Par l’association du Manifeste pour l’industrie :
- Pierre Agha Membre,
- Gabriel Colletis Economiste, Président de l'association et animateur du site Manifestepourlindustrie.org
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quelques intentions louables, il repose sur des constats erronés, des méthodes d’inscription politique critiquables et, en définitive, prône des actes qui vont aggraver la situation économique de notre Pays.
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Ce Pacte procède d’une technique politique de fabrication du consentement de validation par élimination des alternatives
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Chers amis, revenons à l’essentiel et mettons nos pas au service du bien commun : décidons ensemble, travaillons, produisons, échangeons pour nos besoins essentiels et notre intérêt supérieur, le tout en cessant de prélever un butin sur la nature.
A Mycle Schneider Consulting Project Paris, London ...
- With WNISR2019 we are introducing “closure” as general term for permanent shutdown, in order to avoid confusion with the use of “shutdown” for provisional grid disconnections for maintenance, refueling, upgrading or due to incidents.
Connu / https://tecsol.blogs.com/mon_weblog/2019/09/le-rapport-wnisr2019-montre-que-le-nucl%C3%A9aire-est-inop%C3%A9rant-par-rapport-aux-enr-face-%C3%A0-lurgence-clima.html
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Le lancement mondial du Rapport sur la situation de l’industrie nucléaire mondiale 2019 (WNISR2019) a eu lieu le 24 septembre dernier à l’Université d’Europe centrale (CEU) à Budapest. Et autant dire qu’il est plutôt à charge pour l’atome dans le cadre de la lutte contre le changement climatique…
Le rapport WNISR2019 évalue, en 323 pages, l’état et les tendances de l’industrie nucléaire internationale et analyse le rôle potentiel de l’énergie nucléaire en tant qu’option pour lutter contre le changement climatique. Huit experts interdisciplinaires de six pays, dont quatre professeurs d’université et cofondateur et président émérite du Rocky Mountain Institute, ont contribué à l’établissement de ce rapport.
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Le jeudi 26 septembre, vers 2h40 du matin, un incendie est déclaré dans l'usine Lubrizol en Normandie. Cette entreprise produit des additifs pour de l'huile de moteur et des lubrifiants industriels. À huit heure, les sirènes retentissent. Et toute la journée suivante, un épais nuage noir envahit la région. Le Média s'est rendu sur place afin de constater les conséquences de la catastrophe.
.#Rouen #Lubrizol #Castastrophe
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En plein été, une installation stratégique de la plus grande station d’épuration des eaux usées d’Europe est totalement détruite par le feu à trente kilomètres de la capitale. Il faudra entre trois et cinq ans pour la reconstruire, au prix, dans l’intervalle, d’une pollution gravissime de la Seine. Ce site n’a cessé d’enregistrer des sinistres de plus en plus graves depuis plusieurs années. Sa gestion est entachée par des dévoiements sans précédent en matière de marchés publics. Un désastre absolu, qui ne suscite qu’une inquiétante indifférence.
par Marc Laimé, 27 septembre 2019
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En l’espace de quelques mois, c’est le quatrième incident grave, incendie ou explosion, sur ce même site.
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usine « Seine Aval » (SAV) du Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne (SIAAP) implantée dans la plaine d’Achères, dans les Yvelines (1).
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Le système de contrôle-commande (SCC) de l’usine Seine-Aval est exclusivement du matériel Schneider-FOXBORO. Ce système a été vendu avec l’assurance que chaque nouvelle version serait interopérable avec la précédente. C’est-à-dire que lors du lancement d’une nouvelle version logicielle, les anciennes versions présentes sur l’usine doivent pouvoir dialoguer avec la nouvelle, et que les éléments des anciens ateliers de l’usine doivent pouvoir apparaître sur les écrans du nouveau système.
Ce n’est pas le cas !
Les versions proposées par Schneider au cours du temps ne sont que très imparfaitement compatibles entre elles.
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"Il est clair qu'on prépare un monde de merde à nos enfants, et que vous en êtes partie prenante. Mais comme pour la mafia, nous avons besoin de repentis : quittez votre costume de PDG !, venez samedi aux manifs pour le climat !" J'ai auditionné Patrick Pouyanné, le PDG de Total...
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durée : 00:48:13 - Grand bien vous fasse ! - par : Ali Rebeihi - On s’intéresse aujourd’hui aux vices de la charcuterie industrielle. Nous verrons pourquoi elle nous empoisonne à petit feu ? Pourquoi les industriels qui fabriquent du jambon et des saucisses snack utilisent abondamment les nitrates de potassium et nitrites de sodium… - invités : Guillaume Coudray, David Bazergue, Guillaume Bouissou - Guillaume COUDRAY David BAZERGUE Guillaume BOUISSOU
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Cette conférence s'est déroulée lors des AMFiS 2019 avec :
- Émilie Marche (conseillère régionale LFI)
- Alexis Sesmat (Sud Belfort)
- Grégory Vauclin (CFE-CgC grenoble)
- Jérémie younes (journaliste Là-bas si j’y suis)
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Marina Barraud il y a 1 jour (modifié)
Peut on avoir le lien du documentaire 'guerre fantôme" SVP ? Je n'ai trouvé que des extraits. Cette conférence est vraiment très instructive ! Merci
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Michel Guenot il y a 16 heures
Le plan social de GE Hydro à Grenoble recalé par l'administration : https://www.youtube.com/watch?v=F0rt0nem848
Michel Guenot il y a 17 heures
Alstom : une affaire d'État ? : https://www.dailymotion.com/video/x68yqm9
Transcription : ... corruption généralisée en France, dont Technip
Alors que l'ex-filiale d'emballage de verre de Saint-Gobain vient d'officialiser son introduction sur les marchés, le premier syndicat de Verallia en France défend un projet alternatif « socialement responsable ». Il propose une inclusion des salariés dans la gouvernance et le doublement de la part de la bpiFrance au capital.
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« Nous voulons un actionnariat pérenne, qui associe davantage les salariés, dans une démarche sociale et environnementale, afin de garantir l'avenir de ce fleuron industriel », expliqueDominique Spinali, le secrétaire du comité économique européen (CEE) de Verallia.
... Epaulée par les conseils Descartes Legal et NewCode
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« Nous aurions pu coécrire les propositions du projet « Jeroboam », affirme Michel Giannuzzi, le PDG du groupe. « Mais leur mise en oeuvre n'est pas forcément justifiée, car ces objectifs sociaux et environnementaux sont déjà au coeur de notre démarche », dit-il en citant la part de l'actionnariat salarié (2.000 personnes et 3 % du capital), l'investissement dans l'économie circulaire et d'autres initiatives qui interviendront lors de l'introduction en Bourse : la nomination de deux salariés au conseil d'administration et la création d'un comité RSE.
Nouvelle Note de La Fabrique Ecologique issue du groupe de travail présidé par Florent Facq et Valentin Devriès disponible en ligne, ouverte au débat collaboratif. Ceci signifie que chacun(e) peut contribuer à son amélioration en faisant des commentaires et surtout en proposant des amendements précis, soit ci-dessous ou par email à l'adresse contact@lafabriqueecologique.fr. À l'issue de cette période collaborative, le groupe de travail qui a rédigé le document initial se réunira une dernière fois pour retenir les amendements jugés pertinents. Leurs auteurs seront dans ce cas sollicités pour que leur nom figure, s'ils le souhaitent, dans la fiche de présentation de la note en tant que contributeur. La version définitive sera ensuite publiée.
La note peut être téléchargée en cliquant ici https://docs.wixstatic.com/ugd/ba2e19_a772556854794b2386a2598b13e46dc3.pdf
-> extraits remarquables :
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p6 ... Selon l’ADEME3, la moyenne des émissions des parcs éoliens est estimée entre 12 et 15 g eqCO2/kWh sur l’ensemble du cycle de vie des parcs, soit des niveaux comparables à celui du nucléaire (cf. annexe).
p8 ... La France accueille des entreprises de renom sur son territoire : Siemens Gamesa qui a produit 60 % des éoliennes en mer en activité7 en Europe doit installer une usine au Havre, General Electric a localisé son siège mondial pour les énergies de la mer en France et va investir au moins 330 millions de dollars pour y développer et y produire l'éolienne en mer la plus puissante au monde, l’Haliade-X. Les chantiers de l’Atlantique (Saint-Nazaire) ont également fourni trois sous-stations électriques pour la mer du Nord.
p23 ... saisie de la Commission nationale du débat public (CNDP)
en amont du lancement de la procédure de dialogue concurrentiel. ++
... la rapidité de la baisse des coûts n’avait pas été suffisamment anticipée. Les tarifs ont ainsi diminué de 200 à 150 €/MWh en moyenne
p26 ... Il est aujourd’hui difficile de lire clairement l’ambition française en matière d’éolien en mer, tant dans la vision de l’évolution du mix énergétique que dans sa mise en œuvre territoriale.
p28 ... Articulation des planifications spatiale et temporelle
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CHRONIQUE : L'INDUSTRIE SACRIFIÉE / DOCU : "MON USINE FERME" - Diffusé en direct il y a 10 heures / Le Média
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LGBTQI : ILS MILITENT POUR LA CRÉATION D’UN CENTRE D’ARCHIVES À PARIS
LE Média reçoit Sam Bourcier, sociologue et militant queer, pour nous parler du collectif d'archives LGBTQI de Paris. Le collectif lutte depuis plusieurs années pour la création d'un centre d'archives et des mémoires.
LA POLITIQUE INDUSTRIELLE FRANÇAISE MISE EN ÉCHEC
L'industrie française va mal, c'est le dur constat que fait Henri Sterdyniak dans une nouvelle Chronique Éco. Il revient sur le manque de volonté de l'actuel gouvernement face à la concurrence internationale.
DOCU : PRÊTE-MOI TA CAMÉRA, MON USINE FERME
Réalisé en 2009 par Stéphanie Hammou, le film retrace la fermeture d'une usine textile à travers le point de vue des ouvrières. À ne pas manquer !
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Ce samedi 22 juin à 14h a lieu à Belfort (RDV à la Maison du Peuple) une marche de soutien aux salariés de l'usine de General Electric (ex Alstom) menacée d'un plan social qui supprimerait 800 emplois sur le site. Dans cette vidéo, Jean-Luc Mélenchon appelle à participer à cette manifestation à laquelle il se rendra aux côtés de la députée européenne Anne-Sophie Pelletier, de la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann et de la conseillère régionale Émilie Marche. Il dresse aussi ici le bilan de l'abandon de ce fleuron industriel par l'État, notamment sous l'action d'Emmanuel Macron.
➡️ Retrouvez le dossier «Alstom : neuf ans d’avertissements et de luttes» : https://melenchon.fr/2014/12/19/alstom-plus-de-quatre-ans-davertissements-et-de-luttes/
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calendula lys il y a 7 heures
Quel bonheur de nous appeler à la mobilisation cher JLM hâte de revoir nos idées en mouvements hé oui aimer son pays c'est se battre pour que son industrie ne soit pas dépecée ENTRE AUTRE .... remontons en selle notre gloire n'est pas de ne jamais TOMBER mais de TJR NOUS RELEVER #FI
Cet article a initialement été publié dans notre newsletter Décryptage Mobilité. Pour recevoir par mail les prochains articles dès leur publication, abonnez-vous dès maintenant.
Le secteur maritime est à l’heure actuelle responsable de près de 3% des émissions de GES mondiales, d’après l’Agence Internationale de l’Energie. Si le transport maritime était un pays, ça serait donc le 6ème pays le plus émissif de la planète. Devant la croissance attendue des flux maritimes, des actions concrètes très ambitieuses doivent être mises en place pour réduire l’impact environnemental du secteur. L’IMO (Organisation Maritime Internationale) s’est d’ailleurs engagée début 2018 à réduire les émissions du secteur de 50% d’ici à 2050, comparé aux niveaux de 2008 (à l’instar de l’ambition affichée par le secteur aérien).
Beaucoup de différents leviers seront nécessaires pour cela, avec notamment de nombreuses mesures d’efficacité énergétique et un recours très important à des énergies décarbonées (comme des biocarburants, des carburants de synthèse, de l’hydrogène, de l’ammoniac, etc.). Et aussi surprenant que cela puisse sembler, une mesure volontaire de sobriété apparaît dans le panorama des solutions : il est ainsi question de réduire la vitesse des bateaux, tout simplement.
En effet, une réduction de 12% de la vitesse des bateaux pourrait entrainer une baisse de 27% de la consommation de fioul et donc des émissions de GES [1]. Pour la première fois, plus de 100 industriels du secteur sont d’accord pour appliquer une telle mesure, l’encouragent même … alors que la tendance historique générale des différents modes de transports a plutôt toujours été de rechercher à aller plus vite.
Au-delà de son caractère original, cette mesure se prête tout de même particulièrement bien au transport maritime, pour lequel les temps de transports sont déjà longs, avec « un consentement à attendre » du client plus élevé que pour les autres modes. Par ailleurs, il faut remarquer que réduire la vitesse a aussi une contrepartie économique positive évidente, ce qui n’est pas neutre dans le soutien affiché par les 100 industriels promoteurs de cette mesure. Et ce qui peut aider à convaincre les derniers réticents. Nous suivrons désormais avec attention la façon dont l’IMO va s’emparer (ou pas) de cette proposition …
Enfin, cette actualité suscite une autre interrogation : une telle mesure ne pourrait-elle pas inspirer les secteurs du transport routier ou du transport aérien, puisque là aussi la réduction de vitesse des voitures, camions et autres avions entraînerait à moindre coût la réduction des émissions ? … À méditer !
Sources: [1] Quartz https://qz.com/1608527/the-shipping-industrys-emissions-could-be-cut-by-slow-steaming/
La consommation de films pornographiques n’a jamais été aussi importante qu’à l’heure d’Internet. L’industrie du X a su exploiter au tournant des années 2000 les opportunités offertes par le web pour diffuser ses produits auprès d’un public toujours plus large. Cette intégration des outils numériques n’est pas anodine, elle dévoile une faculté d’adaptation propre à cette sulfureuse industrie. Depuis sa naissance, cette dernière fait preuve d’avant-gardisme en matière de renouvellement des procédés techniques. Elle fut régulièrement à l’origine de grappes d’innovation qui orientèrent des pans entiers de l’économie. Professeurs de management spécialisés sur les questions d’innovations, Sébastien Liarte et Hélène Delacour nous dévoilent ici la face cachée d’une industrie taboue.
Publié dans la revue des affaires n°6 https://www.vapress.fr/shop/La-Revue-des-Affaires-N-6_p15.html
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Cette technologie de rupture est à trouver dans la « fertilité des convergences » dixit Daniel Lincot. L’Hétérojonction, car c’est d’elle qu’il s’agit, est née de l’association du silicium amorphe des couches minces utilisé pour passiver les défauts de surface du cristallin. Ces cellules tandem pourraient atteindre des rendements de 30% d’ici à quelques années. « Aujourd’hui, de nombreuses solutions émergentes naissent d’association et de rapprochement de technologies éclectiques. Des mondes, des communautés qui s’ignoraient se parlent et font fructifier ensemble leur savoir faire. Les cellules PV à pérovskites sont par exemple nées de la rencontre entre l’imprimerie et la chimie. Il existe 23 catégories différentes de techno et donc un large foisonnement possible. Là où le rendement théorique du silicium seul plafonne à 29%, ces nouvelles combinaisons ouvrent les champs des possibles de rendement à 40 ou même plus de 50% » poursuit Daniel Lincot.
« Une gigafactory à technologie hétérojonction dans deux ans en France »
... la France est plutôt bien positionnée avec l’INES et son allié industriel Photowatt qui porte ses efforts spécifiquement sur sa technologie d’hétérojonction Monolike assisté par l’équipementier grenoblois ECM Greentech.
... La première ligne de 200 MW de capacité en hétérojonction a été installée par la société italienne 3Sun à Catane via un investissement de 50 millions d’euros. Mais il ne faut pas s’arrêter là. Il y a même un caractère d’urgence. Nous disposons d’une vraie avance à l’échelle de quelques années. Nous devons la mettre à profit pour aller vite. Il nous suffit aujourd’hui d’appuyer sur le bouton pour viser dans deux ans un premier step, une gigafactory à technologie hétérojonction pour 200 millions d’euros en France.
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Alstom, Ascoval... Comment l'industrie française a été vendue à l'étranger, avec la complicité d'Emmanuel Macron.
Le journaliste Antonio Rodriguez revient sur ces scandales.
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Aussi repris dans https://www.youtube.com/watch?v=3no86KYWIcw
Pour le sénateur de Guyane, la France a les moyens d’assurer un suivi pointilleux des projets industriels du département d’Amérique latine. Il rappelle que le cyanure est présent dans l’industrie pharmaceutique, pas seulement dans l’industrie minière et aurifère.
© Nordine Bensmail Georges Patient, sénateur de Guyane
Alors que le gouvernement doit se prononcer sur les demandes de renouvellement des autorisations des exploitations aurifères du département, le sénateur LREM de Guyane, Georges Patient, entend rationaliser le débat. Un autre parlementaire, le député Gabriel Serville, demande l’interdiction générale de l’utilisation des technologies à base de cyanure dans l’industrie minière en Guyane. "Les experts n’ont pas dénoncé le cyanure" rappelle Georges Patient, qui poursuit : "prôner l’interdiction du cyanure dans l’exploitation minière, c’est quasiment mettre un coup d’arrêt à cette industrie en Guyane, à toute valorisation des ressources. Pas de décollage économique ? C’est suicidaire..." déclare le sénateur du grand département d'Amérique du Sud.
Contexte
La bataille pour ou contre l’industrie minière en Guyane, prend chaque jour un peu plus d'ampleur. Après la dénonciation du projet aurifère de Montagne d’Or, auquel s'ajoute désormais celui du groupe Auplata par les écologistes du collectif Or de Question, c’est désormais l’ensemble de l’industrie aurifère du département qui est concerné par une proposition de résolution déposée à l’Assemblée nationale. Elle demande l’interdiction du procédé d’extraction de l’or par cyanure alcalin en circuit fermé. S'agit-il de répondre voire de surenchérir à l'adhésion récente de la compagnie Montagne d'Or au Code International du Cyanure sous l'égide du programme des Nations Unies pour l'Environnement (UNEP) ?
Face à un chômage de masse, l'exploitation industrielle et minière serait créatrice d'emplois en Guyane et de retombées économiques et fiscales importantes. Mais la mine verte n'existe pas et les risques environnementaux, bien réels, rendent les positions difficilement conciliables. Rencontre à Paris avec Georges Patient. Le sénateur de Guyane, originaire de Mana dans l'Ouest Guyanais, soutient la Charte mine responsable et l'industrie minière de Guyane.
La 1ere.fr : l’industrie aurifère utilise du cyanure en circuit fermé, à raison de 0,001 %, quelles seraient selon vous les conséquences de l’interdiction évenutelle du cyanure comme le souhaitent Gabrielle Serville et une soixantaine de députés ?
Georges Patient : je réagis à cette proposition avec beaucoup de stupéfaction. J’ai toujours dit que j’étais favorable à l’industrialisation minière en Guyane. On sait que le cyanure est ou sera utilisé dans de bonnes conditions et je ne vois pas pourquoi, n’étant ni expert ni scientifique, je devrais subitement préconiser l’interdiction du cyanure. La production de cyanure va, à 94 %, dans les produits pharmaceutiques, cosmétologiques, et même dans le sel de table que nous consommons, donc oui à l’exploitation minière, mais sous deux conditions : s’il y a un risque, je ne suis pas d’accord, s’il n’y a pas de retombées pour le territoire, je ne suis pas d’accord, mais nous devons laisser aux experts, comme ceux du BRGM, le soin de s’exprimer. Je vais les rencontrer très prochainement et je vais leur poser la question.
Je reviens sur l’éventuelle interdiction du cyanure utilisé par l’industrie minière guyanaise, quelles en seraient les conséquences ?
Ce serait presque un point d’arrêt. Même les artisans locaux utilisent du cyanure (…) je me pose la question de savoir s’il n’y a pas une volonté de non-développement de l’industrie minière en Guyane, tout simplement. Notre industrie minière fait partie de la France, elle est soumise à tous les contrôles qu’on puisse avoir dans le cadre de l’Etat français. Elle peut permettre de juguler, en partie, l’orpaillage illégal. Ce sera une activité transparente avec un certain nombre de retombées économiques pour le Territoire.
L’industrie minière guyanaise qui n’utiliserait plus de cyanure n’est-ce pas pourtant une perspective écologique intéressante ?
On a l’impression que la Guyane devient la variable d’ajustement pour tous les combats écologiques. Faute de mener ces combats dans l’hexagone, on utilise la Guyane. Maintenant, c’est Montagne d’Or, après, ce sera le pétrole. Mais alors que la situation économique continue de s’enliser, que va-t-on faire des 40.000 chômeurs, alors même que la population passera dans les prochaines années à 570.000 habitants ? Quelles perspectives offrir à tous ces jeunes ?
Le 7 février prochain, un débat doit avoir lieu à l’Assemblée nationale sur l’orpaillage illégal, quelle est votre sentiment ?
Un débat de plus, sans doute utile, mais ça n’arrêtera pas l’orpaillage illégal, qui lui, on le sait très bien pollue la Guyane avec le mercure. D’ailleurs, j’entends peu les écologistes parler de l’orpaillage illégal, et pourtant, c’est une réalité négative sur le territoire. Malgré des forces policières et militaires très présentes, l’orpaillage illégal est le vrai danger.
La lutte contre l’industrie minière en Guyane est devenue la mère de toutes les batailles pour les écologistes ?
Oui, la Guyane est devenue une aubaine pour les écolos, une occasion de se gargariser sur la mise en péril écologique de la Guyane. Je dirai simplement que j’aime mon pays et peut-être davantage que tous ces gens qui pour la plupart ne connaissent même pas la Guyane. S’il y avait des risques (à l’utilisation du cyanure NDLR) si des scientifiques me disaient qu’il faut arrêter et ne pas compter sur l’industrie minière pour le décollage économique, je n’irai pas sacrifier ma terre, parce que j’y vis, moi.
Clé : économie, industrie, orpaillage, politique
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- Ascoval, c’est une capacité de production de 500 000 tonnes d’acier par an, et 270 emplois. La justice anglaise vient de prononcer la liquidation judiciaire du repreneur... pourtant adoubé par Bercy !
- Macron squatte la campagne
- Les regrets de François Hollande
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... William Nasser, directeur du laboratoire MAP1 (Microbiologie, Adaptation et Pathogénie)
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La bacterie Dickeya dadantii transforme la pectine en « POS »
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Un article2 paru dans le « Journal of Biological Chemistry » souligne l’apport du travail de modélisation réalisé en collaboration avec Jacques-Alexandre Sepulchre de « l’Institut de Physique de Nice » qui a permis d’optimiser le fonctionnement de l’appareil pour générer des quantités relativement importantes de POS.
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Les POS, complexes de sucres aux vertus prometteuses
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capacité des POS à enrayer le développement de la Galectine 3, une protéine impliquée dans la progression des cancers métastasiques. La pectine décomposée par la bactérie Dickeya dadantii révèlerait donc un potentiel inexploité et un intérêt écologique puisque, disponible en grande quantité dans les déchets verts, la réutilisation de la pectine pourrait représenter une alternative au brûlage.
« La lignine et la cellulose, également présentes en grande quantité dans les végétaux, sont déjà utilisées pour fabriquer du bioéthanol. **La pectine pourrait être réutilisée au sein des industries pharmaceutiques et alimentaires**, offrant aux déchets verts une seconde vie profitable à la santé des populations », conclut Sylvie.
1 INSA Lyon/CNRS/Université Lyon 1
2 Modelling the bioconversion of polysaccharides in a continuous reactor: A case study of the production of oligogalacturonates by Dickeya dadantii, Sepulchre JA, Reverchon S, Gouzé JL, Nasser W (2019 February 1)
ndlr :
- que veut dire POS ? Selon https://insb.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/valorisation-des-dechets-vegetaux-par-la-bacterie-dickeya-dadantii oligosaccharides dérivés de la pectine (POS), en français, donc POS est la traduction anglaise ?
Comment faire basculer le système ? Pour l’auteur de cette tribune, il faut « alarmer, sans paniquer » et la naissance d’un « mouvement d’opinion inarrêtable » imposera, in fine, la mutation écologique.
Hubert Védrine, ancien ministre socialiste des Affaires étrangères, est l’auteur de Comptes à Rebours (Éditions Fayard, 2018).
... Avant que Nature meure [1] de Jean Dorst, paru en 1965 (!) m’avait impressionné.
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Cette mutation écologique va susciter des décennies d’inventions scientifiques et technologiques
...
Mettons en place un PIB écologique pour évaluer la valeur patrimoniale de la nature
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[1] Il a été réédité en 2012 dans une édition intitulée Avant que nature meure, pour que nature vive (Éditions Delachaux et Niestle)
ndlr :
- il reste technologiste, élude la sobriété énergétique et ne définit pas ce qu'il entend par "écologiser" ! En effet, l'écologie est la science des écosystèmes, pour moi, écologiser pourrait être veiller à ce que cette science soit systématiquement prise en compte de manière transversale ET systémique.
- mettre un prix à la nature et aux services écosystémiques n'est-elle pas typiquement une fausse bonne idée ? => questionner, approfondir ACT