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Au lendemain d’un week-end marqué par des violences à Paris et parfois en régions, en marge du mouvement des gilets jaunes, le Premier ministre multiplie les consultations et les annonces ce lundi. Le but : tenter d'apaiser alors que certains membres du mouvement songent à une nouvelle journée de manifestation samedi prochain.
Après avoir rencontré les chefs des grands partis politiques aujourd’hui, le Premier ministre doit recevoir, ce mardi, un collectif de gilets jaunes prêts à discuter avec l'exécutif. Dans le JDD, certains représentants du mouvement avaient demandé à être reçus pour offrir « au gouvernement une porte de sortie à la crise ». Les revendications sont nombreuses, néanmoins l’opposition et une partie des gilets jaunes s’accordent tous sur un point : un geste fort du gouvernement est nécessaire pour sortir de la crise, à commencer par un moratoire ou un gel de la hausse des taxes sur les carburants.
L’exécutif a indiqué dans la journée qu'un débat aura lieu mercredi à l'Assemblée nationale et jeudi au Sénat pour évoquer la crise des gilets jaunes. Des mesures seront annoncées rapidement a également promis le gouvernement. Par ailleurs, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, et son secrétaire d'Etat, Laurent Nunez, seront entendus ce lundi, à 20 heures, par la commission des lois de l'Assemblée nationale pour évoquer les « émeutes, des agressions contre les forces de sécurité et les actes de vandalisme et de destruction » lors de la journée de samedi. Les deux hommes devront également faire part « des dispositions nouvelles qui doivent impérativement être prises » pour éviter de nouvelles violences.
Aujourd’hui, le mouvement des gilets jaunes est entré dans sa troisième semaine, mais il a pris une autre tournure depuis les émeutes de ce week-end. Après les violences urbaines de ce samedi à Paris et l’incendie de préfecture de Haute-Loire, au Puy-en-Velay, plusieurs préfets sous le sceau de l’anonymat se disent inquiets et parlent dans les colonnes du Monde d’une situation « explosive et quasi insurrectionnelle», voire « pré-révolutionnaire». Les syndicats de police - qui seront reçus par le ministre de l’Intérieur demain - réclament pour certains l’état d’urgence, pour d’autres un recours à l’armée.
Quelles réponses peuvent émerger dans les heures et les jours à venir pour apaiser la situation ? Alors qu’une centaine de lycées sont bloqués aujourd’hui, le mouvement peut-il s’étendre ? Comment sortir de la crise ?
Invités :
Pascal PERRINEAU - Politologue
Raymond SOUBIE - Président des sociétés de conseil Alixio et Taddeo
Soazig QUÉMÉNER - Rédactrice en chef du service politique de Marianne
Jérôme FOURQUET - Directeur du département Opinion de l’institut de sondages IFOP
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Votre job a-t-il un sens ou vous fait-on faire toute la journée quelque chose d'absurde, d'inutile ou même de nuisible ? Certaines tâches proposées par le marché du travail ont une utilité sociale mesurable et incontestable, quand d'autres semblent n'exister que pour vous occuper, semblent ne satisfaire aucun des besoins de la société. Ces emplois dispensables finissent par plonger les individus qui y vouent leur semaine dans la perplexité tout d'abord puis, parfois, dans la dépression. À quoi servent donc ces « bullshit jobs » ?
Catégorie Actualités et politique 1 086 commentaires
Airainecer il y a 3 semaines
Pour avoir lu et écouté des interventions de Graeber, la vidéo passe totalement à côté du sujet. L'idée de Graeber n'est pas du tout de faire une opposition de classe entre les fonctionnaires (les profs et les cheminots de gôche) et le vil publicitaire d'une grande compagnie qui cherche à nous faire consommer. Oui ça n'apporte rien de particulier à la société que le marketeux arrive à nous faire consommer plus de L'Oreal, mais qu'il y arrive ou non il vise un résultat tangible et un objectif pour la société que tout le monde peut comprendre.
L'idée de Graeber c'est de s'intéresser à tous ces gens qui ne font RIEN, ou plutôt qui travaillent (ou font semblant une bonne partie de la journée) mais n'aboutissent jamais à aucun résultat tangible ni de près ni de loin. Ces gens qui brassent du vent, envoient des mails inutiles, organisent des réunions qui ne débouchent sur rien, remplissent des tableurs excels, des words et des bases de données que personne ne consulte. Le problème ce n'est pas qu'il y ait un chef de produit qui fasse le métier décrit dans la vidéo, comme il le présente on peut trouver ça con et nuisible, mais oui ça c'est un vrai boulot. Le problème c'est qu'en vrai ce chef de produit a 4 collègues et 3 stagiaires pour faire ce même boulot et qu'en plus le pouvoir décisionnel est très certainement déplacé trois crans au dessus. L'équipe est alors réduit à s'agiter sur elle même, à mordre pendant des heures les quelques "os" de vrai travail qu'on veut bien leur jeter et à produire 80% de merdes le reste du temps.
Les moyennes et grandes sociétés, les grandes administrations ont toutes ces armées mexicaines dans la qualité, le juridique, les ressources humaines et le marketing. La plupart de leur travail ne sert pas l'entité (société ou administration), mais, et c'est là que le parallèle avec le soviétisme est intéressant, elle ne peut s'en débarrasser car elles SONT l'entité.
Toutes les personnes qui exercent ce genre d'activité sont directement touchés quand ils lisent du Graeber, ça éveille une étincelle en eux parce qu'enfin quelqu'un mets des mots sur leur ressentis. En revanche s'ils se contentent de cette vidéo ils vont juste voir un mec de gauche dire qu'il faut plus de profs et moins de cadre du privé.
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ndlr :
- commentaire pertinent qui montre que la vidéo n'a pas fait le tour de la question du sens du travail : co-travail, co-décision, utilité des tâches, pas forcément opposition entre tâches mais plutôt organisation de celles-ci
L’histoire façonne la culture politique de chaque pays et il existe probablement autant de variations sur ce thème que de nations. Alors pour éviter de se noyer dans de vaines comparaisons – tout en versant sa dime au chaos qui s’installe au fur et à mesure que les institutions internationales nées de la 2nde GM se désagrègent – concentrons-nous sur la doulce France et sur la mère des élections, la présidentielle. Celle qui détermine la vie politique du pays pendant cinq ans.
Sur l’électorat en âge de voter, soit 53.689.151 personnes, il y eut 36.054.394 suffrages exprimés (hors bulletins blancs et nuls), dont 8.656.346 voix pour le futur vainqueur, Emmanuel Macron. Hors le second tour qui a consisté en un non-choix, on peut donc considérer que seulement 16,12% du corps électoral français a voté pour le programme de M. Macron. Le même calcul appliqué au premier tour des législatives donnant un total de 11,90% du corps électoral votant pour LREM.
À ces scores picrolinesques, le PR ne représentant même pas un électeur sur 6 et l’AN un électeur sur 8, il convient de rajouter les tares de la Cinquième aggravées par l’inversion du calendrier électoral et le quinquennat, qui ont transformé les ministres en secrétaires et les députés en godillots. La séparation des pouvoirs n’étant plus que formelle, c’est donc un seul homme – devenu inarrêtable – qui concentre entre ses mains tous les pouvoirs.
Rajoutez-y quelques prises de conscience (tardives et apparemment douloureuses), telles que :
– ledit président nous a été vendu comme un paquet de lessive par une presse appartenant à plus de 95% aux milliardaires,
– qu’il obéit à une feuille de route très précise impliquant de reporter taxes et impôts sur les classes dominées pour mieux en dispenser les dominants,
– qu’il poursuit une politique déjà bien entamée par ses prédécesseurs consistant à privatiser les services publics au prétexte de la dette, tout en légiférant par ordonnances pour détruire les ultimes protections sociales des travailleurs,
– que les corps intermédiaires sont totalement dévitalisés suivant le principe édicté par Sarkozy en son temps du « j’écoute mais je ne tiens pas compte ».
Les gilets jaunes sont donc au-delà de leurs différentes (et souvent contradictoires) revendications, le symptôme d’institutions politiques perçues désormais comme largement illégitimes.
Sentiment d’illégitimité ne pouvant que s’accroitre, M. Macron n’étant pas un politicien professionnel sachant interpréter les humeurs de la populace – à laquelle il voue d’ailleurs un profond et évident mépris.
Le choix est donc cornélien pour ceux qui l’ont porté au pouvoir par la grâce de leur argent : soit risquer une paralysie totale pendant les 3 ans 1/2 à venir en appelant à dissoudre l’AN et à de nouvelles élections, dans l’espoir de tout changer pour ne rien changer. Soit poursuivre dans la politique d’autiste et se maintenir par la violence contre le peuple, avec l’espoir que de nouvelles élections, forcées et non plus choisies cette fois-ci, portent au pouvoir une extrême-droite qui proposera au peuple la poursuite des politiques néolibérales en échange d’une chasse généralisée aux migrants, métèques et autres boucs émissaires.
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Intervention de Jean-Luc Mélenchon le 2 décembre 2018 pour parler du mouvement des gilets jaunes. Il a dénoncé l'attitude de Macron qui cherche un pourrissement du mouvement tandis qu'il devrait assumer ses responsabilité en faisant un choix : céder aux revendications des gilets jaunes ou bien dissoudre l'Assemblée nationale pour revenir aux urnes. Jean-Luc Mélenchon a dit de nouveau que la taxe sur les carburants n'avait rien d'écologique et qu'elle allait juste pénaliser les gens qui ne peuvent pas faire autrement qu'utiliser leur voiture. Il a appelé à renoncer à cette taxe et à rétablir l'ISF pour compenser.
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Actualités et politique
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Dans cette troisième édition de l'émission "Culture Pop et Justice Sociale", animée par Danièle Obono, nous nous demandons cette fois si les jeux vidéos peuvent allier industrie de masse et divertissement politique.
Invité·es :
Ugo Bernalicis, député du Nord de La France Insoumise
Adrien Carlier, éditeur et line designer chez Ubisoft
Brice Dubat, directeur créatif chez TeamTO et membre du collectif Klondike
Lola Guilldou, game designer et youtubeuse : "la développeuse du dimanche"
Avec également Baptiste, membre du Discord Insoumis, collectif créateur de "Fiskal combat"
Bon visionnage, réagissez, partagez!
00:12 - introduction à l'émission
02:00 - zapping de jeux vidéos
08:50 - écosystème et histoire
28:20 - Comment devient-on un·e professionnel·le du jeu?
34:08 - représentation et diversité
43:30 - le contenu politique des blockbusters
52:12 - conditions de travail des professionnel·les du jeu
59:00 - Fiskal combat, jeu du Discord Insoumis
01:06:00 - les jeux préférés des invité·es
Rédaction : François Quirier
Réalisation : Christophe Masson
Prise de son : Laurence Meyer
Organisation : Team Obono
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6 commentaires
Offshore
il y a 3 jours
Superbe initiative, j'ai trouvé la vidéo très intéressante, dommage qu'elle n'ait que si peu de visibilité :( (j'ai pu y avoir accès via le partage de la développeuse du dimanche, pour info)
C'est très compliqué de croiser les avis de tous ces milieux sur ces questions concernant le jeu vidéo.
Des "petits" points sinon, j'espère que la vidéo (enfin l'extrait de jeux en fait) ne sera vu que par des connaisseurs de jeu vidéos parce que les extraits de jeux montrent vraiment les extrêmes du jeu vidéo et de la société, et les joueurs le savent mais pas forcément les non-joueurs qui verront la vidéo, ça aurait valu le coup de le préciser avant de lancer l'extrait.
Un tout petit manque de structuration, 1h14 c'est très long pour youtube et on se perd un peu parfois.
Sinon perso je pense pas qu'il y grand chose à faire niveau discrimination dans les jeux, ils reflètent la société au final, et la quasi totalité de la visibilité est occupée par des géant multinationaux à qui on ne peut rien dire. Et les jeux concentrés sur le gameplay sont tout à fait paritaires et non discriminatoires (world of warcraft, league of legends, fortnite, overwatch, etc..) sans parler des jeux où l'on créer nous même notre personnage, ou où l'on a au moins le choix du genre du héro.
Très bonne initiative, merci encore ;)
L’affaire Séralini et la confiance dans l’ordre normatif dominant de la science
Florence Piron, Université Laval et Thibaut Varin, Université Laval
cet article est sous licence CC BY SA
Vous pouvez télécharger pour le lire en intégralité en pdf
http://www.implications-philosophiques.org/pdf/Piron-Varin.pdf
sinon, la suite
http://www.implications-philosophiques.org/actualite/une/laffaire-seralini-22/
Depuis maintenant le début de l’été, une offensive idéologique est en cours pour diaboliser ce qu’on qualifie généralement de « populisme de gauche ». Accusée de brouiller les frontières idéologiques avec l’extrême-droite, voire de conduire à une dérive autoritaire ou analogue au césarisme, l’hypothèse populiste serait un danger mortel pour la démocratie[1]. Pire encore, pour ceux qui s’identifient à gauche, le populisme consisterait à abandonner le « sociétal » au profit du « social ». En faisant primer la question sociale et en hiérarchisant les « luttes », il faudrait alors s’adresser en priorité à l’électorat populaire du Front national et ranger au placard féminisme, droits LGBT, écologie, lutte contre le racisme, etc. Ce débat est en réalité à côté de la plaque. Explications.
...
des exemples, une opposition de type : Jean-Pierre Chevènement contre Clémentine Autain ; Christophe Guilly contre Éric Fassin, etc.
TAGS : Chantal Mouffe Ernesto Laclau France insoumise Gramsci hégémonie Podemos Populisme première gauche rouge brunisme volonté collective=> abonnement :-(
ENQUÊTE
Des candidates fantômes à l'UDI pour éviter de payer une amende de non-respect de la parité, une pirouette financière qui fait gagner 850 000 euros au MoDem, une faveur de 800 000 euros pour le Parti radical de Gauche … Mediacités a repéré plusieurs arnaques et bizarreries dans le financement public des partis politiques.
6 minutes
Par
Pierre Januel
26 novembre 2018
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dessin-financement-législativeIllustration: Jean-Paul Van der Elst.
«Si la démocratie a un coût, elle n’a pas de prix », dit l’adage. Pour les législatives de juin 2017, le coût s’élève à 68 millions d’euros : c'est le montant du financement public des partis politiques. Un joli magot que s'est partagé une trentaine de partis selon des règles très précises, en fonction du nombre de parlementaires élus mais aussi du dépassement – ou non – d’un seuil de 50 candidats ayant récolté plus de 1 % des voix. Mediacités s’est penché très attentivement – et non sans mal (voir l’encadré « . . .
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Pierre Januel
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Adrien Quatennens - et son compère Ugo Bernalicis - tous deux France Insoumise - sont les deux députés du Nord qui contestent le moins les consignes de vote de leur parti selon l'analyse effectuée par Mediacités des 1118 scrutins intervenus depuis le début de la législature. Photo : Credit:CHAMUSSY/SIPA
Nord : comment vos députés se sont comportés depuis leur élection
- Vie politique - Lien permanent
Toute force politique qui présente des candidat.e.s aux élections connaît bien la difficulté du choix provoquant souvent des claquages de portes.
Dans les partis traditionnels, cela se règle en général à coup de négociations entre les diverses tendances existantes, chacune essayant d'imposer ses candidat.e.s avec parfois des statuts qui prévoient une répartition à la proportionnelle, voire une instance nationale de négociation, la commission des candidatures, à partir de candidatures proposées à un échelon local.
La France Insoumise, n'étant pas structurée en parti avec tendances constituées, devait inventer un mode de désignation spécifique. La tâche a été confiée à un comité électoral majoritairement tiré au sort avec appel public à candidater sur la plateforme et sans présidence ni tête du comité comme j'ai pu le lire ici ou là. Chacun.e siège à égalité. Si le tirage au sort avait été truandé nous n'aurions pas eu la surprise de voir un de nos membres tiré au sort se répandre dans la presse contre le comité et contre la FI.
Nous avons privilégié le consensus, ce qui nous a amené à tenir beaucoup plus de réunions (12 souvent tout le week-end) que ce que nous avions prévu afin de ne pas trancher au forcing.
Pour la France Insoumise, un appel à candidater a été lancé nationalement par l'intermédiaire de la plateforme. Il a abouti à 637 candidatures. Nous pouvons donc dire que nous n'avons pas manqué de candidatures que ce soit pour les femmes ou pour les hommes.
Il nous fallait définir des critères pour choisir les 79 candidat.e.s. Alors oui il y a un désaccord avec Djordje Kuzmanovic pour qui cela aurait dû être "Le soutien des militants, la compétence et l’ancienneté – trois critères simples de légitimité – ont d’emblée été écartés".
Nous avons effectivement refusé de lancer les Insoumis.e.s dans des compétitions de soutien aux candidat.e.s. Vous imaginez l'ambiance que cela aurait créé ? Et les Insoumis.e.s auraient été les premiers à protester et à juste titre que cela revenait à un résultat connu d'avance : les plus visibles, les plus connus sont celles et ceux qui obtiennent le plus de soutien.
On ne peut pas non plus exiger le renouvellement, se réclamer du dégagisme et prôner une sélection à l'ancienneté. Outre qu'avoir des années de militantisme n'a jamais garanti de faire un bon élu. Enfin pour la compétence, il peut y avoir 36 définitions différentes avec le risque de faire une sélection par les diplômes aboutissant à ne sélectionner que des CSP+. Avec de tels critères combien de nos député.e.s actuels auraient été retenu.e.s comme candidat.es ?
Alors oui le comité n'a pas voulu de cette vision élitiste qui ne pouvait aboutir qu'à désigner des candidat.e.s provenant de partis politiques.
Tous les candidat.e.s ont signé une charte qui précisait notamment « Faire campagne sur la base du programme national « L’avenir en commun » et défendre son programme européen ». A partir de là, le comité n'avait pas à rechercher quelle nuance pouvait défendre l'un ou l'autre. Toutes et tous se sont engagés à défendre le même programme. Le comité électoral a-t-il éliminé « les figures aux convictions républicaines et souverainistes » ? D'abord c'est absurde car dans ce cas aucun des deux n'auraient été retenus sur la liste dès le début. Ensuite c'est totalement insultant vis à vis des autres candidat.e.s car cela revient à insinuer qu'ils et elles n'ont pas de convictions républicaines. Mais c'est aussi nier le fait que le programme de la FI revendique la souveraineté populaire.
Le comité n'a donc relégué personne en position dite non éligible en fonction de nuances politiques qui existeraient entre les membres de la FI. Cette vision, qui voudrait qu'on fasse des quotas en fonction de supposés différends politiques, revient de fait au fonctionnement des partis traditionnels où les chefs de tendances se répartissent les places pour leurs affidés.
Djordje Kuzmanovic et François Cocq, qui avaient tous deux fait connaître leur souhait d'être élus, sont convaincus de détenir la juste ligne politique de la FI et d'en être les garants contre d'autres qui essaieraient de la faire dévier, de la dénaturer. Deux justiciers politiques ? C'est peut-être un peu présomptueux ?
Une campagne se mène collectivement. Je ne connais aucune force politique qui accepte de partir en campagne avec une partie de ses candidat.e.s qui médie sur une autre partie de son mouvement. Nous l'avions dit à tous les deux, une fois candidat et la campagne démarrée, ce qui est le cas, il n'était plus possible de continuer à taper à bras raccourcis. Il y a déjà bien assez de monde hors FI qui se charge de nous invectiver avec vigueur La décision n'a donc rien d'une sanction politique sur le fond. Souverain sur la constitution de la liste jusqu'au vote final, le comité a pris ses responsabilités en constatant qu'aucun des deux n'acceptaient le fonctionnement collectif
Ensuite nous avons choisi de mettre en œuvre le non cumul de mandats pour les candidat.e.s potentiellement éligibles. C'est scandaleux nous dit-on, car cela n'a pas été appliqué au moment des législatives. Outre qu'il faut bien commencer à un moment, le fait d'être candidat.e dans une élection au scrutin uninominal avec une inconnue totale quant au résultat puisque la FI n'avait pas de député sortant, n'a rien à voir avec une position sur une liste donnant l'assurance d'être élu.e. Ainsi l'exemple de Eric Coquerel, conseiller régional d'Ile-de-France au moment de son élection en tant que député est souvent avancé. Mais il n'avait aucune certitude d'être élu (19% au 1er tour), se présentant dans une circonscription historiquement PS et avec un candidat PCF en face. Or nous étions bien incapables de savoir qui passerait devant aux législatives même si nous étions convaincus qu'il y avait une attente politique plus favorable pour la FI que pour le PCF.
Deux candidat.e.s conseillère et conseiller régionaux avaient postulé pour être éligibles :
-
Liem Hoang Ngoc, conseiller régional d'Occitanie a été candidat aux législatives dans la meilleure circonscription de Haute-Garonne mais n'a pas été élu
-
Corinne Morel Darleux, conseillère régionale Auvergne Rhônes-Alpes.
La 8ème place dans leur genre (femme/homme) leur avait été proposée. Ils ont tous les deux considéré que ce n'était pas à la hauteur de ce qu'ils représentent.
Au final, si nous prenons les personnes qui se sont retirées avec fracas, Liem Hoang Ngoc, Sarah Soihili, François Cocq, Djordje Kuzmanovic, plus Corinne Morel Darleux qui a annoncé quitter la FI, tous les 5 voulaient être dans les 10 premiers. Mais à un moment il faut bien faire un choix. Ces 5 personnes, si elles étaient sûres d'être élues, auraient-elles les mêmes critiques publiques contre la France Insoumise ? Je ne le crois pas.
D'autres aussi auraient bien voulu être dans ces 10 premières places, mais bien que déçu.e.s ne se comportent pas de la même façon et au contraire mènent une campagne très active et très collective. Merci de tout cœur à elles et eux qui font passer l'intérêt collectif avant leur déception personnelle.
...
Défendre l'idée que la FI doit rassembler le peuple et qu'elle doit se projeter dans sa capacité à gagner la majorité dans ce pays aurait été contradictoire avec le fait de présenter une liste totalement FI, repliée sur elle-même. Il ne s'agit pas de minimiser la qualité des Insoumis et Insoumises qui avaient candidaté. Il s'agit de construire un collectif tourné vers un objectif commun, porter notre projet au niveau européen dans le cadre de Maintenant le Peuple le 26 mai 2019 et de nous projeter dans les échéances suivantes.
Ce document programmatique pour les élections européennes vous est proposé par l’espace du programme de La France insoumise, coordonné par Charlotte Girard et Boris Bilia.
Ce document s’appuie sur une version initiale rédigée par Matthias Tavel et validée par l’Assemblée Représentative de la France insoumise du samedi 7 avril et soumise à contributions sur la plate-forme. Cette phase de contribution, ouverte entre le 12 avril et le 20 mai a donné lieu à 421 contributions. Ces contributions ont été recensées dans 6 synthèses (une pour l’introduction et les remarques générales et une pour chacune des 5 parties thématiques du texte) réalisées par six équipes de 4 à 6 insoumis qui se sont déclarés volontaires lors de l’Assemblée représentative. Ces synthèses ont ensuite été ouvertes aux remarques entre le 7 et le 14 juin dernier.
Sur la base de cette version initiale, de ces six synthèses, des contributions des livrets thématiques et des groupes politiques, et des remarques formulées par les insoumis·es, une nouvelle version de ce document programmatique finalisée par Sophie Rauszer et Hadrien Toucel a été soumise à contribution du 8 au 20 novembre derniers sur la plateforme. Après étude des plus de 200 contributions qui ont été faites et un nouveau travail de synthèse, voici la version finale du texte programmatique pour les élections européennes. Le vote est ouvert jusqu’au 3 décembre.
source :
Vote sur le texte programmatique « L’Avenir en commun, en Europe aussi ! »
https://lafranceinsoumise.fr/2018/11/28/vote-sur-le-texte-programmatique-lavenir-en-commun-en-europe-aussi/
Du 25 au 30 décembre 1920, les socialistes français réunis à Tours débattent de l’adhésion de leur parti à la Troisième Internationale, créée à Moscou en 1919. Ce congrès aboutit à une scission, qui conduira à la création du Parti communiste français. Entretien avec Julien Chuzeville, auteur du livre Un court moment révolutionnaire, la création du parti communiste en France (1915-1924).
Le congrès se déroule dans un contexte qui est favorable aux courants révolutionnaires internationalistes. Il y a d’abord, en Europe et dans le monde, diverses tentatives révolutionnaires : les militants citent à l’époque la Russie, l’Allemagne, la Hongrie, etc. Ils peuvent légitimement penser que la révolution mondiale a commencé.
"Sois jeune et tais-toi"
Porte-parole des gilets jaunes : “Ma vie a complètement changé”
Par Florent Vairet | 28/11/2018 à 18:12, mis à jour le 28/11/2018
Jason Herbert jongle avec ces trois emplois et ses nouvelles responsabilités au sein du mouvement des gilets jaunes. @Image BFMTV
Les jeunes se sont imposés dans la représentation des gilets jaunes. Jason Herbert, 26 ans, fait partie des huit porte-parole désignés. Il nous explique les raisons de son engagement, et l’impact que la surmédiatisation a eu dans sur sa vie depuis lundi, jour de son élection.
Samedi prochain, les gilets jaunes appellent de nouveau à descendre dans la rue. Samedi dernier, ils étaient plus de 280.000 à travers la France. Parmi les mécontents, des jeunes, des hommes, des femmes, des retraités. Tous les sexes, tous les âges semblent être représentés dans ce mouvement hétéroclite. Pourtant, parmi les huit porte-parole nationaux désignés par un collège de 30 porte-parole régionaux, seuls des jeunes de moins de 33 ans ont été élus.
Parmi eux, Jason Herbert. A 26 ans, ce Charentais cumule déjà trois jobs : conseiller prud’homal, rédacteur web pour un journal local et chargé de communication à l’intercommunalité du GrandAngoulême. Pour ce jeune “slasheur”, l’engagement était inévitable.
“Faire avancer le mouvement”
“Je travaille et je n’arrive pas à vivre dignement alors que je n’ai aucun crédit”, explique-t-il. Poussé par la cherté des loyers dans le centre ville d’Angoulême, Jason Herbert est parti vivre à 30 km de son lieu de travail. “C’était aussi une envie de fuir la bétonisation du centre, une envie de vert, je voulais respirer !”
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La révolte des premiers de la classe face aux “métiers à la con”
Résultat : il débourse environ 250 euros par mois pour son carburant. “Aucune solution alternative ne me permettrait de me rendre à mon travail”. Et ne lui parlez pas de véhicule électrique. “J’aurais adoré mais je n’en ai pas les moyens. Et je n’ai aucune envie de m’endetter”, assène-t-il.
Le mouvement des gilets jaunes est né à la suite de la décision d’augmenter les taxes sur les carburants. Le 10 octobre, un appel est lancé sur Facebook. Tout au long du mois de novembre, la contestation prend de l’ampleur sur internet. Le 17 novembre, 280.000 personnes défilent à travers la France, selon le ministère de l’Intérieur.
Alors quand les organisateurs lui proposent d’être sur la liste des candidats au porte-parolat du mouvement, il hésite un peu, avant de franchir le pas. “J’étais convaincu que j’y avais toute ma place”. Il dit qu’on est venu le chercher pour ses capacités en communication qui pouvaient aider le mouvement. “Après plusieurs jours de blocages, de blessés et même de morts, je voyais la situation s’enliser et le capital sympathie des automobilistes se réduire à néant, alors j’ai voulu aider à faire avancer les choses”, confie-t-il. “Autrement, je l’aurais regretté.”
Plus de 80 demandes de médias
A 26 ans, il ne craint pas la pression qu’implique ses nouvelles responsabilités. Jason ne s’attarde pas non plus sur la polémique qui monte sur le mode de désignation des porte-parole par une trentaine de leaders régionaux réunis en visio-conférence. Il dit s’en tenir à son rôle de porte-parole et faire simplement remonter les revendications du terrain.
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Il n’empêche, depuis lundi, jour de son élection, sa vie a “totalement changé”. “En une fraction de secondes, ma vie privée a été décortiquée dans les moindres détails. J’ai reçu des centaines de menaces”. Y compris physiques, lors d’échanges parfois musclés avec des passants dans sa ville Angoulême, où désormais tout le monde le reconnaît.
Il s’attendait à l’emballement médiatique, mais avait-il conscience de l’ampleur de la vague ? Sur son téléphone portable, il compte plus de 83 interlocuteurs différents depuis lundi 13h. “Ce sont à 99% des médias”. “Hier, j’ai commencé à 7h du matin avec BFM, j’ai terminé le soir à 23h avec RMC.” Et ce matin, il retrouvait cette même radio au micro de Jean-Jacques Bourdin qui l’a interviewé, juste avant le Premier ministre. Il dit ne plus avoir le temps de déjeuner car toutes les pauses sont dédiées aux médias.
Comme lui, ils sont huit jeunes porte-parole à avoir été élus. Le plus vieux est âgé de 33 ans. Il s’agit de Eric Drouet, chauffeur routier à Melun et l’instigateur de la manifestation du 17 novembre. Julien Terrier, 31 ans, gère en tant qu’auto-entrepreneur une société de rénovation près d’Annecy. Priscillia Ludosky, 32 ans, habitant la région parisienne est à l’origine de la pétition "pour une baisse des prix du carburant à la pompe" qui a réuni près d’un million de signatures. Mais il y a aussi Maxime Nicolle, 31 ans, intérimaire dans les Côtes-d’Armor, et Mathieu Blavier, 22 ans, étudiant dans les Bouches-du-Rhône.
La jeunesse impliquée dans le mouvement
Comment expliquer cette représentation du mouvement exclusivement par des jeunes? “C’est un mouvement qui est né et qui s’organise sur les réseaux sociaux. Même si les personnes de tous âges y sont présentes, les jeunes sont inévitablement plus actifs et plus agiles”, analyse Jason Herbert. “Les jeunes manifestent en même temps qu’ils relaient les événements sur internet”, ce qui leur donne une plus grande visibilité.
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Une analyse partagée par la sociologue et spécialiste de la culture du web Monique Dagnaud. Concernant l’engagement de la jeunesse dans le mouvement, cette directrice de recherche au CNRS identifie quelques raisons. “Globalement, les jeunes de ce mouvement habitent les petites villes ou les campagnes, et nombre d’entre eux sont auto-entrepreneurs et d’indépendants”, observe la spécialiste.
“Ces populations connaissent plus souvent la précarité économique que les jeunes actifs des grandes métropoles. Le statut auto-entrepreneur est plus une façon de se créer un emploi, à défaut de de devenir un premier de cordée en lançant une startup à succès. Le mouvement des gilets jaunes apparaît pour cette jeunesse qui se sent délaissée, et dont la mobilité repose exclusivement sur la voiture, comme un bon moyen d’exprimer leur colère”, conclut-elle.
NDLR : que vaut l'affirmation juridique de asselineau ?
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ACT
Auteur
Stéphane François
Politiste, historien des idées, chercheur associé, École pratique des hautes études (EPHE)
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En France, il y a deux grandes formations populistes : le Rassemblement national (Jean‑Marie Le Pen excellait dans cet exercice) et La France Insoumise. D’ailleurs, cette dernière formation met en avant des théoriciens du populisme, en l’occurrence d’un populisme de gauche : Chantal Mouffe et Ernesto Laclau.
Le populisme est divers, d’où la difficulté d’en cerner les contours : son expression dépend du lieu où il est né, elle est liée à l’histoire du pays dans lequel il se développe. En outre, ce terme est abondamment utilisé comme disqualifiant –, ce qui ne facilite pas sa compréhension.
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L’Université américaine Brown a publié son rapport annuel sur "Les coûts de la guerre". Ce rapport est un décompte humain et financier de la guerre déclenchée contre le terrorisme après le 11 septembre 2001. Les États-Unis ont dépensé près de 6 000 milliards de dollars dans cette guerre globale. En outre, les chercheurs de la Brown University ont estimé qu'entre 480 000 et 507 000 civils ont été tuées en Iraq, en Afghanistan et au Pakistan.
Désormais, le gouvernement américain mène des activités dites antiterroristes dans 76 pays, soit environ 39% des pays au monde. Elargissant ainsi considérablement la guerre antiterroriste à travers le monde.
Depuis le 11 septembre 2001, Afghanistan, Pakistan, Irak, Libye, Syrie, Yemen, bases américaines de l’Africom en Afrique de l’ouest, bientôt l’Iran si on en croit les dernières déclarations de Donald Trump, la guerre contre le terrorisme, prophétie auto-réalisatrice, est effectivement devenue globale. Et réelle.
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Actualités et politique
Les représentants des Gilets jaunes ont listé toutes leurs revendications dans un document qui a été transmis mardi soir au ministre de la Transition écologique et solidaire François de Rugy. Dans ce texte, on trouve des propositions qui vont bien au delà de la question du pouvoir d'achat. Comme l'ont expliqué les Gilets jaunes, ces propositions sont issus d'un sondage mis en ligne sur différents groupes de soutien du mouvement. On peut le retrouver ici.
https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSeQSvmKCLWrG3KfLPihY5ZMPorfXpt_1Q3Mz4BvE-GzCXPtOA/viewform?entry.927807786=oui&fbclid=IwAR2pQoODnezyt5Sy4Tw2ACCb-fQMayqtHpu6u3AFUxOBSxPbCFT5C8aw6JA
30.000 personnes y auraient pris part. Voici donc l'ensemble de ces revendications, telles que présentées par les représentants. Elles ont été publiées le 23 novembre sur Facebook par le Gilet jaune Maxime Nicolle, alias "Fly Rider".
Lire aussi - Gilets jaunes : un porte-parole appelle à manifester à Paris après sa rencontre avec Rugy
Deux propositions principales
Revoir à la baisse toutes les taxes
Création d'une assemblée citoyenne
D'autres propositions, sur les transports et écologie :
Réduction de la TICPE ainsi que de la taxe carbone
Suppression du projet de loi visant à interdire le gasoil non routier "fioul rouge" (pour les agriculteurs)
Interdiction du glyphosate
Annulation du projet de loi du biocarburant à l'huile de palme (gaz de schiste, OGM)
Abandon du projet de renouvellement du parc automobile français en électrique et mise sur le marché de biocarburants
Sur une réforme institutionnelle
Consultation du peuple plus fréquente, par voie de référendum national mais également local
Suppression du Sénat
Reconnaître et comptabiliser le vote blanc aux différents scrutins électoraux
Promulgation des lois par les citoyens eux-mêmes
Sur l'emploi et les entreprises
Baisse des charges patronales
Augmentation des aides financière publiques pour l'embauche en CDI en CDD ainsi que pour les contrats d'apprentissage :
-Plus particulièrement accentuée pour l'embauche des personnes à mobilité réduite
-Favorisant les emplois non précaires
Augmentation du SMIC. Revaloriser en conséquence le calcul du quotient familial
Aide au retour à l'emploi ou à la reconversion professionnelle grâce à des formations efficaces et valorisantes
Respecter la parité homme/femme : alignement de la qualification et du poste occupé à rémunération égale
Pour lutter contre la précarité
Augmentation des retraites
Fin des régimes spéciaux
Réévaluation de l'allocation pour le logement (APL)
Augmentation des aides financières aux étudiants pour l'installation, la mobilité et la culture
Retraite au calcul identique pour tous
En faveur de la réduction du budget des comptes publics
Réduction significative des salaires des membres du gouvernement
Suppression des privilèges (salaires après mandats, emplois fictifs, indemnités)
Contrôle des notes de frais des élus
Présence physique obligatoire des élus en Assemblée
Pour l'éducation, la culture ou encore la santé
Création d'un vrai POSTBAC
Inclusion des personnes handicapées dans tous les domaines de la société
Accès à la culture pour tous
Diminution de l'assistanat
Suppression de l'article 80 (ambulanciers)
Refonte proportionnelle totale du barème des droits de succession
ndlr : un grand qui part dans tous les sens :-( Structuralisme au secours ?! ACT
Effondrement dans les Alpes, lacs asséchés, vendanges aléatoires… Cet été, les signes du changement climatique se sont répétés et multipliés en Auvergne-Rhône-Alpes, au point que sa conscience gagne la population. Malgré cela, explique notre chroniqueuse, l’exécutif régional ne change pas d’orientation.
Corinne Morel Darleux est secrétaire nationale à l’écosocialisme du Parti de gauche et conseillère régionale Auvergne - Rhône-Alpes.
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Le lien entre ces éboulements (on parle d’écroulement au-delà de 100 m3) de plus en plus fréquents et la fonte du pergélisol, qui sert de ciment aux géants de roche, est aujourd’hui avéré.
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l’assèchement spectaculaire du lac d’Annecy. Un lac alimenté par des sources de montagne qui sert de repère, tout à la fois lieu de plaisance, de baignade, repos du regard et petit écosystème entre pression foncière et préservation du littoral montagnard. Alors que le lac était placé au premier stade de vigilance pour les crues cet hiver après des pluies importantes, son niveau est aujourd’hui tombé plus bas que durant la canicule de 2003, plus bas, en fait, que ce qu’on n’a jamais vu — et c’est un effet curieux qui vous glisse dans le dos que de voir le fond du lac mis à nu… À tel point que l’usage de l’eau a été restreint et la région d’Annecy placée en situation d’alerte renforcée.
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Pour la grêle, la calamité peut monter à 80 % de pertes
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j’adorerais vous dire que, du coup, ça a provoqué des discussions enflammées sur la manière de faire face en tant que collectivité, d’aider les agriculteurs à diversifier leurs cultures et à privilégier les moins gourmandes en eau, les plus résistantes et adaptées à un climat de plus en plus mouvant. J’aimerais tant écrire que les yeux se sont grand ouverts autour de la table et que l’exécutif a soudain réalisé que financer des canons à neige précipitait les stations dans de futurs déficits abyssaux. Que la dernière salve de subventions a été immédiatement transférée vers les programmes de tourisme estival, et la politique du tout-ski dans nos montagnes remisée. J’aurais naturellement voulu vous dire que le projet de nouvelle autoroute A45 entre Lyon et Saint-Étienne a été abandonnée, le Lyon-Turin remplacé au profit d’un report immédiat des camions sur les rails de la ligne existante, les trains de l’étoile de Veynes assurés de rouler pour les décennies qui viennent, un grand programme de rénovation thermique lancé, que les crédits affectés au développement de la résilience ont été doublés, et les subventions de santé environnement rétablies.
Las. L’effet d’inertie du système et les blocages idéologiques sont plus puissants que les montagnes qui s’effondrent et que les lacs qui s’assèchent, plus puissants que le rapport du Giec et que les milliers de personnes réunies dans les marches pour le climat ou à Alternatiba. Pour l’instant.
La croyance dans la technique semble inépuisable. Et c’est ainsi que les « solutions » qui ont été discutées en commission Montagne, c’est le remplacement des anciens canons à neige par de nouveaux, moins énergivores, donc plus « verts ». Et j’ai eu beau expliquer la gabegie d’énergie grise provoquée par le fait de produire ces canons tout neufs pour remplacer les anciens, au-delà de leur consommation quand ils fonctionnent, rien n’y a fait. Autre trouvaille, l’équipement de GPS sur les engins des stations pour sonder le manteau neigeux et déterminer où il faut aller cracher la neige artificielle, au mètre cube près. Là aussi un dispositif moderne en diable, présenté tout fièrement comme une rationalisation qui permet des économies d’énergie et d’eau. Le coût en ressources de tels équipements semble purement et simplement ne pas exister. Et évidemment, tout cela ne dit pas ce qu’on fera de ces enneigeurs quand la pression sur l’eau sera trop forte : les restrictions d’eau autour du lac d’Annecy conduiront-elles à l’arrêt des canons à neige ? Et que ferons-nous quand la température sera trop élevée pour les faire fonctionner ?
Côté agriculture, même constat : au lieu de s’attaquer aux causes du dérèglement climatique, au lieu de trouver des stratégies d’adaptation, on effleure la surface en agissant à la marge sur les premiers effets, au risque parfois d’aggraver le mal. Ainsi de l’iodure d’argent utilisé pour contrer la grêle, dont on ne connaît pas le niveau de toxicité, notamment en cas d’accumulation dans les sols. Ou encore des canons anti-grêle, qui envoient des ondes de choc telles qu’elles peuvent briser les grêlons… et les oreilles des voisins, à 130 décibels — soit l’équivalent d’une sirène de pompier, alors que la limite autorisée est fixée à 65 décibels ; et à haute dose : 4.700 tirs en une année pour le seul village de Mercurol, dans la Drôme. Tout ça génère une élévation considérable du niveau de tensions entre habitants naturellement, ce qui est aussi un des risques afférents à la pénurie d’eau et aux aléas climatiques qui vont se multiplier. Ce n’était sans doute pas nécessaire d’y ajouter le bruit des canons.
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quand un autocariste m’explique que la région a envoyé balader ses arguments de véhicules moins polluants pour le transport scolaire en zone rurale pour privilégier le « mieux-disant » en matière de coût, ça choque. Il n’est pas complètement impossible qu’on soit en train d’arriver à un point de bascule : ceux qui pensent encore que le climat est un truc d’écolos bobos urbains feraient bien d’y songer.
Débattre Répression
Dénonçant l’enquête pour « association de malfaiteurs » à Bure comme un « scandale d’État », plus de 100 personnalités, parmi lesquelles Marie-Monique Robin, Jean-Luc Mélenchon, Émilie Hache, Eduardo Viveiros de Castro, Isabelle Stengers, Ludivine Bantigny, Olivier Besancenot ou José Bové appellent à mettre fin aux contrôles judiciaires qui ciblent les personnes mises en examen, à la veille d’une audience en Cour de cassation le 28 novembre.
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Nous dénonçons un scandale d’État. Cette « affaire Bure » constitue une nouvelle attaque sur les libertés publiques, une entrave à toute possibilité de contestation politique à l’aide des outils hérités de l’antiterrorisme, une menace de trop à l’encontre de fondements démocratiques.
C’est pourquoi nous, intellectuel.le.s, artistes, comédien.ne.s, élu.e.s, avocat.e.s, éditeurs.trices, cinéastes, humoristes, militant.e.s associatifs... :
nous déclarons solidaires des « malfaiteur-e-s de Bure »
appelons à stopper la criminalisation aberrante de cette lutte
exigeons de mettre fin immédiatement aux contrôles judiciaires intolérables qui pèsent sur les personnes mises en examen.
Pour les « personnalités publiques », la tribune est toujours signable sur stopcriminalisationbure@riseup.net .
.#GiletsJaunes #NousToutes #Brexit
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Dans ce nouveau point politique, Adrien Quatennens revient les nouvelles mobilisations des #GiletsJaunes, l'occasion de rappeler que ces mobilisations sont légitimes et apporter son soutien. Ensuite, Il revient sur l'importance de la mobilisation du 24 novembre contre les violences sexuelles et sexistes à laquelle il a par ailleurs participé à Lille. #NousToutes Puis, il évoque l'accord entériné par les 27 membres de l'UE lors du Sommet Européen sur le #Brexit. Enfin, il conclue par les résultats de l'élection législative partielle dans la première circonscription de l'Essonne marquée par la très forte abstention et l'échec de notre candidature à ravir la place laissée vacante par Manuel Valls.
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Le député du Nord, Fabien Roussel, a été élu secrétaire national du PCF pour succéder à Pierre Laurent. Il parle d’écologie, de rassemblement, de respect des histoires et des sensibilités politiques, de colère sociale. Mais il veut avant tout que le PCF retrouve sa place sur l’espace politique, à gauche. Et s’imposer. Il était l’invité de la Midinale.