ENVIRONNEMENT
Quand les étudiants des grandes écoles sélectionnent leurs employeurs en fonction de leur politique climatique
Ils ne veulent pas d'un bon salaire, ils veulent un avenir. Les étudiants sont de plus en plus nombreux à se mobiliser pour le climat et à maintenir la pression sur les entreprises pour qu'elles revoient leurs pratiques. C'était le but du Manifeste pour un réveil écologique signé par plus de 30 000 étudiants de grandes écoles. D'autres mouvements, plus large, visent notamment les acteurs privés. C'est le cas de la Bascule, un lobby citoyen lancé par Maxime de Rostolan https://www.novethic.fr/actualite/environnement/agriculture/isr-rse/video-on-a-20-ans-pour-changer-le-monde-le-documentaire-plaidoyer-de-l-agroecologie-145609.html et des étudiants.
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Répondre à l'urgence climatique
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Du travail qui a du sens, ou rien
Principalement composé d’étudiants mais ouvert à tous, il veut placer la transition écologique et solidaire au cœur de la politique. D’ici la fin de l’été, le mouvement émettra entre 50 et 100 propositions. Il propose également des groupes de travail dont l’un sera dédié aux nouveaux modèles d’entreprise. "L’idée est de travailler sur l’entreprise de demain", raconte Emma. Cette étudiante de Centrales Nantes est actuellement à Pontivy, en Bretagne, elle aide à retaper une ancienne polyclinique qui servira de QG à ce lobby citoyen.
"On est dans une logique de construction avec les différents acteurs. Mais personnellement, je n’ai pas envie d’aller travailler dans une entreprise qui ferme les yeux sur l’urgence climatique", assume-t-elle. Certains étudiants du mouvement ont décidé de boycotter leur stage de fin d'étude, Emma a choisi de le réaliser à la Bascule.
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Mardi 12 mars 2019, Jean-Luc Mélenchon était l'invité de Laurence Ferrari. Il a salué la mobilisation du peuple algérien et a signalé qu'en France, en dépit de 17 semaines de mobilisation des gilets jaunes, Emmanuel Macron le pouvoir macroniste n'avait cédé sur rien et répondu par la répression. Le président du groupe « La France insoumise » à l'Assemblée nationale a dénoncé le flop qu'est le grand débat et a mis sur la table une proposition simple : une Assemblée constituante chargé de rédiger la Constitution d'une 6e République. Jean-Luc Mélenchon a également dénoncé la politique européenne d'Emmanuel Macron. Il a condamné les propos de la présidente de la CDU allemande, madame Kramp-Karrenbauer, qui a notamment déclaré que la France devrait donner son siège permanent au Conseil de sécurité de l'ONU à l'Union européenne. Enfin, il a salué la mobilisation internationale des jeunes pour le climat.
Catégorie Actualités et politique 324 commentaires
Michelle Tirone il y a 8 heures
Très bonne intervention. Les coups bas n'ont pas fait mouche... Je me demande quand les journalistes seront capables de faire une interview pour simplement entendre une personne...
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Missi Miranda il y a 6 heures
C'est clair! Cela semble pourtant pas très compliqué.
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Benjamin CARO il y a 6 heures
Bonsoir Michelle, il faut regarder la chaîne BRUT sur YouTube.
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Carmen R il y a 5 heures
N'empêche qu'elle donne une info importante... "JLM a écrit mot pour mot ce qui passe avec les gilets jaunes"... en 2012... Elle cherche les poux mais c'est pas la pire.
Et c'est vrai, JLM est au top !
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Missi Miranda il y a 5 heures
J'aime la sincérité de cet homme! Bien-sûr que ces images des perquisitions le blessent, et nous avec! Les revoir remue le couteau dans la plaie! Il faut reconnaître qu'en agissant ainsi la macronie a vraiment réussi à nous blesser et nous humilier.
Mais ils ne l'emporteront pas au paradis. D'ailleurs, ça ne réussit pas à Macron! C'est pas parce qu'il nous a humiliés que le peuple l'aime plus ou accepte plus de sa politique! C'était stupide de le croire d'ailleurs : il a pris les Français pour des cons, et il s'en mord les doigts! Et ce n'est qu'in début!
Et pourtant, AUCUNE DES PERSONNALITÉS PRÉTENDUMENT DE GAUCHE (à l'exception de Marie-Noëlle Liennemann, François Maurel et la centaine d'élus qui a quitté le PS pour la FI) n'a OUVERT LA BOUCHE lorsque Macron a utilisé le harcèlement judiciaire et policier pour casser la popularité grandissante des Insoumis, et traiter tous ses représentants comme des criminels, alors que Benalla a eu droits à plus d'égards.
Tous ces partis de gauche étaient trop contents, espérant faire taire la FI pour de bon et pouvoir enfin exister, sur ses cendres! C'est sale!
Les citoyens en ont marre de ces jeux de pouvoir honteux et attendent des mesure concrètes et des débats d'idées! Si les soi-disant partis de gauche ne comprennent pas ça, alors ils sont morts, quelque soit leur gloire ancestrale!
Parce qu'au jeu de la communication, Macron les bat largement! Donc, la réalité ne leur laisse pas le choix, soit ils rejoignent la FI, soit ils disparaissent à jamais et ils n'auront à s'en prendre qu'à eux-mêmes.
Pourquoi? Bah parce que c'est La FI qui détient le programme qui répond à 75% des GJ et qui a fait 7 millions d'électeurs. soit ils font mieux qu'elle, soit ils se rangent derrière la FI et nous épargnent à nous tous le peuple, leur bassesse et leur connerie!
C'est bon quoi, on a assez pris cher : on a des mutilés de guerre! Donc je crois qu'on a bien mérité qu'ils nous fassent des vacances en nous épargnant toutes leur hypocrisie et leurs conneries!
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Missi Miranda il y a 5 heures
@Carmen R Oh que oui, et rien que pour ça, je lui pardonne ses coups bas. ^^ C'est à saluer, pour encourager les autres, sans nier qu'elle aurait pu nous épargner ses piques déplacées.
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caro del il y a 5 heures (modifié)
ce n'est pas le sentiment que j'ai eu, au contraire ... quand on voit comment les journalistes (chiens de garde) le traitent habituellement le coupant et le provoquant sans arrêt, j'ai trouvé l'intervieweuse très cool par rapport aux autres, le laissant aller au bout de ses idées ... une Ruth Elkrief l'aurait coupé, provoqué, contredit sans arrêt ...
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Carmen R il y a 5 heures
@caro del oui j'ai ré écouté et c'est vrai qu'en fait elle lui permet de développer pas mal de sujets. On n'est pas dans le rituel pour ou contre la violence ni dans Vénézuela ...on a juste la perquisition, bon, il lui fallait sans doute une petite saloperie à placer..
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caro del il y a 4 heures (modifié)
@Carmen R même sur la perquisition, les pires images n'ont pas été montrées et c'est respectable de leur part ... ensuite, que le sujet soit enfin abordé d'une façon plus paisible est bénéfique je pense ... j'écris ça alors que je suis assez critique sur les médias, mais je l'ai senti très à l'aise dans cette interview
art bizarre il y a 14 minutes
Elle est pas du tout top la coke en ce moment à paris, la ville moisie.
A cran ! la nihilo-narcissique fée-rouge. Comment qu'il se cabre ! le blason de la mécanique aux reflets blond-vert, de gris ? On dirait un bois de Dürer tiré de La nef des fous, du Mirbeau. Le partage : y a quoi de difficile à comprendre ? pour la machine-nation et ses petits pions dans le camp de la mort.
Jacques JOSEPH il y a 8 heures
Surement le dernier homme à la stature d'homme d'état que la France possède mais ne sait s'en servir. Elle tarde mais à la fin je l'espère, elle ne s'aurait s'en passer tellement cet homme à une vision à long terme sur de très nombreux sujets. Depuis son retrait du PS. en 2008, il a pris cette grandeur par son travail inlassable, ses analyses, ses propositions tant sur le plan nationale qu'international. Ne nous laissons pas guider par la sphère politico médiatique, prenons notre destin en main pour que la France retrouve toute sa fierté et sa grandeur.
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mireille giralt il y a 8 heures
Sacré Mélenchon , quelle maîtrise !
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Juan .Chil il y a 8 heures
Hey LES GJ, je suis parisien, croyez moi, il faut ARRETER AVEC LES CHAMPS ELYSEE !!! A chaque fois on fait un cadeau à la police en se mettant là, c'est trop facile pour eux de nous nasser. le meilleur endroit c'est CHATELET-LES HALLES, car ils ne peuvent pas fermer, c'est la premiere gare urbaine d'Europe, et un énorme centre commercial. En plus les vrais parisiens sont tous là, pauvres et riches, c'est l'agora de Paris. Si on veut qu'ils nous rejoignent c'est à Chatelet qu'il faut aller !!! Les champs Elysées c'est juste un Disney Land pour saoudien
Pourquoi devrions nous travailler sur notre avenir
s'il n'y a pas d'avenir ?
Le 15 mars faisons grève pour le climat !
Collégien·nes, lycéen·nes, étudiant·es, nous appelons à faire grève pour le climat le 15 mars
Depuis des années notre planète vit une crise sans précédent. La biodiversité s'effondre, les catastrophes liées au climat sont de plus en plus nombreuses, des millions de personnes sont obligées de migrer vers d'autres territoires et dans le même temps la température atteint -48°C à Chicago et +49°C en Australie...
L'humanité court à sa perte. Depuis plus de 50 ans, les scientifiques alertent sur la catastrophe qui nous guette mais les puissants de ce monde, pouvoirs publics et multinationales, continuent leur course à la croissance, agissant comme si l’urgence climatique ne les concernait pas. Aujourd’hui nous assistons à ce qui s'annonce comme étant la sixième extinction de masse.
→ Lire la suite https://docs.google.com/document/d/1CTSAWqX2wwWPRlWjCxzCsgpjgsGUqO93eOFeh_ZXrLM/edit
... « Pourquoi devrions-nous étudier pour un futur qui n'existera bientôt plus, alors que personne ne fait rien pour le sauver ? » (Greta Thunberg)
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Ils et elles lancent l’appel
Clervie Guyard, lycéenne 17 ans, 1ère L, Ancenis
“J’appelle à la grève car je voudrais que moi ainsi que les millions d’autres enfants nous puissions vivre.”
Gabrielle Jossaud, 17 ans, Terminale L, Poitiers
“J’appelle les lycéen.ne.s et les étudiant.e.s à faire la grève le 15 mars car je veux que tous les jeunes se montrent concernés par le dérèglement climatique, et que ce sujet prenne une place centrale dans les médias et les débats politiques.”
Idris BENSARI,18 ans, 1ère année de Bachelor en Gestion et Valorisation de la Nature, Alfortville
“Dans l’idée de réveiller les consciences des plus jeunes comme des plus vieux, j’appelle à faire grève parce que l’avenir c’est nous et que nous n’allons pas céder pour la croissance du PIB et l’exploitation infinie d’une nature finie.”
Instagram : mobilisation_lycenne_dalf
Mail : mobilisation.alf@gmail.com
Johan Rivière, 17 ans, Terminale S, Bayonne
“J’ai fait le choix d’appeler à la grève pour le climat pour ne pas céder à l’indifférence face à une catastrophe climatique qui touchera les générations futures.”
Instagram : fridaysforfuture.paysbasque
Mail : lyceensclimatpaysbasque@gmail.com
Lucie Fortanier, 16 ans élève de première, Nantes
«J’appelle à faire grève pour ne pas regretter plus tard de n’avoir rien fait »
Instagram: lesenfantsduclimat
Lunell Oudelin-Toussaint, Terminale Scientifique, Marseille
“J’ai décidée d'appeler à faire grève pour le climat car si nous perdons ce combat aucun autre ne pourra avoir lieu”
Maël Gauduchon, 19 ans élève de Terminale, Nancy
“Je soutiens la grève pour le climat car j’en suis arrivé au triste constat que nos dirigeants n’agiront que sous la contrainte”
Facebook “YouthForClimate Nancy” : https://www.facebook.com/groups/2712744822070748/
Marin Bisson, 15 ans, élève de Seconde, Lyon
“J’appelle à faire grève, car si nos dirigeants ne sont pas capables de prendre les mesures nécessaires, alors c’est à nous de leur faire comprendre l’urgence de la situation.”
Facebook : https://www.facebook.com/grevescolaireclimatlyon/
Pimprenelle Pouillot-Chevara, 19 ans, L1 de Biologie et Géosciences à Sorbonne Université, Paris “Protéger notre environnement c’est protéger chacun d’entre nous.”
Solenn Marc, 20 ans, L2 de psychologie à l’UBO, Brest
“J’appelle à faire grève car l’urgence climatique n’est plus un risque mais un fait dont nous devons tous prendre conscience.”
Facebook “Youth For Climate Brest”: https://www.facebook.com/groups/256625768598320/
Instagram : youthforclimatebrest
Territoire de pastoralisme et de tourisme, réserve d’eau et de paysages, la montagne est une véritable sentinelle du climat : l’impact y est fort et les choix politiques, désastreux. Élue d’opposition dans la Région de L. Wauquiez, je siège en commission Montagne. Un poste d’observation privilégié pour avoir la rage au cœur de ce qui est en train de se passer.
Clés : Climat Grands projets inutiles et imposés Montagne Politique
Temps de lecture* : 9 minutes
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dernières études ... bilan Ludovic Ravanel sur le Mont Blanc et les effets de la canicule 2018 m’a une fois de plus édifiée. Le papier de Lyon Capitale « Les paradis artificiels de Laurent Wauquiez » également2. Tout cela allait dans le sens habituel, terrible et habituel, que j’observe depuis des années attentivement3 : le réchauffement est deux fois plus important en altitude4, il provoque le dégel du permafrost qui sert de ciment aux montagnes et provoque des écroulements. Il entraîne également un déficit d’enneigement et le recul des glaciers. Enfin, et cela est également valable en vallée, les sécheresses se multiplient. C’est ainsi qu’on a vu cet automne le Lac d’Annecy à sec et des villages ravitaillés en eau potable par camion citerne. ... je siégeais en commission Montagne à la Région. L’inénarrable Gilles Chabert présidait10 en tant que conseiller spécial à la Montagne de Laurent Wauquiez, mais également ex-administrateur de la Compagnie des Alpes et ancien président du Syndicat national des moniteurs du ski français11. A ses côtés, une invitée : Chantal Carlioz, vice-présidente à la montagne et au tourisme du département de l’Isère et maire (Les Républicains) de Villard-de-Lans. Tous deux réunis pour nous présenter la fameuse étude qui, selon Gilles Chabert : « nous conforte, ce n’est pas totalement foutu tout de suite », annonce la fin de « ce ‘vautour noir’ en montagne qui est qu’on n’aura plus d’eau » et cloue le bec aux « extrémistes » (comprendre : les écolos).
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Les stations vont-elles se retrouver sous tutelle, avec de beaux canons à neige qui ne pourront plus fonctionner, faute de froid, d’eau et d’énergie ? ... Les études prévoient qu’il n’y aura plus aucune station sous 2500 mètres d’altitude d’ici la fin du siècle15,
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Le devoir des politiques est de prévenir, d’aider les stations à se diversifier et s’adapter avant qu’il n’y ait plus de neige, innover pour un tourisme différent, qui puisse se décliner toute l’année , basé non sur nos faiblesses mais sur nos atouts : les paysages, la gastronomie, la culture, les sports pleine nature, la randonnée et les refuges, la reconnexion avec les écosystèmes. ... urgent de penser aux 97 % de territoires de montagne qui ne sont pas des pistes, aux habitant-e-s qui y vivent toute l’année, et prioriser l’aide à celles et ceux qui en ont le plus besoin.
par Giv Anquetil , Antoine Chao , Charlotte Perry - 53 minutes
Comme un bruit qui court retourne en Guyane, avec celles et ceux qui font de la forêt un champ de bataille.
Les Amérindiens se battent pour défendre la forêt dont ils vivent
Les Amérindiens se battent pour défendre la forêt dont ils vivent © Radio France / Giv Anquetil
Nous vous avions fait entendre le mois dernier les voix de guyanais mobilisés contre des grands projets extractivistes qui menacent l’environnement.
Et si la mine industrielle Montagne d’or (en plein cœur de la forêt tropicale) est toujours dans le collimateur de 70% des habitants, on célèbre ces jours-ci en Guyane la victoire par abandon sur Total et son forage off-shore, qui vient de jeter l’éponge après 100 millions d’euros dépensés en prospection.
On retourne cette semaine dans ce paradis vert, cette fois avec les Amérindiens qui se battent pour défendre la forêt dont ils vivent.
Les Amérindiens qui se battent pour défendre la forêt dont ils vivent © Radio France / Giv Anquetil
Dans son abattis, sa parcelle cultivée sur brûlis avant d’être rendue à la forêt pour 30 ans, Franck Nénesse pratique l’agroforesterie en utilisant les cycles naturels et les savoir-faire traditionnels pour que les sols ne s’épuisent pas. Cécile Kouyouri, première femme devenue chef coutumier voilà 21 ans, nous reçoit dans son petit village de Bellevue, où elle a réussi à imposer une « Zone de droits d'usage collectifs » (ZDUC) pour un autre usage communautaire de la forêt et du monde.
C’est aussi le message que porte une nouvelle génération d’Amérindiens réunis dans les Jeunesses Autochtones de Guyanes (JAG), dont fait partie Christophe Yanuwana Pierre que l’on retrouve près de Saint Laurent du Maroni.
Pour la reconnaissance officielle des peuples autochtones
Pour la reconnaissance officielle des peuples autochtones © Radio France / Giv Anquetil
Alors qu’environnement et climat peinent à devenir des priorités pour le monde développé, toutes et tous partagent –comme Jean Paul Fereira, le maire Kali’na d’Awala-Yalimapo, l’idée que le « retard » en développement de la Guyane est peut-être une chance pour prendre d’autres voies. Plutôt que de répéter les mêmes erreurs - climaticides - qui ont échoué ailleurs.
Un reportage de Giv Anquetil
Programmation musicale
16h40
Le focus de la semaine
Martelage et syndicalisme forestier
Mots-clés : Société
Take action!
We need to let the European Investment Bank (EIB) know that the EU citizens value our climate, and that it’s time for the EU bank to do its share to protect it.
Let people at the bank know we want a Fossil-Free EIB!
Here are some simple actions you can take
Connue / https://twitter.com/MaximCombes/status/1099997719391809537
"
Maxime Combes @MaximCombes 10 hil y a 10 heures
Vous pouvez signer la pétition pour une banque de l'UE libre des énergies fossiles #FossilFreeEIB #EIBEnergy
http://fossilfree-eib.eu/take-action/
Suivre @Counter_Balance pour ces sujets. Et notamment l'ami @xavier_sol (merci à eux pour le travail) - 2 réponses 15 Retweets 17 j'aime
"
Ce jeudi matin, des groupes du mouvement climat Action Non Violente-COP 21 se sont emparés de 4 portraits officiels du président Macron, dans des mairies de Paris (Vème), Lyon (IIème), Ustaritz et Biarritz, ville où doit se tenir le G7 au mois d’août prochain. Ils entendent ainsi dénoncer l’inaction d’un président Macron se contentant de beaux slogans et de grands débats face à l’urgence climatique et sociale. Brandissant des banderoles où l’on pouvait lire « Climat, justice sociale : où est Macron ? » ou encore « Climat, justice sociale, sortons Macron !« , les militants ont lancé un appel à la généralisation de telles actions de réquisition sur la France entière. « Tant que le président Macron ne sera pas au rendez-vous de l’Histoire, nous laisserons dans chaque mairie ce vide illustrant si bien sa politique réelle face au péril climatique et à l’urgence sociale » a déclaré Pauline Boyer, une des porte-paroles des activistes d’ANV-COP21.
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ndlr : décrochage des portraits du président de la république
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Dans ce 86e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon revient sur les mobilisation des jeunes contre les politiques qui provoquent le changement climatique. Il parle également de l'instrumentalisation de la lutte contre l'antisémitisme qui a été faite par la République en Marche. Jean-Luc Mélenchon revient ensuite sur la niche parlementaire de la France insoumise et notamment sur notre proposition de loi de lutte contre la malbouffe ou pour mettre en place le RIC. Enfin, il parle des déclarations de Poutine concernant l'installation de missiles pointés vers les occidentaux et de la résurgence du TAFTA.
SOMMAIRE
- 00:11 : Les jeunes se mobilisent pour le climat
- 07:16 : L'instrumentalisation politique de la lutte contre l'antisémitisme
- 12:39 : Niche parlementaire de la France insoumise : la malbouffe et le RIC
- 22:14 : Les missiles de Poutine
- 25:56 : Le TAFTA est de retour
LES LIENS
- La militante suédoise Greta Thunberg et les jeunes marchent pour le climat à Paris : https://www.lemonde.fr/planete/articl...
- L’un des plus grands glaciers de l’Antarctique menace de se détacher : https://www.la-croix.com/Sciences-et-...
- Pour Maillard (LREM), «le RN et LFI portent des racines antisémites très claires» : http://www.lefigaro.fr/politique/le-s...
- VIDEO. Christophe Castaner explique l'usage des LBD à des enfants dans l'émission "Au tableau !" : https://www.francetvinfo.fr/economie/...
- Ivry : perquisitions chez six lycéens suite aux tags contre la proviseure de Romain-Rolland : http://www.leparisien.fr/val-de-marne...
- France inter : propagande macroniste contre le RIC à l’antenne : https://melenchon.fr/2019/02/21/franc...
- Russie: Poutine menace de déployer ses nouveaux missiles contre les Occidentaux : https://www.20minutes.fr/monde/245628...
- JEFTA : il faut un protectionnisme solidaire : https://www.youtube.com/watch?v=8ySXJ...
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Actualités et politique
505 commentaires
Michelle Tirone il y a 9 heures
6 lycéens perquisitionnés par 42 policiers à 6 heures du mat pour des tags... des Gilets Jaunes arrêtés pour être juste venus soutenir le personnel de santé gréviste... c'est très grave ce qui se passe chez nous. Très grave. Je ne sais pas comment ça va se terminer... Mais on doit lutter encore et toujours.
Collection Poche
Réflexions sur l’effondrement.
« Notre société déborde de trop-plein, obscène et obèse, sous le regard de ceux qui crèvent de faim. Elle est en train de s’effondrer sous son propre poids. Pesante, matérielle, démesurée. Elle croule sous les tonnes de plaisirs manufacturés, les containers chargés à ras bord, la lourde indifférence de foules télévisées et le béton des monuments aux morts. Et les derricks continuent à pomper, les banques à investir dans le pétrole, le gaz, le charbon. Le capital continue à chercher davantage de rentabilité. Le système productiviste, à exploiter main-d’œuvre humaine et écosystèmes dans le même mouvement ravageur. Comment Diable nous est venue l’idée d’aller puiser du pétrole sous terre pour le rejeter sous forme de plastique dans des océans qui en sont désormais confits ? D’assécher les sols qui pouvaient nous nourrir, pour alimenter nos voitures en carburant ? De couper les forêts qui nous faisaient respirer pour y planter de quoi remplir des pots de pâte à tartiner ? »
Il y a cinquante ans, en mars 1969, alors sur le point de gagner une course en solitaire, le navigateur Bernard Moitessier choisissait de ne pas franchir la ligne d’arrivée et de fuir le consumérisme. Dans cet essai philosophique et littéraire rédigé à la première personne et empreint de doute salutaire, Corinne Morel Darleux questionne notre quotidien en convoquant les lucioles de Pasolini ou Les Racines du ciel de Romain Gary et propose un choix radical : refuser de parvenir et restaurer la dignité du présent pour endiguer le naufrage généralisé.
L’auteure
Élue dans la Drôme, militante écosocialiste, chroniqueuse pour Reporterre, Corinne Morel Darleux suit depuis dix ans les questions climatiques et de défense des écosystèmes
Connu / https://twitter.com/cmoreldarleux/status/1099321049278226432
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corinne morel darleux @cmoreldarleux 2 hil y a 2 heures
« Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce. Réflexions sur l'effondrement » ★ Parution le 6 juin chez @LibertaliaLivre ★
3 réponses 17 Retweets 24 j'aime
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Pour lutter contre les effets du réchauffement, les 17 pays de la bande sahélienne vont bénéficier d’un « programme prioritaire » décidé lors de l’Accord de Paris.
Lire aussi Au Sénégal, la « Venise africaine » lutte contre l’avancée inexorable de l’Océan https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/02/03/au-senegal-la-venise-africaine-menacee-par-la-montee-des-eaux_5251429_3212.html
La région du Sahel, qui abrite plus de 500 millions d’habitants pour une superficie d’environ 10 millions de km2 est extrêmement vulnérable aux changements climatiques, « ce qui fragilise à la fois les conditions de vie des populations et les écosystèmes », selon un document distribué aux médias.
Ainsi, l’Afrique subsaharienne connaît un taux important de dégradation. L’érosion côtière est « de plus en plus accentuée » avec « un à deux mètres par an au Sénégal et à Djibouti » et « vingt à trente mètres par an dans le golfe de Guinée », selon le même document.
Lire aussi Au Burkina Faso, la dégradation de la situation sécuritaire gagne du terrain https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/02/18/au-burkina-faso-la-degradation-de-la-situation-securitaire-gagne-du-terrain_5424915_3212.html
Les 17 Etats de la région du Sahel sont le Cap-Vert, le Sénégal, la Gambie, la Mauritanie, le Mali, la Guinée-Conakry, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Bénin, le Niger, le Nigeria, le Cameroun, le Tchad, le Soudan, l’Erythrée, l’Ethiopie et Djibouti.
Outre, la pauvreté et les effets du changement climatique, près de la moitié de ces pays sont confrontés à des activités djihadistes.
Le mouvement des gilets jaunes a mis en avant le besoin incompressible de concilier transition écologique et justice sociale. Sans justice sociale, il n’y aura pas de transition écologique. Sans transition, les impacts du dérèglement climatique, dont les populations les plus pauvres sont déjà les premières victimes, seront exacerbés.
Et les plus précaires risquent de rester piégés dans notre dépendance collective aux énergies fossiles.
Face à cette situation, le Réseau Action Climat appelle le Gouvernement à mettre en œuvre un nouveau contrat qui s’articule autour de 6 réformes fondamentales à engager pour faire émerger une société plus écologique et plus juste.
Pour toutes celles et ceux qui ont des difficultés à boucler leurs fins de mois, qui ne peuvent pas faire autrement que d’utiliser leur voiture ou se chauffer au fioul, ce contrat propose des solutions concrètes que le gouvernement pourrait adopter dès cette année.
Plusieurs de ces propositions ont déjà été portées auprès de ce Gouvernement et des précédents, mais ceux-ci ont préféré jusqu’à présent faire la sourde oreille. Pour que ce nouveau contrat se concrétise, nous appelons les Français à le soutenir massivement que ce soit à travers le débat officiel lancé par le Gouvernement ou en rejoignant les mobilisations qui s’organisent partout en France, pour exiger une action de l’Etat qui soit à la hauteur du défi climatique et qui ne se fasse pas au détriment de ceux qui ne peuvent pas faire autrement.
-> https://reseauactionclimat.org/wp-content/uploads/2019/02/nouveau_contrat_ecologique_juste.pdf
.#Climat #Environnement
Planter des arbres pour lutter contre le réchauffement climatique ? L’idée est loin d’être neuve, mais selon une nouvelle étude présentée le 16 février auprès de l’Association américaine pour l'avancement des sciences (AAAS), la Terre pourrait accueillir 1 200 milliards d’arbres supplémentaires – ce qui, d’après le chercheur britannique Thomas Crowther, serait largement suffisant pour absorber les émissions mondiales de CO2.
Comment déconstruire ce qui, selon Arthur Keller, sont de « faux espoirs », pour mieux travailler à en construire de nouveaux, plus proches de la réalité de ce qui peut effectivement se passer dans les prochaines années ?
C’est la question qu’Arthur se pose, alors que justement le dernier rapport du GIEC vient de paraître et nous fait comprendre gentiment que nous sommes très mal partis pour parvenir à limiter l’augmentation de la température de la planète, et que les conséquences pourraient en être désastreuses.
J’ai voulu enfoncer le clou sur cette question écologique qui conditionne tous les scénarios d’avenir, pour mieux comprendre cette possibilité d’effondrement systémique dont on entend de plus en plus parler et qui me questionne au point de me faire passer des nuits blanches.
Arthur Keller est un spécialiste du sujet, et je discute avec lui de son diagnostic sans concessions, de pourquoi il faudrait vite abandonner des croyances qui lui semblent contre-productives pour mieux appréhender les défis de l’époque, et de ce qu’il faudrait faire concrètement pour préparer l’avenir de manière sereine, lucide et si possible positive.
Sujets abordés dans l'épisode
Climat, écologie, effondrement, croissance, politique, nouveaux récits.
Pour s'y retrouver...
2″ – L’état du monde
Les 6 sphères naturelles, toutes se dégradent gravement
« Depuis 40 ans plus de 50% des animaux sauvages ont disparu. »
Notre dépendance au pétrole et le risque de pénurie à venir
Un système humain fragile
« Le monde est en état de pré-effondrement »
10″ – Les élites savent-elles?
« Ils ne savent pas, et c’est criminel de ne pas savoir. »
« Nos dirigeants sont embourbés dans leurs dogmes »
Edouard Philippe interviewé avec Nicolas Hulot qui cite Jared Diamond
13″ – On va pouvoir trouver des solutions?
Notre croyance aveugle en l’avenir est un élément commun à toutes les civilisations passées…
« Les ingénieurs n’ont pas les solutions »
17″ – La sociologie des catastrophes
La croissance est finie.
Gael Giraud, économiste
Indice de Gini sur les inégalités
« L’ennemi est en chacun de nous »
« La notion de nature humaine n’a pas grand sens, l’homme est opportuniste »
Social mood, état d’esprit social : il est important de lutter contre toute forme de repli
24″ – Pourquoi ne serait-on pas capable de réagir
On ne voit pour le moment aucune inflexion de courbe.
« On n’est pas câblé pour traiter une problématique systémique »
Dennis Meadows, « Les limites à la croissance »
« On sous-estime toujours le problème et on surestime nos capacités. »
Retard pris par l’Allemagne sur son plan de déploiement d’énergie renouvelable (article Bloomberg)
« Dans l’ADN même des institutions on a le problème. »
CCNUCC, article 3, alinéa 5 : on ne doit pas gêner la croissance et le commerce international, quoi qu’il arrive.
29″ – L’allégorie du Titanic
Le syndrome du Titanic, livre et film de Nicolas Hulot
« Globalement nous ne pouvons pas éviter une simplification. »
« La plausibilité [d’un effondrement] suffit pour s’y préparer, c’est la voie humble. »
37″ – Ne faut-il pas d’abord se battre pour sauver le système ?
Le timing pour réagir est passé : « C’est trop tard depuis au moins 30 ans »
Le véritable optimisme c’est de se dire que l’on peut fabriquer quelque chose de neuf »
« Aujourd’hui, ne pas savoir est un choix. »
L’importance de montrer le contraste entre un monde de transition et en monde où on n’aurait rien fait.
43″ – Qu’est qu’il faudrait faire ?
Engagez vous : « Nous changeons le monde à chaque fois que nous montrons l’exemple. »
Transition towns
Adrastia
Les colibris
S’engager, faire, apprendre de nouvelles compétences, partager l’information de manière argumentée.
« Les enfants ne sont pas préparés au monde, ils sont préparés à un marché du travail qui n’existera plus demain. »
Préparer un plan B progressivement pour aller contribuer à la régénération de la nature et du tissu social.
L’importance des entrepreneurs pour inventer le monde de demain.
« Sortir du déni, arrêter de dire qu’on est sûr que ça ne s’effondrera pas. »
« Je vois beaucoup de gens qui sont un peu égoïstes dans leur idée de la transition. »
Il faut faire sa transition personnelle et communiquer dessus pour montrer concrètement comment ça marche.
Phases du deuil de Kübler- Ross : déni, colère, marchandage, dépression, acceptation
55″ – L’innovation
« L’innovation aujourd’hui est complètement à côté de la plaque ». Il faut trouver un compromis entre la performance et la prise en compte des limites et contraintes de ce siècle.
« La technologie n’est qu’un outil, ce n’est pas une finalité »
Philippe Bihouix
58″ – Les nouveaux récits
« Il faut des contre imaginaires pour faire concurrence à ceux d’aujourd’hui. »
« La civilisation dans laquelle on vit aujourd’hui est philosophiquement indéfendable. »
« L’avenir se joue sur le terrain des idées. »
Teilhard de Chardin, la noosphère
Le projet de série TV d’Arthur
Les kits de transition d’Adrastia
Il faut remuer les gens, faire changer d’état émotionnel, donner des clés pour mobiliser.
1’05″ – Un programme politique de transition
Le programme de « transition sociétale » élaboré pour Charlotte Marchandise, c’est ici : https://charlotte-marchandise.fr/4-piliers-programme/ et le focus sur la transition écologique est consultable ici : https://www.calameo.com/books/005026737476e6a4c2757
Arthur a aussi travaillé sur un train de propositions dont il a piloté la conception en matière de prise en compte politique de la question de la condition animale (ici) et son rapport de 2013 qui répond à la question « Peut-on concilier politique de croissance économique et impératif de soutenabilité ? » (là).
1’10″ – Un conseil ?
Se mobiliser chacun à son niveau pour travailler à la transition. « On a besoin du meilleur de l’homme. »
« La solution ne viendra pas d’en haut. »
Les livres recommandés par Arthur :
Le système technicien – Jacques Ellul
La fin de la croissance : s’adapter à une nouvelle réalité économique – Richard Heinberg
Pour continuer d'explorer ces sujets :
Arthur est administrateur de l’association Adrastia qui travaille sur les questions évoquées ensemble : http://adrastia.org/qui-sommes-nous/conseil-administration/arthur-keller/
Une autre interview donnée il y a quelques mois, dans laquelle Arthur explicite sa vision et sa stratégie de com : http://www.passerelleco.info/article.php?id_article=2189
Une intervention dans le cadre d’une table ronde organisée en septembre dernier lors du festival CLIMAX chez Darwin Éco-Système à Bordeaux et une interview récente pour l’émission de radio L’ours et la carotte, qui ont toutes deux été relayées par Adrastia : http://www.adrastia.org/energie-climat-transition-arthur-keller/
Une autre table ronde sur les limites de la transition énergétique : https://www.youtube.com/watch?v=Dnzi2VgtC3M
Connu / https://twitter.com/Adrastiacom/status/1049910819717287936
Transcription :
... des alternatives ... limiter le chaos ... montrer ce qu'on fait pour inspirer le changement ... préparer la résilience ... 5 phases du deuil : déni, colère, marchandage, dépression, acceptation ... devrait être dans les cahiers des charges ... lowtechs
Climat : de l'air, vite !
Vue aérienne du bocage en Ille-et-Vilaine. Un feu a été allumé pour l’entretien traditionnel d’une haie.
Rodolphe Marics
Chercheurs et acteurs territoriaux étudient l’apport du sol. Pour que les bonnes décisions soient prises.
« Notre consortium est un peu atypique, note Christian Walter(1), professeur Inra(2) à l’Agrocampus Ouest, à Rennes. Nous réunissons des équipes de recherche en sciences du sol, hydrologie, écologie et économie... avec le bureau d’étude SCE(3) et le pôle métropolitain Nantes Saint-Nazaire. » Ce groupe de chercheurs et d’acteurs territoriaux étudie les services écosystémiques du sol, dans le cadre du programme Soilserv(4), soutenu par l’Agence nationale de la recherche.
Retrouvez cet article en intégralité dans le magazine Sciences Ouest
Claire Guérou
Mots-clés : climat - émissions carbone sol agriculture
Qu’est-ce que le mouvement des Gilets jaunes révèle de l’épuisement de l’organisation politique et économique de notre société ? Quel est le rôle de l’État ? De la société civile ? Quelle place occupe l’écologie dans la transformation de la société ? Dans cet entretien, Bruno Latour livre ses réflexions sur ce moment politique « enthousiasmant ».
Bruno Latour est sociologue, anthropologue et philosophe des sciences.
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Aujourd’hui, ces plaintes tout à fait légitimes sur la réorganisation de la société s’adressent à un État incapable de se transformer rapidement faute d’une société civile active et détaillée. Par exemple, les débats des Gilets jaunes lors de l’assemblée de Commercy restent à un niveau de généralité extraordinaire. C’est compréhensible. Mais cela ne résout en rien le problème d’ajuster l’analyse à cette situation où les gens ont un vocabulaire politique centré soit sur l’identité quand s’ils sont plus à droite, soit sur l’imaginaire révolutionnaire quand ils sont plus à gauche.
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On est obligé de recommencer au niveau individuel puisqu’on a individualisé les gens. Aujourd’hui, un village ne serait absolument pas capable d’écrire un cahier de doléances comme en 1789 parce que les habitants ne se connaissent pas, ou parce qu’ils ont des statuts complètement différents et des intérêts totalement divergents ! C’est incroyable, la diversité d’un village. Et je ne parle pas d’une ville.
Donc, le problème est qu’il faut renouer le lien, l’ancrage ... de quelles ressources dépendez-vous ? La description de votre dépendance va révéler que ce dont vous avez besoin, vous en êtes privé par quelqu’un que vous nommez et qui est là ... nommer les adversaires aussi bien que les alliés dans un paysage que l’on commence à peupler de lieux, d’institutions, de gens
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Sans argent, le néolibéralisme est une immense source de frustration
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Le « grand débat » recueille des opinions ; c’est un vaste sondage sans même le respect des statistiques.
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Le néolibéralisme a individualisé la perception par tout le monde de soi-même et dissous nombre de liens sociaux. Mais ce qui se passe dans le mouvement des Gilets jaunes, par exemple à Commercy, c’est la tentative de refaire un sujet collectif.
Bien sûr !
Il faut passer par là, non ?
Oui bien sûr, mais enfin, vous auriez étonné les vieux militants des années 1960 si vous leur aviez dit qu’un mouvement social, « c’est formidable parce qu’on se retrouve ensemble et qu’on se parle chaleureusement ». De la chaleur, ils en avaient à foison dans d’innombrables cellules, associations, comités, etc. Cela fait penser à Nuit debout, en 2016. C’est important que les malheureux sujets néolibéraux retrouvent des liens de parole et de solidarité, oui, mais ce n’est pas leur faire injure que de reconnaître que c’est juste le début. Ensuite, il faut passer à la description des situations concrètes pour qu’on commence à repérer les intérêts divergents et voir avec qui on s’allie contre qui. Cela m’étonnerait beaucoup que, dans un rond-point, si on poursuivait la description des conditions de subsistance de chacun, on maintiendrait la chaude unanimité que nous décrivent les journaux.
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on ne fait pas une société avec des individus
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refaire maintenant, avec la question écologique, le même travail de réinscription dans les liens et les attachements que le marxisme a fait à partir de la fin du XIXe siècle. Sachant que les êtres auxquels on est relié pour subsister, ce ne sont plus les êtres dans la chaîne de production ou dans les mines de charbon, mais tous les êtres anciennement « de la nature ». Et que c’est beaucoup plus compliqué, et donc, c’est mon argument, beaucoup plus nécessaire.
Donc, ce travail, qui va le faire ? Pas l’État. Pas des experts, même s’il faut des experts, des sociologues, des économistes… Il n’y a que les gens eux-mêmes !
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Dans l’ancien régime, le climat n’était pas intégré à la politique. Maintenant, il est intégré à la politique comme un des enjeux essentiels. Et ce n’est pas tant par la question du CO2 que par celle des conditions de subsistance. Le terme de « crise de subsistance » est un terme de la Révolution française qui n’est pas inexact quand on l’applique à notre situation. Nous vivons bien une « crise de subsistance ». Nous nous apercevons qu’il faut se poser la question : « Que fait-on quand les insectes, les glaces, les êtres vivants disparaissent ? »
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se poser trois questions : « Quels sont les êtres et les choses qui vous permettent de subsister ? » Et pas seulement d’argent. Puis : « De quoi dépendons-nous ? Qui dépend de nous ? » Et ensuite : « Que sommes-nous prêts à défendre ? Qui sommes-nous prêts à attaquer ? Avec qui se défendre ? »
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quand 1789 est arrivé, il y avait eu trente ou quarante ans de discussions dans toutes les élites et dans le Tiers État sur les réformes à faire. Aujourd’hui, l’État français n’a pas la moindre idée de comment sortir du système de production et passer à une situation écologico-compatible. En fait, ce n’est pas à l’État de le penser, il n’en est pas encore capable.
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On n’a jamais eu de révolution qui attendait de l’État sa transformation…
Il y a quand même un jeu par rapport à l’État. Il organise le « grand débat », en espérant que cela va affaiblir le mouvement social.
C’est du petit machiavélisme !
C’est la bataille du moment.
Oui, mais elle ne m’intéresse pas. Moi, je suis plutôt tourné vers le futur, et ce n’est pas la peine d’être prophète pour prévoir que la crise actuelle préfigure toute celles qui vont venir : comment concilier justice sociale et atterrissage sur la terre… ou ce que j’appelle le terrestre.
...
des milliers de gens, dont beaucoup de jeunes, ont totalement changé de direction dans la vie. Il se produit une reterritorialisation, une réimplantation. C’est ce que doit faire la société : s’ancrer.
Le problème est qu’elle ne sait pas où elle est. Si on change de Terre, avec le nouveau régime climatique, c’est comme de déclarer que la Terre tourne autour du soleil. C’est une mutation de même ampleur. C’est ce qui est à la fois excitant et angoissant. Mais ne nous plaignons pas : enfin ça bouge !
... elations ternaires entre climat (qui change), économie (qui varie) et émissions de CO2 (qui causent le changement climatique et proviennent des activités économiques utilisant du carbone fossile). La preuve par le dernier rapport du Joint Research Center de la Commission Européenne sur les émissions de CO2 mondiales. https://ec.europa.eu/jrc/en/publication/eur-scientific-and-technical-research-reports/fossil-co2-emissions-all-world-countries-2018-report
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Dans ce débat, nous nous intéressons non seulement à ce qui relève du discours médiatique, mais également à la place du journaliste dans un système où l’argent semble demeurer le nerf de la guerre et où les GAFAM dictent leurs algorithmes.
Un débat présenté par Vincent Verzat et avec pour invités : Jade Lindgaard (Autrice & Journaliste à Mediapart) et Anne-Sophie Novel (Autrice, Réalisatrice & Journaliste).
Retrouvez la première partie du J-Terre avec Guillaume Meurice (Auteur, Chroniqueur & Humoriste), Félicien Bogaerts (Le Biais Vert), Lénie Cherino (Professeur Feuillage) et bien d’autres.
📼 https://www.youtube.com/watch?v=29OZQq4v4Jc
Retrouvez Le JTerre en version écrite, avec nos sources d'infos fraîches et les moyens de passer à l'action ici :
▶️ https://lejterre.frama.wiki/jterre-0219
Catégorie People et blogs 3 commentaires
Transcription :
...
gilets jaunes, premier mouvement social climatique
... enfermer les débats sur des aspects techniques évite d'aller au fond
/Effondrement Jade ne trouve pas pertinent d'en parler car c'est anxiogène et pas actuel, alors que l'action, c'est maintenant face aux urgences sociales et écologiques.
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DE 19.55 À 20.45 - C POLITIQUE, LA SUITE
- Le duo de 20h : Christian Salmon, écrivain, auteur de l’Ère du Clash (Fayard), Ariane Chemin, journaliste au Monde et Pierre Larrouturou, économiste écologiste et une jeune manifestante de la “grève pour le climat” qui a lieu vendredi à Paris.
- L’affaire Benalla & “L’ère du clash”
Et si nous étions entrés dans “l’ère du clash” ? Une période où la conquête des micros ou du pouvoir passe inévitablement par l’affrontement, la violence et la rupture. Illustration cette semaine entre suite de l’affaire Benalla, acte 14 des gilets jaunes et révélations sur la mystérieuse Ligue du Lol, ce groupe accusé de cyberharcèlement. Pour en parler : Christian Salmon, l’homme qui a théorisé l’ère du clash et Ariane Chemin, la journaliste qui a révélé l’affaire Benalla.
Le conseil de lecture de Thomas Snégaroff - Climat : Les jeunes entrent en résistance
Ils sont jeunes, ils sont Belges, Suédois, Australiens, Allemands et maintenant Français et ils se sont fixés une mission : tout faire pour sauver la planète. On vous emmène ce soir en Belgique, le pays où le mouvement des lycéens pour l’environnement a pris une ampleur considérable. Reportage de Béryl Chaumeil.
On en parle avec une des lycéennes présente à la « grève pour le climat » qui a lieu vendredi à Paris et avec l’économiste Pierre Larrouturou qui fait le tour d’Europe en ce moment pour promouvoir une idée : la création d’une banque pour le climat.
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Actualités et politique
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La premère partie : https://www.france.tv/france-5/c-politique/c-politique-saison-10/897617-c-politique.html
Maxime Combes @MaximCombes 18 hil y a 18 heures
Bonjour @EmmanuelMacron
@GretaThunberg a un message pour vous : "vous devez agir maintenant, et pas seulement dire que vous allez agir".
.#UrgenceCLimatique #YouthForClimate #strike4climate #IlestEncoreTemps #grevepourleclimat
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10 jeunes venant de 10 villes différentes répondent à l’initiative de Greta Thunberg et lancent un appel à la grève pour le climat vendredi 15 mars 2019.
Collégien.ne.s, lycéen.ne.s, étudiant.e.s, nous appelons à faire grève pour le climat le 15 mars
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-> https://ilestencoretemps.fr/youthforclimate/
-> https://docs.google.com/document/d/1CTSAWqX2wwWPRlWjCxzCsgpjgsGUqO93eOFeh_ZXrLM/edit
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Idris BENSARI,18 ans, 1ère année de Bachelor en Gestion et Valorisation de la Nature, Alfortville
“Dans l’idée de réveiller les consciences des plus jeunes comme des plus vieux, j’appelle à faire grève parce que l’avenir c’est nous et que nous n’allons pas céder pour la croissance du PIB et l’exploitation infinie d’une nature finie.”
Instagram : mobilisation_lycenne_dalf
Mail : mobilisation.alf@gmail.com
Johan Rivière, 17 ans, Terminale S, Bayonne
“J’ai fait le choix d’appeler à la grève pour le climat pour ne pas céder à l’indifférence face à une catastrophe climatique qui touchera les générations futures.”
Instagram : fridaysforfuture.paysbasque
Mail : lyceensclimatpaysbasque@gmail.com
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