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Mercredi 27 mai, la commission d'enquête sur les obstacles à l'indépendance de la justice présidée par Ugo Bernalicis auditionnait Jean-Jacques Urvoas, ancien Garde des Sceaux, ministre de la Justice.
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Mardi 9 juin, Ugo Bernalicis était l'invité de A l'air libre sur Médiapart pour répondre aux questions de Valentine Oberti sur les violences et le racisme présent dans la police.
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Dur dur de le faire entendre, dans les médias, que la croissance ne fait plus le bonheur...
Mon rapport sur les violences policières : https://francoisruffin.fr/affaire-chouviat-une-proposition-de-loi-pour-linterdiction-du-decubitus-ventral/
Mon livre : https://francoisruffin.fr/leur-folie-nos-vies/
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Dans ce 116e numéro de la Revue de la semaine, Jean-Luc Mélenchon revient sur les récentes menaces que fait peser le régime macronistes sur les libertés publiques avec notamment la volonté de l'exécutif de s'affranchir du contrôle parlementaire, avec l'application StopCovid ou encore avec la lettre envoyé au président de l'Assemblée nationale pour recueillir des propositions. Jean-Luc Mélenchon parle également de la police et des violences policières qui ont eu lieu pendant le mouvement des Gilets Jaunes. Il appelle également à participer à la manifestation du samedi 13 juin appelée par la famille d'Adama Traore.
LES LIENS
- Le programme L'Avenir en commun mis à jour : https://lafranceinsoumise.fr/2020/04/13/le-monde-dapres-peut-commencer-maintenant-lavenir-en-commun-mis-a-jour/
- Macron juge le “monde universitaire coupable” d'avoir “cassé la République en deux” : https://bit.ly/2BV0uUJ
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Les Amis de la Terre France, Résistance à l’agression publicitaire (RAP) et Communication sans frontières (CSF) publient un rapport en partenariat avec l’ Observatoire des multinationales, intitulé BIG CORPO. Encadrer la pub et l’influence des multinationales : un impératif écologique et démocratique [1]. Décortiquant le rôle central de la publicité et la communication des multinationales dans la surconsommation, ce rapport contient des recommandations concrètes pour réguler ces activités d’influence des entreprises et donner, dans le monde d’après, plus de place aux discours citoyens.
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Selon Marie Cousin, présidente de Résistance à l’agression publicitaire « La pub et le marketing nous poussent à dévorer et polluer la planète. Au nom de l’impératif écologique, l’État doit maintenant poser des limites : réguler les discours pour lutter contre les incitations à la surconsommation, et interdire les supports polluants comme les écrans numériques ».
Juliette Renaud, responsable de campagne sur la Régulation des multinationales aux Amis de la Terre France ajoute : « En plus d’alimenter la surconsommation, la publicité des multinationales sert aussi de façon sournoise à des fins de lobbying. En blanchissant leur image, elles trompent les citoyens et les décideurs politiques, et font croire à ces derniers qu’il n’y a pas besoin de les réguler puisqu’elles sont soi-disant déjà « vertes » et « responsables ». Les laisser dire ce qu’elles veulent participe donc à leur impunité, il faut mettre fin à ce mythe de l’autorégulation ! ».
Selon Bruno-Georges David, président fondateur de CSF « la citoyenneté et l’information ne sont pas des produits de consommation. Il est fondamental de redonner aux citoyens, aux ONG et aux médias la liberté et les moyens de diffuser leurs discours, sans qu’ils soient condamnés, pour exister, à singer les pratiques publicitaires des multinationales ou participer à leur blanchiment d’image« .
Ce rapport intervient dans un contexte de politisation des enjeux publicitaires quelques jours avant la publication du rapport commandé par le gouvernement sur les impacts de la publicité et le rendu des conclusions de la Convention citoyenne pour le climat du 19 au 21 juin 2020, qui prévoit des propositions sur la régulation de la publicité.
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[1] Le rapport a été coordonné par les Amis de la Terre France, RAP et CSF, écrit en partenariat avec l’Observatoire des multinationales, avec des apports des associations suivantes : Action Aid France, ACRIMED, AlterEU, CCFD – Terre Solidaire, Collectif Ethique sur l’étiquette, foodwatch Framasoft, Halte à l’ Obsolescence Programmée, Institut Veblen, Lève les yeux, La Quadrature Du Net, Paysages de France, Réseau Anti-arnaques, Résistance à l’Agression Publicitaire, RITIMO, Sciences citoyennes, Sherpa, Sites et Monuments, ZeroWasteFrance.
Contacts presse :
Renaud Fossard, auteur du rapport : 06 37 52 45 90 – rfossard@sp-im.org
Khaled Gaiji, chargé de communication de R.A.P. : 06 76 34 86 49 – khaled.gaiji@antipub.org
Tentative de recensement des mesures et prises de parole du gouvernement Macron portant atteinte aux avancées sociales et/ou écologiques. Elle est maintenue aussi à jour que possible (et aussi fréquemment que possible par quelques copains sur leur temps libre)
DROIT DU TRAVAIL
La ministre du travail Muriel Pénicaud incite les entreprises en négocier des baisses de rémunération, des augmentations d’horaires, ou des suppressions de RTT. De tels accords sont rendus possibles par les « accords de performance collective » créés par les premières ordonnances Travail de 2017 sous le quinquennat Macron. Ces ordonnances avaient été établies pour fragiliser le droit du travail au profit des employeurs : un salarié refusant de se voir appliquer un tel accord (par exemple une réduction de salaire) peut être licencié par l’entreprise sans qu’elle encoure de risque juridique. (source) (source) (source) (source)
Le gouvernement prévoit d’accorder une aide plus importante (sous forme de subvention plus large des salaires en chômage partiel) aux entreprises qui favoriseraient des « accords d’entreprises », qui pourraient être similaires en termes de baisse de rémunération, et plus généralement de chantage à l’emploi. (source) (source)
On vous en parlait il y a 2 semaines : l’Assemblée a voté le « don de congés » aux soignants sous forme de « chèques vacances« , parce que « les soignants ont [déjà] dû accumuler eux-mêmes bon nombre de jours de congé au cours de ces semaines intenses ». Alors que le personnel soignant est en lutte depuis désormais plus d’un an pour plus de moyens, cette proposition a été mise en avant par cent députés LREM soutenus par la ministre du travail Muriel Pénicaud (source) (lire aussi notre récap précédent ici)
L’État français a voté en faveur du bonus de près de 800 000 € au PDF d’Air France KLM. Le groupe bénéficie dans le même temps d’un prêt de soutien de 7 milliards d’euros de la part de l’Etat pour faire face à la crise (source) (source)
SANTÉ
La majorité rejette la création d’un établissement public qui gérerait les stocks sanitaires et produirait les remèdes manquants. La proposition (émise par LFI, et soutenue par plusieurs organisations de la société civile et syndicats) a été vidée de sa substance en commission, préférant demander à la place … deux nouveaux rapports sur le sujet (source)
La commission d’enquête du Sénat épingle le gouvernement et en particulier l’ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn, sur l’incendie en septembre 2019 de l’usine Lubrizol à Rouen : « À l’instar du suivi sanitaire proprement dit, l’identification du risque sanitaire telle que pratiquée par le ministère de la Santé, a été à la fois tardive et incomplète » (source) (source)
La majorité utilise le loi sur « l’état d’urgence sanitaire » lié à l’épidémie de Covid-19 pour revoir à la baisse, et de manière rétroactive, les possibilités d’indemnisation des victimes des … essais nucléaires en Polynésie française. Plus d’un millier de dossiers sont concernés (source)
ECONOMIE
Selon une note de l’OFCE, la France serait l’un des pays dont l’économie a été le plus affectée par la pandémie de Covid-19, et établit une corrélation avec la rigueur du confinement mis en place : or le 18 mars, le président du Conseil Scientifique reconnaissait que la stratégie de confinement adoptée avait été dictée par la pénurie de moyens et le manque de tests disponibles en France (source) (source)
Pour orienter sa politique de « l’après Covid-19 » sur des thèmes comme le climat, les inégalités et la démographie, E. Macron forme un conseil composé uniquement de 26 … économistes. Il s’agit par ailleurs dans une grande majorité d’économistes néoclassiques et libéraux convaincus : ce conseil est co-présidé par Jean Tirole, partisan de la thèse selon laquelle l’Etat doit mettre en place les incitations permettant aux marchés de fonctionner librement. L’Élysée revendique « Le choix de privilégier une commission homogène« , le conseil revendique celui de de n’être composé que d’économistes, sans aucun représentant de la société civile ou sociologue. (source) (source) (source)
E. Macron revendique ne pas envisager de « virage social » à venir dans le quinquennat, considérant au contraire la reprise de la réforme des retraites laissée en « stand by » pendant la crise du Covid-19. La loi de programmation pluriannuelle de la recherche, également controversée, serait également à nouveau à l’ordre du jour (on vous détaillait les conséquences de ces deux projets de loi ici et là) (source) (source)
VIOLENCES POLICIÈRES
Le parquet ouvre une nouvelle information judiciaire pour « violences volontaires sur personne dépositaire de l’autorité publique » dans le cadre de la soirée à Nantes le soir de la fête de la musique, et de la charge policière qui a conduit à la mort par noyade du jeune Steve. Presque un an après le drame, aucune enquête n’a encore abouti sur des sanctions à l’encontre des forces de l’ordre impliquées dans cet homicide (source)
Dans un avis, le très officiel Défenseur des Droits contredit le ministre de l’intérieur Christophe Castaner sur la question de pratiques policières discriminatoires : il établit des contrôles et des violences policières discriminatoires systémiques dans un quartier, en relevant un système mis en place par la hiérarchie policière (source)
Alors que le ministre de l’intérieur, par la voix de sa porte parole, continue de nier le racisme au sein de la police, deux enquêtes viennent apporter des preuves de nombreux échanges racistes entre policiers (source) (source) (source)
Durant les seuls deux mois de confinement, 12 personnes sont mortes lors d’interventions de police. Si les circonstances sont diverses, il s’agit néanmoins d’un chiffre extraordinairement élevé : il correspond au nombre de morts habituellement observés ces dernières années en 5 mois. C’est donc un chiffre plus de deux fois plus élevé pendant les 2 mois de confinement (source) (source)
LIBERTÉS
Le gouvernement envisage de prolonger « l’état d’urgence sanitaire » au-delà du 10 juillet. Ce dernier régit la limitation à 10 personnes des rassemblements dans les lieux publics, et donc les manifestations, alors que toutes les autres activités et regroupements sont désormais possibles (source)
L’illégalité de la prolongation automatique des détentions provisoires, mise en place par le gouvernement par « l’état d’urgence sanitaire » est confirmé par la Cour de Cassation. Dans un jugement définitif, elle affirme que cette disposition n’est pas conforme à la Convention européenne des droits de l’homme (source)
AFFAIRES
Après avoir laisser la Cour des Comptes sans direction pendant plus de quatre mois, E. Macron nomme à sa tête Pierre Moscovici. Il est apparaît pourtant impliqué dans les affaires Cahuzac et Kohler. (source) (source)
La commission d’enquête mise en place par l’Assemblée Nationale pour identifier les responsabilités politiques dans la crise du Covid-19 ne sera pas menée par des politiques sans lien avec le pouvoir actuel : elle sera présidée par une élue LREM (source)
ÉCOLOGIE
A Bure, là où les déchets nucléaires les plus dangereux des centrales françaises doivent être enfouis, des gendarmes sont payés depuis octobre 2018 pour surveiller des habitants. (source)
C’est une vieille info qu’on n’avait jamais relevé : Le parc naturel du Morvan est paradoxalement menacé de perdre son label et les subventions liées pour vouloir mieux suivre et réguler les coupes d’arbres sur son domaine : 43% de la surface du domaine échappe en effet pour le moment à toute possibilité de contrôle. Les services de l’Etat s’y opposent (source)
À Perpignan, un 2e membre de la liste LREM apporte son soutien au RN. Ailleurs de nombreuses autres alliances LREM se noue avec la droite, pour empêcher, comme à Lyon, la victoire de listes écologistes plutôt que les soutenir (source) (source) (source)
Critique des médias ; Discriminations ; Répression
Dans les médias français, le vaste mouvement américain de dénonciation des violences policières racistes suite au meurtre de George Floyd par un policier fait l’objet d’un traitement qui peut étonner. On est surpris d’entendre des affirmations et des termes (“tué par un policier”, “violences policières”, “une police rongée par le racisme”) qui ne seraient pas prononcés, ou avec mille prudences et conditionnels, dans des situations françaises pourtant similaires.
On se rappelle aussi de la manière dont les médias français, tout en fustigeant les dégradations lors des manifestations de Gilets Jaunes, avaient d’emblée considéré comme évident que, dans les manifestations pro-démocratie à Hong-Kong, casser du mobilier urbain était, sinon légitime, du moins compréhensible.
Mais il y a pire encore que ce deux poids, deux mesures : dans les talk-shows sur les chaînes d’info en continu, on est carrément dans le déni total. Les intervenants commentent la mort de George Floyd, ou les événements américains en général, de la même façon qu’ils commentent les bavures meurtrières en France : “il n’y a pas de violences policières à proprement parler”, “c’est un fait divers tragique”, “la victime avait une santé fragile”, “elle avait commis des actes de délinquance”, “le racisme, s’il y en a, concerne des cas isolés, juste quelques pommes pourries dans le panier”.
Dans tous les cas on refuse de faire l'analogie avec ce qu’on a pu voir, qu’on voit encore en France (comme dans l’affaire Chouviat), sur les violences policières en général, sur les violences policières racistes en particulier.
Donc : deux pays occidentaux, deux hommes noirs d’origine populaire [George Floyd et Adama Traoré], deux institutions en charge du maintien de l’ordre, deux disparus et une même stratégie d’asphyxie. Pourtant : mettre en relation les deux drames ne vient pas à l’esprit de la presque totalité des commentateurs médiatiques et politiques hexagonaux, si prompts à dénoncer, main sur le cœur comprise, les exactions policières nord-américaines. « La France n’est pas les États-Unis » (Joseph Andras et Kaoutar Harchi, dans une tribune pour Regards)
Ce rapprochement était explicitement fait par les participants à la manifestation devant le Tribunal de Grande Instance de Paris, à l’appel du comité Vérité et justice pour Adama :
Rassemblement historique et massif pour dire stop à l'impunité policière
Une marée humaine a convergé ce mardi vers le tribunal de grande instance de Paris, à l’appel du comité vérité et justice pour…
En effet, pourquoi ne pas affirmer qu'il y a aussi dans la police française des problèmes de violence et de racisme, qui ne se réduisent pas à des cas isolés ?
Lors du mouvement des Gilets Jaunes, la mobilisation avait fini par imposer le thème des violences policières dans des médias mainstream qui rechignaient à mettre en avant des images que manifestants et usagers des réseaux sociaux connaissaient pourtant depuis des mois.
Mais l’élément déterminant qui a fait progresser la conscience de l'existence de violences policières dans l’opinion publique, c’est l’exposition à ces violences de sphères des plus en plus larges de la population. Car en 4 ou 5 ans, à l'occasion de mouvements sociaux, nombreux sont ceux - étudiants, retraités, militants écologistes, Gilets Jaunes - qui ont expérimenté ce que connaissent bien les habitants des quartiers populaires issus de l'immigration : les humiliations, les provocations, l'arrestation arbitraire, voire le passage à tabac. En effet on a vu se développer ces dernières années en manifestation de nouvelles pratiques de maintien de l'ordre : contacts physiques avec les manifestants, arrestations ciblées, enfermement dans des nasses, recours à des unités mobiles non formées au maintien de l'ordre (les BAC), utilisation massive d'armes mutilantes. Ces pratiques ont ceci de particulier qu'elles ont d'abord été développées et testées sur des populations considérées par l'Etat comme subalternes : jeunes de banlieues, supporters de foot, ZADistes (voir cet article du site Désarmons-les). David Dufresne le résume ainsi :
Une partie de la population française découvre aujourd'hui ce qui était à l'œuvre dans certains quartiers populaires, c'est-à-dire une police cow-boy, une police en toute impunité. C'est le fruit de politiques du ministère de l'Intérieur qui, depuis le début des années 2000, a mélangé complaisamment CRS, gendarmes mobiles, BAC dans les quartiers pour les "sécuriser". Cela entraîne un transfert d'habitudes, d'armement, de techniques, de vision du monde, et on en arrive là. (sur France Info, novembre 2019)
Dans le cas des Gilets Jaunes, les violences policières ont non seulement joué un rôle structurant dans le mouvement, façonné son identité et renforcé sa détermination, mais aussi fondé des rapprochements avec des luttes pourtant assez éloignées a priori (comme la jonction avec le comité Vérité et justice pour Adama). Partout les hommes en bleu viennent briser les luttes : cheminots, gilets jaunes, soignants, écologistes, collectifs de sans-papiers, etc. Divers mouvements sociaux se découvrent donc une adversité commune : la violence d'un Etat au service du capital et son bras armé, la police.
Les violences policières semblent agir comme un catalyseur de la convergence des luttes, réalisant par le bas ce que les partis de gauche n’ont pas réussi à faire : rapprocher les catégories les plus précaires du prolétariat (travailleurs ubérisés, sans-papiers), le mouvement syndical traditionnel, les nouveaux mouvements écologistes, et les franges basses des classes moyennes précarisées elles aussi, qui tous affrontent une même violence de classe, sous des visages différents : racisme ou xénophobie, antisyndicalisme, mépris de classe, sexisme.
On a vu, sur les Champs-Elysées, des "gilets jaunes" applaudir des black blocs. Pas en décembre, mais en mars. Ça montre une évolution. Ça veut dire qu'ils étaient prêts à discuter de l'utilité ou non d'utiliser la violence comme un geste politique, ce qui n'était pas du tout envisageable au début du mouvement, en novembre 2018. Il y a donc des prémices de convergence. Durant l'occupation du centre commercial Italie 2, où je suis allé début octobre, il y avait vraiment une convergence entre certains "Gilets Jaunes", le comité Adama Traoré, Extinction Rebellion et des anars. Evidemment, la grande crainte, d'un point de vue policier et du pouvoir, c'est la convergence. Et j'ai le sentiment que peu à peu, il y a des points de contact. (David Dufresne)
D’où, peut-être, l’empressement de Christophe Castaner à lâcher du lest dès les premières manifestations s’inspirant du soulèvement américain. Car le contexte social, économique et politique est particulièrement tendu pour un exécutif qui souffre d'une absence totale de légitimité, tout comme son projet néolibéral.
Pourtant, après la crise sanitaire, le capitalisme compte bien reprendre son cours momentanément interrompu, et va chercher à reconstituer ses forces en exigeant du corps social des efforts drastiques. Les autorités anticipent dès lors une résistance sociale. Le débat sur les violences policières tombe mal : il affaiblit la légitimité de la police, sur laquelle se repose un pouvoir fragilisé ; il fédère des luttes, là où l'Etat préfèrerait affronter des colères éparpillées. Le gouvernement a donc intérêt à ne pas laisser la question des violences policières s’installer dans le débat public.
Les grands médias jouent parfaitement le jeu, en niant le problème, ou en en proposant un cadrage faux ou superficiel :
D'abord en effrayant l'opinion publique avec l'idée de collusions secrètes, proches de l'entreprise terroriste, en tout cas participant d'un piège identitaire, tel ce journaliste sur LCI, qui laisse entendre sans rire que le slogan "Black lives matter" est problématique car focalisé sur les noirs (“ce n’est pas toutes les victimes").
Ensuite, en relayant cette rhétorique qui consiste à se débarrasser d'un problème en décrétant qu'il n'existe pas. “Il ne peut y avoir ni racisme, ni violences policières puisque nous sommes en République, et que la République ne tolère ni racisme ni violences.” Les bras nous en tombent face à cet argument de l’universel décrété. Frédéric Lordon confiait déjà son agacement face à un sophisme similaire :
De Lallement, Morvan (ex-DGPN), Jullien (directrice IGPN) à Macron et Philippe (mais sans passer par Castaner dont le grelot ne rend du son qu’agité au Macumba), c’est la même idée obstinée, le même entêtement buté, dernier rempart justificateur à quoi il faut impérativement tout accrocher pour que tout ne sombre pas dans l’indignité pure. « L’État détient le monopole de la violence légitime ». Il s’ensuit 1) que toute autre violence est illégitime et 2) que la violence d’État n’est jamais illégitime — puisqu’elle est légitime. On en est là de la « réflexion »… Alors il ne peut pas y avoir de « violence policière », puisque la police est l’État et que la violence d’État est légitime. Voilà le fond de casserole incrusté, qui sert de pensée à ces individus. On peine pourtant à croire que quiconque puisse voir un argument sérieux dans une pure pétition de principe, démonstration entièrement circulaire qui présuppose ce à quoi elle veut aboutir. (janvier 2020)
Enfin, en se contentant, sur la question des discriminations et du racisme, soit d’une négation des faits (alors que certains ne font plus débat), soit en se limitant à une interprétation seulement morale et individualisée : il y a des policiers racistes, il n’y a pas de problème structurel, pas de climat d'impunité généralisée entretenu par le laxisme de l'institution. Affirmation dont la pertinence se mesure à l’intensité de nos rires (jaunes) lorsqu’un officiel indique que “l’IGPN a été saisie”.
Même si on n’attend pas de médias généralistes qu’ils nous renseignent sur la subtilité des débats universitaires, on est en droit d’attendre qu’ils nous éclairent sur ces nouveaux termes, scientifiques ou militants, qui sont mis en circulation (“racisme systémique”, “racisme institutionnel”, “racisés”, etc.).
On aimerait bien également, concernant les violences policières en général, que les grands médias tordent le cou à cette idée que “les policiers sont plus sanctionnés que les autres fonctionnaires”. En effet si les policiers sont très contrôlés et/ou sanctionnés pour des manquements inaperçus du public (par exemple : irrespect pour la hiérarchie, vols de matériel administratif, mais aussi violences dans la vie privée), ils ne sont que très peu sanctionnés pour les usages abusifs de la force en service (ce qui est le plus perçu par le public). On lira sur ce sujet les travaux du sociologue Cédric Moreau de Bellaing.
Malgré cette complaisance médiatique, il semble que la société française, elle, commence à s'apercevoir qu'il y a un problème avec sa police. C’est aussi ce que suggère la chute de la cote de confiance de la police, sans doute liée aux violences lors du mouvement des Gilets Jaunes. On adhère de moins en moins au discours de l'État, de la police, de la droite et de l'extrême droite cherchant à isoler des segments de la population pour les désigner comme ceux sur qui peut s’exercer légitimement la violence : “casseurs” versus “manifestants pacifiques”, journalistes "militants" versus "vrais" journalistes, “ultra-gauche”, “ultra-jaunes”, etc. (Sur la construction médiatico-policière de l’ennemi intérieur, voir cet entretien avec Mathieu Rigouste.)
Tout se passe comme si l'opinion publique acceptait de moins en moins l'idée que lorsqu'il y a usage abusif de la force policière, ses victimes l’ont forcément, d'une manière ou d'une autre, mérité.
Voir aussi https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?X7YIsA
Le 26 février dernier la Commission Européenne a signifié à la France qu’elle devait aller plus loin si elle voulait baisser ses émissions de Gaz à Effet de Serre de 40 % en 2030. De son côté, le Haut Conseil pour le Climat mis en place par le Président de la République, rappelle que la France « n’est pas sur la bonne trajectoire » pour atteindre la neutralité carbone en 2050.
Face à ces constats, les mesures proposées par le gouvernement pour le bâtiment conduisent à une électrification massive des usages thermiques sans chercher forcément à réduire significativement les niveaux de consommation lors des rénovations, ni à recourir abondamment à la chaleur renouvelable. Cette stratégie risque de s’accompagner d’une augmentation de la précarité des ménages par la hausse des factures de chauffage, d’une disparition importante d’emplois, et de l’abandon d’un mix énergétique diversifié conduisant de manière équilibrée à une décarbonation beaucoup plus résiliente aux aléas futurs inévitables.
Dans une lettre ouverte au Premier ministre publiée le 9 juin, 18 organisations appellent les pouvoirs publics à revoir d’urgence cette stratégie aux conséquences graves et irréversibles, en revenant sur les arbitrages de cette réforme qu’elles jugent dangereuse et inappropriée au regard des objectifs environnementaux que la France doit atteindre. Elles souhaitent qu’une réelle concertation soit mise en place et proposent dans ce cadre la réalisation, en substitution de cette réforme, d’un grand programme de rénovation à très haute efficacité recourant massivement aux sources de chaleur renouvelables et aux pompes à chaleur performantes.
La lettre (téléchargeable ci-dessous) est ouverte à des signatures complémentaires sur cette plateforme en ligne https://www.soutiens.online/.
Document(s) à télécharger - lettre ouverte (pdf) - communiqué (pdf)
Connue / https://twitter.com/nWassociation/status/1270708772323782656
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Association négaWatt @nWassociation · 10h @nWassociation fait partie des 18 organisations qui appellent, dans une lettre ouverte adressée à @EPhilippePM
, à mettre en cohérence la politique énergétique française dans le #bâtiment avec les objectifs poursuivis #RE2020 #DPE #BBC - 2 - 12 - 13
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Clés : Discriminations ; Répression
Treizième épisode de notre module d’actu bi-hebdomadaire, diffusé aussi les vendredis, et on va parler de ce paradoxe. Au sommaire :
- la rue, qui est parvenue à lever de fait l’interdiction des rassemblements publics de plus de dix personnes, en imposant au pouvoir les manifestations antiracistes qui se sont déployées massivement ce week-end dans les grandes villes de France, en écho à un mouvement mondial ;
- la multiplication des signaux rendant impossible la réfutation des violences policières en France, notamment avec la sortie du rapport annuel du Défenseur des droits, Jacques Toubon, et de celui de l’IGPN qui évoque une augmentation importante (+41%) des saisines pour violences volontaires entre 2018 et 2019 ;
- la sortie du silence d’Emmanuel Macron, obligé de communiquer sur les faits récurrents qui éclaboussent sa police ;
- les polémiques qui déchirent une partie de l’opinion sur les réseaux sociaux, quant au regard à porter sur le mouvement “Black lives matter” et ses expressions en France. Mascarade au service “de l’agenda de guerre raciale du milliardaire et spéculateur américain d’origine hongroise, George Soros” ? Opportunité historique d’articuler des combats - la lutte contre le racisme et contre les inégalités - qui, bien posés, sont forcément complémentaires ? Et si les Français, qui ont beaucoup de choses à se dire, se parlaient franchement pour avancer ensemble ?
Connu / https://twitter.com/LeMediaTV/status/1270279470352527361
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Le Média @LeMediaTV · 19h "#BlackLivesMatter est une opportunité historique d’articuler des combats - la lutte contre le racisme et contre les inégalités - qui, bien posés, sont forcément complémentaires."
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Transcription : ... penser "articulation des luttes" et non pas convergence ++ ...
dans Actualités du mouvement, Assemblée représentative 2020, Réseau des élu·es
Dans le cadre de l’Assemblée représentative 2020, retrouvez la vidéo de présentation
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Si vous avez été élu·e lors du premier tour des élections municipales, vous pouvez rejoindre le réseau des élu·es insoumis·es et citoyen·nes afin de recevoir des informations et participer à ce réseau.
Contact : elus@lafranceinsoumise.fr
Clés : Extrème droite ;
Vous pouvez retrouver tous les contenus de Julien Théry en consultant sa page.
Extrême droite
Eric Zemmour, deux fois condamné pour incitation à la haine raciale, vient encore de s'illustrer par ses outrances islamophobes lors de la "Convention de la droite" le 28 septembre 2019. Et une fois de plus, les médias dominants ont relayé avec complaisance son délire haineux. C'est l'occasion de rencontrer l'historien Gérard Noiriel pour le livre qu'il vient de consacrer à un parallèle frappant entre Edouard Drumont, antisémite furieux qui connut un grand succès dans les années 1880-1910, et Eric Zemmour, islamophobe obsessionnel chéri des médias d'aujourd'hui. Gérard Noiriel ne se place pas sur le terrain de la polémique, mais sur celui de la recherche historique rigoureuse, en comparant attentivement les textes et les contextes.
Sa démonstration est magistrale : les itinéraires sociaux, tout comme les thèmes et méthodes rhétoriques de ces deux histrions, de même que la façon dont ils font le bonheur des mass-medias, sont remarquablement similaires. Dans les deux cas, il s'agit au fond d'éluder la question sociale au profit de la question nationale (et/ou "raciale"), en appelant à éradiquer un ennemi de l'intérieur.
"Les racines de la France, c'est nous, c'est vous"
Deux manifestations pour une même cause. Rendre hommage à Georges Floyd et dénoncer les violences policières. C’était la configuration étonnante qu’offrait la capitale ce samedi.
Le premier rassemblement – officiellement interdit, mais toléré - s’est tenu place de la Concorde, à proximité de l’ambassade des États-Unis. Le bâtiment était inaccessible, défendu par un mur de grilles mobiles de la police.
Organisé par la Ligue de défense noire africaine, la tonalité était radicale.
Cependant, parmi les participants, le discours était nettement plus mesuré. Certains se sentaient d’ailleurs davantage en résonance avec la manifestation de mardi dernier, porte de Clichy, à l’appel d’Assa Traoré, la sœur d’Adama Traoré.
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Connue / https://twitter.com/LeMediaTV/status/1270016484228521985
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Le Média @LeMediaTV
"À partir du moment où les flics sont protégés et qu’il y a toujours des non-lieux, le message il est clair : “On vous tue, on vous violente, on vous humilie et il n’y aura rien d’autre”."
.#BlackLivesMatter #Paris 2,3 k vues 2:47 / 8:17
5:35 PM · 8 juin 2020 41 Retweets 61 J'aime
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ASSEMBLÉE NATIONALE
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Jeudi 4 juin, la commission d'enquête sur les obstacles à l'indépendance de la justice présidée par Ugo Bernalicis auditionnait le général Christian Rodriguez, directeur général de la Gendarmerie nationale et Frédéric Veaux, directeur général de la Police nationale.
Rassemblement « Justice pour Adama Traoré », 2 juin, Paris. Photo : Pierre Joigneaux pour L'insoumission
Article rédigé par le groupe thématique « Antiracisme » de La France insoumise.
« Justice pour Adama ! I can’t breathe ! Pas de justice pas de paix ! Justice pour Georges Floyd ! Black Lives Matter ! » Ils et elles étaient des dizaines de milliers à hurler à pleine voix, à tenir bras tendu leurs pancartes, à imposer leurs paroles, leurs visages, leurs mots aux politiques et aux médias français.
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Le problème des violences policières s’est retrouvé aggravé par la période de confinement et la loi d’urgence sanitaire
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Comme le précise l’article 12 de la Déclaration des droits de l’Homme, la force publique policière est instituée « pour l’avantage de tous et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée ».
Mais comment faire pour que cela change ?
En introduisant le récépissé de contrôle d’identité, en interdisant certaines méthodes d’immobilisation létales comme le plaquage ventral ou le pliage qui sont responsables de la mort par asphyxie, en démilitarisant les équipements des forces de sécurité (interdiction des LBD, des grenades GLI-F4), en limitant le recours aux drones et à la surveillance numérique mais aussi en protégeant les droits des personnes filmant les contrôles policiers, ainsi qu’en formant les policier·es pour déconstruire les préjugés et les habitudes. Sans ces vidéos, les gens n’ont aucun moyen de contester la parole des policier·es sur les circonstances d’une intervention policière. Amal Bentounsi l’a bien compris en créant l’application UVP (Urgence Violences Policières) qui permet de sauvegarder à distance les images filmées par un téléphone portable.
La suppression de l’IGPN (l’inspection générale de la police) s’impose aussi, alors qu’elle représente aujourd’hui un super syndicat de la police qui la couvre systématiquement. L’ONG l’ACAT ou la CEDH (Convention Européenne des Droits de l’Homme) prônent son remplacement par un organisme indépendant de contrôle.
Pour imposer ces changements, il faut poursuivre la dynamique enclenchée par le Comité Adama avec cette mobilisation du 2 juin. « Le peuple est sorti » nous dit Assa Traoré. Soyons encore plus nombreuses et nombreux pour desserrer l’étau de la répression policière et du racisme systémique qui écrase et divise nos luttes.
Le « Je n’arrive plus à respirer » d’Adama Traoré doit raisonner ici comme le « I can’t breathe » de Georges Floyd là-bas. Avec la même force, avec la même rage, avec la même détermination.
Qu’ils reposent en paix ! Let them breathe !
Connu / https://twitter.com/FranceInsoumise/status/1270021459944013824
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La France insoumise @FranceInsoumise · 6h
Face à l’évidence des faits et aux nombreuses condamnations de la France par des instances internationales, les gouvernements et les médias opposent le mur du déni.
Mais comment faire pour que cela change ?
Contribution du groupe thématique Antiracisme. 3 - 26 - 35
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Entretien
C'est en habits d'apparat que les peuples indigènes d'Amazonie ont assisté au Forum social mondial de Belem, au Brésil, en 2009. Reuters
Les 6 000 peuples autochtones, qui tentent de survivre et de préserver leurs cultures à travers le monde, font partie des populations les plus vulnérables de la planète. Confrontés aux menaces sanitaires et à de multiples autres pressions, ces peuples, dont les droits ont été internationalement reconnus, sont toujours marginalisés. Explications de Patrick Bernard sur ceux qu’on nomme aussi « les peuples racines ».
Patrick Bernard est ethnographe, auteur, réalisateur et conférencier engagé depuis plus de quarante ans aux côtés des ethnies minoritaires et des « peuples racines » à travers le monde. Avec Visier Sanyü, historien naga, il fonde l’Icra International http://www.icrainternational.org/, un mouvement international de solidarité avec les peuples autochtones, puis il crée le Fonds mondial pour la sauvegarde des cultures autochtones, et la Fondation Anako http://fondation-anako.org/.
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environ 200 millions de personnes, soit 4% de la population mondiale, comprenant 6 000 peuples disséminés à travers la planète. Ils sont comme des touches de couleurs rebelles à l’uniformisation du monde dont l’existence est menacée et les droits bafoués. Ils sont victimes de la colonisation des terres, de la destruction des forêts nourricières, des pollutions environnementales, de la négation des cultures, des spiritualités et des identités socio-politiques. Une multitude de peuples oubliés qui subissent aujourd’hui le prosélytisme de religions qui n’acceptent pas la différence, l’invasion de leurs territoires par des colons, des firmes exploitant or, bois, pétrole, uranium, énergies hydroélectriques, détruisant l’environnement dont ils dépendent.
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Un petit village autochtone en Amazonie péruvienne. AFP PHOTO/Ministère péruvien de la Culture
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En Guyane française, un Amérindien arawak de la communauté de Cécilia est décédé dès le début de la pandémie. Un grand nombre de cas a été également décelé chez les Wayampi du village de Camopi et chez les habitants de Saint Georges de l’Oyapock sur la frontière brésilienne. Selon Radio Canada, 40 personnes des communautés des Premières Nations, dont 4 en Saskatchewan, 11 en Ontario et 25 au Québec, ont été déclarées positives dès le 9 avril, et 5 cas sont aussi à déplorer chez les Inuits du Nunavik.
Des indiens d'Amazonie à Manaus, au Brésil, le 26 août 2009. Reuters
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les menaces qui affectent durablement leurs territoires et leurs environnements naturels avec lesquels ils vivent en harmonie depuis des temps immémoriaux. Ces écosystèmes sont garants de leur identité, de leurs croyances et de leurs modes de vie aujourd’hui marginalisés (chasseurs-cueilleurs-ramasseurs, cultivateurs sur brûlis, éleveurs transhumants). De plus, ces peuples sont particulièrement vulnérables aux maladies nouvelles, car leur isolement ne leur a pas permis de développer les résistances suffisantes aux maladies apportées de l’extérieur.
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Un chef indigène sur des terres brûlées, dans l'État du Mato Grosso, au Brésil, le 28 août 2019. (Image d'illustration) REUTERS/Amanda Perobelli
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►À lire aussi : Coronavirus : la protection des peuples d'Amazonie au programme des politiques http://www.rfi.fr/fr/am%C3%A9riques/20200515-coronavirus-amazonie-protection-indiens-travail-politiques
Un Amérindien d'Amazonie. Getty Images/Luoman
Ces peuples disposent de droits reconnus sur le plan international mais souvent peu respectés. ... les droits autochtones sont reconnus par la Convention 169 de l'OIT et par la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones de l'ONU adoptée en 2007.
La Convention 169 a été adoptée en 1989 par l'OIT mais elle n'a été ratifiée depuis que par 23 pays, essentiellement latino-américains. Cette convention est le seul instrument juridique international contraignant relatif aux peuples indigènes et tribaux, reconnaissant notamment leurs droits collectifs à la terre et leur droit à l'autodétermination. La France ne l'a pas ratifiée, car elle ne veut pas que soit reconnue à certaines communautés la prévalence des droits collectifs sur les droits individuels. Par ailleurs, la notion de peuples autochtones est incompatible avec la Constitution française.
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L’ensemble de l’Humanité aurait beaucoup à apprendre des derniers peuples sages. Leur message aux autres hommes pourrait consister à conseiller un retour à un peu plus de modestie face au monde qui nous entoure et à reconsidérer l’indispensable respect de nos différences qui doivent être cultivées plutôt qu’effacées systématiquement car, la vraie richesse n’étant pas matérielle, ce sont de nos différences que naissent nos véritables richesses et valeurs. En guise de conclusion, je dirais que ce sont ces hommes que certains qualifient de « primitifs » qui m’ont appris le sens du mot « civilisé ». S’il faut se ressembler un peu pour se comprendre, il faut être différents pour s’aimer.
►À écouter aussi : Amazonie : les indigènes confrontés au Covid-19 et à l’invasion des orpailleurs illégaux http://www.rfi.fr/fr/podcasts/20200512-amazonie-les-indig%C3%A8nes-confront%C3%A9s-covid-19-et-%C3%A0-linvasion-orpailleurs-ill%C3%A9gaux
Clés : Brésil Afrique Amazonie Droits de l’homme Société Environnement Notre sélection Coronavirus
Connu / https://twitter.com/JMJancovici/status/1269715815525482498
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Jean-Marc Jancovici @JMJancovici · 5h
Les «peuples racines» face au monde et au coronavirus
Ce sont des sociétés de l’autosuffisance dont la devise pourrait être : « puiser sans épuiser », au contraire des sociétés de l’accumulation. - 3 - 11 - 27
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Ndlr :
- Si JMJ soutien AUSSI les peuples premiers, tous les espoirs sont permis :-) => Valoriser ACT
- contribuer à faire reconnaître au plus vite les droits des peuples autochtones notamment en Guyane ACT
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Bienvenue dans la 44ème revue d'activité parlementaire de Danièle Obono qui revient sur l'actualité du mois de mai.
Au programme : la situation politique et sociale ; les luttes de l'hôpital public dont celle à Robert Debré (Paris 19e) pour plus de moyens et de démocratie ; les manifestations #blacklivesmatter et contre les violences policières avec un témoignage de Amal Bentounsi, membre fondatrice du collectif “Urgence notre police assassine”; et la journée d'initiative parlementaire de La France insoumise à l'Assemblée nationale. Bon visionnage !
SÉQUENCES
- 0 :12 Edito politique (Danièle Obono)
- 07:06 Témoignage des soignants de l'hôpital de Robert Debré
- 09:37 L'agenda des luttes, la marche des solidarités et blacklivesmatter
- 17:28 Témoignage de Amal bentounsi sur les violences policières
- 24:25 Retour sur le déroulement de la niches parlementaire LFI
POUR EN SAVOIR PLUS
Hôpital public
- Collectif de soutien à l’hôpital Robert Debré (19e): https://www.facebook.com/soutienalhopitalparis19/
- Collectif inter-hopitaux : https://www.collectif-inter-hopitaux.org/
- Caroline Fiat, députée insoumise, aide-soignante : https://twitter.com/CarolineFiat54
Violences policières
- Collectif “Vies volées” : https://www.viesvolees.org/
- Collectif “Justice et vérité pour Lamine Dieng” : https://www.facebook.com/collectif.laminedieng
- Collectif “Vérité pour Adama” : https://www.facebook.com/La-v%25C3%25A9rit%25C3%25A9-pour-Adama-160752057668634/
- Collectif “Urgence notre police assassine” : https://www.facebook.com/Urgence.notre.police.assassine/
- Communiqué du groupe de La France insoumise à l'Assemblée nationale : https://lafranceinsoumise.fr/2020/06/05/pour-une-police-republicaine-il-faut-faire-cesser-les-violences-et-le-racisme-qui-sy-perpetuent/
Journée parlementaire LFI du 4 juin 2020
- Les propositions de lois et de résolutions et le direct de la journée : https://lafranceinsoumise.fr/assemblee-nationale/niche-parlementaire-26-mars-2020/
- Les interventions de Danièle Obono et Mathilde Panot : https://deputee-obono.fr/proposition-resolution-lfi-pour-une-bifurcation-ecologique-et-solidaire/
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Connue / https://twitter.com/LeFildActu1/status/1269181230345531398
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Fil d'Actu Officiel @LeFildActu1
Comment croire #Macron promettre la production en France de 1 million de voitures électriques, quand #Renault réduit de 800 millions d'euros sa recherche et développement ? #Guyancourt #VoitureElectrique #lemondedapres #ElonMusk
NOTRE ANALYSE 0:41 771 vues 2 Mo 10:16 AM · 6 juin 2020·TweetDeck 16 Retweets 29 J'aime
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MAISON D'ARRÊT DE BÉTHUNE
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Après deux mois de procédure et une décision favorable du Conseil d'État, Nicole Belloubet et l'administration pénitentiaire ont enfin permis que le député Ugo Bernalicis exerce son droit de visite accompagné de la presse, à la prison de Béthune.
Accompagné d'une journaliste, il a pu observer le fonctionnement des services pénitentiaires en phase de déconfinement et constater la manière dont le gouvernement a adapté la vie en prison aux exigences sanitaires. La reprise des activités de réinsertion tarde mais les conditions sanitaires s'améliorent.