L'hiver numérique a commencé, une tribune à signer pour un printemps de soin
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L'adoption rapide est stimulée par la gratuité. Hotmail, Flickr, Mailchimp, Spotify, Heroku, Notion, Figma, Zoom, tous ces produits ont démarré gratuitement, puis sont devenus payants quand le service était suffisamment déployé. Cette stratégie commerciale est éculée, et participe du processus d'ensbittification décrit par Cory Doctorow23. Et quand le service reste gratuit, comme la recherche Google, Facebook, ou Instagram, le modèle d'affaires publicitaire rend les services toxiques24. La gratuité de ChatGPT25, Gemini26, Claude, Mistral et tant d'autres est déjà de l'histoire ancienne, ce ne sont plus que des versions d'essai de plus en plus limitées. ...devenir plus chers ... entreprises vont fusionner ... monopoles ou oligopoles.
... bulle, avec des investissements circulaires colossaux27 et des dégâts écologiques considérables28 : extraction intensive de minerais pour les GPU, artificialisation des sols pour construire des datacenters géants, besoins croissants en énergie, eau29 ...
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Bernard Steigler ... prolétarisation au sens de perte des savoir-faire 37 ; 38 ... nous externalisons ... l'esprit ... 39
L'effet ... étudiants ... sortent diplômés sans culture et sans savoir-faire, simples opérateurs de machines qu'ils ne comprennent pas ...
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IAg discours dans un champ politique que artefact dans un champ technique ... nouvelle forme de technocratie 63 ... abandonner tout projet d'émancipation ... prolongement de l'extractivisme, productivisme, colonialisme, impérialisme, néolibéralisme 64 ... sortir du débat démocratique ... il faudrait ralentir, on accélère.
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gigantesque opération d'automatisation ... implosion du secteur dit quaternaire 66 ... En prenant un peu de recul, on peut schématiser schématiser comme cela : le primat de l'activité économique a justifié la dévalorisation et la dégradation des activités agricoles au profit de l'industrie ... celle de l'industrie aux services ... des services vers le numérique avec l'informatisation ... particularité de l'IAg ... fait disparaître le quaternaire sans ouvrir de quinternaire. La fin des cols blancs, et après, rien.
Un printemps de soin
... agenda toxique qui bénéficie principalement aux big techs ... Nous refusons la colonisation de nos imaginaires par une bande de vieux adolescents mégalomanes. Nous saurons intégrer les larges modèles de langages dans nos diverses pratiques, avec calme et responsabilité, en mesurant bénéfices et risques réels ... en avance dans une nécessité et inéluctable 67 désescalade numérique 68.
... l'éthique du care 69, le soin mutuel. ... moins nuire
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soin des projets numériques. ... se préoccuper des besoins des utilisateurs et utilisatrices, avec professionnalisme et empathie ... solides compétences d'enquête ... écrire chaque ligne de code avec l'amour d'un artisan ... travail bien fait ... tester pour garantir la qualité et la robustesse ... Tristan Nitot avec la loi d'erooM 70 ... optimiser le code
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soin des interfaces ...
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soin de la typographie ... non-binaires 72 et inclusives 73
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soin des licences ... libres 75 ou à réciprocité 76
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soin de la cybersécurité
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soin des données personnelles
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soin de notre souveraineté ... dénouer ces liens 85
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soin de nos outils ... Ivan Illich, La convivialité
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soin de nos organisations ... démocratiques ... temps long, robustesse ... lucrativité limité et faibles écarts de revenus ... politiques de soin et d'entreprendre en commun 87
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soin des personnes qui fabriquent le numérique ... stage, alternance, temps long de compagnonnage
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soin de nos pairs. Nous soutenons les métiers de la création qui rendent notre monde plus beau, doux ou poétique ... rémunérons vite et bien ... logique de partage et de collaboration.
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soin de la formation ... besoin de citoyens dotés d'une grande culture numérique, capables de recul critique ... s'inscrire dans le champ des humanités numériques ... donne au sujet sa pleine dimension politique
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soin de l'habitabilité de la terre ... sobriété avant optimisation ... décider collectivement ... espaces démocratiques techniques 92 ... débattre, choisir localement
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soin de notre monde social ... large notion de "buen vivir" ... relations et interactions entre humains et non-humains 93
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soin des communs numériques ... exemple parfait de la diversité des possibles ... Wikipédia ... Linux ... Open Street Map, Open Food Facts, Panoramax, Primtux, Decidim, CoopCycle, CoopCircuits, Peertube, OpenFisca, osuny ... besoin d'engagement sur le long terme, et surtout pas d'appels à projets ... temps long
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soin de la maintenance ... enjeu éthique, écologique et politique 94 ... maintenance proactive et la réduction de la dette technique ... optimisation, frugalité, dialogue
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soin du service public. Le privé ne fait pas mieux, c'est un mythe 95 ... articuler service public et communs numériques 98
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soin des appels d'offres et marchés publics ...valoriser davantage les critères sociaux et écologiques
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son de l'existant ... faire évoluer progressivement dans une démarche quotidienne de soin ... amélioration continue
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soin des personnes qui ne souhaitent pas de numérique ... intégrer à tous les niveaux le droit au non-numérique, de la Constitution 100 à la commune 101 ... En maintenant des points de rencontre humains, physiques, nous résolvons le problème de l'exclusion numérique ... accompagnement ... numérique choisi et non subi 102
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soin de l'égalité entre les femmes et les hommes ... arrêter de créer des figures masculines pseudo-héroïques, qui ne font que prolonger le patriarcat en exploitant le mythe du mérite 103
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soin des personnes en situation de handicap ... accessibilité universelle ... 104
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soin de ne pas coloniser ... des mines aux usages ... Nous agissons selon le principe du Design Justice Network 107. Nous renonçons à l'universalisme et choisissons le pluriversalisme 108
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soin de l'économie sociale et solidaire (ESS) ... choisir des outils libres avec LaSuite.coop ou Framasoft ... électricité Enercoop ... téléphonie mobile TeleCoop, gérer ses périphériques numériques avec Commown, accéder à Internet avec un fournisseur d'accès associatif ... citoyenneté économique 112
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soin de l'intérêt général. Un numérique d'intérêt général (NIG) 120
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Ndlr : Signé
Apprendre / ESS ACT
21/01/2025 Par Charles CLAY
À une époque où les préoccupations autour de la vie privée, de la modération des contenus et de l’éthique numérique prennent une ampleur croissante, de nombreux utilisateurs se demandent s’il existe des réseaux sociaux alternatifs aux géants comme X (Twitter), Facebook ou TikTok. Cet article explore plusieurs plateformes émergentes qui se veulent plus respectueuses des valeurs individuelles, tout en offrant des fonctionnalités adaptées à des aspirations spécifiques
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Friendica
Interconnexion : Permet d’intégrer des contacts provenant de Facebook, Twitter, Diaspora, et d’autres réseaux.
Fonctionnalités : Gestion fine de la confidentialité et expiration des contenus.
Utilisateurs notoires : Réseau adopté par certains mouvements sociaux tels qu’Occupy Nigeria.
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Contexte global :
La montée des alternatives aux géants centralisés comme X (Twitter) ou Meta (Facebook, Instagram, Threads) est alimentée par des inquiétudes sur :
- La modération des contenus et la lutte contre les discours de haine.
- La protection de la vie privée et des données personnelles.
- L’éthique et les modèles économiques des réseaux sociaux traditionnels.
À retenir :
- Les alternatives comme Mastodon et Bluesky gagnent en popularité, surtout auprès des utilisateurs mécontents des politiques des plateformes dominantes.
- Les réseaux sociaux éthiques ou solidaires, comme Newmanity ou Supernova, offrent des approches innovantes, mais peuvent être critiqués pour leur collecte de données ou leur manque d’audience.
- Les solutions décentralisées tels que Diaspora et Friendica représentent des idéaux prometteurs, mais leurs limites de régulation et leur adoption restent des défis.
Ndlr : pourquoi pas indiqué que diaspora alternative à facebook ?
Pourquoi Mastodon pas indiqué comme décentralisé avec le protocole fedivers ?
Livres
- 🇫🇷 Ivan Illich, « La convivialité », 1973, Seuil.
Couverture de la Convivialité d'Illich < "L'analyse critique de la société industrielle doit beaucoup à Ivan Illich. Il est l'un des premiers à avoir dénoncé le productivisme, le culte de la croissance, l'apologie de la consommation et toutes les formes d'aliénation nées du mode de production capitaliste. "La Convivialité" montre comment l'organisation de la société tend à produire des consommateurs passifs, qui ont délégué aux institutions le pouvoir de décider et renoncé à assumer la responsabilité des orientations de leur société. Cette analyse critique se transforme en un manifeste. Il s'agit de réveiller politiquement les citoyens endormis, afin qu'ils se réapproprient leur destin."
- 🇫🇷 Joël de Rosnay, « Le macroscrope – vers une vision globale », 1975, Seuil.
Couverture du Macroscope < "Qu'y a-t-il de commun entre l'écologie, le système économique, l'entreprise, la ville, l'organisme, la cellule ? Rien, si on se contente de les examiner avec l'instrument habituel de la connaissance, l'approche analytique. Mais beaucoup, en revanche, si l'on dépasse cette démarche classique pour faire ressortir les grandes règles d'organisation et de régulation de tous ces "systèmes". Pour Joël de Rosnay, l'instrument symbolique de cette nouvelle manière de voir, de comprendre et d'agir est le "macroscope", qui devrait être aussi précieux aujourd'hui aux grands responsables de la politique, de la science, de l'industrie, et à chacun de nous, que le sont le microscope et le télescope pour la connaissance scientifique de l'univers."
- 🇫🇷 Normand Baillargeon, « L'Ordre moins le Pouvoir – Histoire et actualité de l'anarchisme », 2001, Agone, Troisième édition.
Couverture de L'Ordre moins le Pouvoir < "Affirmez que vous êtes anarchiste et presque immanquablement on vous assimilera à un nihiliste, à un partisan du chaos voire à un terroriste.
Or, il faut bien le dire : rien n'est plus faux que ce contresens, qui résulte de décennies de confusion savamment entretenue autour de l'idée d'anarchisme. En première approximation, disons que l'anarchisme est une théorie politique au cœur vibrant de laquelle loge l'idée d'anti-autoritarisme, c'est-à-dire le refus conscient et raisonné de toute forme illégitime d'autorité et de pouvoir. Une vieille dame ayant combattu lors de la guerre d'Espagne disait le plus simplement du monde : " Je suis anarchiste : c'est que je n'aime ni recevoir ni donner des ordres." On le devine, cette idée est impardonnable, cet idéal inadmissible pour tous les pouvoirs. On ne l'a donc ni pardonné ni admis."
- 🇫🇷 Irénée Régnauld, Yaël Benayoun, « Technologies partout, démocratie nulle part : plaidoyer pour que les choix technologiques deviennent l'affaire de tous », 2020, FYP éditions.
Couverture de technologie partout démocratie nulle part < "L’urgence climatique, l’ubérisation, l’économie des petits boulots, les smart cities et la surveillance algorithmique nous ont brutalement fait prendre conscience des répercussions dramatiques des technologies. Alors que le progrès était censé servir le bien commun, il nous échappe. Nous le subissons. Malgré cela, la réponse apportée à tous les problèmes économiques et sociaux se borne à des solutions purement techniques. Irénée Régnauld et Yaël Benayoun révèlent et dénoncent les dogmes et les manœuvres qui permettent aux industries et aux pouvoirs publics de maintenir les citoyens et les travailleurs à l’écart des choix technologiques, en excluant tout processus démocratique. Ils montrent que notre arsenal juridique et nos institutions apeurées, voire serviles, sont incapables de contrer les servitudes imposées par les plateformes et les industries hyper capitalistes. Pour sortir de cette confiscation du progrès, les auteurs proposent des actions concrètes et réalistes qui replacent le débat démocratique et les revendications citoyennes au cœur du développement technologique, afin que la question du progrès devienne l’affaire de tous."
- 🇫🇷 Stéphane Bortzmeyer, « Cyberstructure : L'Internet, un espace politique », 2018, C&F éditions.
Couverture de Cyberstructure < "Une grande partie des activités humaines se déroule aujourd'hui sur l'Internet. On y fait des affaires, de la politique, on y bavarde, on travaille, on s'y distrait, on drague... L'Internet n'est donc pas un outil qu'on utilise, c'est un espace où se déroulent nos activités.
Les outils de communication ont d'emblée une dimension politique : ce sont les relations humaines, les idées, les échanges commerciaux ou les désirs qui s'y expriment. L'ouvrage de Stéphane Bortzmeyer montre les relations subtiles entre les décisions techniques concernant l'Internet et la réalisation — ou au contraire la mise en danger - des droits fondamentaux. Après une description précise du fonctionnement de l'Internet sous les aspects techniques, économiques et de la prise de décision, l'auteur évalue l'impact des choix informatiques sur l'espace politique du réseau. Un ouvrage pour appuyer une citoyenneté informée, adaptée aux techniques du XXIe siècle et en mesure de défendre les droits humains."
- 🇫🇷 Cornelius Castoriadis, « L'institution imaginaire de la société », 1975, Seuil.
Couverture de L'institution imaginaire de la société < "Dans cet essai, qui fut son maître livre, Cornélius Castoriadis s'attache à un réexamen fondamental des bases philosophiques de la pensée révolutionnaire. Il retrouve, chez Marx notamment, les préceptes de la "pensée héritée", cette logique identitaire qui, depuis les Grecs, inspire la philosophie classique. Et il propose une "auto-institution" de la société qui laisserait cours, enfin, à l'imaginaire radical. Fruit d'une analyse précise de l'histoire et des luttes sociales à l'heure de l'effondrement des repères traditionnels de la révolution, ce livre, devenu un classique, propose un point de départ pour penser à neuf le projet de transformation de la société."
- 🇬🇧 Mélanie Dulong de Rosnay, Félix Tréguer, et al, « Telecommunications Reclaimed: A hands-on guide to networking communities », 2019, autoédition.
Couverture de Telecommunications Reclaimed < "This book is a guide on how to build a community network, a shared local telecommunications infrastructure, managed as a commons, to access the internet and other digital communications services. It was written collectively by a group of community network pioneers in Europe, activists and researchers during a writing residency week held in Vic, Catalonia in October 2018. Meant for a wide audience, the book includes practical knowledge illustrated by several hands-on experiences – a set of 32 real- life stories – as well as legal, technical, governance, economic and policy material extracted from netCommons, a three-year- long research project supported by the European Commission. Its goal is to guide the reader through a set of actions aimed at setting up and fostering the growth of a community network, but also, for policy makers, local administrations and the general public, to create the right conditions to let community networks bloom and flourish."
Lire en ligne
- 🇺🇸 Edward Snowden, « Permanent Record », 2019, Metropolitan Books.
Couverture de Permanent Record < "Edward Snowden, the man who risked everything to expose the US government’s system of mass surveillance, reveals for the first time the story of his life, including how he helped to build that system and what motivated him to try to bring it down."
- 🇫🇷 Georges Bernanos, « La France contre les robots », 1944, Castor Astral.
Couverture de La France contre les robots < "Plus d'un demi-siècle après sa parution, ce pamphlet reste d'une incroyable actualité. Cette apologie de la liberté est un défi jeté aux idolâtries du profit et de la force. Georges Bernanos, dans une violente critique de la société industrielle, s'adresse à la «France immortelle» face à la «France périssable», celle des combinaisons politiques et des partis. L'auteur y estime que le progrès technique forcené limite la liberté humaine. Bernanos conteste l'idée selon laquelle la libre entreprise conduirait automatiquement au bonheur de l'humanité. En effet, selon lui, «il y aura toujours plus à gagner à satisfaire les vices de l'homme que ses besoins». Visionnaire, il explique ainsi qu'«un jour, on plongera dans la ruine du jour au lendemain des familles entières parce qu'à des milliers de kilomètres pourra être produite la même chose pour deux centimes de moins à la tonne» ; une étonnante préfiguration de ce que seront les délocalisations un demi-siècle plus tard !"
- 🇫🇷 Timothy Mitchell, « Carbon Democracy », 2013, La Découverte, traduit de l'anglais 🇬🇧.
Couverture de Carbon Democracy de Timothy Mitchell < "Ceci est un « livre à thèse », une thèse forte et iconoclaste, qui déplace radicalement notre vision de l’histoire du XXe siècle : les contours et les transformations des régimes politiques dits « démocratiques » ont été largement déterminés par les propriétés géophysiques des principales énergies carbonées, le charbon d’abord, puis le pétrole.
Ainsi, la pesanteur du charbon, la nécessité de l’extraire des mines puis de le charger dans des convois, etc. ont donné à ses producteurs un pouvoir considérable ; en utilisant la menace d’en interrompre les flux, ils créèrent syndicats et partis de masse, à l’origine des premières démocraties de l’ère moderne. En face, les classes dominantes ont cherché à organiser la transition énergétique à l’échelle mondiale. En effet, grâce à sa fluidité, sa légèreté et son exceptionnelle concentration en énergie, le pétrole permettait de contourner les réseaux et pouvoirs anciens.
Un autre régime s’est ainsi progressivement mis en place, dans lequel la vie politique s’est retrouvée anémiée, la paix sociale et la prospérité des « démocraties » occidentales ont reposé sur l’autoritarisme moyen-oriental, et où la croissance illimitée s’est transformée en religion. Aujourd’hui, ce système est au bord de l’effondrement et nous pose une question cruciale : comment les énergies postpétrole pourront-elles donner naissance à des régimes réellement démocratiques ?"
- 🇫🇷 Michel Foucault, « Surveiller et punir », 1975, Gallimard.
Couverture de Surveiller et Punir de Michel Foucault < "Surveillance, exercices, manoeuvres, notations, rangs et places, classements, examens, enregistrements, toute une manière d'assujettir les corps, de maîtriser les multiplicités humaines et de manipuler leurs forces s'est développée au cours des siècles classiques, dans les hôpitaux, à l'armée, dans les écoles, les collèges ou les ateliers : la discipline. La prison est à replacer dans la formation de cette société de surveillance.
La pénalité moderne n'ose plus dire qu'elle punit des crimes ; elle prétend réadapter des délinquants. Peut-on faire la généalogie de la morale moderne à partir d'une histoire politique des corps ?"
- 🇫🇷 Mathieu Labonde, Lou Malhuret, Benoît Piedallu et Axel Simon, « Internet et libertés », 2022, Vuibert.
Couverture d'Internet et libertés de Mathieu Labonde, Lou Malhuret, Benoît Piedallu et Axel Simon < "Partout où le numérique est venu changer nos vies, le respect de nos libertés fondamentales est un combat.
Pendant que Facebook, Google et compagnie se targuent de protéger nos données tout en les exploitant pour booster la publicité ciblée, les lois sécuritaires s’enchaînent et les expérimentations illégales aussi : des micros dans les rues, des tests de reconnaissance faciale dans les stades ou les transports, des drones aux mains des policiers… La dérive vient des pouvoirs publics autant que des entreprises."
- 🇫🇷 Fanny Lopez, « À bout de flux », 2022, Divergences.
Couverture de À bout de flux, de Fanny Lopez < "Le numérique a un double : l’infrastructure électrique. Le rapport immédiat aux objets connectés (smartphone, ordinateur) invisibilise le continuum infernal d’infrastructures qui se cachent derrière : data centers, câbles sous-marins, réseaux de transmission et de distribution d’électricité. Alors que le numérique accompagne une électrification massive des usages, le système électrique dépend lui-même de plus en plus du numérique pour fonctionner. Pour comprendre ce grand système et imaginer comment le transformer, il nous faut aller au bout des flux, là où se révèle la matérialité des machines et des câbles."
- 🇫🇷 Maxime Guedj et Anne-Sophie Jacques, « Déclic », 2020, Les arènes.
Couverture de Déclic < "Exploitation des données privées, surveillance généralisée, addiction au smartphone, disparition de pans entiers de l'économie... Les critiques du monde numérique ne cessent de s'amplifier; difficile d'ignorer les conséquences de l'utilisation d'Amazon, Facebook, Google, Instagram ou Netflix. Et s'il existait un autre Internet, respectueux de nos libertés ? L'ancien startuppeur Maxime Guedj et la journaliste Anne-Sophie Jacques proposent de s'engager sur une nouvelle voie."
- 🇫🇷 François Jarrige, « Technocritiques », 2016, La découverte.
Couverture de Technocritiques < "La nuit, vous rêvez de casser des machines, mais n'osez pas vous en ouvrir à vos proches de peur de passer pour un dangereux luddite à tendance Amish ?
L'historien François Jarrige est là pour vous ! Il a étudié des siècles de critiques des techniques de leur temps (du tissage mécanisé en passant par l'imprimerie) et en sort le glaçant constat : il y aurait de bonnes raisons de ne pas faire de l'innovation une fin en soi.
Vous voilà prêt⋅e à briller en société tout en parlant technocritiques."
- 🇫🇷 Hannah Arendt, « La Crise de la Culture », 1972, Gallimard, traduit de l'anglais 🇺🇸.
Couverture de La Crise de la Culture < "L'homme se tient sur une brèche, dans l'intervalle entre le passé révolu et l'avenir infigurable. Il ne peut s'y tenir que dans la mesure où il pense, brisant ainsi, par sa résistance aux forces du passé infini et du futur infini, le flux du temps indifférent.
Chaque génération nouvelle, chaque homme nouveau doit redécouvrir laborieusement l'activité de pensée. Longtemps, pour ce faire, on put recourir à la tradition. Or nous vivons, à l'âge moderne, l'usure de la tradition, la crise de la culture.
Il ne s'agit pas de renouer le fil rompu de la tradition, ni d'inventer quelque succédané ultra-moderne, mais de savoir s'exercer à penser pour se mouvoir dans la brèche.
Hannah Arendt, à travers ces essais d'interprétation critique - notamment de la tradition et des concepts modernes d'histoire, d'autorité et de liberté, des rapports entre vérité et politique, de la crise de l'éducation -, entend nous aider à savoir comment penser en notre époque."
- 🇫🇷 Jeanne Guien, « Le consumérisme à travers ses objets », 2021, Divergences.
Couverture de Le Consumérisme à travers ses objets < "Qu'est ce que le consumérisme ? Comment s'habitue-t-on à surconsommer - au point d'en oublier comment faire sans, comment on faisait avant, comment on fera après ? Pour répondre à ces questions, Jeanne Guien se tourne vers des objets du quotidien : gobelets, vitrines, mouchoirs, déodorants, smartphones. Cinq objets auxquels nos gestes et nos sens ont été éduqués, cinq objets banals mais opaques, utilitaires mais surchargés de valeurs, sublimés mais bientôt jetés. En retraçant leur histoire, ce livre entend montrer comment naît le goût pour tout ce qui est neuf, rapide, personnalisé et payant. Car les industries qui fabriquent notre monde ne se contentent pas de créer des objets, elles créent aussi des comportements. Ainsi le consumérisme n'est-il pas tant le vice moral de sociétés gâtées qu'une affaire de production et de conception. Comprendre comment nos gestes sont déterminés par des produits apparemment anodins, c'est questionner la possibilité de les libérer."
- 🇫🇷 Julia Laïnae & Nicolas Alep, « Contre l'alternumérisme », 2020, La Lenteur.
Couverture de Contre l'alternumérisme < "L’alternumérisme a le vent en poupe : cyberminimalisme, smartphones équitables, inclusion numérique, ateliers de détox digitale, logiciel libre, open data, démocratie en ligne, neutralité du net… ils sont nombreux à croire, (ou à vouloir nous faire croire), que la nouvelle économie de l’information pourrait tourner à l’avantage de tous ou, du moins, qu’on pourrait en contenir les effets les plus néfastes. Ce livre détruit méthodiquement cette théorie dangereuse, appelle à s’extraire de l’utopie numérique, à refuser la numérisation du monde."
- 🇫🇷 Celia Izoard, « Merci de changer de métier », 2020, La Dernière Lettre.
Couverture de Merci de Changer de Métier < "Interpeller directement des chercheurs, ingénieurs et startuppers sur les implications politiques de leur activité, tel est l'objet de ce livre, composé de lettres ouvertes rédigées dans un style piquant, qui mêle la satire et l'analyse. Celia Izoard ouvre ici un dialogue avec les concepteurs des nouvelles technologies pour les interroger sur le sens de leur travail et analyser l'impact social et écologique des grands projets industriels de la décennie, dans un monde en proie à la crise climatique et à l'exploitation au travail. Elle les enjoint à « changer de métier », à l'instar d'Olivier Lefebvre, salarié d'une start-up de véhicules autonomes qui raconte à la fin de l'ouvrage son chemin vers la démission."
- 🇫🇷 Philippe Bihouix, « L'âge des Low-Tech », 2014, Seuil.
Couverture de L'âge des Low-Tech < "Face aux signaux alarmants de la crise environnementale globale – changement climatique, effondrement de la biodiversité, dégradation des sols, pollution généralisée, tensions sur l'énergie et les matières premières –, nous fondons nos espoirs sur les technologies " vertes " et le numérique.
Plus consommatrices de ressources rares, plus difficiles à recycler, trop complexes, ces nouvelles technologies nous conduisent pourtant, à terme, dans l'impasse. Ce livre démonte les mirages des innovations high tech, et propose de questionner la course en avant technologique en développant les low tech, les " basses technologies ", plus sobres et plus résilientes. Il ne s'agit pas de revenir à la bougie, mais d'explorer les voies possibles vers un système économique et industriel compatible avec les limites planétaires."
- 🇫🇷 Jérome Denis & David Pontille, « Le Soin des Choses », 2022, La Découverte.
Couverture de Le Soin des Choses < "Qu’ont en commun une chaudière, une voiture, un panneau de signalétique, un smartphone, une cathédrale, une œuvre d’art, un satellite, un lave-linge, un pont, une horloge, un serveur informatique, le corps d’un illustre homme d’État, un tracteur ? Presque rien, si ce n’est qu’aucune de ces choses, petite ou grande, précieuse ou banale, ne perdure sans une forme d’entretien.
Tout objet s’use, se dégrade, finit par se casser, voire par disparaître. Pour autant, mesure-t-on bien l’importance de la maintenance ? Contrepoint de l’obsession contemporaine pour l’innovation, moins spectaculaire que l’acte singulier de la réparation, cet art délicat de faire durer les choses n’est que très rarement porté à notre attention.
Ce livre est une invitation à décentrer le regard en mettant au premier plan la maintenance et celles et ceux qui l’accomplissent. En suivant le fil de différentes histoires, ses auteurs décrivent les subtilités du « soin des choses » pour en souligner les enjeux éthiques et la portée politique. Parce que s’y cultive une attention sensible à la fragilité et que s’y invente au jour le jour une diplomatie matérielle qui résiste au rythme effréné de l’obsolescence programmée et de la surconsommation, la maintenance dessine les contours d’un monde à l’écart des prétentions de la toute-puissance des humains et de l’autonomie technologique. Un monde où se déploient des formes d’attachement aux choses bien moins triviales que l’on pourrait l’imaginer."
À propos
Lancé en 2019, le trimestriel Chut! explore l’impact du numérique et des technologies dans nos vies, au travers de grandes thématiques de société comme la place des femmes dans le monde, la ville de demain, l’écologie, la santé, l’apprentissage, l’amour, la démocratie ou encore le travail. Il a reçu le prix du jury et du public Médias en Seine, ainsi que le prix Femmes et Numérique du Groupe La Poste.
Créé par deux femmes, Chut! est également un média féministe et inclusif. Chut! soutient un positionnement engagé, en questionnant et valorisant une tech empreinte de mixité, responsabilité et éthique.
Les technologies sont aujourd’hui présentes à toutes les étapes de notre vie et il ne se passe pas un jour sans qu’on en parle : cyberharcèlement, cyberattaques, militantisme en ligne, amour virtuel et connecté, télétravail, médecine à distance, addictions aux écrans, FOMO… Chut! observe comment toutes ces transformations anodines en apparence se convertissent en grandes métamorphoses de notre époque.
La pédagogie et l’inspiration sont notre mantra : nous voulons rendre ces sujets accessibles à toutes et tous (et pas seulement à quelques geeks ou cols blancs) au travers de nos rubriques De la lenteur et De la hauteur.
La critique est notre boussole : nous questionnons et alertons également les zones d’ombres de la tech.
Chut! est un trimestriel de 100 pages diffusé en kiosques et librairies, qui accorde une grande place à l’expérience de lecture, avec de nombreuses illustrations, une DA pop et colorée, des articles agréables à lire et des versions sonores de nos articles pour plus d’accessibilité. Chut! développe également des podcasts avec sa chaîne Chut! Radio.
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L’origine et les objectifs de la commission d’enquête sur nos dépendances numériques.
Numérique/s/
4 min ⋅ 24/03/2026
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À l'heure de la montée en puissance des régimes autoritaires, d’une offensive de l’extrême droite, de l'accélération des conflits et de la remise en cause du droit international, la maîtrise des outils numériques est devenu un enjeu démocratique, économique et géopolitique. Il est temps de sortir du déni de réalité quant à nos dépendances numériques, d’y faire face et d’arrêter de subir.
À l’initiative du groupe Écologiste et Social, une commission d’enquête sur les dépendances et les vulnérabilités dans le secteur du numérique a été créée le 3 février 2026. J’en suis la rapporteure.
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Connu / mel
"
Sujet : Ce que nous vous devons
Date : Fri, 03 Apr 2026 16:39:33 +0000
De : Les Écologistes 🌻 contact@lesecologistes.fr
... Nicolas Bonnet siège à mes côtés pour le groupe écologiste et social. Et nous travaillerons ensemble jusqu’à la remise du rapport mi-juillet.
"
Tr. de la petite note vocale: ... Philippe Latombe, député MODEM ...
Par Denis le 20 février 2026 - Un commentaire
Dans son numéro de janvier 2026, le magazine Socialter traite du droit au non numérique. Nous reprenons leur article ci-dessous. Mais comme plusieurs personnes et structures sollicitées dans cet article étaient intervenues précédemment dans des actions (et/ou articles) que nous avons réalisées (ou rédigés), nous insérons les liens vers nos articles correspondants.
Depuis 2023, la ville de Villeurbanne permet à ses habitants de bénéficier d’un droit au "non-numérique", en proposant une alternative systématique aux démarches en ligne pour ses services municipaux. Elle est l’une des seules communes, en France, à en faire une revendication politique, avec l’espoir que cette initiative inspire d’autres collectivités.
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Gaëtan Constant, adjoint chargé du numérique à la mairie de Villeurbanne, au nord-est de Lyon. "Ma politisation sur les enjeux d’accès aux services publics et les effets du numérique, je les dois à ma mission d’élu, raconte celui qui est aussi ingénieur en mathématiques appliquées. C’est en me plongeant dans le sujet que j’ai compris que la numérisation pouvait créer davantage de précarité."
Depuis le début de son mandat, ce jeune élu de La France insoumise a fait de la lutte contre la fracture numérique son cheval de bataille. En 2023, la municipalité de Villeurbanne, gouvernée par une coalition de gauche, s’est engagée à garantir un droit au "non-numérique" à ses habitants.
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le droit à une alternative physique – du guichet à la ligne téléphonique – pour toute démarche administrative sur son territoire. Un médiateur et deux agentes d’accueil se partagent cette tâche, pour plus de 150 000 habitants, et alternent entre six lieux publics à Villeurbanne, en plus d’une salle de l’hôtel de ville où quelques ordinateurs sont mis à disposition, accompagnés d’un manuel à destination des usagers.
Gaëtan Constant a participé à notre action Numérisation des services publics : stop à la déshumanisation ! en janvier 2025, d'ailleurs soutenue par la mairie de Villeubanne. Ses interventions sont à retrouver dans les podcasts du 3e débat.
Lutte contre la précarité
Depuis l’ouverture du réseau de permanences, en 2024, les guichets ne désemplissent pas. Cette année, Maxime Paris, le médiateur numérique pour la ville, affiche près de mille rendez-vous au compteur et considère que "tous les besoins ne sont pas encore satisfaits". Les demandes sont en effet nombreuses : des difficultés liées à l’accès à un titre de séjour au renouvellement d’un passeport ou d’un permis de conduire, aux demandes concernant la retraite, "cela touche tous les secteurs", résume-t-il.
En bref — Numérique - Durée de lecture : 1 minute
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Six associations basées aux États-Unis, dont Les Amis de la Terre, ont publié le 17 février un rapport étrillant cette thèse. Elles dénoncent une « tactique de greenwashing » orchestrée par les entreprises de la tech, qui confine au « canular climatique ».
https://beyondfossilfuels.org/2026/02/17/the-ai-climate-hoax-behind-the-curtain-of-how-big-tech-greenwashes-impacts/
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L’IA « traditionnelle » employée pour des logiciels de traduction ou de classification d’images, par exemple, nécessite beaucoup moins d’énergie et d’extraction de minerais que la nouvelle génération d’IA dite « générative », celle des robots conversationnels (Copilot, Gemini ou ChatGPT) et des logiciels capables de créer des textes, des images ou des vidéos. Or, la plupart des allégations écologiques relatives à l’IA prennent en exemple des IA traditionnelles.
par Fla | 18 Fév 2026 | Temps de lecture 6 min
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les données qu’ils collectent sur nous ont des conséquences importantes sur nos vies même pour des citoyens modèles toujours dans la légalité. Qu’elles leur permettent de maximiser notre tarif d’assurance, de nous accorder ou non un crédit immobilier, de nous refuser à un entretien d’embauche. Qu’elles leur permettent aussi d’influencer les opinions, et ainsi faire basculer le résultat d’élections ou de référendums (sans le rôle clé de Cambridge Analytica, le Brexit n’aurait probablement pas eu lieu et Donald Trump n’aurait probablement pas été élu en 2016).
Mais je souligne aussi toujours quelque chose d’essentiel, que l’on a trop vite tendance à oublier : rien ne disparaît dans le monde numérique. Ce que nous publions en ligne aujourd’hui restera enregistré pour toujours, et ce même si nous le supprimons. Or, les dirigeants et les lois eux, changent. Les informations accumulées sur la population sont disponibles, historique compris. Si l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir était encore hypothétique pour une grande majorité des pays il y a seulement 15 ans de cela, nous voyons aujourd’hui, années après années, sombrer l’État de droit dans laquelle une partie du monde a eu la chance de naître. La montée des partis haineux s’observe dans tous les pays, et ils arrivent maintenant régulièrement au pouvoir, et ce jusqu’au pays le plus puissant du monde : les États-Unis d’Amérique.
Si les conséquences de l’arrivée d’un régime oppresseur à la tête d’un pays sont déjà catastrophiques pour sa population, la ré-élection de Donald Trump change complètement d’échelle : elles deviennent mondiales. Il n’y a qu’une poignée de pays dans le monde dont la vie numérique ne dépend pas majoritairement des États-Unis. Imaginez-vous à quoi ressemblerait votre journée de demain si soudainement Google, Microsoft, Amazon, Apple, Meta, CloudFlare et toutes les autres entreprises américaines coupaient leurs services dans votre pays. Pensez à toutes les actions que vous ne pourriez plus faire. Plus de téléphone, d’ordinateur, de tablette ni de montre connectée
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Connu / https://bsky.app/profile/framasoft.org/post/3mf4jsb5ets2v
Connu / https://bsky.app/profile/brume.piaille.fr.ap.brid.gy/post/3me6ohxrutjl2
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brume ⏚ 😡 ⛵ 🐧 ☮️ 🇵🇸 @brume.piaille.fr.ap.brid.gy
La coalition de Pedro Sánchez contre le « Far West numérique » : discours intégral
À Dubaï, le président du gouvernement espagnol #PedroSanchez a annoncé le lancement d’une […]
Original post on piaille.fr
11:19 · 6 févr. 2026 - 2 reposts
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02/01/2026
Voici ma première publication sur le DATA SCIENCES MANAGEMENT co-écrite avec Olivier MAMAVI, docteur enseignant chercheur sur les systèmes d’information.
Michel SABY / Olivier MAMAVI
La transformation numérique a révolutionné la manière dont nous interagissons, mais paradoxalement, la qualité des relations humaines semble en souffrir. Malgré des outils de communication toujours plus sophistiqués, construire des liens authentiques devient un défi. Cet article explore ce paradoxe. Il examine l’impact des nouvelles technologies sur la communication et offrant des stratégies concrètes pour cultiver des relations humaines durables. En adoptant des postures telles que l’écoute pure et l’empathie, il est possible de transcender les limites imposées par le numérique et de renforcer la profondeur des interactions dans nos vies personnelles et professionnelles.
Contenu
La transformation digitale a bouleversé notre société à une vitesse sans précédent, redéfinissant les interactions humaines à tous les niveaux. Internet, les réseaux sociaux, les plateformes numériques et l’intelligence artificielle se sont intégrés dans notre quotidien, facilitant la communication à l’échelle internationale. Toutefois, malgré ces avancées technologiques, un paradoxe persiste : la construction de relations de qualité semble devenir de plus en plus difficile. Cette difficulté est préoccupante, car la qualité des relations interpersonnelles est essentielle, que ce soit dans les sphères privées, professionnelles ou dans les collaborations entre entreprises (Venter, 2019 ; Bratina, 2023).
Cet article propose d’explorer ce paradoxe et de suggérer des pistes pour le surmonter. Nous défendons l’idée que la qualité de la communication et des relations humaines dépend moins des outils utilisés que de la posture adoptée préalablement par les individus. Pour cela, nous analyserons l’impact des nouvelles technologies sur la communication, et proposerons des stratégies concrètes, illustrées par des exemples réels, pour construire des relations durables et enrichissantes.
Les impacts des nouvelles technologies
... ont révolutionné les modes de communication, offrant des opportunités de connexions mondiales. Désormais, il est possible de collaborer à distance, d’échanger des idées instantanément avec des partenaires situés à l’autre bout du monde, et d’accéder à des informations en temps réel. Ces avantages ont permis aux entreprises de s’étendre sur de nouveaux marchés, de renforcer leurs partenariats, de collaborer avec un grand nombre de personnes et de répondre plus rapidement aux besoins de leurs clients.
Cependant, ces avancées ne sont pas sans inconvénients. L’une des critiques majeures concerne l’appauvrissement des compétences interpersonnelles. L’usage excessif des technologies numériques tend à réduire l’écoute active, l’empathie et la capacité à interpréter le langage corporel. Par exemple, dans une entreprise technologique de la Silicon Valley, une étude interne a révélé que la majorité des employés préféraient échanger par messagerie instantanée plutôt que de se parler en face à face, ce qui a conduit à une augmentation des malentendus et des tensions internes. Ce phénomène, couplé à la superficialité et à l’immédiateté des échanges numériques, nuit à la profondeur des relations et à la réflexion collective.
En outre, les nouvelles technologies ont amplifié le phénomène d’infobésité, où la surcharge d’informations rend difficile la distinction entre l’essentiel et l’accessoire. Cette surabondance d’informations peut distraire les individus et nuire à la qualité des interactions, comme en témoigne un manager d’une grande entreprise de consulting qui a observé une baisse significative de la productivité lors des réunions en raison de la dispersion de l’attention causée par les notifications constantes.
Enfin, la déshumanisation des échanges, encouragée par l’anonymat des communications en ligne, peut favoriser des comportements inappropriés, tels que le harcèlement ou l’expression d’opinions extrêmes, comme en témoignent les récentes polémiques sur les réseaux sociaux où des propos haineux se sont multipliés sous couvert d’anonymat. Ainsi se pose la qualité des échanges.
La culture du lien
Quel est notre doute permanent, ce qui nous demande une attention de tous les instants que nous vivons avec les autres ? Une attention volontaire ou inconsciente ? Que va-t-il se passer face à un autre, notre conjoint, nos enfants, nos collègues, notre employeur ? La rencontre est « créative », aucune n’est semblable, non reproductible. Elle rendra heureux ou malheureux. Allons-nous alors nous poser la question du « pourquoi ces variations d’état ? » Allons-nous culpabiliser ? Penser que nous avons été maladroit voire indélicat ou, plus souvent : que l’autre n’est pas bien aujourd’hui, qu’il s’est peut-être levé du mauvais pied, qu’il a un souci, qu’il est mal luné. La réponse la plus juste ne serait-elle pas de penser que si un autre que nous l’avait rencontré c’eût été très différent. Nous pouvons alors en déduire que nous sommes « responsables ». Mais, responsables de quoi ? D’avoir réagi à l’instant T tel que nous étions alors et idem pour l’autre. A ce moment-là, nous étions face à nos vérités du moment et l’issue de la rencontre, incertaine, devenait la résultante de ce que chacun de nous apportait dans l’espace tiers que nous nommerons relation ou moins abstraitement lien.
La communication digitale se pose-t-elle la question du lien, de son existence, de sa qualité, de sa pérennité ? J’écris ou je parle par l’écran pour parler de moi et « entendre (1) » l’autre, pour échanger simplement ou pour satisfaire un besoin de faire émerger de la rencontre une idée neuve ou tout au moins qui fera lien en nous donnant envie de la pérenniser.
Comment faire exister l‘autre pour permettre une relation de qualité ? Par « l’écoute pure », car elle est la semence du lien.
La rencontre avec l’autre est une chance réciproque. Il est indispensable d’en prendre conscience. Avoir conscience que la terre arable qui nous relie est une nécessité.
Cette « écoute pure » est optimisée par le besoin de L’habitus. Se poser la question de savoir ce que l’autre reçoit de nous. Ne plus affirmer : « moi je suis comme ça et pas autrement ». Ne sommes-nous pas la dernière personne qu’il faut consulter pour nous définir ? Notre subjectivité étant, par définition, totale, s’interroger sur sa propre image est la première étape de notre démarche vers une qualité de la relation. Nous connaissons tous le langage du corps puisque nous le percevons sur les autres. Le regard, le sourire, la poignée de mains, entre autres, dégagent ou pas de la bienveillance telle que la définit Rifkin (2011) dans son livre sur la civilisation de l’empathie.
La parole vient ensuite et peut nous surprendre. Sommes-nous prêts à « l’écoute pure » définie par Fenner (2009)? Tout ce que nous dit l’autre est autant d’informations pour aller à sa rencontre. Lorsque nous prendrons la parole nous nous appuierons sur ce que nous venons d’entendre et serons capables de le reformuler avec les mots qui ont été énoncés. Quelle meilleure valorisation pour l’autre si au préalable un temps de silence a été observé ? Il permet de repenser à ce qui a été dit et que nous allons prolonger plutôt que de répondre spontanément et parler de soi. Notre réponse (de qualité), sera dans le choix de la question ouverte qui permettra à l’autre d’approfondir sa pensée et souvent de se l’expliquer à lui-même.
Aujourd’hui chacun fait la promotion de sa pensée plutôt que de s’enrichir de celle de l’autre. L’écoute, qui nous apporte un réel confort (car elle est non jugeante), va accoucher de la créativité.
Pourquoi ? Si nous prenons en compte tout ce que nous avons entendu, ce que nous répondrons sera amendé de la pensée de l’autre. Cela nous conduira, si cette attitude est partagée, à un échange productif et donc de qualité, innovant et souvent pérenne. Chacun étant « entré » dans la vérité de l’autre, nous trouvons une troisième vérité ce qui est l’objectif de la médiation des conflits.
Postures appropriées pour une relation de qualité
Pour relever ces défis, il est essentiel d’adopter des postures communicantes favorables. Ces postures, bien que simples en apparence, requièrent une discipline constante et un engagement personnel.
- Non-jugement : Cette posture implique de suspendre ses opinions personnelles et d’éviter de juger les actions ou les paroles des autres. Par exemple, lors de réunions, il est bénéfique d’encourager une écoute attentive sans interrompre les interventions des autres participants. Dans une entreprise française de services, l’adoption de cette posture a conduit à une réduction des conflits internes et à une meilleure compréhension mutuelle, favorisant ainsi la cohésion d’équipe.
- Non-sachant : Reconnaître que l’on ne détient pas toutes les réponses et être ouvert à l’apprentissage est essentiel. Un exemple concret se trouve dans une startup new-yorkaise où l’humilité a été institutionnalisée : chaque réunion débute par un tour de table où chacun partage ce qu’il a appris de ses collègues. Cette pratique a renforcé le respect mutuel et favorisé l’innovation, en valorisant la diversité des contributions.
- Non immédiateté : Dans un monde où tout va toujours plus vite, prendre le temps d’écouter et de comprendre est crucial. Une étude réalisée dans une entreprise de consulting a montré que les équipes qui prenaient du temps dans la résolution de problèmes collectifs parvenaient à des solutions plus créatives et durables. Par exemple, dans une situation de crise, un dirigeant a délibérément ralenti le processus décisionnel pour permettre à chaque membre de l’équipe de s’exprimer pleinement, ce qui a conduit à une solution collective plus robuste.
- Empathie : Selon Rifkin (2011), l’empathie va au-delà de la simple compréhension des émotions d’autrui. Il s’agit de ressentir la fragilité et la fugacité de l’existence de l’autre, et de le soutenir pour qu’il s’épanouisse. Dans un cabinet notarial, les dirigeants ont adopté cette perspective en prenant des décisions qui privilégient le bien-être des employés, ce qui a renforcé l’engagement et la satisfaction au travail.
- Ecoute : Le silence peut être un outil puissant dans la résolution de problèmes collectifs. Dans une entreprise japonaise, par exemple, les réunions commencent souvent par un moment de silence pour permettre à chacun de réfléchir avant de parler. Cette pratique favorise une écoute pure, où les participants ne cherchent pas à préparer leur réponse, mais à comprendre profondément les propos des autres. Ce silence permet également de prolonger la réflexion et d’encourager la créativité, conduisant souvent à des solutions auxquelles personne n’aurait pensé individuellement.
L’apport d’une intermédiation
Dans certaines situations, l’intervention d’un intermédiaire, qu’il s’agisse d’un outil ou d’un être humain, peut considérablement améliorer la qualité de la relation. Le médiateur, en tant que tiers neutre, facilite la communication et aide à surmonter les obstacles relationnels. Un exemple concret se trouve dans une grande institution publique où un médiateur a été nommé pour résoudre des conflits fréquents entre départements. Grâce à son intervention, les tensions ont diminué, et un climat de coopération s’est instauré.
En fait, la médiation se définit comme créatrice ou rénovatrice du lien. Elle demande une écoute pure, détachée de tout jugement, où chaque point de vue est pris en compte comme une vérité personnelle. Par exemple, lors d’un conflit entre deux départements dans une organisation à but non lucratif, le médiateur a encouragé les participants à exprimer leurs préoccupations sans crainte de jugement. Cela a permis de transformer le conflit en une opportunité de collaboration, débouchant sur une solution innovante bénéfique pour toute l’entreprise.
Les outils numériques peuvent également jouer un rôle d’intermédiaire dans la médiation. Par exemple, des plateformes en ligne permettent de structurer les échanges et de maintenir une qualité de dialogue élevée, même à distance. Dans une multinationale, l’adoption de forum en ligne a permis de résoudre des différends entre équipes situées dans différents pays, en facilitant une communication plus structurée et respectueuse.
En conclusion, bien que les nouvelles technologies aient révolutionné la communication, elles ont également introduit des défis significatifs pour la qualité des relations humaines. Cet article a exploré le paradoxe selon lequel, malgré des outils de communication toujours plus avancés, la construction de relations de qualité devient plus difficile. Pour surmonter ces défis, il est crucial d’adopter des postures communicantes telles que le non-jugement, l’humilité, la patience, l’empathie et l’écoute active. L’intégration de médiateurs, qu’ils soient humains ou technologiques, peut également jouer un rôle clé dans la résolution de conflits et l’amélioration des relations.
Les exemples concrets et les études de cas présentés montrent que ces approches sont non seulement théoriques, mais applicables et efficaces dans divers contextes organisationnels. En fin de compte, c’est par une utilisation réfléchie des technologies, combinée à des postures humaines appropriées, que nous pourrons construire des relations durables enrichissantes et toujours créatives, tant au niveau personnel que professionnel.
Bibliographie
- (1) Bratina, T. (2023). Digital Devices and Interpersonal Communication Over Time. Journal of Elementary Education, 16(4), 425-439.
- Fenner, P. (2009). La communication non-duelle : l’écoute pure. 3è millénaire. N°92. p.16-19.
- Rifkin, J. (2011). Une nouvelle conscience pour un monde en crise: vers une civilisation de l’empathie. Éditions Les Liens qui libèrent.
- Venter, E. (2019). Challenges for meaningful interpersonal communication in a digital era. HTS: Theological Studies, 75(1), 1-6.
Intelligence artificielle : quelles infrastructures dans un monde décarboné ? - Diffusion lancée il y a 34 minutes / The Shift Project
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Le 1er octobre 2025, l'équipe Numérique du Shift Project présente son rapport final "Intelligence artificielle, données, capacités de calculs : quelles infrastructures dans un monde décarboné ?", au Conservatoire National des Arts et Métiers.
Dans une période où l’intelligence artificielle (et sa consommation d’électricité) occupent une large part du débat public, The Shift Project propose de participer à la construction d’un débat éclairé grâce à sa grille de lecture : la vision physique et systémique de l’économie.
Tr.: ... IA générative, enjeu surtout climatique ... des GPU ... énergie / climat ... boucle de rétroaction effet d'offre et effet d'usages ... l'offre précède la demande ... En europe, plus faible et très variable d'un pays à l'autre ...
Connu / TG le 17/09/25 à 20:49
19 oct
Détails de l'événement
Pourquoi avoir créé ce modèle ? Son inspiration et ses concepts. Les éléments méthodologiques pour le mettre en place. Les bénéfices pour l’entreprise.
Sylvain BREUZARD
Fondateur et dirigeant de norsys depuis 25 ans, entreprise de services numériques qui ne cherche pas à être la meilleure du monde, mais la meilleure pour le monde. Ex président national du Centre des jeunes Dirigeants d’entreprise. Ex président du Conseil d’Administration de Greenpeace France. Président de la Fondation norsys ayant pour mission de soutenir des projets dont une finalité sociale ou écologique nécessite un meilleur usage du numérique. Président de l’institut du Permanumérique, fondation actionnaire du groupe norsys. Co-fondateur et président du Réseau étincelle dont la mission est de permettre à des jeunes qui ont renoncé au système scolaire de bâtir un projet afin qu’ils deviennent entrepreneurs de leur vie.
Horaire
(Jeudi) 10h00 - 11h00
Lieu
Salle Partage
32 rue Riquet, 31000 TOULOUSE
Se réunir, échanger et avoir une vision globale des actions RSE à travers le monde.
213 k abonnés - 2,3k+ - 40 889 vues - 493 commentaires
Cette vidéo traite de l'impact climatique du numérique. Quelles sont les émissions de gaz à effet de serre dans le monde ? Et en France ? Comment ces émissions sont-elles réparties entre terminaux, réseaux et centres de données ? Quel est l'impact de l'audiovisuel ? Du streaming ? De cette chaîne YouTube en particulier ? Comment cet impact se compare à d'autres loisirs ? Avec @ApresLaBiere , on s'intéresse ensuite à des impacts indirects du numérique : publicité ciblée, désinformation, mauvaise hiérarchisation et affaiblissement des démocraties.
La vidéo de Michaël (@labiologiefaitdesvideos ) sur l'impact des mails : • Faut-il supprimer ses mails pour la planèt...
La vidéo de Jean-Lou (@ApresLaBiere) pour un numérique plus démocratique et plus à même de lutter contre le changement climatique : • 💡 Vers un Numérique Démocratique : La Solu...
0:00 • Introduction
1:08 • Périmètre du numérique
2:36 • Émissions de gaz à effet de serre du numérique dans le monde
7:23 • Émissions de gaz à effet de serre du numérique dans en France
14:38 • Audiovisuel
23:20 • Contextualisation de l’impact du streaming
26:25 • Approche marginale
29:11 • Impact de la chaîne Le Réveilleur
34:26 • Publicité ciblée
41:18 • Amplification d’informations fausses ou trompeuses
46:26 • Mauvaise hiérarchisation des informations
51:20 • Dégradation de la démocratie
56:54 • Quelques mots sur les IAs génératives
59:48 • Des pistes pour réduire l’impact du numérique
1:03:05 • Conclusion
1:04:46 • Outro
Le live post-publication a eu lieu : • Live post publication "Faut-il vraiment cu...
https://www.youtube.com/watch?v=xlkC-56N0mg
Sources :
https://lereveilleur.com/climat-et-num%25C3%25A9rique
Texte avec annotations et sources :
https://docs.google.com/document/d/1r8aco_Enl0HsnIMKQ0LPL9_NYPA1NIn-uaVTMdtjFPM%2Fedit%3Fusp%3Dsharing
Merci aux relecteurs :
Basile Fighiera, / basile-fighiera-b05805163
Pierre Beyssac https://bsky.app/profile/pierreb.bsky...
Gauthier Roussilhe, / gauthier-roussilhe-b2275835b
Script : Rodolphe Meyer & Michaël Ruff
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17:50
Faut-il supprimer ses mails pour la planète? avec @lereveilleur
de La Biologie fait des vidéos
1:17:05
La voiture électrique est-elle écologique ?
de Le Réveilleur
20:46
🎮 Doit-on en FINIR avec la GUERRE DES CONSOLES ? @lereveilleur @DeveloppeuseDuDimanche I ARTE
de Le Vortex - ARTE
30:52
💡 Vers un Numérique Démocratique : La Solution à la désinformation climatique ? (ft. @lereveilleur)
de ApresLaBiere
Connue / https://mastodon.top/@louisderrac@framapiaf.org/114976225505529279
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Sébastien Gavois (rédacteur en chef)
- Mathilde Saliou : Formée à Sciences Po, j’ai développé un tropisme pour les enjeux sociopolitiques de la tech, que j’ai traités pour des médias tantôt généralistes (RFI, 20 Minutes, The Guardian), tantôt spécialisés (mind Fintech… ou Next). En 2023, j’ai publié mon premier livre : Technoféminisme, comment le numérique aggrave les inégalités (Grasset). »
- Vincent Hermann
- Martin Clavey
- Jean-Marc Manach
Journaliste d'investigation sur Internet, en mode OSINT et fact-checking, depuis 1999 ... a aussi beaucoup travaillé avec WikiLeaks ... a également écrit un livre (La vie privée, un problème de vieux cons ?), une BD (Grandes oreilles et bras cassés) et un ebook (Au pays de Candy) au sujet d'une PME française, Amesys, qui avait conçu et vendu un système de surveillance de masse pour Abdallah Senoussi, beau-frère et chef du service de renseignements militaires de Mouammar Kadhafi. - Flock
« Dessinateur de presse, illustrateur et dessinateur BD depuis 2006 aussi bien sur internet que dans la presse papier. J’ai contribué à de nombreux journaux, tels Psikopat Bandes dessinées, Fluide Glacial, L’Echo des Savanes, Zélium…
C’est sur Next que se situe le cœur de mon office : à coup d’humour noir et de dérision sur les illustrations d’articles ou par le biais de ma rubrique ». - Alexandre Laurent (directeur de la rédaction)
- Ferd (lecteur assidu)
... avons racheté Next INpact en Octobre 2023 en l'extirpant in extremis d'un dépôt de bilan annoncé, et avons réinvesti dans le nouveau Next pour l'amener vers toujours plus d'excellence journalistique en toute éthique, de succès d'audience et de gloire numérique internationale.
Maintenant que c'est fait, il ne nous reste plus qu'à atteindre l'équilibre financier ...
Un peu d'histoire
... page perso lancée par un passionné ... INpact Hardware a été créé par Christophe Neau (Teuf) un jour de juillet 2000 ... Nil Sanyas commence à y écrire en décembre 2001, David Legrand en juin 2002. Le 5 mai 2003, INpact-Hardware devenait une SARL de presse, changeait de nom pour PC INpact ... En 2005 arrivent Marc Rees et Vincent Hermann ... septembre 2009, Teuf annonce des difficultés financières ... en octobre 2011, PC Inpact annonce être bénéficiaire en 2012, avec... 1 000 abonnés environ ... Le 1er avril 2014, PC Inpact annonce la nomination de Jérémie Zimmermann à la tête de la Hadopi, mais également son nouveau nom (de domaine) : Next INpact ... En février 2015, Next INpact dénombre plus de 4 400 abonnés ou membres Premium, & travaille au lancement de La presse libre, un portail visant à permettre de bénéficier de réductions pour ceux qui s'abonneraient à plusieurs médias indépendants. ... 2015 ... recrutement de Guénaël Pépin ... 2018 ... relance INpact Hardware ... 2019 ... recrute JMManach ... Qwant ayant mené Christophe Neau en bateau ... En Janvier 2022, David Legrand quitte la rédaction. En juillet, Christophe Neau annonce que "Next INpact est en réel danger de mort" ... En septembre, Marc Rees annonce qu'il a été débauché par L'Informé, La Presse Libre ferme définitivement ses portes. ... recruter Mathilde Saliou ... puis Martin Clavey ... En juin 2023, Christophe Neau déclare que "Next INpact vit ses dernières semaines ... en septembre, qu'il revend ses parts à Ferdinand, par l'intermédiaire du groupe IT et télécoms piloté par ce dernier, au sein duquel figure l'opérateur B2B moji. ... assurer que Next continue à être le média de référence du Web francophone en matière de tech, de numérique et d'enjeux associés ...
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