69,5 k abonnés - 18+ - 959 vues - 1 commentaire
#urgenceclimatique #greenpeace #écologie
La création de Greenpeace est probablement l’aventure la plus héroïque et la plus captivante du 20ème siècle. Greenpeace a non seulement inventé le concept de l’écologie mais a également transformé les relations politiques internationales.
Puissants aujourd’hui, ce n’est au départ qu’un petit groupe de militants, guidés par la vision d’un monde propre et vert. Fondée en 1971 sans ressource, Greenpeace ne fait peur à personne.
Sa stratégie? L’action directe, les images chocs, la méthode sera la clé du succès. Ses militants vont réussir à capter l’attention du public en s’opposant par l’action aux gouvernements et en se rendant directement sur place, quitte à risquer la prison ou même la mort.
Grâce à des images d’archive inédites et aux interviews des principaux acteurs de Greenpeace, ce documentaire de 52 minutes se propose de plonger au cœur du fonctionnement de la célèbre organisation et d’analyser sa stratégie ainsi que les nouveaux challenges auxquels elle se retrouve confronté aujourd’hui.
Documentaire : L’aventure Greenpeace
Réalisation : Thierry de Lestrade
Production : What’s Up Films (2011)
#documentaire #documentairegratuit #documentairehistoire #slicequi #slice #histoire #greenpeace #écologie #militantisme #environnement #activisme #nature #planète #océan #baleines #pollution #écosystème #biodiversité #urgenceclimatique #réchauffement #engagement #protection
Connu / TG
"
[09/09/2026 12:22] GIL: https://m.youtube.com/watch?v=SpFqbWU0hv8
Une vidéo où l'on voit l'ancien directeur Bruno Rebelle et un des fondateurs Rémi Parmentier
"
Tr.: ...
LES JEUNES, N'AYEZ PAS PEUR, allez-y, changez le monde !
Durée 23:24
Publié Il y a 4 ans • 49 vues
Le documentaire que vous vous préparez à regarder a été tourné il y a déjà quelques années. C’est en réalité le premier épisode d’une série qui pour l’essentiel reste à parachever.
Une série baptisée « Paris capitale du crime politique » qui entendait et entend raconter ce Paris auquel on ne pense pas spontanément quand on arpente les rues de notre capitale. Et pourtant, à Paris, ville-lumière, ville touristique, ville de la mode et des arts… ont été assassinés un grand nombre d’activistes et de politiques qui ont compté dans l’histoire contemporaine.
Parmi eux, Jean Jaurès, figure tutélaire de la gauche française. C’était un 31 juillet. Le 31 juillet 1914. Pourquoi ? Comment ? Quel est l’enchaînement de faits qui ont conduit à ce crime politique ?
On vous laisse regarder ce qui est aujourd’hui un premier et malheureusement pour l’instant un dernier épisode. Pourquoi ?
Eh bien parce que ce programme exigeant coûte cher à réaliser. Si vous souhaitez regarder d’autres épisodes sur d’autres crimes politiques, faites nous dès maintenant des dons sans oublier d’indiquer leur affectation souhaitée en commentaire sur la plateforme spécialisée OKPAL. Merci. Et maintenant. Place au documentaire signé Serge Garde et Romain Moriconi.
VisibilitéPublique
Publié originellement 31/07/2022
Catégorie Actualité & Politique
LicenceInconnu LangueInconnu
Étiquettes crime politique , histoire ; jean jaurès ; paris ; socialisme
Durée 23min 24sec
Aucun commentaire.
Connu / https://bsky.app/profile/lemediatv.bsky.social/post/3mrzkckaaks2n
Le pape Léon XIV et un descendant d’esclavagiste ont récemment demandé pardon pour l’esclavage colonial. Mais à quoi servent réellement ces excuses ? Avec la psychologue Cassandre Surinon, retour sur le traumatisme historique, la reconnaissance et les enjeux du pardon.
Par Yvana Alétas 29 mai 2026 3 min
...
Dans son encyclique Magnifica Humanitas, le pape Léon XIV a demandé « sincèrement pardon » au nom de l'Église pour son rôle dans l'esclavage. Quelques semaines plus tôt, Pierre Guillon de Prince, premier descendant d'esclavagiste français à accomplir publiquement cette démarche, déclarait : « C’est vers l’ensemble des communautés de la Caraïbe que je présente mes excuses, pour l’impact du racisme sur leur vie quotidienne, leur santé et leur bien-être. »
...
Pour Cassandre Surinon, docteure en psychologie et autrice d'une thèse consacrée aux traces psychiques du traumatisme historique chez les descendants de victimes de la traite négrière et de l'esclavage en Guadeloupe et en Martinique, l'enjeu principal réside dans la reconnaissance.
...
...
ses travaux ont été rapidement connus et diffusés (par exemple, l’Apologie pour l’histoire) et a fortiori utilisés, dans le monde hispano-américain — en particulier depuis le Mexique —, inspirant toute une série de recherches en histoire, notamment sur l’histoire des campagnes, de la paysannerie et des évolutions agraires.
Ce qui nous amène également à aborder un autre aspect qui a été peu valorisé dans l’intronisation mentionnée plus haut. À savoir le fait que l’œuvre de Marc Bloch relève principalement de l’histoire rurale, de l’histoire des paysans, de l’histoire socio-économique à la française4, et que son influence s’est fait sentir (et continue de se faire sentir), non pas seulement en Europe, mais aussi sur d’autres aires culturelles planétaires
...
histoire comparée
...
les 29 compagnons de résistance de Marc Bloch, torturés et exécutés avec lui sous la brutalité de la vengeance nazie contre ses opposants, ou peut-être évoquer son réseau de collaborateurs et de sympathisants, proches ou lointains. Mais, d’autre part, il faut surtout se souvenir de ceux qui malgré diverses tentatives de musellement5, ont su surmonter toutes ces épreuves afin de préserver son exemple, de mettre en valeur son œuvre et de perpétuer sa mémoire. Il n’était pas anodin ni futile de défendre l’exemple, non seulement scientifique mais aussi civique et résistant, d’un personnage comme Marc Bloch.
...
l’exemple d’Étienne Bloch, fils de Marc Bloch, qui a su, pendant des décennies, préserver et défendre l’héritage intellectuel et de résistance de son père. Tout d’abord, en éditant et en rééditant ses œuvres, accompagnées régulièrement d’éléments de contextualisation et d’actualisation, ainsi que son imposante correspondance épistolaire, à la manière d’un éditeur-historien — ce dont on a peu parlé durant le processus de panthéonisation. Grâce à lui, de nombreux ouvrages ont été publiés ou republiés, enrichis en outre par le contenu des archives personnelles et familiales, ainsi que par la mémoire et les souvenirs des survivants6.
...
avoir affronté et vaincu (à maintes reprises) les diverses opérations de manipulation, de désinformation et d’utilisation grossière et réactionnaire — d’où qu’elles viennent — de l’image, de l’exemple et de la mémoire du médiéviste résistant antinazi. En particulier celles émanant de l’extrême-droite néofasciste ou de prétendus « nationalistes de gauche » (parfois coalisés et alliés entre eux), qui pouvaient même se cacher derrière des associations ou des fondations usurpant le nom de Marc Bloch, à des fins inavouables.
...
Dilexit Veritatem, « il aimait la vérité », l’épitaphe choisie par Marc Bloch
...
LaVid E., PdeO8
Junio de 2026
transmis par l’auteur
1 La cérémonie a eu lieu le 23 juin dernier. Nécropole officielle de la France, le Panthéon a été créé par la Révolution d 1789 (dans l’ancienne église catholique Sainte-Geneviève), où reposent les dépouilles des « femmes et des hommes auxquels la Nation rend hommage ». Ainsi, la dépouille de Marc Bloch rejoint désormais celles de Voltaire, Rousseau, Victor Hugo, Zola, Dumas, Jaurès, Gouges et Manouchian, entre autres.
2 Concernant la vie de Marc Bloch, il est essentiel de consulter le magnifique Marc Bloch, 1886-1944. Une biographie impossible (Limoges, 1977), écrit et dirigé par Étienne Bloch, son fils et infatigable défenseur et promoteur de l’œuvre de Bloch jusqu’à sa mort en janvier 2009.
3 Ainsi que le conseille Pierre Vilar, il convient d’aborder cette démarche dans le respect de l’histoire qui se déroule sous nos yeux, en utilisant la méthodologie et les outils de l’historien. Voir, entre autres, Pensar Históricamente. Reflexiones y Recuerdos, Barcelone, 1997.
4 Bien différente, par exemple, de l’histoire économique anglo-saxonne. Nous ne voudrions pas multiplier les références bibliographiques, mais il y a eu récemment deux travaux qui permettent de comprendre que nous parlons d’une histoire qui fait partie du patrimoine historiographique français et de la particularité des apports de Marc Bloch durant le 20e siècle. Il s’agit de l’ouvrage de Gérard Béaur, Le paysan, les pouvoirs, l’argent, 1614-1815 (Paris, Champ Vallon, 2026), ainsi que de l’article de Nadine Vivier, « Le succès durable de ‘Lutte pour l’individualisme agraire’ », Revue d’Histoire, 169, 1, pp. 79-90.
5 Les dénonciations des responsabilités faites par Marc Bloch dans L’Étrange défaite n’avaient épargné ni les personnalités du régime, ni certains groupes sociaux, ni certaines institutions se trouvant au cœur de l’organisation de l’Etat et de la défense du territoire.
6 L’une des dernières rééditions des œuvres de Marc Bloch, préparée sous la direction d’Étienne (et d’Annette Becker), a été Marc Bloch : L’Histoire, la Guerre, la Résistance (Paris, Quarto Gallimard, 2006). Ce fut une compilation méticuleuse de textes — de près de 1100 pages — parfaitement contextualisés, sur des sujets liés aux guerres mondiales (la première et la seconde), au 20e siècle, à la politique et à la résistance.
7 En tant que soutien et militant au sein des comités parisiens de solidarité avec la lutte de ces peuples, comme le président Lula doit s’en souvenir à Brasilia.
8 Historien et économiste, résidant en France (lavidepdeo@gmail.com).
L'E.C.H.Φrruptible© φ🔻@l-echoruptible.bsky.social
💡Incroyable carte interactive montrant comment l'Allemagne était brisée à partir des batailles de Stalingrad et Koursk. Les USA ne se sont engagés qu'en étant certains de la défaite nazie.
Ce n'est hélas plus le discours officiel.
Saluons la mémoire de celles et ceux morts contre le fascisme.
14:32 · 11 mai 2026
6 reposts 12 ont aimé 2 conservés
- Sur 8,668,400 pertes totales au combat où la nationalité pouvait être établie, seulement 5,756,000 étaient russes (66 %). Les Ukrainiens représentaient 1,377,400 pertes (16 %), les Biélorusses 252,900 (3 %), les Tatars 187,700 (2 %), les Juifs 142,500 (1.6 %), les Kazakhs 125,500 (1.4 %)...
- les Ouzbeks 117,900 (1.4 %) et les autres nationalités représentaient chacune moins d'un pour cent des pertes totales.
Source: Velikaya Otechestvennaya Voyna bez grifa sekretnosti (en gros Grande guerre patriotique déclassifiée) par Krivosheev et Adronikov.
- Bien sur saluons les combattants américains tombés au front ainsi que les combattants africains qui ont participé au débarquement de Provence.
La lutte contre le fascisme est toujours d'actualité.
Et pour comprendre le présent soyons conscient du passé.
Note de Blog sur le 8 mai 1945⬇️
8 Mai 1945 : Une défaite maquillée en Victoire.
Affiche soviétique exposée au Musée d’histoire allemande à Berlin, le 13 octobre 2010 . Le 08 mai 1945 dans l'imaginaire collectif est s...
https://echorruptible.blogspot.com/2026/05/8-mai-1945-une-defaite-maquillee-en.html
Pourquoi ce site ?
Au départ, ce site se voulait uniquement historique sur les luttes sur les conditions de travail en France métropolitaine.
Mais, les luttes aujourd’hui sont difficiles dans les entreprises, les administrations, les hôpitaux, les associations, les ubérisés divers, et donc nous avons voulu aider par des outils divers les salarié-es, les fonctionnaires, les élu-es, les syndicalistes, les équipes syndicales, partir de notre expérience de syndicaliste depuis 1979, 17 ans à la CFDT et 28 ans à SUD-Solidaires, mais aussi ancien inspecteur du travail pendant 25 ans, ce qui permet d’avoir un panorama important des pratiques diverses patronales, et de trouver les actions pour y répondre. Pas de solutions miracles bien évidemment, mais on peut s’appuyer sur le code du travail et sur le rapport de forces pour gagner. Engager le plus de personnes possible dans des actions efficaces pour obtenir des victoires, aussi petites soient-elles. On doit s’accorder le plaisir de petites victoires sur des objectifs réalisables. Le syndicalisme est un combat au quotidien, sans relâche, mais on ne gagne que les combats que l’on mène. Et s’avouer vaincu avant d’avoir entrepris etc..
A) Nous avons écrit un livre intitulé « une histoire des luttes pour les conditions de travail ».
B) Nous avons décidé de rédiger des fiches uniquement sur les conditions de travail, notion large et à élargir encore, pour aider salarié-es, fonctionnaires, militant-es ou non.
...
Ce qui nous fait dire que la désespérance, le défaitisme des syndicalistes est très mauvaise conseillère. Seuls ceux qui sont réprimés par le patron, l’état, la justice devraient avoir la parole.
Pour reprendre Michelle Zancarini-Fournel sur les conflits ouvriers, dans son livre « Les luttes et les rêves Une histoire des luttes populaires de 1685 à nos jours », explique la difficulté de raconter historiquement les conflits.
...
Connu / TG le 30/10/25 à 17:41
291 k abonnés - 8,3k+ - 198 992 vues - 1 588 commentaires
ENTRETIENS 🗣️
Diego Chauvet, journaliste à l'Humanité, reçoit Johann Chapoutot, spécialiste de la montée du nazisme, pour apporter son regard d'historien, de spécialiste des années 30, sur le renversement des valeurs que nous vivons actuellement entre fascisme et antifascisme.
00:00 Introduction
02:09 Qu'est-ce que l'antifascisme ?
11:28 Mort de Quentin D. : la réaction de Dominique de Villepin
19:55 Le retour de propos pétainistes
25:21 Faut-il distinguer les formes de violences ?
31:28 L'influence trumpiste
44:34 Marianne attaque Johann Chapoutot
50:17 Notre hors-série "Front commun contre l'extrême droite"
Tr.: ...
extrême centre et extrême droite partagent des valeurs communes : le darwinisme social, des formes de suprémacisme social c'est sûr, suprémacisme racial très souvent, et ils ont également la même clientèle en gros, les dynamiques patrimoniales, les possédants. Et par ailleurs, ils ont les mêmes ennemis, c'est-à-dire la gauche en général. Ce que les nazis appelaient le marxisme qui englobait aussi la social-démocratie qu'il s'agissait de détruire, notamment les syndicats. Dans ce que fait le centre, nous avons déjà des antécédents ... de la dynamique des idées comme de la dynamique sociologique, du point de vue idéologique comme sociologique, c'est compréhensible. Et ça s'est déjà produit. Ce qui est regrettable, c'est que une partie de la gauche se désolidarise de l'autre de la même manière que le SPD (ndlr : Parti social-démocrate d’Allemagne. En allemand Sozialdemokratische Partei Deutschlands) avait tenté de s'imposer ? dans les bonnes grâces de la droite, voire nazie, nous, nous sommes la gauche raisonnable, discours que l'on entendait déjà à l'époque. Nous sommes des gens raisonnables, nous n'avons rien à voir avec ces fanatiques de l'égalité sociale ou de la justice sociale que sont les communistes, nous n'avons rien à faire avec eux. Il les ont donc jeté par dessus bord, ou jeté sous le bus comme on dit aujourd'hui pour, encore une fois, donner des gages à la droite et à l'extrême droite. Pour se sauver eux-mêmes. L'histoire a bien montré que ils ont été victimes eux-mêmes de ce qu'ils pensaient pouvoir éviter. Phrase de Dominique de Villepin dans un texte qu'il a publié jeudi soir à ce sujet "Le parti social-démocrate allemand, grande force républicaine de gauche à l'époque, a eu sa part de responsabilité dans la montée du nazisme en maintenant l'illusion d'une posture d'équivalence qui a conduit à son propre écrasement." C'est ce que vous décrivez là précisément. DDV lui, en tant que responsable politique, en fait l'analogie avec le présent. Est-ce qu'il a raison ?
OUI ce qui le distingue notamment d'un ancien pdt de la république dont les dernières déclarations sont consternantes du point de vue de l'éthique politique, François Hollande pour ne pas le citer, de la morale humaine, de la décence commune et de la culture politique, contrairement à des gens comme cela, DDV est quelqu'un ??? il lit de la littérature, philosophie, histoire puisque nous en avons parlé, notamment de cette période de 1932-1933, c'est quelqu'un qui ayant ouvert des livres d'histoire, en a tiré quelques enseignements. D'autres comme FH que vous citiez, en fréquentant uniquement HEC et Science Po n'a pas eu l'occasion de se former à l'histoire et c'est bien dommage puisque, précisément, l'erreur majeure, monstrueuse même en réalité du SPD allemand en 32-33, ça a été, au moment depuis avril 1932 les communistes proposaient une alliance, non seulement à la base mais aussi au sommet, de vouloir se distinguer à toutes forces d'une gauche qu'il était prêt à sacrifier, avec laquelle ils avaient des désaccords stratégiques, tactiques, et un passif d'opposition assez long, sacrifier cette gauche là pour se sauver soi-même. Et ça a duré longtemps cette histoire puisque le SPD Allemand, non seulement n'a rien fait quand les nazis sont arrivés au gouvernement, contrairement à ce que demandait le KPD (Kommunistische Partei Deutschlands ou PARTI COMMUNISTE ndlr) une grève générale. Mais 5 mois plus tard, le SPD en était encore à voter une motion de confiance à Hitler et à son gouvernement au Reichtag. Le 17 mai 33, franchement, c'est très tard. Cela dit, en écoutant certaines déclarations la semaine dernière - les Hollande et Gluxman ou autres - on voit qu'effectivement ce genre d'individus voter des motions de confiance à des gouvernements d'extrême droite qui en d'autres temps aurait massacré à qui mieux mieux et incarcéré dans des centres spéciaux puisque le 17 mai 33, c'était par centaines que se comptaient les victimes à gauche du gouvernement nazi. Donc oui, faire un peu d'histoire de temps en temps peut servir !
On entend que les communistes étaient trop radicaux. Visiblement, ça ne s'est pas passé comme ça.
Je l'entends beaucoup ici et là. En fait ya deux historiographies pour être un peu techniques dans la manière dont on raconte l'histoire, ce sont deux historiographies qui se sont mises d'accord. Ya une historiographie de droite toujours prête à dire que la gauche c'est mal et que la gauche de la gauche c'est encore plus mal. C'est radical, ça parle trop fort, ça ne met pas de cravate, ça demande un peu trop bruyamment la justice sociale et fiscale, c'est très impoli et donc c'est le chien qui saute sur la table en plein diner bourgeois et ça ne se fait pas. Une seconde historiographie trotskiste est entrée en calescence? avec la première, qui à juste titre a plein de choses à reprocher aux staliniens, bien sûr. Et dieu sait que les trotskistes dans les années 30 ont pâti de leur opposition au stalinisme, mais la lecture qu'a pu faire Trotski et dans la suite les historiens trotskistes, de cette période, fait l'économie de quelques faits importants et de quelques archives et sources importantes. Il y a une opposition terrible entre SPD et KPD depuis 1919, pourquoi ?
Parce que la scission du KPD, la scission communiste qui fait suite à tous les débats qu'il y a eu entre réformistes et révolutionnaires avant 14, fait suite au désaccord entre ceux qui ont voté les crédits de guerre, les socio-démocrates, et ceux qui ont refusé de les voter, c'est-à-dire les futurs communistes, ensuite la révolution de 17, la séparation sur la base des 21 points de Lénine et du Cominterm, en France, Italie et partout, mais dans le contexte allemand, vous avez un contexte de guerre civile qui vient aggraver les choses avec une répression menée par les socio-démocrates au pouvoir contre les communistes. Vous avez 150 morts la semaine sanglante de Berlin en janvier 19, vous avez 1200 morts en mars 1919, vous avez également le pdt social-démocrate Hébert qui empêche l'union entre socialistes et communistes en Turinge et en Saxe en 1923, et vous avez à nouveau un massacre à Berlin le 1er mai 1929 avec la police sociale-démocrate, préfet de police social-démocrate, ministre pdt de Prusse social-démocrate et chancelier aussi, qui massacre 33 personnes à l'arme lourde au centre de Berlin. Et évidemment que dans ce contexte là, les communistes avaient quelques raisons d'en vouloir aux socio-démocrates. Inversement, les socio-démocrates prenaient ombrage qu'on les traite de socio-traitres et de socio-fascistes, ce qui pouvait s'argumenter puisque le socio-démocrates avaient choisi de faire une politique de droite. Les socio-démocrates avaient soutenu le chancelier Bruning de 1930 à 1932, soutenu sa politique d'austérité, de destruction de l'état social. Évidemment, dans ces conditions là, lorsque vous êtes vaguement de gauche et que vous avez quelques idées qui sont accrochées à une vague colonne vertébrale, vous ne pouvez pas ne pas critiquer cela. Les communistes ont été fidèles à cette revendication de justice sociale et fiscale, ont critiqué les socio-démocrates. Mais in fine, face au danger nazi, peut-être était-ce trop tard. Mais face au danger nazi, en avril 32, après les résultats des élections présidentielles de mars 1932, après le résultat des élections de Prusse, en avril 32, la progression nazie, le KPD a proposé une alliance qui a été refusée à de multiples reprises par la direction social-démocrate. Je tenais à rappeler tous ces contextes là à la fois historique pour l'allemagne mais également historiographiques pour voir comment on réécrit l'histoire, pour rappeler que le KPD allemand, tout stalinien qu'il était, et que toutes ses fautes, toutes ses erreurs, n'est certainement pas responsable de tout. Évidemment que la gauche n'est pas responsable de l'arrivée d'Hitler au pouvoir. Il n'y avait plus de démocratie parlementaire depuis mars 1930. Quand bien même les marxistes auraient-ils été majoritaires et unis, jamais le pdt Henenbourg n'aurait appelé un chancelier social-démocrate au pouvoir.
Dans vos propos et dans votre livre, on voit la réaction des élites. À l'époque, on ne sait pas encore ce que va vraiment donner le nazisme derrière. Aujourd'hui, on sait. Et malgré cela, depuis une dizaine de jours, on entend Martine Vassal, candidate de la droite républicaine à Marseille, dire travail, famille, patrie, ce sont mes valeurs. On voit Laurent Wauquier le jour où 3000 militants qui vont faire des saluts nazis, hurler des slogans racistes, etc. Afficher le portrait géant de Quantin Deranque sur l'hôtel de région à Lyon. On entend Aurore Berger parler d'anti-france qui est aussi un terme qui renvoie à une certaine époque, comment on interprête ce déferlement de propos quand aujourd'hui on sai tout ça ?
Alors on sait... Il est possible de plaider l'incompétence, l'ignorance et l'incurie. Je ne pense pas que Mme Berger ou Mme Vassal soient les couteaux les plus aiguisés du tiroir ou les humanistes les plus confirmés du personnel politique français. Mais au bout d'un moment, il commence à devenir difficile de plaider l'inculture ou l'incompétence. Tout cela commence sérieusement à fair système. Parler d'anti-France, c'est évidemment une référence à l'extrême droite intisémite et xénophobe de la fin du 19ème siècle. Référence directe à Drumont, à Mauras. Ça peut faire office de dogwittle, ces petits stylos qu'on envoie pour faire rappliquer les chiens, et en l'occurence des chiens d'extrême droite. Ce sont des petits signes qui sont envoyés. On pense également à ce que disait Emmanuel Macron sur Pétain qu'il appelle le maréchal Pétain. Rappelons que depuis 1945 il n'y a plus de Maréchal Pétain puisqu'il a été condamné pour indignité nationale quand il vantait le grand soldat quand tous les historiens de la 1ère guerre mondiale, les historiennes en l’occurrence comme Bénédicte Vergez-Chaignon?? autrice de la meilleure biographie de Pétain, contestent absolument. C'était un très mauvais tacticien, très mauvais stratège, mais sans doute pas pour E. Macron. Alors, on peut y voir plusieurs choses. Outre l'incurie, outre l'incompétence. Déjà une culture de droite qui a des inclinations à l'extrême droite. Ce qui est assez manifeste chez un individu comme E.Macron. Toute sa socialisation, toute sa culture si on peut parler de culture, l'accumulation des signes amicaux adressés à l'extrême droite depuis 2017 fait système. Et donc ça, ça se retrouve chez ses proxis ou chez ses obligés, chez ses vassaux. Que ce soit chez les gens qui viennent de LR ou qui y sont encore, c'est le cas d'Aurore Berger. Karl Olive aussi, personnage désastreux. Maintenant Martine Vassal à Marseille. Tout cela confirme une analyse désormais bien établie et qui est applicable à notre période comme elle l'a été à d'autres précédemment qui est que un extrême centre qui voit lui échapper le pouvoir soit par extinction d'un mandat, soit par désastre socio-électoraux répétés, au fond, l'extrême centre actuel se retrouve au niveau Fon papen en 1932. Entre 10 et 15%. Et bien cet extrême centre là se radicalise. s'ensauvage, et va ensauvager aussi ses proxis et puis ses forces de l'ordre. On l'a vu de manière répétée depuis 2018. Ya un problème avec le maintien de l'ordre en France. Très clairement. Les images de Sainte-Soline, les propos de Sainte-Soline, auront fait réaliser à beaucoup ce que c'est que l'ensauvagement des élites patrimoniales qui ne peut plus tenir que par l'ensauvagement de forces de l'ordre qui sont là pour maintenir un pouvoir par la violence. Pouvoir encore une fois qui est contraire, dont la politique est contraire aux intérêts de la quasi-totalité de la population. Il devient difficile quand on meurt dans la salle d'attente des urgences de tel hôpital, de justifier une politique fiscale qui a fait exploser les inégalités depuis 2017. Ces choses là sont impossibles à justifier donc on mobilise un appareil médiatique monstrueux pour justifier l'injustifiable. Et si jamais ça ne suffit pas, on fait des tirs tendus de LBD.
Puisque vous abordez la violence d'ÉTAT, en ce moment justement, là aussi ce qui est très marquant dans la semaine écoulée, c'est de voir finalement une violence qui est toute mise dans le même sac. On voit des reportages qui représentent des successions d'images de gilets jaunes, de maison d'un maire brûlée par l'extrême droite parce qu'il voulait faire un centre d'asile sur sa commune, vous citez les violences policières, tout ça est placé dans l'environnement médiatique comme quelque chose de presque équivalent. Est-ce qu'il faut distinguer déjà ces violences en fonction de qui les commet ? Et comment historiquement on distingue les violences antifasciste et violences d'État ?
En amont de tout cela, ce qui est rarement évoqué, voire jamais par les médias établis, les médias traditionnels dont on se rend compte qu'il ne font pas un travail de journaliste. Ils ne font pas un travail d'établissement des faits, ni de lecture des sciences humaines et sociales, de critique du réel, la violence dont ils ne parlent pas, c'est la violence qui est endogène consubstantielle à une organisation sociale, on le voit tous les jours, prône de plus en plus l'exploitation démesurée de soi-même, de son propre corps, de son propre temps, d'autrui, de l'environnement, de la planète pour des objectifs de profits dont on voit l'absurdité de manière de plus en plus claire. Cette société là, la société que l'on prône, la société que l'on vend à longueur de plateaux, celle des réformes, celle de la croissance, celle du profit, celle d'une société qui est par définition d'une violence extrême qui repose sur l'exploitation, sur le malheur. Le malheur des corps, des esprits. Nous vivons dans un pays où les dommages psycho-sociaux liés au travail explosent. Elle est là la violence quand même. La violence faite aux femmes, aux exploités, aux enfants. Et lorsque vous avez des gens qui dénoncent cette violence parce qu'ils en sont révoltés, parce que c'est quelque chose qui les rend malades, qu'ils ne peuvent supporter, parce qu'ils ont assez d'empathie et de sensibilité, assez d'humanité pour ne pas accepter cela. On les désigne eux comme violents. Mais c'est complètement délirant. Alors ça s'explique très bien puisque pour maintenir un pouvoir qui nie le réel et qui nie la sensibilité et la vie de la quasi-totalité de la population, il faut inverser les réalités en permanence. Donc si vous dénoncez la violence, c'est vous le violent. Pourquoi ? parce que vous ne portez pas de cravate et que vous parlez un peu trop fort. Parce que vous dites des choses qui ne se disent pas dans les dîners en ville où il faut savoir garder un sens de la nuance, de la mesure, de la bonne éducation. Et si vous transgressez ces normes ou ces codes, vous êtes un fanatique, un énervé, un jacobin, un communiste, un partageux et alors insulte suprême désormais un antifasciste. Vous vous rendez compte que le terme antifasciste est devenu une insulte ? C'est quoi alors le terme amélioratif ? C'est fasciste ? Si être antifa est mal, donc c'est être fasciste qui est bien, et bien oui, c'est cette impression que l'on a en rgardant les plateaux de tv depuis 10 jours.
Alors paradoxalement, on entend aussi des gens d'extrême droite se plaindre justement sur les plateaux qu'on les qualifie de fasciste ou de nazis disant que la gauche fascise tout, nazifie tout et qu'on met des cibles dans le dos. Donc pour eux ça reste péjoratif.
Oui. Alors pas pour tous puisque certains s'en revendiquent volontiers mais lorsque pour le coup toute la presse quotidienne régionale et tous les réseaux de France 3 région ont fait leur travail en juin 2024 pour voir qui était candidat et notamment du RN. Oui lorsque vous affichez des croix gamées sur vos réseaux sociaux, des runes germaniques bien connues ou des crismes désormais détournés par l'extrême droite pour afficher une certaine opinion. Lorsque vous défilez derrière des tambours de la jeunesse hitlérienne le 9 mais, lorsque vous utilisez le rune de la mort ou de la croix celtique comme symbole, c'est tout à fait constitutif d'une culture fasciste et d'une référence aux années 30 et au fascisme italien et au nazisme allemand qui sont pleinement explicites et tout à fait revendiqués par ces troupes là. Il me semble que dans la désastreuse manifestation de samedi non interdite par le ministère de l'intérieur et la préfecture de Lyon, et bien il y avait des slogans constitutifs de cette culture politique d'extrême droite, des slogans contre l'immigration très violents, contre les minorités sexuelles, des saluts nazis. Donc effectivement ça semble être qualifiable de fascisme, oui.
Est-ce que dans cette réthorique là il n'y a pas une importation d'un cadre narrratif qui nous vient notamment des États-Unis de Trump ?
Oui, c'est le grand facilitateur en fait. Trump et l'extrême droite américaine au pouvoir pour la 2ème fois. Trump 1 pour Trump 2. Donc c'est pas une anomalie ni une aberration dans un contexte américain. Trump est bien le produit de forces profondes qui ont parti lié à l'histoire du racisme, de l'esclavage, de la ségrégation, à l'histoire du nazisme américain parce que ça existe et à l'histoire du suprémacisme social et racial qui est là aussi très structurant dans l'histoire des États-Unis depuis 200 ans. Et singulièrement depuis 1945. Ce pouvoir de l'extrême droite US s'est singularisé dès le 1er jour en janvier 2025, on le sait, par une épidémie de saluts nazis au plus haut sommet de l'administration trumpienne Elon Musk d'abord pui Steve Banon ensuite. Et ça a envoyé un signal mondial qui a été très bien compris, par les destinataires, c'est que il ne faut plus se cacher, il ne faut plus avoir honte et désormais ou peut comme ils le disent vulgairement dans cette langue managériale, dérouler. Dérouler la réhabilitation d'une culture politique foncièrement anti-humaniste, anti-universaliste, qui n'était plus fréquentable depuis 1945. Vous avez un ordre interne juridique et un ordre international qui est structuré par une clé de voute, l'antifascisme. Plus jamais ça. Après 1945, tout l'édifice normatif interne et externe, international depuis 1945 se répartit autour de cette clé de voutelà. De manière assez largement hypocrite, ça n'a pas empêché les démocraties occidentales de se livrer à des guerres contre la décolonisation. Ça n'a pas empêché le lâchage ou les meurtres de gens de couleur aux USA, y compris par les forces de l'ordre. Mais du moins, au plus haut niveau des Etats, il était inconvenant, impoli, de faire trop référence au nazisme et au fascisme. Désormais grâce à Musk, Trump, Banon, Steven Miller et on le voit dans la communication quotidienne du pouvoir d'extrême droite aux USA, cette clé de voute là, on l'a fragilisée, on veut la détruire et dans ce cas là, c'est toute la voûte qui s'effondre. Donc ça donne une subversion de l'ordre moral et juridique interne aux USA comme nous le voyons puisque désormais ce ne sont plus seulement des noirs ou des latinos que la police tue. Ce sont désormais des blancs. Assassinés de 10 balles dans le dos. Ce qui fait réagir. Quand il s'agit de noirs, ça peut paraître relever de la normalité aux USA. Mais le fait que désormais les trumpistes assassinent des blancs a pu émouvoir. Et puis pour ce qui est de l'ordre international, on l'a vu dans la négation du droit international par l'administration Trump, négation reprise chez nous par quelqu'un comme Gabriel Attal centriste paraît-il, qui en réalité s'aligne complètement sur les positions de l'extrême droite américaine. Donc cette clé de voûte de l'antifascisme du plus jamais ça, et fragilisée par des gens qui sont totalement irresponsables. Soit par ignorance crasse, mais j'ai parfois du mal à l'accréditer, soit cynisme sordide.
Et pour ce qui concerne les oligarques de la tech, ya aussi un intérêt propre, un vrai projet derrière.
Oui, un vrai projet économique. Alors évidemment orienté vers le profit de leurs entreprises et leurs profits personnels. Mais au-delà de cette quête d'accumulation vorace et sordide, vous avez aussi une philosophie politique qui est structurelle en occident depuis la seconde moitié du 19è siècle dans les élites patrominiales qui est le darwinisme social. C'est-à-dire que les hiérarchies sociales ne sont que la traduction, la translitération hiérarchies naturelles. Et c'est la nature qui en a disposé ou décidé ainsi. Certains sont appelés à souffrir et à être exploités à être des fonds d'énergie dans lesquels on va puiser jusqu'à l'épuisement. Ça c'est la biomasse du vulgum pécus. De la plèbe qui doit être mise en coupe réglée qui doit servir à votre profit et d'autres qui sont appelés là encore par la nature à gouverner, à jouir, à profiter et ça va très loin. Jusqu"à la négation du dérèglement climatique de par les élites patrimoniales qui pensent pouvoir s'en sortir. Tertil?? investissait dans des îles artificielles où des milliardaires se retrancheraient et laisseraient le reste de l'humanité à son triste sort. Quant à Elon Musk, on connaît ses fantasmes spatiaux pour tout simplement sauver une peau au mépris du reste de la quasi-totalité de l'humanité appelée à périr.
Alors, c'est justement tout ça, j'imagique qui est la raison pour laquelle vous avez décidé personnellement d'être l'un des 180 signataires d'un appel à affirmer notre antifascisme qu'on publie d'ailleurs dans l'humanité d'aujourd'hui. Donc contrairement aux injonctions, ce n'est pas le moment de ne pas surenchérir ou de calmer le jeu.
On aurait pu être beaucoup plus nombreux en réalité à signer. On aurait pu être des milliers. Ensuite, c'est le fonctionnement des pétitions qui circulent ici ou là. Mais il paraît évident pour la totalité des collègues, des amis que je croise, que avoir à réaffirmer cette conviction simple que le nazisme c'est pas bien, que le fascisme c'est pas bien, c'est quelque chose d'assez surprenant pour nous qui avons grandi dans les années 80-90 en songeant à cette histoire en noir et blanc un peu dépassée, un peu ancienne des années 30 où l'on jouait un peu à se faire peur en se demandant si on aurait été résistant, si on aurait été neutre, collabo. C'était des jeux de rôle très abstraits tout cela. Ça n'avait pas d'incarnation concrète ou d'utilité politique ou pragmatique immédiate. Et on se rend compte, alors que nous pensions que tout cela était terminé, était un mauvais souvenir cantonné, renfermé dans quelques chapitres circonscrits des livres d'histoire, et bien c'est redevenu notre quotidien ou notre exigence contemporaine et dans ce quotidien là, il paraît quand même assez élémentaire et pas extravagant ou exagéré comme on disait sous la révolution, de réaffirmer que le fascisme c'est mal. Il faut pas, il faut pas. Contrairement à ce que l'on peut entendre ici et là, le "on n'a jamais essayé". Si si on l'a déjà essayé et multiplement d'ailleurs, oui, dans plusieurs pays d'Europe, on sait ce que c'est que l'extrême droite, on sait ce que c'est que la dynamique de radicalisation de l'extrême droite, on sais ce que c'est que les stratégies de normalisation, de banalisation ou d'embourgeoisement, la fameuse stratégie de la cravate, vous mettez en façade une espèce de robot humaoïde pas très malin avec des costumes cintrés et qui soulève de la fonte et qui parle mécaniquement bien peigné, qui d'ailleurs va répéter tout ce que dit le MEDEF d'une heure sur l'autre, va prôner l'union des droites, mais derrière cette façade plus ou moins respectable, quoique très frelatée et toujours navrante en réalité quand on voit le niveau, eh bien derrière cela, les 2è et 3è lignes sont plus que nauséabondes et méphitiques??. Il suffit pas d'aller très loin dans les réseaux sociaux ou dans les historiques de publications des candidats du RN pour montrer à quoi on a affaire lorsqu'on a affaire à ces gens là. Et ça on a déjà essayé. Donc il nous paraît extravagant aujourd'hui de devoir rappeler que c'est le fondement du monde contemporain depuis 1945. L'antifascisme, c'est la philosophie politique minimale de notre monde et c'est le fondement politique élémentaire de notre philosophie juridique et politique. PLUS JAMAIS ÇA...
C'est aussi une façon de faire bloc, d'interpeller la gauche au regard de sa propre histoire que vous avez décrit tout à l'heure.
Oui. C'est un appel à la raison et à la non répétition des erreurs du passé. L'autoradicalisation d'un côté et puis de l'autre côté la volonté de se départir d'une partie de la gauche en la sacrifiant et en pensant se sauver soi-même. Typiquement ce qu'on fait les socio-démocrates en 32-33 là encore pour sauver leur peau, sauver leur mandat, leur existence sociale alors in fine ils ont été passés par pertes et profits comme les autres, comme ceux qu'ils avaient abandonné. La solidarité de gauche entre humanistes, entre universalistes, entre personnalités soucieuses d'un minimum de justice sociale, fiscale, entre les genres et de justice écologique, tout cela devrait permettre de faire bloc chez les politiques comme celles et ceux qui font l'histoire. Petite précision pour ceux qui déplorent que des historiens par exemple rappellent que l'antifascisme est le fondement de notre monde. Alors déjà, quand on fait cela, on ne fait que notre métier, on rappelle tout simplement sur quoi est fondé le monde contemporain et son ordre juridique et moral. Et par ailleurs il est quand même surprenant de reprocher à des praticiens des sciences humaines, à des historiennes et historiens d'avoir des idées politiques universalistes plutôt généreuses et plutôt orientées vers le respect des normes juridiques et morales. Peut-être pourrait-on considérer que ces historiennes et historiens ont précisément ces idées politiques là parce que ils ont une vraie connaissance de l'histoire, parce qu'ils ont vu ce que cela donnait dans des conditions normales température et de pression à un certaine moment et qu'ils en ont donc induit des leçons de conduite et de maintien pour aujourd'hui.
On vous reproche même d'avoir des idées politiques tout court. Il y a quelques jours, Marianne vous accuse de vous servir de l'histoire comme d'une tribune politique. En quoi finalement prendre position, signer des appels, avoir un discours sur l'histoire, ça n'a rien d'incompatible avec un travail d'historien ?
J'aime beaucoup citer cette phrase d'Emile Durkeim qui était titulaire de la 1ère chaire de sociologie à La Sorbonne et Émile Durkeim positiviste qui voulait faire de la science sociale une science, c'est-à-dire une chose qui n'est pas suspect d'être engagé ou d'être orienté. Emile Durkeim déjà était un républicain convaincu. C'était un homme de gauche, c'était un Dréfusard, quelqu'un qui s'était engagé pour la justice, pour la révision du procès injustement fait au capitaine Drefus. Et Émile Durkeim qui avait cette ambition de faire de la science sociale disait aussi que si la sociologie n'était au fond qu'un loisir ou que de l'art pour l'art, la sociologie de vaudrait pas une heure de peine.
Alors je n'irai pas jusque là car je pense que l'histoire vaut quand même une heure de peine indépendamment de tout, tellement j'aime ma discipline et tellement c'est mon élément. Mais de fait, l'histoire est éminemment liée au présent. Le questionnaire que nous adressons au passé, c'est le questionnaire du présent, d'un homme ou d'une femme, d'un blanc ou d'un non blanc, d'un papa ou d'une maman, d'un trentenaire ou d'un quadra, je n'ai pas les mêmes questions et mes collègues non plus à adresser au passé selon ma propre temporalité, ma propre historicité. Et rappelons aussi, au-delà de ces considérations épistémologiques minimales que en France l'histoire a été rendue obligatoire dans l'enseignement primaire et secondaire précisément par a République et précisément pour des raisons politiques. Rappelons-le. Rappelons-le aussi. Celles et ceux qui parlent de neutralité axiologique ou qui représentants de l'extrême centre sur les plateaux oublient un peu vite pourquoi nous avons fait de l'histoire une discipline OBLIGATOIRE en France. Parce qu'il s'agissait de former les citoyennes et les citoyens. C'est bien que dès l'origine, chez des gens qui n'étaient pas des zadistes énervés ou des communistes impénitents, je pense à Jules Ferry qui était très très loin de tout cela, il y avait cette idée que l'histoire est la formation du regard critique et des catégories du citoyen. Je pense que tout simplement lorsque nous signons un appel pour rappeler que l'antifascisme est le fondement de notre monde contemporain, nous ne faisons que notre travail de professeur d'histoire.
Est-ce que ça ne participe pas finalement de la même offensive qu'on entend souvent en ce moment cette fois contre la politique à l'université, l'interdiction des conférences qui est prônée par certains ? Est-ce qu'on n'a pas affaire finalement au même phénomène ou de peut-être de mise au pas, de la recherche, du milieu universitaire ?
Ça c'est vraiment un classique des périodes de raidissement autoritaire que la destruction des lieux de savoirs, la destruction des formations universitaires et notamment des formations critiques. On le voit dans l'amérique de Trump avec la manière dont les humanités, les sciences sociales sont massacrées par l'administration Trump en terme budgétaire mais aussi en terme normatif, réglementaire avec parfois des interdictions de faire cours sur ceci ou de dire cela.
De manière générale, je pense qu'il y a un assaut contre les humanités, contre les lettres, contre les sciences humaines et sociales, mais depuis longtemps en réalité, cet assaut il est à la fois administratif et structurel. Les universités se portent mal à cause des politiques néolibérales. Bien sûr elle souffre comme tous les services publics, mais elle souffre d'autant plus que pour un pouvoir encore une fois mal intentionné, comme le nôtre l'est, cet extrême centre libéral autoritaire qui ne veut certainement pas le bien de la population, on le voit au traitement de l'hôpital et de l'école, tout simplement au traitement des services publics. Ce pouvoir libéral autoritaire ne voit jamais d'on bon œil évidemment l’émancipation par les savoirs critiques. D'autant plus que les gens qui arment les structures de ces mouvements là ne sont généralement pas issus de filières d'humanités et d'humanités critiques. Donc il y a une incompatibilité entre les deux. Oui.
...
Livre Les irresponsables, paru l'année dernière chez Gallimard ... vous travaillez à une suite
...
la démocratie tient grâce à vous.
Tr.: ...
organiser la délibération collective .. tribunal populaire, mettre sous contrôle les élites politiques, juger les plus puissants, sur pieds pas accumulation du pouvoir, contrôle du pouvoir ... l'élan démocratique, des avantages, des choses à défendre ...
Podcasts
Par Thomas Snégaroff. Benjamin Stora éclaire l'histoire complexe et passionnée des relations franco-algériennes, depuis la colonisation jusqu'à nos jours, en passant par la guerre d'indépendance, les fractures mémorielles et les héritages qui continuent de façonner le présent.
6 épisodes •
Épisodes
Représentation de la prise de la Smalah d'Abd el Kader par le duc d'Aumale à Taguine, le 16 mai 1843 lors de la conquête de l'Algérie, peinture d'Horace Vernet
- Épisode 1/6 : 1830, la conquête À quoi ressemble l'Algérie avant la conquête et comment est-elle perçue à ce moment-là dans l’imaginaire français ? Qu'est-ce qui motive l'invasion, comment se déroule-t-elle et comment s'organisent les premières résistances ?
25 avril 2025 • 17 min
Le président Louis Napoléon (futur Napoléon III) libérant l'émir Abdelkader, le 16 octobre 1852. Peinture d’Ange Tissier, 1861 - Épisode 2/6 : 1852, l’Algérie française
Découvrez comment, entre 1848 et 1914, les espoirs d'union et d'autonomie sont étouffés par un nationalisme français effervescent et les contradictions d'une République se voulant universelle, mais toujours plus exclusive à l'égard de l'Algérie.
25 avril 2025 • 17 min
Messali Hadj, ici en 1959 à Belle-Île lors de sa résidence surveillée - Épisode 3/6 : 1936, “L’Algérie n’est pas à vendre”
De l'Étoile Nord-africaine de Messali Hadj aux réformistes religieux d'Abdelhamid Ben Badis. Dans cet épisode, l'historien Benjamin Stora retrace l'émergence des mouvements nationalistes algériens dans l'entre-deux-guerres qui voit naître les premières revendications d'indépendance.
25 avril 2025 • 16 min
La célébration des huit ans de la Déclaration du 1er novembre 1954 à Alger, en 1962 - Épisode 4/6 : 1954, la Toussaint rouge
Dans cet épisode, l'historien Benjamin Stora retrace les origines et les premières années de la guerre d'Algérie, depuis la proclamation du Front de Libération Nationale (FLN) le 1er novembre 1954, jusqu'à la bataille d'Alger en 1957.
25 avril 2025 • 15 min
Le général de Gaulle annonce à la télévision la signature des accords d'Evian et le cessez-le-feu en Algérie, le 19 mars 1962 - Épisode 5/6 : 1962, la fin d’une histoire
De la bataille d'Alger en 1957 aux accords d'Évian en 1962, en passant par le "Je vous ai compris" du général de Gaulle, retour sur le douloureux chemin vers l'indépendance algérienne, marqué par des fractures profondes, tant en Algérie qu'en métropole.
25 avril 2025 • 17 min
Manifestation pour la libération de l'écrivain Boualem Sansal, détenu en Algérie, le 25 mars 2025 devant l'Assemblée nationale, à Paris - Épisode 6/6 : 2025, les mémoires entravées
Amnésie en France, hypertrophie mémorielle en Algérie : de l'après-guerre aux enjeux actuels, avec notamment l'emprisonnement de l'écrivain Boualem Sansal, retour sur les traumatismes qui ont façonné les récits nationaux de part et d'autre de la Méditerranée.
25 avril 2025 • 18 min
À propos de la série
Benjamin Stora éclaire l'histoire complexe et passionnée des relations franco-algériennes, depuis la colonisation jusqu'à nos jours, en passant par la guerre d'indépendance, les fractures mémorielles et les héritages qui continuent de façonner le présent.
De la conquête de 1830 à la guerre d'indépendance, en passant par les violences de l'établissement de "l'Algérie française" et les différents mouvements de résistance, découvrez les fractures profondes qui animent encore aujourd'hui les deux sociétés. Et en quoi les mémoires toujours vives et souvent conflictuelles entravent une réconciliation pleine et entière.
À travers six dates clés et les éclairages de l'historien Benjamin Stora, cette série revient sur les enjeux historiques de ce lien complexe, fait de passions et de blessures persistantes, pour mieux comprendre les défis bilatéraux contemporains.
- 1830 : Comprendre les raisons de l'expédition française, les premières résistances algériennes et les premiers débats en France sur la légitimité, les craintes et les modalités de la colonisation, au cœur de l'Algérie ottomane.
- 1852 : L'intégration progressive de l'Algérie à la France, marquée par sa départementalisation, avant la libération d'Abdelkader et le projet avorté de royaume arabe sous Napoléon III, les débats entre Jules Ferry et Clemenceau sur la mission civilisatrice et les premières voix anticoloniales dont celle de Jean Jaurès. La question de l'enrôlement forcé des Algériens durant la Première Guerre mondiale.
- 1936 : La montée des nationalismes algériens dans les années 1930 ; les courants réformistes et leur impact dans la population ; l'immigration algérienne en France jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.
- 1954 : Le début de la guerre d'indépendance avec la proclamation du FLN ; la création de l'Organisation Spéciale (OS) et le changement de leadership au sein du mouvement nationaliste ; le déroulement de la Toussaint Rouge et le basculement vers une guerre totale avec la radicalisation du conflit jusqu'en 1956, avant la prise de conscience progressive.
- 1962 : Les derniers soubresauts de la guerre avec l'arrivée au pouvoir de Charles de Gaulle en 1958 et son fameux "Je vous ai compris" ; l'évolution vers l'autodétermination ; le putsch des généraux en 1961 ; les accords d'Évian du 19 mars 1962 ; le scrutin d'autodétermination puis le massacre des harkis.
- 2025 : La volonté en France d'oublier la guerre ; les liens avec l'extrême droite française ; les mémoires conflictuelles et la difficile réconciliation ; le cas de Boualem Sansal qui illustre les tensions actuelles ; l'importance du maintien du dialogue franco-algérien malgré les difficultés.
L'équipe
- Un podcast de Thomas Snégaroff
- Réalisation : Karen Déhais
- Préparation : Mathilde Khlat, chargée de programme
- Prise de son : Gaspard Guibourgé et Guillaume Roux
- Mixage : Raphaël Rousseau et Basile Beaucaire
Clés : Monde Sciences et Savoirs Afrique Histoire Algérie Histoire contemporaine Guerre d'Algérie Colonisation Décolonisation Conflits – Guerres Discriminations - Racisme FLN Harkis Massacre du 17 octobre 1961
Provenant de l'émission
En 6 dates clés, Le samedi à 18h sur France Inter
Aux côtés d'éminents historiens, spécialistes des enjeux géopolitiques, Thomas Snégaroff retrace les origines et les grandes étapes d'événements historiques
Plus de séries
- L’exemplarité, anatomie d’une vertu politique De l'affaire Epstein aux déboires judiciaires de personnalités politiques en France, la question de l'intégrité des gouvernants est au cœur de l'actualité, et de l'histoire. Une conversation avec le professeur de droit constitutionnel Éric Buge.
- Donald Trump, anatomie d’une révolution Depuis sa première élection en 2016, Donald Trump bouleverse les États-Unis et l’ordre mondial. Derrière le chaos apparent se dessine une idéologie structurée. Une conversation pour apprendre et comprendre avec l'historienne Maya Kandel.
- États-Unis – Amérique latine, anatomie d’un impérialisme À l’heure où Donald Trump fait arrêter le président vénézuélien Nicolás Maduro, lorgne sur son pétrole et menace la Colombie ou Cuba, retour sur la longue histoire de l’impérialisme étatsunien sur son continent. Une conversation avec l'historien Olivier Compagnon.
- Lumières, anatomie d'un idéal En 6 dates clés - Lumières, anatomie d'un idéal À l’heure où le savoir est contesté, où la vérité s’efface derrière les opinions, et où la raison vacille, voyage au cœur d’une révolution intellectuelle et politique en danger : les Lumières. Une conversation avec l'historien Antoine Lilti.
- Mafia, anatomie d’une pieuvre En 6 dates clés - Mafia, anatomie d'une pieuvre Alors que la DZ Mafia accroit son emprise dans le sud de la France, retour sur l’histoire de la mafia. Quoi de commun avec sa naissance en Sicile au 19e siècle, son pouvoir aux États-Unis dans l’entre-deux-guerres, en Chine ou au Japon ? Une conversation avec l’économiste Clotilde Champeyrache.
- Syrie, anatomie d'un siècle tourmenté Après la visite du nouveau président syrien, Ahmed al-Charaa, à la Maison Blanche, où en est la Syrie, débarrassée du clan Assad ? De l'Empire ottoman à la présence de Daech, quelle est l'histoire de ce pays ? Avec l'historien Matthieu Rey.
- Djihadisme, anatomie d’une menace En 6 dates clés - Anatomie du djihadisme Dix ans après les attentats islamistes qui ont meurtri la France, de "Charlie Hebdo" au Bataclan, où en est la menace djihadiste ? Et quelle est son histoire ? Une conversation pour apprendre et comprendre avec le politologue Hugo Micheron.
-
L’Élysée dans la tourmente, anatomie d’un exécutif en crise En 6 dates clés - L'Élysée dans la tourmente
Histoire du pouvoir exécutif en crise sous la Ve République
Juger les crimes de guerre, anatomie d’un combat moral
En 6 dates clés - Juger les crimes de guerreÀ l’heure où deux chefs d’États, Vladimir Poutine et Benyamin Nétanyahou, sont inculpés par la Cour pénale internationale, quelle est l’histoire de cet idéal de justice internationale né à Nuremberg il y a quatre-vingts ans ? Une conversation avec l'avocat et écrivain Philippe Sands.
Palestine, anatomie d'une reconnaissance
En 6 dates clés - PalestineLa promesse faite par Emmanuel Macron de reconnaître l'État de Palestine est indissociable de la guerre de Gaza menée par Israël en réponse aux attaques du Hamas, le 7 octobre 2023. Mais cette reconnaissance s’inscrit aussi dans le temps long d’une cause née il y a près de soixante
France-Russie : anatomie d'une passion - CarréHistoire relations France et Russie
Les oligarques de la Silicon Valley, anatomie d’un pouvoir sans limite
Qui sont les milliardaires qui entourent Donald Trump ?
Sociétés - histoire - Mis à jour le 18.02.2026
Temps de lecture : 15 minutes
Les membres du gouvernement de Vichy devant le pavillon Sévigné en juillet 1940. Au premier rang, de gauche à droite : Pierre Caziot, ministre de l’Agriculture, Paul Baudoin, ministre des Affaires étrangères, Pierre Laval, vice-président du Conseil des ministres, le maréchal Pétain, chef de l'État et du gouvernement, et le général Weygand, ministre de la Guerre.
Les membres du gouvernement de Vichy, en juillet 1940. Au centre, le maréchal Pétain avec, à sa droite, Pierre Laval.
Keystone France / Gamma-Rapho
« Même quand la République parait solidement enracinée, la démocratie peut s’effondrer », constate l’historien Laurent Joly, qui a dirigé l’ouvrage « Vichy – Histoire d’une dictature, 1940-1944 ». Il y réexamine les pages sombres d’un régime criminel né d’un coup d’État et démonte quelques idées reçues.
28.01.2026, par Sylvie Dauvillier
...
en France, certains comptes d’extrême droite décrètent, pour se délester de l’héritage de Vichy, que c’est le Front populaire qui a offert les pleins pouvoirs à Pétain, alors que c’est l’union des droites – dont il est actuellement beaucoup question – qui a porté ces idées d’extrême droite au pouvoir et permis à ce régime criminel d’exister. Dans cette confusion, l’histoire doit servir à redonner des repères.
En quoi le régime de Vichy procède-t-il, comme l’analyse le livre, d’une conjuration ?
L. J. Après la défaite de juin 1940, des millions de personnes sont jetées sur les routes. Alors que le pays, occupé aux trois cinquièmes, plonge dans le chaos, la détresse s’empare de la population, qui s’en remet à un homme providentiel, le maréchal Pétain. Nous défendons la thèse d’une conjuration, parce qu’autour de lui, deux acteurs en profitent pour fomenter un coup politique basé sur le mensonge. Opportuniste, Pierre Laval, homme politique et affairiste, a une revanche à prendre sur le Front populaire, qui l’a écarté du pouvoir. Radicalisé et persuadé que l’avenir appartient aux dictatures, il va s’allier à Raphaël Alibert, conseiller juridique de Pétain, un royaliste fanatique qui ne rêve que de Restauration.
Convoqués à Vichy, les parlementaires votent le 10 juillet, entre lâcheté et naïveté, non pas les pleins pouvoirs, comme on l’entend souvent, mais les pleins pouvoirs constituants à Pétain – une nouvelle Constitution qui ne verra jamais le jour. Léon Blum, qui s’y refuse avec ses amis socialistes, écrira : « J'ai vu là, pendant deux jours, des hommes s'altérer, se corrompre comme à vue d'œil, comme si on les avait plongés dans un bain toxique ». J’ai retrouvé des brouillons du grand juriste René Cassin, qui évoque un coup d’État juridique. Lui estime que les parlementaires ont préféré se laisser abuser.
...
Dès le 11 juillet, Philippe Pétain, président du Conseil, s’autoproclame chef de l’État français et s’octroie illégalement les pouvoirs législatif et exécutif : Vichy est, dès son avènement, une dictature. La République est liquidée, le président Albert Lebrun, renvoyé, et on supprime les libertés publiques et de la presse. Le 12 juillet, Pétain, dans une dérive monarchique, désigne Laval comme son successeur.
La première loi d’exclusion est aussitôt promulguée : ceux qui ne sont pas nés de parents français sont renvoyés des cabinets ministériels. Mais en France, étrangement, au-delà des cercles scientifiques, le terme de « dictature » a été peu employé – peut-être parce qu’on peine à réaliser qu’une figure aussi populaire que le maréchal Pétain, le héros de Verdun, ait pu se muer en dictateur à 84 ans. Sa mort, en 1951, suscitera d’ailleurs encore une forte émotion.
...
nul besoin d’imposer un parti unique, à la différence des autres régimes fascistes de la période. Tous les anciens poilus, en revanche, sont réunis dans la Légion française des combattants, le seul mouvement de masse de Vichy. Pétain, qui a été ambassadeur en Espagne, a plutôt pour modèle le régime franquiste ou celui de Salazar, au Portugal – une dictature nationale cléricale.
...
convaincu d’une victoire de l’Allemagne ... rempart de la civilisation face au bolchevisme.
...
La révolution nationale et la Collaboration vont constituer les deux piliers du régime
...
Le postulat selon lequel la démocratie et le parlementarisme, nocif, favorisent la gauche s’est largement répandu. Les francs-maçons, les naturalisés, qualifiés de « Français de papiers », et les Juifs sont déjà désignés ennemis de la Nation par certains, dont les Croix-de-Feu du colonel de La Rocque.
Créé en mars 1941, le Commissariat général aux questions juives veut clairement se débarrasser des juifs étrangers et naturalisés, et faire des juifs français des sous-citoyens. Les francs-maçons et les opposants sont aussi visés par le régime. Les purges privent alors l’État de compétences, et cette politique discriminatoire produit une nouvelle bureaucratie, qui a pour effet de gonfler les effectifs de la fonction publique, à l’inverse de l’intention déclarée.
Quant à la Collaboration, son objectif est de négocier une marge de manœuvre pour redresser le pays, à l’heure où l’occupant le pressure. Mais, si la société approuve plutôt la révolution nationale au départ, elle n’adhère pas à la Collaboration. En octobre 1940, la poignée de main entre Pétain et Hitler à Montoire choque l’opinion.
...
3700 juifs seront pris dans cette « rafle du billet vert » (la couleur de la convocation) et déportés depuis la gare d’Austerlitz (photo) vers les camps du Loiret, puis vers le camp de concentration d’Auschwitz.
...
Comme nulle part ailleurs en Europe de l’Ouest, ces dirigeants font le choix de livrer des familles en séparant de leurs parents des enfants qui sont français. Avec un cynisme inouï, Bousquet et Laval désignent les Juifs comme des boucs émissaires pour, en réalité, justifier le crime qu’ils accomplissent.
...
à toutes les étapes du régime et à tous niveaux, d’autres choix auraient été possibles. Contraint par l’Occupation, Vichy n’en a pas moins mené une politique tragiquement cohérente, inspirée par ses principes antisémites et xénophobes.
...
André Lavagne, scandalisé, note dans son journal intime : « On arrive à l’extrême limite de ce qu’on peut céder aux Allemands avant de s’abîmer dans le plus abject déshonneur ». Parmi nos témoins, le pasteur Marc Boegner, pétainiste et ami de Darlan, d’une grande hauteur morale, s’insurge lui aussi et alerte
...
la désobéissance s’amplifie, et le taux de réquisition du STO chute de 100 % début 1943 à 5 % en 1944. Se radicalisant, Vichy devient dès lors cet État milicien fantoche, inféodé aux Allemands, lesquels imposent à Laval le chef de la Milice, Joseph Darnand, comme secrétaire général au Maintien de l’ordre, un officier français qui a prêté allégeance à Hitler !
...
Anne-Sophie Anglaret, sur la Légion française des combattants et sur la continuité entre les forces politiques conservatrices et d’extrême droite des années 1930 et celles qui soutiennent le régime ; Raphaël Spina, sur la mise en œuvre du STO ; et Virginie Sansico, sur la politisation de la justice. Les éléments biographiques réunis par Renaud Meltz sur Pierre Laval ou encore par Bernard Costagliola sur l’amiral Darlan et l’historien Jacques Benoist-Méchin permettent en outre d’introduire une approche psychologique jusqu’alors négligée. Or la mentalité et la personnalité des dirigeants constituent une dimension fondamentale, comme le montre de nos jours l’influence de celles d’un Donald Trump ou d’un Vladimir Poutine sur des millions de gens.
À lire
Vichy – Histoire d’une dictature, 1940-19445, sous la direction de Laurent Joly, éditions Tallandier, 560 pages, 2025.
Article de revue Par Marwa El Boujemi - Pages 147 à 158 - Date de mise en ligne : 27/04/2016
Mots-clés éditeurs : Conflit israélo-arabe, Guerre civile, Guerre par procuration, Liban, Proche-Orient
Le 12 novembre 2015, Beyrouth connaît son attentat le plus meurtrier depuis 1990 [1]. Ce dernier, revendiqué par l’État Islamique (E.I.) et perpétré par des Libanais, laisse à nouveau planer la menace d’un déchirement civil au pays du Cèdre. En effet, avec la guerre civile syrienne, la faillite de l’Irak, l’« Intifada des couteaux » en Israël, et les attaques djihadistes aux frontières nord du Liban, tous les ingrédients sont réunis pour que le Liban s’engouffre dans une nouvelle spirale de violence.
...
pays d’un impensé quant à la définition des frontières, doit ses délimitations actuelles aux accords Sykes-Picot signés pendant la Première Guerre mondiale ... une « création française » ... largement inspirée de la Constitution française de la iiie République, instaurant le confessionnalisme ... forme de laïcité inclusive ... . Ainsi, la France a réussi à installer en Orient un État majoritairement chrétien et donc, par la même occasion, à empêcher la création d’une Grande Syrie majoritairement musulmane [4]. Le 22 novembre 1943 le Liban accède à l’indépendance et devient la République libanaise. Mais l’après-guerre voit aussi la création d’un nouvel État dans la région en 1948 : Israël. La plupart des pays arabes de la région le considèrent comme un État illégitime et lui déclarent la guerre. C’est le début officiel du conflit israélo-arabe qui va continuellement déstabiliser la région
...
la guerre se définit avant tout par le rapport de force entre deux unités politiques
...
de l’alliance à l’hostilité en passant par la neutralité
...
la guerre interne, la guerre civile est suicidaire car justement elle provoque la mort de l’unité politique.
...
des sources provenant du ministère des Affaires étrangères ainsi que du Service Historique de la Défense pour lesquelles nous avons eu la chance de bénéficier de la déclassification de deux cartons d’archives
...
il existe une historiographie française sur la guerre civile comme en attestent l’ouvrage de Nadine Picaudou, La déchirure libanaise [6] ou bien encore celui d’Ahmad Beydoun, Itinéraires dans une guerre incivile [7]. Il s’agira de voir au cours de l’article si la guerre libanaise correspond à la définition d’une guerre civile, c’est-à-dire une guerre interne à l’unité politique. Nous verrons aussi qu’elle est intrinsèquement liée aux ambitions de son voisin syrien. Enfin, nous nous demanderons si la guerre libanaise n’est pas, simplement, le prolongement d’un conflit israélo-arabe, c'est-à-dire une guerre par procuration – se définissant comme un conflit où deux pouvoirs s’affrontent, mais indirectement, en soutenant financièrement ou matériellement d’autres puissances ou groupes militaires qui sont eux en conflit direct sur le terrain.
La guerre civile : 1975-1976
...
une guerre proxy ... une guerre où deux pouvoirs s’affrontent, mais indirectement, en soutenant financièrement ou matériellement d’autres puissances ou groupes militaires qui sont eux en conflit direct sur le terrain. Dans notre cas, nous savons qu’Israël a aussi bien soutenu militairement les partis nationalistes-conservateurs que les Phalanges ou l’Armée du Liban Sud (ALS), milice de Saad Haddad, ancien général chrétien de l’armée libanaise [19]. Ce soutien prend la forme de fournitures d’armes ou bien de formation militaire (notamment pour la milice Haddad). En soutenant les partis conservateurs, Israël entend bien neutraliser la résistance palestinienne au Liban tandis que les États arabes, Syrie en tête, utilisent les milices progressistes de gauche pour contrarier la stratégie israélienne. Bien évidemment, il est en pratique impossible d’obtenir une guerre par procuration pure car chaque groupe se bat pour ses propres intérêts, même s’ils sont soutenus par une puissance tierce.
Finalement, la guerre par procuration n’a pas duré longtemps. Israël décide d’entrer très concrètement dans le conflit libanais le 15 mars 1978 avec l’opération Litani. Celle-ci a pour objectif de protéger sa frontière nord en faisant reculer la résistance palestinienne au nord du fleuve Litani. Avec l’aide de l’ALS, Tsahal contrôle en six jours le Sud-Liban sans pour autant parvenir à faire cesser les attaques palestiniennes. Cette intervention, condamnée par la communauté internationale, provoque l’envoi d’une force d’interposition : la Force Intérimaire des Nations Unies pour le Liban (FINUL [20]). Forte d’un très important contingent français, sa mission est de remplacer les forces israéliennes stationnées au Sud-Liban afin de séparer les belligérants et rétablir la sécurité dans la région. La volonté israélienne d’annihiler la résistance palestinienne au Liban est la preuve que la guerre libanaise est également un prolongement du conflit israélo-arabe.
...
phénomène guerrier complexe où s’imbriquent et s’articulent plusieurs combats, plusieurs conflits et de nombreux intérêts qui convergent et divergent. C’est peut-être là que réside la difficulté pour l’historiographie libanaise qui a bien du mal à écrire son histoire, au risque d’empêcher toute réconciliation nationale à l’avenir.
94,2 k abonnés - 16k - 2 167 297 vues - 1 666 commentaires
HEC Paris a eu l’honneur d’accueillir Cédric Villani, médaille Fields 2010, Directeur de l’institut Henri Poincaré et Professeur à l’université Claude Bernard Lyon1, pour lui remettre à l'issue d'une conférence donnée aux étudiants, le titre de Professeur Honoris Causa d'HEC Paris.
A partir du thème de sa conférence : "Des triangles, des gaz, des prix et des hommes", Cédric Villani a tout d’abord montré que tout était "au fond" mathématique : "La mathématique s'incarne tout autour de nous. Notre monde en général et l'économie en particulier sont de plus en plus mathématiques".
Tr.: ... La Dame de Shalott ... hypothèse de Riemann, pb mathématique le plus ouvert ... fonction d'état ... nombres complexes, partie réelle et imaginaire ... entiers négatifs ... on s'interdit hors tout raisonnement logique ... utile à la compréhension des nombres premiers ... lire leurs propriétés ... niveaux d'énergie d'un atome ... mêmes statistiques ... cryptage ... géométrie au-delà de la géométrie euclidienne ... comme la surface de la terre, notion de courbure ... corail hyperbolique ... sphère inversée ... courbure négative constante ... regrouper dans une même catégorie ... géomètre ... 1915, Einstein ... GPS ... gaz, fluides, apparition de singularités ... Boltzmann et son entropie S=K x log(w) ... approche statistique ... apprivoisement du hasard, loi des grands nombres ... Jacques Bernoulli, 1700 ... Abraham de Moivre 1730 la loi "gaussienne" ... Pierre-Simon de Laplace 1810, loi des erreurs ... Ludwig 1844-1906, pouvoir d'attraction du vide ... équations aux dérivées partielles ... pb du gaz qui a envie de se répandre, répartition statistique du gaz ... Conjecture de Cercignani vitesse augm entropie, vitesse le gaz devient gaussien ... aller-retour entre la théorie et la pratique ... Leonid Kantorovich 1912-1986 analyse fonctionnelle, espaces avec ordre partiel ...théorie du calcul, planification économique, paradoxes liés à la planification, économie /contraplaqué ... optimiser le rendement, pb d'optimisation programmation linéaire ... théorie du transport optimal de Monge-Kantorovich ... théorie rationnelle des prix ... histoire chaotique Felix Otto, John Lott, Santa Barbara99, Berkeley 2004 ... nouveau point de vue expérience du gaz paresseux ... univers de courbure positive ... source visible plus grosse que la source réelle ...entropie fonction du temps, importance des rencontres entre chercheurs, hôtel à projet sur un sujet donné.
Questions à 1:25:00
toutes les sciences sont humaines ... poésie, recréation du monde, la forme, dénominations riches ... phénomène de culture, environnement ... la mathématique ... capacité à faire partager une vision ... 100 000 théorèmes/an ! ... je ne suis pas bien aux USA ... la recherche en pédagogie mathématique est au top niveau ... séminaire, groupe de travail ... attitude active ... le style ... limites modélisation : mur de la complexité biologique ... sciences humaine ça marche mal ... réseaux de neurones, en économie dichotomie micro/macro économie où c'est un grand fiasco ... se lancer, commencer ... accompagner, en apprenti ... le temps, des êtres macroscopiques dans un monde fait de briques microscopiques ... 3 visions différentes du temps : statistique, quantique, relativiste. On n'est jamais arrivé à les concilier ... passés d'une vision humaine de la finance à une vision algorithmique ... /miroir la math dans l'essence même du monde... naïveté/expertise audace, se remplir le cerveau avec données du pb, enthousiasme ...
Ndlr : la coopération dans la compétition, des espaces d'échanges, de fertilisations croisées, n'agiraient-ils pas en tant que médiateurs pour faire un niveau d'intelligence collective capable de faire advenir la créativité ? VALoriser ACT
2,96 k abonnés - 0+ - 46 visionnages en cours - 1h32
Diffusion lancée il y a 12 minutes
Des pionniers du solaire thermique aux applications et défis industriels
Intervenants :
- Frédéric Caille, Maître de conférences en Science Politique à l’Université Savoie Mont Blanc et chercheur au Laboratoire Triangle de l’ENS à Lyon
- Pierre-André Aubert, fondateur du premier restaurant solaire Le Présage à Aubagne
Modérateur : Jean-Louis Fessard, membre du Comité Agriculture et Industries Agroalimentaires de la Société d'Encouragement pour l'Industrie Nationale
Introduction par Jordan Slimani, Chargé de conservation de la Société d'Encouragement pour l'Industrie Nationale
Cycle de conférences Science et Industrie - Pour le Développement de la Sciences et de l'Industrie au service des Transitions - PDSI, co-organisé par la Société d'Encouragement pour l'Industrie Nationale, l'Association Française pour l'Avancement des Sciences (AFAS), la Société des Ingénieurs et scientifiques de France Ile-de-France.
Société d'Encouragement pour l'Industrie Nationale
Tr.: Accueil / une femme ...
Jean-Louis Fessard : Arnaud Créteau, boulanger en Normandie ... Semur-en-Auxois, ville de naissance d'Augustin Mouchot, bicentenaire
...
Jordan Slimani :
historique ... lentilles de Lavoisier ... André Rospino
...
1839 : découverte de l'effet photovoltaïque par Edmond Becquerel
épuisement des ressources en charbon en fr à cause de
...
photoconductivité
...
Le four d'Augustin Mouchot présenté en 1875 par Jean-baptiste Dumas
Déc 1876 : Mouchot est évoqué à la société d'encouragement par Hervé Mangon.
...
1909 turbine solaire de l'américain Frank Shuman / Gustave Richard
...
1950-2000 : essor en Fr :
oeuvre immense de Félix Trombe, directeur de recherche au CNRS :
1946 expérim à Meudon
1949 labo des Ultra Réfractaires à Mont-Louis / CNRS et DGA (direction Générale de l'Armement)
1953 conférence
1968 Odeillo four solaire, plus grande prouesse au monde
1976 conf / Charles Guillaud, directeur scientifique honoraire CNRS -> Livre "L'énergie solaire", BSEIN 1976
1979 conf / F.A.Missenard chauffage solaire actif des habitations / passif
2023 conf du cycle PDSI / Frédéric Caille, Pere Roca i Cabarrocas, Cédric Lacaze, Sylvianne Villaudière
Bibliographie ...
14:35
Frédéric Caille :
Augustin Mouchot, enseignant du secondaire, pionnier du Solaire, né il y a 200 ans cette année. 2 angles :
- culturel, intellectuel, conceptuel : réfléchir à la manière dont on doit sortir des énergies fossiles, transitionner vers un monde décarboné ex cuisson solaire ... énergie solaire directe ou indirecte comme l'éolien ...
compréhension fine, incarnation / sensibiliser le plus grand nombre ... - sa place dans une histoire socio-technique de l'énergie solaire dans une société industrielle moderne, production d'une force mécanique comme la vapeur ... innovateurs des années 60-70 en Afrique ...
Conseille petit livre à télécharger gratuitement https://solairepv.fr :
répond à des questions comme /ex
5m2 de panneaux photovoltaïques = la moitié de la consommation électrique d'un français !
initiative de Daniel Lincot, directeur de rech au CNRS.
Car ya beaucoup de choses fausses dites sur le solaire
ya une bd ... "l'énergie solaire pourrait fournir toute l'énergie nécessaire sur terre" dans leçon inaugurale au collège de France
dans l'espace 1360 W/m2, au sol 1000 W/m2 - moy 200 W/km2
17 TW -> 85 000 km2
Surface de 290x290km
Convertisseur rendement de 20% -> 425 000 km2 (650x650km)
Consommation primaire en Fr 1562 TWh / 0,18 TW (élec 500 TWh / 570 GW -> 4000 km2)
... photovoltaîque dure 30 ans, l'éolien idem, rapporte trop peu donc n'intéresse pas les investisseurs
...
électrification, enjeu majeur ... thermique, cuisson importantes aussi
souveraines, propres, peu chères = miracle
l'énergie solaire est LA solution
coût décroissant
libre et non polluante, plus de justice climatique
vu par Augustin Mouchot
blocages technologiques dépassés now
progrès fantastiques en matière de stockage de l'énergie, l'intermittence, c'est fini avec éolien+photovoltaïque
il faut maîtriser les impacts, obstacles psychologiques et culturels, nourris de culture fossile.
Au japon que des motos électriques now !
chaudière solaire de 100kW pomper l'eau du Nil en 1912
"La chaleur solaire et ses applications industrielles", livre de Mouchot 1869
Cuisson solaire en hiver à Alençon
pour les pays les plus ensoleillés
Mouchot recense tous les travaux réalisés avant lui (plus de 100 prédécesseurs)
Lui n'a rien inventé mais cherché applications pratiques plus efficaces
S'affronte à l'essor des moteurs thermiques et se fracasse sur les moteurs à combustion
récupération des chaleurs fatales, sans combustion
Pompes solaires thermodynamiques, leader mondial dans son domaine en 1973
Procédés de chauffage et de cuisson dispo > 1880
l'ADEME, chaleur fatale industrielle, 60% d'un moteur thermique perdue
Mais combustibles abondants et bon marché -> gaspillage et pollutions / état d'esprit de la puissance, logique à déconstruire
hydrolyse de l'eau, piles
solaire à concentration à 500/600 °C
imagine des centrales, dépose des brevets
en Algérie 4 ans, le plus puissant moteur solaire d'Alger à l'expo universelle de 1878,
un associé de l'école centrale, abel Pifre, rachète les ascenseurs OTIS
commercialiser des réflecteurs pour chaleur et cuiseurs
s'affronte à des évaluations négatives avec des biais
Précurseur au niveau de la cuisson, la distilation, huiles essentielles, force mécanique avec la vapeur, piles thermosolaires, Marcel Perrot, et Maurice Touchais
fac-similé du four solaire de Mouchot, par Claude Bonello
Ça fonctionne perfectement à Arcueil
Pierre-André AUBERT :
à Marseille, 400 jours de soleil par an !
énergie reçue / terre en un jour >conso des humains / an
Fourneau professionnel de cuisine solaire, ingénieur aéronautique, a bifurqué, a fait CAP de cuisine, avait travaillé en allemagne, fr, allemagne, être plus aligné avec lui-même; adore manger
apprendre le métier, cuisine de produits locaux de saison, circuits courts, cueillette
les cuisiner, le soleil pas utilisé, sauf petits cuiseurs solaires, centrales vapeur comme en inde
avec Olivier Natte, artiste et constructeur, contruire fourneau / miroir de cheffeur? concentrer la lumière, en 1 h de chauffe 400°C, tout cuisiner
laisser mijoter sur le coin du fourneau
avec différentes cuissons, plaque coup de feu,
début avec une vieille parabole, on a fondu le 1er miroir secondaire !
2015, 1ère cuisine expérimentale
faire goutter un futur délicieux
associés clément, benjamin
raconter histoire du futur délicieux
rêve de jardin, bâtiment bioclimatique, a pris 10 ans
c'est assez simple, voir comment ça fonctionne : un miroir qui concentre la lumière et enflamme un bout de bois. magie à concentrer la lumière. poésie dedans !
le solaire à concentration n'est pas dans nos imaginaires...
rêver le futur pour trouver le chemin ... invention intemporelle, raisonner dans les préoccupations de la société. Connu depuis longtemps. Histoire qui donne envie.
L'acte de manger est FONDAMENTAL.
En vallée du Jabron, mirabelles en août, au pied, mirabelle tombées, caramélisées par le soleil, n'a rien goûté de meilleur ! Poésie.
Besoins de transition
pas mis en route... s'adresser à ,ptre 2ème cerveau, le microbiot, 2kg de bactéries, de vie, symbiose. Entre végétal et champignon à la fabrication du monde. Trouver équilibre, vivre plus connecté.
à table, s'assoir, partager, raconter des histoires, ça commence ainsi...
On lève des fonds en ce moment
99, travers de la Rose à Marseille
Jean-Luc :
ça marche en cuisine, boulangerie, distillation, bardage, imprimerie, odeillo -> 1500°C donc >>potentiel.
au Maroc, Ouarzazat, ville Marakech 20h/24
Questions
Denis Deschamps / avenir des hydrocarbures djibouti : concentration ou panneaux ?
partir des besoins en températures. Ex / friture il faut concentration
Les 2 modes intéressants dt photovoltaïque
rendement de 60/70%, climatisation thermodynamique ex allemagne
La fr était bien positionnée en 70/80 puis abandon !
La Fr avait des frigos thermodynamiques.
Le miroir fait 10 m2 pour 60 m2 en photovoltaïque.
/Éolien sans subventions rentables : tout ce qui est nouveau n'est pas rentable => investir pour dans 10/20 ans.
Ex. solaire à concentration Hélioclim, froid solaire thermique, ont coulé car trop en avance sur leur temps...
l'invention est intemporelle, l'innovation doit résoner dans la société, le côté social.
Frédéric Caille :
Augustin Mouchot a produit de la glace avec un ?? par compression avec le soleil
On sait faire. Pourquoi pas utilisé ? à cause du commerce, de la concurrence.
AM a anticipé sur l'épuisement des ressources.
/éolien cf petit livre ont taux de rendement à 40km/h 80% de la force du vent -> électricité, c'est ++
Ex Dannemark
Miroir de Fresnel, Themis four thermique solaire plus puissant, en voie de réhabilitation, centrale à tour en 1983 raccordée au réseau 6 mois, déconnectée, endommagée par tempête, abandonnée. Va être remise en fonctionnement.
Odeillo monte à 3500°C, très hautes températures, terres rares.
/Chauffe-eau solaires individuels : marche hyper bien. Une bassine peinte en noir posée sur le toit !
Des tuyaux noirs derrière une vitre.
Dualsun fait des panneaux hybrides (thermiques/photovoltaïques) 0,5W/°C de temp du panneau.
/Jules Vernes : n'a pas parlé de Mouchot mais André Lory?? a écrit roman où appareils Mouchot apparaissent.
Autre roman "la babylone électrique" en iran, avec enr barrages et fours Mouchot, la population se révolte et détruit tout / colonial ...
/DOM-TOM en inde, Grèce, très répandu
Pierre-André AUBERT :
les pompiers, les gens peuvent partir, donc ok / permis de construire.
/assurance plus difficile justifier
pb : sécurité au trvail / employés asservir porte d'entrée du patio des paraboles pour garantir interv hors fonctionnement.
/tech : pas de pb, que économique, travail d'artisan ferronnerie d'art ++
10/12 ans pour l'amortir
L'ensemble de notre proposition de valeur démontrée.
Frédéric Caille :
dépend du prix de l'électricité. /rendement mettrait de l'argent dans le solaire (thermique comme photovoltaïque)
Tant que pétroliers tiennent le monde c'est mort !
JLuc : mot de la fin.
- financer Pierre-André
- dédicacer livre de Frédéric.
Ndlr :
- valoriser
- repérer le livre évoqué ACT
Nouvelle histoire de l'extrême droite avec Baptiste Roger-Lacan
Baptiste Roger-Lacan, agrégé et docteur en histoire, enseignant à l’Institut catholique de Paris et à Sciences Po, directeur de l’ouvrage « Nouvelle histoire de l’extrême droite. France 1780-2025 » (Seuil) - Astrid di Crollalanza
Baptiste Roger-Lacan, agrégé et docteur en histoire, enseignant à l’Institut catholique de Paris et à Sciences Po, directeur de l’ouvrage « Nouvelle histoire de l’extrême droite. France 1780-2025 » (Seuil) - Astrid di Crollalanza
Nouvelle histoire de l'extrême droite avec Baptiste Roger-Lacan
Publié le samedi 13 décembre 2025 à 12:04 / Le grand face à face snegaroff
Comment est née l'extrême droite en France ? Et l’union des droites est-elle possible ? Débat avec l'historien du politique, spécialiste des droites, Baptiste Roger-Lacan. Il vient de diriger une "Nouvelle Histoire de l’Extrême Droite" aux éditions du Seuil.
Avec Baptiste Roger-Lacan, historien
Chroniques
- Le duel Natacha Polony, Gilles Finchelstein du samedi 13 décembre 2025
Le duel Natacha Polony, Gilles Finchelstein
Hier • 26 min
Thomas Snegaroff
L'invité du Grand Face-à-face du samedi 13 décembre 2025 L'invité Hier • 25 min Info
Paru en 1998, ce livre-entretien de Roberto Di Cosmo et Dominique Nora a gardé toute sa force et son actualité au 21ème siècle, puisque l’emprise de Microsoft sur les utilisateurs d’ordinateurs (entreprises et particuliers) ne s’est jamais relâchée d’un pouce.
Ce livre est disponible gratuitement en téléchargement depuis 2006 (sous licence Creative Commons BY-NC-ND). ->
« Nous, représentantes et représentants des seize réseaux régionaux regroupant les 1 000 MJC (1) de France, réunis à Nancy le 30 avril 2022, affirmons notre volonté de construire un nouvel espace confédéral commun afin de porter l’ambition de l’ensemble du réseau face aux défis qui se posent en matière de jeunesse, de culture, de citoyenneté et de vie sociale et associative. »
- Favoriser l'autonomie, l'émancipation, l'épanouissement et la prise de responsabilités des personnes pour participer à la construction d'une société plus solidaire par l'éducation et la culture,
- Viser à ce que toutes et tous deviennent des citoyens actifs et responsables d'une communauté vivante,
- Promouvoir les initiatives et actions avec et pour les jeunes,
- Animer des lieux d'expérimentation, d'innovations sociales et de pratiques citoyennes propres à faire vivre les valeurs de la République,
- Respecter le pluralisme des idées sans attache à un parti, un mouvement politique ou syndical, une confession,
- Garantir le principe de laïcité,
- Encourager le dialogue et le débat dans le respect des convictions personnelles,
- Agir pour la reconnaissance et la promotion des droits culturels des personnes,
- Lutter contre toute forme de discrimination.
Les Maisons des Jeunes et de la Culture au plus près des citoyens et des citoyennes
Installées au cœur de la cité, dans les villes, les quartiers et les villages, les Maisons des Jeunes et de la Culture et associations locales tissent jour après jour, par les actions qu’elles mènent avec les habitants, les jeunes, les associations, les collectivités locales et les institutions, le lien social indispensable au bien vivre ensemble, y compris là où il est fragilisé ou parfois brisé.
Bâties sur des valeurs républicaines, d’éducation populaire, sur les principes de laïcité, de solidarité, de tolérance et de responsabilité, les MJC intègrent les attentes d’une société en évolution constante.
Au cœur de leur projet, elles privilégient l’émancipation individuelle et collective de la personne par l’éducation et le travail culturel, afin que chacune et chacun dispose des moyens d’exercer pleinement sa citoyenneté et participe à la construction d’une société plus solidaire.
Les MJC et structures associées au réseau sont des associations locales autonomes, gérées par des bénévoles, soutenues, quand c’est possible, par des professionnels et des volontaires. Simultanément elles se reconnaissent appartenir à un réseau commun, et elles s’inscrivent dans les principes de l'Education Populaire. Elles défendent un développement humain respectueux de l'environnement et attentif aux besoins des générations futures.
Le choix d’une structuration régionale
Au-delà de partager une ambition commune, les MJC de France ont choisi de se structurer en réseau régional et national pour porter plus loin leurs voix et leur volonté de construire une société plus juste et plus solidaire, respectueuse de la dignité de chaque individu.
Parce qu’elles partagent les mêmes valeurs et qu’elles respectent une commune déontologie, les Fédérations et associations à vocation régionale animent leur réseau de MJC et d’associations locales et départementales, encouragent le développement d’actions communes et proposent des services adaptés aux besoins et attentes de leurs membres, les MJC et associations locales adhérentes.
Elles s’engagent, par l’action des membres du réseau régional, à pratiquer un fonctionnement démocratique, susciter le débat d’idées, favoriser la créativité et l’expérimentation. Dans leurs instances de gouvernance, elles recherchent le renouvellement des membres, la mixité de genre, et une présence renforcée de jeunes.
Les têtes de réseau régional :
- sont les garantes du respect des principes de la présente déclaration et du préambule des statuts de MJC de France,
- assurent une liaison permanente entre les MJC, les associations locales et départementales,
- représentent les MJC auprès de toutes les instances privées ou publiques sur leurs territoires en lien avec les unions ou fédérations départementales ou locales,
- participent à faire reconnaître l’identité des MJC sans définir un modèle standard mais en tenant compte de leurs singularités,
- développent et dynamisent le réseau des MJC de leur territoire régional,
- animent des espaces de réflexion et d’échanges utiles au renforcement des projets des MJC et aux dynamiques d’innovation,
- promeuvent les actions d’utilité sociale,
- apportent une aide technique, méthodologique et administrative à toutes les MJC et associations locales et départementales affiliées de leurs territoires.
Une tête de réseau nationale renouvelée et réaffirmée
Nous, représentantes et représentants des seize réseaux régionaux regroupant les 1000 MJC de France affirmons que la tête de réseau nationale est indispensable aux MJC. Nous défendons le choix d’une tête de réseau national sous la forme d’une confédération constituée d’entités régionales, MJC de France.
Ces entités régionales sont les interlocutrices privilégiées de la tête de réseau national ; elles y participent activement et contribuent à son fonctionnement.
La tête de réseau national met en valeur, fait entendre et percevoir ce que le réseau, dans toutes ses dimensions, porte comme ambitions, comme capacité d'actions et d’innovations pour la nécessaire transformation sociale sur l’ensemble du territoire.
A ce titre :
- elle poursuit l'ambition de contribuer à la co-construction des politiques publiques nationales dans les champs de la jeunesse, de la culture, de la citoyenneté, de la vie associative et de la transition écologique notamment ;
- elle porte aussi les besoins et les attentes des MJC et leurs réseaux régionaux s'agissant des moyens publics indispensables à la mise en œuvre de leurs projets ;
- elle occupe une place cruciale dans le soutien et l'accompagnement du réseau des MJC, par la mise en commun par les structures régionales de moyens d’ingénierie et d'animation directement au service des actions conduites par les MJC et structures associées,
- elle contribue à faire circuler et valoriser les expérimentations et recherches nécessaires pour permettre au réseau de s’adapter en permanence aux transformations de l’environnement et des territoires.
Définir ensemble les orientations stratégiques
Dans la continuité des engagements pris lors du rassemblement de Port-Leucate de novembre 2021 et en préparation de l’assemblée générale ordinaire du 11 juin 2022, nous poursuivrons l’élaboration commune d’une feuille de route définissant les objectifs à court, moyen et long terme pour le réseau des 1000 MJC de France et les moyens à mobiliser pour y parvenir.
Face au déficit démocratique, à l’abstention grandissante lors des élections, face à la perte des repères sociaux, face aux manque d’engagement au service du collectif, face à toutes les formes de discriminations, face au manque de reconnaissance, à la précarité grandissante que beaucoup subissent, particulièrement les jeunes, face à l’enjeu vital de la transition écologique, les MJC s’organisent pour agir et contribuer, dans le cadre des politiques publiques et de leurs propres projets, à construire des réponses éducatives, citoyennes et concrètes.
Repères historiques
- 1944 : au cœur de la libération, la République des Jeunes est fondée à Lyon.
- 1948 : Création de la Fédération Française des Maisons des Jeunes et de la Culture (FFMJC), sous la présidence d’André Philip.
- 1969 : Préfigurant la décentralisation, plusieurs fédérations créent l’Union des Fédérations Régionales de MJC (UNIREG).
- 1992 : Pour un exercice décentralisé et autonome de leurs responsabilités, d’autres fédérations régionales quittent à leur tour la FFMJC et s’associent au sein de l’AREGES-MJC.
- 1994 : Les Fédérations et unions régionales membres de l’AREGES-MJC et de l’UNIREG signent la Déclaration des Principes à Toulouse et créent la Confédération des MJC de France (CMJCF).
- 1999 : L’AREGES-MJC et l’UNIREG fusionnent au sein de la Confédération des MJC de France.
- 2021 : La FFMJC cesse ses activités. Les fédérations régionales membres de la FFMJC créent AIR MJC et entament un rapprochement avec la CMJCF.
- 2022 : L'Assemblée générale extraordinaire de la CMJCF valide la modification de ses statuts. La CMJCF devient MJC de France.
(1) L'appellation MJC recouvre différentes structures associatives partageant les mêmes valeurs : Maison pour Tous, de quartier, de Loisir et de la Culture, de la Vie Citoyenne, Centre d'animation, rural, socioéducatif, Foyer des jeunes, Espace culturel, OCAL, Forum, etc.
Signé /
- Jean-Paul Hubert, Champagne-Ardennes
- Jean-Jacques Reuillon, Centre-Val-de-Loire
- Marc Loubaud, Nouvelle-Aquitaine
- Eswann Fest, Alsace
- Marie GAzamol, Auvergne-Rhône-Alpes
- André Binot, Méditerranée
- Carole Sprang, Île-de-France
- Nathalie Lemieux, Normandie
- Filipe Novais, BZH-PDLL
- Olivier Combanière, PACA
- Sylvie Barberan, Occitanie-Pyrénées
- Marc Auzepille, Occitanie-Méditerranée
- Jean-Yves Macé, Lorraine
- Michel Delcour, Hauts-de-France
- Marie-Christine Bermigaud, Normandie
1,52 M d’abonnés - 4,3k+ - 63 966 vues - 278 commentaires #privilèges #inégalités #macron
Depuis la Révolution française, les privilèges n'ont eu de cesse d'être dénoncés, ou au contraire relativisés. Mais le terme, lui, est toujours là. Et il ne veut pas dire la même chose pour tout le monde. Alors pour prendre un peu de recul sur ce terme et son histoire, la philosophe Alice de Rochechouart a écrit un livre qui commence ainsi : La philosophie est une discipline qui interroge l'évidence, qui examine ce qui semble aller de soi. Quoi de plus incontestable que l'abolition des privilèges et la devise française « Liberté, Égalité, Fraternité »? Pourtant, contrairement à ce que nous raconte notre roman national, nos structures sociales sont tout aussi hiérarchiques qu'avant la Révolution: la société est caractérisée par un ensemble d'avantages injustes que détiennent certains groupes sociaux au détriment des autres.
Quels sont ces avantages, comment expliquer la persistance de ce concept de privilèges dans le débat public, au point d’être sur certains tracts de la mobilisation du 10 septembre ? Devons-nous en conclure que les privilèges n'ont pas été véritablement abolis en 1789 ? Qu’est ce qu’un privilège exactement ? Réponses dans cette nouvelle émission pour Blast.
Journaliste : Salomé Saqué
Connu / TG le 2/09/25 à 10:09
Publié il y a un an • 2,2K vues
Le consentement à l’écrasement de Gaza a créé « une immense béance dans l’ordre moral du monde (…) C’est le soutien à sa destruction que retiendra l’histoire ».
Ces premières lignes très fortes du dernier livre de Didier Fassin « Le consentement à l’écrasement de Gaza, une étrange défaite », publié aux éditions La Découverte, donne la mesure de la tâche qu’il s’est fixée à travers ce livre : collecter pour mémoire toutes les séquences qui, depuis les attaques du 7 octobre, ont signé « la faillite morale de la plupart des gouvernements occidentaux ».
Elles donnent aussi le ton de cet entretien que le médecin, anthropologue, professeur à Princeton et au Collège de France - dont le parcours et l’œuvre s’articulent autour de la question fondamentale de « l’inégalité des vies » - accorde à Soumaya Benaissa.
Journaliste : Soumaya Benaïssa
#Gaza
#Palestine
#Entretien
Visibilité Publique Publié originellement18/09/2024
Catégorie Actualité & Politique
LicenceInconnu LangueFrançais Étiquettes blast ; destruction ; gaza ; histoire ; soutien
Durée 1h 10min 45s
Aucun commentaire
Connue / https://mastodon.top/@CapucineDupre@piaille.fr/115066649764466403
"
9 h Capucine @CapucineDupre@piaille.fr
🔼
.../...
Elles donnent aussi le ton de cet entretien que le médecin, anthropologue, professeur à Princeton et au Collège de France - dont le parcours et l’œuvre s’articulent autour de la question fondamentale de « l’inégalité des vies » - accorde à Soumaya Benaissa."
⤵️
Didier Fassin nous parle entre autre, du langage atrophié, interdit... de la mise en place de cette police du langage, qui se traduit en police de la pensée...
Termes définis par le pouvoir (gouvernement + intellectuels "autorisés")
PeerTube
9 hCapucine @CapucineDupre@piaille.fr
« Peut-on aimer un pays qui n’est même pas un pays »
Invitée, le 9 octobre 2024, de l’émission La Grande Librairie sur France 5 où elle présentait son dernier et remarquable ouvrage Résister à la culpabilisation. Sur quelques empêchements d’exister (La Découverte, 2024), Mona Chollet a lu, « droit dans les yeux », ce texte qu’elle a écrit pour la Palestine — un poème d’amour et de révolte qu’elle a autorisé Orient XXI à publier.
Traductions: français عربي فارسى فارسى italiano
https://orientxxi.info/magazine/peut-on-aimer-un-pays-qui-n-est-meme-pas-un-pays,7680
Orient XXI · 11 oct. 2024
« Peut-on aimer un pays qui n’est même pas un pays »
Invitée, le 9 octobre 2024, de l’émission La Grande Librairie sur France 5 où elle présentait son dernier et remarquable ouvrage Résister à la (…)
"