaires du RSA, comme tous les chômeurs et les précaires, ont besoin et non de travaux obligatoires et gratuits censés recréer du lien social.
...
La mention d'engagement à faire du bénévolat n'a aucune valeur légale
Collectif "non au rsa contre bénévolat"
17 sept. 2018 —
Allocataires du RSA
Lors de la signature du Contrat d'Engagement réciproque avec le Conseil départemental, sachez que la mention d'engagement à faire un travail bénévole qui y figure n'a aucune valeur légale !
Comme le précise le jugement du Conseil d'Etat, nul ne peut vous contraindre à signer cette clause et aucune sanction ne peut vous être appliquée en cas de refus.
Comme tout le monde, un(e) allocataire du RSA ne fait du bénévolat que s'il ou elle le veut, c'est pourquoi le Collectif "Non au Bénévolat contre RSA" demande que le Conseil Départemental cesse de cibler spécifiquement les allocataires du RSA dans ses incitations à s'engager à faire du bénévolat, qui en outre ne doit en aucun cas remplacer un travail salarié.
Si vous avez été l'objet d'incitation à signer un engagement à faire du bénévolat lors de la présentation de votre Contrat d'Engagement Réciproque, n'hésitez pas à nous contacter via la messagerie suivante : "nonrsabenevolat@gmail.com"
Le Collectif
"Non au RSA contre Bénévolat"