Billet de blog 27 janvier 2026
Quel antifascisme syndical ? / thomas coutrot, économiste et statisticien
Le mouvement syndical se mobilise contre la montée de l’extrême-droite, car un gouvernement RN durcirait sans aucun doute la répression antisyndicale et les attaques contre les droits du travail. Mais que peuvent vraiment faire les syndicats contre la diffusion des idées racistes au sein du salariat ?
Yves Baunay (Institut de recherche FSU), Bernard Bouché (syndicaliste Solidaires), Fabrice Bourgeois (ergonome), Thomas Coutrot (économiste, membre d'Attac), Alexis Cukier (philosophe), Julien Lusson (militant associatif), Muriel Prévot-Carpentier (ergonome et philosophe), Corinne Savart-Debergue (syndicaliste CGT), membres des Ateliers Travail et Démocratie.
Le Manifeste pour une démocratie du travail cherche à stimuler la réflexion collective sur les stratégies concrètes d'action, notamment contre l'extrême-droite. Il sera lancé lors d'une réunion débat ce samedi 31 janvier après-midi à la Bourse du travail de Paris, visio possible, programme et inscription ici.
...
Il y a 600 000 élu·es du personnel dans le secteur privé, et 360 000 dans le public : 1 million de personnes élues pour représenter le travail. Un peu plus de la moitié sont syndiquées. Ajoutons environ deux millions de personnes adhérentes à un syndicat sans être élues du personnel. Si une fraction seulement – mettons 10% - de ces trois millions de salarié·e s’emparait de la question du travail, de son sens, de ses finalités, de son impact social et écologique, l’ambiance changerait dans ce pays : celles et ceux, fort nombreux, qui n’en peuvent plus d’être pris pour des abruti·es dans leur travail, retrouveraient de l’oxygène.
[1] Force Ouvrière ne se prononce pas sur le vote RN, au nom de l’indépendance syndicale.
[2] Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes regroupe CGT, Solidaires, FSU, CFDT, FO, UNSA, CNT, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature…
[3] Voir une synthèse de cette littérature dans l’étude « Le bras long du travail. Conditions de travail et comportements électoraux », Document de travail Ires n°1, 2024.
[4] T. Coutrot (coord.), S. Fortino, L. Goussard, C. Martin, C. Nizzoli, C. Perez, G. Tiffon. Ré-enchanter le syndicalisme ? Les enquêtes syndicales CGT sur le travail réel. Rapport CGT-Ires, décembre 2025.
Connu /
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Sujet : crieur-libre-expression Compilation du sam., 24 janv. 2026 ( 1 / 1 )
Date : Sat, 24 Jan 2026 08:08:02 +0100
Compilation du sam., 24 janv. 2026, liste crieur-libre-expression
Sommaire :
- 1 - [crieur-libre-expression] [Villars] - Appel à projets Médiations et
démocratie culturelle en milieu rural - Elise Demeulenaere
tseguereda@yahoo.fr
Date: Fri, 23 Jan 2026 08:29:47 +0000
From: Elise Demeulenaere tseguereda@yahoo.fr
Subject: [crieur-libre-expression] [Villars] - Appel à projets Médiations et démocratie culturelle en milieu rural
[ Texte initialement au format HTML ]
[Elise Demeulenaere] - [Villars]
Appel à projets Médiations et démocratie culturelle en milieu rural
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annonce pour un appel à projets de la fondation
Carasso :
Le présent appel cherche à soutenir des projets artistiques et culturels portés par un « écosystème » d’acteurs (associations d’habitants, artistes, professionnels de la culture, travailleurs sociaux, éducateurs, élus, représentants de la vie économique locale…) qui s’appuient sur une vision d’ensemble d’un territoire, l’enjeu étant d’y lancer des dynamiques locales citoyennes, porteuses de sens et de potentiel de transformation en milieu rural.
L’appel à candidatures est ouvert aux collectifs formels et informels qui porteront un projet artistique commun ayant vocation à rayonner sur le territoire d’ancrage, en milieu rural. Ces collectifs peuvent rassembler une diversité de partenaires, structures et individus : des artistes – nécessairement –, des structures culturelles, des réseaux d’habitants, des centres sociaux, des organisations humanitaires, des communes, des
entreprises etc. Toutes les disciplines sont concernées et les projets candidats peuvent être déposés comme étant en phase de maturation ou en phase de déploiement.
Cet appel est destiné à soutenir par des moyens financiers et des actions ciblées entre 6 et 8 projets.
Contactez directement Elise avec l'adresse email : tseguereda@yahoo.fr.
Connu / TG le 24/11/25 à 16:24
Rapport de recherche
« Tous les mêmes? Portrait social de la France politique de 2002 à nos jours. »
Issu de trois ans de recherche collective et d’une base de donnée inédite, notre rapport prouve que les classes supérieures s’organisent pour préempter le pouvoir politique et propose 10 objectifs politiques pour imposer la parité sociale en politique.
Notre constat
Le fonctionnement des partis et des institutions politiques aggravent la crise démocratique.
Notre conviction
Il ne faut pas que les politiques reconquièrent les classes populaires.
il faut démocratiser la politique !
Notre vision pour 2030
Un paysage politique renouvelé grâce à la parité sociale (créer les conditions pour que nos élu·es soient socialement à l’image de la population) et qui pose un nouveau regard sur les enjeux démocratiques, sociaux et écologiques.
Notre méthode
- Faire coalition
Aux côtés d’une trentaine d’organisations associatives, syndicales, de parlementaires et d’alliéEs, nous créons les liens de confiance nécessaire au lancement d’une grande mobilisation pour la parité sociale. Chaque mois, nous nous retrouvons pour comprendre ce qui rend la démocratie malade de son entre-soi et nous partagerons bientôt nos analyses lors de temps forts ouverts à toutes et tous (webinaire, tables-rondes, ateliers ouverts). - Enquêter
Dans quatre territoires de l’hexagone, nous analysons nos expériences de la vie politique grâce aux méthodes de socioanalyse narrative. Nous les confrontons grâce à une enquête menée auprès d’autres acteurs et grâce au traitement de données quantitatives inédites sur les candidatures à toutes les élections en France depuis plus de 20 ans (source : Ministère de l’Intérieur). - Mobiliser
À l’issue de notre recherche, nous nous adresserons à toutes celles et ceux qui veulent agir en faveur de la parité sociale en politique autour d’une stratégie partagée. Parlementaires, partis, militantEs, chercheurs et chercheuses, citoyenNNes : nous prendrons ensemble la responsabilité de démocratiser la politique et briser les entre-soi.
PROPRIÉTAIRE / ÉDITEUR
Démocratiser la politique est un site web édité par l’association Groupe de diffusion, de recherche et de veille citoyenne et publié sous la direction de Kevin Vacher, Taoufik Vallipuram et Tara Dickman.
L’ensemble du site Démocratiser la politique, pages et contenus, est la propriété de l’association Groupe de diffusion, de recherche et de veille citoyenne.
- Siège : 1 rue Léon Foucault 13500 Martigues
- SIREN : 902876010
- Courriel : info@democratiserlapolitique.org
- HÉBERGEUR : ALWAYSDATA, SARL
Immatriculée au RCS de Paris sous le numéro 492 893 490
Siège social : 91 rue du Faubourg Saint Honoré – 75008 Paris.
CRÉDITS
Logo : Association Groupe de diffusion, de recherche et de veille citoyenne
Site web : Alix Heuer
Connu / TG le 18/11/25 par Lumir Lapray
« Nous, représentantes et représentants des seize réseaux régionaux regroupant les 1 000 MJC (1) de France, réunis à Nancy le 30 avril 2022, affirmons notre volonté de construire un nouvel espace confédéral commun afin de porter l’ambition de l’ensemble du réseau face aux défis qui se posent en matière de jeunesse, de culture, de citoyenneté et de vie sociale et associative. »
- Favoriser l'autonomie, l'émancipation, l'épanouissement et la prise de responsabilités des personnes pour participer à la construction d'une société plus solidaire par l'éducation et la culture,
- Viser à ce que toutes et tous deviennent des citoyens actifs et responsables d'une communauté vivante,
- Promouvoir les initiatives et actions avec et pour les jeunes,
- Animer des lieux d'expérimentation, d'innovations sociales et de pratiques citoyennes propres à faire vivre les valeurs de la République,
- Respecter le pluralisme des idées sans attache à un parti, un mouvement politique ou syndical, une confession,
- Garantir le principe de laïcité,
- Encourager le dialogue et le débat dans le respect des convictions personnelles,
- Agir pour la reconnaissance et la promotion des droits culturels des personnes,
- Lutter contre toute forme de discrimination.
Les Maisons des Jeunes et de la Culture au plus près des citoyens et des citoyennes
Installées au cœur de la cité, dans les villes, les quartiers et les villages, les Maisons des Jeunes et de la Culture et associations locales tissent jour après jour, par les actions qu’elles mènent avec les habitants, les jeunes, les associations, les collectivités locales et les institutions, le lien social indispensable au bien vivre ensemble, y compris là où il est fragilisé ou parfois brisé.
Bâties sur des valeurs républicaines, d’éducation populaire, sur les principes de laïcité, de solidarité, de tolérance et de responsabilité, les MJC intègrent les attentes d’une société en évolution constante.
Au cœur de leur projet, elles privilégient l’émancipation individuelle et collective de la personne par l’éducation et le travail culturel, afin que chacune et chacun dispose des moyens d’exercer pleinement sa citoyenneté et participe à la construction d’une société plus solidaire.
Les MJC et structures associées au réseau sont des associations locales autonomes, gérées par des bénévoles, soutenues, quand c’est possible, par des professionnels et des volontaires. Simultanément elles se reconnaissent appartenir à un réseau commun, et elles s’inscrivent dans les principes de l'Education Populaire. Elles défendent un développement humain respectueux de l'environnement et attentif aux besoins des générations futures.
Le choix d’une structuration régionale
Au-delà de partager une ambition commune, les MJC de France ont choisi de se structurer en réseau régional et national pour porter plus loin leurs voix et leur volonté de construire une société plus juste et plus solidaire, respectueuse de la dignité de chaque individu.
Parce qu’elles partagent les mêmes valeurs et qu’elles respectent une commune déontologie, les Fédérations et associations à vocation régionale animent leur réseau de MJC et d’associations locales et départementales, encouragent le développement d’actions communes et proposent des services adaptés aux besoins et attentes de leurs membres, les MJC et associations locales adhérentes.
Elles s’engagent, par l’action des membres du réseau régional, à pratiquer un fonctionnement démocratique, susciter le débat d’idées, favoriser la créativité et l’expérimentation. Dans leurs instances de gouvernance, elles recherchent le renouvellement des membres, la mixité de genre, et une présence renforcée de jeunes.
Les têtes de réseau régional :
- sont les garantes du respect des principes de la présente déclaration et du préambule des statuts de MJC de France,
- assurent une liaison permanente entre les MJC, les associations locales et départementales,
- représentent les MJC auprès de toutes les instances privées ou publiques sur leurs territoires en lien avec les unions ou fédérations départementales ou locales,
- participent à faire reconnaître l’identité des MJC sans définir un modèle standard mais en tenant compte de leurs singularités,
- développent et dynamisent le réseau des MJC de leur territoire régional,
- animent des espaces de réflexion et d’échanges utiles au renforcement des projets des MJC et aux dynamiques d’innovation,
- promeuvent les actions d’utilité sociale,
- apportent une aide technique, méthodologique et administrative à toutes les MJC et associations locales et départementales affiliées de leurs territoires.
Une tête de réseau nationale renouvelée et réaffirmée
Nous, représentantes et représentants des seize réseaux régionaux regroupant les 1000 MJC de France affirmons que la tête de réseau nationale est indispensable aux MJC. Nous défendons le choix d’une tête de réseau national sous la forme d’une confédération constituée d’entités régionales, MJC de France.
Ces entités régionales sont les interlocutrices privilégiées de la tête de réseau national ; elles y participent activement et contribuent à son fonctionnement.
La tête de réseau national met en valeur, fait entendre et percevoir ce que le réseau, dans toutes ses dimensions, porte comme ambitions, comme capacité d'actions et d’innovations pour la nécessaire transformation sociale sur l’ensemble du territoire.
A ce titre :
- elle poursuit l'ambition de contribuer à la co-construction des politiques publiques nationales dans les champs de la jeunesse, de la culture, de la citoyenneté, de la vie associative et de la transition écologique notamment ;
- elle porte aussi les besoins et les attentes des MJC et leurs réseaux régionaux s'agissant des moyens publics indispensables à la mise en œuvre de leurs projets ;
- elle occupe une place cruciale dans le soutien et l'accompagnement du réseau des MJC, par la mise en commun par les structures régionales de moyens d’ingénierie et d'animation directement au service des actions conduites par les MJC et structures associées,
- elle contribue à faire circuler et valoriser les expérimentations et recherches nécessaires pour permettre au réseau de s’adapter en permanence aux transformations de l’environnement et des territoires.
Définir ensemble les orientations stratégiques
Dans la continuité des engagements pris lors du rassemblement de Port-Leucate de novembre 2021 et en préparation de l’assemblée générale ordinaire du 11 juin 2022, nous poursuivrons l’élaboration commune d’une feuille de route définissant les objectifs à court, moyen et long terme pour le réseau des 1000 MJC de France et les moyens à mobiliser pour y parvenir.
Face au déficit démocratique, à l’abstention grandissante lors des élections, face à la perte des repères sociaux, face aux manque d’engagement au service du collectif, face à toutes les formes de discriminations, face au manque de reconnaissance, à la précarité grandissante que beaucoup subissent, particulièrement les jeunes, face à l’enjeu vital de la transition écologique, les MJC s’organisent pour agir et contribuer, dans le cadre des politiques publiques et de leurs propres projets, à construire des réponses éducatives, citoyennes et concrètes.
Repères historiques
- 1944 : au cœur de la libération, la République des Jeunes est fondée à Lyon.
- 1948 : Création de la Fédération Française des Maisons des Jeunes et de la Culture (FFMJC), sous la présidence d’André Philip.
- 1969 : Préfigurant la décentralisation, plusieurs fédérations créent l’Union des Fédérations Régionales de MJC (UNIREG).
- 1992 : Pour un exercice décentralisé et autonome de leurs responsabilités, d’autres fédérations régionales quittent à leur tour la FFMJC et s’associent au sein de l’AREGES-MJC.
- 1994 : Les Fédérations et unions régionales membres de l’AREGES-MJC et de l’UNIREG signent la Déclaration des Principes à Toulouse et créent la Confédération des MJC de France (CMJCF).
- 1999 : L’AREGES-MJC et l’UNIREG fusionnent au sein de la Confédération des MJC de France.
- 2021 : La FFMJC cesse ses activités. Les fédérations régionales membres de la FFMJC créent AIR MJC et entament un rapprochement avec la CMJCF.
- 2022 : L'Assemblée générale extraordinaire de la CMJCF valide la modification de ses statuts. La CMJCF devient MJC de France.
(1) L'appellation MJC recouvre différentes structures associatives partageant les mêmes valeurs : Maison pour Tous, de quartier, de Loisir et de la Culture, de la Vie Citoyenne, Centre d'animation, rural, socioéducatif, Foyer des jeunes, Espace culturel, OCAL, Forum, etc.
Signé /
- Jean-Paul Hubert, Champagne-Ardennes
- Jean-Jacques Reuillon, Centre-Val-de-Loire
- Marc Loubaud, Nouvelle-Aquitaine
- Eswann Fest, Alsace
- Marie GAzamol, Auvergne-Rhône-Alpes
- André Binot, Méditerranée
- Carole Sprang, Île-de-France
- Nathalie Lemieux, Normandie
- Filipe Novais, BZH-PDLL
- Olivier Combanière, PACA
- Sylvie Barberan, Occitanie-Pyrénées
- Marc Auzepille, Occitanie-Méditerranée
- Jean-Yves Macé, Lorraine
- Michel Delcour, Hauts-de-France
- Marie-Christine Bermigaud, Normandie
Démocratie
Ils et elles étaient une cinquantaine au Havre pour lancer le mouvement “Indignons-nous”. Militants aguerris ou fraichement politisés, avec un objectif commun : une vaste mobilisation contre le budget Bayrou, le 10 septembre et après.
par Laura Bayoumy
5 septembre 2025 à 09h00, modifié à 09h48 Temps de lecture : 3 min.
Rédigé par
l'équipe de la campagne de Démocratie Sans Filtre et le groupe Assemblée Citoyenne, Démocratie & Co
Publié le 28 mai 2021
Démocratie sans filtre
Assemblées citoyennes
Assemblée Populaire et Assemblée citoyenne sont deux processus similaires de débat public.
Ils permettent à chacun.e d’exprimer ouvertement ses idées, dans le cadre d’une atmosphère bienveillante et inclusive. Ces deux dispositifs ne doivent cependant pas être confondus :
- C’est quoi une Assemblée Populaire (ou AP pour les intimes) ?
Définition :
Une assemblée populaire c’est un rassemblement de personnes s’exprimant de façon organisée et partageant leurs humeurs et idées sur divers sujets. C’est une façon de s’auto-organiser pour débattre et prendre des décisions collectivement, où chaque voix peut être entendue et également considérée, sans qu’aucun individu ou groupe ne puisse prendre l’ascendant.
...
-> https://rdv.extinctionrebellion.fr/index.php/s/SPGyTioYxHc4mac - C’est quoi une Assemblée Citoyenne (ou AC pour les intimes) ?
Définition :
Une assemblée citoyenne c’est un rassemblement éphémère et indépendant d’au moins 100 citoyen.ne.s tiré.e.s au sort, représentant la population dans toute sa diversité, devant répondre à une question précise, en lien direct avec une décision politique d’intérêt national.
...
Exemples :
Les assemblées citoyennes sont des dispositifs ayant déjà fait leur preuve dans de nombreux pays depuis maintenant près de 20 ans. L’un des exemples les plus couramment cités est celui de l’Assemblée citoyenne irlandaise qui a permis d’autoriser l’avortement et le mariage homosexuel au sein d’un pays pourtant très conservateur sur ces questions.
Notre page plus détaillée sur les Assemblées Citoyennes
Notre guide PDF https://rdv.extinctionrebellion.fr/index.php/s/TDc5bjqjjrHGwE9?dir=/&editing=false&openfile=true
Extrait :
"
Le groupe de facilitateurs
Cette équipe est désignée par les coordinateurs. A chaque session,
plusieurs facilitateurs accompagnent les citoyens réunis en différents groupes de travail. Leur rôle est de garantir qu’aucun débat ne puisse être dominé par un nombre de voix réduit et de s’assurer que chacun puisse s’exprimer. Il est recommandé de faire appel à des facilitateurs expérimentés qui pourront mener à bien cette mission. Cette équipe doit être absolument neutre et en aucun cas donner leur opinion personnelle ; ses membres sont suffisamment nombreux pour permettre un climat respectueux lors des discussions.
"
Connu / TG le 26/08/25 à 20:19
Ndlr : je suis en désaccord sur la neutralité : ne pas donner son opinion personnelle, oui, mais accompagnement orienté vers le but à atteindre par l'assemblée, donc non neutre.
Un espace interassociatif, à Limoges et en Limousin, pour réfléchir et construire une société solidaire, démocratique, pacifique et durable
...
Contacts et mentions légales
Publié le : 05/06/2007
Directeur de publication : Christophe Nouhaud (Président de la MDH)
Adresse postale :
Maison des Droits de l’Homme - 119, avenue du Général Leclerc - 87100 LIMOGES
Lignes de trolleybus 2 et bus 20 - Arrêt "Clément Marot"
Pour nous retrouver sur une carte https://www.openstreetmap.org/search?query=Maison%20des%20Droits%20de%20l%27Homme#map=19/45.84686/1.26091
– Pour une demande concernant la situation juridique d’une personne : accueil-juridique@mdh-limoges.org
– Email pour toute autre demande : contact@mdh-limoges.org
– Page facebook : www.facebook.com/mdh.limoges
– Sur Bluesky : @mdh-limoges.bsky.social
– Téléphone : 33 (0)5 55 35 81 24 - Privilégier les demandes par courriel pour un traitement plus rapide - Saturation du nombre de sollicitations et de la ligne téléphonique, ne pas hésiter à laisser un message sur le répondeur - Réponse le mercredi ou le jeudi matin suivant la disponibilité des bénévoles ou salariés.
– Pour s’inscrire à l’infolettre de la MDH envoyer demande d’inscription à l’adresse suivante : infolettre@mdh-limoges.org
...
Connue / https://www.uemss.org/spip.php?page=module-2025&id_module=342
Connu / TG le 13/07/25 à 15:10
Manifestation "Défendons l'eau" à Poitiers - 07/06/2025 - 10 juin 2025 / Collectif Bassines Non Merci
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✊ Retour sur la manifestation de samedi à Poitiers !
Retrouvez en image les moments forts de cette mobilisation 👉 • Manifestation "Défendons l'eau" à Poitiers...
À l’appel de plusieurs organisations (la confédération paysanne 86, Collectif Eau Smarves, Greenpeace Poitiers, XR Poitiers, NPA 86, Les Ecologistes, LFI, PCF86, UD CGT 86, Gauche Eco Socialiste, Attac 86), environ 400 personnes ont manifesté pacifiquement ce samedi 7 juin à Poitiers. L’objectif était de dénoncer la mauvaise gestion de l’eau du Préfet Boulanger qui n’est pas de nature à régler les problèmes sur le bassin ni à faire face au dérèglement climatique. Une mobilisation joyeuse et déterminée malgré un dispositif policier massif.
⚠️ Rappelons que la CLE (Commission Locale de l’Eau) reste dominée par l’agro-industrie, et que l’étude HMUC, base scientifique sérieuse, est ignorée. Le semblant de concertation que constitue le PTGE vient à peine de débuter. On y voit déjà l'omniprésence des intérêts de l'agro-industrie (FNSEA, ADIV, Terrena...) soutenue par certains élus locaux et qui cherche à capter l'argent public au profit de ses projets destructeurs
Pourtant, le préfet Boulanger récemment en place continue les passages en force :
🔹 Signature d’un arrêté pour 6 bassines dans la Clouère
🔹 Volumes d’eau délirants autorisés pour 8 ans (AUP)
🔹 Chantiers imminents dans la Vienne qui seraient financés en partie par des collectivités
Il est donc clair que le préfet Boulanger veut réaffirmer le soutien indéfectible de l’Etat au lobby agro-industriel, au mépris de la science, de la démocratie et du vivant. Mais notre mobilisation est venue lui rappeler que nous ne lâcherons rien et que nous continuerons à faire entendre nos voix pour défendre l’eau comme commun, une gestion juste et la fin des projets de bassines !
Le préfet Boulanger qui n’a visiblement pas souhaité nous rencontrer aux portes de la Préfecture a proposé par le biais de sa directrice de cabinet une réunion de travail... mais à huis clos.
Or, le collectif BNM 86 réclame un débat public et transparent, pas des discussions confinées. Toujours est-il que des membres du Collectif BNM 86 ont remis à la directrice de cabinet du préfet une proposition de formation sur l’étude HMUC, pour exiger une gestion de l’eau réellement adaptée aux besoins du territoire et du vivant.
Les suites seront donc à découvrir au prochain épisode !
Toutes les infos sur bassinesnonmerci.fr
Tr.: ... Laurence Guichard, paysanne, membre de la Confédération Paysanne 86 ... irrigants ... Anne-Morwenn Pastier, co-porte-parole de BNM86 ... Julien Le Guet, co-porte-parole de BNM79 ... Christiane Queyreix, membre de Greenpeace Poitiers ... rapport "démocratie à sec" Greenpeace ... 18 stratégies déployées par les lobbyies agricoles pour s'imposer ...
L'historien Pierre Rosanvallon et la présidente du comité de gouvernance de la convention citoyenne sur la fin de vie, Claire Thoury sont sur Inter ce dimanche. ©AFP - Joël Saget / Claire Thoury
vidéo
8h20 - Baddou - L'hour
Provenant du podcast L'invité de 8h20
Le forum "Reprendre le pouvoir sur nos vies" aura lieu les 13 et 14 juin à Nantes, avec l'historien et sociologue Pierre Rosanvallon, et Claire Thoury. Elle a présidé le comité de gouvernance de la convention citoyenne sur la fin de vie.
Claire Thoury est présidente du Mouvement associatif, elle a présidé le comité de gouvernance de la convention citoyenne sur la fin de vie et elle est membre du Pacte du Pouvoir de Vivre.
Pierre Rosanvallon est historien et sociologue, et directeur d’études de l’EHESS en histoire et philosophie du politique.
Tr.: ... faire vivre une démocratie civile, ce que vivent les gens ... faire vivre l'oeil du peuple ... rassembler des citoyens tirés au sort ... on a du mal avec les désaccords ... peur du conflit ... se mettre à la place de l'autre ... créer des espace de désaccord ... le pb, ne pas tenir ses engagements ... /référendum trancher sur question claire ... on avance quand on s'interroge en commun ... vote préférendaire ou préférendum, manifester la diversité des opinions, de la vie réelle ... cahiers de doléance ... les fr ont pris la parole, écoute, dignité ... donner de l'importance aux gens ... reprendre le pouvoir sur nos vies ...
Cette méthode, loin d'être une nouveauté, puise ses racines dans l'Antiquité grecque. Aujourd'hui, elle se réinvente comme un outil pour revitaliser nos systèmes démocratiques
Ibrahima Malick Thioune | Publication 08/09/2024
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Fondements et Limites des Systèmes Électoraux
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L'Élection : Une méthode de sélection non neutre
... biais ... en dépit de leur légitimité apparente, favorisent la concentration du pouvoir entre les mains des élites, renforcent la polarisation politique et encouragent la personnalisation du pouvoir. Elles tendent à détourner la démocratie de son essence première, qui est de garantir une participation égale et active de tous les citoyens au processus décisionnel. -
Les Limites du système représentatif
... délégation de pouvoir ... permet de gérer la complexité des sociétés modernes, elle présente néanmoins des défauts structurels.
Tout d'abord, elle crée une distance entre les gouvernés et les gouvernants. Une fois élus, les représentants jouissent d'une autonomie relative dans la prise de décisions, ce qui peut les amener à privilégier leurs propres intérêts, ou ceux de leurs soutiens financiers, plutôt que l’intérêt général
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ne permet pas une implication continue des citoyens dans les affaires publiques. Nombreux sont ceux qui se sentent dépossédés de leur pouvoir une fois les élections passées, laissant les représentants agir sans contrôle effectif de la base électorale
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crise de légitimité. La montée de l'abstention et la défiance croissante à l’égard des élites politiques illustrent une rupture entre les citoyens et leurs représentants. Les populations perçoivent de plus en plus les institutions démocratiques comme déconnectées de leurs préoccupations, et la représentativité des élus comme insuffisante pour garantir une véritable démocratie.
Ces constats justifient la nécessité de repenser les modalités de la représentation politique. Le tirage au sort, en se positionnant comme une alternative à l’élection
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Tirage au Sort : Une voie pour réenchanter la démocratie
- Le Tirage au Sort : fondements historiques et avantages théoriques
... - Applications contemporaines et défis pratiques
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L’intégration du tirage au sort dans les démocraties modernes se fait principalement par le biais de jurys citoyens ou d'assemblées délibératives. Ces expériences, menées dans plusieurs pays, montrent que le tirage au sort peut enrichir le débat public et renforcer la légitimité des décisions politiques. En France, par exemple, la Convention Citoyenne pour le Climat a réuni 150 citoyens tirés au sort pour formuler des propositions sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. En Irlande, la Citizens' Assembly a contribué à des réformes constitutionnelles majeures, notamment sur la légalisation du mariage pour tous.
Cependant, la mise en œuvre pratique du tirage au sort présente plusieurs défis logistiques
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Vers une démocratie hybride
Face à la crise de représentativité et aux défaillances des systèmes électoraux traditionnels, le tirage au sort apparaît comme une alternative crédible pour réenchanter la démocratie. En permettant une représentation plus équitable, en réduisant les biais électoraux et en neutralisant les conflits d’intérêts, cette méthode offre une voie pour revitaliser la participation citoyenne et restaurer la confiance dans les institutions démocratiques. Cependant, pour que le tirage au sort devienne une solution viable et légitime, il doit être mis en œuvre de manière réfléchie, en tenant compte des défis logistiques et des perceptions publiques.
Plutôt que de remplacer entièrement les élections, le tirage au sort pourrait être intégré dans un système hybride, où il compléterait les mécanismes électoraux traditionnels. Cette complémentarité permettrait de profiter des avantages des deux méthodes : l’élection pour la légitimité populaire et le tirage au sort pour la diversité et l’impartialité. Ainsi, la démocratie, dans sa quête d’inclusion et de justice, pourrait renouer avec ses principes fondateurs tout en s’adaptant aux exigences du monde moderne.
Ce modèle de démocratie hybride, en s’appuyant sur des dispositifs délibératifs et participatifs, offre une réponse innovante aux insuffisances de la démocratie représentative. Il montre qu’il est possible de repenser la gouvernance politique en associant les citoyens de manière plus directe aux processus décisionnels, ouvrant ainsi la voie à une forme de démocratie plus authentique et plus inclusive.
Article de revue
Démocratie radicale et tirage au sort
Au-delà du libéralisme Par Manuel Cervera-Marzal et Yohan Dubigeon
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si les évidences sont parfois trompeuses de sorte qu'Aristote et Montesquieu concluaient peut-être trop rapidement à l'existence d'une nature intrinsèquement démocratique du tirage au sort la réalité peut l'être aussi ; elle ne se donne jamais immédiatement au chercheur, et il se peut que l'usage actuel du tirage au sort par les régimes libéraux induise certaines contradictions que l'on ne saurait percevoir faute d'examiner le sujet avec la profondeur qu'il requiert. L'on pourrait alors concevoir les usages actuels du sort non comme la preuve en actes d'une compatibilité longtemps ignorée entre tirage au sort et libéralisme mais plutôt comme une opération de banalisation et de domestication venant étouffer la portée profondément subversive, démocratique et antilibérale du tirage au sort qu'Aristote et Montesquieu avaient su percevoir. Pour le dire sans détour, il conviendrait d'admettre qu'en tant que mode de désignation des gouvernants le tirage au sort comporte principalement deux vertus : l'une égalitaire, l'autre neutralisante. La vertu égalitaire réside dans le fait que le sort, contrairement à l'élection, présuppose l'égale compétence politique des citoyens et refuse ainsi toute forme de professionnalisation de la politique et toute séparation durable et pérenne entre gouvernants et gouvernés. Le sort s'oppose ainsi à l'élitisme qui repose, sous de multiples variantes, sur le postulat d'une supériorité de compétence des représentants vis-à-vis des représentés. La vertu neutralisante du sort réside pour sa part dans le fait qu'en confiant le choix au hasard il aboutit à une désignation neutre des gouvernants, puisque, contrairement à l'élection, aucune volonté, aucun intérêt ni aucune passion humaine ne sont impliqués dans le processus.
...
faire du débat sur le tirage au sort une entrée privilégiée dans le questionnement relatif à la logique démocratique et aux pratiques d'une démocratie radicale. Considérer le tirage au sort comme une procédure libérale simplement sous prétexte qu'il serait « neutre » et « impartial » et qu'il s'intégrerait aujourd'hui sans accroches aux « démocraties représentatives » est une manière de dépolitiser le débat et d'occulter la portée subversive du sort, en tant qu'il repose sur le présupposé radicalement démocratique d'une égale compétence politique des êtres humains. Faire du tirage au sort une simple procédure au service de n'importe quel objectif, c'est avant tout oublier que le tirage au sort a été et demeure toujours considéré comme scandaleux en ce qu'il déconstruit l'assimilation trompeuse de la démocratie à l'État de droit
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Le libéralisme et l'adjectif « libéral » sont ici à entendre au sens le plus large possible, c'est-à-dire comme défense de l'État de droit, des libertés individuelles, du constitutionnalisme et de la démocratie représentative [7]. Il ne s'agit pas pour nous de réduire cette riche tradition politique à l'un de ses multiples courants, ni de tenter d'en cerner l'essence ou le substrat. Nous abordons volontairement le libéralisme comme une tradition politique englobante et notre objet n'est pas d'en énoncer des contours irréfutables ni d'en dévoiler son soi-disant « noyau véritable » (qu'il s'agisse du marché, de l'individualisme, du droit ou de la séparation des pouvoirs). Ces discussions sur la définition du libéralisme sont d'un intérêt indéniable mais, quelle que soit la définition adoptée au final, cela ne change rien aux idées défendues dans cet article. En conséquence, il nous suffit de préciser deux points. D'abord, que nous traitons ici du libéralisme philosophique et politique et non du libéralisme économique ou du libéralisme culturel [8]. Ensuite, que dans cet article le libéralisme désignera les idées sous-jacentes à la société occidentale contemporaine. Il faut donc entendre « libéralisme » en un sens social, voire sociologique, et non théorique ou idéel. Le libéralisme ne désigne pas ici une synthèse rigoureuse des idées des grands philosophes libéraux (Kant, Rawls, etc.). Il désigne, pour reprendre un concept de l'École des Annales, la mentalité de la société contemporaine. En ce sens, les penseurs « libéraux » (ou « apparentés ») cités dans les pages qui vont suivre sont étudiés moins pour eux-mêmes que parce que leurs idées, par certains aspects (mais pas tous), sont symptomatiques et révélatrices de l'esprit de la « démocratie libérale » contemporaine.
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la littérature anglo-saxonne sur le tirage au sort, bien qu'elle soit largement plus développée que son homologue francophone [9], ne concerne pas au premier chef le sujet de cet article, à l'exception notable de Barbara Goodwin et d'Oliver Dowlen, dont nous parlerons plus bas. Cette littérature aborde le tirage au sort dans une optique plus utilitariste que politique, laissant ainsi de côté la question qui nous intéresse, à savoir celle des rapports que la méthode aléatoire entretient avec la démocratie radicale et le libéralisme. Les chercheurs anglo-saxons se sont surtout intéressés à la manière dont le hasard permet de se sortir (en tirant à pile ou face) d'une situation inextricable où deux personnes vont mourir dans un incendie mais où il nous est possible de n'en sauver qu'une seule, ou encore à la manière dont il permet (via la grande loterie de l'Immigration Diversity Program) au gouvernement américain de délivrer chaque année 50 000 visas de résidence permanente. Ce type d'approches ne concerne donc pas directement notre propos. On les trouve notamment développée par Jon Elster [10] et Bernard Williams [11]. L'idée centrale de cette littérature est finalement que le tirage au sort permet de résoudre des situations dans lesquelles aucune procédure rationnelle ne fournit de solution satisfaisante [12].
Exercice de comparaison : Tirage au sort et élection
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La légitimité d'une élite consentie
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Approche philosophique : la démocratie ou le règne du « n'importe qui »
La philosophie libérale, nous l'avons entrevu, repose sur le postulat de l'incapacité politique partielle du peuple. Ce dernier est tout au plus habilité à choisir les meilleurs de ses membres, mais il ne saurait en aucun cas prendre directement part au pouvoir car, comme le soutient Joseph Schumpeter, le citoyen typique est un « primitif » qui « dès qu'il se mêle de politique régresse à un niveau inférieur de rendement mental [42] ». Sans même parler des sociologues élitistes et de leur thèse très déterministe selon laquelle toute société serait nécessairement, de tout temps et en tout lieu dirigée par des élites, on retrouve cette idée dans tout un pan de la pensée libérale. Si l'on retrace le fil historique d'une pensée de l'élite nécessaire passant par l'instauration d'un suffrage censitaire, l'idée qu'il faille consentir à des représentants compétents, ou encore l'idée que l'élite est ouverte et plurielle grâce au leurre méritocratique, on arrive finalement à une réduction de la démocratie à une procédure dans laquelle la compétence politique du peuple souverain n'est même plus questionnée. Peu importe, donc, que nos régimes soient assis sur la contradiction fondamentale entre la reconnaissance de la souveraineté du peuple et l'inexistence de la moindre procédure d'accès aux charges politiques. Le citoyen, puisqu'il ne possède pas la compétence technique de ses dirigeants, n'est qu'un arbitre, extérieur au régime comme l'arbitre sportif est extérieur au jeu qui se déroule devant lui. Il n'est bon qu'à instituer et destituer de manière pacifique et régulière les dirigeants. Ainsi va la démocratie procédurale, véritable essence des régimes contemporains, fort bien décrite par Schumpeter ou Popper au niveau théorique.
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L'idée de tirer au sort certaines charges politiques suppose qu'on admette que n'importe qui puisse exercer ces fonctions. Bien sûr l'usage politique du sort s'accompagne en général de quelques filtres comme s'assurer que les citoyens savent lire et écrire, qu'ils acceptent un minimum les règles du jeu démocratique, etc. mais il est d'abord et avant tout le mode de sélection le plus égalitaire parmi des égaux
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Le jugement de l'ensemble des usagers est donc généralement mieux informé que celui du spécialiste : « En général et en moyenne, celui qui habite la maison est meilleur juge que l'architecte ». Cela est encore plus vrai en politique en ce qu'il ne s'agit pas d'une fonction technique mais d'un art général pour lequel la capacité ne s'appuie pas sur une légitimation technique. La force de cette idée d'Aristote est qu'elle ôte radicalement toute légitimité à l'existence d'élites politiques. On retrouve la même idée dans la bouche du Protagoras de Platon, lors de son dialogue avec Socrate. Protagoras interprète le mythe d'Épiméthée et de Prométhée pour en arriver à la conclusion suivante : les dieux ont distribué équitablement aux hommes l'art du jugement politique, pour leur permettre de constituer une communauté d'égaux. La compétence politique est bien une compétence générale et non technique, au sens où elle est également partagée entre tous, rendant ainsi possible l'iségoria et souhaitable la démocratie (au sens fort, sans élites) [43]. C'est ce qui fait dire à Protagoras : « ...voilà pourquoi et les Athéniens et les autres, quand il s'agit d'architecture ou de tout autre art professionnel, pensent qu'il n'appartient qu'à un petit nombre de donner des conseils, et si quelque autre, en dehors de ce petit nombre se mêle de donner un avis, ils ne le tolèrent pas, comme tu dis, et ils ont raison selon moi. Mais quand on délibère sur la politique où tout repose sur la justice et la tempérance, ils ont raison d'admettre tout le monde, parce qu'il faut que tout le monde ait part à la vertu civile ; autrement il n'y a pas de cité [44] ».
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Si la démocratie est envisagée comme absence de titre à gouverner, comme prévalence de l'égalité sur toute forme de subordination hiérarchique, alors tout pouvoir politique explicite doit s'instituer par la participation politique effective de tous. Ainsi, il s'agit de s'appuyer sur l'autonomie de chaque citoyen en même temps que d'avoir pour objectif le renforcement de cette autonomie individuelle et collective. On pourrait évidemment nous rétorquer que dans la société actuelle, les individus ne sont pas tous a priori autonomes, et que donc il n'est pas possible de faire reposer le pouvoir politique sur cette autonomie, puisqu'elle n'existe pas réellement. Les individus réels n'étant pas pleinement autonomes, on ne pourrait donc rejeter toute forme de tutelle politique. Nous répondrons simplement qu'une société qui se donne pour objectif l'autonomie individuelle et collective on pourrait aussi dire l'auto-émancipation doit au minimum, par les pratiques qu'elle met en place, favoriser le plus possible le renforcement de cette autonomie. Nous arrivons à ce stade au seuil de toute une réflexion sur la praxis autonome, et sur les moyens pédagogiques comme politiques de faire advenir l'autonomie au moyen même de cette autonomie encore inaboutie dans l'état existant des relations sociales. Si notre but présent n'est pas de développer cette question, nous pouvons d'ores et déjà énoncer que toute pratique politique qui vise l'autonomie suppose donc de combattre toute forme de domination politique fondée sur un rapport social d'autorité stable, quelle qu'en soit la source hérédité, argent, prestige, titres scolaires, patriarcat, etc. Le sort, en fonction des propriétés que nous lui avons attribué précédemment, nous semble particulièrement utile à cette fin.
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Parce qu'au fond les libéraux pressentent qu'un usage politique du tirage au sort saperait les fondements oligarchiques des régimes libéraux, ils ne l'utilisent qu'avec modération. Pourtant, dans la perspective d'un usage authentiquement démocratique du tirage au sort, il conviendrait de lui accorder une place de premier choix au sein de nos institutions politiques. Sans nier toute utilité à l'élection qui reste nécessaire pour l'attribution de charges requérant une compétence technique spécifique , un usage radical et extensif du tirage au sort l'associerait à des mandats courts et limités, à la révocabilité permanente des gouvernants, à la reddition de comptes et à une formation civique appropriée. Autant d'éléments oubliés par les gouvernements représentatifs et qui ramènent in fine le tirage au sort au cœur de la tradition démocratique bien plus qu'à la tradition libérale.
Date de mise en ligne : 27/06/2013
Vie démocratique - Société - 25/10/2023 - 11 minutes
Auteur Yves Sintomer
Professeur de science politique rattaché à l’Université Paris 8 et chercheur au Centre de Recherches et d’Études Sociologiques et Politiques de Paris (CRESPPA)
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C’est la Révolution Française qui, dans sa volonté de redonner la justice au peuple, l’a remis au goût du jour en Europe continentale et l’a inscrit dans ses institutions : les procédures judiciaires incluant les jurés populaires sont définitivement adoptées en septembre et octobre 1791.
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les jurys d’assise ont perpétué la tradition
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remise en cause par la réforme de la justice portée par le garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti et qui a été adoptée par l’Assemblée nationale le 18 juillet 2023 : avec la généralisation à l’ensemble du territoire des cours criminelles départementales, les crimes passibles de moins de vingt ans de prison seront jugés non plus par des jurés populaires mais par cinq magistrats professionnels. La Cour de cassation a d’ailleurs transmis au Conseil constitutionnel quatre questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) dont deux sont relatives à la disparition du jury d’assises dans les audiences criminelles de droit commun.
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Le contexte rationaliste des Lumières, qui oppose la Raison, la Volonté générale, le Contrat social, c’est-à-dire tout ce qui met la volition des citoyens au centre, à l’arbitraire et à l’irrationnel, répugne ainsi au tirage au sort, qui, en semblant laisser la décision au simple hasard, est incompatible avec le préjugé rationaliste de l’époque.
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Dans les années 1980, on développe aussi les conférences de citoyens, nées au Danemark et qui portent sur des questions scientifiques et techniques. Cela restait néanmoins technocratique et localisé.
La pratique se diffuse quand certains pays l’adoptent à une échelle plus large et qu’on donne aux assemblées citoyennes la compétence pour prendre des décisions ou au moins pour soumettre des projets à référendum à l’ensemble du peuple. En 2003, la Colombie britannique (province canadienne), considérant qu’elle serait plus efficace et moins partiale que la majorité politique du moment, mais aussi plus créative et inventive que les experts rodés à ces sujets, confie ainsi à une assemblée citoyenne tirée au sort le soin de réviser sa loi électorale. En Irlande, de nombreuses assemblées citoyennes ont été organisées, et, en 2016, deux d’entre élaborant une modification constitutionnelle validée ensuite par référendum et légalisant le mariage pour tous et l’avortement.
Un troisième exemple, français, serait la Convention citoyenne pour le climat lancées en octobre 2019 et hébergée par le Conseil économique, social et environnemental, et celles organisées dans la foulée, à l’échelle locale, nationale, universitaire, transnationale etc. Ces conventions citoyennes ont une affinité particulière avec la question du climat, peut-être parce que ni les générations futures ni les "non humains" ne votent et que le recours à ce type d’instance permet de quitter le court terme du jeu politique électoral en adoptant une autre amplitude de vue.
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l’impartialité
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sous le sceau de l'intérêt général
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égalité démocratique
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la dernière grande force de légitimité du tirage au sort est celle qu’Hélène Landemore désigne par le concept de "démocratie épistémique". C’est l'idée selon laquelle une diversité de points de vue permet d’augmenter la qualité des décisions prises in fine. Cette idée est elle-même héritée de John Dewey. Pour lui, une classe d’experts isolés ne pourrait acquérir une vision suffisamment large des problématiques que rencontre le corps social.
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La parole des experts a une grande importance ... tout autant technique que politique.
La conférence sur le futur de l'Europe, en 2021, est un exemple intéressant ... surreprésentation des europhiles par rapport à la proportion d'euro-sceptiques
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au travers de leurs discours et de leurs analyses, vont orienter les débats. Le panel d'experts doit être pluraliste et contradictoire
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rétribuer matériellement et symboliquement les citoyens
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Ces concertations doivent déboucher sur quelque chose. Sinon le risque de déception est très important, ce d’autant plus que l’investissement des citoyens pèse fortement sur leur vie professionnelle et personnelle.
Dans quelle mesure les dynamiques propres au référendum et au tirage au sort sont-elles complémentaires ?
... Brexit. La bascule de l’opinion en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne s’est produite à cause de l'accréditation d’une fake news selon laquelle le financement du système de santé britannique serait favorisé par le rapatriement de capitaux indûment accaparés par l’UE. Une assemblée citoyenne n’aurait pu se laisser prendre à de telles falsifications, grâce à la qualité des discussions inhérente à son mode d’organisation. De la même façon, concernant la réforme des retraites française, une convention citoyenne, en rendant audible tous les points de vues, aurait probablement permis une sortie par le haut de cette impasse politique.
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La société est faite d’organisations et d’intérêts structurés qui s’opposent. On a pu le constater lors de la Convention citoyenne sur le climat : les propositions qui en ont résulté ont été largement détricotées lorsque des lobbys de tout ordre sont entrés dans l'arène.
Certes, il faut introduire des moments politiques plus impartiaux et permettre de hausser la qualité des délibérations, en représentant davantage de points de vue. Mais dans certains cas, comme celui de la Convention citoyenne pour le Climat, les liens qui se sont établis entre les membres et les mouvements écologistes ont été productifs. Et il ne faut pas oublier que la mise en œuvre des décisions fait toujours l’objet de luttes et de négociations. C’est aussi cela, la démocratie.
Propos recueillis par Lola Carbonell et Hortense Miginiac.
1,41 M d’abonnés - 13k+ - 215 571 vues - 995 commentaires #Sterin #Rhinocéros #Medias
« Aujourd’hui on va vous parler d’un milliardaire qui a décidé d’utiliser sa fortune pour faire triompher l’extrême droite en France. Et ce milliardaire ça n’est pas Bolloré, c’est un autre, Pierre-Edouard Stérin. Stérin, c’est le premier à formuler son projet d’une manière aussi claire et franche, mais derrière lui, c’est tout un groupe social qui s’ensauvage, et qui trépigne d’impatience. »
Nouvel épisode de Rhinocéros, par Usul et Lumi.
Tr.: ...
a fait sa fortune en vendant des "smartbox" ...
plan Périclès ... la nuit du bien commun de C8, vitrine du fonds philantrophique de Stérin ... guérilla juridique, école de formation, 150 millions d'euros sur 10 ans ... l'union des droites pour une victoire politique ... François Durvye s'emploi à le rassure ... le programme du RN sera probusiness et coupera dans les dépenses de l'État ... antiredistributif et plus favorable aux grandes entreprises ... a créé Le Rasso, neo, Fonds du BIEN COMMUN ... il teste nos institutions ... pour une société raciste, homophobe, anti-woke ... les riches ont un programme et sont plus chauds que jamais ... idem pour Bernard Arnauld
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Mercredi 9 avril, l'Institut La Boétie organisait une conférence exceptionnelle à Sciences Po Paris autour de son nouveau livre, « Faut-il se passer du numérique pour sauver la planète ? », en présence de l'auteur Cédric Durand.
Les grandes multinationales du numérique nous font-elles entrer dans une nouvelle ère du capitalisme, le « technoféodalisme » ? Comment ces Big Tech ont-elles pu acquérir un pouvoir économique et désormais politique aussi puissant ? Et quelles en sont les conséquences pour nos démocraties ?
Sommes-nous condamné·es à vivre sous leur domination, ou bien pouvons nous construire un usage alternatif du numérique, plus démocratique et écologique ?
C'est toutes ces questions que Cédric Durand a abordé à l'occasion de cette conférence !
13:00 terminer ACT
Les Déconspirateurs – l’émission : hors-série avec Perrine Simon-Nahum - 4 févr. 2025 / ConspiracyWatch.info
10 k abonnés - 113+ - 2 530 vues - 61 commentaires #démocratie #antisémitisme
David Medioni reçoit la philosophe Perrine Simon-Nahum autour de son livre, « La Nouvelle causalité diabolique. La démocratie à l'épreuve de l'antisémitisme » (L'Observatoire, 2024).
Perrine Simon-Nahum est directrice de recherches au CNRS et directrice du département de philosophie de l'Ecole normale supérieure de la rue d'Ulm.
00:00:17 : Introduction
00:00:50 : Qu'est-ce que la « causalité diabolique » ?
00:10:54 : En quoi le sort des Juifs et celui de la démocratie sont-ils liés ?
00:17:39 : L'assaut de l'identitarisme contre l'universalisme
00:24:15 : La résurgence de la figure du Juif comme grand ordonnateur du complot mondial
00:45:05 : Que faire pour mieux lutter contre l’antisémitisme ?
Entretien enregistré le 22 janvier 2025.
► Pour aller plus loin :
https://editions-observatoire.com/liv...
► Venez visiter notre site : https://www.conspiracywatch.info/
Connue / https://bsky.app/profile/conspiration.bsky.social/post/3lhe76okcnc2a
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Conspiracy Watch @conspiration.bsky.social · 1 mois
📽️ Les Déconspirateurs | Qu'est-ce que la "causalité diabolique" ? Comment expliquer la résurgence de la figure du Juif comme grand ordonnateur du complot mondial ? Conspiracy Watch doit-il devenir une cause nationale ?... :
@davidmedioni.bsky.social
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Tr.: ...Poliakof?? ...
antisémitisme identitaire ... moment de retournement ... le post-marxisme c'est la lutte des races, société de domination masculine, le visage de l'occident, les juifs incarnent le capitalisme ... wokisme, féminisme ... judaïsme, séparation entre individualisme?? et transcendance, l'individu maître de son destin ... antisionisme est un antisémitisme ... remise en cause de l'État d'Israël ... déclarations de Judith Buttler??, LFI Hamas mouvement de résistance ... nous attendons trop de la démocratie, confondue avec l'État providence ... théorie du complot répond à blessure narcissique ... réponse primaire ... juif, coupable idéal ... spécificités française : on parvient pas à intégrer la période de Vichy ... culture de l'haulocauste, transmettre un savoir vivant, politique, 2 extrêmes gauche (JLM) et droite ...
33:51 terminer ACT
Ndlr : dénoncer cette collusion, cet amalgame JLM = extrême gauche antisémite ACT
charte rédigée lors de sa création en 2002
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Nous vivons un changement de nature des risques, des disparités et des dangers créés par les modes dominants de production et de consommation. La mondialisation libérale accentue ces menaces et entend soumettre la recherche et le développement technique aux exigences de la solvabilité. Ces dernières années, l’accumulation de crises (Tchernobyl, amiante, sang contaminé, vache folle, OGM…) ont montré la nécessité de prendre en compte d’autres intérêts et risques que ceux définis par les acteurs techno-industriels. Elles ont suscité une remise en cause de l’expertise et de la science, un renouveau des mobilisations sociales et de nombreuses initiatives d’implication de ’profanes’ dans la recherche, l’expertise ou la vigilance, qui ont conduit à un certain désenclavement de la science et de ses institutions.
Face à la marchandisation des savoirs et du vivant, ces mobilisations et initiatives amorcent un sursaut démocratique et un nouveau pacte social pour une science citoyenne, responsable et solidaire. Loin de se réduire à « une montée des croyances irrationnelles » ou à un manque d’information ou de « culture scientifique », elles affirment qu’une science pour tous doit se construire avec tous, dans le dialogue avec des savoirs autrefois dévalorisés.
Moteur d’émancipation pendant plusieurs siècles, la science, devenue technoscience, est aujourd’hui un formidable pouvoir. Pour servir le bien-être de l’ensemble des êtres humains de notre planète, ce pouvoir requiert d’autres pilotes que la seule volonté de savoir, le désir de puissance ou les logiques de profit. Après l’ère de la « maîtrise de la nature », doit donc venir celle de la « maîtrise de la science », de la citoyenneté scientifique.
Sciences Citoyennes a pour objectif de favoriser et prolonger le mouvement actuel de réappropriation citoyenne et démocratique des sciences, afin de les mettre au service du bien commun.
Elle se donne notamment pour objectifs :
- L’accroissement des capacités de recherche et d’expertise de la société civile, des forces associatives, consuméristes, syndicales et citoyennes. Nous appuierons la constitution d’un tiers secteur scientifique, répondant mieux à des besoins sociaux et écologiques croissants et négligés par les orientations scientifiques dominantes, qu’elles soient le fait de l’Etat ou de l’industrie privée.
- la stimulation de la liberté d’expression et de débat dans le monde scientifique, l’appui aux lanceurs d’alerte et le développement de controverses publiques et de « forums hybrides » sur les enjeux à forte technicité scientifique. Loin des peurs frileuses des interventions du public et des logiques technocratiques, le pluralisme et la controverse sont la source non seulement d’une meilleure exploration des mondes possible et, partant, de meilleures décisions, mais aussi d’une appropriation active des connaissances scientifiques par le public.
- de promouvoir l’élaboration démocratique des choix scientifiques et techniques. Nous favoriserons la mise en débat public des politiques publiques en matière de recherche, de technologie et d’organisation de l’expertise. Nous mènerons également l’analyse vigilante des nouveaux dispositifs délibératifs qui se multiplient afin de soutenir ceux qui favorisent une véritable démocratie technique.
Publié Il y a 21 heures • 31 vues
Le parallèle entre la situation politique actuelle et celle qui porta au pouvoir les régimes fascistes pendant l'Entre-deux-guerres est couramment fait dans l'opinion depuis de années et sa pertinence paraît se confirmer jour après jour, tout particulièrement depuis la dissolution de l'Assemblée législative, par laquelle Emmanuel Macron prévoyait manifestement, en 2022, de s'engager dans un partenariat de gouvernement avec le RN. Dans son nouveau livre, intitulé Les Irresponsables. Qui a porté Hitler au pouvoir ?, #JohannChapoutot développe cependant une démarche originale : c'est en faisant l'histoire des circonstances précises dans lesquelles Hitler et les nazis sont arrivés au pouvoir en Allemagne en 1933 qu'il éclaire indirectement, tacitement, mais de façon très crue, notre présent politique.
Dans cette discussion avec #JulienThéry, Johann Chapoutot revient sur la façon dont le patronat et la droite allemande ont fini par miser sur l'extrême-droite, c'est-à-dire le parti nazi, pour espérer perpétuer leur politique et même revenir sur les mesures sociales qu'ils avaient été contraints de concéder au mouvement ouvrier (de façon à éviter une révolution bolchévique) au lendemain de la défaite à l'issue de la Première Guerre Mondiale. Le processus fut celui de la constitution d'un extrême-centre supposé s'opposer fermement, au nom de la raison politique et économique, aux radicalités de gauche comme de droite, mais en réalité tout disposé à coopérer avec l'extrême-droite et farouchement hostile à la gauche. Cet extrême-centre, dont le credo est l'ordolibéralisme (version allemande du néolibéralisme), s'efforce de traiter la crise par des mesures d'austérité qui ne peuvent que l'aggraver mais favorisent les profits du capital. Il s'obstine à mener une politique de l'offre pour complaire aux grands intérêts privés, avec des effets désastreux pour les salariés et tout particulièrement pous les plus démunis. Il opte non seulement pour la répression des contestations, mais aussi pour le contournement de la démocratie en recourant à des procédures d'exception, en particulier l'article 48 de la Constitution de Weimar, non pour faire face à des situations d'urgence mais pour imposer des décrets budgétaires sans majorité parlementaire. Et il finit par faire entrer les nazis au gouvernement, en laissant à ces derniers le ministère de l'intérieur, c'est-à-dire la mainmise sur l'appareil répressif et sur l'éducation. Alors que von Papen, le policitien de la droite libérale artisan de l'arrivée d'Hitler à la chancellerie, pensait neutraliser ce dernier rapidement, toutes les institutions démocratiques s'écroulent dès lors en quelque mois pour laisser la place à la dictature d'extrême-droite.
Montage Bérénice Sevestre. Une émission de Julien Théry.
#Nazisme
Visibilité Publique
Publié originellement 20/02/2025
Catégorie Actualité & Politique
LicenceInconnu LangueFrançais Étiquettes Durée43min 2 Commentaires
Tr.: ...
les nazis arrivés au pouvoir dans 3 landers dès 1930 ... l'extrême-centre ou libéralisme autoritaire ont porté Hitler au pouvoir ...