6 463 ont signé
Tribune collective a lancé cette pétition adressée à Monsieur le President de la Republique
Candidature de Muriel Pénicaud au poste de directrice générale du Bureau International du travail, un danger pour des millions de salarié-e-s dans le monde !
Créée en 1919, l’organisation internationale du travail fut dès le départ fondée sur le postulat qu’une paix universelle et durable ne pourrait se bâtir que sur la base de la justice sociale. Sa devise, « si tu veux la paix, cultive la justice », gravée dans les pierres de ses locaux à Genève est aujourd’hui menacée par la candidature de Muriel Pénicaud à la direction générale de l’organisation. Après avoir recasée son ancienne Ministre du travail comme représentante de la France auprès de l’OCDE, voilà qu’Emmanuel Macron la présente
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Muriel Pénicaud, s’était faite remarquer en tant que DRH chez Danone. Non pour sa gestion sociale, mais par sa capacité à profiter de la souffrance des travailleuses et des travailleurs pour s’enrichir. En 2013, alors qu’elle s’apprêtait à licencier 900 personnes, dont 230 en France, Muriel Pénicaud a réalisé en une journée une plus-value boursière d’un montant de 1,13 millions d’euros. En clair, elle a spéculé sur des licenciements pour faire du fric, soit une prime de 1255 euros par postes supprimés.
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Son bilan rue de Grenelle n’a rien à envier à ses années dorées chez Danone. De la fin des contrats aidés (400.000 emplois supprimés) à la casse du code du travail, en passant par la réforme de la formation professionnelle et la réforme de l’assurance chômage, elle fut l’architecte en chef d’une politique de précarisation et de casse des droits des travailleuses et des travailleurs.
Au passage, et comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même, l’ex-Ministre du travail a profité de la réforme de l’ISF pour récupérer la somme 62 000 euros. Au pays des riches, il n’y a pas de petites économies.
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Premier.es signataires : AKNIN Sarah-Loëlia SUD TAS ; ARIES Paul Politiste, directeur de l’Observatoire International de la Gratuité (OIG) ; AUBRY Manon Députée européenne LFI ; AUTAIN Clémentine Députée LFI ...
Connu / https://twitter.com/CarolineFiat54/status/1458069671412908038
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amishcienfuegos #teaminsoumis mastodon @franfan a retweeté
Caroline FIAT @CarolineFiat54 · 9 nov.
@murielpenicaud à la direction du Bureau International du Travail, un danger" notre tribune collective à lire dans l'@humanite_fr
Pétition à signer de toute urgence ‼‼ ⤵⤵
https://chng.it/jhdDQNRG2d
5 - 64 - 88
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Politique - Temps de Lecture 5 min.
Le maire écologiste de Bordeaux, Pierre Hurmic, s’oppose au chantier défendu par le gouvernement et les régions Nouvelle-Aquitaine et Occitanie.
Juillet 2019. Un TGV entre en gare de Bordeaux Saint-Jean. GEORGES GOBET/AFP
... En septembre, le Conseil d’Etat a validé une nouvelle ligne à grande vitesse portée par le Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) entre Bordeaux et Toulouse cette fois, jusqu’à Dax (Landes). Si Emmanuel Macron avait annoncé, en 2017, qu’il ne souhaitait plus financer ces grandes lignes mais favoriser les « trajets du quotidien », celui de cette nouvelle ligne a été relancé par Jean Castex lors de sa nomination à Matignon.
Le montant du nouveau chantier s’élèverait à 14 milliards d’euros, dont 4 milliards financés par l’Etat, 40 % par les collectivités locales – la Nouvelle-Aquitaine et l’Occitanie – et 20 % par des fonds européens. Cette ligne placerait Toulouse à environ trois heures et dix minutes de Paris, contre quatre heures dix actuellement.
Lire aussi Le dernier obstacle juridique à la ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse a été levé https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/09/28/lgv-bordeaux-toulouse-le-conseil-d-etat-donne-son-feu-vert_6096285_3234.html
Si Carole Delga, présidente (PS) de la région Occitanie, et Alain Rousset, président (PS) de la Nouvelle-Aquitaine, soutiennent le projet, d’autres élus s’y opposent. Notamment ceux du Lot-et-Garonne, qui ont refusé en bloc de participer à son financement.
... Pierre Hurmic, également vice-président de la métropole, a lancé l’offensive contre la réalisation de cette nouvelle ligne ferroviaire. Début novembre, il a lancé un site Internet, Alternative LGV https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?BfFfLA, listant un certain nombre de propositions pour contrer celle de la ligne à grande vitesse. Le site compte déjà 2 700 signataires, dont la maire (Europe Ecologie-Les Verts) de Poitiers, Léonore Moncond’Huy, le président de l’association de défense de l’environnement Sepanso Aquitaine, Daniel Delestre, mais aussi des économistes, agriculteurs, viticulteurs, maraîchers…
« Vision égoïste » de l’aménagement du territoire
A Bordeaux, le sujet s’est rapidement imposé dans le débat politique local. En créant ce site, Pierre Hurmic souhaite « fédérer toutes les oppositions à ce projet inutile ».
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#Melenchon #Lille #MeetingLille - 2 803 vues - 483 - 6 - 43,3 k abonnés - 86 commentaires
Adrien Quatennens était ce mardi 10 novembre l'invité de la matinale de France Bleu Nord et de France 3 Nord Pas-de-Calais.
Le 18 novembre paraîtra en librairie le programme complet, détaillé que nous portons avec Jean-Luc #Melenchon. En attendant, on vous donne rendez-vous ce soir, mercredi 10 novembre, à 19h00 au Gymnase de #Lille #MeetingLille
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Le mardi 9 novembre 2021, Jean-Luc Mélenchon était en duplex sur LCI puis BFMTV après l'allocution d'Emmanuel Macron. Il a dénoncé le double-jeu d'un homme qui est à la fois président de la République et candidat à l'élection présidentielle et expliqué que cela mettait en doute la loyauté de l'élection présidentielle.
Jean-Luc Mélenchon a d'abord expliqué qu'Emmanuel Macron ne respectait pas les recommandations de l'OMS quant à l'injection d'une troisième dose de vaccin. Il a aussi rappelé que ce dernier n'avait rien fait de mesures simples réalisables pour lutter contre l'épidémie, comme la société de roulement ou l'installation de purificateurs d'air.
Le candidat de l'Union populaire a dénoncé le fait qu'Emmanuel Macron avait supprimé 3 millions de chômeurs de ses comptes, mais aussi qu'il annonçait une prétendue hausse du pouvoir d'achat que personne n'avait pu constater dans les faits. Il a aussi dit que les annonces du président étaient anxiogènes, notamment sur la question de l'assurance chômage ou de l'âge de départ en retraite.
Jean-Luc Mélenchon a aussi expliqué qu'Emmanuel Macron comptait mettre sans débat la France dans le nucléaire pour très longtemps avec l'annonce de nouveaux réacteurs EPR en plus de mini-réacteurs. Plus largement, concernant l'énergie, il a expliqué que plutôt que de faire des chèques énergie, il serait préférable de bloquer les prix de l'énergie et de s'en prendre aux profits des fournisseurs plutôt que de gréver le budget de l'État.
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Le 8 novembre 2021, Jean-Luc Mélenchon était l’invité de RTL Matin. Il est d’abord revenu sur la proposition de Montebourg, inspirée de Le Pen et Zemmour, d’interdire les transferts monétaires des familles originaires de pays dont les dirigeants refusent d’accueillir leurs ressortissants tombés sous le coup d’une obligation de quitter le territoire. Le candidat de l’Union populaire à la présidentielle a dénoncé une mesure cruelle, qui ne prend pas en compte la souffrance que représente le fait de quitter son pays. Il a également expliqué que cette mesure était stupide car elle augmenterait les causes du départ si elle était mise en oeuvre. Plus largement, il a dénoncé la perte de temps que représentait le fait de courir après les immigrés plutôt que de les accueillir dignement.
Jean-Luc Mélenchon est également revenu sur la situation sanitaire du pays. Il a dénoncé les errements des macronistes sur la politique qu’ils ont mise en oeuvre face à l’épidémie de Covid-19. Il a aussi rappelé son opposition au pass sanitaire qui donne l’illusion de la sécurité alors qu’une personne vaccinée peut contracter et transmettre la maladie.
Interrogé sur la politique énergétique qu’il mettrait en oeuvre s’il était élu, le candidat de l’Union populaire a expliqué qu’il voulait sortir du nucléaire au plus tard en 2045. Il a affirmé qu’il suivrait sur ce point le scénario Negawatt et qu’à cause du mandat d’Emmanuel Macron, 10 années avaient été perdues. Plus largement, il a rappelé le risque que représente l’énergie nucléaire alors que la France est le seul pays à avoir une centrale en amont de sa capitale, à Nogent.
Jean-Luc Mélenchon répondait ensuite aux questions des auditeurs portant notamment sur le pouvoir d'achat. Il a rappelé sa proposition de blocage des prix des produits de première nécessité et notamment de l'énergie et de l'alimentation. Il a aussi plaidé pour la mise en place d'un coefficient multiplicateur maximum sur les prix dans la grande distribution. Concernant les TPE et PME, il a expliqué que sa politique viserait d'abord à remplir le carnet de commandes. Enfin, il a dit que sa première mesure consisterait à faire en sorte qu'il n'y ait plus un SDF dans le pays à l'hiver 2022 et que chacun ait un toit sur la tête.
Tr.: ... le pouvoir d'achat ... blocage de cinq fruits et légumes ... blocage des prix de première nécessité ...
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Lundi 8 novembre à 14h00, suivez en direct la conférence de presse de Jean-Luc Mélenchon un an jour pour jour après le lancement de sa candidature à l'élection présidentielle. Il donnera les chiffres clés de la campagne et parlera de la sortie de son programme «L'Avenir en commun», en librairie. Participez avec le hashtag #ProgrammeAEC.
Tr.: ... 260 000 parrainages ... 400 correspondants d'immeubles ... programme de l'irruption citoyenne dans tous les compartiments de la vie ... le programme, on l'a ... stratégie de l'Union populaire ... construire des espaces de consensus ... l'union à la base ... un parlement composé d'intellectuels, syndicalistes, associatifs, etc ... le 5/12 ... collectivisme, humanisme ...
#AlloMélenchon : Étudiants, cann🅰️bis, nucléaire, chasse, soignants, végétarisme
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Le 8 novembre 2021, Jean-Luc Mélenchon était sur sa chaîne Twitch (https://twitch.tv/jlmelenchon) pour le premier numéro de sa nouvelle émission : #AlloMélenchon. Pendant près de 2h, il a répondu aux questions des internautes sur son programme posée à l’écrit via le chat de la chaîne Twitch et à l’oral via un Twitter Space créé pour l’occasion.
Le candidat de l’Union populaire à l’élection présidentielle a d’abord présenté son programme, « L’Avenir en commun ». Il a expliqué comment il avait été mis à jour pendant la crise du Covid-19 et réactualisé avec le travail réalisé à l’Assemblée nationale par les députés insoumis, mais aussi avec les 3000 contributions citoyennes reçues, ou encore avec les propositions des associations. Il a ensuite répondu à de nombreuses questions concernant l’école, l’enseignement professionnel, la vie des étudiants, l’enseignement supérieur et la recherche, la chasse, le nucléaire, les parrainages pour l’élection présidentielle, le végétarisme, l’agriculture bio, l’hôpital public, les soignants, ou encore la légalisation du cann🅰️bis.
SOMMAIRE
00:00:00 : Introduction
00:02:20 : Histoire du programme « L'Avenir en Commun »
00:12:13 : École, enseignement professionnel, enseignement supérieur et recherche fondamentale
00:29:16 : Encadrement de la chasse
00:39:08 : Nucléaire et énergies renouvelables
00:52:39 : Parrainages pour l'élection présidentielle de 2022
01:04:19 : Végétarisme, réforme agraire et agriculture biologique
01:11:40 : Hôpital public, condition d'étude et de travail des soignants, déserts médicaux
01:27:07 : Asimov, hologramme et science fiction
01:29:33 : Légalisation du cann🅰️bis
01:32:37 : Recommandation de lecture
01:35:31 : Enseignement supérieur, recherche universitaire et statut des enseignants
01:50:30 : Stratégie sur les réseaux sociaux et conclusion
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Le samedi 6 novembre 2021, Jean-Luc Mélenchon était l’invité de France Culture. Il a expliqué qu’il n’attendait rien de l’allocution d’Emmanuel Macron, qu’il a qualifié de « spécialiste du double-langage » et de menteur dont la parole était décrédibilisée.
Le député insoumis est revenu sur la gestion erratique de la crise sanitaire par les macronistes. Il a expliqué que les ordres et contre-ordres sur les masques et les tests n’avaient pas aidé à améliorer la confiance dans les institutions. Il a rappelé qu’il était lui-même vacciné mais qu’il était opposé au pass sanitaire. En particulier, il a souligné le fait que ce pass sanitaire donnait une fausse impression de sécurité car une personne vaccinée peut porter et transmettre le virus. Plus largement, il a dénoncé les mesures autoritaires prises par le gouvernement qui ont accentué le caractère de monarchie présidentielle de la 5e République.
Jean-Luc Mélenchon s’est également exprimé sur les questions écologiques, expliquant qu’il n’attendait pas grand chose de la COP 26. Il a rappelé qu’en 26 ans, les émissions de CO2 avaient augmenté de 60%. Il a appelé à mettre en œuvre un traité international contraignant les multinationales à respecter les droits sociaux et environnementaux, mais aussi un traité de non-prolifération des énergies carbonées, ou encore sur les grands fonds marins. Il a aussi réaffirmé sa volonté de sortir du nucléaire en 2045 comme le prévoit le scénario Negawatt.
Le candidat de l’Union populaire à l’élection présidentielle a ensuite répondu à des questions d’actualité. Concernant l’affaire Benalla, il a expliqué que les macronistes exprimaient une forme de mépris de l’État. Interrogé sur Bastien Lachaud, il a dénoncé la mise en cause faite par certains de l’honneur d’un homme innocent. À propos de l’élection présidentielle, il a expliqué qu’il avait reçu la moitié des parrainages nécessaires, mais aussi qu’un rapprochement puisse se faire avec les communistes. Il a également affirmé que si les milieux populaires allaient voter, il serait au second tour.
Tr.:* ... Nora Amadi / nouveaux mouvements sectaires ... n'était pas d'accord avec la suppression de la Mivilude ... Nicolas Rousselier historien sur l'état gazeux en politique ... la présidentielle ... enjeu de performance collective / stopper l'abstention ... pb légitimité du candidat ...
Politique
Raquel Garrido : « Jean-Luc Mélenchon a une chance d’être au second tour »
ENTRETIEN. L’élue LFI commente un début de campagne marqué par la percée, dans les sondages, d'Éric Zemmour, « gonflé à l'hélium télévisuel », selon elle.
Publié le 06/11/2021 à 08h00 - Modifié le 07/11/2021 à 09h24 / Par Jacques Paugam
Elle a été de tous les combats de La France insoumise aux côtés de Jean-Luc Mélenchon. À l’aube d’une nouvelle campagne présidentielle, Raquel Garrido, élue municipale de Bagnolet et chroniqueuse chez Cyril Hanouna, analyse les ressorts de cette candidature de la dernière chance. L’acharnement du système médiatique, la bonne affaire des sondages, la fièvre populiste d’Éric Zemmour… Autant d’obstacles entre les tenants d’une VIe République et l’accession au pouvoir. Et pour s’adresser au « peuple », quoi de mieux que de fustiger la bourgeoisie, l’oligarchie ou encore le pouvoir de l’argent ? Mais serait-ce suffisant ?
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Connu / https://twitter.com/RaquelGarridoFr/status/1457032113123958792
#Mélenchon2022
Toutes les deux semaines, Fabrice alias le Stagirite porte un regard décalé sur l'actualité et les stratégies de communication des puissants. L'ironie n'empêchant pas l'analyse rigoureuse.
Présidentielles 2022
Dans notre contexte de pré-campagne, les sondages semblent jouer un rôle déterminant : certaines candidatures sont crédibilisées, d’autres sont déjà qualifiées de “petites candidatures”. Être bien placé dans les intentions de vote, c'est déterminant pour prendre le leadership d’une alliance, capter le “vote utile”, et même pour réclamer des désistements.
Les sondages sont non seulement un enjeu dans la compétition entre organisations politiques, mais aussi dans la compétition interne aux organisations politiques. Avant, pour être désigné candidat, il fallait être bien placé dans l'appareil du parti. Désormais c'est surtout avoir la cote dans les sondages qui permet de faire la différence.
Par un genre de “vote utile interne”, les adhérents ou les sympathisants font leur choix non seulement en cherchant celui qui représente le mieux leur sensibilité, mais aussi en pensant à celui qui est déjà le plus populaire auprès du grand public, afin de l’emporter par la suite.
Aujourd'hui on a donc une situation politique où les partis ne jouent plus de la même manière leur rôle dans la détermination des élites gouvernantes. Situation que le philosophe Bernard Manin appelle la “démocratie du public”.
Dans son livre Principes du gouvernement représentatif, paru en 1995, Manin retrace les origines historiques et théoriques de notre régime politique. Il analyse la manière dont s’organise le rapport entre gouvernants et gouvernés.
À la fin du 18e siècle on pensait que si l’on voulait instaurer une démocratie, un gouvernement du peuple par lui-même, il fallait mettre en place des dispositifs comme la participation directe des citoyens, le tirage au sort des gouvernants, le mandat impératif, la révocabilité des dirigeants. Or le régime dont on a hérité - que Manin appelle "gouvernement représentatif" - a précisément été pensé (par Madison et Sieyès notamment) et construit en opposition à de tels dispositifs démocratiques.
Le gouvernement représentatif est un mélange d'éléments démocratiques, et d'éléments aristocratiques, un mélange entre participation populaire et élitisme. Ce sont bien les citoyens ordinaires qui désignent les dirigeants (élément démocratique), mais une fois élus, les dirigeants prennent leurs décisions de manière autonome (élément aristocratique).
Manin distingue trois grandes époques du gouvernement représentatif : le parlementarisme au XIXe, la démocratie de partis au XXe avec l’installation du suffrage universel, et la démocratie du public vers les années 1970 avec le développement des médias de masse.
Ce qui nous intéresse c’est de savoir si le passage de la “démocratie de partis” à la “démocratie du public” donne plus ou moins d'autonomie de décision aux dirigeants, et aux candidats aux élections. Manin penche pour la première option : dans la démocratie du public, les dirigeants (président, ministres, députés, etc.) gagnent en autonomie sur les citoyens qui les ont désignés, par rapport au temps de la démocratie de partis.
Dans la “démocratie de partis” les partis politiques reflétaient les intérêts de classe, les différents blocs sociaux, et le personnel politique s'y conformait. Les clivages sociaux s’imposaient aux candidats via le parti.
Mais il s’est produit un certain nombre de bouleversements entre l'après-guerre et les années 90 : transformations du monde du travail, le perte d'influence de la religion dans la société, la chute du bloc de l'Est, l'essor d'un média de masse comme la télévision, la moindre affiliation des journaux aux organisations politiques, etc.
On a alors assisté à un effritement des fidélités partisanes : l’électorat se détermine moins à partir de sa condition socio-culturelle qu’au cas par cas, selon le type d’élection, de la personnalité, des thèmes proposés. En d'autres termes, on a un électorat plus volatil.
En “démocratie du public”, l’opinion publique s’éparpille en une multitude d'enjeux, qui ne recoupent pas parfaitement les blocs idéologiques plus homogènes et cohérents que proposent les partis. L’état de l’opinion publique peut ne plus coïncider avec ce que votent les gens.
En contexte de démocratie du public, le candidat est beaucoup plus autonome à l'égard de son organisation : il peut même imposer en partie sa lecture à son parti, réagir plus rapidement à l'actualité ou au dernier sondage, quand la machinerie idéologique d'un parti met beaucoup plus de temps à se transformer. Le candidat potentiel peut donc maintenant se permettre de procéder par tâtonnement, essais et erreurs, à partir de sondages, en lançant des ballons d'essais ou en tentant des coups médiatiques.
Nombreux sont les candidats à la présidentielle qui prennent leur distance avec leur parti, voire créent leur propre mouvement : Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron en 2016, Arnaud Montebourg ou Eric Zemmour aujourd’hui. De son côté Xavier Bertrand quitte les LR en 2017 en faisant le calcul que la sélection du candidat de la droite se ferait par sondages.
Aujourd'hui on vit toujours sous le régime du gouvernement représentatif. Si bien que même dans la "démocratie du public", il demeure un principe élitiste : les gouvernants et les aspirants au pouvoir exercent une certaine domination sur les simples citoyens. Manin explique que ce pouvoir repose notamment sur le fait que l’élite politique a l'initiative dans la proposition d'une offre politique, à laquelle les citoyens ne peuvent pas (ou peu) contribuer et ne font donc que réagir (p. 285).
On aurait pu croire qu'en se débarrassant des partis, de leurs rigidité et de leur hiérarchie bureaucratique, on allait rapprocher l'élite de la base, favorisant ainsi le contrôle des dirigeants par les citoyens.
Mais ce que montre Manin c'est qu'il se passe le contraire : un accroissement de la domination du personnel politique sur les citoyens. Il en est de l’électorat comme du public d'un théâtre : il est seulement spectateur, alors que dans la démocratie de partis, le parti était censé aider ses membres à participer à l'écriture de la pièce. Du moins lorsque les militants parvenaient à contrecarrer la tendance à la rigidification bureaucratique d'une direction peuplée de professionnels de la politique - ce que le sociologue Robert Michels a nommé "la loi d'airain de l'oligarchie".
On comprend que l'enjeu est de trouver la forme d'organisation militante qui présente les avantages des partis sans les inconvénients. Tout spécialement pour les classes populaires ; la bourgeoisie dispose de bien d'autres réseaux pour faire valoir ses intérêts.
L'enjeu est aussi de ne pas laisser à des groupes d’intérêts privés (médias, instituts de sondages) le monopole sur l'organisation du débat public et sur la détermination des critères de mise en avant des candidats.
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C’est moins vrai maintenant que Jadot rapproche ses positions de celles du programme insoumis. De ce côté du tableau, les choses bougent. Cela a un sens politique. Les catégories sociales que Jadot pense attirer rompent avec l’euro-béatitude. Mais aussi avec l’illusion d’un capitalisme indépassable. Notamment la jeune génération, née et grandie dans l’angoisse du changement climatique et de la sixième extinction. Un changement de cette nature est-il possible à droite ? La droite traditionnelle pourrait-elle récupérer un discours de recentrage sur une économie nationale relocalisée ? Elle pourrait alors s’arracher a l’attraction macroniste qui est entièrement construite sur la ligne libérale et eurolâtre qui est assez mal assimilée par les bases de la droite traditionnelle.
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on doit s’attendre à quelques beaux coups tordus. Déjà le service public gouvernemental a donné le « la » en diffusant la veille du premier débat de la primaire LR un documentaire sur « l’affaire Fillon ». Ainsi est injecté dès le départ un parfum qui est censé coller aux basques de LR. La méthode Macron est toute là-dedans : fractionner à fond tout ce qui est en face de lui : de la gauche à la droite, tout réduire en poussière électorale. Pendant ce temps le fond de l’air reste aux thèses de l’extrême droite : 230 articles de presse par jour pour Zemmour depuis septembre, sans compter les heures de télé. La droite s’y perd en répétition et double emploi. Et il faut bien dire que venant de la gauche traditionnelle cela ne vaut guère mieux. Le tournant sur la sécurité et l’immigration de Roussel et Montebourg n’aide guère à desserrer l’étau.
On a le droit de vivre même si on est pauvre
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la lutte pour un droit inconditionnel à l’accès à l’énergie reçoit une aide de poids. C’est la Fondation Abbé Pierre qui lance une campagne pour ce droit. La Fondation, reconnue par tous pour son rôle et son expertise dans la lutte contre la pauvreté et le mal-logement, demande l’abolition des coupures d’électricité. Aujourd’hui, environ 300 000 foyers se font couper l’électricité par an (le dernier chiffre date de 2019) en raison de factures impayés. 300 000 de plus vivent la même chose pour leur abonnement de gaz. Soit 600 000 coupures chaque année. On se souvient comment le fast-cheking de BFM avait prétendu le contraire le soir de mon débat avec Zemmour.
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planification ... protectionnisme ...
Mardi 26 octobre 2021, l’Association négaWatt présentait son 5e scénario de transition énergétique pour la France. Plus de 2000 personnes ont suivi cette présentation publique sur place ou à distance. Le replay vous est proposé ci-dessous (durée : 3h22).
► Téléchargez le diaporama de la présentation https://negawatt.org/IMG/pdf/211026_diaporama_scenario-negawatt_2022.pdf
Déroulé de la présentation
► Ouverture
Dominique Gauzin-Müller, membre de la Compagnie des négaWatts,
Stéphane Chatelin, directeur de l’Association négaWatt.
► L’ambition d’une société plus durable et plus équitable
Au-delà de leurs calculs et modélisations d’ingénieurs, aussi complexes et utiles soient-ils, les scénaristes de l’Association négaWatt ont mis au cœur de leur approche le souhait de rendre la société plus désirable et plus heureuse, à l’image de leur credo : « Léguer des bienfaits et des rentes aux générations futures plutôt que des fardeaux et des dettes ».
Yves Marignac, porte-parole de l’association
► Le scénario négaWatt 2022 en détail
Le scénario négaWatt étudie chaque secteur de consommation (bâtiment, transport, industrie, agriculture) et chaque filière de production d’énergie (renouvelables, fossiles, nucléaire) afin d’envisager une transition possible de notre système énergétique.
Cette présentation est assurée par plusieurs représentant(e)s de l’équipe bénévole et salariée de l’Association négaWatt :
- Bâtiment : Thierry Rieser
- Mobilité : Stéphane Chatelin
- Industrie et biens de consommation : Emmanuel Rauzier
- Agriculture, alimentation et bioénergies : Christian Couturier
- Électricité renouvelable : Thierry Salomon
- Fossiles et nucléaire : Yves Marignac
- Bilan du scénario : Emmanuel Rauzier, Marc Jedliczka, Stéphane Chatelin et Charline Dufournet
► Conclusion Christian Couturier, président de l’Association négaWatt
#France #présidentielles #relocalisation - 16 262 vues - 1,6 k - 27 - 236 k abonnés - 206 commentaires
Écriture et présentation : Tommy Lasserre
Montage & Réalisation : Johann Elbory
Tr: ... relancer le fret ferroviaire ... formation professionnelle ... ingénieur dans le nucléaire ... participation volontaire du plus grand nombre ...
Ndlr : /électricité images des centrales nucléaires ! partialité à dénoncer ACT
... panneaux d’affichage libre, encadrés par le Code de l’environnement à l’article L581-13, et non pas de ceux sous portes vitrés dont la gestion vous est propre, et encore moins des panneaux qui seront installés lors des prochaines campagnes électorales.
...
prévoit que « la surface minimale que chaque commune doit, en vertu des dispositions du deuxième alinéa de l’article L. 581-13, réservée à l’affichage d’opinion et à la publicité relative aux activités des associations sans but lucratif est la suivante : 1. 4 m² pour les communes de moins de 2 000 habitants ; 2. 4 m² + 2 m² par tranche de 2 000 habitants au-delà de 2 000 habitants, pour les communes de 2 000 à 10 000 habitants ; 3.12 m² plus 5 m² par tranche de 10 000 habitants au-delà de 10 000 habitants, pour les autres communes. »
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Le 4 novembre 2021, Jean-Luc Mélenchon était l’invité de BFM Business pour l’émission « Faire réussir la France ». Il était interrogé sur son programme économique par 7 patrons et chefs d’entreprises.
Le candidat de l’Union populaire à l’élection présidentielle a d’abord expliqué qu’il voulait placer la France dans le top 5 des nations pour les énergies renouvelables. Il a rappelé les risques du nucléaire ainsi que son coût réel et a réaffirmé son objectif d’en sortir d’ici 2045. Il a aussi dit tout ce que la France pouvait faire pour développer les énergies renouvelables, notamment en mer : hydroliennes, éolien en mer, énergie houlomotrice…
Jean-Luc Mélenchon a également détaillé les secteurs où la France pouvait faire mieux. Il a notamment parlé de l’économie de la mer et a expliqué qu’alors que la France avait le 2e territoire maritime du monde, elle n’avait pour surveiller ce territoire que l’équivalent de 2 voitures de police pour le territoire hexagonal. Il a également dit que s’il arrivait au pouvoir, il mettrait en place une filière bois puissante en renforçant en particulier la formation professionnelle.
Le candidat de l’Union populaire à l’élection présidentielle a défendu sa proposition de mise en place d’un protectionnisme solidaire, négocié avec les pays concernés, pour relocaliser la production. Il a par exemple posé la question des brevets et a affirmé qu’un brevet découvert par des Français devait rester en France, même en cas de vente de l’entreprise à un pays étranger.
Jean-Luc Mélenchon a rappelé qu’au cours du 20 siècle, la production avait été multipliée par 50 tandis que le temps de travail nécessaire pour réaliser cette production avait été divisée par deux. Il a défendu le fait de diminuer le temps de travail en affirmant que sa politique était de mettre « tout le monde au boulot » en travaillant moins pour travailler tous et travailler mieux.
Défendant le modèle de la Sécurité sociale, le député insoumis a expliqué qu’il consistait à participer selon ses moyens et à recevoir selon ses besoins. Il a affirmé que le niveau de prélèvements obligatoires n’était pas un sujet quand on le mettait au regard de l’utilisation de la dépense publique. Il a aussi rappelé que depuis Chirac, l’État s’était appauvri de 100 milliards d’euros à force de cadeaux fiscaux comme la suppression de l’ISF et la mise en place de la flat tax. Il a par ailleurs défendu le fait que le crédit impôt-recherche soit intégralement utilisé pour financer la recherche fondamentale et universitaire.
Jean-Luc Mélenchon a réaffirmé sa volonté de rétablir la retraite à 60 ans et à taux plein s’il est élu président de la République en 2022. Il a pour cela proposé plusieurs solutions, par exemple payer les femmes comme les hommes grâce à l’augmentation des cotisations. Il a également indiqué qu’il était pour faire en sorte qu’aucune retraite ne soit en-dessous du SMIC.
Après avoir rappelé l’importance fondamentale de la formation professionnelle pour avoir de la main d'œuvre qualifiée de haute qualité en France, il a proposé qu'il y ait au moins un lycée polytechnique par département avec un internat. Il a ensuite indiqué que s’il était élu il ferait en sorte que 1 000 euros soient versés à chaque jeune qui s'inscrit dans une section de l'enseignement professionnel.
Le député insoumis a ensuite mis l’accent sur les salaires en proposant de les augmenter puisque c’est un élément d’attractivité très sérieux. Il a également appelé à améliorer les conditions de travail.
Le candidat à l’élection présidentielle de 2022 a également abordé le thème de l’Espace. Il a rappelé à quel point ce domaine était une opportunité immense pour la France qui possède le 3e port spatial du monde et des compétences importantes en la matière. Il a proposé la création d’une université francophone des métiers de l’espace. Il a également appelé à démilitariser l’espace.
Jean-Luc Mélenchon a enfin indiqué qu’il souhaitait convaincre, à travers sa candidature, qu’une autre manière de faire société est possible. Il a conclu en soulignant que le progrès écologique et le progrès social étaient la condition du progrès économique.
Connu / https://twitter.com/PhiJG07/status/1456358091608502275
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φ Νέμεσις #JLM2022 Triangle rouge pointant vers le bas
@PhiJG07
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4h
#MelenchonEconomie #reussir2022 #UnionPopulaire
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Ndlr : pas un mot sur le pétrole ?
Réseau Action Climat a aimé
Greenpeace France - presse@GPFrancepresse · 8h
[communiqué] En pleine #COP26, la France a été contrainte de reconnaître son soutien à l’inclusion du gaz fossile dans le cadre de la taxonomie verte européenne.
Taxonomie : le double discours de la France enfin révélé
Mise au pied du mur par la fuite de documents, la France a été contrainte de reconnaître son soutien à l’inclusion du gaz fossile dans le cadre de la taxonomie verte européenne. Cet aveu sur
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La catastrophe industrielle de Lubrizol a mis en lumière les inégalités environnementales que subissent celles et ceux que l'on nomme les "gens du voyage". Les aires d'accueil qui leur sont réservées sont généralement à proximité de diverses sources de nuisances.
Photo © Getty / Joel Carillet
Dans son livre « Où sont les gens du voyage ? Inventaire critique des aires d’accueil » paru aux Editions du commun, William Acker propose une approche historique, sociétale et environnementale de la question des aires d’accueil destinées aux « gens du voyage ». Son travail de recensement et d’inventaire fait suite à la catastrophe industrielle de Lubrizol, à proximité de laquelle une aire d’accueil jouxtait la zone Seveso.
Après une action publique et une tribune menées notamment avec l’anthropologue Lise Foisneau, le juriste William Acker s’attèle au recensement de la localisation des aires d’accueil des « gens du voyage » pour démontrer la récurrence des localisations de ces dernières à proximité de lieux pollués tels que les déchetteries, les cimenteries, les autoroutes, les zones industrielles. Cela demeure une gageure de quantifier l’atteinte environnementale.
Ces localisations s’expliquent aussi par le fait d’une certaine volonté à reléguer les « gens du voyage » loin des centres. Grâce à cet inventaire, le constat est sans appel, il y a un caractère systémique dans la mise à l'écart et des atteintes environnementales que subissent les "gens du voyage" ne fait aucun doute. Néanmoins les données sur ce sujet des aires d’accueil dans le domaine de la santé environnementale manquent.
« Les mouvements de justice environnementale ne peuvent ignorer la situation des « gens du voyage » en France tant elle lie intimement les questions de discriminations sociales, raciales et environnementales. » écrit William Acker.
La lecture de ce livre est aussi l’occasion de mieux comprendre les subtilités de ceux et celles que l’on nomme « gens du voyage » en France, de retracer l’histoire juridique, d'évoquer les mémoires et d’envisager les luttes environnementales et sociales à venir.
Les invités William Acker, juriste et Sue Ellen Demestre, membre du collectif des Femmes de l'aire d'accueil d'Hellemmes-Ronchin
Ndlr : la société aurait-elle peur des gens mobiles ? qui ne sont pas "dans le moule" ? Questionner ACT
24 minutes
Adrien Quatennens, coordinateur de La France Insoumise et député du Nord, est l'invité du Grand entretien de la matinale de France Inter.
Faut-il se réjouir que la France s’affirme comme “la locomotive de la zone euro”, comme le dit le quotidien “Les Echos” ? “Magnifique, tout va bien !”, ironise Adrien Quatennens. “Non, pardon, j’aimerais bien moi aussi parfois participer à ce grand concert de trompettes et de tambours qui salue les succès du gouvernement. On est dans une France où 8 millions de personnes ont besoin de l’aide alimentaire, 2 millions qui y ont recours, 1 million de plus que l’année dernière. Un Français sur trois a du mal à payer son loyer, un sur cinq déclare devoir sauter des repas. Si vous voulez dire que tout va bien, ce n’est pas mon cas.”
"Nous manquons en France de création d’emplois pérennes"
“Sur la situation de l’emploi, on entend que le chômage baisse, mais dans le même temps il y a plus d’inscrits à Pôle Emploi, c’est magique. Le chômage à la faveur d’une explosion de la précarité de l’emploi”, assure le député. “Si vous alternez des contrats courts et des périodes de chômage, vous sortez des statistiques et donc le gouvernement peut dire : le chômage baisse. La vérité, c’est qu’il y a plus d’inscrits à Pôle Emploi aujourd’hui qu’il n’y en avait l’année dernière à la même période, et plus qu’au début du quinquennat de M. Macron. Par ailleurs, ce sont celles et ceux qui subissent le plus ces contrats précaires qui auront à connaître les effets délétères de la réforme de l’assurance chômage, qui va pénaliser ceux qui alternent entre contrats courts et chômage.”
... “Si vous arrivez à vous satisfaire d’une situation où 86 % des contrats signés sont des contrats courts, pas moi. Je crois qu’on a un vrai problème d’explosion de la précarité de l’emploi.”
Quid de ces emplois qui ont à l’inverse du mal à trouver des personnes à recruter ? “On nous parle souvent d’une manne d’emplois non pourvus. Mais si vous faites le ratio entre le nombre d’emplois non-pourvus et le nombre de chômeurs disponibles, vous avez un emploi non-pourvu pour 25 chômeurs disponibles. Donc même si on appliquait la méthode Macron qui consiste à vouloir pourchasser tous les chômeurs pour leur faire traverser la rue, de l’autre côté du trottoir ils ne trouveront pas systématiquement un emploi.”
Quelles propositions fait la France insoumise sur ces questions ? “Si vous voulez faire relancer l’activité et l’emploi dans ce pays, il faut diminuer le temps de travail : travailler moins, pour travailler mieux, pour travailler tous. Il faut aussi engager cette grande planification écologique que nous appelons de nos vœux, et instaurer un mécanisme de garantie de l’emploi. On fixe un cap, c’est le plein emploi.”
"Plus personne dans ce pays ne doit vivre sous le seuil de pauvreté"
Sur le “contrat engagement jeune”, annoncé mardi par le gouvernement, il estime qu’il n’y a aucun problème pour le gouvernement “quand il s’agit de faire des cadeaux aux plus riches, 50 milliards de cadeaux fiscaux en tous genres”, mais pour les jeunes, “M. Macron c’est comme ce bon vieux copain que vous invitez à votre anniversaire, qui a récupéré dans un placard un vieux cadeau qu’il a réemballé, et qui vous a fait croire qu’il venait de l’acheter”. “Quand les jeunes font la queue dans les banques alimentaires, il récupère un dispositif qui existait déjà, la garantie jeune. Il y a quelques semaines, on prévoyait d’aider avec ce dispositif plus d’un million de personnes, et résultat des courses c’est 400.000. Au total, si vous avez 1,4 million de jeunes qui ne sont ni étudiants, ni salariés, ni stagiaires, seuls 400.000 pourront bénéficier de 500 euros sous conditions.”
“Pour tous les jeunes en fac et en lycée professionnel, nous proposons une allocation d’autonomie à 1.063 euros”, explique le député LFI. “Pourquoi 1.063 euros ? Parce que c’est le seuil de pauvreté. On a besoin que les jeunes qui étudient puissent le faire sans devoir se saigner dans des tâches précaires, et puissent être autonomes.” Pour lui, l’objectif plus largement c’est que “plus personne dans ce pays ne vive sous le seuil de pauvreté. La grande puissance qu’est la France, qui a enrichi considérablement ses milliardaires, ne peut pas tolérer que sa jeunesse notamment vive sous le seuil de pauvreté.”
Légende du visuel principal: Adrien Quatennens © AFP / Joel Saget
Les invités Adrien Quatennens, Député La France insoumise du Nord
Ndlr : excellente intervention aussi sur le scénario négaWatt, la sobriété énergétique, les grévistes de la faim de Calais, accords du Touquet, les causes des migrations, en finir avec les accords de Dublin, endiguer le changement climatique, la France puissance médiatrice (???), etc.
Durée de lecture : 6 minutes
Clés : COP26 Climat Monde
À Glasgow, M. Macron a vanté son action et celle de l’Union européenne. Mais en sous-main, la France manœuvre avec la Pologne et la Hongrie pour faire reconnaître le gaz — et le nucléaire — comme des énergies « vertes ».
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les jeunes militants d’Action non violente COP21 (ANV-COP21) sont déterminés ... Charles de Lacombe, l’un des porte-parole ... déroulent une bannière jaune accusatrice : « Climate Emergency, Macron Guilty » (Urgence climatique, Macron coupable). Derrière eux, d’autres brandissent, tête à l’envers, une dizaine de portraits officiels d’Emmanuel Macron décrochés dans les mairies françaises depuis février 2019 pour dénoncer son inaction environnementale. ... Marie Cohuet prend la parole ... Condamnation de l’État français dans l’Affaire du siècle, torpillage de la loi Climat, soutien au projet pétrolier de Total en Ouganda, extensions d’aéroports dans plusieurs villes, tapis rouge déroulé à Amazon… La militante déroule un réquisitoire sévère ... « La France n’est pas à la hauteur des enjeux ni même des objectifs qu’elle s’est fixée »
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Pour promouvoir le nucléaire, la France accepterait de faire passer le gaz comme une énergie "verte"*
...M. Macron d’autant plus critiquable que, comme l’a révélé une journaliste de Contexte, Anna Hubert, le président de la République mène un double jeu : pour obtenir que le nucléaire soit inclus dans la « taxonomie verte » européenne des investissements jugés écologiques, la France aurait cosigné un texte avec la Pologne, la Hongrie et la Tchéquie afin de faire accepter le gaz - un combustible fossile - dans cette liste conjointement avec le nucléaire
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