38 jours, c’est le temps qu’aura duré la grève de la faim entamée par Anais et Ludovic au sein de l’église Saint-Pierre à Calais, pour dénoncer les traitements inhumains et dégradants que subissent les personnes exilées à Calais et pour demander l’arrêt des expulsions.
Le couple de grévistes était également accompagné d'un prêtre de 72 ans, le père Philippe Demeestère, qui a rompu sa grève au bout de 25 jours.
Malgré tout, l’État est resté sourd à leurs revendications. Pire : les autorités ont même fait fermer un centre d’hébergement d’urgence qui pouvait accueillir jusqu’à 300 personnes.
Le couple de grévistes est monté à Paris cette semaine à l’occasion d’une soirée de soutien organisée pour Mimmo Lucano, l’ancien maire de Riace en Calabre, condamné à 13 ans de prison pour “ incitation à l’immigration illégale” ! Oui vous avez bien entendu 13 ans de prison et 500.000 euros d’amendes pour avoir fait preuve d’humanité en accueillant des réfugiés.
Notre journaliste Taha Bouhafs a profité de la venue d’Anais et Ludovic à Paris pour aller à leur rencontre et leur poser quelques questions.
*Tr.: ... le médiateur n'était pas neutre, il n'a pas cherché à nous écouter, il a dispensé son discours ... pétition (-> https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?29_IVw ) ... soutien d'Emmaüs ... on veut un retour des droits fondamentaux en fr ...
L’année dernière, alors que le premier confinement donnait à toute la bourgeoisie intellectuelle des envies de Révolution pour un « monde d’après » plein de bons sentiments, on se demandait dans les journaux et sur les plateaux télé si les personnes essentielles étaient en fait celles et ceux qu’on croyait. Car en un seul confinement national, tout ce que le pays comptait de « CSP plus », c’est-à-dire les cadres dirigeants, les DRH, les intellectuels, se retrouvaient chez eux ou dans leur résidence secondaire, les bras croisés.
Pendant ce temps, souvenez-vous, les « premiers de corvées » trimaient pour faire tourner les usines, les commerces essentiels, les hôpitaux ou encore les transports en commun. La bourgeoisie a eu la larme à l’œil face à ces gagne-petit que d’ordinaire elle ne voit jamais, Macron a concédé une petite prime défiscalisée, et hop, au charbon les gueux.
Le débat sur l’utilité des travailleuses et des travailleurs dans le pays n’aura duré que quelques semaines et c’est bien dommage. Mais encore plus ennuyeux : celui sur l’utilité de celles et ceux qui pouvaient rester chez eux en pleine crise pandémique n’a quasiment pas été abordé. Même au plus fort du Covid, personne ne s’est demandé ce qu’il en était de l’utilité des patrons. Ils sont passés à travers les mailles de la critique de l’utilité sociale des professions, ce qui confirme ce qu’ils sont devenus, dans la France des années 2020 : des divinités intouchables, si sacrées que plus personne ne se permet de les critiquer.
D’ailleurs, ils ne sont plus des patrons mais des « entrepreneurs ». Quelle différence ? En pratique, aucune : ce sont ceux qui dirigent les entreprises de l’économie capitaliste. Dans les croyances, c’est la nouvelle lessive qui a repeint la bonne vieille bourgeoisie en héroïne des temps modernes : quand le patron domine, l’entrepreneur entreprend. Entreprend quoi ? La mise au travail des autres pour en tirer une plus-value, pour lui et ses actionnaires.
Tr.: ... Thomas Coutrot, livre "Libérer le travail, pourquoi la gauche s'en moque et pourquoi ça doit changer" ...
18 novembre 2021 à 09h43 Mis à jour le 19 novembre 2021 à 09h45 - Lorène Lavocat (Reporterre)
Présidentielle
Bifurcation écologique, VIe République, partage des richesses... L’Avenir en commun, le nouveau programme de la France insoumise pour la présidentielle, est sorti. Comme en 2017, il prend une orientation écologiste.
« Construire une société d’entraide ayant pour but l’harmonie des êtres humains entre eux et avec la nature. » Voilà comment le candidat Jean-Luc Mélenchon résume la « vision du monde pour le futur » portée par l’Union populaire, nouvelle mouture de la France insoumise pour la présidentielle de 2022. Jeudi 18 novembre, elle a lancé son livre-programme : 60 000 exemplaires parus aux éditions du Seuil, imprimés en France sous le label écolo Imprim’vert — « éco-responsabilité » oblige — et vendus 3 euros en librairie.
Au premier abord, L’Avenir en commun — c’est son nom, le même qu’en 2017 — s’inscrit dans la droite ligne de ce dernier : on retrouve le même cépage insoumis et la même vinification, en mode coopérative. Tous les ingrédients de base du « populisme de gauche », comme le décrit le sociologue Manuel Cervera Marzal, sont réunis. « Il se décline dans les mots du programme, explique le chercheur, qui a récemment publié une sociologie de la France insoumise. Les références de gauche ont presque complètement disparu — le terme “gauche” est lui-même absent — alors que les termes liés au “peuple” se sont multipliés. Le populisme cherche en effet à retraduire le clivage droite gauche dans une grammaire “peuple versus oligarchie”. »
Danièle Obono, Mathilde Panot, Manon Aubry et Caroline Fiat lors d’un meeting des Insoumis en octobre. © Moran Kerinec/Reporterre
« Il ne s’agissait pas de repartir d’une page blanche », confirme Clémence Guetté, qui a coordonné le travail programmatique, à Reporterre. Les fondamentaux de 2017 — VIe République [1], planification écologique et partage des richesses — sont toujours présents. Le programme a cependant été largement « réactualisé », à travers des contributions de militants, des auditions avec des associations, des syndicats, des intellectuels…
Nouveauté : la défense des biens communs — eau, air — contre la privatisation
À l’arrivée, le cru 2022 se révèle donc plus charpenté, aux arômes plus complexes que le précédent : 160 pages, 14 chapitres et quelque 600 propositions, soit le double du programme antérieur. « Nous avons voulu prendre en compte tout ce qui s’est passé durant le quinquennat d’Emmanuel Macron, explique Clémence Guetté. Nous avons des mesures visant à abroger certaines lois macronistes — sur l’état d’urgence, sur la réforme de l’assurance chômage — mais aussi des propositions reprises des mobilisations sociales des Gilets jaunes, de #MeToo, de la Convention climat. » Principale revendication du mouvement des ronds-points, le RIC (référendum d’initiative citoyenne) figure ainsi en bonne place dans la section dédiée à la démocratie. Un chapitre entier est également consacré aux leçons à tirer de la pandémie.
Côté écologie, la transition s’est mutée en « bifurcation », signe de la radicalité du tournant à entreprendre selon les mélenchonistes. La méthode, en revanche reste la même qu’il y a cinq ans : la planification écologique. « Nous avons renforcé notre travail à ce sujet, en réfléchissant à sa mise en œuvre concrète », précise Mme Guetté. Elle passerait ainsi par une ré-organisation du territoire, autour des communes. Une forme de décentralisation, chère à Europe Écologie-Les Verts (EELV) ? « L’État reste le stratège, et fixe les objectifs, répond Mme Guetté. Mais nous voulons redonner plus de poids et de moyens aux communes, en supprimant les mégarégions et les métropoles technocratiques. »
Nadine, Gilet jaune, à Montpon-Ménestérol (Dordogne), en 2019. Les Insoumis ont repris des propositions de cette mobilisation sociale, comme le RIC. © Émilie Massemin/Reporterre
Autre nouveauté, la défense des biens communs — eau, air — contre la privatisation. L’Avenir en commun s’appuie ainsi largement sur le travail des vingt-trois parlementaires insoumis, reprenant par exemple les préconisations de la commission d’enquête sur l’eau ou la proposition de loi sur la forêt menées par Mathilde Panot.
Les Insoumis ont également revu leur position sur l’Europe, sous l’impulsion entre autres des eurodéputés Manon Aubry et Manuel Bompard. Plus question de sortir immédiatement des traités européens, l’heure est à la désobéissance : « Il existe de nombreux mécanismes, aujourd’hui utilisés par des gouvernements de droite, pour désobéir aux institutions européennes, précise Mme Guetté. Il faut trouver une voie entre le Frexit et la soumission aveugle aux traités néolibéraux. » Le programme propose ainsi de « conditionner la contribution française au budget de l’UE », ou d’« utiliser le droit de veto de la France, par exemple pour refuser tout nouvel accord de libre-échange ».
Mélenchon relance sa campagne dans un grand bain populaire
Déjà bien fourni, L’Avenir en commun devrait s’enrichir, dans les mois à venir, de « plans d’action » détaillés sur plusieurs thématiques — l’Europe, la lutte contre les féminicides et les relocalisations — et d’un chiffrage budgétaire précis. Le but, affiché par M. Mélenchon dans sa préface du livre : disposer d’un programme « prêt à l’emploi ». Pour Mme Guetté, c’est aussi un gage de confiance : « Nous ne mentons pas à nos électeurs, nous leur expliquons précisément ce que nous allons faire une fois élus. » La publication relativement précoce de ce programme — les autres partis en sont encore à l’étape d’élaboration — doit également permettre à Jean-Luc Mélenchon de prendre une longueur d’avance sur ses concurrents à gauche.
La volonté des Insoumis est de « remettre les idées en avant »
« Le programme de la France insoumise, en 2017 et certainement en 2022, est celui qui est le plus fouillé, le plus chiffré de tous les partis, constate pour sa part M. Cervera Marzal. Il renoue ainsi avec une tradition de la gauche du XXe siècle — celle du programme commun ou du Front populaire — qui s’est progressivement érodée. Ces trente dernières années, les partis ont plutôt eu tendance à avoir des programmes de plus en plus légers, en se concentrant plutôt sur la communication et la personnalisation autour du candidat. » De moins en moins de votants s’intéressent de près aux programmes. Pour le chercheur, cette volonté des Insoumis de « remettre les idées en avant » vise un double objectif : « Ils font le constat d’une impasse à gauche, et de la nécessité de refonder un projet politique, notamment à travers un programme », estime-t-il. D’autre part, ce programme collaboratif doit permettre de « contre-balancer l’hyperpersonalisation autour de Mélenchon ». En d’autres termes, les militants peuvent ainsi soutenir à celles et ceux que la personnalité du leader hérisse qu’il ne s’agit pas de voter pour un homme, mais pour des idées.
C’est maintenant que tout se joue…
La communauté scientifique ne cesse d’alerter sur le désastre environnemental qui s’accélère et s’aggrave, la population est de plus en plus préoccupée, et pourtant, le sujet reste secondaire dans le paysage médiatique. Ce bouleversement étant le problème fondamental de ce siècle, nous estimons qu’il doit occuper une place centrale et quotidienne dans le traitement de l’actualité.
Contrairement à de nombreux autres médias, nous avons fait des choix drastiques :
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-celui de l’ouverture : tous nos articles sont en libre accès, sans aucune restriction. Nous considérons que l’information est un bien public, nécessaire à la compréhension du monde et de ses enjeux. Son accès ne doit pas être conditionné par les ressources financières de chacun. - celui de la cohérence : Reporterre traite des bouleversements environnementaux, causés entre autres par la surconsommation, elle-même encouragée par la publicité. Le journal n’affiche donc strictement aucune publicité. Cela garantit l’absence de lien financier avec des entreprises, et renforce d’autant plus l’indépendance de la rédaction.
Notes
[1] Une Assemblée constituante serait convoquée et chargée de rédiger une nouvelle Constitution.
Clés : Présidentielle Politique
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Le mercredi 17 novembre 2021, Jean-Luc Mélenchon était l’invité du 20H de TF1 à la veille de la sortie en librairie de son programme présidentiel : « L’Avenir en commun ». Toutes les informations : https://melenchon2022.fr/programme/.
Le candidat de l’Union populaire à l’élection présidentielle est d’abord revenu sur le pass sanitaire. Il a expliqué qu’il l’abrogerait s’il était élu et a dénoncé un outil qui apporte un faux sentiment de sécurité puisqu’une personne vaccinée peut contracter et transmettre la maladie. Il a appelé à prendre d’autres mesures plus efficaces pour la santé des Français : moratoire sur les fermetures de lits d’hôpitaux et rétablissement de la gratuité des tests Covid.
Jean-Luc Mélenchon a ensuite expliqué vouloir faire cesser la maltraitance sociale dans le pays. Il a proposé des mesures de son programme pour le faire : augmenter le SMIC à 1400€, garantir que pas une retraite ne sera en-dessous du SMIC pour une carrière complète, créer une allocation d'autonomie de 1000€ pour les jeunes qui étudient.
Pour faire face à l'augmentation des prix du carburant, le candidat de l'Union populaire a dit qu'il y avait deux méthodes. D'un côté, la méthode Castex, consistant à prendre 5 milliards d'euros au Trésor public pour diminuer l'impact de la hausse des prix tout en garantissant les profits des fournisseurs d'énergie ; de l'autre, la méthode qu'il propose avec le blocage des prix pour limiter les profits des fournisseurs d'énergie et garantir une baisse des prix pour les consommateurs.
Enfin, Jean-Luc Mélenchon a défendu l'idée d'une loi d'urgence sociale pour titulariser les 800.000 contractuels de la fonction publique et fixer un niveau maximum de CDD à 10% dans les TPE-PME et à 5% dans les grandes entreprises. Il a, plus largement, appelé à en finir avec la misère, expliquant que 8 millions de personnes avaient recours à l'aide alimentaire et que 12 millions de personnes étaient en situation de précarité énergétique et n'avaient pas les moyens de se chauffer.
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Message de Jean-Luc Mélenchon publié le 18 novembre 2021 à l'occasion de la sortie en librairie de son programme présidentiel : «L'Avenir en commun».
Le candidat de l'Union populaire à l'élection présidentielle explique que ce programme a déjà été validé par le vote de 7 millions de personnes, puis mis à jour depuis lors. Il rappelle qu'il a été construit avec des personnalités du monde associatif. Il appelle à se le procurer dans une librairie et à organiser des points de vente de ce programme, en particulier du vendredi 19 au dimanche 21 novembre. Toutes les infos : https://melenchon2022.fr/programme/.
Le second message que fait passer Jean-Luc Mélenchon dans cette vidéo, c'est la tenue d'un meeting à Paris le 5 décembre auquel il invite tout le monde à participer. Il appelle à s'inscrire sur la plateforme «Action populaire» pour permettre d'évaluer correctement les choses et moduler la salle en fonction du nombre d'inscrits. Toutes les infos : https://melenchon2022.fr/2021/12/05/meeting-de-lunion-populaire-a-paris-avec-jean-luc-melenchon/
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#DettePublique #Chantage #Escroquerie - 21 714 vues - 4,2 k - 44 - 60,5 k abonnés - 497 commentaires
"La France a vécu au-dessus de ses moyens", "le pays est en faillite", vous avez forcément déjà entendu ces poncifs. La France est gravement endettée, et par conséquent, cela justifie tous les sacrifices économiques ! Mais qu'en est-il vraiment ? Est-ce que ce chantage omniprésent à la dette publique n'est pas simplement un outil de propagande économique à l'usage des néolibéraux, raffolant des mesures d'austérité ?
Sources :
▶ÉLUCID, le site : https://elucid.media/ (pour des graph' et des analyses éco fiables et super claires)
▶ÉLUCID, la chaine : https://www.youtube.com/c/%C3%89LUCID...
📍ERRATUM à 1 min 45 : Les cotisations sociales ne font pas partie au sens strict du budget de l’Etat mais d’un budget distinct, celui de la sécurité sociale.
◦ MON BLOG : https://francois-boulo.fr/
Ndlr : c'est EXACTEMENT ce que dit LFI et JLM ++ Valoriser ACT
Par un communiqué du 22 octobre 2021, Mme Christelle Morançais, présidente du Conseil régional des Pays de la Loire, se prononce en faveur de l'implantation d'une "petite centrale nucléaire" (SMR, acronyme de Small Modular Reactor) à Cordemais, entre Nantes et Saint Nazaire. Mais a-t-elle conscience de l'absurdité et de la dangerosité de sa proposition?
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Proposée par Sortir du nucléaire Pays nantais
En partenariat avec Au 2 novembre 2021: Comité Bure en Retz, NDDL Poursuivre ensemble, Sortir du nucléaire 49, Sortons du nucléaire Mayenne, Sortir du nucléaire 72, Association pour la cohérence environnementale en Vienne (ACEVE), Stop nucléaire 56 Trawalc'h, Fédération antinucléaire Bretagne (FAN Bretagne), Collectif anti-nucléaire Ouest (CAN ouest), Collectif Loire Vienne Zéro nucléaire (Collectif LVZn), Réseau Sortir du nucléaire, Tchernoblaye-ADN33, Collectif Arrêt du nucléaire
...
ne verrait le jour, au mieux, qu'en 2035 :
- bien trop tard pour assurer la continuité de l'activité de production électrique de la centrale thermique à flamme de Cordemais dont la fermeture est programmée plus tôt (2024 ou 2026),
- bien trop tard face à l'urgence climatique.
Par ailleurs, le coût du kWh issu de SMR serait hors de prix par rapport au coût du kWh issu des énergies renouvelables.
Mme Morançais, dans son communiqué (https://www.paysdelaloire.fr/sites/default/files/2021-10/cp_21-10-22_region_une-petite-centrale-cordemais.pdf ), prétend de façon irresponsable que ce type de réacteur nucléaire serait, entre autres, “utile pour l'environnement” et “propre”. Elle semble ignorer l'existence des déchets radioactifs ingérables et de la production continue d’effluents radioactifs liquides et gazeux, nocifs pour la santé, tout comme elle semble ignorer les risques de catastrophe nucléaire rendant la vie impossible sur un territoire.
Cette annonce s’ajoute à un subventionnement scandaleux aux industriels du nucléaire (Naval Group, CEA, etc.) par le Conseil régional des Pays de la Loire qui dure depuis plus de 10 ans!
...
Ce jeudi 18 novembre, le Haut Conseil pour l’Avenir de l’Assurance Maladie (HCAAM) étudiait un projet de rapport sur l’assurance maladie de la Sécurité sociale et les complémentaires santé (mutuelles et assurances). Ce rapport donne raison à l’Avenir en Commun. En effet, selon ce qu’on peut en lire dans la presse, puisqu’il n’est pas public, sa conclusion est que l’intégration des complémentaires privées dans la Sécurité sociale serait une mesure à la fois efficace sur le plan de la santé publique et économe financièrement. C’est précisément le scénario « 100% sécu » que j’étais le seul candidat à défendre dans la précédente élection présidentielle et qui se retrouve à nouveau dans notre programme pour 2022. La pandémie a réveillé quelques grandes consciences dans le monde de la santé apparemment. Tant mieux !
On découvre que le droit universel à la santé et d’accès aux soins n’est pas un coût, mais au contraire un bénéfice pour la société
...
pour les 100% remboursé par la sécu, le seul vote disponible en avril prochain, c’est l’Avenir en Commun !
... Jean Jacques Bourdin ... entretien ... après trois ans d’absence dans la matinale de BFM ... la Chine comme prête à intervenir militairement pour « envahir » Taïwan
...
sur la manifestations en faveur des ouïghours ... Clémentine Autain nous y représentait. Les droits des Ouïghours doivent être respectés et aussi ceux des Rohingyas (en Birmanie). J’ai toujours défendu la liberté et la dignité humaine. Ce qui ne veut pas dire que je m’alignerai sur ceux qui parlent de génocide, ce que ne fait aucune grande ONG. Et cela ne fera pas de moi un partisan de la guerre froide avec la Chine, j’y suis absolument opposé ! »
...
réaffirmation du statu quo semble la meilleure des solutions
...
si exotique que puisse paraitre le sujet, dans la mesure où il implique les deux premières puissances du monde actuel , il ne faut jamais laisser passer la propagande visant à banaliser l’idée d’un conflit avec la Chine. Surtout pour laisser ranger la France dans le camp le plus absurde qu’incarnent Taiwan et les USA.
Ndlr : est-ce qu'être pour le statut quo c'est être pour la chine ? ACT
Mélenchon 2022 a aimé
France insoumise Culture @Culture_Fi · 13h Cercle rouge EXCLUSIVITÉ : @MMendiharat
et @victoiredlm vous présentent les mesures culture de l'Avenir en commun, le programme de @JLMelenchon qui sort aujourd'hui en librairie.
2,3 k vues - 2:37 - De Bastien Parisot - 3 - 92 - 139
Tr.: ... porter budget à 1 % du PIB ... abroger le PASS CULTURE ... grand plan de formation dans la médiation culturelle de proximité ... reprendre les grands travaux ... de réels droits sociaux ... un service public pour de réels droits humains ... arrêt des discriminations ... le temps libre affranchi du capitalisme ...
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Le lundi 15 novembre, Jean-Luc Mélenchon était à l'université de Lille pour une conférence étudiante. Il a d'abord répondu aux questions concernant son engagement politique et il a expliqué que les campagnes électorales étaient de forts moments de politisation qui permettent de se forger une opinion politique. Il a appelé à faire des campagnes honnêtes, sur la base d'un programme, et a rappelé que les équipes qui l'entourent sont constituées de militants aguerris.
Le candidat de l'Union populaire à l'élection présidentielle est ensuite revenu sur la manière de faire campagne. Il a dénoncé la pression médiatique permanente sur les mots ou les images, expliquant que s'il chantait une chanson à la fin d'un meeting, il avait droit à des photos de lui la bouche ouverte. Il a souligné les aspects positifs de la période, où les réseaux sociaux permettent de contourner l'officialité médiatique.
Jean-Luc Mélenchon a ensuite parlé du financement de son programme. Il a d'abord expliqué que la dette publique n'était pas un problème aussi important pour notre pays que la dette privée. Il a souligné que le vrai danger dans l'économie capitaliste financiarisée était justement la dette privée. Le député insoumis a rappelé que la France avait une dépense publique plus élevée que d'autres pays car nous avons aussi davantage de droits, comme la Sécurité sociale. Il a également annoncé vouloir non seulement rétablir l'impôt sur la fortune mais aussi le rendre modulable de manière à ce qu'il rapporte non pas 3 milliards d'euros mais 8 milliards d'euros.
Concernant les étudiants, Jean-Luc Mélenchon a réitéré sa proposition d'allocation d'autonomie de 1063€ pour les jeunes qui y étudient et ne sont pas dans le foyer fiscal de leurs parents. Il a expliqué que cela permettrait aux jeunes d'étudier à 100%, sans devoir travailler à coté et que cet argent sera ensuite réinvesti dans l'économie, ce qui permettra d'amorcer un cycle vertueux.
Le candidat à l'élection présidentielle de 2022 a également fait le bilan de la COP26. Il a souligné que presque rien n'était ressorti de cette conférence alors que le changement climatique est commencé et irréversible. Il a rappelé que le grand problème des événements comme la COP26 était qu'il n'y a pas d'engagements contraignants qui sont pris. Jean-Luc Mélenchon a invité à mettre en place une diplomatie altermondialiste qui proposera des traités contraignants en matière écologique. Comme un traité de non-prolifération des énergies carbonées. Il a indiqué que nous avions besoin de planification sur la question écologique, pour récupérer morceau par morceau notre autonomie. Par exemple en matière alimentaire : récupérer notre souveraineté et produire bio exige de planifier. Il a également proposé de mettre en ouvre la planification écologique au niveau de l'État et de décider de l'application concrète au «goutte à goutte» au niveau de la commune.
Interrogé sur les questions de sécurité, Jean-Luc Mélenchon a tout d'abord rappelé que 560 personnes meurent chaque année sur leur poste de travail et 1 200 personnes meurent à cause du travail et qu'on ne parlait jamais de cette insécurité là. Il a évoqué sa mesure pour dissoudre la BAC, qui comprend 7 000 personnes censées faire du flagrant délit quand la police judiciaire compte uniquement 5 000 personnes pour mener des enquêtes au long-cours. Il a appelé à recruter davantage de monde pour mener des enquêtes.
Il a ensuite indiqué que la logique fondamentale du républicanisme était la liberté et qu'il était donc pour inscrire dans la Constitution le droit à l'IVG, le droit à mourir dans la dignité et le droit de choisir son genre. Enfin pour lutter contre l'abstention des jeunes Jean-Luc Mélenchon a proposé le vote obligatoire avec la reconnaissance du vote blanc ainsi que le droit de vote à 16 ans mais sans obligation de participer aux élections.
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Mardi 16 novembre 2021, suivez en direct la conférence de Jean-Luc Mélenchon à l'ESSEC. Participez sur les réseaux sociaux avec le hashtag #MelenchonESSEC.
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Emmanuel Macron a annoncé mardi la relance de la construction de réacteurs nucléaires tout en continuant à développer les énergies renouvelables et économiser l’énergie « pour garantir l’approvisionnement électrique » et atteindre la neutralité carbone en 2050. Mais le nucléaire est-il indispensable pour réaliser cet objectif ? Non, répondent les scénarios prospectifs, y compris celui de RTE paru fin octobre.
Allocution d'Emmanuel Macron le 9 novembre 2021.
PHOTO : Adrien Fillon / Hans Lucas via AFP
« Si nous voulons payer notre énergie à des tarifs raisonnables et ne pas dépendre de l’étranger, il nous faut tout à la fois continuer d’économiser l’énergie et d’investir dans la production d’énergie décarbonée sur notre sol », a déclaré Emmanuel Macron dans son « adresse aux Français » mardi soir. C’est indiscutable. Très contestable en revanche est la conclusion qu’il en tire, habillée des apparences du raisonnement logique : « C’est pourquoi nous allons relancer la construction de réacteurs nucléaires. »
Construire de nouveaux réacteurs et, pour commencer, lancer un programme de mise en chantier de six EPR 2 durant cette décennie, est...
« Si nous voulons payer notre énergie à des tarifs raisonnables et ne pas dépendre de l’étranger, il nous faut tout à la fois continuer d’économiser l’énergie et d’investir dans la production d’énergie décarbonée sur notre sol », a déclaré Emmanuel Macron dans son « adresse aux Français » mardi soir. C’est indiscutable. Très contestable en revanche est la conclusion qu’il en tire, habillée des apparences du raisonnement logique : « C’est pourquoi nous allons relancer la construction de réacteurs nucléaires. »
Construire de nouveaux réacteurs et, pour commencer, lancer un programme de mise en chantier de six EPR 2 durant cette décennie, est-ce indispensable pour garantir l’approvisionnement électrique de la France ? A chaque seconde de chaque heure de chaque journée de chaque année, y compris par une nuit d’hiver glaciale et sans vent ? Sur un plan technique et industriel, la réponse est tout simplement non.
C’est ce qu’a démontré l’étude publiée en janvier dernier par RTE, le gestionnaire du réseau public de transport de l’électricité en France et l’AIE (l’Agence internationale de l’énergie). D’autres analyses tout aussi solides parviennent à la même conclusion : celles de l’Ademe, l’une déjà parue en 2015 et l’autre à paraître mi-novembre, celles, depuis 2010, de l’association négaWatt, dont l’actualisation a été publiée fin octobre et, enfin, celle d’une équipe de chercheurs du Cired fin 2020. Les mésaventures d’Homer Simpson, dont l’éolienne ne fournit pas de courant quand il en a besoin, font bien rire, mais ce n’est pas comme ça qu’un système électrique 100 % renouvelable fonctionne dans la réalité. En revanche, le mettre en oeuvre n’en sera pas moins un défi.
Qu’en est-il sur un plan économique ? Rester dans le nucléaire coûte-t-il moins cher que d’en sortir ? C’est une conclusion qu’il est possible de tirer hâtivement de l’analyse économique produite par RTE fin octobre à la suite de son étude technique de janvier. Six scénarios ont été étudiés de façon approfondie. Trois avec relance du nucléaire plus ou moins importante et prolongement poussé des réacteurs du parc historique (les scénarios « N », qui nécessitent également un développement très important des énergies renouvelables). Et trois autres (les scénarios « M ») avec sortie plus ou moins rapide du nucléaire et une accélération très poussée du déploiement des capacités renouvelables (quadruplement de la puissance installée des éoliennes terrestres1, par exemple).
Le nucléaire (un peu) moins cher
Il ressort de cette analyse que le scénario le plus nucléarisé (dit « N03 », avec quatorze nouveaux EPR en service en 2050, quelques petits réacteurs modulaires dits SMR et un prolongement du parc historique souvent au-delà de 60 ans) est économiquement moins coûteux pour la collectivité qu’un scénario de sortie du nucléaire, lequel impose beaucoup de moyens de stockage de l’électricité pour gérer la forte pénétration des sources renouvelables.
Si l’éolien et le solaire présentent des coûts imbattables par rapport au nucléaire neuf, ils ont l’inconvénient de ne pas être pilotables et il faut mettre en face des capacités qui coûtent cher (gaz vert produit à partir d’hydrogène en particulier) pour gérer leur variabilité et faire coller la production à la demande d’électricité.
Ainsi, le scénario où le nucléaire est poussé au maximum imaginable des capacités industrielles (N03) représente pour les Français, à l’horizon 2060, une facture d’électricité de 58 milliards d’euros par an hors taxes, tandis qu’un scénario de sortie rapide du nucléaire, en trente ans (scénario M0), représenterait un coût annuel de 77 milliards d’euros. Soit environ 20 milliards d’euros d’écart, pas loin d’un point de PIB. Une différence finalement très contenue (cela ne fait jamais que 84 centimes par jour et par Français), mais qui donne des arguments aux partisans de la construction de nouveaux réacteurs.
Car, quoi que l’on fasse, il va falloir disposer, à partir de 2035, de capacités nouvelles de production bas carbone pour remplacer progressivement l’actuel parc dont les 56 réacteurs arrivent en fin de vie, et pour accroître la production électrique, la neutralité carbone imposant une électrification très importante des usages. Surtout dans la perspective souhaitable où l’on chercherait à relocaliser des activités industrielles, puisqu’aujourd’hui, la France externalise ses émissions de CO2 en faisant produire en Asie une grosse partie de sa consommation de biens manufacturés ou de produits intermédiaires très émissifs comme l’acier et le ciment.
Des hypothèses incertaines
Les coûts indiqués par l’étude RTE ne peuvent toutefois être utilisés sans une claire compréhension des hypothèses qui les sous-tendent, et de toutes les incertitudes qui les entourent.
Une première hypothèse structurante est le niveau de la demande projetée en 2050, date à laquelle doit être atteinte la neutralité carbone. Dans l’étude publiée en octobre, RTE ne présente hélas ses analyses de coûts que pour son hypothèse centrale de demande, celle d’un accroissement de 35 % de la consommation d’électricité par rapport au niveau actuel. Un sous-jacent est que les habitudes des Français restent inchangées, leur usage de la voiture individuelle notamment. RTE a étudié des scénarios de demande alternatifs, notamment celui dit de sobriété, mais n’en a pas encore détaillé les coûts, qui seront publiés ultérieurement.
Toutefois, en première analyse, indique RTE, l’écart entre les scénarios avec et sans sobriété, toutes choses égales par ailleurs, est de l’ordre de 10 milliards d’euros en 2050. Cette sobriété, un terme qui suscite passions et crispations, n’est imaginée dans aucun scénario de décarbonation comme un mode de vie « amish ». Sous ce terme, RTE met des changements sociétaux qui n’ont rien de délirant. En particulier, le nombre de voitures en circulation serait ramené à son niveau de 1990 et la température de chauffage des logements, devenus bien isolés, serait diminuée de 1 °C. « Ce n’est ni un scénario du Moyen-Âge, ni un scénario dans lequel les trains s’arrêtent lorsque la production d’éolienne est faible. C’est un scénario dans lequel le pacte de société est différent », insiste Thomas Veyrenc, directeur de la stratégie et de la prospective à RTE.
Un autre paramètre très important est le temps. Si la France ne parvient à ne mettre que huit EPR en service en 2050 (scénario N1) et non quatorze, la facture annuelle du système électrique grimpe à 66 milliards d’euros au lieu de 58 milliards (scénario N03). Car il faudra en contrepartie accroître les renouvelables (qui atteindront alors 74 % du mix électrique au lieu de 50 % dans N03) et donc les moyens de flexibilité2.
Ce scénario N1 apparaît comme le plus réaliste au regard des retards déjà pris dans le programme « nouveau nucléaire » et des contraintes industrielles. L’EPR 2 n’en est qu’au stade du « basic design » et les études détaillées, qui représentent une vingtaine de millions d’heures d’ingénierie, ne pourront pas être finalisées par EDF avant 2025. Ce n’est qu’au vu de ces études de sûreté que l’Agence de sûreté nucléaire (ASN) pourra donner son feu vert, vers 2027 au mieux, au premier chantier. Ou pas. Car rien n’est pour le moment acquis.
Du côté des trajectoires sans construction de nouveau nucléaire, RTE scénarise une hypothèse de fermetures plus lentes des réacteurs (une sortie vers 2060) et où la pénétration des technologies les plus compétitives est optimisée (parcs éoliens terrestres et offshore, notamment). Coût de ce scénario (dit M23) : 71 milliards d’euros par an.
Si on compare les scénarios M23 et N1, la différence entre les deux options tombe à 5 milliards d’euros. Soit 0,2 % du PIB ou 20 centimes par Français et par jour. Voire encore moins si l’on ajoute de la sobriété dans l’option sans nucléaire. Bref, on est dans l’épaisseur du trait. Et il ne faut pas perdre de vue que dans un scénario de neutralité carbone, la facture énergétique des Français (30 milliards d’euros par an d’importations dans les bonnes années) disparaît.
Ce n’est pas tout. Les études de RTE reposent sur un coût moyen pondéré du capital uniforme pour toutes les technologies décarbonées, alors qu’aujourd’hui, les coûts de financement du nucléaire – un investissement très risqué comme l’illustre les désastres des chantiers de l’EPR de Flamanville et celui d’Olkiluoto en Finlande – sont beaucoup plus élevés que pour les renouvelables. Ce n’est pas un hasard si, en 2020, 256 GW de capacités renouvelables (solaires et éoliennes essentiellement) ont été ajoutées dans le monde, contre 0,4 GW de capacités nucléaires. Les investisseurs n’aiment pas le risque et veulent être sûrs que leur argent rapporte.
Ce choix de RTE d’un coût de capital uniforme (4 % en l’occurrence) est logique : il exprime l’idée que l’Etat va garantir la rentabilité de l’investissement dans le nucléaire au même titre qu’il le fait déjà pour les renouvelables, puisqu’il s’agit d’une énergie décarbonée. D’où l’énorme enjeu de la discussion européenne sur la « taxonomie verte ». Si, comme le souhaite la France, le nucléaire peut être admis dans la catégorie des investissements bons pour la transition écologique, alors ce soutien public sera légitime et ne pourra pas être attaqué pour distorsion de concurrence. Cette bataille est loin d’être gagnée et Emmanuel Macron devrait profiter de la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne, que la France prendra à partir du 1er janvier, pour faire avancer ses pions.
Mais, dans l’hypothèse, tout à fait vraisemblable, où le nucléaire ne parviendrait pas à se financer au même coût que les renouvelables, alors l’équation économique change du tout au tout. Avec un coût de 4 % du capital pour les renouvelables et de 7 % pour le nucléaire, les scénarios médians de RTE avec nouveau nucléaire et sans nouveau nucléaire (N1 et M23) font jeu parfaitement égal (71 milliards d’euros par an).
CQFD : un scénario électrique 100 % renouvelable n’est pas nécessairement plus cher qu’un scénario avec construction de nouveaux réacteurs. Et, quoi qu’il en soit, les écarts de coûts sont très limités d’un scénario à l’autre.
L’analyse de RTE ne démontre pas que rester dans le nucléaire est moins cher que d’en sortir. Elle démontre que l’argument économique est un critère de décision très insuffisant pour engager la France pour de longues décennies dans un choix lourd de risques, qu’il s’agisse de l’accident majeur ou de l’insoluble problème de gestion des déchets.
Un choix aussi grave mérite un débat public et non une décision autocratique annoncée en deux phrases et 42 secondes dans un discours à la nation brassant pêle-mêle vaccination Covid, durcissement des conditions d’indemnisation des chômeurs et annonce de nouvelles mesures sécuritaires.
Compter sans conter
Les écologistes brandissent souvent les coûts imbattables du solaire et de l’éolien au nez de leurs adversaires pronucléaires. L’écart varie en effet au moins du simple au double. Selon RTE, sur la base d’un taux annuel moyen de rémunération du capital investi de 4 % par an, le nucléaire neuf pourrait revenir à environ 70 euros du mégawattheure en 2050 contre environ 40 euros pour l’éolien (terrestre et posé en mer avec son raccordement au continent) et environ 30 euros pour une centrale photovoltaïque au sol. De telles comparaisons sont pertinentes quand un investisseur peut choisir entre telle ou telle technologie. Ce qui est le cas aujourd’hui car il y a de la marge avant que le niveau de pénétration des énergies renouvelables variables atteigne le seuil à partir duquel des adaptations conséquentes du système électrique ne deviennent nécessaires (ce seuil se situe vers 50 %). Et ce qui explique pourquoi le nucléaire a si peu de succès aujourd’hui par rapport aux renouvelables dont les coûts de production sont beaucoup moins élevés.
En revanche, dans un mix décarboné 100 % renouvelable dominé par les technologies les moins chères mais qui ne sont pas pilotables (l’éolien et le solaire), il faudra intégrer des moyens de flexibilité (batteries, hydrogène, barrages…) bien plus importants que dans un mix décarboné qui intègre des capacités nucléaires. C’est la raison pour laquelle il ne faut pas se contenter de regarder les seuls coûts de production d’une technologie, mais l’ensemble du coût du système électrique pour la collectivité : moyens de production, moyens de flexibilité et réseaux de transport et de distribution (en intégrant le coût du capital). C’est à cette aune que l’on peut comparer entre eux les coûts de différents mix électriques.
notes :
- Ce qui correspond grosso modo, compte tenu de l’augmentation de la puissance des éoliennes à 22 000 mâts, près du triple de leur nombre actuel (8 000)... et nettement moins qu’en Allemagne, qui compte 29 600 éoliennes terrestres.
- On note au passage que, même avec du nucléaire poussé au maximum, il est impossible d’avoir moins de 50 % de renouvelables dans le mix de production, avis aux partisans irresponsables du gel du développement des renouvelables.
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Quand Jean-Luc Mélenchon échange avec des jeunes en BTS au #MIFExpo... Visage souriant avec des lunettes de soleilVisage avec monocle
8:14 PM · 13 nov. 2021·- 92 Retweets 5 Tweets cités 191 J'aime
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Le 10 novembre 2021, les députés de la France insoumise Mathilde Panot, Ugo Bernalicis, Adrien Quatennens et Alexis Corbière étaient en meeting à Lille pour soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle.
Ugo Bernalicis est revenu dans un premier temps sur le « climat médiatique fascisant ». Il a pointé du doigt les déclarations nauséabondes de plusieurs candidats à l'élection présidentielle. Il a ensuite abordé les thèmes de la sécurité et de la justice en rappelant l'opposition ferme du groupe insoumis aux peines plancher. Le député du Nord a appelé a arrêter de massacrer les exilés notamment à Calais en soulignant qu'il fallait un accueil digne pour tous les exilés dans ce pays puisqu'on ne discute pas sur la dignité humaine.
Alexis Corbière, député de Seine-Saint-Denis, a ensuite pris la parole pour évoquer la crise démocratique que traverse le pays. Il appelé à mettre fin à la véritable monarchie présidentielle mise en place par la Vème République. Il a indiqué que le peuple devait pouvoir se refonder dans une Assemblée constituante et passer à la 6e République.
Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale, a dénoncé le bilan écologique catastrophique du quinquennat Macron : signature de traités de libre-échange, revirement sur le glyphosate, néonicotinoïdes, suppression massive de postes au ministère de l’Écologie, tapis rouge déroulé à Total et Amazon, enterrement des propositions de la Convention Citoyenne pour le Climat, répression des militants écologistes, condamnations de ce gouvernement pour inaction climatique...
La députée du Val-de-Marne a également rappelé que l’écologie populaire que porte le programme l'Avenir en commun est une rupture nette avec le capitalisme et qu'à l’heure où 100 multinationales sont à l’origine de 70% des émissions de gaz à effet de serre, le capital détruit la planète donc, et le travail.
Enfin Adrien Quatennens, député du Nord, a indiqué que les insoumis allaient porter la question sociale dans l'élection présidentielle. Il a rappelé que seuls les plus riches se sont enrichis pendant le quinquennat d'Emmanuel Macron pendant que la pauvreté explose. Adrien Quatennens a abordé la proposition des insoumis de porter le SMIC à 1400 euros net, proposition plébiscitée par plus de 80% des Français. Le coordinateur de La France insoumise s’est ensuite attaqué au discours prononcé par Emmanuel Macron la veille, et notamment contre deux réformes, la sanglante réforme de l’assurance chômage à l’œuvre, et la réforme des retraites annoncée en cas de second quinquennat Macron. Il a conclu le meeting en rappelant l'importance de sillonner le pays pour convaincre les abstentionnistes de voter car plus la participation progresse, plus les chances de gagner vont augmenter pour Jean-Luc Mélenchon.
#Économie #Macron #Bilan - 66 334 vues - 6,9 k - 78 - 318 k abonnés - 817 commentaires
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"Pendant vingt minutes, Emmanuel Macron a fait le bilan de son action au pouvoir. À l’écouter, il est un président formidable, il a redressé l’économie du pays et réduit les inégalités. Alors à Blast, on a fait son bilan économique, mesure par mesure, afin de bien comprendre ce qu’il a fait en cinq ans. Surtout, pour comprendre ce qui nous attend s’il est réélu pour cinq années supplémentaires."
Journaliste : Salomé Saqué
Montage : Ameyes Aït-Oufella Images : Arthur Frainet Son : Baptiste Veilhan
Graphisme : Adrien Colrat Diffusion : Maxime Hector Production : Thomas Bornot
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Tr.: ... Eric Berr, économiste, maître de conférence, membre du Collectif des Économistes Atterrés ...
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Économie : le mauvais bilan d'Emmanuel Macron
12:00 PM · 13 nov. 2021·- 518 Retweets 33 Tweets cités 794 J'aime
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Clés :* Déchets nucléaires Eau, rivières, océans
La filière nucléaire dégage des déchets radioactifs, mais aussi des substances polluantes telles que le nitrate. Une association compare le site de retraitement de La Hague à une mégaporcherie industrielle.
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Selon l’association Robin des bois, l’usine de retraitement de déchets radioactifs de La Hague, en Normandie, polluerait autant qu’une porcherie industrielle de 100 000 porcs. Chaque année, elle rejette 2 000 tonnes de nitrates directement dans la Manche. Ces substances chimiques sont issues de l’acide nitrique utilisé pour dissoudre les combustibles irradiés et pour séparer le plutonium, l’uranium et les produits de fission.
« La Hague peut se vanter d’être la plus grande porcherie du monde, s’exclame Jacky Bonnemains, le porte-parole de l’association joint par Reporterre. Elle dépasse même la pollution de la mégaporcherie de Nanyang, en Chine, qui va héberger plus de 84 000 truies. » Pour Robin des bois, les rejets bruts de nitrates déversés par l’usine de La Hague, ainsi que leur accumulation depuis plus de cinquante ans, contribueraient à l’eutrophisation des zones marines situées à proximité : le golfe normano-breton, la baie de Seine, la Manche Nord, etc. « L’usine de La Hague participe à la prolifération des algues vertes dans la région, assure Jacky Bonnemains. C’est une pollution ancienne, mais peu connue de la filière nucléaire. En communiquant sur ce sujet, nous avons voulu déplacer les radars et faire voler en éclats l’idée que cette énergie serait verte et durable. »
L’association écologiste s’appuie sur des documents récents. Une enquête publique est en cours jusqu’au 16 novembre pour autoriser Orano à élargir la gamme des combustibles nucléaires traités au sein de son usine. Dans ce cadre, l’Autorité environnementale vient de publier un rapport. Dans les premières pages, elle indique que l’usine déverse chaque année des milliers de tonnes de nitrates, « des flux importants, précise-t-elle, qui représentent, chaque année, plus de 1 % du rejet total d’azote » en France.
« Ces rejets représentent le lisier de 100 000 porcs »
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La situation est d’autant plus cocasse que le territoire de La Hague a candidaté en février 2021 au statut de géoparc mondial Unesco, un label créé fin 2015 qui consacre « des sites et paysages de portée géologique internationale [...] gérés selon un concept global de protection, d’éducation et de développement durable ».
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Depuis plusieurs décennies, l’évaluation des risques environnementaux et sanitaires des rejets de La Hague fait polémique. Dans les années 2000, déjà, des scientifiques du groupe Radioécologie Nord-Cotentin (GRNC), avaient été mandatés par les autorités pour étudier ces incidences. Leurs conclusions n’avaient pas fait consensus.
« C’est très compliqué d’analyser l’impact sur le long terme de ces rejets, dit à Reporterre Pierre Barbey, un ancien membre du GRNC, militant de l’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest (Acro).
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Tout dépend aussi de ce que l’on mesure. Lorsque le GRNC s’est créé, il y a vingt ans, la filière nucléaire affirmait ne rejeter à La Hague que 12 substances radioactives. Le GRNC en a compté en réalité... 72. Ses rejets chimiques sont également colossaux. « Au-delà du nitrate, chaque année, 100 tonnes de nitrite sont déversées dans la mer, 2 900 tonnes de phosphore total, 2,7 tonnes de phosphate de tributyle, sans compter aussi les métaux lourds, le plomb, le mercure, le zinc, énumère Pierre Barbey. C’est une vraie atteinte à l’environnement. On ne peut pas la nier. »
Connu / https://twitter.com/__ACRO__/status/1459125622366785540
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Tweet de Nucléaire-Sortie ACRO @ACRO · 10h
#Nitrates : l’usine #nucléaire de #LaHague pollue plus qu’une mégaporcherie de 100 000 porcs. Cela vient s'ajouter aux rejets radioactifs en mer - les plus élevés au monde - dénoncés par l'@ACRO
et autres rejets chimiques. via @Reporterre - 2 - 23 - 21
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Entretien EDF Organisation industrielle Ain - 5 min. de lecture
Emmanuel Macron a annoncé le 9 novembre vouloir lancer de nouveaux réacteurs nucléaires en France. Quelques jours auparavant, le directeur exécutif en charge de la direction ingénierie et des projets nouveau nucléaire d’EDF, Xavier Ursat, revenait pour L’Usine Nouvelle sur l’avancée des projets EPR2 et SMR, les calendriers et les coûts prévus.
Pour les futurs EPR français, EDF entre seulement dans "la phase de « detailed design », où l'on fait les plans détaillés", explique Xavier Ursat, directeur Ingénierie et nouveau nucléaire d'EDF.
Edition du 01 octobre 2021
Le dernier numéro
L'Usine Nouvelle - La France va construire de nouveaux réacteurs nucléaires. De quoi parle-t-on exactement ?
Xavier Ursat - A partir d'une demande politique exprimée en 2018, EDF a travaillé sur une proposition de construction de trois paires de réacteurs de type EPR en France, avec une première paire sur le site de Penly en Normandie, une deuxième sur le site de Gravelines près de Dunkerque, et la troisième dans un site en Rhône-Alpes, soit à Bugey (Ain), en amont de Lyon, soit à Tricastin (Drôme). Le choix de ces sites, tous des sites nucléaires existants, reste à confirmer par le pouvoir politique. Mais nous sommes prêts à lancer la construction de ces réacteurs, grâce au travail réalisé depuis plusieurs années avec Framatome et les autres entreprises de la filière, dans le cadre du plan excell.
Quel est le calendrier envisagé ?
Nous sommes à un niveau d'études techniques très avancé sur le modèle que l'on appelle l'EPR 2, qui est au même niveau de sûreté que l'EPR et utilise les mêmes composants. Nous avons tout fait pour que l'EPR 2 ne soit pas une tête de série. Mais nous avons intégré tout les retours d'expérience des EPR précédents, en standardisant le plus possible le modèle, y compris en s’appuyant sur les fournisseurs, pour faciliter la construction et réduire les coûts. Nous devons poursuivre ce travail technique et continuer d’embarquer la filière en préparant les appels d'offres. Des projets de cette taille nécessitent également de consulter les citoyens, au travers de la Commission nationale du débat public. Il faut compter six à huit mois de préparation des dossiers entre la saisie et le début des débats. Un troisième train d'actions, très important, concerne le financement, la régulation et les autorisations européennes. Nous sommes en discussion depuis plusieurs mois avec les différentes administrations, notamment celles du ministère de l'Économie et des Finances pour définir le financement le plus adapté, qui impliquerait probablement à la fois l'État et EDF. Plusieurs options sont en cours d'étude, il faudra choisir la plus adaptée. Il faudra aussi une régulation car, pour définir un financement, il faut savoir à quel prix l'électricité produite sera vendue. Sur l'EPR 2, nous avons atteint les cibles de coût de production au mégawattheure que nous nous étions fixées dans la proposition remise aux pouvoirs publics [soit 65 euros par MWh, ndlr].
[...]
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Dans ce 147e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon revient sur son déplacement à Bron, près de Lyon, pour parler de la précarité énergétique. Il explique que s’il a choisi de mettre en avant ce thème, c’est parce que la Fondation Abbé Pierre organisait le même jour, avec d’autres associations, la première journée nationale d’action contre la précarité énergétique. Il rappelle que la pauvreté n’est pas une fatalité et qu’on peut la combattre à condition d’admettre que s’il y a des pauvres, c’est parce que d’autres accaparent la richesse.
Jean-Luc Mélenchon parle ensuite de la prise de parole d’Emmanuel Macron, qui ressemble davantage à une déclaration de candidature qu’à l’allocution d’un président de la République. Il explique que le président a fait un bilan mensonger de son action en supprimant notamment 3 millions de chômeurs de ses comptes… tandis que le candidat abordait une trentaine de thèmes comme le nucléaire. Il revient également sur l’annonce de Macron de l’obligation d’une 3e dose pour les plus de 50 ans pour conserver le pass sanitaire.
Le candidat de l’Union populaire à la présidentielle évoque ensuite le retour sur Terre du spationaute français Thomas Pesquet. Il explique comment l’exploration spatiale peut être un moteur pour de nombreux secteurs de la société, qu’il s’agisse de techniques, de recherche, ou encore d’emplois. Il parle aussi du télescope spatial James Webb, le plus grand jamais construit.
Enfin, Jean-Luc Mélenchon parle de la sortie en librairie de son programme présidentiel, « L’Avenir en commun ». Il appelle à le précommander pour pouvoir réaliser des tables de vente le week-end des 20 et 21 décembre. Il rappelle aussi la possibilité de découvrir sur sa chaîne YouTube le documentaire « 2022 : nos pas ouvrent le chemin », mais aussi l’émission « Allo Mélenchon ».
SOMMAIRE
00:00 : Introduction : les réseaux sociaux
03:35 : La précarité énergétique
12:16 : Macron candidat-président
25:44 : Thomas Pesquet et l'espace
31:16 : La sortie du programme
34:01 : La série documentaire 2022 : Nos pas ouvrent le chemin
35:44 : Nouvelle émission : Allo Mélenchon
LES LIENS
- La chaîne Twitch : https://www.twitch.tv/jlmelenchon
- Le compte TikTok : http://tiktok.com/@jlmelenchon/
- Commander le programme : https://melenchon2022.fr/programme/
- Voir l’épisode 5 de « 2022 : nos pas ouvrent le chemin » : https://youtu.be/riALjlQ12G4
- Voir l’émission « Allo Mélenchon » en replay : https://youtu.be/3rdY5B9pBXg
153 commentaires
Connu / https://twitter.com/bonob0h/status/1458416690874683397
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Meza a aimé bonob0h @bonob0h · 13h
Alors qu' Une start-up israélienne lance une messagerie en RV en association avec Meta
Que font nos députés
https://mezalab.org/lettre-ouverte-a-nos-deputes-francais-contre-les-dangers-du-meta-de-mark-zuckerberg-la-feuille-de-route-du-metaweb-de-lassociation-meza/
et nos acteurs du numérique et ceux du libre opensource vis à vis du #MetaWeb de @meza_lab ?
Ils se roulent les pouces ?
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