Connu / mel
"Sujet : [cyber-quotidien] E-quotidien du jeudi 11 septembre 2025
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"Sujet : [cyber-quotidien] E-quotidien du jeudi 11 septembre 2025
Par charentelibre.fr, publié le 10 septembre 2025 à 7h01, modifié à19h31 / par Antoine Beneytou journaliste,
Jour J pour le mouvement “Indignons-nous, bloquons tout”. Après le renversement du gouvernement Bayrou par l’Assemblée nationale, place à la colère sociale, dans la rue. Toutes les infos sur les actions en Charente à suivre en direct avec Charente Libre.
Blocage de rond-point, manifestation devant l’hôpital. Débrayages. Plusieurs actions sont prévues en Charente par le mouvement protéiforme “Indignons-nous”, lancé sur internet et les réseaux sociaux, puis relayé par LFI et les organisations syndicales.
Ndlr: reportage assez réaliste et impartial. Merci Mr le journaliste.
Petit bémol sur la compréhension de l'altercation : quelques manifestants ont créé un point de fixation qui a occupé un nombre suffisant de gendarmes et a permis aux autres de les déborder sur les côtés sans violences !
Nicolas Framont | 08/09/2025
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1 – Les puissants ont peur avant même que le mouvement commence
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2 – Les actions hors-cadre institutionnel et sans interlocuteurs identifiés terrifient la classe dominante
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3 – La fin de la routine “journée de grève – manifestation déclarée” est arrivée
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4 – Le mouvement du 10 septembre aura lieu absolument partout : la répression va être écartelée
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Il n’y a qu’une seule chose dans ses membres sont sûrs, c’est que le mouvement sera absolument partout dans le pays. Du plus petit village à la plus grande ville, avec une probable surreprésentation des villes moyennes. Cela dit d’abord quelque chose de l’ancrage social du mouvement : il est divers et donc représentatif. Ce n’est pas un mouvement “d’urbains branchés” comme aiment souvent le dire, pour décrédibiliser la gauche, les partisans de la grille d’analyse (fausse, voir ici) qui opposent les métropoles aux périphéries.
Mais surtout, c’est une bonne nouvelle pour notre capacité de résistance à la répression, dont le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau (membre d’un parti qui a fait 5% des voix aux dernières élections, rappelons-le), ne cesse de nous dire qu’elle sera terrible. Car la police ne pourra pas être en nombre partout. Habituées aux mouvements sociaux dans les grandes villes, en particulier Paris, conçue, depuis Haussmann, comme un terrain de jeu pour les forces de l’ordre, ces dernières seront certainement dépassées par l’étendue et la mobilité du mouvement.
Voici pourquoi le mouvement du 10 a déjà gagné : car quel que soit le nombre de participants, les actions et leurs effets réels, il a fait dérailler une routine d’au moins 20 ans d’âge. Cette routine de la supplique, de la démonstration de colère, de l’action encadrée et symbolique a vécu, et tout le monde s’en rend compte – à part quelques irréductibles. La façon dont la classe politique et médiatique tremble face à ce qui pourrait être le début d’un nouvel âge de la contestation sociale est une preuve de sa pertinence et de sa nécessité. Maintenant, c’est à nous de transformer l’essai et d’aller aussi loin que nous le pouvons, le 10 septembre et au-delà.
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Ce 10 septembre est la plus grosse manifestation auto-organisée depuis celle des Gilets Jaunes du 17 novembre. Retailleau, le ministre illégitime et son frère jumeau, le président du groupe LR, se sont brisés les dents sur quelque chose dont ils ne comprennent pas les ressorts et les modalités et les oblige à imaginer un complot qu’ils ne peuvent vaincre pour la raison qu’il n’existe pas. Tant qu’ils ne comprennent pas les ressorts de l’auto-organisation, celle-ci aura les mains libres. Le mécanisme des révolutions citoyennes se reproduit en France par des franchissements d’étapes désormais classiques. Au Népal et en Indonésie, la même chose est en cours. Comme en Thaïlande, où les privilégiés, les fortunes sont gavées et comme ici, refusent de prendre leur part d’effort. Elles mesureront ici aussi bientôt avec effroi l’ampleur de la colère que le monarque présidentiel déchaîne et fortifie à chaque décision.
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coupure maintenue entre l’action syndicale et l’action populaire de masse. L’implication rapide de Solidaires dans l’action du 10, renforcée aussitôt par plusieurs fédérations CGT déterminantes et de très nombreuses Unions locales et Union départementales a évidemment réduit la fracture creusée pendant l’épisode Gilets jaunes. Elles s’étaient aggravées pendant la lutte contre la retraite à 64 ans, perdue faute de cohérence entre l’action politique et dans les entreprises et dans les rues. On s’en souvient assez bien. Cette fois-ci, la CGT soutint le 10 septembre. Mais en co-signant pour une action le 18, une concurrence a affaibli la convergence. Heureusement, elle n’a pas empêché le succès de la journée du 10 ni le caractère massif de ses rassemblements. Chacun devrait méditer cela. Nous avons fait le choix, nous Insoumis, de lire ce rendez-vous du 18 comme une étape après le 10. Pour positiver le calendrier et rendre possible les convergences. Mais il va de soi que nous sommes d’abord entièrement au service du mouvement du 10 septembre. Cela signifie que nous accompagnerons partout les décisions des assemblées citoyennes. Dans le même moment, nous re-ouvrons notre caisse de grève sous l’autorité d’Alma Dufour pour accompagner l’action des syndicalistes entrant en lutte.
Notre ligne d’action est celle de l’unité populaire. Cela diffère du Nouveau Front populaire d’hier. En effet, PS et peut-être d’autres font le choix de la cogestion de la prétendue crise de la dette avec le gouvernement Lecornu de Macron. Ne l’ont-ils pas déjà fait avec Bayrou dans un accord de non-censure. Le programme de l’Unité Populaire, c’est celui des revendications de ce mouvement septembriste. Aucun des points qu’il exprime n’est différent de ceux que contient le nôtre « L’Avenir en commun ». Tout le monde connaît notre point de vue : Le coupable de la situation, c’est Macron. Le chaos, c’est lui et ses décisions.
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Publié Il y a 4 heures • 38 vues
Visibilité Publique
Publié originellement 10/09/2025
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Depuis la Révolution française, les privilèges n'ont eu de cesse d'être dénoncés, ou au contraire relativisés. Mais le terme, lui, est toujours là. Et il ne veut pas dire la même chose pour tout le monde. Alors pour prendre un peu de recul sur ce terme et son histoire, la philosophe Alice de Rochechouart a écrit un livre qui commence ainsi : La philosophie est une discipline qui interroge l'évidence, qui examine ce qui semble aller de soi. Quoi de plus incontestable que l'abolition des privilèges et la devise française « Liberté, Égalité, Fraternité »? Pourtant, contrairement à ce que nous raconte notre roman national, nos structures sociales sont tout aussi hiérarchiques qu'avant la Révolution: la société est caractérisée par un ensemble d'avantages injustes que détiennent certains groupes sociaux au détriment des autres.
Quels sont ces avantages, comment expliquer la persistance de ce concept de privilèges dans le débat public, au point d’être sur certains tracts de la mobilisation du 10 septembre ? Devons-nous en conclure que les privilèges n'ont pas été véritablement abolis en 1789 ? Qu’est ce qu’un privilège exactement ? Réponses dans cette nouvelle émission pour Blast.
Journaliste : Salomé Saqué
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LA POLITIQUE
C’est un coup de tonnerre politique. Le 8 septembre 2025, pour la seconde fois en 9 mois, le gouvernement nommé par Emmanuel Macron a perdu la confiance de l’Assemblée nationale. Les résultats sont sans appel et le président de la République a rapidement réagi : il a annoncé qu’il nommerait quelqu’un dans les tout prochains jours. La séquence politique est une fois de plus difficile à comprendre, depuis qu’Emmanuel Macron a dissous l’Assemblée nationale, il y a plus d’un an. L’incertitude politique et institutionnelle a rarement été aussi importante ! Alors que s’est-il passé exactement ce 8 septembre, qu’est-ce que ça veut dire pour notre pays, et surtout, qu’est-ce qui nous attend dans les prochaines semaines ? Aujourd’hui on vous propose de comprendre la situation politique de la France, dans cette émission spéciale pour Blast !
Une vidéo de Salomé Saqué, Camille Chastrusse et Victor-Ulysse Sultra, Doctorant en droit public
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Sur le plateau de BFMTV, j'étais face à un macroniste, un socialiste et un député du RN.
L'occasion de revenir sur la chute de Bayrou et sur les magouilles du PS à LR pour préparer la suite.
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Emissions et passages médias
Jean-Luc Mélenchon est intervenu dans le 20h de France 2 après la chute du gouvernement Bayrou, le 8 septembre 2025.
Ndlr : un sans faute.
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Adèle Haenel s'est exprimée dans un point presse, ce samedi 6 septembre, avant de rejoindre la flottille humanitaire "Global Sumud" en direction de Gaza depuis Tunis.
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FOCUS 🔍
Dans la nuit du 8 au 9 septembre, un des navires de la Global Sumud Flotilla a été attaqué par ce qui semblerait, être des drones. Emilien Urbach, journaliste à l'Humanité, est présent sur un des bateaux en route vers Gaza, il nous raconte.
APRÈS LA CHUTE DE BAYROU, LE 10 SEPTEMBRE ARRIVE ! - Diffusé en direct il y a 5 heures /Le Média 24-7
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Le 10 septembre : une journée de mobilisation qui fera date. Le mouvement citoyen “Bloquons tout” appelle à paralyser le pays contre le plan d’austérité du gouvernement, et plusieurs syndicats, dont Sud Rail, s’y associent. Dans les transports, la grève pourrait être massive, notamment à la SNCF. Et cette mobilisation intervient dans un contexte politique particulier : hier soir, les députés n'ont pas accordé leur confiance au gouvernement contraignant François Bayrou à quitter Matignon. Est ce que cela change quelque chose à la mobilisation de demain ? on en parle avec Julien Troccaz du syndicat Sud Rail.
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Le 10 septembre 2025, le mouvement « Bloquons tout », né sur les réseaux sociaux, appelle à une journée de blocages généralisés contre la politique budgétaire du gouvernement Bayrou. Massivement relayé en ligne et déjà soutenu par 63% de Français1, ce mot d’ordre interroge : qui sont ses partisans, que révèlent leurs colères et en quoi diffèrent-ils des « gilets jaunes » ? Antoine Bristielle propose un premier portrait de ce mouvement encore nébuleux.
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Née sur les réseaux sociaux et les messageries cryptées, cette initiative se présente comme un appel aux blocages, contre la politique du gouvernement Bayrou. Sur le site internet centralisant les revendications du mouvement https://indignonsnous.fr/, on peut en effet lire : « Nous appelons toutes les personnes résidant en France métropolitaine et dans les Dom-Tom à se mobiliser contre ce budget ! Nous ne voulons pas subir leur crise. Nous voulons changer de cap, pour de bon, avec et pour le peuple. Pas contre lui ».
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le Rassemblement national a exprimé sa volonté de ne pas s’y associer
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nous avons mené une enquête en immersion dans ce mouvement. Du 15 au 23 août 2025, nous avons posté à échéance régulière un questionnaire en ligne dans les différents groupes Telegram et Facebook du mouvement « Bloquons tout
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Bloquons tout » est un mouvement structuré d’abord par une bonne partie d’individus à première vue très éloignés de l’extrême droite
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Quel profil sociologique ? La jeunesse des petites villes à la manœuvre
Le profil par âge des soutiens de « Bloquons tout » met en évidence un mouvement notamment composé de jeunes et plus précisément de jeunes actifs.
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nette surreprésentation des hommes : ils représentent 56% des répondants, contre 34% de femmes. On observe également une part non négligeable (10%) de personnes s’identifiant à une autre catégorie de genre.
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« Bloquons tout » n’est pas avant tout un mouvement métropolitain ou parisien, mais qu’il puise sa force dans les petites et moyennes villes, espaces souvent marqués par un tissu social dense, une tradition de sociabilité locale et un rapport direct aux enjeux de redistribution et de services publics. Cela contribue à enraciner la mobilisation dans une géographie de la contestation distincte de celle des grandes capitales régionales ou de Paris. Ces résultats sont par ailleurs très cohérents avec la structuration du mouvement sur les boucles Telegram, qui ne s’organise pas avec un seul groupe national, mais avec des groupes régionaux, départementaux, voire locaux.
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Seule une minorité des participants déclare avoir été eux-mêmes « gilets jaunes » (27%). La grande majorité (61%) affirme ne pas avoir participé au mouvement, mais l’avoir soutenu de l’extérieur. Enfin, 12% se disent indifférents ou opposés aux « gilets jaunes ».
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Bloquons tout » ne s’enracine pas dans les catégories les plus précarisées et fragilisées économiquement, mais dans des segments plus jeunes, plus diplômés et plus politisés
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Les participants expriment moins une détresse matérielle personnelle qu’un projet politique global, porté par l’idée de justice sociale et de transformation radicale
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C’est un laboratoire d’auto-organisation […] fondé sur l’entraide, la solidarité de classe et la gestion collective des besoins », ou encore « Par la mutualisation des savoirs […] pour armer intellectuellement notre résistance
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Le rejet d’Emmanuel Macron et du Premier ministre semble constituer l’un des ressorts centraux de l’engagement dans « Bloquons tout ». Nous l’avons dit, ce rejet se matérialisait dès l’élection présidentielle de 2022, mais trouve finalement dans le budget de François Bayrou une nouvelle opportunité d’expression. Seuls 2% des répondants à notre enquête déclarent avoir confiance dans le président de la République, contre 22% des Français, et à peine 2% dans le Premier ministre, contre 14% des Français. Cette absence quasi totale de confiance illustre la radicalité du rapport au pouvoir exécutif, perçu non seulement comme illégitime, mais comme l’incarnation même d’un système à abattre.
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elle s’attaque à la légitimité même des institutions de la Ve République et du pouvoir centralisé, accusés de trahir le peuple et de gouverner pour les plus riches. Le mouvement se nourrit donc d’une rupture profonde avec l’exécutif, vécue comme une condition préalable à toute transformation politique.
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Un système injuste gouverne nos vies, dès notre naissance et nous laissons une infime partie de la population décider pour nous
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la mobilisation ne peut pas se limiter à l’arène électorale. Elle doit passer par d’autres formes d’action : la rue, la grève, la contestation directe, mais aussi l’invention de nouvelles institutions démocratiques. Le vote, perçu comme inefficace ou capturé par une minorité, cède la place à une logique de rupture et d’action collective directe.
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la confiance dans les médias, déjà assez faible au sein de la population française (32%), atteint un niveau abyssal chez nos répondants (6%).
Le seul contre-pouvoir institutionnel qui conserve une crédibilité notable auprès des répondants de « Bloquons tout » est celui des syndicats. Dans notre enquête, 45% des participants déclarent leur faire confiance, soit un score supérieur à celui observé dans la population générale (39%). Cet écart est significatif : alors que la défiance s’étend à la quasi-totalité des institutions politiques et médiatiques, les syndicats apparaissent comme un espace encore légitime de représentation et de mobilisation collective.
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les syndicats constituent un appui possible, non pas parce qu’ils incarneraient une solution institutionnelle, mais parce qu’ils participent d’une logique d’action collective en dehors du cadre parlementaire et électoral. De fait, si « Bloquons tout » se nourrit d’une défiance généralisée à l’égard du pouvoir et des institutions, il ne rejette pas toutes les formes d’organisation : les syndicats demeurent perçus comme des alliés potentiels dans la lutte, en tant que vecteurs de mobilisation et de rapport de force. Cette distinction éclaire l’une des raisons d’être du mouvement : chercher à construire une dynamique de transformation en s’appuyant non pas sur les institutions politiques classiques, mais sur des structures de lutte et de contestation issues de la société civile organisée.
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Alors que 78% des Français estiment que leurs idées ne sont pas bien représentées par le système politique, ce constat est partagé par 96% des soutiens du mouvement ayant répondu à notre enquête. De même, 76% considèrent que « la plupart des hommes et des femmes politiques sont corrompus » et 86% qu’ils agissent principalement dans leur intérêt personnel. Ces jugements traduisent une rupture radicale avec les institutions existantes et alimentent la conviction que la mobilisation est le seul levier de transformation
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le système politique est perçu comme illégitime, corrompu et incapable de représenter le peuple
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registre émotionnel ... avant tout de la colère (52%) ... L’inquiétude (24%) et l’espoir (19%) constituent des émotions secondaires, mais significatives, traduisant à la fois l’angoisse pour l’avenir et la conviction qu’un changement reste possible. À l’inverse, la peur (3%) et la sérénité (2%) sont quasi absentes, ce qui souligne que le mouvement n’est ni marqué par le repli ni par l’acceptation de l’ordre existant, mais bien par une logique d’opposition active.
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Entre justice sociale et démocratie directe : des revendications extrêmement marquées
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une immense majorité (82%, contre 37% en population générale) se prononce pour la démocratie directe – un système où le peuple décide directement des lois à travers des référendums, des assemblées citoyennes ou des instances tirées au sort. Les autres options – gouvernement des experts, pouvoir militaire ou autorité d’un dirigeant fort – sont quasi inexistantes, contrairement à une partie de l’opinion publique. Ce résultat met en évidence une revendication essentielle : « Bloquons tout » ne demande pas seulement des réformes sociales ou économiques, mais aspire à un changement institutionnel profond, rompant avec la démocratie représentative pour instaurer une démocratie directe et participative. C’est sur ce point précis que « Bloquons tout » se rapproche le plus des « gilets jaunes », dont l’une des principales revendications portait déjà sur le référendum d’initiative citoyenne (RIC) et sur la volonté de donner au peuple un pouvoir direct dans les décisions politiques.
Les modalités d’action : jusqu’à la violence ?
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décalage entre une détermination collective forte et une absence de structuration claire de l’action, qui laisse les individus dans l’attente de consignes ou d’initiatives locales ou nationales. Autrement dit, si l’intention de « bloquer » est partagée, sa mise en œuvre reste encore largement indéterminée, ce qui contribue à entretenir un climat d’incertitude autour de la mobilisation.
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si la violence n’est pas une perspective unanime, elle est jugée légitime par une part significative des répondants de « Bloquons tout ». En effet, 44% d’entre eux estiment qu’il est « normal que certaines personnes usent de la violence pour défendre leurs intérêts », soit deux fois plus que dans l’ensemble de la population (22%). Ce résultat souligne que le mouvement n’exclut pas la radicalité : une partie non négligeable de ses membres considère la violence comme un mode d’action possible dans certaines circonstances, en cohérence avec une vision de confrontation directe avec le pouvoir. Cela ne signifie pas pour autant que « Bloquons tout » basculera nécessairement dans des formes d’action violentes, mais cela met en lumière une disponibilité accrue à la conflictualité totale, qui distingue le mouvement d’autres mobilisations plus strictement pacifiques et qui alimente l’incertitude sur ses formes d’action futures.
Connu / https://www.bfmtv.com/societe/10-septembre-pourquoi-le-mouvement-bloquons-tout-ressemble-plus-a-nuit-debout-qu-aux-gilets-jaunes_AV-202509050609.html
Ndlr :
- parler de journée à propos des "blocages généralisés" est pathétique puisqu'il a été annoncé que ce sera un mouvement dans la durée pour l'atteinte d'un résultat politique que les GJ n'ont pas obtenu.
- associer "radicalité" et "violence" me semble faux et regrettable.
"Prendre les pb à la racine" n'a aucun rapport avec la violence !
Enquête intéressante à prendre avec recul. - Je retiens : mouvement populaire, extrême droite NON, jeunesse, petites villes, démocratie directe.
1er mai 2023
... organisation politique révolutionnaire fondée officiellement en décembre 2022. Depuis 2015, ses militants animent le quotidien en ligne du même nom. Celui-ci traite l’actualité politique et les luttes nationales et internationales avec un point de vue assumé : *du côté des travailleurs, de la jeunesse, des femmes, des personnes LGBT, des quartiers populaires et de tous les exploités et opprimés.
Révolution Permanente veut également faire entendre leur voix. Depuis les piquets de grève, les lieux d’études ou les manifestations, nous leur donnons la parole. De même, nos pages sont ouvertes à toutes celles et ceux qui veulent contribuer à faire vivre ce projet en devenant correspondants du site ou en envoyant des témoignages sur les luttes, les conditions de vie et de travail et le quotidien de ceux qui font tourner l’ensemble de la société.
Révolution Permanente s’inscrit dans le projet plus large de redonner une vitalité aux idées marxistes et révolutionnaires, en démontrant qu’elles n’ont pas vocation à rester confinées dans les bibliothèques, les caves ou les musées, mais gardent au contraire toute leur actualité pour comprendre le monde dans lequel nous vivons et former de nouvelles générations militantes prêtes à le transformer.
Révolution Permanente fait partie du réseau international de quotidiens en ligne La Izquierda Diario, présent dans 14 pays et en 8 langues, et impulsé par les différentes organisations de la Fraction Trotskyste – Quatrième Internationale. A l’image de chacun de ces journaux, nous entendons contribuer aux débats au sein de l’extrême-gauche nationale et internationale, dans le cadre de notre lutte pour reconstruire une internationale de la révolution socialiste, la IVème Internationale.
*Clés : Luttes Savoirs D'ici et d'ailleurs
La rédaction , 18 Juillet 2025
La Clé des Ondes s'associe à plusieurs médias et militant·es pour produire une émission quotidienne durant cet évènement, et ainsi faire résonner les luttes, les solidarités, les débats et les analyses sur la situation actuelle et nos mouvements de résistance.
Photo de l'article: Radio Commune : les voix de l'Université d'été des mouvements sociaux et des solidarités !
L'Université d'été des mouvements sociaux et des solidarités (UEMSS) est un évènement porté par Attac et le CRID qui a lieu tous les deux ans. C'est un moment clé de rencontres, de débats, de formation mutuelle, d’activités culturelles et artistiques engagées, ainsi que de préparation d’actions concrètes et d’initiatives communes.
Cette année, il aura lieu à Talence, à côté de Bordeaux, du 23 au 26 août. Il y sera notamment question des résistances et solidarités face au creusement des inégalités sociales et territoriales, face à l'autoritarisme et à l'extrême droite, des résistances et solidarités pour les peuples en lutte dans le monde entier. 2000 personnes, militant·es, syndicalistes, membres de collectifs et d'associations, citoyen·nes sont attendues et participeront à une centaine d'ateliers et plénières.
Pour faire résonner ces rencontres au-delà des murs de l'UEMSS, nos médias (La Clé des Ondes, Alters Média, Le Moment, MOB, Politis) se sont regroupés pour construire Radio Commune ! Chaque soir durant les 4 jours de l'UEMSS, nous produirons une émission qui reviendra sur les temps forts de la journée, et fera entendre des débats, des analyses, des témoignages.
Si vous souhaitez participer à l'UEMSS et à Radio Commune, contactez-nous.
Si vous êtes une radio et souhaitez diffuser Radio Commune : en direct chaque soir, de 19h à 20h, du 23 au 26 août via ce flux, ou en différé quand vous voudrez, à partir des fichiers qui seront mis en ligne ici.
Rendez-vous du 23 au 26 août à Talence et sur nos ondes !
Radio Commune, les voix de l'UEMSS 2025 - Université d'été des Mouvements Sociaux et des Solidarités
Campus Peixotto (Talence) - Août 2025
Une radio quotidienne pour faire vivre l’Université d’Été des Mouvements Sociaux et des Solidarités.
Une émission en public tous les soirs de 19h à 20h, diffusée en direct sur La Clé des Ondes et en différé, réalisée par les médias Le Moment, MOB, et d’autres médias volontaires, avec le soutien actif deCoop Média.
Radio Commune accompagne l’UEMSS Bordeaux 2025 avec une émission en direct chaque soir, de 19h à 20h, depuis le site de l’événement. Objectif : faire rayonner les activités, relayer les temps forts de la journée, et renforcer les liens entre médias indépendants et mouvements sociaux.
Un projet collaboratif et ouvert, Radio Commune est une initiative ouverte à tous les médias indépendants et aux mouvements sociaux volontaires.
Médias partenaires : La Clé des Ondes, Le Moment, MOB, Politis, Alters Média, avec le soutien de Coop Média.
Mouvements sociaux partenaires ! CAC, CRID, MES, Archipel des Confluences et d’autres collectifs engagés.
Conçue et animée par les journalistes des médias partenaires, avec la participation active des militant·es et bénévoles, chaque émission propose :
Un édito du jour, pour dégager les faits saillants et moments forts ;
L’interview de l’invité·e marquant·e de la journée ;
Des chroniques de 3 minutes, pour revivre des instants singuliers (plénières, ateliers, espaces de mobilisation…) ;
Des portraits de bénévoles, militant·es et participant·es ;
Des extraits sonores captés sur le terrain ;
Un débat thématique, animé par un·e journaliste, en lien avec les enjeux discutés durant la journée.
Une émission vivante et participative
Les émissions de TV bruits de l’UEMS 2023
uemss@uemss.org
01 octobre 2025
Inscriptions ouvertes
... présentation de son rapport final «Intelligence artificielle, données, capacités de calcul : quelles infrastructures dans un monde décarboné ?», le mercredi 1er octobre prochain à Paris, au Conservatoire national des Arts et Métiers, ainsi que sur Zoom.
Dans une période où l’intelligence artificielle (et sa consommation d’électricité) occupent une large part du débat public, The Shift Project propose de participer à la construction d’un débat éclairé grâce à sa grille de lecture : la vision physique et systémique de l’économie.
- Quelles trajectoires énergie-carbone sont en train d’être impulsées par les filières des centres de données et de la capacité de calcul ? Quels en sont les futurs physiquement réalisables, compatibles avec la contrainte énergie-carbone ?
- Quelles marges de manœuvre avons-nous pour orienter nos choix technologiques vers une IA compatible avec la contrainte énergie-carbone ?
Cet événement sera l’occasion de vous présenter nos éléments de réponse, fruits des travaux lancés fin 2024 par The Shift Project sur les impacts et trajectoires énergie-climat des infrastructures de l’intelligence artificielle et dont l’objectif est de fournir une grille de lecture des enjeux qui se posent pour les décisions des prochaines années aux trois niveaux : en France, en Europe et dans le monde.
Date : Mercredi 1er octobre, à partir de 18h30
Où : En présentiel et retransmis en direct sur Zoom
Inscription : gratuite et facultative, elle se fait via ce formulaire en ligne.
Replay : dans le cas où vous ne pourriez assister à cette présentation, sachez qu’un replay de l’évènement sera disponible sur notre chaîne Youtube quelques jours après l’événement.
Le programme complet de l’événement
Mot d’introduction
- Jean-Marc Jancovici, président, The Shift Project
- Bénédicte Fauvarque-Cosson, administratrice générale du Cnam
Présentation du rapport final
- Trajectoires climatiques et énergétiques mondiales des centres de données et de l’IA
- Trajectoires énergétiques des centres de données en France et en Europe : piloter ou subir ?
- IA & climat : Réorienter nos choix et stratégies technologiques jusqu’à la compatibilité carbone
Avec :
- Marlène De Bank, ingénieure de recherche « Numérique », The Shift Project
- Pauline Denis, chargée de projet « Numérique », The Shift Project
- Maxime Efoui-Hess, coordinateur du programme « Numérique », The Shift Project
- Hugues Ferreboeuf, chef de projet « Numérique », The Shift Project
- Alexandre Theve, directeur R&D, Davidson Consulting
Remerciements
République Française, ADEME, AXA, Caisse des Dépôts Groupe, DAVIDSON, devoteam, Institut du Permanumérique, le cnam
Pour toute question relative à cet événement : lucas.scaltritti@theshiftproject.org
19 oct
Détails de l'événement
Pourquoi avoir créé ce modèle ? Son inspiration et ses concepts. Les éléments méthodologiques pour le mettre en place. Les bénéfices pour l’entreprise.
Sylvain BREUZARD
Fondateur et dirigeant de norsys depuis 25 ans, entreprise de services numériques qui ne cherche pas à être la meilleure du monde, mais la meilleure pour le monde. Ex président national du Centre des jeunes Dirigeants d’entreprise. Ex président du Conseil d’Administration de Greenpeace France. Président de la Fondation norsys ayant pour mission de soutenir des projets dont une finalité sociale ou écologique nécessite un meilleur usage du numérique. Président de l’institut du Permanumérique, fondation actionnaire du groupe norsys. Co-fondateur et président du Réseau étincelle dont la mission est de permettre à des jeunes qui ont renoncé au système scolaire de bâtir un projet afin qu’ils deviennent entrepreneurs de leur vie.
Horaire
(Jeudi) 10h00 - 11h00
Lieu
Salle Partage
32 rue Riquet, 31000 TOULOUSE
Se réunir, échanger et avoir une vision globale des actions RSE à travers le monde.