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Une cinquantaine d'exposants étaient présents hier aux Journées Hydrog-ne dans les territoires à Toulouse./ Photo DDM
«Carburant de la mobilité du futur», selon la présidente de la région Occitanie Carole Delga, l'hydrogène est à l'honneur à Toulouse depuis hier. Dans le hall du Centre de congrès Pierre -Baudis, où se tient jusqu'à ce soir la sixième édition des «Journées Hydrogènes dans les territoires», les 350 participants se pressent autour des stands.
À l'image de sa présidente arrivée en voiture à hydrogène, de nombreuses initiatives, aussi bien académiques qu'industrielles, tournées vers cette filière ont fleuri dans la région. C'est d'ailleurs la deuxième fois que ces journées sont organisées en Occitanie. La toute première édition avait eu lieu à Albi en 2013.
Recherche en pointe
«Cela s'inscrit dans notre volonté de devenir première région à énergie positive d'ici 2050», affirme l'ancienne ministre qui insiste sur «la stratégie globale» de la collectivité. Pour cela, elle a mis en place la stratégie Repos, dont l'objectif de produire 4 000 GWh d'hydrogène vert à l'horizon 2050.
Les transports sont particulièrement concernés, non seulement par le biais de géants industriels comme Airbus et Safran Power Units dans l'aéronautique, d'Alstom dans le ferroviaire ou encore d'Ariane Group dans le spatial, mais aussi grâce à de nombreuses PME à l'instar de Safra à Albi qui conçoit des bus à hydrogène ou de Braley et de sa station d'hydrogène. Quant à l'entreprise Bulane à Montpellier, elle a mis au point une flamme «propre» à hydrogène.
Du côté de la recherche, la région n'est pas non plus en reste. Le laboratoire Laplace a ainsi mis en place une plateforme nommée Pacaero afin de tester le vieillissement des piles à combustible et des électrolyseurs.
À l'Ecole des Mines d'Albi des chercheurs travaillent sur la production d'hydrogène par gazéification, tandis qu'au Laboratoire d'Ingéniérie des Systèmes Biologiques et des Procédés (LISBP), les scientifiques ont préféré se concentrer sur sa production par voie biologique.
«Une année charnière»
Dans la région, les départements de «l'Ariège et (du) Gard sont particulièrement dynamiques» estime Philippe Boucly, président de l'Association Française pour l'Hydrogène et les Piles à Combustible (AFHYPAC) qui organise ces Journées.
«C'est une année charnière pour la filière», annonce Carole Delga, rappelant le plan Hydrogène français lancé par Nicolas Hulot le 1er juin. Celui-ci vise à produire 10 % d'hydrogène «vert» d'ici 2023, puis entre 20 % et 40 % en 2028 et à déployer 5 000 véhicules dans cinq et 50 000 dans dix ans. Aujourd'hui, ils dépassent à peine la barre des 250.
Caroline Peyronel
Clés : Toulouse Énergie
Réactions des lecteurs
Lecteur impliqué
4048 commentaires
Provinciale, il y a 1 jour
L'hydrogène:énergie du futur....le projet est bloqué dans des cartons depuis les années 60 ! L'ingénieur qui a déposé le brevet doit être bien âgé ou disparu.Quel affront!
Lecteur impliqué
6557 commentaires
Ubu2, il y a 1 jour
Le bon commercial est celui qui rentre par la fenêtre lorsqu'on lui ferme la porte.
Le lobby du nucléaire n'arrive pas à nous placer les véhicules électriques malgré les dépenses publiques pour les bornes de recharge, pas de problème !
Alors, il nous place le moteur à hydrogène.
L'électricité est à la fois sale et propre. Propre du côté de l'utilisation mais sale du côté de la fabrication. Que ce soit avec des centrales à charbon, du nucléaire et ses déchets, et pas mieux par la construction des éoliennes.
1 995 vues - 23 - 2 - Heck Lennon - Ajoutée le 6 janv. 2017
"Les technologies vertes sont présentées comme les fers de lance d'une économie plus respectueuse de l'environnement, en particulier pour l'indispensable transition énergétique.
Mais quelles promesses peuvent-elles tenir ? Quelle sont les ressources nécessaires à leur développement et quelles sont les problématiques de gestion qui en découlent?
Permettront-elles de s'affranchir des problématiques des technologies actuelles (finitude des ressources, problèmes de recyclage, géopolitique...), ou faut-il privilégier, à l'inverse,les low techs (basses technologies) dans l'optique d'un monde durable?
La conférence permettra de mieux comprendre ces problématiques en apportant les éclairages de :
Philippe Bihouix est ingénieur, spécialiste des ressources non renouvelables, auteur de "L'âge des Low Techs" et coauteur de "Quel futur pour les métaux ?"
Florian Fizaine est chercheur en économie de l'énergie et des ressources naturelles, auteur de "Les métaux rares, opportunité ou menace. Enjeux et perspectives associés à la transition énergétique" ".
www.facebook.com/events/216889012096427/
Catégorie People et blogs 3 commentaires
Transcription :
...
l'extraction et le traitement des métaux va nécessiter de plus en plus d'énergie ... le recyclage ne palliera pas ... /substitution des ressources minérales intraminérale basculer vers les métaux abondants aluminium et cuivre ; remplacer les ressources épuisables par des renouvelables rendement baisse, donc non ; trouver un capital technique pour remplacer les ressources naturelles = logique intellectuelle, pas réaliste ; changer de produits est risqué donc basculer du cuivre à l'alu n'est pas évident
/bien et services toujours plus de valeur avec moins de matières = fable
dématérialisation de l'économie effective mais par /métaux et /matériaux de construction on en utilise de plus en plus ça ne s'est jamais produit
/sous-production métaux rares doper les technologies tellures, cadmium, etc
ex photovoltaïque couches minces -> contrainte d'offres
/géopolitique les métaux seront les ressources stratégiques réserves : plus l'opep ; la chine est la grande gagnante />>réserves
/vitesse d'extraction folle now ne pourra pas durer
préconise sobriété et efficacité énergétique plutôt que les enr
éviter la géoingénierie apprentis-sorciers
autres : vision systémique des modèles d'épuisement des ressources ne pas avoir une vision partielle des choses, de l'interdisciplinaire ++
Ph Bihouix >43:17
60 aine de métaux donc plus complexe, aussi ressources minérales non métalliques ex baryum pour forer, phosphore /agriculture, sio2 silicium aluminium pb énergétique, dimension technique,
...
remettre en cause le cahier des charges fonctionnel, moins d'électrique, accepter l'intermittence, le rapport au travail, reterritorialiser la production, innover vers l'innovation de ressources, organisationnelle ex consigne au format standard, chaine de valeur, nano-argent dans les chaussettes usage dispersif irrécupérable, humour ++
Questions :
/perspectives biologiques diatomées pb systémique autour ex biocarburants génération 3, plein d'innovations, va assez vite et de manière systémique ?
/réduction facteur 4 voire plus pb financier de l'économie capitalisme basée /croissance du pib -> >>souci >>déflation pb sociaux, politiques
/croissance : besoin /gérer les dettes /le crack ou l'inflation /l'emploi nddl ou la consommation privilégier le travail humain par la fiscalité ex agriculture sur petites exploitations polyculture élevage /refermer le cycle du phosphore écon post-croissance de pleine activité
lien entre croissance et conso de ress ; /bien-être de la population ya pas de lien ! revenir sur la croissance ++ fin de la croissance ++ ya des alternatives
Q : /lien entre chercheurs et politiques ? /lobbies attirées /croissance 2types de rech la corporate ou académique ya d'autres relais comme ong, mais n'a pas l'impression qu'on en prenne le chemin
Q /écoconstruction l'encourager comment ? responsabilité élargie des producteurs économie de la fonctionnalité ya des contre-exemples comme les télécom /concurrence effrénée /règles comptables d'amortissement passer à 6 ans plutôt que 3 ;
Q /agréablement surpris /conclusion politique ++ /docu de di caprio la tech va tout résoudre : non le techno-solutionnisme a des limites pari pascalien, les politiques se reposent trop sur la technique se réapproprier les sciences humaines psy, etc >>+de contraintes que énergie+ressources le japon ne s'est pas écroulé plus d'escalateur, de clim etc on jette 25% de nourriture, on en a >>sous le pied y compris en acceptabilité sociale => aspect culturel /terres agricoles artificialisées 1kg de nourriture -> 1kg de terre arable perdue ! => un autre rapport à l'emploi c'est politique, sociétal
Q /progrès comment conseiller sans faire peur ? et garder le positif du progrès ? /histoire croissance est une parenthèse ya des solutions sans croissance faire mieux avec moins changer mode de pensée /on ne parle plus que d'innovation becon disait "que rien de ce qui a été acquis ne se perde" ++ /du sympathique => imaginer, partager
Q /vivant va nous remettre à la raison />>perte biodiversité => libérer la parole ++ /effondrement 2 attitudes : percevoir et modifier à temps ou non, on peut faire partie de la 1ère
ndlr :
- le phosphore, un des éléments stratégique de l'agriculture future... symbole de l'impasse de l'agriculture productiviste et de la future VICTOIRE PAR KO d'une alliance entre botanique+biologie+agronomie+agroécologie/agroforesterie+approche permaculturelle
- est-ce que libérer la parole est de la médiation ? ACT
- 01/2016... bientôt trois ans de perdus ! alors que TOUT (ou presque, enfin l'essentiel) est déjà dit dans cette conférence... Qu'avons-nous fait ? Que faisons-nous ? Que ferons-nous ? ENSEMBLE...
WECF, réseau d’une centaine d’organisations d’Europe et d’Asie centrale, fait entendre la voix des femmes et ses projets apportent des solutions sûres et écologiques à des problèmes locaux dans les domaines suivants : assainissement, énergie, environnement, santé, production alimentaire et substances toxiques. Ses plaidoyers sont portés auprès des décideurs politiques sur le plan national, européen, international et auprès de l’ONU.
Source : https://reseauactionclimat.org/association/associations-membres/?association=wecf
WECF France
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Anne Barre, Fondatrice et Présidente d'honneur WECF France Email : anne.barre@wecf.eu
Malika Berkaine, Chargée de mission Administration & Communication WECF France/Administrative Assistant and Communication Mail : wecf.france@wecf.eu
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Florence Rosset, Directrice/ Director WECF France Email : florence.rosset@wecf.eu
Elisabeth Ruffinengo, Health and Environment Advocacy Manager/Responsable plaidoyer WECF France Email : elisabeth.ruffinengo@wecf.eu
Nicolas Molle a créé en 1999 le bureau d’études ETAMINE, dont il a été le gérant puis le Président Directeur Général, après le passage du statut de SARL à celui de SA début 2014. L’architecte et journaliste Dominique Gauzin-Müller l’a interrogé sur son parcours, ses recherches et ses motivations.
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Je suis de la génération des deux chocs pétroliers des années 70 ! Je me suis intéressé à l’énergie solaire dès mes études à l’École Centrale Paris, avec un travail personnalisé en deuxième année sur une école maternelle solaire combinant murs Trombe et apports solaires passifs. Mon stage à la Direction Études et Recherches d’EDF en 1977, consacré à la modélisation des capteurs solaires à air et la ventilation pariétodynamique, avait déjà pour objectif de diminuer la consommation énergétique des bâtiments en exploitant les énergies renouvelables. J’ai démarré ensuite ma vie professionnelle comme coopérant technique au Venezuela.
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j’ai monté un groupe d’études sur l’énergie solaire au sein de l’IUT de Caracas. Nous avons implanté en 1979 la première balise solaire photovoltaïque (1 kWc) pour l’aéroport international de Caracas, et développé plusieurs projets de séchage solaire ou de dessalement de l’eau de mer dans le cadre d’un diplôme d’études approfondies (DEA) de thermique, monté en collaboration avec l’École Centrale. Souhaitant poursuivre dans cette voie, j’ai décidé ensuite de faire une thèse de doctorat en thermique au sein du Laboratoire d’Énergie Solaire de l’Université Antilles-Guyane à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe. Entre 1981 et 1984, j’ai donc développé « à plein temps » une modélisation thermique dynamique de logements, l’objectif étant de déterminer les conditions du confort dans les régions chaudes et humides, sans recourir à la climatisation. Il est amusant de constater que ce qui relevait à cette époque d’un travail de recherche a mis vingt ans à se généraliser dans les projets de construction. Une des démonstrations de ma thèse est qu’il est important de privilégier une toiture claire dans les immeubles non climatisés, plutôt que chercher à les isoler thermiquement, comme certains le préconisent encore ! En revenant sur place au début des années 2000, j’ai constaté avec plaisir que les toitures blanches, inexistantes à l’époque de mon séjour en Guadeloupe, se sont généralisées depuis !
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Nous nous intéressons tout particulièrement à l’étude de concepts innovants, dans lesquels le recours à la simulation permet de pallier le manque de retours d’expérience. Le secteur du bâtiment est en effet très conservateur. Le coût élevé de la réparation des désordres sur la durée de vie des édifices valorise la reproduction de modèles et le suivi de démarches normalisées ou certifiées. Mais en même temps, les enjeux du développement durable exigent une remise en question de ces modèles et l’exploration de nouvelles pistes. C’est là que l’expertise d’ETAMINE trouve tout son sens. L’objectif est de fiabiliser une démarche innovante tout en restant dans les coûts du marché, en déplaçant intelligemment les équilibres entre toutes les contraintes économiques d’un projet. C’est ce que nous avons fait, entre autres, avec le puits canadien de l’école de La Tour de Salvagny en 2001, la cheminée solaire de l’Hôtel de Ville d’Échirolles en 2004 et le rafraîchissement par humidification adiabatique de la gare SNCF de Montpellier en 2011.
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alors que nos premières missions se focalisaient principalement en esquisse ou en avant-projet, nous avons progressivement accompagné les concepteurs sur la durée du projet, de façon à garantir la performance énergétique et environnementale après la réception. Notre première référence sur ce sujet est le projet en partenariat public-privé (PPP) du nouvel hôpital de Bourgoin-Jallieu avec Bouygues en 2007, suivi par les simulations pour l’engagement de performance du ministère de la Défense à Balard (Paris XVe) en 2011, toujours avec Bouygues.
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En 2000, à l’occasion de la restructuration du lycée technique de Voiron, dans l’Isère, j’ai transposé cette méthode selon les 14 cibles de la démarche HQE. Ce travail a intéressé Gilles Olive, père fondateur de la HQE en France, qui devait produire un « référentiel explicite de la qualité environnementale des bâtiments » pour le compte du ministère du Logement. Mon travail a ainsi servi de base au premier référentiel de certification HQE proposé par le CSTB en 2002… mais entre-temps, je m’étais rendu compte sur le lycée de Voiron que cette méthode était bien trop lourde, et valorisait très mal les innovations du projet ! Mais la machine était lancée et l’association HQE, présidée à l’époque par Dominique Bidou, a préféré une certification non aboutie, susceptible d’être améliorée, à pas de certification du tout !
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Maintenant que la démarche HQE est un standard de la profession, concurrencé d’ailleurs par des labels internationaux comme BREEAM et LEED, que peut être la vocation d’ETAMINE ?
...explorer les chemins qui aideront la profession à continuer d’avancer vers un monde plus durable. De très nombreux sujets sont devant nous : la rénovation énergétique des bâtiments, la performance environnementale garantie et vérifiée, l’accompagnement des utilisateurs et des gestionnaires à la maîtrise de l’énergie et de l’environnement pendant la vie du bâtiment, etc. L’objectif de notre implication pendant les phases de conception et de réalisation d’un projet est en effet que les résultats espérés soient in fine au rendez-vous ! Le suivi et le monitoring de bâtiments performants nous donnent un retour d’expérience qui permet d’enrichir en continu notre méthodologie de conception, nos techniques de simulations et les solutions à privilégier, entre frugalité, simplicité, robustesse et nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC). Ce savoir-faire est enrichi chaque jour avec le suivi que nous faisons de l’immeuble WOOPA à Vaulx-en-Velin, où se situe le siège d’ETAMINE. Nous avons par ailleurs développé avec Bouygues Energies Services une méthodologie pour fiabiliser la garantie de résultats dans les contrats de performances énergétiques (CPE), comme par exemple pour les lycées de la région Rhône-Alpes…
l’avenir d’ETAMINE ?
Notre bureau d’études est une SCOP : tous les salariés ont donc vocation à être associés et la gouvernance est démocratique, selon le principe « un homme, une voix ». C’est ensemble que nous présidons aux destinées de notre projet commun. Vers la fin de ma vie professionnelle, j’ai à cœur que mes collaborateurs poursuivent l’aventure dans les meilleures conditions, et nous travaillons résolument à cet objectif !
...autres sujets émergents autour de l’économie circulaire, de l’utilisation volontariste de matériaux biosourcés, de la promotion de la biodiversité, de la santé... Ce n’est pas seulement la « valeur verte » des bâtiments qui nous anime, mais le sens que ces initiatives peuvent avoir auprès du plus grand nombre pour une société plus durable et plus solidaire. Comme le colibri cher à Pierre Rabhi, nous voulons être, à notre échelle, un des modestes mais dynamiques acteurs de cette révolution en marche !
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Architecte française installée en Allemagne depuis 1986, Dominique Gauzin-Müller est spécialiste de l’urbanisme et de l’architecture écoresponsables : matériaux, énergie, implications sociales et culturelles… Commissaire de plusieurs expositions, elle a déjà publié onze ouvrages, dont certains traduits en huit langues : Construire avec le bois, Moniteur 1999 ; L’architecture écologique, Moniteur 2001 ; L’architecture écologique du Vorarlberg, Moniteur 2009. Rédactrice en chef du magazine EcologiK/EK depuis sa création en 2007, elle collabore avec de nombreuses maisons d'édition et revues internationales. Professeure honoraire de la Chaire UNESCO-CRAterre des cultures constructives, elle enseigne dans les écoles d’architecture de Strasbourg et de Stuttgart, tout en intervenant dans d’autres universités à travers le monde. Elle est membre de la Compagnie des négaWatt pour la transition écologique.
bioéconomie - SIA2018
La bioéconomie englobe l'ensemble des activités liées à la production, à l'utilisation et à la transformation de bioressources. Ces activités sont destinées à répondre de façon durable aux besoins alimentaires et à une partie des besoins en matériaux et en énergies des sociétés, tout en préservant les ressources naturelles et en garantissant la production de services environnementaux de bonne qualité.
La bioéconomie dessine donc des changements importants pour notre société avec la transition de l'utilisation de produits d'origine fossile vers des produits biosourcés, la transformation des systèmes économiques qui fournissent ces matières, la mobilisation orientée vers des productions agricoles et forestières et des transformations industrielles respectant des logiques de gestion durable des ressources eau, sols, biodiversité, dans une logique d'usage en cascades et de circularité.
Afin d'accompagner le développement de la bioéconomie, la France s'est dotée d'une stratégie, présentée au Conseil des ministres du 18 janvier 2017. Elle est issue de travaux conduits par les ministères en charge de l'agriculture, de l'environnement, de l'économie et de la recherche, ainsi que des contributions de l'ensemble des parties prenantes (acteurs économiques de l'amont et de l'aval, établissements publics, chercheurs, société civile…).
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Le samedi 25 août 2018 aux AmFis d’été de la France insoumise à Marseille se déroulait la conférence « Alstom, scandale d’État ».
Cette conférence était animée par :
- Olivier Marleix (député LR)
- Bastien Lachaud (député LFI)
- Clémence Guetté (secrétaire générale du groupe parlementaire LFI)
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Actualités et politique
18 commentaires
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Aigle Quatre
Aigle Quatre
il y a 2 jours
Comment le Français lambda peut il ne pas comprendre que ces magouilles sont du lourd et que la macronnerie est une arnaque monumentale.
Transcription :
...
pour la transition écologique : secteurs transport ferré (voyageurs, ferroutage) et énergies renouvelables hydraulique (turbines) et éolien (générateurs électriques)
/souveraineté /industries stratégiques idée écologique à considérer dont /climat => doctrine industrielle (S. Royal avait soutenu la vente à Alstom) on n'a plus la souveraineté sur les centrales nucléaires ni en fr, ni à l'export !
La totalité du secteur énergie est en train de nous échapper. On a pourtant un grand retard.
Pistes de solutions : /scénario négawatt 100% enr en 2050 avec sobriété et efficacité => inflexions industrielles démantèlement des centrales, nouvelles filières éolien en mer, former les salariés, fessenheim site pilote pour le démantèlement, c'est une chance pour l'industrie en matière d'emplois, de filière, etc.
Bastien :
les leçons générales : le poids de la justice américaine extra-territoriale, ex de l'Iran toutes les entreprises fr ont toutes cédé face à l'empire américain. /capitalisme financiarisé revoir le poids de l'actionnariat, aucune logique industrielle -> catastrophes
14 000 milliards qui détruisent des usines, des vies, la souveraineté.
L'UE défend qu'un état soutienne une entreprise.
Planification avec un secrétariat général au plan /ingénieurs, techniciens, ouvriers
/ce qui a permis la vente décision à l'élysée alors que selon la constitution, c'est au gouvernement à le faire, il ne sert plus que de fusible ! => revoir la constitution avec un référendum révocatoires
collusion public/privé pantouflage alexis colère soupsonné de conflit d'intérêts, la loi sapin 2 /pantouflage ne va pas assez loin. Il n'y avait aucune banque aucun cabinet conseil à servir l'état, ils avaient tous été achetés par GE !!!
Rien pour favoriser la reprise par les salariés.
Q:
Mr : /conflits d'intérêt
Mme grenobloise /fleurons industriels être au coeur du métier -> vente à la découpe, cynisme de cron qui a vendu alstom, les brevets devenus GE, /décret carter sur la corruption des années 1970 où en est airbus ?
Mr macron cas de haute trahison ?
Mme drouaise pays de Mr Marlex acte de zèle de Mr Macron ou préconisation de l'UE ?
Mr reconnande docu de Public Sénat guerre fantôme /chantage de cron à montebourg différence fr/usa /justice amendes, chantage, renseignement espionnage industrielle = guerre écon comme en iran ?
Mr Marleix Hollande semble ne pas avoir été au courant de tout.
/cycles longs : intérêt d'avoir des conglomérats /airbus enquête les pouvoirs publics ont pris des précautions /turbines à vapeur /Macron a menti à la comm des aff écon ! avait commandé une étude donc complice ! EM capable de tout dire et son contraire ! /actionnaire de réf Bouygue sa banque a amené GE /barrages seul pays en europe à se soumettre à l'UE ! La Fr est trop zélée !
Cl.Guetté : /barrages les plus rentables soumis à concurrence de barrage amortis, c'est donc tout bénéf pour l'acheteur !
Bastien : l'irresponsabilité présidentielle ruisselle sur les conseillers /airbus auditionné à huis clos risques justice, airbus a fait choix inverse, construit le missile de dissuasion navale => +>>vigilance de l'État... /plaider coupable ne change pas le résultat cf marianne...
union_européenne-UE-EU
....
Les investissements dans le solaire, l’éolien et la biomasse stagnent partout dans le monde, quand ils ne sont pas carrément en déclin. Un récent rapport de Bloomberg compile les données trimestrielles du 1er janvier 2005 au 30 juin 2018. On trouvera ici un aperçu des principales tendances mondiales et nationales.
...
Bilan
En dépit de certains succès locaux, l’investissement dans les énergies renouvelables est bloqué à un niveau ne permettant absolument pas d’atteindre les objectifs pourtant modestes de l’accord de Paris. Presque tous les pays semblent traverser le même cycle où une période d’euphorie est suivie d’un certain déclin des investissements, quand ce n’est pas un effondrement.
Ces revers ne semblent pas ébrécher l’optimisme de façade de Bloomberg, qui conclut son rapport en écrivant: « Depuis les années 1970, les carburants fossiles représentent de 60 à 70 % du mix mondial de production électrique. Nous pensons que ces 50 ans d’équilibre touchent à leur fin et que les énergies renouvelables et les batteries bon marché vont remanier les systèmes électriques en profondeur partout dans le monde. L’éolien et le solaire sont destinés à presque atteindre le « 50 d’ici 50 » – 50 % de la production mondiale d’ici 2050 à la faveur de réductions de coûts accélérées et de l’arrivée de batteries toujours meilleur marché, qui permettront de stocker et de libérer le courant pour répondre aux variations de la demande et de l’offre. »
On ne peut pas dire que les tableaux reproduits ici appuient très bien cette hypothèse optimiste!
Source :
Bloomberg, Clean Energy Investment Trends, 2Q 2018
https://data.bloomberglp.com/bnef/sites/14/2018/07/BNEF-Clean-Energy-Investment-Trends-1H-2018.pdf
Extraits :
le bon filon a été trouvé pour faire passer ce marché dans le concept de l’écoblanchiment, qui consiste à surfer sur la vague de l’écologie pour promouvoir ce nouveau procédé de substitution au pétrole.
Sauf qu’en réalité, il s’agit de l’une des plus grosses arnaques qui puisse exister, en nous faisant miroiter l’usage d’un carburant plus écologique, et donc une satisfaction personnelle en tant que consommateur, alors qu’il n’en est rien.
Le « biocarburant » ne mérite donc pas son nom.
L’huile de palme, est-ce vraiment nouveau ?
...bien que cela soit déjà devenu la norme depuis quelques années, l’importation de l’huile de palme par Total en France défoule les passions des agriculteurs.
Pourquoi la norme ? Tout simplement parce que la plus grande partie de l’huile de palme importée en Europe – qui comprend la France je le rappelle – est déjà utilisé dans les carburants, alors même que la future « bioraffinerie » de Total n’existe pas encore [1] !
...
On voit bien ici que l’aspect financier provenant du système capitaliste semi-mondial prévaut toujours sur la logique planétaire.
Taux de retour énergétique
...il faut que la matière produite consomme moins d’énergie que celle qu’elle va produire. C’est ce que l’on appelle le « Taux de retour énergétique » (TRE).
...le pétrole a un ratio d’environ 1:30 (donc il produit 30 fois plus d’énergie qu’il n’en nécessite pour être extrait), alors que l’éthanol et les huiles ont un ratio de 1:1 à 1:2.
... la production de carburants à base de ressources biologiques produit à peine davantage d’énergie qu’elle en consomme !
...l’éthanol et les huiles ayants un ratio TRE extrêmement faible, il faut alors leur réserver une quantité de surface exponentielle de nos terres cultivables. D’énormes machineries et engins agricoles pour les travailler, les extraire, d’autres pour les transporter, et enfin des raffineries pour les transformer.
Il ne faut pas oublier que de telles quantités de productions exigent l’agriculture monoculture: l’utilisation de produits chimiques en masse est alors inexorable. Des produits tels que le glyphosate tant décriés ces dernières années, restent de fait incontournables.
...
Qui dit usage de produits chimiques, dit rejets de produits chimiques, encore une fois dans la nature.
Conclusion
Alors que l’éthanol et les huiles sont perçus comme une solution intéressante pour limiter la consommation de pétrole, en réalité il n’en est rien.
Il s’agit d’une très mauvaise solution qui ne résout aucunement le problème majeur qui engendre la consommation ahurissante de pétole: l’usage intensif des véhicules motorisés à explosion.
NDLR : confirme mes propres observations et analyses
=>
Valoriser ACT
aleo fabrique ses panneaux solaires en Allemagne depuis 2001.
Nous sommes en mission : nous voulons que vous ayez confiance dans l’énergie solaire photovoltaïque. Nous voulons vivre dans un monde durable. Nous voulons combattre le changement climatique. Nous voulons commencer dès aujourd'hui. Et nous voulons vous montrer comment vous pouvez faire partie intégrante de la solution. Rejoignez nous pour changer le monde.
aleo est une filiale du groupe SAS
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La cellule photovoltaïque est composée d’un matériau semi-conducteur qui absorbe l’énergie lumineuse et la transforme directement en courant électrique.
La production des cellules photovoltaïques nécessite de l’énergie, et on estime qu’une cellule photovoltaïque doit fonctionner environ 2 à 3 ans suivant sa technologie pour produire l’énergie qui a été nécessaire à sa fabrication.
Principe de fonctionnement
Une cellule individuelle, unité de base d’un système photovoltaïque, ne produit qu’une très faible puissance électrique, typiquement de 1 à 3 W avec une tension de moins d’un volt. Pour produire plus de puissance, les cellules sont assemblées pour former un module (ou panneau).
Les connections en série de plusieurs cellules augmentent la tension pour un même courant, tandis que la mise en parallèle accroît le courant en conservant la tension. Le courant de sortie, et donc la puissance, sera proportionnelle à la surface du module.
Les principaux types de cellules photovoltaïque
- Cellule multijonction
- Cellule en silicium monocristallin
- Cellule en silicium polycristallin
- Cellule sans silicium en couche mince CIS
- Cellule silicium amorphe en couche mince
- Cellule CZTS (cuivre zinc etain soufre)
Clés :
photovoltaïque solaire cellule CZTS panneau silicium énergie
46 min - Disponible du 16/08/2018 au 14/10/2018
Pour ce best of, nous vous proposons de revoir le meilleur des témoignages et débats de ces derniers mois ! Au programme, le témoignages du co-fondateur et directeur général de Blue Frontiers, Marc Collins - les problématiques liées au climat, le racisme, et la relation entre la Chine et le continent africain.
Découvrez ou redécouvrez l’un de nos invités marquants de l’émission de ces derniers mois : Marc Collins, co-fondateur et directeur général de Blue Frontiers. Il nous parlera des îles flottantes qui peuvent nous sauver de la montée des eaux.
Nous reviendrons ensuite sur des débats qui ont marqué l’actualité ces dernières semaines : les problématiques liées au climat, le racisme, et la relation entre la Chine et le continent africain.
Victor Dekyvère et Marie Bonnisseau clôtureront cette émission !
Présentation : Renaud Dély - Pays : France - Année : 2018
Transcription :
0:34 Renaud Dely / Crise climatique qui s'aggrave et derrière les discours volontaristes entendus dans les conférences internationales, très peu de changements concrets. Nos démocraties sont-elles incapables de prendre les décisions impopulaires qui s'imposent. Faut-il restreindre nos libertés pour sauver la planète ?
Place à un entrepreneur un peu fou qui veut installer des îles flottantes dans le Pacifique pour sauver les populations menacées par la montée des eaux :
Bonsoir Marc Collins. Vous êtes cofondateur et directeur général de Blue Frontiers. Et vous êtes né à Hawaï, vous avez été ministre du tourisme en Polynésie française, vous vivez toujours à Tahiti d'ailleurs,
Qu'est-ce que vous avez vu des conséquences du réchauffement climatique et de la montée des eaux sur ces îles du Pacifique ? Comment est-ce que concrètement, vous en percevez les conséquences ?
Marc C
Là où j'habite - l'île principale de Tahiti - je navigue entre là et New-York la plupart du temps, c'est surtout mon frère et ma famille qui habitent dans les atolls. C'est eux qui le perçoivent, on le voit de puis dix à quinze ans, c'est assez flagrant pour eux. Ils savent où était la ligne du rivage et où elle est aujourd'hui. On le voit au niveau des tempêtes qui sont de plus en plus fortes. Donc c'est une évidence en Polynésie pour ceux qui habitent sur les atolls. Malheureusement, ce n'est pas le cas pour tout le monde. Les autres ne s'en rendent même pas compte.
RD
On le mesure donc très concrètement, ce qui vous a amené d'avoir ce projet un peu fou mais ambitieux dont on va débattre dans un instant.
Votre empreinte digitale signé Marc-Antoine de Poret ?
...
lancer une expérience dans les îles Tuamotu d'îles flottantes destinées à terme à se positionner dans les eaux internationales.
...
Étude menée par le CNRS montre que 30% des îles de Polynésie française vont être touchées, voire submergées.
Meilleur moyen de lutter contre le réchauffement climatique ? Ou est-ce à l'inverse un constat d'échec car le niveau des eaux monte. Les COP sont inefficaces ?
MC
4:42
Ça dépend à qui vous posez la question. Je fais plus confiance aux glaciologues. C'est eux qui aujourd'hui peuvent estimer la vitesse à laquelle l'augmentation du niveau de la mer est en train de s'effectuer. Et il va beaucoup plus vite. Donc justement, c'est ce que montre ces images. Le gros souci, par exemple, l'étude du CNRS est basée sur celle de l'IPCC où on ne parlait pas encore de la fonte de l'antartique. Depuis, on a une science beaucoup plus précise, on a des modèles sur la fonte de l'antartique. Et la réalité est beaucoup plus difficile. Pour les Tuamoto. En Polynésie, on a pas mal d'îles qui sont des atolls bas, on parle de 2050. Mais pas la submersion. Attention !
Beaucoup de gens confondent : 'l'eau, elle monte pas si vite, je ne comprends pas. C'est le vent qui crée des vagues et parce que le niveau d'eau est plus haut, ça vient polluer les nappes phréatiques. Donc si on n'a plus d'eau sur ces petites îles, on n'a plus de vie. Ya plus de cocotiers, ya plus de culture, et on est obligés de partir. Donc les premiers réfugiés climatiques dans le pacifique ont commençé. Déjà aujourd'hui...
Claude Askolovitch
Ces réfugiés climatiques vont vers les plus grandes îles. À un moment donné, les îles flottantes que vous êtes en train de concevoir, pourront accueillir les populations de réfugiés ? Comment est-ce que ça va fonctionner ? Quelle est la technologie de cette arche de noé ?
MC
Elle commence à exister dans pas mal de pays. Eh, on va dire que les Hollandais ont démarré, la France a une grande base installée d'industriels qui sont très bons en infrastructures, en plateformes flottantes. Mais ça fait une dizaine d'années que de nombreux pays se posent la question. Pas seulement lié au réchauffement climatique, à la montée des eaux, mais vraiment, je vais vous donner un exemple : les éoliennes en mer du nord. Comment on met une éolienne ? avec des plateformes flottantes. Donc la technologie existe aujourd'hui. Absolument.
RD
Donc ça veut dire que concrètement, c'est à échéance de 2050...
MC
J'espère avant !
Notre objectif, c'est 2020, 2021 pour le premier pilote. Ce qu'on essaye de faire en Polynésie, c'est LE PREMIER PILOTE AU MONDE.
CA
On parlait tout à l'heure dans notre sujet d'îles de la taille d'un terrain de football. Ça ne va pas accueillir les populations d'atolls...
MC
Absolument.
CA
À terme, vous imaginez quoi ?
MC
C'est d'avoir une filière industrielle pour pouvoir les produire en très grande quantité. Et pas que pour la Polynésie. Mais pour exporter sur toute la planète.
Mme ???
Donc 200 - 300 personnes, c'est une expérimentation.
MC
C'est la partie scientifique les 200/300, c'est des scientifiques. On travaille avec l'université de Californie à Berkeley qui veut déjà un tiers de la surface que pour la recherche. C'est de la recherche fondamentale pendant une vingtaine d'années.
RD
Mais à terme, c'est d'en produire pour plusieurs dizaines de milliers de personnes ?
MC
Des millions de personnes.
RD
Donc ya une dimension un peu utopique, très ambitieuse dans votre projet, mais ya aussi une dimension philosophique, Caroline.
Caroline Broué
Oui, une dimension philosophique ET politique derrière, qui repose sur un mouvement créé dans les années 60 qui est le mouvement des libertariens. Issus à la fois de la droite du Parti Républicain ET de la gauche contestataire, un drôle de mélange. Mais qui porte une philosophie qui repose sur deux piliers essentiels : d'abord la liberté, la défense des libertés économiques. Et puis la défense des libertés individuelles. C'est pas un mouvement marginal. Il croît, il continue d'irriguer toute la pensée américaine et en particulier celle des Républicains. Et qui - en témoigne d'ailleurs l'importance de leur égérie qui est une philosophe et romancienne américaine d'origine russe - Ayn Rand - dont le livre principal "La Greffe" vient d'être traduit en français, est à la fois le livre préféré de Donald Trump et - d'après une étude de 1991 - le deuxième livre vendu et lu après la bible. Donc c'est dire quand même son importance. Ce qu'on peut dire de Ayn Rand, c'est qu'elle portait des idées comme celle que je vais citer :
"chaque homme existe pour lui-même. Il ne doit pas se sacrifier pour autrui, ni sacrifier les autres pour lui. Et c'est des idées que défend le systédéi ?? attitude dont vous êtes l'ambassadeur, il me semble, Marc Collins, puisque son confondateur souhaite que chacun - sur ces îles flottantes - crée ses propres règles de gouvernement. Alors, ça veut dire quoi édicter ses propres valeurs ? Est-ce que ça veut dire qu'on fait fi, qu'on s'affranchit des systèmes politiques traditionnels tels qu'on les connaît depuis toujours ?
MC
Ya deux phases dans notre projet. Je vais être parfaitement transparent sur ça. Blue Frontiers, la société que je représente est une société de droit privé donc à but lucratif fondée à Singapour par cinq cofondateurs. Et sur cette question du libertarianisme, on n'a pas de réunions où on se pose la question de gouvernance. POurquoi ?
Parce qu'avant de parler de gouvernance, de quel type de société on veut construire, il faut qu'il y ait une plateforme sur laquelle on puisse le faire. Donc au départ, vous avez tout à fait raison. En 2008, a été fondé le système ??? id??? institute. Et c'est vrai qu'à la tête, yavait deux jeunes de Stanford ??? Peter tigh ?? et Patric Freedman ??? Donc oui, ya une dizaine d'années, yavait une certaine philosophie à l'institut. Aujourd'hui, on ne parle pas de l'institut, on parle vraiment de Blue Frontiers qui veut d'abord construire la plateforme.
RD
Vous parlez d'abord business donc. Ça coûte combien ?
MC
Oui, non seulement vous ... on est en France, dans le territoire de la polynésie française, on ne parle pas parce que parler de libertarisme, c'est en haute mer. On est dans les 60 millions d'euros. C'est les estimations de nos ingénieurs Hollandais. On doit pouvoir faire la première plateforme.
CA
Celle de 200 à 300 personnes.
MC
Voilà
300 personnes, car on a besoin de tester toutes ces différentes technologies.
CA
à un moment donné, quand il s'agira d'accueillir de nouveaux réfugiés, de créer de nouveaux continents, qui décidera de qui a le droit de monter sur ces nouvelles plateformes ? Yaura une instance étatique, c'est vous qui déciderez ? Qui sera sauvé, qui montera sur vos plateformes ?
MC
Ce qui nous intéresse, c'est d'être la première société au monde qui aura la technologie pour après que ça soit les Nations Unies et leur département réfugiés ?? Nous on n'est pas là pour dire qui peut, qui a droit ou non.
CA
On parlait de votre famille tout à l'heure qui expérimente ce risque de voir la nappe phréatique polluée. À un moment donné, qui autorisera votre famille à quitter l'atolls qui est menacé pour aller sur une île ? Est-ce que c'est pas une question que vous devez vous poser ?
MC
On se la pose. Pour le cas du projet pilote, 300 personnes, même à ce niveau là ça se pose ! QUi sont les 300 personnes ? En polynésie, ce qu'on a après beaucoup de discussions avec la population, les jeunes, on a fini par dire "il faut absolument qu'un quart de la population soit des ingénieurs polynésiens. Ça ne sert à rien d'avoir un projet innovant où les polynésiens eux-mêmes ne s'impliquent pas.
RD
Yaura un coût pour s'installer quand même.
MC
C'est à conditions égales pour tout le monde, tout à fait.
RD
Merci.
11:28
RD
C'est dingue ce projets... Vous avez vu ça ?
... le réchauffement climatique a été au cœur des débats cet été. Beaucoup s'alarment de la multiplication des incendies, des épisodes caniculaires. Alors, face à l'urgence, faut-il IMPOSER des mesures coercitives pour changer nos comportements ?
Laure Daucy
Est-il déjà trop tard ? Est-il encore possible de stopper le réchauffement climatique ou est-ce qu'il est inexorable ?
Lucile Schmid, coprésidente de la Fondation Verte européenne
Il est inexorable, mais la question est "jusqu'où est-ce qu'on peut aller et donc le sujet, c'est comment limiter ce réchauffement climatique à 2°C - 2,5 °C
RD
2°C c'était l'objectif de l'accord de Paris à la COP21.
Laure D
OUi, en décembre 2015, et on sait que déjà à l'époque, la somme des contributions nationales qui avaient été faites par l'ensemble des États aboutissait à un réchauffement climatique de l'ordre de 3°C à 4,5°C.
Donc on voit bien - et par ailleurs on voit que depuis cet accord, les Etats Unis s'en sont retirés, et que ceux qui continent à en être partie prenantes n'appliquent guère les politiques, enfin n'ont par renforcé leur contribution nationale.
RD
Alors si ya nécessité de limiter ce réchauffement climatique LC, c'est d'abord parce qu'on a un certain nombre de chiffres qui démontre que il a tendance à s'accélérer ces dernières années, Claude, c'est votre chiffre du jour.
CA
Oui, 3, comme les 3 dernières années que nous venons de vivre qui ont été les plus chaudes de l'histoire de l'humanité. Et, François-Marie Bréon, on a compris on y est, à quoi va ressembler notre pays dans 25 ans ?
François-Marie Bréon, chercheur climatologue
Ha ben dans 25 ans, un été comme celui qu'on est en train d'avoir nous paraîtra tout à fait normal, voire peut-être même un petit peu frais. Et à ces échéances là, même un été de 2003, l'été de la canicule, beaucoup plus sérieuse que celle qu'on est en train de vivre, on est peut-être mieux préparés maintenant, donc si ça revenait, peut-être qu'on n'aurait pas 15000 morts, mais en tout cas, c'était quand même très désagréable à vivre, aussi bien pour les humains que pour la biodiversité, il ne faut pas l'oublier. Et donc, des étés de ce type là, on en aura d'autres.
Guillaume Sainteny, Consultant spécialiste des questions environnementales
Ya deux politiques qu'il faut bien distinguer, la politique d'atténuation qui consiste à limiter les cause du changement climatique, et la politique d'adaptation. Comme de toute façon aura un changement climatique dont on ne connaît pas encore l'ampleur, il faut d'ores et déjà s'adapter. Hors pendant très longtemps, on a négligé le volet adaptation par rapport au volet atténuation parce qu'on a cru pouvoir maîtriser le phénomène.
FMB
Ya une vraie prise de conscience. On a gagné sur le terrain médiatique. Les gens maintenant sont bien persuadés que ya le changement climatique et que c'est dû aux activités humaines. Je pense que ...
CA
Pardonnez-moi, mais on a un président des États Unis qui a expliqué pendant la campagne que le réchauffement climatique était une invention des chinois pour tromper ??? l'économie américaine.
FMB
Non, c'est pas vrai, il n'a pas dit ça. Il a dit au moment où il est sorti de l'accord de Paris "oui, ya changement climatique, mais ya pas de raisons que ce soit les États Unis qui fassent le plus d'efforts." Il dit que ya des choses qui sont plus importantes et que l'emploi des américains, c'est quelque chose qui est plus important que le changement climatique. Mais je crois que le problème, il est là. C'est que en fait, on tape sur Trump parce qu'il a dit des choses comme ça, mais je pense qu'on agit comme ça nous... C'est-à-dire que nous, on considère que l'économie de la France, c'est plus important. C'est-à-dire que ya des choses qui sont quand même plus importantes que de lutter contre le changement climatique.
RD
Vous évoquez la situation économique de la France, à ce sujet, ya des ministres, une secrétaire d'État auprès de Nicolas Hulot qu'on a vu déjà abondamment depuis plusieurs années d'intervalle, qui s'alarment, qui s'inquiètent.
CA
Oui, elle s'appelle Brune Pourson, elle est secrétaire d'État à la transition écologique - vous savez que Nicolas Hulot avait avant d'être ministre, un discours presque de gauche - eh bien, entendez Brune Pourson chez nos confrères de RTL, il y a au moins une ministre anticapitaliste au gouvernement.
Brune Poirson, Secrétaire d'État à la transition écologique
Cette économie sur laquelle il repose, le système capitaliste, comme aujourd'hui, on extrait toujours plus de ressources de la planète pour produire toujours plus de produits qui finalement vont finissent eux-même généralement au fond d'un trou, eh bien ce n'est plus le modèle économique qui convient.
CA
Guillaume Sainteny, pour sortir de la crise écologique et pour sauver l'humanité, il faut sortir du capitalisme ?
GS
La critique a été faite par la secrétaire d'état, ça ne me paraissait pas tellement une critique du capitalisme, mais plutôt une critique du consumérisme et de l'économie matérialiste. Eh, dans les années 70, yavait une chose qui était très présente dans la critique écologiste qui était l'interrogation sur les besoins. Eh est-ce qu'on a vraiment besoin de tout ce qu'on nous propose, est-ce qu'ya pas des choses superflues, etc. Et aujourd'hui, ce qui me frappe du coup, c'est que la critique écologique est toujours là, mais cette interrogation sur les besoins a disparu. On ne se pose plus tellement la question de l'auto-limitation des besoins.
CA
Est-ce que l'opinion publique dans un cadre démocratique, l'opinion citoyenne Guillaume Sainteny, va un jour réclamer de ses gouvernements ce que vous disiez, un fléchage des subventions vers les énergies propres, ou un fléchage des aides vers le train et pas vers l'automobile, à quel moment on va arrêter de se payer de mots, et on va arrêter de faire croire des gouvernements qui sont en train de changer des choses à la COP21 et qui ne pratiquent pas les bonnes ??? Et nous, on en parle sur un plateau, mais ya pas de demande de politique environnementale dans les élections.
GS
C'est vrai, je suis assez d'accord. C'est-à-dire que ya une prise de conscience je pense, tout à fait comme ça a été dit tout à l'heure. En revanche, je pense qu'il y a toujours une assez faible culture de la façon dont les choses sont reliées entre elles, c'est-à-dire les gens n'ont pas forcément conscience de ce qu'il faudrait changer - du lien par exemple entre la politique énergétique et le climat aujourd'hui, la politique agricole, etc. Donc ça, je prends un exemple très simple : l'histoire des limitations de vitesse à 80 km/h. L'argument de la diminution des consommations d'énergie et donc des émissions de CO2 aurait pu être très facilement brandi par le gouvernement, il ne l'a pas été.
RD
C'est la sécurité routière !
GS
17:56
Oui, hors ya des cobénéfices en matière de climat et de pollution de l'air aussi. Ça n'a pas du tout été mis en évidence, alors que pourtant, s'aurait été un renfort pour le gouvernement. Et moi, j'ai constaté autour de moi quand même des gens qui travaillent dans des parcs naturels régionaux - et qui donc sont des ruraux et donc qui circulent beaucoup en voiture - étaient contre cette mesure parce qu'ils on dit "mais nous, dans la vie quotidienne - ce sont des gens très sensibles à l'environnement - mais dans leur vie quotidienne, ça les bloque.
RD
Ils voient pas forcément le lien directement. On va passer aux moyens de s'adapter que vous évoquiez tout à l'heure. Cet enjeu là, Lucie Schmid, parce qu'il y a quand même des moyens, Laure, de s'adapter au réchauffement climatique inexorable mais qu'on peut limiter, et parmi ces moyens, ces outils potentiels, peut-être que les arbres peuvent nous aider ?
Laure Daussy
Oui, parmi les quelques pistes possibles, aurait les murs végétaux pour faire baisser la température dans les villes. Alors, les murs végétaux, vous savez ce que c'est, c'est un peu comme si on prenant un lopin de terre pour le mettre à la verticale avec plein de plantes dessus. Donc là, on a par exemple, l’œuvre du botaniste Patrick Blanc ?? Alors, il devrait se développer de plus en plus parce que les scientifiques estiment que ça fait baisser la température d'à peu près 3°C, donc c'est déjà ça.
Certains vont plus loin encore et il pourrait y avoir dans de futures habitations et les villes du futur, eh bien, eh des murs végétaux qui recouvriraient toutes les habitations. Et il n'y aurait pas seulement des plantes, mais aussi des arbres, des potagers, même des éoliennes. Bref, ce serait des villes autonomes qui permettraient aux habitants de manger avec ce qu'ils cultiveraient sur leurs propres habitations.
Alors, quelques immeubles de ce type existent déjà. C'est le cas à Taïwan, l'immeuble est en construction, il va être couvert de 25000 arbres. Et puis même bientôt en France, l'architecte Vincent Caillot?? a proposé à la ville d'Angers ce projet d'arboricole, une sorte d'arbre habité.
Alors, est-ce que la solution n'est pas là en fait, face au réchauffement climatique, de prendre les devants et de s'y adapter, finalement ?
Lucie S
Oui eh, c'est très bien cette adaptation, et c'est bien que la nature fasse sa place et que ça soit lié à l'architecture. Après, je n'ai pas l'impression qu'aujourd'hui le problème qu'on a c'est qu'on construit des mondes parallèles. C'est-à-dire que vous avez ce qenre d'immeuble, et à côté de ça, vous avez par exemple en Ile de france, ça va être la construction du Grand Paris. Vous avez une promotion immobilière assez débridée et une artificialisation des terres extrême. Donc, le sujet, c'est faire se rejoindre les mondes de façon à organiser cette possibilité de la transition écologique réelle. Parce que, après, je vais quand même à nouveau parler de social, la question, c'est "combien coûtera ce m2 ? Qui pourra y habiter ? À qui seront réservés ces quartiers ?" Alors, vous savez, on parle beaucoup d'écologie populaire et on dit qu'au fond, tout le monde a droit par exemple à une alimentation saine, je crois que ce n'est pas le cas aujourd'hui. Donc comment est-ce qu'on fait pour désenclaver en fait ces questions écologiques ?
RD
Claude
CA
Ce que nous vivons, c'était plus généralement du dérèglement climatique et les catastrophes environnementales vont-elles aider à accélérer, pas seulement la prise de conscience, mais la prise effective de nouvelles politiques ?
FMB
La prise de nouvelles politiques passe par une prise de conscience, je pense. Je pense que la prise de conscience est là. La question est de savoir quand on va décider que le climat s'est vraiment LA priorité ?
Aujourd'hui, on n'en est pas là.
RD
Est-ce qu'on a besoin d'une vraie grosse catastrophe écologique pour comprendre qu'effectivement ya urgence à agri ?
FMB
Ben, je n'en suis pas sûr parce que, même à l'été 2003 qui avait quand même été un choc dans l'opinion, si vous posez la question aux gens "vous avez le choix, soit vous arrêtez votre voiture l'été 2003, soit vous roulez avec votre voiture mais vous aurez un été 2003 tous les dix ans, ben les gens ils continuent avec leur voiture. C'est évident, la priorité, c'est quand même de pouvoir continuer à utiliser sa voiture ou aller à l'autre bout du monde en avion.
CA
Vous êtes climatologue, vous faites partie de ceux qui nous avertissez. Ce que vous venez de nous dire, comment faites-vous pour le dire sans être TOTALEMENT désespéré ? Parfois, on sent un désespoir chez vous ou chez Nicolas Hulot. J'aimerais savoir comment vous vivez ça. Vous savez ce qui est en train de se passer et vous en parlez presque légèrement en disant "ouiau, les gens sont pas d'accord".
FMB
Je ne le vis pas bien. Effectivement, moi, je suis inquiet, je ne vois pas de bonne solution. Je ne vois pas de solution confortable. Effectivement. Donc, quand je dis "peut-être qu'il faudrait arrêter les guerres individuelles, c'est pas de gaîté de coeur que je dis des choses comme ça. C'est parce que, à la fin, je dis que c'est la moins mauvaise des solutions. C'est-à-dire que si on laisse la liberté individuelle à tout le monde, les gens vont pas d'eux-mêmes arrêter d'aller en vacances à l'autre bout du monde parce que c'est vachement bien d'aller à l'autre bout du monde en avion. Et pourtant, c'est une VRAIE catastrophe pour le climat.
Guillaume Sainteny
On peut très bien avoir des solutions coercitives. D'ailleurs beaucoup de mesures d'environnement qui ont été prises depuis les années 60, sont des mesures coercitives. Vous avez 500 conventions internationales sur l'environnement dans le monde. C'est quand même considérable. Donc simplement, ces choses là ne sont pas suffisantes parce que les phénomènes avancent plus vite que le droit. Mais ça, c'est vrai dans presque tous les domaines. On fait les réformes toujours sur les problèmes d'hier et pas sur ceux de demain.
RD
ce sera le mot de la fin. Merci à tous
...
32:12
La Chine est-elle en train de faire main basse sur l'Afrique ?
Benjamin Sportouch
85 milliards de $ d'échanges commerciaux entre la Chine et l'Afrique au premier semestre 2017. C'est loin devant l'Allemagne, la France, les États Unis, vous l'avez dit. C'est un chiffre en augmentation de 19% par rapport à l'année précédente.
Jean-Paul Tchang, économiste
Sylvie Brunel, Géographe, écrivaine
Antoine Glaser, journaliste, spécialiste de l'Afrique
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Planifier la Sortie du nucléaire au plus vite en France est la condition d’un déploiement massif des énergies renouvelables : votez « OUI » à la votation citoyenne ouverte jusqu’à dimanche 18 mars, pour prendre le parti de l’anthropocène !
(mise à jour du 18 mars 2018)
En effet, dans « l’Ébauche de programme du Parti de l’anthropocène« , nous avons mis en évidence que ce n’est pas la technologie qui est le facteur prépondérant pour nous donner les moyens de rester en deçà d’un réchauffement climatique de 1,5°C à la fin du siècle.
...
L’appel à votation citoyenne à l’occasion de l’anniversaire de la catastrophe de Fukushima n’a pas été annoncé au journal télévisé de 20 heures de France 2 dimanche. De même sur les chaînes d’information en continu dans la soirée.
Il avait pourtant réuni des milliers de personnes en France ce dimanche ainsi que l’annonce de la visite en France du Premier ministre japonnais de l’époque.
Ce constat grave que je qualifie de censure, m’incite à vous adresser ce mel exceptionnel pour savoir si vous estimez avoir été convenablement informé de cet événement ou pas.
...
Jean-Luc Poitoux
Février 2018
Ernest Moniz, ex secrétaire d’état à l’énergie des Etats-Unis rejoint le conseil consultatif de Terrestrial Energy
2014
Création de Thorcon Power
Décembre 2013
Création de Moltex Energy
Janvier 2013
Création de Terrestrial Energy
Mars 2011
Création de Transatomic Power