Au-delà du logiciel libre 25 pages
Tous pirates ? C’est ce que la propagande contre les échanges de fichiers musicaux voudrait nous faire accroire. Mais ceux qui prennent aveuglément parti pour la « propriété informationnelle » devront lutter sans fin contre les nouveaux modes de création. Or ceux-ci, fondés sur la resocialisation de l’acte de créer et sur des coopérations inédites rendues possibles par l’avènement d’Internet, sont de plus en plus puissants.
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Des chercheurs ont établi de façon convaincante la supériorité de la « production sociétale par les pairs sur la base des biens communs » pour une large classe de créations et d’innovations informationnelles (5). Cette formule de Yochai Benkler recouvre la production coopérative de résultats dont chaque étape est librement utilisable et modifiable par tout un chacun, et constitue en ce sens un bien commun, souvent protégé contre la réappropriation par un acteur particulier.
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se réjouir de quelques succès : la résistance aux brevets logiciels en Europe ; l’émergence, à l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) et à l’Unesco, de coalitions regroupant organisations non gouvernementales d’intérêt général et pays pauvres ou émergents. Destinés officiellement à contrer les liens entre contrefaçon industrielle et criminalité organisée, des textes – comme la directive européenne dite « sur le respect des droits de propriété intellectuelle (10) », complétée, le 12 juillet dernier, par une proposition de « dispositif pénal européen contre les atteintes à la propriété intellectuelle » – facilitent en fait la multiplication des procédures abusives contre les médicaments génériques, les logiciels libres, le partage volontaire des créations ou la possibilité pour les citoyens de critiquer la télévision.
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le facteur essentiel de crédibilité pour une coalition des biens communs tient dans la capacité de celle-ci à articuler son projet avec celui d’une redomestication générale du capitalisme. Il s’agit de mettre fin à cet étrange renoncement qui fait considérer le changement technique comme une donnée extérieure ne relevant pas de l’action et des préférences humaines.
Philippe Aigrain
Animateur du mouvement en faveur des biens communs, auteur de Cause commun, Fayard, coll. « Transversales », Paris 2005.
Connu / https://twitter.com/mdiplo/status/1414565773037776896
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Le Monde diplomatique @mdiplo
2:42 PM · 12 juil. 2021·- 27 Retweets 2 Tweets cités 29 J'aime
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10h En réponse à @mdiplo
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Jérémie Zimmermann Cœur croissant Plusieurs notes de musique Morceau de fromage @jerezim · 14h
Je viens d'apprendre le décès de Philippe Aigrain, dans sa maison à la montagne, près d'Argeles.. je suis si triste.
Philippe avait été mon inspiration pour mes recherches sur les brevets sur les logiciels lorsque j'étais étudiant.
1/..
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A la fameuse qualité de vie au travail, Yves Clot, professeur émérite au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) préfère… la qualité du travail. Son dernier ouvrage, Le prix du travail bien fait (La Découverte, 2021), devrait inspirer les préventeurs dans la lutte contre les risques psychosociaux.
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On se base sur une clinique, qui est notre marque de fabrique depuis longtemps, selon laquelle la performance réelle n’est pas vouée à détruire la santé. La performance n’est pas seulement le chiffre comptable mais aussi bien l’efficacité du geste, la qualité du produit ou la possibilité individuelle et collective de se reconnaître dans ce qu’on fait.
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trois expérimentations que nous avons conduites dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, un Ehpad, en Normandie, à l’usine automobile Renault de Flins et avec les éboueurs de la ville de Lille.
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mes coauteurs Jean-Yves Bonnefond, Antoine Bonnemain et Mylène Zittoun
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l’intelligence collective ... Le collectif inter-hôpitaux a questionné le pouvoir de décision sur l’organisation des soins. Les soignants ont pu prendre des libertés avec leurs habitudes de travail, ils ont relevé la tête : développer son pouvoir d’agir procure un vrai plaisir éthique.
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Quand, dans le cadre de la méthode dialogique que nous utilisons, on demande à chacun d’évaluer les critères de qualité de son propre travail, au sein du collectif ou avec la hiérarchie, ceux-ci deviennent discutables par les autres (voir l’encadré). Le destin de ce conflit n’est pas écrit, et on n’a aucune certitude de trouver une solution en bout de course.
Le prix à payer, c’est donc d’abord la remise en cause de ses propres manières de faire. C’est ainsi qu’un collectif peut acquérir le crédit nécessaire pour faire autorité auprès des directions. La reconquête du pouvoir d’agir sur les choses fait reculer le pouvoir sur autrui dont abusent trop de directions. Sans cela, il n’y a pas de vraie transformation du travail.
Le terme de conflit effraie en entreprise. Pourquoi est-il selon vous essentiel ?
Y. C. : S’il y a trop de conflits « effrayants », c’est qu’il n’y a pas assez de conflits de critères autour du travail bien fait. Lorsque ces derniers sont refoulés, ils empoisonnent les rapports entre directions, encadrement, salariés, clients ou usagers.
Notre clinique permet justement d’organiser le dialogue sur ces conflits de critères. Il conduit à des arbitrages, qui sont le produit de cette confrontation. Arbitrages qui, soumis à l’épreuve de l’expérience, sont réversibles s’ils ne font pas leurs preuves sur le terrain. C’est cette coopération conflictuelle sur le travail bien fait que nous défendons, plus propice à l’action collective, loin des compromis factices du « dialogue social ».
Vous dressez un inventaire critique de tout ce qui se fait depuis des années sur les risques psychosociaux. Pourquoi rien ne marche-t-il réellement ?
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Notre intervention consiste à « casser » cette division dans l’activité de direction. Nous mettons plutôt sur la table la manière d’organiser la performance. Trop souvent, les acteurs de prévention acceptent que les directions opérationnelles conservent le privilège de définir l’efficacité, plaçant donc cette question hors d’atteinte dans la discussion. Mais si on n’institue pas le conflit de critères au cœur des décisions qui engagent le travail concret, on ne fait que du palliatif.
Votre méthode mise beaucoup sur les « référents métiers », ces salariés élus pour représenter leurs pairs dans les échanges avec le management. Pourquoi ?
Y. C. : Quand le collectif a fait ses preuves dans l’examen des situations, son analyse – qui force souvent le respect mais peut aussi appeler l’objection – mérite d’être rediscutée avec les dirigeants. L’expérience nous a appris que cette discussion est possible « en direct » avec des interlocuteurs désignés dans les collectifs. Ces « référents métiers » instruisent les dossiers du travail réel. Ils doivent apprendre, et les hiérarchies aussi, à tenir le choc du dialogue, un peu comme les intervenants que nous sommes. Notre livre explique comment cette fonction de référent a vu le jour dans l’action, jusqu’à l’élection par les pairs pour assurer leur légitimité.
Les référents ne font-ils pas concurrence aux élus du personnel ?
Y. C. : Il ne s’agit pas de créer un canal bis de représentation des salariés. Il y a un risque mais les référents représentent le travail. L’originalité des expérimentations conduites est qu’elles se font en présence des organisations syndicales ; ces dernières jouent un rôle de tiers entre le management et les référents pour éviter le face-à-face. C’est un préalable pour nous.
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Votre ouvrage se termine sur une vision plus politique, celle d’une écologie du travail ... nous cherchons à faire du travail quelque chose de civilisateur.
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Les auteurs du livre se sont d’abord immergés dans le quotidien ... l’« auto-confrontation simple » ... l’« auto-confrontation croisée » ... « débats d’écoles » ... l’aptitude des salariés à changer de point de vue dans le dialogue. Montrées aux dirigeants, elles poussent ces derniers à manifester une capacité réciproque de changement. En tout cas, une prise de conscience s’opère : les travailleurs faisant preuve de créativité, le sommet de l’organisation doit attester de la même capacité d’initiative. Voilà qui ouvre la voie aux transformations possibles. Sentinelles de la qualité du travail, les référents métiers, élus par leurs pairs, listent les problèmes, instruisent les solutions collectives et les valident auprès de leurs collègues.
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François Boulo, avocat de Gilets jaunes à Rouen et porte-parole du mouvement sociétal, publie "Reprendre le pouvoir" aux éditions Les Liens qui Libèrent et décrit son chemin d'auteur dans le Grand Matin Sud Radio.
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Tr.:
5 dogmes à déconstruire, qui définissent le néolibéralisme dans la tête des gens : - la croissance, - la concurrence, - l'austérité, - l'attractivité, - la flexibilité.
son positionnement : - souveraineté (démocratie) - répartition des richesses (inégalités intolérables) - transition écologique
changer l'hégémonie culturelle de Gramsci, gilets jaunes, coopérer, émancipation individuelle, cadre collectif, individualisme, division du travail, redonner du sens passe par l'introspection personnelle
Vive la Commune ! --- 18 mars 1871 - 18 mars 2021 : les 150 ans de la Commune de Paris - •18 mars 2021 / JEAN-LUC MÉLENCHON
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Ce 18 mars 2021, nous célébrons le 150e anniversaire du commencement de la Commune de Paris. Dans cette vidéo, Jean-Luc Mélenchon rend hommage aux communardes et communards qui ont mené une lutte pour la liberté et l'émancipation humaine dont la lumière brille encore aujourd'hui sur le monde.
Jean-Luc Mélenchon explique ici l'Histoire de la Commune de Paris et son commencement par la résistance à l'envahisseur allemand. Il explique comment les femmes ont été aux avant-postes de la lutte. Il retrace les grandes avancées de la Commune de Paris : la séparation des Églises et de l'État, la réquisition des logements vacants, la création des coopératives ouvrières.
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4 520 ont signé
Mix'art Myrys a lancé cette pétition adressée à Mix'art Myrys ??
Nous, Mix’Art Myrys - collectif d’artistes autogéré, et Soutiens de Mix’Art Myrys, en tant qu’Artistes, Lieux culturels et artistiques, Citoyen.ne.s,
Demandons que les travaux de mise en conformité aux normes ERP dans le respect du projet (maîtrise d’usage) soient enfin réalisés par Toulouse Métropole (maîtrise d’ouvrage).
Que puisse être pérennisé cet espace d’expérimentation artistique, culturelle, démocratique, sociale et sociétale. Cet espace de liberté, de mutualisation, de coopération, d’autogestion.
Connue / https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju/?ARs9mw
Aujourd'hui Lyon est à un peu plus de trois heures de route de Guéret, mais si vous voulez y aller en train, il faut compter au moins cinq heures de voyage. La ligne transversale Bordeaux / Lyon qui passait par la préfecture creusoise a été abandonnée en 2014. Mais elle devrait reprendre du service d'ici deux ans grâce à la société RailCoop.
->
à réécouter Alexandra Debaisieux, directrice générale déléguée de RailCoop https://www.francebleu.fr/emissions/l-invite-de-france-bleu-creuse/creuse/l-invite-de-france-bleu-creuse-223
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Pour réussir son pari, RailCoop doit réunir 1,5 millions d'euros. La coopérative a pratiquement atteint son but. Elle dispose aujourd'hui d'environ 1,2 millions. Et parmi les derniers sociétaires de Railcoop, il y a le conseil départemental de la Creuse. Il vient de mettre 60.000 euros dans le pot commun
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Trois allers-retours par jour
... La ligne Bordeaux / Lyon existe toujours, mais elle n'est plus exploitée de bout en bout par la SNCF. Railcoop va dans un premier temps, fin 2021 y faire circuler des trains de frets ...
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Aujourd’hui, c’est l’anniversaire du Média. Trois ans déjà ! L’occasion pour nous de faire une annonce très importante. La transformation tant attendue du Média en coopérative sera lancée en février.
Grâce au travail acharné des Socios et de toute l’équipe, la promesse initiale va se concrétiser très bientôt.
Le Média deviendra une Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC). Pour participer à cette aventure médiatique, les socios du Média pourront souscrire à des parts sociales (d’une valeur d’un euro), qui leur permettront de participer au fonctionnement du Média. S’ils le désirent, leur cotisation du mois prochain sera intégralement transformée en parts sociales ; et les mois suivants, leur ancienne cotisation deviendra un “abonnement” au Média, pour exactement le même montant.
Avec nous ce soir pour tout vous expliquer :
- Les journalistes Eloïse Bajou, Taha Bouhafs et Filippo Ortona vous parleront des nouveaux programmes du Média.
- Bertrand Bernier (directeur de production et président de l’association) et Chloé Gence (développeuse) vous expliciterons le fonctionnement de la SCIC.
- Les Socios Serge Victor, Jean Bourrieau et Korri, qui vous raconteront les dessous de ce projet collaboratif.
a #LeMédia #Coopérative #SCIC 26 commentaires
Cemil Choses A Te Dire il y a 7 heures
Un grand bravo aux équipes du Média qui, malgré les aléas propres à tout projet de cet ampleur, a su perdurer et proposer du contenu de qualité, qui compte !
Étant franco-turc, je mesure la chance d'avoir ici en France encore la possibilité de jouir de médias de gauche. En Turquie, nous serons malheureusement déjà écroué sur ordre d'Erdogan. Gardons à l'esprit que ce risque plane de plus en plus sous Macron. Forza !
Premier opérateur télécom coopératif engagé dans la transition écologique et solidaire
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a émergé d'un souhait citoyen, porté par Pierre Paquot, Marion Graeffly et soutenu par Anne Barbarin. Ce souhait, c'est celui de se réapproprier nos moyens de communication pour construire un opérateur télécom respectueux des êtres humains et de l'environnement.
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TeleCoop Sobriété : le premier forfait mobile engagé et
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L'Association TELECOOP est installée au 4 TRAVERSE DES JOUTEURS à Sete (34200) dans le département de l'Herault. Cette association loi 1901 ou assimilé fondée en 2017(SIRET : 834983561 00012)
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TeleCoop souhaite également lutter contre la fracture numérique en proposant des tarifs sociaux et solidaires pour favoriser l'accès au numérique pour tous. Telecoop souhaite proposer : - une offre d'intérêt collectif ...
Ndlr : amélioration ? approfondir ACT
Politique
300.000 victimes emportées par une pandémie mondiale, des émeutes mortelles, et un président qui s’accroche au pouvoir. Qui aurait pu imaginer un tel scénario pour les États-Unis en 2020 ? Peter Turchin, lui, l’a fait. C’était il y a 10 ans. Mobilisant les méthodes de sa discipline, la cliodynamique, il prédisait un pic de violence politique pour la décennie 2020 dans le pays. Peter Turchin est-il un prophète ? En tout cas, ses idées pourraient bien nous aider à comprendre la trajectoire des puissances de ce monde.
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chercheur, professeur aux départements de biologie, d’anthropologie et de mathématiques à l’Université du Connecticut ... est surtout l’initiateur de la cliodynamique, une discipline récente à l’intersection de plusieurs domaines des sciences humaines tels que l’histoire, l’anthropologie, et l’économie. ... objet l'étude quantitative des dynamiques profondes de l’histoire, avec pour ambition la découverte de mécanismes universels à travers les époques. Dans cette perspective, les événements historiques sont considérés comme des processus aléatoires favorisés ou inhibés par le contexte social dans lequel ils surviennent, et donc des manifestations apparentes de phénomènes plus profonds.
Cette discipline met ainsi au second plan le rôle des personnages historiques, considérés comme des produits de leur époque plutôt que l’inverse. À ce titre, la cliodynamique poursuit le mouvement initié par l’école des Annales, qui, sous l’impulsion de Lucien Febvre et Marc Bloch, a importé les sciences sociales dans la démarche de l’historien.
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Sa théorie s’inspire des analyses d’Ibn Khaldoun (1332-1406), historien arabe dont les travaux sont considérés comme précurseurs dans la sociologie et l'économie. Selon Ibn Khaldoun, les empires trouvent leur moteur dans l’asabiyya, un terme qui désigne la cohésion sociale de leurs populations. Une forte asabiyya permet un niveau de coopération élevé, donc des politiques expansionnistes fructueuses et une meilleure résistance aux agressions.
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les fondements du raisonnement sont discutables : certaines notions, comme celle d’”élites”, sont vagues et difficiles à cerner au cours de l’histoire. Par ailleurs, Turchin s’appuie sur une idée très malthusienne de la société et de l’économie (du nom du démographe et économiste anglais Thomas Malthus, qui a souligné, au XIXe siècle, les effets potentiellement catastrophiques de la disjonction entre l'évolution linéaire du volume des ressources disponibles et celle, exponentielle, des effectifs de population). Cette vision ne prend en considération ni les luttes politiques, ni l’évolution technologique, et ne rend pas compte des changements profonds des sociétés humaines : les contraintes ne sont sans doute pas les mêmes dans des sociétés agraires et dans des sociétés hyperconnectées et ultra-technologiques. Peut-on vraiment appliquer le même modèle à l’Empire romain et aux États-Unis du XXIe siècle ?
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En dépit des critiques, la démarche de Turchin, qu’il légitime par une réflexion épistémologique https://escholarship.org/uc/item/82s3p5hj#main, est à l’origine d’un programme de recherche en plein développement.
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Malgré une certaine tendance à la spéculation et au-delà des détails mathématiques et historiographiques, le travail de Turchin est intéressant pour son approche en contradiction ouverte avec l’idéologie néo-libérale. Si celle-ci glorifie la compétition et l’individu, pour Turchin, c’est la coopération qui est le vrai fil conducteur de l’histoire humaine. Elle est en particulier l’objet de son ouvrage Ultrasociety : How 10,000 Years of War Made Humans the Greatest Cooperators on Earth, dans lequel il avance que la capacité extraordinaire des hommes à coopérer à grande échelle est le résultat d’un mécanisme évolutif, les guerres ayant éliminé les groupes incapables d’atteindre de hauts niveaux de coopération ...
Conversation La Coop des Communs @CoopdesCommuns Niveau 1 :
Nous publions aujourd'hui le rapport "Plateformes coopératives : des infrastructures territoriales de coopération" #platformcoop
Et si on soutenait les communs numériques pour construire les outils post-covid?
Index pointant vers la droite https://platformcoop.fr Image
Banque des Territoires et 8 autres personnes
2:39 AM · 20 oct. 2020·Twitter Web App 22 Retweets 4 Tweets cités 28 J'aime
La Coop des Communs @CoopdesCommuns · 20 oct. Niveau 2 :
Le rapport présente l'économie sociale, et en particulier le coopérativisme, comme une forme d'entreprenariat à soutenir (vraiment) pour le développement du numérique en France.
Billet de banque avec le symbole du dollar
modèles éco ⚖ modèles juridiques Ampoule électrique stratégies d'alliance
8 recommandations Revers de main avec index pointant vers le bas
La Coop des Communs @CoopdesCommuns · 20 oct. Niveau 3 :
. 1 - Renforcer la visibilité de l’ESS comme modèle entrepreneurial d’avenir pour le numérique. Aujourd'hui, il n'y en a que pour les startups.
Croix
Ça favorise les modèles prédateurs de valeur au détriment des usagers et des territoires
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Les Scop
La Coop des Communs @CoopdesCommuns · 20 oct. Niveau 4 :
. 2 - Diversifier les modes de financement de l’entrepreneuriat numérique dans l’économie sociale en investissement et en exploitation et les agréger au service de l’intérêt général.
Ampoule électrique
Les coops sont trop risquées pour investir ? Mutualisons les risques et finançons les usagers.
Groupe VYV et 9 autres personnes
La Coop des Communs @CoopdesCommuns · 20 oct. Niveau 5 :
Par ailleurs, 7 milliards pour l'économie numérique dans le plan de relance. De combien pourrait bénéficier le développement des #platformcoops pour le bénéfice des territoires ? Par quels leviers?
Image Cédric O et 5 autres personnes
La Coop des Communs @CoopdesCommuns · 20 oct. Niveau 6 :
. 3 – Encourager l’expérimentation des modèles économiques assurant la protection et l’utilisation des données pour l’intérêt général.
Explorons les coopératives de données pour se prémunir contre la prédation des plateformes #tadata #platformcoop Image Mobicoop - La mobilité partagée
La Coop des Communs @CoopdesCommuns · 20 oct. Niveau 7 :
. 4 - Créer un incubateur dédié aux plateformes coopératives dans une logique d’accompagnement en pair à pair.
Biceps en flexion
Des dizaines d'incubateurs pour les startups et les "entreprises à impact" mais rien pour les coops du numérique. On a besoin de renforcer l'ingénierie. On le fait?
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La Coop des Communs @CoopdesCommuns · 20 oct. Niveau 8 :
. 5 - Construire un récit commun et fédérer un réseau autour d’une identité forte : proposition de #plateformcoop
Les pieds dans le plat : il faut simplifier la communication pour que les gens comprennent ce que l'on veut dire et faire des #Platformcoops des objets politiques.
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Stroïka et 6 autres personnes
La Coop des Communs @CoopdesCommuns · 20 oct. Niveau 9 :
. 6 - Soutenir les dynamiques de recherche autour des plateformes coopératives.
Et #enmêmetemps, on a besoin d'y voir plus clair sur la grande diversité des modèles...
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Corinne Vercher-Chaptal
La Coop des Communs @CoopdesCommuns · 20 oct. Niveau 10 :
. 7 - Concevoir des stratégies d’alliances avec les autres acteurs œuvrant vers une transition écologique et solidaire.
Poignée de mains
On y arrivera pas seuls. Faisons des #platformcoops des outils à disposition de acteurs de la transition écologique et solidaire
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FranceTiersLieux et 8 autres personnes
La Coop des Communs @CoopdesCommuns · 20 oct. Niveau 11 :
. 8 - Créer et animer un observatoire des plateformes coopératives pour en objectiver l’impact sur les territoires.
Femme mage
C'est l'époque de l'evidence based management : investisseurs et les collectivités ont besoin de chiffres qui objectivent l'impact. #EvidenceBasedManagement
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La Coop des Communs @CoopdesCommuns · 20 oct. Niveau 12 :
Discutons de tout cela le 2 décembre prochain! C'est le forum des plateformes coopératives à la bourse du travail.
Forum Plateformes en Communs 2020 - La Coop des Communs
Le Forum 2020 des Plateformes Coopératives permet de rassembler l’écosystème des plateformes coopératives, les mettre en avant et de rencontrer leurs pairs.
coopdescommuns.org
Dominik-FI-Esperanto-Amish Triangle rouge pointant vers le bas
@Dominik_Onagrin
Une coopérative citoyenne veut tapisser les bâtiments publics de panneaux solaires en associant la population. Ils sont tous réunis samedi 11 juillet à Puymoyen (Charente), au sud d’Angoulême,
sudouest.fr - 0 - 0 - 2
Voir aussi https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?h5z_WA
Non classé 0 - 0
En Février 2019, Le Mouvement associatif, en s’appuyant sur la diversité des réseaux qu’il rassemble et avec lesquels il collabore, a initié un groupe de travail, dont l’animation a été confiée à la Fédération des Centres Sociaux et Socioculturels de France (FCSF) pour étudier et formuler ensemble des propositions visant à renforcer les coopérations inter-associatives dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville.
Dans ce cadre, le groupe de travail a proposé la mise en place d’une charte éthique en matière de coopérations dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville. Cette charte interne au monde associatif, a vocation à créer un nouvel élan pour favoriser davantage de coopérations entre associations intervenant dans ces quartiers.
Nous invitons les associations qui s’y reconnaissent et qui souhaitent s’impliquer dans sa mise en œuvre à nous le faire savoir en signant la charte ci-après.
-> https://www.centres-sociaux.fr/charte-ethique-en-matiere-de-cooperations-dans-les-quartiers-prioritaires-de-la-politique-de-la-ville-2/
Le projet est financé ! 6 000 € requis 176 Contributeurs
6 400 € déjà collectés 107% financé
5 actualités / 176 contributeurs
... épicerie générale / des produits de qualité et sans emballages pour faire du bien à la planète autant qu’à votre porte-monnaie.
Mais c’est plus qu’une épicerie : c’est aussi un lieu où vous pourrez vous régaler en venant déguster les gourmandises concoctées sur place.
C’est aussi un lieu où vous nourrirez votre esprit à travers les événements et ateliers organisés tout au long de l’année pour petits et grands.
La pause est finie ? Pas de stress, vous pouvez rester sur place pour travailler dans nos espaces de coworking où bureaux et salle de réunion n’attendent que vous.
... un lieu où l’on partage un bon repas, des espaces de travail, des moments conviviaux et cette richesse inépuisable qu’est la connaissance.
Le porteur de projet
Pauline et Raphaël, 29 et 32 ans, parents de deux enfants de 6 et 2 ans. Engagés dans la vie associative et inspirés par la philosophie du petit colibri qui fait sa part, ils ont décidé de créer avec d’autres citoyens un lieu qui leur ressemble et qui réponde à plusieurs besoins. Aujourd’hui ils sont entourés de 40 coopérateurs, unis autour de valeurs qui comptent à leurs yeux : solidarité, partage, humanisme et protection de l’environnement
À quoi servira votre financement ?
... des produits frais de crèmerie grâce à l’achat d’une vitrine réfrigérée, et également de proposer des silos à vrac en verre (plus sains et plus beaux) de fabrication allemande plutôt que les silos plastiques d’importation américains.
Le cahier de recherche « Plateformes coopératives : des infrastructures territoriales pour un partenariat public-communs en action » est issu de la collaboration entre La Coop des Communs et l’Institut pour la recherche du groupe Caisse des Dépôts.
Il présente les plateformes coopératives comme des outils à disposition des collectivités territoriales, pour augmenter le pouvoir d’action des acteurs de la transition de leur territoire.
Connu / https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?i0ZW-w
Pédagogie Education
Collection Ruptures À la mémoire de Régis Roquetanière, ami de luttes.
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Mondialisation -> productivisme, libre-échange et concurrence, pouvoir aux multinationales, colonialisme
Échec des forces progressistes
Capitulation de la social-démocratie - L’altermondialisme au secours de la gauche - L’alternative sud-américaine - Des Indignés à Syriza
Démondialiser
De la self-reliance à la démondialisation - Détournement politique - Une nouvelle étape dans la lutte des classes - Affronter les multinationales
Refuser la croissance
L’impasse de l’« autre croissance » - La nébuleuse décroissante - Politiques de la décroissance
Sortir de l’ère néo-coloniale
Un « nouvel ordre économique international » avorté - Changer au Nord pour permettre le changement au Sud - Autonomie, coopération et décroissance - Avec les États ou avec les peuples
Transformer les relations marchandes
Intérêt et limites de la Charte de La Havane - De nouvelles logiques commerciales - De nouvelles logiques d’investissement - La monnaie et le troc
Développer la coopération non marchande
Faire de la coopération Nord-Sud une priorité d’État - Dégager des moyens - Développer des coopérations Nord-Nord - Traiter la question migratoire - Achever la décolonisation française
On entend souvent dire que la chute du mur de Berlin, le 16 novembre 1989, a sonné la victoire totale du libéralisme. Avec du recul, on peut penser que ce n’est pas le cas. S’il fallait célébrer le véritable triomphe du capitalisme néolibéral, la date à retenir serait le 13 juillet 2015. Ce jour-là, le gouvernement grec de gauche radicale, démocratiquement élu, renonçait à mettre en œuvre son programme et se pliait aux injonctions de l’Union européenne et des marchés financiers. Alors que la coalition Syriza avait remporté, en janvier 2015,
les élections législatives en promettant de combattre et de vaincre l’austérité, l’ordre néolibéral faisait plier la Grèce et rayait d’un trait de plume le résultat des urnes, semblant donner raison à titre posthume à l’ancienne Premier ministre britannique, Margaret Thatcher : il n’y aurait plus d’alternative au règne du marché.
Bien sûr, la démocratie en Europe avait déjà été violée plusieurs années auparavant, lorsque le Traité de Lisbonne fut imposé aux peuples français et néerlandais qui avaient voté Non en 2005.
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Sociaux.
La fable de l’Europe sociale fonctionnera un temps.
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La conception de la démondialisation portée par Arnaud Montebourg pose un sérieux problème : très éloignée de la vision de Bernard Cassen et Walden Bello, elle s’inscrit dans une logique à la fois européiste et productiviste. L’objectif du dirigeant socialiste n’est pas de remettre en cause la concurrence internationale, mais bien de redresser la compétitivité de la France et de l’Europe : il faut « constituer des champions industriels ayant la taille critique du marché mondial ». Pour lui, « La démondialisation c’est d’abord la modération de la mondialisation. C’est-à-dire que l’on doit arriver à une régionalisation de l’économie mondiale où les grands ensembles continentaux vont continuer de commercer, mais vont le faire de façon plus raisonnable 1. »
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Là où Jacques Sapir, Bernard Cassen et Walden Bello plaident pour des mesures nationales, Arnaud Montebourg s’aligne sur le fantasme de la réforme « de l’intérieur » de l’Union européenne en vogue au Parti socialiste. Cette « démondialisation », c’est le conte pour enfants de « l’Europe sociale », auquel on ajouterait du protectionnisme « aux frontières de l’Union européenne ». Protectionnisme qui est d’ailleurs la seule audace que s’autorise Arnaud Montebourg,
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Seule la restauration de la souveraineté nationale permet d’enclencher le train de mesures nécessaires pour briser la domination des multinationales et gouverner en faveur des classes populaires. Annuler la plus grande partie de la dette publique, creusée année après année
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La reconquête de la souveraineté monétaire doit conduire à dévaluer la monnaie nationale par rapport à certaines monnaies de pays structurellement exportateurs (la devise allemande, le yuan chinois) et à la réévaluer par rapport à des monnaies de pays structurellement importateurs
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Charte de la Havane, OIC Organisation internationale du commerce
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P151 Conclusion
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Il est totalement faux, et je pense l’avoir démontré dans ce livre, de croire que la rupture nationale est incompatible avec l’internationalisme. Le sentiment d’appartenance à une nation n’empêche en rien de se sentir appartenir en même temps à l’Humanité et à une classe sociale. Mais le cadre national est le seul qui permette, aujourd’hui encore, une prise de pouvoir démocratique.
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exige une radicalité sans faille : elle impose de sortir de la domination des firmes multinationales et de l’Union européenne, de créer de nouvelles alliances internationales, d’apporter des réponses aux problèmes environnementaux. Sans rien céder sur ses fondamentaux, la gauche doit actualiser à la fois son projet de société et la stratégie pour le mettre en œuvre.
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le patriotisme. Pas un patriotisme chauvin et excluant. Certainement pas un patriotisme de compétition. Mais l’idée que la France puisse reprendre une place centrale dans l’Histoire en mettant fin, avec d’autres, à la domination du capitalisme, peut être un puissant moteur de changement, comme l’a été le patriotisme des mouvements de décolonisation en Afrique et en Asie au xxe siècle.
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de compétition, qui interdiraient de repenser un nouvel ordre mondial progressiste. Il existe de façon évidente des intérêts de classe, par définition divergents, et le combat contre les forces libérales sera rude. Mais je crois que, dans leur majorité, les peuples adhéreront à un projet de sortie du capitalisme qui donnera comme perspective la paix, le bien-être et la coopération, et qui sera crédible. Je n’en ai bien sûr pas la preuve, mais personne ne détient non plus la preuve du contraire. Ce que nous savons, par contre, c’est que nous sommes condamnés au pire si nous n’essayons pas.
Juillet 2016
Aurélien Bernier • est essayiste et conférencier. Il collabore régulièrement au Monde Diplomatique.
Pour contacter l’auteur : http://abernier.vefblog.net
Ndlr :* Sortie de l'Euro ? VÉRIFIER ACT
Il n'est pas évoqué la notion de MNC, dommage, cela faciliterait grandement me semble-t-il