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En pleine crise des gilets jaunes, l'économiste Thomas Piketty, connu pour ses travaux sur la fiscalité, vient lancer en exclusivité sur France Inter, au micro de Nicolas Demorand et de Léa Salamé, un "Manifeste pour la démocratisation de l’Europe", signé par une centaine d'intellectuels, économistes et élus européens.
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Transcription :
...
/manifeste reconstruire l'union européenne qui avance dans les crises
opposition entre gouv anti et prétenduement européens qui ne font rien donc sortir de ce dilemne
pj collectif avec des dizaines de resp politiques
résumé : pour la justice fiscale, /pouvoir du peuple n'est pas le cas aujourd'hui, bloqués /règle de l'unanimité => commencer petit à petit ex fr al be etc
une assemblée europ pour voter pour de vrai un impôt sur les bénéfices des grandes sociétés afin que les tpe pme payent moins d'impôts que les grandes
composée de représentants des assemblées nationales et des différents groupes politiques et /20% de membres du parl europ
base de discussion ouverte
ne pas trop réduire le nombre de députés nationaux
doit être souveraine
voter 4 impôts importants /dév durable
-/bénéfices des sociétés
-/gains intégration europ
-/patrimoine
/carbone ++++ la moitié de ces recettes pour baisser les impôts des plus faibles
Q :
Christian /rétabl isf /chômage massif pas dans les autres pays lien ?
/économie ouverte ? rép : non c'est pas si simple. isf ne fait pas fuir les riches. raisonner de façon +large ex taxe foncière injuste réduire /petits patrimoines et l'augm /les +gros /6è tranche pas du tout suffisant ya un équilibre à trouver
.#RMC #BFMTV #BourdinDirect
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Le jeudi 13 décembre 2018, Adrien Quatennens était l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur #RMC et #BFMTV. #BourdinDirect
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Politique
DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"
Dordogne : le président des maires ruraux "soutient les gilets jaunes"
mercredi 12 décembre 2018 à 8:48 Par Benjamin Fontaine, France Bleu Périgord
Alain Castang, le président des maires ruraux de Dordogne était l'invité de France Bleu Périgord ce mercredi 12 décembre. L'élu affiche son soutien au mouvement des "gilets jaunes" qu'il dit avoir senti venir.
Echarpe de maire. (illustration)
Echarpe de maire. (illustration) © Maxppp - Maxppp
"Peut mieux faire," voilà comment Alain Castang résumé l'intervention du président de la République lundi soir à la télévision et à la radio. Le président de l'association des maires ruraux de Dordogne est assez intransigeant avec Emmanuel Macron. "Il écoute mais les résultats proposés ne me conviennent pas. C'est un peu comme pour la loi NoTre. Il y a un besoin de justice fiscale dans ce pays, beaucoup de nos concitoyens se rendent compte que des grands groupes ne paient pas d'impôts en France."
"Je soutiens à fond les gilets jaunes" - Alain Castang
Le week-end dernier, Alain Castang a, comme d'autres maires du territoire, recueilli les doléances des habitants de sa commune. "Ce sont les mêmes que celles des gilets jaunes. Ils veulent remettre les maires au coeur de la démocration, plus de pouvoir d'achat, la suppression de certaines taxes et du 80 km/h sur les routes." En tant que maire d'une petite commune de moins de 400 habitants, Rouffignac-de-Sigoulès, Alain Castang dit avoir senti venir le vent de colère qui souffle dans le pays.
"Bien avant les gilets jaunes, nous nous sommes plaints de ne pas être écoutés. Je soutiens à fond les gilets jaunes, sauf les violences. Je serai d'ailleurs présent à leurs côtés samedi comme un simple citoyen. Il ne faut d'ailleurs pas interdire les rassemblements à Paris."
Mots-clés :
Dordogne maire politique
Par :
Benjamin Fontaine
France Bleu Périgord
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QUESTIONS FREQUEMMENT POSEES – GILETS JAUNES
http://giletsjaunes.e-monsite.com/pages/presentation.html
- Comment a démarré le mouvement ?
o Pétition lancée le 29/05/2018 par Priscillia Ludosky pour dénoncer la hausse des prix du carburant qui selon le gouvernement est nécessaire à la transition écologique MAIS SURTOUT pour dénoncer le faux argument écologique avancé pour justifier cette sur-taxation :
§ Il est demandé aux citoyens de délaisser leur véhicules -> Sans leur proposer d’autres alternatives de transports, notamment dans les zones qui en sont totalement dépourvues (zones rurales, connexions inter-banlieues etc..)
§ Il est avancé que l’on doit « sortir du pétrole pour avancer vers l’électrique » alors qu’on continue de laisser les constructeurs vendre des véhicules diesel et essence, que sur tout son cycle de vie le véhicule électrique est plus polluant qu’un véhicule conventionnel et qu’on autorise Total à forer du pétrole en Guyane ET qu’on ne nous propose pas d’autres carburants plus propres et donc moins ou quasi non polluants à Le Gouvernement se soucie-t-il vraiment de la transition écologique et donc de la protection de l’environnement ?
§ Il est précisé qu’il y a urgence à sauver la planète, que les pollueurs doivent payer et qu’il nous faut assainir l’air à L’automobiliste (pollueur) paie déjà 60% de taxes, pourquoi les autres pollueurs (secteur aérien et maritime) ne paient AUCUNES taxes sur le fioul et sur le kérosène ??
§ Qu’ont financé ces taxes jusque aujourd’hui ? Pourquoi pas des projets de bio-carburants ?
o Mouvement de manifestation planifié au 17/11/18 en Ile De France par Eric Drouet, également pour dénoncer la hausse des taxes sur le carburant puis progressivement pour dénoncer la hausse des taxes en général qui semble être la « solution » systématiquement appliquée par le Gouvernement avant même de réfléchir à des solutions plus constructives et plus bénéfiques.
RESULTAT : 2 citoyens apolitiques et non syndiqués ont réuni leurs forces pour faire entendre leurs arguments, ce qui a donné lieu à un mouvement NATIONAL mettant en lumière les difficultés des français systématiquement touchés au portefeuille par le gouvernement qui n’envisage jamais d’autres solutions que celles de faire payer les citoyens au profit des industriels et lobbies.
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Pourquoi les « Gilets Jaunes » ?
C’est un manifestant qui, via une vidéo publiée sur Facebook, au départ, nous a tous invité à poser le gilet jaune sur le tableau de bord du véhicule en signe de soutien au mouvement. Il représente parfaitement le véhicule (même si cela va bien au-delà) ainsi que l’urgence de la situation ! -
Qui sont les portes paroles du Mouvement ?
De par l’initiation de leurs actions, Priscillia Ludosky et Eric Drouet retranscrivent le message des citoyens ayant signé la pétition, ayant participé à la manifestation ou ayant soutenu le mouvement de quelque manière pacifique que ce soit.
ndlr :
- "officiel" renvoie à une auto-institution d'un mouvement citoyen qui se veut sans chefs (horizontalité).
- ne confondent-ils pas "apolitique" et "a partisan" (le fait qu'ils veuillent maintenant se présenter aux élections européennes est questionnant) ?
- gilet jaune, symbole de l'automobile et de l'urgence, rend visible dans l'espace public.
Envoyé spécial
Émission du jeudi 13 décembre 2018
diffusé le jeu. 13.12.18 à 21h10
magazines d'actu | 98min | tous publics
Gilets jaunes, et maintenant ?
Elles sont l’un des fers de lance des Gilets jaunes.
Ingrid, aide-soignante dans l’Eure, est devenue une figure du mouvement : tous ses amis la poussent à devenir porte-parole. Et pourquoi pas un jour députée ?
Florence, femme de ménage, est installée sur son rond-point près de Clermont-Ferrand depuis le premier jour. Jusqu’où est-elle prête à aller ?
Dominique, retraitée près de Lille, a manifesté pour la première fois de sa vie samedi dernier à Paris. Les gaz lacrymogènes ne l’ont pas découragée.
Sylvie, éleveuse de poulets dans le Sud-Ouest, s’est longtemps sentie à l’écart du mouvement : trop de soucis quotidiens à gérer. Désormais, elle participe et peut enfin, elle aussi, dire ce qu’elle souhaite pour l’avenir.
Pour elles, le mouvement des gilets jaunes ressemble à un nouveau départ. Et maintenant, que vont-elle faire ?
Un reportage de Leslie Benzaquen, Paul Labrosse, Marc Garmirian avec CAPA Presse
Marseille, une ville éffondrée
Pourquoi deux immeubles insalubres se sont-ils effondrés en quelques secondes, à Marseille, le 5 novembre dernier, ensevelissant huit victimes sous les décombres ?
Pourquoi 1 560 personnes et près de 200 immeubles du quartier Noailles, en centre-ville, ont-ils été évacués après l’accident, et pas avant ?
Que savaient les résidents des risques ?
Qu’ont fait les propriétaires, les experts ?
De nombreux habitants accusent aujourd’hui la mairie : quelles alertes données, quelles mesures prises ?
Pourquoi, dans la deuxième ville de France, tout un quartier a-t-il le sentiment d’être abandonné ?
Une enquête de Romain Boutilly, Perrine Bonnet, Swanny Thiebaut et Annie Triboire
Blessures de guerre
Samedi 1er décembre, place de l’Etoile à Paris : des CRS sont attaqués à coup de pavés, dans un brouillard de gaz lacrymogène et de grenades assourdissantes, obligés de reculer face à une marée de gilets jaunes. En diffusant ces images spectaculaires, les policiers dénoncent une violence rarement atteinte et destinée, selon eux, à tuer.
Le même jour, David, réfugié sous un abribus avec sa compagne est soudain touché par un tir de flash-ball. Sa joue est déchiquetée. Une semaine plus tard, à Bordeaux, un jeune homme perd sa main suite à l'explosion d'une grenade policière ; une jeune femme perd un œil sur les Champs-Élysées : grenade ? Flash-ball ? Les forces de l’ordre ont-elles été dépassées ? Leur riposte a-t-elle été excessive ?
Un reportage d’Elise Menand, Perrine Bonnet, Alice Gauvin, Matthieu Boisseau,Tristan Waleckx et Yvan Martinet
Transcription :
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Ingrid Levavasseur, référente locale des gilets jaunes en normandie
aide soignante
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En travaillant, on ne doit pas être dans la misère. Au départ, c'était juste une taxe, puis on se rend compte qu'on est tous un peu malheureux. On a beaucoup de travail à accomplir et le tournant, c'est maintenant...
Pour Ingrid la suite du combat passe par une action politique. Le mouvement pourrait présenter une liste aux élections européennes. En attendant, samedi, elle retournera manifester avec les gilets jaunes de Normandie.
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Dans ce 80e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon revient sur le Brexit et explique pourquoi nous devons regarder ce que cet accord fera en Europe. Il parle ensuite des annonces d'Emmanuel Macron sur les gilets jaunes et dénonce la volonté du gouvernement d'utiliser le drame de Strasbourg pour mettre un terme à la mobilisation.
SOMMAIRE
- 01:58 : Le Brexit
- 15:39 : Les mensonges de Macron après ses annonces sur les gilets jaunes
LES LIENS
- Strasbourg : ne laissons pas l'assassin nous terroriser : https://youtu.be/4rEFECfOKUk
- Strasbourg : la République n'est pas à la merci d'un assassin : https://youtu.be/1EFT0SkBcB8
- Brexit : Theresa May annonce le report du vote du Parlement britannique sur l'accord : https://www.francetvinfo.fr/monde/eur...
- L’Europe se prend les pieds dans le tapis… : https://melenchon.fr/2018/11/29/leuro...
- Pour Nicole Belloubet, les "gilets jaunes" doivent "cesser" après l'attaque de Strasbourg : https://www.nouvelobs.com/politique/2...
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Au-delà d'une n-ième fronde sociale comme l'Histoire en a souvent connues, les gilets jaunes, par la rapidité de leur assemblage et de leur mouvement, nous révèlent la transition en cours de la société humaine. Nous allons de plus en plus assister dans le monde à des frictions entre l'intelligence collective pyramidale, encore largement majoritaire et dominante, et la toute naissante intelligence collective holomidale, distribuée, coordonnée par les dApps (distributed applications). On ne peut qualifier le mouvement des gilets jaunes d'intelligence collective holomidale, pour autant il suffit qu'ils s'en approprient quelques outils pour déjà faire vaciller un pouvoir pyramidal classique.
.#intelligencecollective #évolution #giletsjaunes #intelligencecollectiveholomidale #intelligencecollectivepyramidale #dapps #holochain
youtube.com
Gilets jaunes, pouvoir et intelligence collective
Au-delà d'une n-ième fronde sociale comme l'Histoire en a souvent connues, les gilets jaunes, par la rapidité de…
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Jean-François Noubel Marc Tirel Estéban Les Cités D'or Bruno Marion Damien de La Fontaine Valentin Van Nhut Isabelle Pacaud Sébastien Ravut Mitia Klein Vincent Trautmann Vincent Lepreux Lauren Moore Nignon Julie Diversy Maji-da Abdi Dominic Oliver Cort Gregory Poinsenet Lorenzo Favia Mathieu Baudin Pro Mathieu Coste Gabriel Plassat Jean-Luc Verreaux IFs Ouishare Antonin Léonard Christophe Berhault Christophe Cesetti Jean Peissik
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Gabriel Plassat Bien sûr. Ce mouvement révèle les 1er âges des structures holomidales. Encore très instables. Très peu d'endroits et d espace leur permettent d'apprendre et s'entraîner au niveau collectif. Pas d'entraîneur non plus.
Ndlr : valident l'importance de la considération holomidale => contacter Jean-François et Gabriel ACT
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le cœur du problème périurbain : ce territoire est précisément celui du cumul des dépenses contraintes. On y trouve à la fois la plus grande part d’accédants à la propriété, avec une part des remboursements de prêt et charges dépassant le quart du montant de leurs revenus ; et la plus grande part de dépenses de carburant, qui est elle aussi à considérer comme une dépense contrainte dès lors qu’elle est liée essentiellement à l’emploi. On n’a pas encore pris, sans doute, toute la mesure des conséquences de cette extension historique de l’influence urbaine hors des villes. Le périurbain, un « urbanisme d’opportunité », a en effet été promu pendant plusieurs décennies comme une alternative aux banlieues, selon les préceptes de l’anti-urbanisme qui voulait développer une société de propriétaires. Dopée par les aides à l’accession et à la construction, motivée par un marché de promoteurs-constructeurs qui proposait une solution rentable face à l’envol des prix de l’immobilier en ville, l’offre périurbaine a ainsi fixé dans la campagne une France contrainte, plus que toute autre sensible aux variations de ses conditions matérielles de vie et enserrée dans ses dépenses de logement et de transport.
A la contrainte périurbaine, on peut enfin ajouter – toujours avec prudence – une autre surreprésentation géographique, si l’on rapporte toutefois le nombre de points de blocage à l’importance démographique des agglomérations : celle des petites villes ouvrières touchées par la désindustrialisation.
En somme, il est vain de chercher une explication géographique ultime à la crise des « gilets jaunes », tout comme au mal-être social qui s’exprime plus largement dans la société française dans son ensemble. Les territoires ne sont pas la cause des problèmes, ils en sont le révélateur : l’espace périurbain ou les petites villes du déclin industriel, par leur composition sociale particulière, rendent plus visibles qu’ailleurs des revendications de fond qui traversent en réalité la société dans son ensemble. Les arguments de fond du mouvement en cours relèvent avant tout d’une exigence de justice fiscale, laquelle s’est cristallisée autour du refus de transférer les produits d’une fiscalité proportionnelle aux revenus, relativement équitable, vers une fiscalité à la consommation, qui est l’impôt le plus inéquitable qui soit. En négligeant la réalité quotidienne des dépenses contraintes des ménages, et en ignorant le poids des représentations sociales de l’inégalité, on en vient à provoquer une dégradation d’ensemble du consentement à l’impôt, et l’on sape ainsi dangereusement les bases du modèle républicain.
.#Gilets_jaunes #Périurbain
->
https://aoc.media/analyse/2018/12/12/gilets-jaunes-france-contrainte/
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Politique
La France contrainte des Gilets Jaunes
Par Samuel Depraz, géographe
Mise à toutes les sauces depuis des années, la notion fourre-tout de « France périphérique » a servi à de nombreux médias de première clé de lecture du mouvement des Gilets Jaunes. Rien pourtant de plus faux : dans les bassins de contestation on trouve à la fois des lieux de désindustrialisation et des carrefours du monde périurbain pétri par l’influence des métropoles. De là proviennent des militants hétérogènes, que rallie davantage une certaine idée de la justice fiscale plutôt qu’un ancrage territorial défini.
Les trois semaines qui ont séparé le moment fondateur du mouvement des gilets jaunes, le 17 novembre, des premières annonces gouvernementales relatives à l’abandon de la hausse des prix du carburants puis au soutien du pouvoir d’achat, le 10 décembre 2018, ont permis aux analystes et aux chercheurs de faire la découverte d’un mouvement social totalement inédit dans son origine, dans ses vecteurs de mobilisation comme dans ses effets territoriaux.
Faute de précédent, et avec aussi peu de recul, l’analyse se doit de rester humble sur le sujet. Toute tentative de catégorisation tombe bien souvent dans la caricature et le réductionnisme. S’il est difficile de saisir toute la diversité des facteurs explicatifs à ce mouvement, il est cependant possible de dire au moins ce qu’il n’est pas. On souhaite en particulier revenir sur l’affirmation galvaudée d’un mouvement qui serait issu de la « France périphérique », et qui viendrait s’opposer à une autre France, celle de l’élite et des métropoles, en une sorte de répétition du jeu éternel des luttes entre dominants et dominés – mais qui ...
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Le Président a parlé. Il pense qu’une distribution de monnaie peut calmer l’insurrection citoyenne qui a éclaté. C’est à ceux qui sont dans l’action de dire si cela leur convient.
Pour notre part, comme parlementaires insoumis, voici ce que nous voyons :
Premier point
Une partie considérable de la population n’est concernée par aucune des mesures de Macron.
Les chômeurs et, parmi eux, surtout les 50% de chomeurs non indemnisés.
Les salariés à temps partiel et surtout 80 % d’eux, les femmes, qui sont, de surcroit, moins payées que les hommes, à travail égal.
Les retraités qui touchent plus de 2000 euros restent assujettis à l’augmentation de la CSG. La désindexation des pensions de retraites sur le coût de la vie est maintenue.
Les fonctionnaires ne sont pas pris en compte.
Deuxième point
Toutes les mesures décidées seront payées par les contribuables et les assurés sociaux. Aucune par les riches ni les profits.
L’exonération des heures supplémentaires sera payée soit par la sécu soit par l’État.
L’augmentation de la prime d’activité sera payée par les contribuables.
La suppression de la taxe d’habitation sera payée par l’impôt sur le revenu.
L’augmentation du smic sera payé par l’impot.
Troisième point
Les actionnaires sont bien protégé.
La prime exceptionnelle versée par les entreprises n’est pas obligatoire. Mais elle est défiscalisé ce qui est un effet d’aubaine là où elle existait déjà.
L’ISF n’est pas rétabli.
Le CICE est maintenu.
Quatrième point
Aucune des revendications pour davantage de démocratie participative ne reçoit de réponse.
Cinquième point
Le budget est désorganisé.
Au total il s’agit de trouver plus de dix milliards supplémentaires dans le budget de l’État. Le projet de loi de finances est donc totalement désarticulé. Le Premier ministre a déjà annoncé que cela se paierait par des économies supplémentaires c’est-à-dire par des services publics de moins.
Il faut choisir. Faut-il continuer la politique qui compte sur le ruissellement des riches vers les autres ou bien mettre en place un budget en faveur des besoins connus du peuple et de l’investissement écologique ?
Politique Gauche
Habitué à louvoyer sur la laïcité, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon a confié le cours de son école de formation sur le sujet à Henri Peña-Ruiz. Celui-ci s'est employé à démonter méthodiquement certaines thèses portées à l'intérieur même de la France insoumise.
Dans le contexte de crise interne qui agite la France insoumise (LFI), la moindre initiative devient un signal politique. Le cours donné par l'école de formation du mouvement le mardi 4 décembre était-il un nouveau virage significatif ? Il constitue en tout cas le dernier épisode d'une série d'indications contradictoires envoyées par LFI sur l'enjeu de la laïcité. Et diffuse un message d'une tonalité fort différente de celle des dernières semaines.
Les communautaristes ont le vent en poupe
A l'origine, le mouvement issu du Parti de gauche s'est avancé avec une ligne résolument républicaine et sans ambiguïté : le programme L'avenir en commun met en avant des propositions "à l'offensive sur la laïcité" couplées à une volonté de "combattre tous les communautarismes et l'utilisation politique des religions". C'est cette ligne qu'a porté avec conviction Jean-Luc Mélenchon durant la campagne présidentielle de 2017. Mais LFI, mouvement "gazeux" qui agrège plusieurs formations et personnalités politiques d'horizons divers, compte également des partisans d'une vision fort différente de la laïcité. La figure la plus identifiée est Danièle Obono : proche de certains membres du Parti des indigènes de la République (PIR), la députée de Paris est opposée à la loi de 2004 sur l'interdiction du port de signes religieux à l'école. Dans le média anglais Counterfire, elle a écrit que depuis 20 ans, "le concept de laïcité inscrit dans la Constitution et la loi de 1905 ont principalement été utilisés contre les musulmans". Le mouvement Ensemble, affilié à LFI (la députée Clémentine Autain en est membre), se dit lui favorable à l'abrogation de la loi de 2004. Bref, si la ligne laïque a le dessus en matière de programme à LFI, plusieurs cadres défendent des convictions à l'opposé.
Lire aussi
"L'Emission politique" : Jean-Luc Mélenchon ne veut décidément pas voir de problème Obono
De surcroît, les dernières semaines ont indiqué que la voix du camp communautariste portait davantage à LFI que durant la présidentielle. Un groupe de militants du 18e arrondissement de Paris, en pointe sur les sujets de laïcité a ainsi été exclu de la plateforme numérique de la France insoumise pour avoir organisé une réunion sur l'entrisme islamiste dans le milieu syndical. Dans leur courrier adressé à Jean-Luc Mélenchon et Manuel Bompard, les membres du groupe dénoncent "la complaisance de la direction de la FI avec [des] groupes islamistes". Peu après leur exclusion, c'était au tour des cadres Djordje Kuzmanovic et François Cocq, aux positions notoirement laïques, d'être écartés de la liste LFI aux européennes. Le premier a pris la décision de quitter définitivement le mouvement. Dans une tribune à Marianne, il dénonce les choix stratégiques de LFI qui ont d'après lui laissé "s’installer une approche quasi communautariste, proche du modèle anglo-saxon et profondément contraire au républicanisme français".
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Les thèses antilaïques méthodiquement démontées
Pour le neuvième cours, intitulé "Vive la laïcité", LFI a choisi de mettre en avant deux personnalités : Elliott Aubin, adjoint Insoumis à la mairie du 1er arrondissement de Lyon, ayant participé à la rédaction du chapitre laïcité du programme, est identifié comme comme un des défenseurs de la ligne républicaine au sein du mouvement. Surtout, l'essentiel du cours est effectué par Henri Peña-Ruiz, philosophe et écrivain, auteur du Dictionnaire amoureux de la laïcité - et par ailleurs contributeur hebdomadaire à Marianne. Pendant plus d'une heure, l'intellectuel s'est livré à une ardente défense de la laïcité mais s'est aussi employé à répondre à tous les arguments prononcés à son encontre… notamment à gauche, et à l'intérieur-même de LFI.
Combat contre une "collusion du religieux et du politique mortifère pour les libertés, mortifère pour l'égalité des êtres humains", défense de la liberté de conscience, de l'égalité des droits, interdiction de "tout privilège pour les religions, l'athéisme ou l'agnosticisme" : le début du cours fait dans le classique, et rappelle les bases du principe de laïcité. Mais très vite Henri Peña-Ruiz s'attaque à quelques "contre-sens" et "malentendus" colportés au sujet de la laïcité, n'hésitant pas à taper fort contre plusieurs thèses défendues dans le camp communautariste.
Première clarification, sur la notion d'islamophobie, très utilisée à gauche, que Peña-Ruiz s'emploie à démonter avec méthode : "Le mot islamophobie ne recouvre pas un délit, il recouvre, étymologiquement, le rejet de l'islam (...). Ce n'est pas un délit. Des croyants vont rejeter l'athéisme, on ne va pas les accuser de racisme pour ça. Il ne faut pas, comme le regrettait Charb, confondre le rejet d'une religion avec le racisme. Utilisons le terme racisme anti-musulman, ce sera clair, univoque, et non pas le mot 'islamophobie' qui est équivoque. Le racisme s'en prend aux personnes, pas aux doctrines. Il est invraisemblable qu'un obscurantisme ait pu faire passer le rejet d'une religion pour un acte de racisme." Un discours laïque offensif, inhabituel dans les rangs de LFI. L'auteur du Dictionnaire amoureux de la laïcité n'hésite d'ailleurs pas à livrer une position claire concernant le port du voile : "Les femmes qui veulent aller tête nue dans la rue pour montrer leurs cheveux et éventuellement séduire n'ont pas à être considérées a priori comme séductrices." En choisissant d'insister sur la pression exercée sur les femmes pour les forcer à se voiler, le philosophe se place aux antipodes de la rhétorique en vogue chez une bonne partie de la gauche, uniquement centrée sur la défense du hijab.
Deuxième mise au point d'importance : la loi de 2004 sur les signes religieux à l'école, ouvertement critiquée au sein de LFI et accusée par certains d'être une loi anti-musulmans. "Si on la lit bien, au lieu d'en dire n'importe quoi, on voit qu'elle concerne aussi bien la kippa, la croix charismatique que le voile. Alors qu'on arrête de dire que c'est une loi raciste et anti religieuse", cingle le philosophe. "D'autre part les enfants qui sont dans le processus éducatif ne sont pas encore maîtres de leur jugement, donc il est légitime qu'on les protège du prosélytisme religieux ou d'en faire des étendards d'une religion particulière." Ce sujet donne l'occasion à Peña-Ruiz de rappeler que "ce n'est pas parce que la laïcité pose des règles, des limites, et qu'elle distingue des lieux pour la neutralité vestimentaire qu'elle est anti-religieuse."
Piques à Danièle Obono et Ensemble
Suite de l'inventaire du philosophe, bien décidé à démolir une à une les théories du courant "décolonial" : l'assimilation du régime laïc républicain à un "racisme d'Etat". Un rapprochement que Peña-Ruiz juge "insensé", "invraisemblable". "La laïcité a été conquise à rebours de la tradition cléricale, catholico-centrée de l'Ancien Régime. Donc ce n'est pas un produit culturel qui serait propre à la culture de la France, comme certains le disent. (...) Les personnes qui disent cela et qui se prétendent par ailleurs progressistes devraient un petit peu réviser leurs concepts, et s'interroger sur ce qu'ils ou elles disent".
Tout le vocabulaire de la gauche racialiste y passe. La pratique de la non-mixité ? "Je suis très surpris que des gens progressistes parlent de commissions non-mixtes racialement. Utiliser le concept de races à propos des êtres humaines est complètement aberrant." La défense des "racisés" et la dénonciation d'une République universaliste "coloniale" ? "Cet universalisme qui est banni par certains au nom d'une identité culturelle 'racisée', il faut le défendre. Il n'a rien à voir avec le pseudo-universel colonialiste. Ce n'est pas parce que l'universel a été usurpé par les colonialistes qu'il serait colonialiste par essence." De quoi faire sérieusement tiquer Danièle Obono…
Lors de sa leçon, Henri Peña Ruiz s'en prend d'ailleurs frontalement à l'un des maîtres à penser de la gauche communautariste en matière de laïcité : Jean Baubérot, historien et sociologue défenseur d'une "laïcité inclusive". "Arrêtons avec l'idée qu'il y a plusieurs laïcités", peste de son côté Peña-Ruiz. "Quand je lis un livre qui s'appelle 'Les sept laïcités françaises' (écrit par Jean Baubérot, ndlr), je me précipite sur ce livre et je lis 'laïcité concordataire' : c'est un cercle carré (...). Quand on ajoute des adjectifs, quand on va chercher plusieurs laïcités, le but est toujours le même : invalider, relativiser un idéal." Dans un entretien à la revue Ballast accordé l'an dernier, Danièle Obono déclarait justement "préférer Jean Baubérot à Henri Peña-Ruiz", mais c'est au second que la France insoumise a décidé de donner tribune pour enseigner la laïcité à ses militants. Le signe que, malgré plusieurs signaux alarmants et une division interne évidente, le camp républicain n'a pas encore dit son dernier mot au sein du mouvement populiste de gauche.
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A la veille d’une nouvelle mobilisation nationale des gilets jaunes, les responsables politiques et syndicaux multiplient les appels au calme, tandis que l'inquiétude grandit chez les acteurs économiques affectés par le mouvement. S'il est encore trop tôt pour avoir des estimations précises de l'impact sur la croissance, Bruno Le Maire a estimé lundi que les perturbations liées à la mobilisation des gilets jaunes exerçaient un « impact sévère » et « continu » sur l'activité économique, avec des pertes de chiffre d'affaires significatives dans différents secteurs, dont la grande distribution, la restauration ou encore chez certains artisans et commerçants de proximité.
« Les blocages que notre pays connaît ont déjà eu des conséquences extrêmement négatives pour le commerce », relève ainsi la Fédération du commerce et de la distribution (FCD). Magasins bloqués ou fermés, baisse de la fréquentation par les clients qui ne peuvent plus circuler, livraisons impossibles du fait du blocage des entrepôts, rupture sur de nombreux produits, blocage des pompes à essence… La FCD avance avant l'acte IV de ce samedi des pertes supérieures au milliard d'euros pour les trois premiers week-ends de blocage (-35 %, - 20 %, entre – 20 et – 25 %).
Le secteur du tourisme accuse également le choc. Les images des violences urbaines à Paris qui ont fait le tour du monde depuis samedi, en particulier les actes de vandalisme à l’Arc de Triomphe ou l’incendie de véhicules près des grands magasins, risquent de peser sur l’industrie du tourisme qui avait retrouvé des couleurs après les attentats de 2015. À Paris, les hôteliers et les restaurateurs déplorent déjà une baisse de leur chiffre d'affaire : 35 000 nuitées ont été annulées pour décembre depuis le début du mouvement. Plus largement, selon les professionnels du secteur de l’hôtellerie « il y a un coup d’arrêt sur les réservations pour les fêtes de fin d’année, qui reculent de 10 à 15 % par rapport à l’an dernier ».
Le blocage des routes et des autoroutes qui est l’un des moyens d’action privilégié des gilets jaunes n’est également pas sans conséquences sur d’autres acteurs économiques. Depuis le 17 novembre et le début des manifestations, les entreprises de transport routier de marchandises (TRM) et de logistique ont estimé lundi à 400 millions d’euros les pertes d’exploitation subies. L’Association nationale des industries alimentaires (Ania) a également tiré la sonnette d’alarme en affirmant que les pertes du secteur pourraient s’élever à 13,5 milliards d’euros.
Pour tenter de calmer la fronde des gilets jaunes, Edouard Philippe a annoncé mardi plusieurs « mesures d'apaisement » : la suppression de la hausse des taxes carburant pour 2019 et le gel « pendant l’hiver » des tarifs du gaz et de l’électricité. Des mesures qui vont évidemment peser sur les engagements budgétaires d'Emmanuel Macron. La suspension, pendant six mois, de la hausse des taxes sur les carburants va coûter 1,5 milliard d'euros. La facture pourrait donc atteindre 3 milliards d'euros en 2019… Date à laquelle, le déficit devait déjà remonter tout près de la barre des 3 %, à 2,8 %. Mais le niveau de croissance, impactée par le mouvement des gilets jaunes, pourrait encore aggraver les choses en s'avérant inférieure aux espoirs du gouvernement (1,7 % en 2018 et 2019).
Alors quelles seront les conséquences économiques de cette crise des gilets jaunes ? Franchir le seuil des 3 % de déficit public imposé par Bruxelles aurait-il des conséquences graves ? Une procédure pour « déviation sérieuse » peut-elle être déclenchée ? Quelles sanctions financières ? Quel impact sur l’emploi ? Le Medef a-t-il raison de parler « d'état d'urgence économique » ?
Invités :
Philippe Dessertine - Directeur de l’Institut de Haute Finance
Mathieu Plane - Economiste à l'OFCE, directeur adjoint au Département Analyse et Prévision
Audrey Tonnelier - Journaliste au Monde, en charge des questions des finances publiques
Flavien Neuvy - Économiste, spécialiste de la consommation et auteur de « Le pouvoir des imaginaires, 1001 initiatives pour révolutionner la consommation »
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Au menu : je vous dis bravo ! Il y a un éclair dans la nuit de l'histoire. Mon rôle de cheval de Troie, et la nuit des gilets jaunes !
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Titre
Est-Ce Ainsi Que Les Hommes Vivent?
Artiste
Léo Ferré
Concédé sous licence à YouTube par
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.#21 DES TENDANCES - 68 322 vues - 8 k - 254
Dans ce 79e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon explique pourquoi le mouvement des gilets jaunes est un processus de révolution citoyenne. Il évoque notamment la question de la double légitimité du pouvoir dans notre pays. Il parle également du mouvement des lycéens en cours et appelle à participer à la protection des jeunes qui manifestent. Enfin, il appelle également à se joindre au mouvement des gilets jaunes et à y participer sans violence.
LES LIENS
- Sur un axe de Mélenchon à Le Pen, où se situent les revendications des « gilets jaunes » ? : https://abonnes.lemonde.fr/les-decode...
- Macron annule la hausse des taxes sur le carburant mais s'oppose à tout retour de l'ISF : https://www.france24.com/fr/20181205-...
- Grèves, blocus étudiants, événements annulés… le point sur la mobilisation des « gilets jaunes » : https://www.lemonde.fr/societe/articl...
- Le discours à l'Assemblée nationale sur les Gilets jaunes : https://melenchon.fr/2018/12/05/video...
- Canal Fi : https://lafranceinsoumise.fr
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Vekteo Nelson
il y a 7 heures
Vous avez raison Monsieur le Président
334
BW90 gargou
il y a 6 heures
On est là ! Mr Mélenchon on est derrière vous.
ndlr :
- fidèle à ces vidéos, il me semble que celle-ci est particulièrement réussie, comme si jlm (toujours lucide et compétent dans la lecture des événements) se mettait à la hauteur de l'histoire qui s'écrit sous nos yeux..
Mathilde Panot
Compte certifié @MathildePanot
12 hil y a 12 heures
.#NUCLÉAIRE : FRANÇOIS, SOUVIENS-TOI !
"Je me souviens d’un candidat, dans la dispute, qui tentait de tirer à soi la couverture écologiste. Je me souviens qu’il récolta 3,8% des suffrages dans cette bataille mémorable."
3:04 / 3:04
17 réponses 192 Retweets 289 j'aime
ndlr :
- il s'agit de François de Rugy, ministre de l'écologie, dans une intervention brillantissime : fier d'être insoumis...
Politique|A.R.| | MAJ : 05 décembre 2018, 22h53 |6
Jean-François Barnaba, figure contestée des Gilets jaunes, touche un salaire de fonctionnaire territorial de 2 600 euros net par mois. Capture RMC
Cette désormais figure des contestataires, invitée sur tous les plateaux pour la clarté de ses propos, est un fonctionnaire « privé d’emploi » mais payé chaque mois.
Ceux qui regardent plusieurs journaux télévisés ont presque l’impression de le connaître. Jean-François Barnaba, présenté sur tous les plateaux comme un « Gilet jaune de l’Indre » est une star depuis quelques jours, et notamment son passage dimanche soir dans L’Emission politique de France 2. Mais qui dit soudaine popularité médiatique dit profil passé au crible. D’autant que l’homme de 62 ans, aux talents d’orateur qui accrochent la caméra, semble fin connaisseur des mécanismes politiques.
2 600 euros net par mois
C’est ainsi que l’émission Quotidien de TMC et l’Obs ont découvert que s’il répondait toujours présents aux médias, c’est parce qu’il avait beaucoup de temps. Mais cette désormais figure des contestataires n’est pas au chômage : il est en fait fonctionnaire, sans mission depuis dix ans. Une situation qu’il est le premier à regretter, selon le site du magazine.
Il s’agit d’un statut particulier, FMPE, fonctionnaire momentanément privé d’emploi. Selon l’administration de l’Indre, il serait seul agent dans ce cas dans le département. Et cette situation s’éternise, puisqu’il n’a plus reçu de mission depuis le 31 décembre 2008. Pour autant, Jean-François Barnaba touche un salaire de fonctionnaire territorial de 2 600 euros net par mois.
En « conflit avec sa hiérarchie »
Egalement contacté par un journaliste de Quotidien, le Gilet jaune a expliqué être « actuellement privé d’emploi car en conflit avec sa hiérarchie ».
Jean-François Barnaba en a semble-t-il profité pour écrire un livre en 2016, Vortex, qu’il a auto-publié chez Edilivre. Dans sa biographie, l’auteur est par ailleurs présenté comme un chef d’orchestre, directeur de conservatoire, conseiller technique et directeur de la culture des collectivités. « Depuis toujours immergé dans les univers de l’art, de la politique et de l’administration », est-il précisé. Des informations que l’intéressé a confirmées auprès de l’émission de TMC.
D’autres Gilets jaunes se sont depuis interrogés sur le parcours et la représentativité du fonctionnaire, mais comme la majorité des « leaders » qui se contestent tous plus ou moins et ont bien du mal à se structurer. Et Jean-François Barnaba a d’ores et déjà prévenu qu’il faudrait compter avec lui car, a-t-il confié à Quotidien, « cette médiatisation, ça me donne une responsabilité, je ne peux pas disparaître du jour au lendemain ».
Politique Gilets jaunes Jean-François Barnaba Indre
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Social Indre
Jean-François Barnaba sera accompagné d'une équipe de télévision de TF1.
© (Capture écran, BFM)
Le Blancois Jean-François Barnaba, Gilet jaune devenu la star des plateaux de télévision parisiens, revient dans l'Indre, vendredi, pour la première fois depuis samedi dernier, après son ascension médiatique fulgurante.
Jean-François Barnaba est de retour dans l'Indre. Ce Gilet jaune du Blanc, que personne ne connaissait encore la semaine dernière, est devenu, en l'espace de quelques heures, la star des plateaux télé, à Paris.
Une rencontre avec les défenseurs de la maternité ?
Très attendu par les Gilets jaunes de l'Indre, son retour dans le département est programmé à vendredi 7 décembre. "Je serai accompagné d'une équipe de Sept à Huit (magazine dominical diffusé sur TF1)", prévient-il. Pour l'instant, son programme exact n'est pas défini mais Jean-François Barnaba est en contact avec un Gilet jaune du Blanc. "Je souhaite bien sûr rencontrer les Gilets jaunes de l'Indre, mais je voudrais aussi, si c'est possible, pouvoir m'entretenir avec le collectif qui demande la réouverture de la maternité du Blanc." Il voudrait aussi faire étape à Châteauroux.
Son compte Facebook de nouveau accessible
Fort de cette nouvelle notoriété, Jean-François Barnaba reçoit "entre 150 et 200 invitations par heure" sur son compte Facebook. Bloqué depuis la nuit de lundi à mardi, celui-ci lui est de nouveau accessible depuis mardi soir. Pas sûr qu'il puisse répondre à tout le monde.
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Bertrand SLEZAK
Journaliste, responsable de la rédaction de l'Indre
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Jean-François Barnaba, "gilet jaune" de l'Indre. (Capture d'écran/France Inter)
INFO OBS. La star médiatique des "gilets jaunes" est toujours rémunérée 2.600 euros net par mois alors qu'il ne travaille plus pour son département depuis le 31 décembre 2008. Il est le premier à le déplorer.
Par Matthieu ARON
Publié le 05 décembre 2018 à 19h57
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Il est devenu la superstar des plateaux de télé. Impossible de le rater. Avec plus d'une cinquantaine d'interventions en direct depuis une semaine, on ne voit plus que lui avec sa chevelure poivre et sel, on n'entend plus que lui avec sa voix policée. Le matin sur France-Inter, invité de Léa Salamé, tout au long de la journée sur BFMTV, ou le soir, en prime time sur France 2. Est-ce son âge, 62 ans, sa rondeur, son sourire, son faux air d'Henri Guybet − l'acteur populaire des années 1970, abonné aux rôles de "Français moyen", inoubliable Salomon, le chauffeur de Louis de Funès dans "Rabbi Jacob" − qui rassurent les programmateurs ? Ou bien son sens "apparent" de la modération ? Quoi qu'il en soit, ses talents d'orateur, sa connaissance très fine des arcanes de la politique, et son désir revendiqué de se lancer dans la bataille pour les futures élections européennes détonnent. Qui est-il vraiment ? Quel est son parcours ? La question ne lui est jamais posée.
Première surprise : Jean-François Barnaba touche un salaire de fonctionnaire territorial de 2.600 euros net alors qu'il ne travaille plus pour le département depuis… près de dix ans. Jean-François Barnaba a un statut de FMPE (fonctionnaire momentanément privé d'emploi). Sauf que, dans son cas − "le seul dans tout l'Indre", selon l'administration du conseil départemental −, le caractère momentané de son absence s'éternise. "Depuis le 31 décembre 2008, il n'a réalisé aucune mi
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Matthieu ARON
Journaliste
/ Laurent Mucchielli Directeur de recherche au CNRS (Laboratoire méditerranéen de sociologie), Aix-Marseille Université
À la différence de la plupart des commentateurs que l’on peut entendre tous les jours donner leurs avis dans les médias, il est difficile pour un chercheur de s’exprimer sur un sujet sur lequel il n’a pas enquêté. L’enquête en sciences sociales n’a en effet pas grand-chose à voir avec les reportages télévisés que l’on peut voir ou revoir en quelques clics sur Internet, ni avec les verbatim rapportés ici et là par les journalistes et dont on ne peut pas présumer de la représentativité à l’échelle nationale, ni même à l’échelle locale d’ailleurs.
...
Surpolitisation, un premier écueil qui empêche de penser
...
Second écueil à éviter : la dépolitisation
Après la surpolitisation, la dépolitisation. C’est sans doute une variante du même mépris de classe (en tous cas de la même distance sociale) qui fait dire à certains commentateurs que les gilets jaunes n’ont, au contraire, aucune conscience politique et rien d’autre à dire que « l’essence est devenue trop chère » (voir en ce sens la première étude des contenus électroniques des sites des gilets jaunes).
https://www.franceculture.fr/sociologie/la-feuille-dimpot-le-rond-point-et-facebook-huit-sociologues-decryptent-les-gilets-jaunes
...
Les enquêtes d’opinion indiquent régulièrement que le problème n’est pas l’absence d’idées politiques de nos concitoyens mais le décalage grandissant – pour ne pas dire le gouffre béant – qui sépare ces idées de la compétition électorale et de la gouvernance politique qui en résulte, donnant ainsi l’impression à la majorité de ces mêmes citoyens que les responsables politiques se moquent d’eux et que la démocratie ne fonctionne pas.
Le fait que les commentateurs du débat public – élus, journalistes de plateaux, chroniqueurs, « experts » invités – soient presque tous parisiens n’est pas insignifiant. Il contribue à expliquer la mésestimation du rôle global et du budget de la voiture dont on vient de parler. Mais il explique sans doute aussi la mésestimation du soutien que reçoit le mouvement des gilets jaunes dans la population. Les sondages sont certes clairs à ce sujet, mais le résultat d’un sondage reste une information en soi abstraite.
...
Prendre les citoyens au sérieux, replacer l’événement dans les structures
...
L’absence d’interlocuteurs organisés ne peut pas être un prétexte et l’annonce de concertations à venir ne peut qu’être inaudible. Emmanuel Macron a sciemment personnalisé son pouvoir, il est peut-être temps pour lui de l’assumer jusqu’au bout en faisant un vrai mea culpa sur sa politique économique et sociale.
Clés : Marine Le Pen réseaux sociaux médias Jean-Luc Mélenchon taxes sociologie police gouvernement manifestation violence Emmanuel Macron impôts contestation Édouard Philippe gilets jaunes
ndlr :
- téléversé en totalité dans mageia
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Au programme de l'Autre 20h, présenté par Rémi-Kenzo Pagès :
▶ REPORTAGE - PAROLES DE GILETS JAUNES : « MACRON MASSACRE SON PEUPLE »
Antoine Birot, Aude Lancelin, Camille Chastrusse, Robin Vollais, Virginie Cresci.
▶ REPORTAGE - PARIS S'EMBRASE
Récit d'une journée chaotique, au coeur des affrontements, par Serge Faubert.
▶ ÉDITO - MACRON À L'HEURE DU CHOIX
Par Aude Lancelin.
▶ L'AUTRE INTERVIEW - SALAH HAMOURI : LE CAUCHEMAR DE SA DÉTENTION EN ISRAËL
Hassina Mechaï reçoit dans les locaux du Média l'avocat Franco-palestinien, Salah Hamouri, ce résident de Jérusalem qui a été placé en détention administrative par Israel, puis libéré le 30 septembre 2018. On avait d'ailleurs reçu, pour en parler, sa compagne, Elsa Lefort. Et je vous invite à retrouver sur les réseaux sociaux du Média, Facebook, Twitter, son face cam.
Catégorie Actualités et politique
35 commentaires
jean-luc barré il y a 3 heures
c'est bizarre j'ai pas vu la même chose que sur BFM .
20
Rosa BEAUDEAUX il y a 3 heures
Hier nous étions à Paris . Gazés par les crs !! Du jamais vu ! Le seul responsable des violences c'est Macron
12
Rosa BEAUDEAUX il y a 3 heures
Bravo Aude . Je vous admire et vous remercie et confirme avoir été gazée gratuitement !