Rapport de recherche
« Tous les mêmes? Portrait social de la France politique de 2002 à nos jours. »
Issu de trois ans de recherche collective et d’une base de donnée inédite, notre rapport prouve que les classes supérieures s’organisent pour préempter le pouvoir politique et propose 10 objectifs politiques pour imposer la parité sociale en politique.
Notre constat
Le fonctionnement des partis et des institutions politiques aggravent la crise démocratique.
Notre conviction
Il ne faut pas que les politiques reconquièrent les classes populaires.
il faut démocratiser la politique !
Notre vision pour 2030
Un paysage politique renouvelé grâce à la parité sociale (créer les conditions pour que nos élu·es soient socialement à l’image de la population) et qui pose un nouveau regard sur les enjeux démocratiques, sociaux et écologiques.
Notre méthode
- Faire coalition
Aux côtés d’une trentaine d’organisations associatives, syndicales, de parlementaires et d’alliéEs, nous créons les liens de confiance nécessaire au lancement d’une grande mobilisation pour la parité sociale. Chaque mois, nous nous retrouvons pour comprendre ce qui rend la démocratie malade de son entre-soi et nous partagerons bientôt nos analyses lors de temps forts ouverts à toutes et tous (webinaire, tables-rondes, ateliers ouverts). - Enquêter
Dans quatre territoires de l’hexagone, nous analysons nos expériences de la vie politique grâce aux méthodes de socioanalyse narrative. Nous les confrontons grâce à une enquête menée auprès d’autres acteurs et grâce au traitement de données quantitatives inédites sur les candidatures à toutes les élections en France depuis plus de 20 ans (source : Ministère de l’Intérieur). - Mobiliser
À l’issue de notre recherche, nous nous adresserons à toutes celles et ceux qui veulent agir en faveur de la parité sociale en politique autour d’une stratégie partagée. Parlementaires, partis, militantEs, chercheurs et chercheuses, citoyenNNes : nous prendrons ensemble la responsabilité de démocratiser la politique et briser les entre-soi.
PROPRIÉTAIRE / ÉDITEUR
Démocratiser la politique est un site web édité par l’association Groupe de diffusion, de recherche et de veille citoyenne et publié sous la direction de Kevin Vacher, Taoufik Vallipuram et Tara Dickman.
L’ensemble du site Démocratiser la politique, pages et contenus, est la propriété de l’association Groupe de diffusion, de recherche et de veille citoyenne.
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CRÉDITS
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Site web : Alix Heuer
Connu / TG le 18/11/25 par Lumir Lapray
#LaMidinale - 1 090 vues - 103 - 39,8 k abonnés - 28 commentaires
Quelle place pour les quartiers populaires dans la bataille des législatives ? Kevin Vacher, militant marseillais de « Nos vies, nos voix » et candidat aux élections législatives dans la 4ème circonscription des Bouches-du-Rhône, est l'invité de #LaMidinale.
VERBATIM
Sur sa candidature
« Pour moi cette candidature n’était pas évidente. J’ai beaucoup posé la question aux gens de savoir s’ils trouvaient cela délirant, légitime, intéressant, s’ils pensaient que j’avais des choses à porter spécifiquement. Donc ma candidature est une décision collective. »
« Personnellement je pense que depuis 15 ans que je milite, j’ai appris qu’il y avait tout un tas d’expériences dans cette ville, extrêmement stigmatisées tout comme le sont l’ensemble des quartiers populaires. »
« Ces dernières années, j’ai beaucoup milité sur la question du mal logement et on a gagné des politiques publiques face à la mairie de Gaudin. On s’est alors dit qu’on pouvait aller plus loin et faire irruption à l’Assemblée. »
Sur l’association entre mondes politiques et associatifs
« Je pense que le système politique est fait pour annihiler les luttes militantes. Il y a un pessimisme démocratique très fort chez les gens : c’est extrêmement légitime. Cela étant dit, comment faire pour rassembler toutes les énergies militantes, pour que la représentation nationale soit prise vraiment au mot, c’est à dire que l’Assemblée soit représentative de la diversité militante et sociale. Cela demande des outils, la première chose est qu’il faut agir en collectif. Notre mouvement ‘Nos vies, nos voix’ est composé uniquement de gens qui viennent du mouvement social, d’initiatives citoyennes, d’habitants et d’habitantes qui ont envie de s’impliquer directement dans notre ville. »
« Notre mandat tel qu’on le pense est un mandat régulé par ce qu’on appelle un contrat de mandature, pour spécifier ce à quoi je m’engage. Cela permet d’organiser les expériences de terrain. »
À l’heure ou le GIEC nous donne 3 ans pour agir, il y a vraiment une urgence à repenser la façon dont s’organise la politique. La vie politique doit être rythmée par la vie associative et syndicale. »
Sur l’utilité du rôle de député
« La Nupes est un premier cap pour se reconnecter aux aspirations populaires, mais il y a un deuxième cap à franchir. On peut gagner arithmétiquement des voix, mais si on ne gagne pas les cœurs, notamment de ceux et celles qui s’abstiennent, on ne construira rien. »
« J’avais entendu pendant la COP de Glasgow, Manon Aubry et Eric Piolle appeler le mouvement social à venir investir la vie politique. Il va falloir construire cela. Dans cette Assemblée, il faudra mettre en contradiction LaREM et le RN, et imposer les sujets de la Nupes. »
Sur l’investiture ou non de la Nupes
« Je trouve extrêmement intéressant la position de Jean-Luc Mélenchon de dire ‘ce n’est pas moi que vous élisez, c’est le programme’. Nous on a fait des propositions citoyennes de lois pendant cette campagne qui font écho à l’avenir en commun, donc c’est naturellement que j’ai proposé de porter ce programme dans le cadre de la Nupes. »
« Ce qui est sûr, c’est que ce cadre est le bon mais sous conditions. Cela doit nous permettre d’aller plus loin dans la représentation nationale. On a par exemple un vrai problème de parité à Marseille avec une candidate pour 7 circonscriptions. »
« On porte aussi le fait que la clarté et la transparence sont utiles. Il n’y a pas de ‘process’ pour être candidat dans cette Nupes, cela se passe en privé. Nous, on a fait une campagne extrêmement transparente. On a systématiquement tenu informés les citoyens. Force est de constater qu’il n’y a pas cette culture de la transparence dans le milieu politique. C’est dommage car cela permet de rassurer les gens et de donner un gage de confiance. »
« Je soutiens cette Nupes jusqu’au bout : il n’y a que ce cadre-là qui est important et intéressant. Être dissident n’a pas de sens, par contre on aimerait savoir quelle place vont avoir les mouvements citoyens dans cette Nupes. On est prêt à être des acteurs autonomes qui vont la jouer collectif et compter sur le long terme. »
http://www.regards.fr