Controverse Économie Budget
Le candidat insoumis Jean-Luc Mélenchon a remis sur la table sa proposition de transformer une partie de la dette française en dette perpétuelle à taux nul, provoquant une levée de boucliers, notamment du côté du gouvernement.
Eva Moysan, le 7 septembre 2026
8 min
Jean-Luc Mélenchon a pris la parole ce samedi 5 septembre 2026, à la braderie de Lille (Nord). © BASTIEN OHIER/HANS LUCAS VIA AFP
En exhumant une déclaration de Jean-Luc Mélenchon sur l’annulation de la dette en plein mois d’août, Gabriel Attal a rendu un fier service aux équipes de campagne de la France insoumise (LFI). « Il suffit de les prendre et de les foutre au feu », avait lancé, lors d’une conférence de presse en juin 2026, le leader insoumis pour expliquer sa proposition sur les titres de dette publique française logés à la Banque de France mais détenus par la Banque centrale européenne (BCE). Depuis que l’ancien Premier ministre macroniste a repris ces propos – pour les vilipender – le sujet, pourtant un peu technique, s’est retrouvé au cœur des débats médiatiques.
1/ De quoi s’agit-il ?
L’idée n’est pas nouvelle. Le programme présidentiel de Jean-Luc Mélenchon en 20221 mentionnait déjà la mesure : « Exiger de l’UE que la Banque centrale européenne (BCE) transforme la part de dette des Etats qu’elle possède en dettes perpétuelles à taux nul. » L’ancien député des Bouches-du-Rhône l’avait également détaillé un entretien publié sur notre site, en juin dernier.
A partir de 2015, la BCE s’est mise à acheter des titres de dette souveraine européenne sur le marché secondaire (c’est-à-dire auprès d’acteurs financiers car la BCE n’a pas le droit de les acheter directement auprès des Etats), pour faire face au risque de déflation dans un contexte post-crise des dettes souveraines.
Lors de la pandémie de Covid-19, la BCE a accéléré son programme de rachats d’obligations, si bien qu’elle a détenu jusqu’à un tiers des dettes publiques de la zone euro. En 2025, sur fond d’inflation, la banque centrale a totalement cessé ses achats.
Environ 18 % de la dette publique française, soit 600 milliards d’euros de titres publics2, sont aujourd’hui inscrits au bilan de la Banque de France pour le compte de l’Eurosystème3. C’est ce montant que Jean-Luc Mélenchon souhaite transformer en dette perpétuelle à taux nul. Le chef de file des insoumis a aussi résumé le principe par la formule de « mettre la dette au frigo ».
2/ Est-ce que c’est techniquement possible ?
La proposition a suscité des cris d’orfraie à droite. « C’est la crise financière assurée », s’est ému Roland Lescure, le ministre de l’Economie. Il juge la mesure illégale car « non conforme aux traités européens ».
Nicolas Dufrêne, économiste et directeur de l’Institut Rousseau, qui est favorable à l’annulation de la dette, réfute l’argument du ministre. L’article 123 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) interdit effectivement le financement monétaire des dettes publiques. Or, « les dettes publiques ont déjà été financées par les banques lors de l’opération initiale d’achat du titre de dette publique et c’est ensuite la BCE qui rachète ces titres aux investisseurs sur le marché secondaire. Annuler des titres pour lesquels un financement a déjà été octroyé ne conduirait pas à un nouveau financement monétaire », écrit Nicolas Dufrêne dans son ouvrage La dette au XXIe siècle. Comment s’en libérer (Odile Jacob, 2023).
Un certain nombre de juristes, comme par exemple Hubert de Vauplane4, estiment, eux, qu’une telle décision violerait les traités. Nul doute en tout cas qu’une annulation serait contestée en justice. Mais le directeur de l’Institut Rousseau souligne que nombre de règles inscrites dans les traités sont bafouées chaque année sans aucune sanction, comme celle commandant de respecter un déficit public de 3 % au maximum.
« Sur le plan purement technique, la mesure est tout à fait faisable au détail près qu’une telle mesure relèverait de la BCE, non de la Banque de France », précise l’économiste Laurence Scialom, qui a défendu au moment du Covid l’annulation de la dette publique, mais qui n’y est plus favorable.
La Banque centrale européenne est en effet une institution indépendante. « On n’a aucun moyen d’obliger la BCE à agir, mais on peut lui faire comprendre que c’est dans son intérêt », glisse Eric Berr, économiste et coresponsable du département d’économie de l’Institut La Boétie, la fondation de recherche de LFI. Il précise que l’objectif n’est pas d’agir seul mais d’obtenir ce gel au niveau européen. Il reconnaît qu’une telle manœuvre ne sera pas facile, mais souligne que d’autres pays à haut niveau de dette ou de déficit, notamment du Sud de l’UE, pourraient également y être favorables.
3/ A quoi congeler la dette servirait-il ?
Si la dette détenue par la BCE était convertie en dette perpétuelle à taux nul, le gouvernement n’aurait plus à en rembourser ni les intérêts ni le principal (lorsque l’obligation arrive à maturité). En effet, lorsque ces titres arrivent à échéance, l’Etat doit retourner sur les marchés pour les financer, et peut donc faire face à des taux élevés, comme c’est le cas actuellement. Nicolas Dufrêne estime que la France devra refinancer environ 67 milliards d’euros en 2027.
Ainsi, le directeur de l’Institut Rousseau explique que la dette d’un Etat détenue auprès de la banque centrale n’est pas exactement de la dette qu’on se doit à soi-même : l’Etat et la banque centrale sont deux entités séparées juridiquement et comptablement. « Quand l’Etat rembourse sa banque centrale, l’argent n’est pas transféré d’une poche à l’autre, il est détruit », appuie-t-il.
Par ailleurs, il réfute l’argument selon lequel les intérêts payés à la banque centrale reviennent in fine à l’Etat, qui en est l’unique actionnaire. En effet, la banque centrale française reversait bien une partie (et une partie seulement) de ses bénéfices sous forme de dividendes jusqu’en 2022, mais depuis cette date la Banque de France inscrit chaque année des pertes. « En somme, l’Etat perd le principal et les intérêts, et ne récupère rien », résume Nicolas Dufrêne.
Néanmoins, une annulation entraînerait tout de même une aggravation des pertes pour la Banque de France. Cependant, une banque centrale peut fonctionner durablement avec des fonds propres négatifs, c’est d’ailleurs ce qui se passe depuis 2022.
Pour y remédier, Nicolas Dufrêne propose plutôt de limiter la rémunération des réserves excédentaires des banques commerciales par la BCE, car c’est cette décision qui a occasionné des milliards d’euros de pertes pour les banques centrales depuis 2022.
Dans l’entretien publié sur notre site en juin, Jean-Luc Mélenchon avait affirmé qu’« il n’y a pas de problème de solvabilité avec la dette française ». Mais il souhaite profiter de l’affolement autour de cette question pour diminuer le montant des intérêts que l’Etat doit rembourser « car il faudra que l’on s’endette pour mener une politique de relance écologique et sociale ». Il souhaite également modifier le statut de la BCE pour qu’elle puisse prêter directement aux Etats sans passer par la case financement de marché.
4/ Est-ce le bon moment pour défendre cette mesure ?
Plusieurs personnes, notamment à gauche, qui avaient défendu l’idée d’une annulation de la dette au moment du Covid, estiment aujourd’hui que les conditions ne sont plus réunies pour appliquer une telle mesure. C’est le cas d’Aurore Lalucq, eurodéputée et coprésidente de Place publique, qui avait signé – aux côtés de Raphaël Glucksmann, parmi d’autres – une tribune en ce sens en 2020. Pour elle, le moment est particulièrement mal choisi : « Toutes les dettes sont scrutées, même celle des Etats-Unis. Nous ne sommes pas à l’abri d’un risque financier, donc annuler une partie de la dette reviendrait à prendre beaucoup de risques par rapport aux sommes que cela permet de dégager. »
« Nous avions fait une proposition d’une annulation de dette conditionnée à un réinvestissement dans la transition écologique en 2020. Mais nous étions alors dans une période déflationniste. Cela fait maintenant plusieurs années que nous estimons que l’outil n’est plus adapté », détaille Aurore Lalucq. Elle défend désormais la création d’un « safe asset », un actif sûr européen, pour financer les investissements communs.
L’économiste Laurence Scialom juge elle aussi que le temps d’une annulation est passé. Aujourd’hui, « les bons combats sont de définanciariser progressivement la dette publique », estime-t-elle.
Le président de la Bundesbank, Joachim Nagel, s’oppose lui frontalement à cette idée, jugeant qu’elle pourrait faire augmenter l’inflation. Nicolas Dufrêne réfute cet argument : « L’inflation n’est pas causée par un excès de monnaie, mais principalement par la hausse des prix du pétrole et du gaz liée à la guerre en Ukraine. » Comme nous l’avons expliqué dans nos colonnes, la croissance de la masse monétaire est largement décorrélée de l’inflation. Depuis 2008, les banques centrales ont injecté des tonnes d’argent dans l’économie mondiale par leurs politiques de rachat de titres financiers et notamment de dettes publiques (le quantitative easing) alors que l’inflation est restée très faible.
« Si l’annulation permet d’investir massivement dans la transition énergétique, alors cela permettra au contraire de lutter contre cette inflation énergétique importée », défend Nicolas Dufrêne.
5/ Annulation ou dette perpétuelle, quelle différence ?
La proposition de Jean-Luc Mélenchon consiste, on l’a dit, à transformer les titres en dette perpétuelle à taux nul (ce qui ne ferait donc pas baisser le stock de dette de la France au sens de Maastricht). Il souhaite également relancer les programmes d’achats de dette publique qui circule sur les marchés par la BCE et réinstaurer un circuit du Trésor. « L’objectif est de sortir une partie du financement public des griffes des marchés financiers, qui se servent de la dette pour empêcher toute politique progressiste », explique l’économiste Eric Berr.
De son côté, Nicolas Dufrêne formule une proposition un peu différente. « Une annulation est préférable à un gel de la dette. Car une dette perpétuelle à taux nul, tant qu’elle n’est pas annulée, peut être dégelée et on peut toujours en exiger le remboursement », justifie-t-il.
L’économiste poursuit : « Nous souhaitons, avec mon coauteur Alain Grandjean, que cette annulation soit conditionnée au réinvestissement de la moitié de la somme dans un plan de transition énergétique, ce qui permettrait à la fois une réduction de la dette et une relance de l’activité, donc une amélioration des fondamentaux de la solvabilité de l’Etat – deux choses qui ne seraient pas permises par la transformation en dette perpétuelle. » Pour Nicolas Dufrêne, pas de doute, il vaut mieux mettre la dette au feu plutôt qu’au frigo.
Article écrit par Eva Moysan, Journaliste
Éthanol, biodiesel ou EMVH, qu’appelle-t-on un agrocarburant ? Considérés comme une alternative aux carburants traditionnels, ils n’en restent pas moins controversés. Études, enquêtes, communiqués, nos experts vous éclairent.
...
Ndlr : Ne semble pas apporter de nouveaux éléments :-(
vérifier ACT
109 k abonnés - 268+ - 5 308 vues - 34 commentaires - 41:59
Le gouvernement Bayrou prétend que la France dépense trop. Mais la réalité est toute autre : le creusement du déficit depuis 2017 et l’arrivée de Macron au pouvoir vient avant tout des baisses massives d’impôts sur le capital et les entreprises — près de 60 milliards d’euros par an.
Alors que les plus riches bénéficient d’un système fiscal taillé sur mesure, on exige 40 milliards d’économies qui frapperont l’éducation, la santé, l’investissement public et une fois de plus, des millions de ménages français modestes.
Cette politique récessive n’est pas une nécessité économique, c’est un choix idéologique. Pendant ce temps, les ultra-riches et héritiers défendent bec et ongles leurs privilèges tout en faisant un lobbying acharné auprès d’un pouvoir largement acquis à leur cause. Il est désormais temps de remettre la réforme fiscale au cœur du débat pour ne pas tomber dans un chaos politique et social. Sans justice fiscale, pas de transition, pas de redistribution, pas d’avenir.
Pour en discuter, Haussman Vwanderday reçoit ce mardi 8 juillet deux économistes de renom : Christophe Ramaux, chercheur au Centre d’économie de la Sorbonne, membre des Economistes atterrés et Liêm Hoang-Ngoc, économiste et ancien député européen
Tr.: ...
l'État social rend les individus plus robustes ... la moitié des revenus des ménages est socialisé, la moitié de la consommation globale est socialisée ... l'activité du privé en est étroitement lié ... 0,5 on est au bord de la récession ... faire cécession face à l'État social ... manque à gagner de 60 milliards ... détricoter ... un gouvernement de droite et on a une augmentation d'impôts ... 90 milliards de baisse ... refixer les caps en terme politique etc ... redistributif sauf tout en haut de l'échelle, céssession des ultrariches ... on revient à l'ancien régime, ceux qui ne payaient pas d'impot, on les appelait les ignobles ... /TVA sociale sont contre tous les deux ... la TVA est l'impôt le plus injuste ... comme la gabelle, impôt sur le sel de l'ancien régime ... /concurrence déloyale fervent partisan du protectionnisme solidaire? ... faire un choc de juste, enjeu sur les impôts de succession des très hauts patrimoines ... réforme fiscale redistributif, progressif sur les revenus (flux) et le patrimoine (stock) ... taxe Zucman réglait ce pb d'injustice de l'ISF ... mettre en musique le rapport Pisani-Ferry ... il faut un projet global ... volet fiscal, volet reconstruction ... supprimer les mutuelles, c'est 15 milliards d'économies de frais de gestion ... moins de pauvres, moins de chômeurs, un choc de reconstruction ... on est aux antipodes des thèses sur la décroissance qui ne résout pas la question écologique qui nécessite des investissements massifs en matière d'écologie et on ne résout pas le déficit public ... ya un pj de reconstruction y compris pour l'espérance. Les besoins ne manquent pas ! ... des aides publiques massives pour relocaliser la production. Ça booste l'activité économique.
Ndlr :* il y a donc une controverse sur la décroissance : utile ou nuisible ? questionner, approfondir ACT
A propos
Aujourd’hui nous assistons, à travers le monde, à une émancipation des masses vis à vis de l’information produite par les médias dits « mainstream », et surtout vis à vis de la communication officielle, l’une et l’autre se confondant le plus souvent. Bien sûr, c’est Internet qui a permis cette émancipation. Mais pas seulement. S’il n’y avait pas eu un certain 11 Septembre, s’il n’y avait pas eu toutes ces guerres qui ont découlé de cet évènement, les choses auraient pu être bien différentes. Quelques jours après le 11 Septembre 2001, Marc-Edouard Nabe avait écrit un livre intitulé : « Une lueur d’espoir ». J’avais aimé ce titre. Il s’agissait bien d’une lueur, comme l’aube d’un jour nouveau. La lumière, progressivement, inexorablement se répandait sur la terre. Peu à peu, l’humanité sort des ténèbres. Nous n’en sommes encore qu’au début, mais cette dynamique semble irréversible. Le monde ne remerciera jamais assez Monsieur Thierry Meyssan pour avoir été à l’origine de la prise de conscience mondiale de la manipulation de l’information sur cet évènement que fut le 11 Septembre. Bien sûr, si ce n’était lui, quelqu’un d’autre l’aurait fait tôt ou tard. Mais l’Histoire est ainsi faite : la rencontre d’un homme et d’un évènement.
Cette aube qui point, c’est la naissance de la vérité, en lutte contre le mensonge. Lumière contre ténèbres. J’ai espoir que la vérité triomphera car il n’existe d’ombre que par absence de lumière. L’échange d’informations à travers les blogs et forums permettra d’y parvenir. C’est la raison d’être de ce blog. Je souhaitais apporter ma modeste contribution à cette grande aventure, à travers mes réflexions, mon vécu et les divers échanges personnels que j’ai eues ici ou là. Il se veut sans prétentions, et n’a comme orientation que la recherche de la vérité, si elle existe.
Chercher la vérité c’est, bien sûr, lutter contre le mensonge où qu’il se niche, mais c’est surtout une recherche éperdue de Justice.
Réseau International face aux médias
... se distancier des médias. J’entends ce terme dans son sens le plus large, c’est à dire tout ce qui a vocation à informer. Cela concerne donc aussi bien les journaux que la télévision, et, dans une moindre mesure, le cinéma et certains livres. Il se trouve que tout média ayant quelque importance est contrôlé par ceux-là même dont je dénonce les manipulations. Ces manipulations devenant de plus en plus sophistiquées, certains sujets prêteront parfois à polémique. J’essaierai de l’éviter le mieux possible, le but étant de montrer des évidences qui, pour des raisons culturelles, sociologiques, ou simplement de confort intellectuel, passent souvent inaperçues.
Bien sûr, pour dénoncer des médias, il m’arrivera de me référer à d’autres médias, comme tout le monde. J’entends souvent dire : « Oui mais, qui te dit que c’est lui qui a raison? ». Pour moi la question ne se pose pas en ces termes. Il ne s’agit pas de choisir entre deux affirmations. Mais je suis intimement convaincu que plus nous avons de références, plus nous pouvons fonder notre jugement; surtout si ces références sont contradictoires. Il faut passer du stade de « je crois » au stade de « je pense ». Même si, dans le langage courant, on utilise l’un pour l’autre, ce sont deux notions différentes. « Je pense » procède de la logique et fait appel à un certain travail intellectuel. Or si on n’a qu’une référence, on n’a d’autres choix que d’être un de ces millions de gens à pensée unique. On est donc loin de ce concept de qui a raison, qui a tort.
Réseau International face aux clans
Je n’appartiens à aucun clan, ni politique ni religieux, et je ne suis inféodé à personne. Pour les raisons citées plus haut, mes « croyances » sont volatiles, en perpétuel remaniement. N’ayant aucune référence sacrée, je ne tiens pas à devenir une référence et ferai donc tout pour que Réseau International donne le maximum d’éléments pour pouvoir alimenter le jugement, positif ou négatif. Comme je le disais, plus on en sait, plus on pense et moins on croit. C’est primordial. J’ai conscience que certains vont essayer de me caser quelque part, pro ceci, anti cela. C’est une manière de concevoir utilisée, généralement, par ceux qui n’ont aucun ou peu d’éléments pour avoir un jugement, ou par ceux qui n’ont aucun argument à opposer à ceux auxquels ils s’en prennent. Je ne peux rien contre ces classements générés par un mode de pensée qui, je le crains, est incompatible avec les principes de Réseau International. Il faudra donc faire avec.
Avic
+ de sites incontournables
CRASH-DE-BUG
EGALITE ET RECONCILIATION
International REPORTERS
LES 7 DU QUEBEC
Les Blogs du Peuple
MONDIALISATION.CA
LES MOUTONS ENRAGES
PRESSTV
RUSSIE INFO
SPUTNIK FRANCE
VALERIE BUGAULT
AUTEURS
Avic ; Alastair Crooke ; Aline De Diéguez ; Andrew Korybko ; Candice van Eijk ; Chems Eddine Chitour ; Christelle néant ; Claude Janvier ; Daniel Vanhove ; Daniela Asaro Romanoff ; Dmitry Orlov ; Fabio G. C. Carisio ; Faouzi Oki ; GI Amine Htaite ; GI Dominique Delawarde ; Israël Shamir ; James Petras ; Jean Maxime Corneill ; Kareem Salem ; Laurent Guyénot ; Liliane Held-Khawam ; Manlio Dinucci ; Manuel de Diéguez ; Maria Poumier ; Mendelssohn Moses ; Marie-France de Meuron ; Mikhail Gamandiy-Egorov ; M.K. Bhadrakumar ; Mouna Alno-Nakhal ; Nikolaï Starikov ; Olivier Renault ; Oscar Fortin ; Patrice-Hans Perrier ; Paul Craig Roberts ; Pepe Escobar ; Serge H. Moïse ; Tewfik Hamel Thierry Meyssan ; Valentin Vasilescu ; Vladimir Tchernine
Mentions légales
Mail : contact[at]reseauinternational.net
Hébergeur : OVH – 2, Rue Kellermann 59100 ROUBAIX – FRANCE
Régie(s) publicitaire(s) : 2Y MEDIA SAS – GALAXYA SAS – FUEL DIGITAL INC.
Ndlr :
- reprise d'un article consistant ? https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?WPeRvQ
- dérive pro-russe ? Approfondir ACT
- climatoscepticisme patent : https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?d2wcww Dénoncer ACT
139 Followers - 14 min read - May 25, 2016
Ndlr en partie traduit en fr à https://fr.linkedin.com/pulse/fr%C3%A9d%C3%A9ric-laloux-le-chercheur-dopale-alexandre-dana-uxk6f
"
Alexandre Dana
LiveMentor + 23h59, directeur de collection @Eyrolles, au micro de @Métamorphose Publié le 4 déc. 2023
...
creuser l'oeuvre de Frédéric Laloux
...
ne pas voir dans ce stades une évolution du pire vers le meilleur :
« Les difficultés commencent dès lors que nous croyons que les stades avancés valent mieux que les stades initiaux. Il est plus juste de définir les stades avancés comme des façons plus complexes d’entrer en relation avec le monde […] Chaque niveau a sa face claire et sa face obscure (…) La modernité Orange, par exemple, inflige à la planète des blessures infiniment plus profondes que ce dont les stades précédents auraient été capables. Une autre façon d’éviter de donner une valeur aux différents stades est de reconnaître que chacun est adapté à un contexte particulier. »
Le stade évolutif Opale (et ses limites)
Frédéric Laloux ne s’arrête pas là. Après avoir présenté l’évolution des modes d’organisation, il en propose un nouveau : le stade Opale. Son intention est ni plus ni moins de proposer un nouveau paradigme, qui là encore mérite d’être étudié en profondeur, mais reposant sur trois piliers :
- L’auto-gouvernance : chaque collaborateur doit être rendu le plus autonome possible. L’organisation est divisée en groupes d’une douzaine de membres maximum, qui gèrent eux-mêmes leurs plannings, logistique, congés, formations, clients, recrutements,…
- La raison d’être évolutive : l’organisation, considérée comme un organisme vivant, doit avoir une fonction claire et intelligible pour tous ses membres, qui doivent également savoir pourquoi ils choisissent d’y participer. Et du fait qu’il s’agit d’une entité vivante, alors sa raison d’être doit pouvoir changer dans le temps, en fonction du contexte.
- La plénitude : il s’agit de permettre aux individus au sein de l’organisation de réconcilier leurs identités professionnelles avec leurs identités personnelles, de leur permettre d’être eux-mêmes sans craindre d’être jugés.
En plus de ces trois piliers, Laloux propose un ensemble de valeurs, comme le fait d’accepter l’adversité, d’avoir une sagesse dépassant le rationnel, de rechercher l’authenticité dans les rapports avec le vivant sous toutes ses formes, ou encore maîtriser les peurs de l’ego.
Bien que Reinventing organizations se soit imposé comme une référence pionnière pour révolutionner nos modes d’organisations, il a tout de même rencontré une critique qui nous semble pertinente, de la part de Jessica Prentice. Cette cheffe cuisinière californienne est connue pour avoir co-fondé Three Stone Hearth, un restaurant communautaire qui comporte également une coopérative de produits locaux dans la région de San Francisco. Son travail mêle traditions alimentaires, approches communautaires et écologie, en allant puiser dans la sagesse et les connaissances des peuples Amérindiens. Dans un article publié sur Medium elle fait remarquer que le mode d’organisation et les valeurs proposée par Laloux dans son stade Opale correspondent exactement aux modes de gouvernances adoptés par les peuples Amérindiens pendant des siècles avant l’arrivée de colons. Elle voit donc un certain danger dans la vision ethno-centrée de Laloux, qui semble s’attribuer la découverte d’idées qui sont en fait mises en pratique dans d’autres cultures millénaires…
Nous vous laisserons donc sur cette fascinante question : pouvait-on déjà trouver le stade Opale au Paléolithique ?
"
Des géologues représentatifs de la profession ont décidé du sort de l'Anthropocène. Pour eux, l'humanité n'a pas (encore) provoqué de passage à une nouvelle époque géologique. Une décision qui n'emporte pas l'adhésion de tous les scientifiques.
Gouvernance | Aujourd'hui à 12h33 | F. Gouty
...
La sémantique ne clôt pas le débat
Comme le veut le fonctionnement de l'ICS, une pause de dix ans a été instituée durant laquelle le cas de l'Anthropocène ne pourra malheureusement pas être à nouveau formellement débattu. Cela étant, la communauté des géologues ne refuse en rien l'utilisation « informelle » du terme, que ce soit au sein de leur profession ou des sphères politiques, économiques et citoyennes. « L'Anthropocène demeure un inestimable dénominateur commun de l'impact de l'humanité sur le système Terre. » D'autant que, pendant ce temps, les activités humaines continuent, inlassablement, de franchir les limites planétaires.
[Félix Gouty: Rédacteur spécialisé] Félix Gouty, journaliste
Rédacteur spécialisé
livre de Yuval Noah Harari publié pour la première fois en hébreu en 2011, puis en anglais en 20141,2 et en français aux éditions Albin Michel en 2015.
Harari cite Jared Diamond, auteur de De l'inégalité parmi les sociétés, comme l’une de ses principales sources d’inspiration pour l’écriture de son livre3. Diamond avait en effet montré qu’il était possible de « poser de vraies grandes questions et d’y répondre scientifiquement »4.
...
Contenu
Le livre propose une vue d’ensemble de l’histoire de l’humanité et de son évolution depuis le début du Pléistocène supérieur jusqu’au XXIe siècle.
Le principal argument avancé par l’auteur au cours de cette vaste étude est qu’Homo sapiens doit son statut d’espèce dominante au fait qu’il est le seul animal capable de coopérer efficacement avec un grand nombre de ses semblables. Harari explique cette capacité qui distingue Homo sapiens des autres animaux par sa faculté de croire en des choses qui n’existent que grâce à son imagination, telles que les dieux, les nations, l’argent et les droits de l'homme. L'une des thèses défendues par l’auteur est donc que tous les systèmes de coopération humaine à grande échelle — les religions, les structures politiques, les réseaux de travail et les institutions légales — sont en définitive des fictions collectives7.
Parmi les autres sujets au cœur de Sapiens, figurent la monnaie, présentée comme un système de confiance mutuelle ; le capitalisme, présenté comme une religion plutôt que comme une théorie économique ; l’empire, décrit comme le régime politique qui a rencontré le plus de succès au cours des deux mille dernières années ; le traitement réservé aux animaux par l'agriculture moderne (ou agriculture intensive), décrit comme l’un des plus grands crimes de l’histoire8,9 ; le progrès, qui n’a pas forcément rendu les hommes plus heureux que par le passé10 ; les humains, en passe d’évoluer pour devenir des dieux.
Harari revient sur son projet d'écriture et les idées développées dans Sapiens dans un site qu'il consacre à son livre11.
...
critiqués par certains anthropologues, archéologues et spécialistes en neuroscience. Par exemple, Darshana Narayanan, spécialiste en neuroscience comportementale, écrit dans un article intitulé "The Dangerous Populist Science of Yuval Noah Harari" publié dans le journal Current Affairs que
"Harari nous séduits par ses récits, mais un examen attentif de son travail montre qu'il sacrifie la science au profit du sensationnalisme, commet souvent de graves erreurs factuelles et présente comme certain ce qui n'est que spéculations. Les sources sur lesquelles il fonde ses déclarations sont obscures, car il fournit rarement des notes de bas de page ou des références adéquates et est remarquablement avare de reconnaissance envers les penseurs qui ont formulé les idées qu'il présente comme les siennes." [traduit de l'anglais]
Christopher Hallpike, spécialiste en anthropologie évolutionniste, déclare quant à lui dans une revue de lecture du livre Sapiens (2015) :
"Nous ne devrions pas juger Sapiens comme une contribution sérieuse à la connaissance mais comme de l'"info-divertissement" (infotainment), un événement éditorial visant à titiller ses lecteurs par une folle promenade intellectuelle à travers le paysage de l'histoire, parsemée de spéculations sensationnelles et se terminant par des prédictions à glacer le sang sur le destin de l'humanité." [traduit de l'anglais]
L'anthropologue David Graeber et l'archéologue David Wengrow, par ailleurs, dénoncent dans The Dawn of Everything l'absence d'usage, non seulement chez Yuval Noah Harari, mais aussi chez d'autres auteurs d'ouvrages bestsellers portant sur les origines de la civilisation, à l'instar de Francis Fukuyama, Jared Diamond ou bien de Steven Pinker, des données les plus à la pointe de l'archéologie et de l'anthropologie contemporaine, qui permettent de défendre une thèse évolutionniste plurielle de l'histoire de l'humanité - a contrario des versions unilinéaires inspirées des mythes du Jardin d'Eden, qui tendent à présenter l'avènement des civilisations étatiques complexes comme un phénomène inévitable et irréversible.
Selon Évelyne Pieiller, le livre défend en fait, sous des abords d'ouvrage scientifique, l'idéologie en place, notamment la vision de la classe dominante à propos de mouvements socialistes et communistes6.
La plupart des lecteurs acceptent les thèses de Y.N. Harari sur les capacités imaginatives d'humains de toute culture et de toutes conditions pour créer des « mythes » et « fictions » multiples sur un sujet donné. De très nombreux ouvrages décrivent l'histoire, l'intérêt et la richesse des mythes15. Toutefois, pour certains16, l'ouvrage SAPIENS ne répond pas à deux questions : (1-) qu'est ce qui pousse un homme à imaginer, sur un sujet donné, telle fiction et pas telle autre ? (2-) si de multiples fictions ou mythes sont imaginés sur un sujet donné, comment l'un devient suffisamment « commun » pour permettre une coopération humaine à grande échelle ?
Ainsi, la fiction « droits de l’homme » n'est pas née de rien. Elle a pu naître poussée par de la souffrance subie par des humains du fait d'autres humains plus puissants. Sa version fictionnelle « Déclaration universelle des droits de l'homme (1948) », une parmi d'autres, n'est pas si universelle : certaines nations la trouvent trop individualiste et raillent les « droit-de-l'hommistes ». Des rapports de force semblent nécessaires pour que cette fiction soit appliquée dans ces nations. Des rapports de force s'exercent pour réduire ces droits dans d'autres nations.
Les mêmes questions se posent pour les fictions esclavage et industrie animalière évoquées dans le paragraphe la vie sur le tapis roulant.
...
Nils Wilcke a retweeté Claire Underwood @ParisPasRose · 17h
Quitte à chercher des poux à l'accord #PS-#NUPES, on pourrait se demander pourquoi l'investiture du député manif pour tous Jérôme Lambert dans la #circo1603 a été préservée alors que d'autres se retrouvent sur le carreau.
16 - 158 - 362 - 9:09 AM · 5 mai 2022·- 143 Retweets 17 Tweets cités 167 J'aime
- Nicolas Scheffer @scheffern · 12h En réponse à @ParisPasRose
Il a par ailleurs voté "contre" lors de dernière lecture de la loi bioéthique - Claire Underwood @ParisPasRose · 12h
Oui, je prévoyais de feuilletonner mais sa haine anti-homoparentalité exsude tellement toutes ses prises de paroles antérieures que c'en est ridicule. Dominique Potier quant à lui était abstentionniste sur le mariage pour tous avant de voter non à la PMA. - Camille חנה🌻 🇨🇦☯️🧜 @SeuratCamille · 9h
Merci ! Je les ai bloqués tous les deux - Memorial 98 @98Memorial · 15h En réponse à @ParisPasRose
C'est également 1 soutien de #Bachar El Assad auprès de qui il s'est rendu en 2015
france3-regions.francetvinfo.fr
Le voyage controversé du député charentais Jérôme Lambert en Syrie
Avec deux autres députés de la majorité socialiste, Gérard Bapt, président du groupe d'amitié France-Syrie et Christian Hutin, le Charentais Jérôme Lambert est de retour d'un voyage "strictement... - Sébastien Tüller @SebastienTULLER ·15h 🤦♂️🤦♂️🤦♂️Olympetwist @Olympetwist · 14h
En réponse à @ParisPasRose
Spoil : les accords entre dominants de gauche laissent systématiquement les minorités sur le carreau. Ces dernières seront agitées plus tard quand il s'agira de retrouver une crédibilité de gauche en leur octroyant des droits fondamentaux. - Serge Remy @sergeremy · 12h En réponse à @ParisPasRose
Date limite du dépôt des candidatures 20 mai 2022. Ça laisse un peu de marge pour mettre à jour ce qui pose pb. - Culture_Commune *🌄🔻🍒affilié à la 6èm République @CommuneCulture · 3h En réponse à @ParisPasRose
c'est surtout chercher des poux au @partisocialiste - Claire Underwood @ParisPasRose · 16h
Apparenté PS (il fait partie de leur groupe à l'AN) et sa circo est réservée au PS dans l'accord conclu avec la NUPES. - Sarah Wells @Nascotwoodfrog · 13h
Et on a déjà reçu son prospectus dans nos boîtes aux lettres, il y une ou deux semaines. - Pangolito @PangolitoOo · 13h
Il est précoce l'indéboulonable "bien né". Je suis électeur dans la 1ére circo de Charente et je n'ai encore rien reçu. - PLAY SAFE @PlaySafeParis · 17h En réponse à @ParisPasRose
Déjà comment être au PS quand on soutient le Mariage pour Tous ? Il y a un truc là... - Claire Underwood @ParisPasRose · 17h
La manif pour tous oui
T. @tomfridah · 17h En réponse à @ParisPasRose
Parce qu’il est certain d’être réélu 🥲 - MadeleineBeheregaray @madbehe · 10h En réponse à @ParisPasRose
Famille de Mitterand, non ?
HomoSapiens 🏳️🌈🇪🇺🇫🇷 @pouceopposable · 16h En réponse à @ParisPasRose
No way @faureolivier @PJouvet - HomoSapiens 🏳️🌈🇪🇺🇫🇷 @pouceopposable · 15h
Qu’il soit petit-neveu ou pas de feu Mitterrand, on s’en fiche.
Député pendant + de 27 ans, il aura 65 ans en juin: on peut sans doute trouver qqn de + valable à tous points de vue… #homophobie - jacques @JacquesAlban · 13h En réponse à @ParisPasRose et @paul_denton
Parce qu'il y est réélu haut la main depuis toujours : Élection 1er juin 1997
Réélection 16 juin 2002 17 juin 2007 10 juin 2012 18 juin 2017 - Clémence @Clemence_B · 13h En réponse à @ParisPasRose et @paul_denton
Sachant qu’en plus, il a dit il y a quelques jours que même avec laNUPES, il se présenterait. Il est contre l’accord. J’ai envie de le cramer. - Les chevreuils arméniens 🌻 @LChevreuils · 13h
Ah mais oui, il est de chez toi… une raison simple a sa présence sur la liste : son siège est solide et il battrait sans doute un autre candidat NUPES. Ça pue grave, mais c’est inévitable dans ce genre de negos.
...
Invités :
- André Grimaldi, professeur émérite au CHU Pitié-Salpêtrière, s'interroge sur le tri entre les patients Covid ou non en réanimation qui incombe aux soignants ;
- Etc
Conflit, controverse => dépouiller ACT
Durée de lecture : 16 minutes
Culture et idées
Dans cette tribune, les compagnons de route de Pierre Rabhi ont tenu à réagir aux polémiques qui ont agité les réseaux sociaux à la mort du paysan. L’homophobie, le sexisme et le sectarisme qui lui ont été reprochés sont selon eux infondés.
La publication de cette tribune a fait l’objet d’un vif débat au sein de la rédaction de Reporterre. Dans les tribunes, les auteurs expriment un point de vue propre, qui n’est pas nécessairement celui de la rédaction.
La liste complète des signataires est en fin de tribune.
...
Société Planète
vidéo Selon le mouvement Extinction Rebellion, la désobéissance civile non violente est le moyen d’obliger les gouvernements à lutter contre le réchauffement climatique. Que disent les études sur le sujet ?
Temps de Lecture 1 min.
...
Changer le monde sans violence, est-ce possible ? A l’occasion de la COP26, des mouvements de désobéissance civile non violents cherchent à faire pression sur les gouvernements pour lutter contre le changement climatique. ...
Cette forme de militantisme non violent fonctionnerait même deux fois mieux que la violence pour faire aboutir une cause politique, assure le groupe écologiste, qui se réfère à une étude américaine publiée en 2011. Une étude pourtant très fragile, et que les spécialistes français du sujet tendent à relativiser.
Sources : Une étude américaine sur l’efficacité de la désobéissance civile non violente.
Why Civil Resistance Works - The Strategic Logic of Nonviolent Conflict - Erica Chenoweth, Maria Stephan (Columbia University Press, 2011)
L’origine du mot « casseur ».
« Casse, politique et représentation dans la France contemporaine » Droit et cultures, no 58, p. 199-221. Moreau de Bellaing, Cédric. 2009.
Les manifestations calmes n’attirent pas une meilleure ou une plus grande couverture médiatique que celles où il y a de l’agitation :
Harvey Molotch, « Media and Movements » The Dynamics of Social Movement, Cambridge (MA), Winthrop Publisher, 1979, p. 81.
Sur les effets médiatiques de la violence en manifestation :
Gadi Wolfsfed, « Media, Protest, and Political Violence : A Transactional Analysis », Journalism Monographs, (juin 1991)
Amitai Etzioni, Demonstration Democracy, (New York, Gordon and Breach, 1970)
William A. Gamson, The Strategy of Social Protest, Homewood (Ill.) chapitre VI, (Dorsey Press, 1975).
Making the News : Anarchist Counter Public Relations on the World Wide Web Lynn Owens & L. Kendall Palmer University of North Carolina, Chapel Hill Department of Sociology (2003)Politique Analyse - 208 commentaires
La sortie d’Arnaud Montebourg, se félicitant de la décision de la Pologne de s’affranchir du droit européen, a relancé le débat, complexe et explosif à gauche, sur la désobéissance vis-à-vis des règles de l’Union européenne. Le consensus n’existe ni sur sa pertinence, ni sur ses modalités.
Mots-clés Arnaud Montebourg désobéissance intégration européenne Jean-Luc Mélenchon manon aubry souverainisme traités européens
...
La justification d’Arnaud Montebourg
Ces remontrances ont poussé le candidat de la « remontada », neuf jours après son communiqué, à publier une tribune dans Libération afin de clarifier sa ligne. « On peut désapprouver vertement – comme je le fais – la politique du gouvernement polonais, cléricale et réactionnaire qui maltraite une partie de sa population, tout en rappelant que la Commission et le gouvernement français ont gravement tort d’affirmer que le droit européen serait supérieur à la Constitution des États membres. »
Une précision qui rejoint, pour le coup, la dénonciation d’une « double instrumentalisation » par l’eurodéputée Manon Aubry (LFI) auprès de Mediapart. Selon elle, nous assisterions en effet à une instrumentalisation du droit européen par la Cour constitutionnelle polonaise, « qui s’en sert pour attaquer l’indépendance de la justice, dans une manœuvre d’extrême droite » ; mais aussi à une instrumentalisation de la décision polonaise par la Commission européenne, « qui en profite pour affirmer la supériorité du droit européen au lieu d’agir dans le cadre du mécanisme de préservation de l’État de droit ».
...
Pour Aurélie Trouvé, militante altermondialiste à Attac et proche de la ligne LFI, deux écueils symétriques sont à éviter : une position nationaliste qui estimerait que « tout ce qui peut entamer la souveraineté est critiquable », et une position sociale-démocrate qui estimerait que « toute désobéissance est fautive ».
Selon l’autrice de Bloc arc-en-ciel (La Découverte), la désobéissance ne se justifie que dans l’objectif de poursuivre « le progrès social, écologique et démocratique ». Ne pas y réfléchir et ne pas anticiper la conflictualité qu’elle entraînerait minerait la crédibilité de certains engagements : « Prenez la proposition des Verts de sortir des pesticides. C’est impensable pour beaucoup d’agriculteurs si vous ne bloquez pas les importations de produits traités avec ces mêmes pesticides. Mais si vous le faites, vous allez contre le marché unique en vigueur. »
...
Côté LFI, Manon Aubry tient au contraire à affirmer que le programme présidentiel porté par Mélenchon a été entièrement « testé » au regard du droit européen. L’eurodéputée défend une approche résolument « pragmatique », qu’elle juge à la fois plus concrète et moins clivante que des postures de principe sur la loyauté à l’UE. « On a identifié une dizaine de blocages, dont les plus problématiques concernent le droit de la concurrence et la politique monétaire », détaille-t-elle à Mediapart. Pas de quoi envisager une sortie pour autant : la durée des poursuites devant la Cour de justice laisserait du temps pour construire un rapport de force politique, qui pourrait aller jusqu’à un chantage au budget.
...
En campant sur une unité nationale quelque peu abstraite, sans jouer ouvertement sur les ressorts xénophobes tout en prétendant réconcilier les milieux populaires et la « bourgeoisie d’intérêt général », l’ancien ministre de François Hollande pourrait perdre sur tous les tableaux, à l’instar de toutes les tentatives ayant jusque-là tenté d’incarner un souverainisme « pur », par-delà les frontières prétendument obsolètes de la droite et de la gauche.
Connu / https://twitter.com/ManonAubryFr/status/1451928798442803201
"
Collet Didier a aimé Manon Aubry @ManonAubryFr · 10h - 1 - 49 - 93
"
Perspectives sur l’actualité - Économie
Auteur Jean Pisani-Ferry - Cover © Kelly Lacy
Prix du carbone ou réglementation, au fond peu importe : d'une manière ou d'une autre, l'économie va subir un choc d'offre négatif, dont l'ordre de grandeur sera proche de celui du choc pétrolier de 1973-74. La transition vers la neutralité carbone au pas de course est un immense défi macroéconomique, qu'il s'agit de prendre à bras le corps – avec toutes les conséquences que cela implique.
L’atténuation du changement climatique a longtemps été envisagée comme un processus graduel, permettant aux économies à forte intensité de carbone de réduire progressivement leurs émissions de gaz à effet de serre. Parmi les nombreuses questions que cette perspective soulevait, peu étaient de nature macroéconomique. Mais des décennies de tergiversations ont transformé la transition douce espérée en une mutation abrupte. Selon les estimations du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) des Nations unies, une action d’urgence est indispensable si l’on veut contenir un dérèglement climatique catastrophique1.
...
Cet article se concentre sur la nature et sur l’ampleur de l’impact économique de l’action climatique, pas sur les conséquences de la décarbonation en régime permanent. Il se concentre sur les questions de transition sans aborder le débat à plus long terme, à savoir la controverse entre les techno-optimistes qui affirment que si les bons investissements sont réalisés à temps, les catastrophes liées au climat peuvent être évitées sans que le niveau de vie ne soit trop modifié, et les techno-pessimistes qui soutiennent que la vie sur Terre ne peut être préservée que si les sociétés se détachent d’un modèle économique centré sur la maximisation du bien-être matériel.
Plus précisément, l’argument présenté ici s’appuie sur les hypothèses des techno-optimistes et suppose qu’à un horizon de 30 ans, la neutralité carbone peut être atteinte sans baisse majeure du revenu réel et du niveau de vie9. Si cette hypothèse s’avère trop optimiste, cela ne fera que renforcer l’importance macroéconomique de la décarbonation.
La première partie explique pourquoi la perspective macroéconomique a longtemps été largement négligée. La nature et l’ampleur de la transition vers la neutralité carbone sont évaluées dans la deuxième partie. La troisième partie est consacrée aux implications pour la croissance et le bien-être. La quatrième traite des impacts sur les finances publiques et la cinquième offre quelques conclusions.
-
Les dimensions macroéconomiques de l’action climatique ont été largement négligées
...
La réallocation de la main-d’œuvre sera également précipitée et généralisée.
... -
La transition vers le net zéro implique un choc d’offre négatif important
...
En termes macroéconomiques, la tarification soudaine d’une externalité négative qui avait été négligée dans les décisions de production équivaut à un choc d’offre négatif. L’impact d’un tel choc est familier car il ressemble aux chocs pétroliers des années 1970, lorsqu’une ressource auparavant sous-évaluée a été soudainement réévaluée.
...
La comparaison ne doit donc pas être prise au pied de la lettre. Ce qu’elle révèle, ce n’est pas que l’expérience des chocs pétroliers va se répéter, mais que le changement de régime impliqué par la transition vers la neutralité carbone implique une perte sèche qui est potentiellement significative macroéconomiquement, et pourrait déboucher sur des évolutions défavorables.
... -
La transition déclenchera un boom des investissements mais réduira la consommation
...
Un effort important pour remplacer le stock de capital existant aura également un impact sur le bien-être. La transition vers la neutralité carbone est susceptible d’avoir des externalités positives sur la satisfaction des consommateurs à long terme – en raison, par exemple, de l’amélioration des infrastructures de transport, de la pureté de l’air ou de la meilleure isolation des maisons – mais à court terme, son effet de premier ordre sur la consommation sera négatif.
... -
La transition vers le « zéro carbone » risque d’aggraver l’endettement public
...
Politiquement, un engagement à redistribuer euro pour euro le produit de la fiscalité carbone peut être indispensable pour dissiper les soupçons selon lesquels la tarification des émissions n’est qu’un prétexte commode pour augmenter les impôts. Un tel engagement exclurait la possibilité de compenser les effets négatifs de la taxation du carbone sur l’offre par une réduction des taxes distortives sur le travail ou sur le capital.
... -
Conclusions
L’accélération des efforts de décarbonation est indispensable et urgente. À plus long terme, l’émergence de technologies efficaces à faible intensité carbone ou complètement neutres offre de bonnes raisons de faire preuve d’un optimisme éclairé quant aux conséquences économiques de la transition écologique. Bien que cela ne soit pas certain, il est de plus en plus probable que, si les défis de l’action collective internationale sont surmontés, la transition vers le zéro carbone net peut être réalisée à long terme sans une baisse majeure des niveaux de vie.
...
En raison de l’accélération du changement climatique et de l’ampleur de l’effort à fournir pour décarboner l’économie tout en investissant dans l’adaptation, la transition vers le zéro carbone net devrait impliquer, sur une période de 30 ans, des changements majeurs dans la configuration de la croissance. Ses effets comprendront un choc d’offre négatif d’ampleur notable, une poussée d’investissement suffisamment importante pour affecter le taux d’intérêt d’équilibre mondial, des effets négatifs significatifs sur le bien-être des consommateurs, des changements dans la répartition des revenus et une pression considérable sur les finances publiques.
Même en laissant de côté de nombreuses autres dimensions de la question – telles que l’étendue des actifs échoués ou les conséquences de la décarbonation sur le commerce international et le taux de change – une simple exploration des mécanismes essentiels en jeu suggère que la transition vers le zéro carbone net confrontera les responsables de politique économique à de sérieuses difficultés macroéconomiques. Cette transition ne sera probablement pas bénigne, et les responsables politiques doivent se préparer à faire des choix difficiles.
Une analyse précise des défis et des options possibles nécessite bien plus que l’esquisse proposée dans cette note de synthèse. L’élaboration de scénarios quantitatifs, tels que ceux publiés par les institutions internationales, est probablement le meilleur moyen de cerner l’incertitude considérable qui nous attend.
Le principal message d’une analyse rudimentaire est que, si les discussions sur les rôles relatifs de l’innovation et de l’investissement ou sur la combinaison souhaitable des signaux de prix et de la réglementation restent importantes, il est grand temps de réaliser que la politique climatique est aussi une politique macro-économique. Il est urgent d’engager une discussion plus précise sur la macroéconomie de l’action climatique.
Dans ce contexte, les débats devraient se concentrer sur l’identification des mécanismes et des choix impliqués dans une transition qui s’annonce difficile. Ce n’est pas en minimisant les défis à venir que les analystes et les experts convaincront les dirigeants politiques et le public d’intensifier les efforts de décarbonation, mais plutôt en les abordant de front et avec méthode.
Sources
- https://www.ipcc.ch/report/sixth-assessment-report-cycle/ AIE (Agence internationale de l’énergie). 2021. Net Zero d’ici 2050 : Une feuille de route pour le secteur énergétique mondial. Paris.
- La COP 26 aura lieu du 31 octobre au 12 novembre 2021 à Glasgow.
- Commission européenne. 2021. « Fit for 55 » : Réaliser l’objectif climatique 2030 de l’UE sur la voie de la neutralité climatique, COM(2021) 550 final. Bruxelles.
- Commission européenne. 2020. Évaluation de l’impact du plan d’objectifs climatiques 2030, SWD(2020) 176 final. Bruxelles.
- Commission européenne. 2021. « Fit for 55 » : Réaliser l’objectif climatique 2030 de l’UE sur la voie de la neutralité climatique, COM(2021) 550 final. Bruxelles.
- Commission européenne. 2020. Évaluation de l’impact du plan d’objectifs climatiques 2030, SWD(2020) 176 final. Bruxelles, tableau 14.
- Ces dernières années, une proportion croissante de gouvernements a fini par avoir une appréciation plus réaliste des contraintes d’économie politique de la transition verte. Par exemple, la Commission européenne propose que 25 % des ressources provenant du nouveau système d’échange de quotas d’émission au niveau de l’UE soient alloués à un fonds social dédié, et que les États membres individuels contribuent pour un montant équivalent.
- Pour des discussions récentes en faveur de cette perspective optimiste, voir UK CCC (2020), Turner, Adair. 2020. Techno-optimism, behaviour change and planetary boundaries. Keele World Affairs Lectures on Sustainability, 12 novembre et Blanchard, Olivier, et Jean Tirole. 2021. Les grands défis économiques futurs. Rapport au Président Macron. Paris : France Stratégie.
- Voir, par exemple Heal, Geoffrey. 2017. L’économie du climat. Journal of Economic Literature 55, no. 3 : 1046-63.
- Voir Stern, Nicholas, et Joseph E. Stiglitz. 2021. Le coût social du carbone, le risque, la distribution, les défaillances du marché : An Alternative Approach. Document de travail NBER 28472. Cambridge, MA : National Bureau of Economic Research pour une discussion sur l’utilisation des MAI dans le contexte de l’irréversibilité et des risques catastrophiques.
- Mise à jour de l’Institut de recherche Mercator sur les biens communs mondiaux et le changement climatique, qui s’appuie sur le GIEC (2018).
- Comité consultatif scientifique du CERS. 2016. Trop tard, trop soudain : Transition vers une économie à faible émission de carbone et risque systémique, Rapport n° 6.
- Commission européenne. 2021. « Fit for 55 » : Réaliser l’objectif climatique 2030 de l’UE sur la voie de la neutralité climatique, COM(2021) 550 final. Bruxelles.
- Motor Authority, 24 juin 2021.
- Tribune libre de la présidente von der Leyen, 11 décembre 2019.
- Voir, par exemple, Ocasio-Cortez, Alexandria. 2019. Projet de résolution de la Chambre 109 reconnaissant le devoir du gouvernement fédéral de créer un Green New Deal. Washington : Congrès américain et AIE (Agence internationale de l’énergie). 2021. Net Zero d’ici 2050 : Une feuille de route pour le secteur énergétique mondial. Paris.
18 - Sources des calculs :
– Engagements nets zéro : Nations Unies
– Émissions mondiales de CO2 : Notre monde en chiffres
– Revenus des systèmes de tarification du carbone : Institute for Climate Economics (les émissions ne comprennent pas les autres gaz à effet de serre)
– Prix global global du carbone pour un échantillon de 25 pays en 2019 = 12,9 $/tonne (mise à jour par Kepos Capital de l’estimation de Carhart et al. 2020 pour un échantillon de grands émetteurs)
– Production annuelle mondiale de pétrole en 1973 : 33,4 térawattheures ou 19,7 milliards de barils (Notre monde en données via BP Statistical Review of World Energy et le portail de données du Shift Project)
– Prix mondial du pétrole brut en 1973 : 3,3 $/baril ; prix du pétrole en 1974 : 11,6 $/baril (Notre monde en chiffres via BP Statistical Review of World Energy et le Shift Project Data Portal)
– PIB mondial (en dollars US courants) : 4 600 milliards de dollars en 1973 ; 87 600 milliards de dollars en 2019 (Banque mondiale)
– Ratio investissement/PIB mondial : Banque mondiale
- 19 Gaspar, Vítor. 2021. Une proposition pour augmenter la tarification mondiale du carbone. Blogpost du FMI, 18 juin.
- 20 Carhart, Mark, Bob Litterman, Clayton Munnings et Olivia Vitali. 2020. Measuring Comprehensive Carbon Prices of National Climate Policies, photocopie. New York : Kepos Capital. Voir également https://carbonbarometer.com.
- 21 Coalition pour le leadership en matière de tarification du carbone. 2017. Rapport de la commission de haut niveau sur le prix du carbone. Washington : Banque internationale pour la reconstruction et le développement et Association internationale de développement/Banque mondiale.
- 22 NGFS (Network for Greening the Financial System). 2021. Scénarios NGFS pour les banques centrales et les superviseurs. Paris.
- 23 Quinet, Alain. 2019. La valeur de l’action pour le climat. Paris : France Stratégie.
- 24 Les calculs à plus long terme prévoient généralement de nouvelles augmentations du prix du carbone, mais celles-ci dépendent d’hypothèses très incertaines sur les futurs coûts de réduction. Banque d’Angleterre. 2021. Principaux éléments du scénario explicatif bisannuel de 2021. Londres.
- 25 Gaspar, Vítor, Ibid.
- 26 Cela ne serait pas vrai si le produit de la taxation du carbone était utilisé pour financer une baisse des taxes distorsives sur le travail et le capital. Je discute de cette hypothèse dans la quatrième partie.
- 27 Au cours de la première décennie de ce siècle, l’économie mondiale a connu une hausse des prix du pétrole, qui sont passés de 25 dollars le baril en 2002-2003 à près de 100 dollars en 2008. Rien ne prouve que cette hausse ait eu des conséquences récessionnistes, mais cela est peut-être dû au fait que cet impact a été éclipsé par celui de la crise financière mondiale.
- 28 Porter, Michael E., et Claas van der Linde. 1995. Toward a New Conception of the Environment-Competitiveness Relationship. Journal of Economic Perspectives 9, no. 4 : 97-118 et Acemoglu, Daron, Philippe Aghion, Leonardo Bursztyn et David Hemous. 2012. L’environnement et le changement technique dirigé. American Economic Review 102, no 1 : 131-66.
- 29 NGFS (Network for Greening the Financial System). 2021. Scénarios NGFS pour les banques centrales et les superviseurs. Paris.
- 30 Voir Ledez, Maxime, et Adrien Hainaut. 2021. Paysage de la finance climatique 2020. Paris : Institut pour l’économie du climat pour une application au cas français.
- 31 AIE (Agence internationale de l’énergie). 2021. Net Zero d’ici 2050 : Une feuille de route pour le secteur énergétique mondial. Paris.
- 32 Commission européenne. 2020. Évaluation de l’impact du plan d’objectifs climatiques 2030, SWD(2020) 176 final. Bruxelles.
- 33 Les estimations de l’impact sur le PIB de la transition vers la neutralité carbone varient toutefois considérablement : de 4 % en 2030 (AIE. 2021. Net Zero d’ici 2050 : Une feuille de route pour le secteur énergétique mondial. Paris., pour l’économie mondiale) à 2 % (UK CCC 2020, pour la Grande-Bretagne), en passant par un impact à peu près neutre (Commission européenne 2021, pour l’UE) et une légère diminution (NGFS (Network for Greening the Financial System). 2019. Stabilité macroéconomique et financière : Implications du changement climatique. Paris) pour l’économie mondiale. Ces divergences sont révélatrices de l’absence de consensus sur les aspects macroéconomiques de l’action climatique. FMI (Fonds monétaire international). 2021. Atteindre des émissions nettes zéro. Note préparée pour le Groupe des Vingt, juin.
- 34 En supposant que les dépenses de consommation personnelle représentent les deux tiers du PIB.
- 35 Goulder, Lawrence. 1995. Environmental taxation and the double dividend : A reader’s guide, International Tax and Public Finance 2 : 157-83.
- 36 Akerlof, George, et al. 2019. Déclaration des économistes sur les dividendes du carbone. Wall Street Journal, 16 janvier.
- 37 Commission européenne. 2021. « Fit for 55 » : Réaliser l’objectif climatique 2030 de l’UE sur la voie de la neutralité climatique, COM(2021) 550 final. Bruxelles.
Crédits
Ce texte, initialement paru comme Policy Brief du Peterson Institute for International Economics, est basé sur ses contributions à un webinaire de la DG ECFIN sur l'économie du changement climatique (25 mars 2021), à un webinaire PIIE-CF40 sur la décarbonation (18 mai) et à la conférence Green Swan de la BRI (3 juin). Il remercie Olivier Blanchard, Laurence Boone, Gregory Claeys, Filippo D'Arcangelo, Benoît Leguet, André Sapir, Simone Tagliapietra, Ángel Ubide, Georg Zachmann et Stavros Zenios pour leurs commentaires et critiques, ainsi que les participants aux séminaires PIIE-CF40 et Bruegel.
202,083 Views - 8:20 - 191 rumbles - 21 comments
Rumble — 18/08/21 Dr. Astrid Stuckelberger est scientifique, chercheuse et enseignante à la Faculté de médecine de l'Université de Genève et de Lausanne. Experte internationale dans différents domaines liés à la santé et à la santé publique
Connue / mel du Mon, 23 Aug 2021 18:42:12 +0200 (CEST)
Tr: Autres participants : Christine Cotton, Isabelle ??, Tal Schaller, Lebedko Vladislas?, Devilleger?, Natacha Werup, Dr Trotta,
ÉDITION SPÉCIALE TOULON Richard Boutry donne la parole au docteur Stuckelberger, la lance en se référant à une étude relayée par LCI (qui selon lui prend un mauvais tournant) : le vaccin ne protègerait pas contre le variant delta ...
DAS : la CDC et Bounty? ont admis qu'on n'a jamais isolé le covid. Donc le covid n'existe pas en terme scientifique. 2è chose : le vaccin est le réinfectant. C'est le vaccin qui est le delta. Et donc c'est ce delta qui infecte les proches. Maintenant, moi, j'ai une autre théorie, c'est que le graphène se transmet à d'autres et j'ai des preuves clinique, enfin des cas cliniques, on commence par les cas. Comme personne a le droit de faire des recherches, on fait des cas cliniques, et ce graphène, je viens d'avoir un docteur de belgique qui m'a rapporté un cas de graphène dans le sang d'une femme qui vit avec une personne vaccinée et que c'est un ami, il se touchent la main. et que elle a eu les symptômes de cette personne, du covid, en fait de cette réinfection toxique
RB : ce sont les non vaccinés qui devraient se protéger des vaccinés, c'est le monde à l'envers.
DAS : on le connait en épidémiologie car les vaccins polyo et d'autres vaccins, je crois la dingue, ils réinfectaient en vaccinant les personnes avec la polyo, ce qui est normal puisqu'on prend des virus pour créer des anticorps. Et si on dose mal, c'est le cauchemard des virologues, ça réinfecte la personne qui redevient contagieuse. On l'a déjà vu avec la polyomélite, ça recrée des épidémies alors qu'on a ... cas typique des réinfections par le vaccin grave et toxique, et qui font décéder les gens ... On est dans des essais thérapeutiques ! Je rigole car c'est tellement gros, on est dans une recherche expérimentale mondiale alors qu'on devrait être dans un cas clinique, randomisé de 30 personnes, ensuite de 60, etc. Et là, on pourrait bien analyser chaque cas et stopper tout de suit ...e la recherche dès que ya un décès, dès qu'on voit ces symptôme à travers ... dès qu'on a un cas, je suis très intéressée ... ça a été accepté par la CDC que ça réinfecte ...
3:19 terminer ACT
Ndlr : on dirait que c'est un média, lequel ? ACT
Qu'est-ce que la CDC ?
R.Boutry démonté à https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?jnm2tA
mots-clés AstraZeneca COVID-19 déni effets indesirables graves janssen Moderna Mortalité vaccinale Pfizer pharmacovigilance tabou Vaccination générale Vaccins anti-covid
La pharmacovigilance des vaccins anti-covid est déniée car elle menace l’idéologie de la vaccination intégrale portée par les industries pharmaceutiques, les gouvernements et les principaux médias. Cette vaccination de masse conduit pourtant à une mortalité inédite dans l’histoire de la médecine moderne. Il y a urgence à la suspendre pour évaluer la balance bénéfice/risque au cas par cas.
...
prouver que la vaccination ne protège pas de la contamination et de la transmission du Sars-Cov-2, en particulier de l’actuel variant Delta (ou indien), ce qui contredit massivement les déclarations répétées des représentants du pouvoir exécutif français relatives à la « protection vaccinale ». Aux États-Unis, le directeur du NIAID, Antony Fauci, vient du reste de le reconnaître publiquement, recommandant même le port du masque en intérieur par les personnes vaccinées.
...
la pharmacovigilance fonctionne presque partout de façon passive ... la sous-estimation de l’état réel des problèmes est à la fois permanente et massive. Les premières études françaises, au début des années 2000, estimaient qu’environ 95% des effets indésirables des médicaments n’étaient pas rapportés
...
Conclusion
La question des effets indésirables graves des vaccins anti-covid fait l’objet d’un déni et d’un silence de la part du gouvernement et des principales agences sanitaires (Agence nationale de sécurité du médicament, Haute autorité de santé, Haut conseil de santé publique, etc.). Tout se passe comme s’il s’agissait d’un véritable tabou, en France comme dans la plupart des autres pays occidentaux.
...
Connu / https://twitter.com/bloginfo/status/1422064156656689152
"
Denis Szalkowski @bloginfo · 14h #TousVaccines Et au final, combien de morts de la #Vaccination ? - 3 - 0 - 1
"
Ndlr : remis en cause par certains commentaires et par https://twitter.com/Mediapart/status/1422234753055531012
&
https://twitter.com/OlivierSchneid/status/1422592315856654336
"
Olivier Schneid @OlivierSchneid · 5h Dérive intellectuelle du sociologue @LMucchielli, qui cite pour référence le site #complotiste @france_soir : #illustration - 0 - 0 - 0
"
= CONTROVERSE
...
L'échappée immunitaire. Un virologue belge G. V ...
Ndlr : dépouiller pour répondre à DomR ACT
échappement_immunitaire-échappée_immunitaire
Ivan MANCEL
Bonjour, je suis designer de service, et je souhaite réaliser un modèle permettant d'expliquer la dynamique - et surtout les blocages - de la société dans son ensemble (industrie, finance ,gouvernance, politique, éducation, lobying, culture etc etc...). J'ai déjà des activités citoyennes mais vu que l'urgence est là et qu'il y a du boulot, mon souhait est d'identifier ainsi des leviers d'action plus puissants et ensuite de commencer à les expérimenter. ca pourrait être un outil pour aider les gens à trouver leur façon d'agir également. J'ai besoin de rencontrer des personnes dans différents domaines pour réaliser cette vue d'ensemble. Je suis aussi preneur de toute documentation / référence sur des ouvrages / projets allant dans ce sens (si possible pragmatiques et accessibles). Merci de votre lecture 4 likes
Elodie Ferra • Il y a 1 semaine
Bonjour Ivan ! Peux-tu stp préciser avec quels types de personnes tu souhaites échanger ? Si je comprends bien, tu souhaites faire une liste/cartographie (ou autre format) des différents moyens d'action à l'échelle individuelle et collective ?
1 like
Saudie • Il y a 1 semaine
Bonjour, avez-vous déjà lu le livre Deep Green Resistance ? 1 like
Ivan MANCEL • Il y a 1 semaine
Bonjour Elodie, merci pour ton message ! Je pourrais effectivement déjà collecter ce type de documents, qui sont nombreux j'imagine ! Pour le contenu, les moyens d'action pourraient découler d'un tel document ( par exemple, avec des ateliers sur un point particulier de ce schéma) mais n'en sont pas l'objet. J'aimerais creuser les "verrous sociaux-techniques", dans l'esprit de l'analyse systémique / design de service et tenter de rassembler le tout (les briques ont déjà été construites par d'autres) dans un grand modèle qui permette 1) d'avoir une vue globale et systémique pour identifier, qualifier et mettre en lien les résistances au changement et leviers d'action existants 2) servir de base pour une réflexion sur l'amélioration ou la création de nouveaux leviers, si possible disruptifs et départis de toute forme d'idéologie pour éviter les biais de cadrage 3) , dans un format simplifié et pédagogique, qui permette à tous de se représenter la situation sans être noyé. Pour le format, je ne sais pas encore, ça dépendra du contenu. pour les ressources, je cherche toutes formes d'analyses macro (style rapport du GIEC, Articles scientifiques sur les verrous sociaux-techniques, descriptions analytiques des différents systèmes impliqués (ex: système financier abc, système politique xyz), et pour les personnes, toute persone susceptible de comprendre les mécanismes d'une partie du problème (lobbyistes, politiques, sociologues, financiers, activistes etc etc... la liste se précisant au fur et à mesure). Gros projet de longue haleine qui doit devenir collectif, mais j'ai le temps et les ressources nécessaires pour amorcer quelque chose. Avec tout le travail déjà effectué par d'autres, il s'agirait essentiellement d'un travail de synthèse et de formalisation.
1 like
Ivan MANCEL • Il y a 1 semaine
ps : si vous avez connaissance d'un tel projet abouti ou en cours, je veux bien le rejoindre plutôt que de réinventer - fastidieusement - l'eau chaude ! 1 like
Ivan MANCEL • Il y a 1 semaine
Bonjour Saudie, merci pour votre message. Ce livre semble plutôt idéologique, dans le sens ou il promeut des valeurs et une doctrine. Je recherche plutôt des descriptions objectivées de ce qui est en l'état, pour poser les questions en évitant justement les réponses dans un premier temps. Auriez vous des extraits de ce livre à me conseiller, qui porteraient plus sur les constats ayant donné lieu à cette philosophie ? 1 like
Jean-Luc • Il y a 1 semaine
Bonsoir Ivan, en te lisant, il me semble qu'il y a des synergies entre ton projet et deux choses que je connais bien :
- un chantier, la médiation de l'urgence qui intègre (écologie, climat, politique, etc) au niveau planétaire :
- et un document de synthèse qui date un peu et mériterait d'être actualisé, mais a posé des bases qui me semblent intéressantes et à creuser : https://blogs.mediapart.fr/julien-delalande/blog/260118/prendre-le-part…
Par ailleurs, en tant que médiateur, je cherche un outil qui permettrait de documenter et accompagner les controverses en ligne. Je ne sais pas en quoi ça rejoint ton projet (une intuition ?). QU'en penses-tu ?
Et pour Saudie : le billet cité ci-dessus réfère à Deep Green Resistance :-)
Un signe ?! JLuc 2 likes
Saudie • Il y a 6 jours
Effectivement, il est très orienté, mais il commence malgré tout par des descriptions de la situation actuelle, qui me semblent valoir le coup d'être lues. Je conseille donc les 3 pages du chapitre "définir la civilisation", surtout que le livre est massivement sourcé : autant de ressources intéressantes à consulter également. Au final, je propose seulement ce que je connais, il y a sûrement plus pertinent et je serais contente de pouvoir creuser ce sujet via les autres propositions ! :) 2 likes
Ivan MANCEL • Il y a 6 jours
Bonjour Jean Luc, merci pour votre message ! Concernant le document de synthèse, je vais le lire avec attention, le contenu semble intéressant. Pour le chantier en cours, avez vous des liens / personnes à contacter ? // par rapport aux controverses en ligne, le volet pédagogique de ce boulot pourrait être en effet un support 1 like
Ivan MANCEL • Il y a 6 jours
Saudie, merci de votre retour ! je vais mettre la focale sur cette partie du bouquin. Vous faites bien de préciser que les sources sont bien documentées, je vais regarder ça aussi ! 2 likes
Jean-Luc • Il y a 1 seconde
Ivan MANCEL Merci pour votre retour. Je peux être votre interlocuteur si vous voulez ou vous pouvez faire contact sur le site. Je suis intéressé pour coopérer avec vous et mieux connaître votre métier "designer de service". Une lecture rapide de https://duckduckgo.com/?q=designer+de+service&t=ffnt&ia=web me laisse à penser qu'il intègre la co-création, donc la médiation de projet... Qu'en pensez-vous ? 0 like
Dr Christian VÉLOT*
Généticien Moléculaire • Président du Conseil Scientifique du CRIIGEN
...
Le risque que l’organisme d’une personne vaccinée soit le siège d’une recombinaison virale défavorable est infime. Mais le nombre considérable des vaccinés dans le monde – par centaines de millions ou davantage – fait qu’il est très probable que cela arrive quelque part, et qu’un virus bien plus virulent se dissémine dans les populations, vaccinées ou non.
Alors l’argument responsabilisant « Si tu ne te fais pas vacciner, tu fais courir un risque aux autres » se retourne, en faisant de chaque vacciné un nouveau foyer potentiel ! Se vacciner, à coup sûr bénéfique pour soi, peut être irresponsable pour l’espèce. Les mêmes recombinaisons peuvent survenir après infection naturelle (81 millions de cas début janvier 2021), mais deviennent beaucoup plus probable après vaccinations (plusieurs milliards de personnes ?).
Alors que faire ?
On se retrouve dans la même situation individuelle qu’avec la surconsommation qui aggrave les atteintes à l’environnement : la responsabilité serait de s’abstenir plutôt que consommer si le collectif importe davantage que le bien-être/confort de chacun.
Le choix de ne pas se vacciner pourrait illustrer l’inversion de la responsabilité telle que définie par les injonctions officielles, au nom du souci des autres…
En l’absence de médicaments efficaces, on ne sortira de ces contradictions qu’avec l’arrivée de vaccins « classiques » à virus inactivés ou protéines recombinantes.
Tags: COVID-19, CRIIGEN, SARS-COV 2, vaccin
Ndlr : contredit par ?? sur FI ce jour dans LATAC ? ou ?? ACT
Un militant de Greenpeace manifeste contre le projet de forage du groupe pétrolier Total près du récif de l'Amazone, le 28 septembre 2017 à Rio de Janeiro, au Brésil © AFP/Archives/Mauro PIMENTEL
Le groupe pétrolier français Total a annoncé lundi transférer à Petrobras sa participation dans un projet d'exploration au Brésil, situé dans l'embouchure de l'Amazone et contesté depuis plusieurs années par des organisations de défense de l'environnement.
...
lui transférer sa participation de cinq blocs d'exploration", situés à 120 kilomètres au large du Brésil ... possibilité d'une fuite de pétrole qui pourrait affecter les récifs coralliens présents dans la région et par extension la biodiversité marine ... l'ONG Greenpeace ... affirmait que le groupe pétrolier "misait sur Jair Bolsonaro, président d'extrême-droite, climato-sceptique notoire, pour relancer ses projets de forages au large du Brésil".
Sophie Robert, réalisatrice et productrice, estime que la psychanalyse a contribué, par ses théories, à la protection des coupables d'inceste.
...
Plusieurs chercheurs, notamment Roos & Greve (1996) ont tenté de vérifier l’hypothèse œdipienne. L’étude n’a montré aucun effet qui fasse allusion à une phase de développement œdipienne. Au contraire, les réponses des enfants tendent même à être qualifiées de « contre-œdipiennes ».
...
Hélas lorsqu’un enfant alerte son entourage sur les violences sexuelles dont il/elle est victime, son discours est nié par l’expert psy pour être qualifié de « fantasme œdipien ».
Pire, les psychanalystes revendiquent même une asymétrie fille-garçon.
...
Arc-boutés à leurs dogmes, les psychanalystes expriment une ignorance criminelle du stress post-traumatique chez l’enfant. Les conduites sexuelles à risques sont soulevées pour faire peser la responsabilité de l’acte sur les épaules de l’enfant violé
...
Les diffusions de mon film Le Phallus et le Néant ont fait émerger de nombreux témoignages d’analysantes ayant passé dix, vingt ans sur le divan avant que leur psychanalyste n’accepte d’entendre l’inceste
...
Pour boucler la boucle, les psychanalystes ont produit un arsenal théorique maternophobe qui décrédibilise la parole des mères protectrices des enfants incestués pour la retourner en son contraire : elles manipuleraient leur enfant, projetant leurs propres fantasmes incestueux sur le mari. Les théories de l’envie du pénis, la forclusion du nom du père, la mère crocodile, ou le complexe de Médée, reposent sur l’idée d’une nature féminine intrinsèquement toxique acharnée à détruire l’homme, le mâle, le père, dans ses réalisations sociales, son autorité, et le séparer de ses enfants en l’accusant d’inceste.
Devant les tribunaux ces postures font des ravages ... dénoncée par 1 200 psychologues, psychiatres et professionnels de santé http://www.justice%20sans%20psychanalyse.com
...
FREUD DÉPASSÉ ?
... Dès les années 50 les Anglais ont abandonné la théorie sexuelle quant à la maternophobie viscérale du courant lacanien elle ne les a jamais effleurés. Ils n’ont gardé de la psychanalyse que le nom et le principe de la cure par la parole. La psychanalyse anglaise est une psychothérapie brève basée sur l’échange avec le patient et la réponse à ses besoins. Elle soutient sa parole consciente au lieu de la tordre en son contraire
...
A ce jour aucun gouvernement n’a eu le courage d’affronter cette idéologie criminelle et sectaire.
À LIRE AUSSI : "Prescription : pilori médiatique et carcan judiciaire" https://www.marianne.net/agora/tribunes-libres/prescription-pilori-mediatique-et-carcan-judiciaire
Ndlr : charge très sévère... cf si des psy répondent ACT