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Le 14 mars 2022, Jean-Luc Mélenchon, candidat de l’Union populaire, participait à l’émission « Face à la guerre » sur TF1 avec 7 autres candidats à l’élection présidentielle : Emmanuel Macron, Anne Hidalgo, Yannick Jadot, Marine Le Pen, Éric Zemmour, Fabien Roussel et Valérie Pécresse.
Dans sa profession de foi, Jean-Luc Mélenchon a rappelé ses mesures phares, comme le SMIC à 1400 euros nets par mois, la retraite à 60 ans ou encore sa proposition de blocage des prix, qu’il est le seul à défendre. Le candidat de l’Union populaire, révolté face à la misère étudiante, a réitéré sa proposition d’une allocation d’autonomie de 1 063€ pour tous les jeunes étudiants.
Se plaçant en candidat de l’écologie populaire face à un président condamné pour inaction climatique par la justice, le candidat de l’Union populaire a défendu la planification écologique, se positionnant également contre les pesticides et la souffrance animale.
Enfin, face à un candidat qui a méprisé le Parlement pendant 5 ans, qui est allé jusqu’à gouverner à l'abri des regards en conseil de défense, Jean-Luc Mélenchon a vilipendé la monarchie présidentielle qu’est la 5e République et a appelé à une 6ème République pour redonner le pouvoir au peuple.
Dans une seconde partie, les journalistes ont interrogé le candidat de l’Union populaire sur la guerre en Ukraine. Il a tout d’abord rappelé qu’il était de longue date pour la sortie de la France de l’OTAN et pour une France non-alignée. Il a souligné que depuis 2014 il alertait contre l'escalade en Ukraine avec l'arrivée de l’OTAN aux frontières de la Russie mais qu’il avait immédiatement condamné l'invasion russe.
Le candidat de l’Union populaire a appelé à isoler Vladimir Poutine sur la scène internationale en dialoguant avec d’autres nations comme la Chine ou l’Inde. L’isoler également dans son pays en sanctionnant durement les oligarques russes et en soutenant les manifestations d’opposants à la guerre en Russie. Il a enfin proposé de faire une démonstration forte en convoquant rapidement une réunion de l'OSCE pour discuter de la sécurité en Europe.
Concernant les prix de l’essence qui atteignent des sommets, Jean-Luc Mélenchon a rappelé sa proposition de bloquer les prix à la pompe à 1,40€ en faisant payer les hausses aux producteurs et non pas aux consommateurs. Il a également indiqué vouloir bloquer et baisser les prix d’un certain nombre de produits de première nécessité alimentaires, pour l'hygiène, pour se déplacer et pour la scolarité.
Interrogé sur le nucléaire, Jean-Luc Mélenchon a indiqué que la guerre en Ukraine renforçait son idée de sortir de cette énergie à cause de sa dangerosité. Il a souligné qu’en France, la centrale de Nogent était située en amont de la capitale et qu’en cas de problème, il faudrait évacuer 10 millions de personnes. Il a appelé à se tourner vers d’autres sources d’énergies que nous sommes capables de produire, comme les hydroliennes offshores.
Sur les retraites, le candidat de l’Union populaire a pointé du doigt la proposition de Macron de revenir à la retraite à 65 ans. Ce qui va coûter 4 milliards supplémentaires à l'assurance-chômage. À l’inverse, il a rappelé qu’il portait une proposition plus rationnelle : que les gens partent à la retraite à 60 ans pour vivre et en profiter.
Concernant son programme fiscal, il a aussi précisé qu’avec lui, les Français gagnant moins de 4 000€ par mois paieraient moins d’impôts.
Enfin, dans ses 2 minutes de conclusion, Jean-Luc Mélenchon a expliqué qu’il portait un projet de rupture avec les règles du jeu du système actuel. Un projet qui est celui d’une société d’entraide, d’harmonie entre les êtres humains et avec la nature. Une harmonie impossible à construire si on laisse la société être dévastée par des haines religieuses comme celle qui est entretenue contre les musulmans.
Il a également indiqué qu’il était impossible de continuer à vivre dans un tel océan d’inégalités et de malheurs où 5 personnes possèdent autant que 27 millions d’autres. Il a appelé à rétablir de l'intelligence et de la volonté humaine dans tous les processus de consommation, de production, d'échanges.
Jean-Luc Mélenchon a conclu son propos en soulignant qu’un autre monde était possible, pour renouer avec le progrès humain et vivre une autre vie d'hommes et de femmes, une vie tournée vers les biens communs. Il a appelé les Françaises et les Français à la rejoindre le 20 mars dans les rues de Paris pour faire masse et démontrer que le programme L’Avenir en commun était crédible et prêt à être appliqué.
Toutes les informations sur la marche pour la 6ème République du 20 mars : https://melenchon2022.fr/2022/03/20/marche-pour-la-6eme-republique-a-paris/
Ndlr : BRILLANTISSIME... valoriser ACT
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Le mardi 15 mars 2022, Jean-Luc Melenchon participait à la « Rencontre des libertés locales » à l’invitation de l’Association des maires de France (AMF). Il a commencé son intervention par remercier le président de l’AMF David Lisnard pour lui avoir donné son parrainage à l’élection présidentielle et pour avoir rappelé les maires à leur rôle de parrainage des candidats.
Jean-Luc Melenchon a ensuite présenté sa vision de l’organisation territoriale de la France, rappelant les origines des communes et des départements. Il a rappelé que la Constitution jacobine prévoyait la possibilité qu'une loi soit bloquée si un tiers des assemblées départementales s'y opposaient. Il a dit que, pour lui, la commune était l'échelon de base de la démocratie française et a expliqué qu'il leur confierait le rôle, en tant que président de la République, de réaliser le «goutte-à-goutte» des 200 milliards d'euros d'investissement de la planification écologique. Il a par ailleurs expliqué qu'il voulait que les départements s'occupent de l'organisation des services publics sur le territoire afin qu'aucun des services publics essentiels ne soit à plus de 30 minutes de chaque personne. Enfin, il a proposé que les régions soient organisées autour des bassins versants et travaillent à la protection de l'eau.
Interrogé sur ses réformes en matière de santé, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé les ARS qu'il a qualifié d'«organismes bureaucratiques inefficaces» dont le but a été d'intégrer dans l'hôpital la logique de l'entreprise. Il a appelé à sortir de cette logique et notamment à arrêter la T2A, c'est-à-dire la tarification à l'acte. Il a par ailleurs dénoncé la désertification médicale et proposé des solutions concrètes comme des dispositifs pour des médecins qui voudraient être salariés, ou encore la suppression réelle du numérus clausus. Il a aussi critiqué ceux qui insultent les étrangers alors même que dans les territoires ruraux, ce sont bien souvent les seuls médecins qui restent.
Le candidat de l'Union populaire a ensuite répondu aux questions concernant son projet d'Assemblée constituante pour faire la 6e République. Il a expliqué que le peuple français n'était défini ni par une couleur de peau, ni par une religion ni par une langue mais par son adhésion à la devise «Liberté, Égalité, Fraternité». Il a dit qu'il fallait que le peuple français se refonde en refondant sa Constitution et en se définissant de nouveaux droits.
Enfin, interrogé sur les fonds européens, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé le caractère bureaucratique d'un système qui envoie de l'argent de l'État français vers l'Union européenne pour ensuite le rediriger vers les régions. Il a rappelé que la France est contributrice nette de 9 milliards d'euros au budget de l'Union européenne.
Tr.: ... la rencontre des libertés locales ...
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Le dimanche 10 avril, je ne veux pas qu'on ait de regrets. Que tout soit fait pour emmener le candidat de gauche au second tour, qu'on ait droit à un débat Macron-Mélenchon, que ça cause de santé et d'égalité, plutôt que d'insécurité et d'identité.
Un bulletin, c'est comme un tournevis : c'est un outil, ça peut servir de levier, on te demande pas de l'aimer.
Tr.: ... volonté populaire pour la victoire ... lettre de Macron, choix suicidaire tech+capital entraîne plus vite dans la chute ou changer la société ... ma prime rénov, 250 ans pour rénover les appartements (2000 ans selon fond emmaüs) ... Roosevelt, économie guidée par l'État ... croit à l'initiative privée, être en guerre climatique ... la dépression, alliée de Hitler, animer, résister, énergie du rire ...
En Biélorussie, portés par l’espoir d’un avenir meilleur et plus démocratique, les membres d’une troupe de théâtre clandestine s’opposent tant bien que mal au gouvernement en place.
Créé en 2005, le Théâtre Libre du Belarus – une troupe clandestine – se bat contre le gouvernement d’Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 26 ans. Parsemé de témoignages précieux, le documentaire suit trois membres de la troupe, Maryna, Pavel et Denis, durant les manifestations pacifiques qui ont suivi les élections présidentielles frauduleuses de 2020.
Réalisé par le Biélorusse Aliaksei Palyyan, ce documentaire engagé donne à voir l’impressionnante lutte d’un peuple contre un régime criminel, uni par un même souhait de réelle démocratie et de liberté d’expression.
Réalisation : Aliaksei Paluyan - Producteur/-trice : Jörn Möllenkamp
Auteur.e : Aliaksei Paluyan - Pays : Allemagne - Année : 2021
Du Venezuela à l’Irak, enquête sur les ravages causés par les spéculations sur les matières premières.
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Guatémala, Kenya ...
Quels seront les effets de la guerre en Ukraine sur les prix de l'énergie en Europe ? Entretien avec l'économiste Ottmar Edenhofer.
Dans le sillage des coups d'éclat de l'automne dernier, vous êtes invité.e.s à ressortir vos plus beaux parapluies, à enfiler à nouveau vos plus beaux bleus de travail, et à venir en nombre les 25-26-27 mars 2022 à la Rochénard (79) pour prendre part à un week-end de manifestations populaires, accompagnées de gestes de désobéissance civile, pour mettre un coup d’arrêt aux projets de « méga-bassines »
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Trois jours de fêtes, de rencontres et d’actions dans le Marais poitevin
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La Contre Matinale
Clés : Démocratie ; Macron ; Politique
Au programme de la 108ème édition de la Contre-Matinale du Média TV, présentée ce lundi 14 mars par Théophile Kouamouo
· Titrologie : Retrouvez la traditionnelle rubrique dans laquelle nous analysons les unes de la presse mainstream et revenons sur leur vision de l'agenda médiatique. Puis, un petit focus sur différents contenus proposés par nos camarades de la galaxie des médias indépendants et alternatifs…
· L’invité : Comme tous les lundis, week-end oblige, on revient sur l’actualité politique de ces derniers jours avec un invité. Cette semaine, nous recevons Gérard Filoche
Ndlr : il appelle à voter pour JLM, après avoir prôné l'unité de la gauche
Clés : Gauches ; Guerre
Bonjour tout le monde et bienvenue pour ce nouvel instant Porcher. Je suis ravie de vous retrouver. Comme chaque semaine, on va avoir des choses à dire, analyser et décrypter car nous sommes dans la ligne droite vers l’élection présidentielle et tant de discours gravitent autour de nous. Notre meilleure arme est de les connaître, et de les comprendre.
Au programme aujourd’hui, la dépendance européenne au gaz et pétrôle russes ; les tarifs records de l’essence aux pompes ; et la possibilité d’un Mélenchon au second tour de la présidentielle. C’est l’Instant Porcher.
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Le samedi 12 mars 2022, l’Union populaire réalisait une émission sur le chiffrage du programme de Jean-Luc Mélenchon, « L’Avenir en commun ». L’émission était présentée par Clémence Guetté, co-responsable du programme et Julie Maury, journaliste aux Jours Heureux.
Le candidat de l’Union populaire a introduit cette émission en expliquant comment il voulait gouverner par les besoins. Il a d’abord commencé par décrire les échecs de la politique de l’offre consistant à produire n’importe quoi n’importe comment pourvu que cela ne soit pas cher. Il en a décrit les conséquences néfastes sur le plan social, écologique et géopolitique, mais aussi le gouvernement par le temps court. À l’inverse, Jean-Luc Mélenchon a expliqué qu’en partant des besoins, on pouvait reconquérir le temps long par la planification et mettre en place une culture du durable et non du jetable. Présentant un schéma résumant ses mesures, il a expliqué que l’augmentation de la dépense publique occasionnée par la mise en œuvre du programme L’Avenir en commun serait compensée par une augmentation des recettes. Il a par ailleurs rappelé que la révolution fiscale qu’il mettrait en place permettrait à tous ceux qui gagnent moins de 4000€ par mois de payer moins d’impôt.
Plusieurs intervenants et experts se sont ensuite succédé. Anne-Laure Delatte a présenté les principales mesures pour les salaires et faire face à la pauvreté. Elle a en particulier parlé du coût pour l’État de l’augmentation du SMIC et de la revalorisation du salaire des fonctionnaires, ou encore de la mise en place de l’allocation d’autonomie pour les jeunes à 1063 euros par mois. Elle a aussi présenté le coût de deux mesures centrales : la gratuité des premiers mètres cubes d’eau et la gratuité des premières quantités d’énergie.
Manon Aubry, Éric Coquerel et Hadrien Toucel ont ensuite présenté les grandes lignes des mesures pour une révolution fiscale. Manon Aubry a ainsi expliqué ce que rapporterait le rétablissement de l’ISF, la réforme de la taxe foncière ou encore l’héritage maximum. Éric Coquerel a quant à lui parlé de la réforme de l’impôt sur le revenu, de la suppression des niches fiscales inutiles, mais aussi des changements sur la TVA. Enfin, Hadrien Toucel a conclu cette séquence en présentant les gagnants des réformes que mettra en oeuvre Jean-Luc Mélenchon.
Hugo Harari-Kermadec et Hadrien Toucel ont présenté les grandes mesures pour les jeunes et l’éducation. Hugo Harari-Kermadec a parlé du recrutement des enseignants et de la revalorisation de leur salaire. Hadrien Toucel a quant à lui parlé des mesures pour les jeunes : garantie d’autonomie, rénovations, emplois jeunes, conscription.
Maëlle Chacé a présenté les principales mesures pour la santé et l’hôpital, affirmant qu’il ne s’agissait pas de coûts mais d’investissements. Elle a en particulier parler du 100% Sécu et du plan de recrutement dans l’hôpital.
Bernard Pignerol a de son côté parlé des grandes mesures pour la police et la justice. Il a en particulier décrit la volonté de rendre la justice réellement gratuite pour les démarches courantes, mais aussi celle de lutter pour de bon contre les violences faites aux femmes.
Dans la partie «une économie au service du peuple», Cédric Durand, économiste spécialiste de la planification et des enjeux industriels a présenté le plan d’investissements de 200 milliards d’euros dans la bifurcation écologique. Il s’agit notamment de passer à 100% d’énergies renouvelables, de développer le ferroviaire, d’isoler thermiquement les logements, d’adapter nos infrastructures et de rénover les canalisations d’eau. Clément Carbonnier, lui aussi économiste, a présenté l’évolution de la fiscalité pour les entreprises pour faire moins payer les PME, et faire payer davantage les multinationales, notamment en mettant fin à leur évasion fiscale.
Aurélie Trouvé, président du parlement de l’union populaire et Eric Berr, membre de ce parlement, tous deux économistes ont présenté les effets macroéconomiques de l’Avenir en Commun. Ainsi, l’application du programme aboutira à 2,7% de croissance par an et la création de 2,8 millions d’emplois publics, privés et dans le secteur non marchand. Ainsi, au global, le choc de demande appliqué pour répondre aux besoins permettra non seulement de mieux répartir la richesse mais également de relancer l’économie.
Dans une dernière séquence de l’émission, Jean-Luc Mélenchon a fait face à quatre journalistes spécialisés, Ghislaine Ottenheimer de Challenges, Jean-Chistophe Catalon d’Alternatives économiques, Pascal Perri de LCI et Jade Grandin de l’Épervier de L’Opinion. Ces derniers avaient suivi l’intégralité de l’émission et ont interrogé Jean-Luc Mélenchon sur plusieurs aspects du raisonnement économique qui sous-tend le chiffrage présenté. Cet échange a notamment permis à Jean-Luc Mélenchon de revenir sur le mécanisme général de la relance, sur la dette, l’inflation, la création de nouveaux indicateurs économiques et sociaux et la relocalisation.
Adrien Quatennens et Sylvain Maillard• Crédits : AFP
Jeudi 24 février, la Russie envahissait l'Ukraine. Après 17 jours de guerre, les sanctions pleuvent sur la Russie. Une crise économique et énergétique menace l'Europe et l'on compte un peu plus de deux millions et demi de réfugiés ukrainiens. Une guerre qui divise les politiques sur les questions géopolitiques...
Quelle place pour la France sur la scène internationale ?
Ces derniers jours, les membres de l'OTAN et de l'UE n'ont cessé de se réunir pour faire pression sur Vladimir Poutine pour qu'il mette un terme à la guerre en Ukraine. Jamais les pays de l'UE et de l'OTAN n'avaient pris de telles décisions en si peu de temps. Des sanctions économiques contre des oligarques russes, l'interdiction d’accès des capitaux de la Russie aux marchés européens, l'exclusion de plusieurs banques du système de messagerie bancaire Swift, le gel des avoirs de la Banque centrale de Russie dans l’UE ou encore la fermeture de l’espace aérien des Vingt-Sept aux avions russes, des sanctions parmi tant d'autres. L'Union Européenne s'est également mis d'accord sur une livraison d'armes militaires à hauteur d'un milliard d'euros à l'Ukraine. Pour autant, le candidat de l'Union Populaire prône la sortie de l'UE et de l'OTAN. Pour lui, seule une France indépendante peut jouer son rôle de puissance médiatrice au service de la paix. Selon Adrien Quatennens,
Avant que Vladimir Poutine choisisse la guerre, nous disions en substance : la Russie n'a pas à envahir l'Ukraine mais les Etats-Unis n'ont pas à intégrer l'Ukraine dans l'OTAN parce que cela vient à contrevenir aux garanties de sécurité que Vladimir Poutine lui de son côté exigeait.(...) Avoir une analyse de la situation géopolitique ne veut pas dire que nous soyons amis de quelque régime que ce soit. En France vous avez des gens qui ont des complaisances de fond avec Vladimir Poutine. L'extrême droite française par exemple. Eric Zemmour qui nous dit qu'il ne faut pas accueillir les réfugiés, alors que c'est un devoir d'humanité, qui nous dit qu'il nous faudrait un Poutine à la française. On marche sur la tête. Mais Jean-Luc Mélenchon n'a strictement rien à voir avec cet autocrate. Par contre dire que la France doit sortir de l'OTAN pour retrouver son indépendance, être non-alignée, ce qui ne veut pas dire être neutre, j'insiste là dessus. Quand Vladimir Poutine viole le droit international, nous ne sommes pas neutres. Nous condamnons. Mais être non-aligné, c'est une manière de permettre que la France, sur la scène internationale, joue pleinement son rôle de puissance médiatrice. Et pour cela vous comprendrez qu'elle doit être vécue par tous ses interlocuteurs elle-même comme un interlocuteur fiable.
A l'inverse Emmanuel Macron estime que face à la guerre, l'Europe a répondu avec "unité, rapidité et esprit de responsabilité", comme il le rappelait hier au congrès de Versailles. Dans la nuit de jeudi à vendredi, les dirigeants européens ont approuvé une déclaration commune par laquelle ils s’engagent à "augmenter substantiellement leurs dépenses de défense afin d’accroître leur capacité d’agir de manière autonome et d’assurer leur assistance mutuelle". Selon Sylvain Maillard, la voie diplomatique entre grande puissance est la solution pour espérer aboutir à un cessez le feu :
Je tiens à saluer les efforts d'Emmanuel Macron, mais aussi d'Olaf Scholz, de l'administration américaine d'avoir de vraies discussions avec lui (Vladimir Poutine), de tout faire, de ne pas avoir de regrets de ne pas avoir tout tenté par la voie diplomatique. Il faut continuer à avoir une discussion. Mais surtout les sanctions. Vous savez si elles sont massives, comme elles le sont à l'heure actuelle, elles auront un impact autour de lui. Il faut casser cette certitude autour de lui. Si son entourage vacille, il peut y avoir une fin à cette guerre.
Comment protéger les Français face à la crise économique et énergétique ?
Conséquences de la guerre en Ukraine, le prix à la pompe a augmenté en moyenne de 52 centimes pour atteindre plus de 2 euros le litre de carburant. Des particuliers mais aussi des entreprises (comme les ambulanciers, les chauffeurs de taxis...) sont sensibles à cette hausse. Le gouvernement a promis des aides via un "plan de résilience économique" qu'il devrait présenter en début de semaine prochaine. Le prix de l'essence mais aussi la flambée des cours du blé, la hausse des prix de l'huile de tournesol, l'explosion des prix du gaz et l'augmentation du baril de pétrole Brent... : les Français vont devoir mettre la main à la poche. Comme il l'avait fait lors de l'épidémie d Covid19, le gouvernement va venir en aide aux Français. Selon le député LREM de Paris,
Le président de la République proposera la semaine prochaine des solutions pour accompagner cette hausse massive des carburants. Je rappellerai juste que le prix du gaz est bloqué en France. (...) Ce que nous avons dit c'est que nous allons continuer comme nous l'avons fait précédemment probablement avec un chèque énergie ou ce type de modalités pour accompagner les plus précaires, ceux qui en ont le plus besoin et de faire en sorte de passer ce cap difficile. Au-delà de cela, il faut continuer à accélérer la transition énergétique car cette société carbonée n'est pas l'avenir. Nous sommes totalement dépendants d'autres sources et nous avons besoin de retrouver une autonomie qui passera par plus d'électricité, du nucléaire et de l'éolien.
Selon le député de La France Insoumise, Adrien Quatennens,
Face à cette situation, on ne pas laisser les marchés faire. Le marché c'est le chaos. Il faut donc une régulation des prix. Cela veut dire que l'on bloque les prix. Je rappelle que, jusqu'en 1986, en France, les prix étaient régulés. Si Jean-Luc Mélenchon est élu au mois d'avril, nous n'allons pas laisser le marché faire. Nous allons bloquer les prix d'un certain nombre de produits. Par exemple le carburant, qui a dépassé le prix de deux euros à la pompe ce qui fait que bientôt des gens vont être empêchés de se déplacer. On risque une paralysie de l'économie. On souhaiterait bloquer le prix du carburant à 1.40 euros. Bloquer le prix de l'énergie, même si c'est une mesure temporaire et également de certains produits de première nécessité, alimentaire et hygiénique.
Dernière ligne droite avant les élections : les débats
Candidat officiel depuis une semaine, Emmanuel Macron doit endosser son rôle de chef de l'état, de chef de guerre et de candidat en campagne. Mais la guerre en Ukraine ne lui permet pas de s'investir pleinement dans la campagne. Pour son premier meeting qui aura lieu cet après-midi à Marseille, le candidat ne sera pas présent. Nombre de ses adversaires lui reprochent de se cacher derrière la guerre en Ukraine pour occulter les sujets qui préoccupent les Français (comme le pouvoir d'achat). Le premier débat entre les candidats aura lieu ce lundi, sans Emmanuel macron. Mais est-ce parce qu'il consacre toute son énergie à la guerre en Ukraine qu'il ne peut pas débattre avec les autres candidats ? Selon le député de la France Insoumise
Au contraire. La démocratie a intérêt au débat. Quand j'entends Monsieur Macron dire je ne vais pas débattre parce que les précédents ne l'ont pas fait. Franchement, d'un Président qui se prétendait moderne et disruptif, j'ai envie de lui dire, en quoi parce que les autres ne l'ont pas fait, nous ne pourriez pas vous le faire ! On connaissait plutôt Emmanuel Macron amateur de panache et de confrontations politiques. Que craint-il ? Evidemment il craint son bilan qui est un fardeau. Le bilan d'Emmanuel Macron c'est que 5% personnes possèdent autant que 27 millions de français. Pas parce que c'est tombé du ciel, mais par la politique qu'il a menée. Donc oui nous avons besoin de débats et aucun contexte ne peut justifier qu'une élection présidentielle, dont on sait qu'elle est la grande élection majeure de ce pays, se transforme en reconduction administrative du sortant. Il faut du débat, de la confrontation d'idées. C'est une nécessité de salubrité pour la démocratie.
Mais Sylvain Mallard, le député LREM de Paris le rappelle :
Aucun Président de la République n'a fait un débat de premier tour. Imaginez la situation. On est avec 11 candidats face à Emmanuel Macron. Chacun peut parler dix minutes. Tout le monde attaquerait le Président. Et honnêtement vous avez vu le dernier débat entre Valérie Pécresse et Eric Zemmour, alors qu'ils n'étaient que deux. C'est cela dont ont envie les Français ? Vous pensez que des programmes, des idées, des lignes de clivages vont apparaitre par ce débat ? Je crois que c'est un faux débat. Les candidats ont largement de quoi s'exprimer en France. La vérité c'est que pour beaucoup d'entre eux, il n'y a rien dans leur programme. Il n'y a pas d'alternatives. (...) Il ne peut pas y avoir débat s'il n'y a pas respect et écoute.
Les premières propositions des candidats
Alors que Jean-Luc Mélenchon consacrera trois heures ce soir à défendre le chiffrage de son programme, Emmanuel Macron distille au compte gouttes quelques propositions de son programme (comme la retraite à 65 ans avec un minimum de 1100 euros, le triplement de la prime Macron, le rétablissement des mathématiques dans le tronc commun aux lycées, la suppression de la redevance audiovisuelle...). Le candidat de l'Union Populaire souhaite une retraite à 60 ans, ce que défend Adrien Quatennens
Ces dernières années, la productivité a beaucoup augmenté. Mais les salaires n'ont pas augmenté en proportion et le mouvement historique de diminution de temps de travail s'est interrompu. Alors à qui profite le crime ? Dire aux Français comme le fait Emmanuel Macron, il va falloir travailler plus, c'est une manière pour lui de dire je n'ai pas l'intention de partager les richesses. (...). La retraite à 60 ans est une nécessité pour plusieurs raisons. A 62 ans 1/4 des plus pauvres meurent. Après toute une vie de labeur, on doit pouvoir profiter de ce temps de la retraite dans lequel on se rend utile par plein d'aspects. Par la diminution du temps de travail, par la planification, en créant de l'activité et de l'emploi on peut remplir les caisses de cotisation.
Le Président de la République avait annoncé en 2017 une réforme des retraites. Une réforme qui n'a pas eu lieu... Mais selon Sylvain Maillard,
la réforme des retraites n'a pas pu se faire car il y avait des contestations et parce qu'il y a eu l'épidémie de Covid19. (...) Nous proposons une retraite à 65 ans car il va falloir travailler plus longtemps. J'adorerais pouvoir dire vous travaillerez moins. Mais nous ne pourrons pas financer notre modèle social, auquel nous sommes tous si attachés, extrêmement redistributif, si nous ne travaillons pas suffisamment. C'est comme cela que ça fonctionne. Travailler plus, cela ne veut pas dire travailler plus sur la semaine, cela veut dire travailler plus tout au long de sa vie. (...) Et je crois que les Français sont prêts à faire cet effort important pour être sûrs de pouvoir financer la retraite des plus âgés.
Un second tour Mélenchon - Macron ?
Jean-Luc Mélenchon peut croire en un second tour face à Emmanuel Macron. Selon le dernier sondage BVA, il poursuit sa remontée et serait crédité de 12.5% d'intentions de vote, devançant Valérie Pécresse (12%), talonnant Eric Zemmour (13%) mais encore loin derrière Marine Le Pen (17%) et Emmanuel Macron (30%). Pour espérer arriver au second tour, le candidat de l'Union Populaire appelle Fabien Roussel à le rejoindre. Selon Adrien Quatennens,
Il est clair que ce qui a été possible en 2012 et en 2017 avec le Parti Communiste français et nous était plutôt une réussite du point de vue des scores que nous avons obtenus. Et personne ne comprend que cela ne soit pas possible aujourd'hui. L'expérience nous montre que l'électorat du Parti Communiste et de la France Insoumise, non seulement s'additionne, mais provoque une dynamique. Je me souviens d'une discussion que nous avions eue en novembre 2020, Fabien Roussel me disait "je vous demande de respecter que j'irai jusqu'au bout. En revanche, s'il y a une capacité pour l'un d'entre nous d'être présent au second tour, j'y réfléchirai." Je lui dis camarade c'est le moment de réfléchir.
Selon Sylvain Maillard, Emmanuel Macron ne se projette pas dans le second tour. On a une campagne de premier tour à faire et on la fait au quotidien en permanence. Convaincre l'ensemble des Français de voter pour Emmanuel Macron, les convaincre de venir voter. Et de toutes les façons nous nous adapterons au candidat qui sera en face de nous au second tour. Ce n'est pas à nous de choisir. Nous on fait campagne mais rien n'est acquis. Il faut être là. Il faut être en permanence sur le terrain, convaincre, expliquer. Parce qu'une campagne, ce n'est pas uniquement un vote. C'est aussi ce qui va nous permettre de la transformation dans les mois, dans les années à venir.
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#FranceCulture #Mélenchon #Macron - 11 069 vues -1 k - 47,3 k abonnés - 215 commentaires
Adrien Quatennens était ce samedi 12 mars 2021 l'invité de Grégory Philips sur France Culture. #FranceCulture
Le député du Nord et coordinateur de la France Insoumise a rappelé la position de l'Union populaire vis-à-vis de la sortie de l'OTAN, et prône une France indépendante peut jouer son rôle de puissance médiatrice au service de la paix, afin qu'elle soit vécue par tous ses interlocuteurs comme un interlocuteur fiable.
Adrien Quatennens a également plaidé pour le blocage des prix : si Jean-Luc #Mélenchon est élu au mois d'avril, nous n'allons pas laisser le marché faire. Nous bloquerons les prix d'un certain nombre de produits. Le carburant, qui a dépassé le prix de deux euros à la pompe, amène le risque une paralysie de l'économie. Nous souhaitons bloquer le prix du carburant à 1.40 euros, tout comme nos considérons qu'il également essentiel de bloquer les prix de certains produits de première nécessité, alimentaire et hygiénique.
Il a enjoint le président de la République Emmanuel #Macron de participer aux débats : si il ne le souhaite pas, c'est qu'il craint son bilan qui est un fardeau. Le bilan d'Emmanuel Macron, c'est 5 personnes qui possèdent autant que 27 millions de français.
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🗳 Jean-Luc Mélenchon se prête aujourd'hui à l'exercice de "L'interview face cachée". RDV les jeudis et dimanche à 19h pour des interviews de tous les candidats à l'élection présidentielle.
Pour découvrir la vidéo de décryptage du programme de Jean-Luc Mélenchon, l'Avenir en Commun : https://youtu.be/qgLorzVBy_U
Le programme intégral de Jean-Luc Mélenchon : https://melenchon2022.fr/programme/
"L'interview face cachée" est une série d'interviews conçue par HugoDécrypte et réalisée en coproduction avec Mediawan Digital Studio.
CHAPITRES
00:00 Introduction
01:36 Thème 1
08:39 Thème 2
15:09 Thème 3
16:58 Thème 4
24:28 Thème 5
30:45 Thème 6
36:34 Thème 7
38:00 Conclusion
CRÉDITS
Journalistes : Hugo Travers, Paul Bonnaud, Anais Lochon, Manon de Cabarrus, Alice Diem
Production : Julien Potié
Programmation : Anais Lochon
Montage : Stanley Duplan
Mixage : Gildas Préchac
Miniature : Manon Payet
‣ Mediawan Digital Studio Edouard Benadava Marion Gazeau
‣ 3e Œil Productions Mathilde Jarry Maxime Beaufils
‣ Eliote
‣ Bestimage Pierre Perusseau
Connu / https://twitter.com/JLMelenchon/status/1503075963235704837
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Mélenchon 2022 🐢 a aimé Jean-Luc Mélenchon @JLMelenchon · 5h - 48 - 359 - 1143"
Tr.: ... des pension de famille avec un accompagnement ...
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Rendez-vous ce vendredi 11 mars à 20h pour un meeting de l’Union populaire à Toulouse avec Clémentine Autain, Bénédicte Taurine et Sabine Rubin. Partagez et réagissez avec #MeetingToulouse.
*Tr.: ... Kurdes ... femmes, vie, liberté ... Elsa ?? gamblin ?? ...
#APEF2022 #ProduireEnFrance - 5 170 vues - 732 - 47,2 k abonnés - 65 commentaires
Adrien Quatennens était ce vendredi 11 mars à Bordeaux afin de présenter le programme économique de Jean-Luc Mélenchon pour l'élection présidentielle 2022 lors des Assises du Produire en France.
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Nouvel entretien autour du programme l'Avenir en commun. Albert Levy, ancien magistrat et membre du Parlement de l'Union populaire, est venu parler avec Julie Maury de la précarisation du service public de la justice sous Macron. Il y a également évoqué la question de l'indépendance de cette institution.
Tr.: rétablir le juge d'instance ... lutte contre la corruption, la délinquence en col blanc
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Ce vendredi 11 mars à 15h, suivez la présentation du livret sécurité de la campagne de l'Union populaire et les propositions de Jean-Luc Mélenchon sur le sujet. La conférence de presse sera présentée par Marion Beauvalet et Francois Thuillier coordinatrice et coordinateur du livret et du député Ugo Bernalicis en présence de plusieurs personnalités dont Pierre Joxe, ancien ministre de l'Intérieur. Participez en réagissez en direct avec #MelenchonSécurité.
Connu / https://twitter.com/melenchon_2022/status/1502295398773362688
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Jean-Luc Mélenchon a aimé Mélenchon 2022 🐢 @melenchon_2022 · 10h
« Je réitère mes félicitations pour ce travail formidable ! »
Pierre Joxe, ancien ministre de l’Interieur, salue les propositions de @JLMelenchon sur la sécurité et la police ! 🚨
23- 412 778
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Automotive Cells Company (ACC) a inauguré ce 11 mars son usine pilote à Nersac, près d'Angoulême. C'est là que la co-entreprise entre Total Saft et Stellantis, qui associera bientôt Mercedes, va tester, roder et optimiser les lignes de production de batteries lithium-ion des futures gigafactories française et allemande. Mais plusieurs gros défis restent à surmonter.
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Sortie de terre en seulement treize mois, cette usine pilote ou "centre d'excellence industrielle" constitue la deuxième des quatre briques déployées par la co-entreprise créée en 2020. Avec déjà 450 salariés et 700 prévus fin 2022, ACC veut devenir dans quelques années rien de moins que "le leader européen des cellules et modules de batteries pour véhicules électriques", comme le martèle Yann Vincent Le directeur général d'ACC
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Valider, régler, optimiser, former
Quelques mois après le centre de R&D implanté à Bruges, dans la banlieue bordelaise, avec déjà plus de 300 collaborateurs, c'est donc au tour de l'usine pilote de Nersac d'être inaugurée. Suivront l'usine géante de Douvrain, dans le Pas-de-Calais, en 2023, puis la gigafactory jumelle à Kaiserslautern (Allemagne) en 2025. En rythme de croisière, ACC ambitionnera alors de produire suffisamment de modules pour équiper entre un et deux millions de véhicules par an pour viser 10 % d'un marché européen évalué, toutes choses égales par ailleurs, à un besoin annuel de 12 à 14 millions de batteries électriques en 2030. Pour cela, "l'Airbus des batteries" devra continuer à avancer vite au regard des nombreux projets concurrents sur le sol européen dont notamment Verkor (France), Envision ou encore Northvolt (Suède).