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Mercredi 17 juin, Ugo Bernalicis intervenait lors de la discussion générale de la commission des Lois sur les nouvelles mesures de suretés à l'encontre des auteurs d'infractions terroristes à l'issue de leur peine.
Alors qu'en matière pénale, la création de dispositifs préventifs a permis d'incarcérer des individus n'ayant commis aucune infraction et que des moyens importants ont été octroyés aux services de renseignement dans le cadre de la lutte anti-terroriste, le gouvernement vise à confondre davantage la notion de peine et celle de prévention. Cette nouvelle restriction des libertés n'a qu'un seul objet : répondre à l'agenda politique imposé en la matière par la droite extrême et l'extrême droite.
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Revivez le discours d'Éric Piolle hier soir lors de notre grand meeting du premier tour ! Ici c'est Grenoble ! ✊💚
https://www.grenobleencommun.fr/
Transcription : ... grenoble, nous sommes encore des pionniers, nous l'avons vu en visitant une entreprise, Novum Tech, qui reconvertie des véhicules thermiques en véhicules électriques. On touche là l'essentiel : ne plus jeter, reconvertir, recycler, ...
dans Actualités, Communiqués de presse, La délégation au Parlement européen, Le groupe parlementaire à l'Assemblée nationale
Communiqué de l’intergroupe parlementaire de La France insoumise.
... salue cette initiative associative nationale d’actions de désobéissance pacifique au productivisme aveugle et climaticide. Cette journée s’inscrit pleinement dans son combat pour une bifurcation écologique.
L’insoumission à leur monde toxique est nécessaire. Leur relance verte est un leurre pour que tout change sans que rien ne change.
Le monde d’après se bâtit maintenant. L’auto-organisation et la désobéissance aux injonctions consuméristes en sont des piliers. Nous appelons donc à soutenir et participer à ces différentes actions, présentes et à venir.
Pied à pied, sur le terrain des projets inutiles comme sur le terrain parlementaire nous menons le combat des idées. Ensemble, par l’Appel du 17 juin et bien d’autres initiatives nous redessinerons un futur désirable pour nos existences, pour un Avenir en commun.
Retrouvez la carte des actions à cette adresse dans le cadre de l’Appel du 17 juin. http://umap.openstreetmap.fr/fr/map/agir-17-juin-contre-la-reintoxication-du-monde_469923#6/47.539/3.296
Avec les évènements de Dijon, une certaine officialité et tous les réseaux de la fachosphère pensent tenir une illustration de leurs fantasmes racistes et xénophobes. Bien-sûr, tous en chœur, ceux-là se dépêchent de mettre en cause ma remarque sur la nécessité de désarmer autant que possible la police. En le faisant, les uns et les autres ont donné des verges pour se faire battre. Car ils ont montré, une fois de plus, qu’ils ne comprenaient rien au fonctionnement de l’État ni à celui de la police. Et ils ont aussi manifesté un incroyable mépris pour les élus locaux.
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Aux Grésilles les gens ont eu peur et on les comprend. Ils savaient que la police c’est juste pour les contrôles d’identité et dans leur cas ce fut vrai. Aucun policier n’est venu faire une clef d’étranglement aux Tchétchènes. Aucun n’est venu les dissuader en arborant son arme de service. Et je leur donne raison. Car ce n’était pas de leur compétence. Les tâches de police de cette nature relèvent d’abord du renseignement intérieur, en préventif, puis, pour l’action contre une bande armée, soit du RAID (police) ou GIGN (gendarmerie). Il faut être très ignorant des tâches de police ou vivre dans une série B venues des États-Unis pour se figurer qu’une police armée déboulant arme aux poings soit la réplique adaptée à une telle situation.
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il y aurait entre 10 et 15 millions d’armes en circulation en France. Mais 4 millions d’entre elles seulement seraient déclarées
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Encore ! Pour la quatrième fois depuis la crise sanitaire le président de la République nous parle. La dernière fois, c’était pour nous vendre des voitures. Cette fois-ci peut-être allait-il annoncer une tournée dans les bistrots et restaus réouverts à fond les ballons. Mais rien. Juste un collage soporifique de grands mots empruntés à toutes les familles politiques et débités comme on enfile des perles. Le président a parlé de tout mais n’a rien dit. On verra en juillet, a-t-il promis. Mais alors pourquoi avoir parlé cette fois-ci ? Un véritable feuilleton de bavardages nous est infligé. Mais, admettons-le : en juillet les macronistes auront besoin d’effacer très vite leur bilan des municipales. On doit donc s’attendre à voir l’annonce du nouveau dispositif présidentiel. Une fois déployé il formera la base de la campagne macroniste pour 2022. C’est utile de le comprendre.
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stratégie de sortie du confinement économique. Le propos présidentiel se résume à peu de choses : « il va falloir travailler plus »
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Le séparatisme, ce serait les musulmans et les populations des quartiers pauvres et pas celui des riches qui font sécession par l’exil fiscal et la construction de quartiers forteresses.
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Interdiction illégale, salut nazi, gazage intempestif : la foule anti-raciste a résisté à toutes les provocations de la macronie
... Apres avoir donné son accord à une marche en sortie de la place de la République, le préfet de police a retiré soudainement cette autorisation et fait nasser les manifestants. ... Le salut nazi depuis le toit pourtant bel et bien photographié n’a donné lieu à aucune déclaration ni remarque de la police, ni de la justice, ni des officines spécialisées dans la dénonciation du prétendu antisémitisme des manifestants. Les voisins et un seul acrobate ont eu raison de cette momerie raciste. Les prétendues « forces de l’ordre » préféraient réserver leurs coups aux piétons sans défense de la place. Mais ils ont dû exfiltrer eux-mêmes les jeunes bon chic bon genre qui se faisaient des selfies dans le car de police tout sourire
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Au second tour des municipales…
Le 28 juin, c’est le second tour des élections municipales. Partout où des insoumis sont engagés, je vous appelle à vous mobiliser. Vous apporterez ainsi votre appui à des programmes d’intérêt général présentés par des gens engagés dans la vie civique associative et sociale. Les listes insoumises maintenues au second tour ne le sont jamais sans de solides raisons. Face aux bureaucraties locales qui redoutent l’entrée des Insoumis au conseil municipal, nos amis choisissent le courage d’exister par le seul appui des électeurs.
Pour ce deuxième tour, les insoumis sont présents dans près de 170 communes sous les formes variées que le mot d’ordre de « fédération populaire » autorise. À titre de comparaison, le RN reste en liste dans une centaine de communes. LREM se maintient dans un peu plus de 200 communes, souvent en alliance avec la droite.
Nous sommes donc bien présents. Mais aussi bien placés. Au second tour, de nombreuses victoires sont possibles grâce au travail des Insoumis.
À Toulouse, la liste Archipel, initiée par un collectif de citoyens avec l’appui de LFI et d’EELV, a réalisé 27,57% au soir du 1er tour. Après sa fusion avec la liste PS-PCF, elle peut l’emporter le 28 juin face au candidat LR également soutenu par Macron. Les insoumis seraient alors nombreux au conseil municipal.
À Lyon, notre liste a réalisé le beau score de 10% au premier tour. Pour le second elle a accepté un accord avec EELV, le PS et le PCF. La victoire est à portée de main. Nathalie Perrin-Gilbert intégrerait alors l’exécutif et nous pourrions disposer d’un groupe dans le futur conseil municipal. Ce serait un bel évènement pour cette grande ville que toutes les cultures politiques lyonnaises soient enfin représentées au conseil municipal.
Au Havre, les insoumis sont engagés au côté d’un collectif citoyen sur la liste conduite par le député communiste Jean Paul Lecoq. Toutes nos forces sont mobilisées pour l’emporter face au Premier ministre le 28 juin prochain. Je me trouverai sur place le 19 juin prochain.
À Bagnolet, en région parisienne, la liste citoyenne soutenue par LFI et le PCF a été rejointe par les candidats écologistes en vue du second tour. Face au candidat PS, la victoire est là aussi possible.
À Tours, les insoumis ont mené campagne commune avec des écologistes, des socialistes, des membres de Générations. Notre liste est arrivée en tête au soir du premier tour et affrontera la coalition de la droite et d’En Marche au second tour. Les insoumis Bertrand Renaud et Marie Quinton, 3e et 6e de liste, sont bien placés pour intégrer le conseil municipal.
À Amiens Evelyne Becker, syndicaliste Goodyear et cheffe de file LFI est numéro 2 de la liste conduite par Julien Pradat qui n’appartient à aucune formation politique. Avec le soutien de nombreux partis de gauche ils peuvent l’emporter en triangulaire face à deux listes de droite. Je me trouvais sur place avec François Ruffin pour lancer la campagne électorale de nos amis.
Enfin à Grenoble, le tandem Eric Piolle – Elisa Martin, à la tête d’une liste soutenue par LFI, EELV, le PCF et des collectifs citoyens devrait gagner à nouveau après la victoire de 2014 bâtie sur cette alliance que le PCF a rejoins depuis.
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À propos de l'allocution présidentielle de la veille, Thomas Piketty est catégorique : "Il n'a vraiment pas dit grand chose, je suis fasciné par ce type de communication politique, même Trump a des journalistes en face".
"Ce qui m'embête ce sont les non-dit, il a déjà augmenté les impôts" poursuit-il.
"Quand il n'y a personne en face, aucun journaliste (...) l'absence de contradiction est problématique"
L'université sur le carreau
"On a besoin de redémarrer l'économie autrement que ce qu'on a l'a laissé, on a besoin d'un plan d'investissement sur l'éducation, la formation, il faut se rendre compte du gâchis accumulé sur notre jeunesse" estime l'économiste.
"Le lycée et l'université, c'est quelque chose de pas du tout important par rapport aux cafés" ironise-t-il.
"Il y a un gâchis par rapport a toute une génération, une année complètement blanche"
"On a besoin d'investissement matériel, de moyens (...) même du point de vue économique, la prospérité économique vient de cette avance éducative".
"L'ISF devrait rapporter une dizaine de milliards d'euros" affirme l'économiste, qui explique : "Le plan européen, c'est 500 milliards d'euros, a peine 3% du PIB européen sur 5 ans : en faire une immense avancée historique, sachant qu'on garde un grande opacité dans la prise de décision ….pour replacer les choses, 12 ans après la crise de 2008 on reste dans les demi mesures".
Accepter le "débat citoyen" sur le colonialisme
"Refuser la discussion comme semble le faire Emmanuel Macron, c'est compliqué(...) Haïti, pour avoir le droit d'arrêter d'être esclave, a payé à la France une dette considérable : je voudrais que chacun puisse se faire son idée" explique Thomas Piketty : "Il faut accepter de rentrer dans ce débat. On continue encore aujourd'hui de réparer des spoliations qui ont eu lieu pendant la première et seconde guerre mondiale".
"Il faut accepter la discussion démocratique sinon ne va pas pouvoir affronter le passé et passer à la suite" .
Connu / https://twitter.com/MaximCombes/status/1272441939661664256
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... La #CRDS, qui aurait du s'éteindre en 2024, a été prolongée jusqu'en 2033 minimum. Une alternative était possible : que l'Etat prenne en charge cette dette publique liée au #Covid19 plutôt que la refiler à la #SécuritéSociale : cela aurait été moins coûteux et plus juste.
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... Désirant à tout prix se poser en défenseurs de la « démocratie » contre les formes supposées de son dévoiement actuel, ils finissent par assimiler l’ensemble des maux contemporains (personnalisation de la vie politique, « fake news », méfiance envers les institutions, désaffiliation partisane, tendances autoritaires et xénophobes, etc.) à des manifestations d’un populisme omniprésent et néfaste. Ce faisant, ils mélangent allègrement les causes et leurs effets, augmentant plus encore la confusion qui entoure le concept (et qu’eux-mêmes se délectent de dénoncer). Que nous dit un concept qui se confond avec son contraire ? ☰ Par Arthur Borriello
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il n’est pas étonnant que les deux définitions devenues canoniques soient volontairement souples et minimales. C’est le cas de l’approche « idéationnelle » de Cas Mudde, politologue néerlandais, et de celle, « discursive », d’Ernesto Laclau et Chantal Mouffe. Leur contribution est toutefois ambivalente : en proposant une définition plus étroite du populisme, ces approches ont parfois étendu la portée de son application à l’excès, rendant difficile l’établissement de critères suffisamment spécifiques que pour le distinguer d’autres concepts et phénomènes voisins. Ce faisant, elles flirtent toujours avec l’écueil d’élasticité conceptuelle dénoncé par le politologue italien Giovanni Sartori4 ; mal utilisées, elles autorisent des associations douteuses et conduisent à voir le populisme partout, ce qui revient à ne l’identifier nulle part.
« En proposant une définition plus étroite du populisme, ces approches ont parfois étendu la portée de son application à l’excès. »
On doit à Cas Mudde d’avoir conceptualisé le populisme comme une « idéologie fine » (thin-centered ideology) fondée sur la croyance en une division fondamentale du social entre un peuple bon — détenteur de la volonté générale dont l’application devrait être le cœur de l’action politique — et des élites corrompues. La variété des populismes réellement existants est aisément expliquée à partir de cette perspective : ne disposant que d’un nombre très limité de principes, l’idéologie (fine) populiste ne se suffit pas à elle-même et se trouve donc systématiquement associée avec d’autres traditions idéologiques plus « épaisses » (socialisme, nationalisme, libéralisme, etc.). D’où le fait que puissent facilement coexister les populismes de gauche, les populismes du centre et les partis de droite radicale populiste. Cette approche s’est finalement imposée comme la perspective dominante en science politique, probablement en raison de sa plasticité et de son applicabilité aux cas empiriques les plus disparates. Elle a également progressivement percolé dans la sphère politico-médiatique, comme en témoignent les nombreuses interventions de son auteur dans les médias5.
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Dans une veine très différente, la conception « discursive » du populisme proposée par Ernesto Laclau et Chantal Mouffe, développée dans une perspective « post-marxiste », aboutit parfois à des impasses similaires. Pour rappel — nous avons déjà eu l’occasion de détailler les caractéristiques de cette approche ailleurs7 —, ces auteurs présentent le populisme comme une logique politique, c’est-à-dire une façon de construire des identités politiques en articulant entre elles des demandes démocratiques. Le populisme construirait ainsi un sujet populaire, un « nous », à partir d’une opposition à un adversaire (la caste, l’élite, l’establishment), tenu pour responsable de la frustration de ces demandes. L’unité du sujet n’est pas ici le fruit de caractéristiques propres que ses composantes partageraient — à l’instar du prolétariat qui, dans l’approche marxiste, est défini par la position de classe de ses membres — mais bien le résultat d’une commune opposition aux élites du système. Cette commune opposition est ce qui permet de tisser des liens (Laclau et Mouffe parleraient de « chaînes d’équivalence ») entre des demandes a priori extrêmement hétérogènes. La nature exacte du sujet populaire dépend donc d’un processus contingent de construction de la frontière politique entre « eux » et « nous ». Par conséquent, selon l’adversaire visé (les élites politiques et/ou économiques, les intellectuels, les minorités ethniques, etc.) et le type de demandes articulées, le populisme peut revêtir des formes émancipatrices ou réactionnaires.
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De la désintermédiation au « moment » populiste
... processus, à l’œuvre depuis le milieu des années 1970, et de façon plus marquée depuis les années 1990–2000, ont contribué à progressivement creuser un vide vertigineux entre les citoyens et leurs représentants, comme le politologue irlandais Peter Mair l’a montré dans son analyse magistrale12. D’une part, on a assisté à un lent processus d’individualisation et de désaffiliation dans les sociétés occidentales : les groupes sociaux se sont complexifiés, rendant leur structuration et représentation par des corps intermédiaires de plus en plus aléatoire et difficile. Outre les syndicats, les églises, les clubs et les associations, les organisations à avoir le plus souffert de ces transformations sont celles qui assuraient la représentation de ces groupes sociaux auprès de l’État : les partis politiques et leurs élites. D’autre part, en réponse à ces évolutions, ces derniers ont progressivement cherché de nouvelles formes de légitimation. Après s’être émancipés de leurs groupes sociaux respectifs (devenant ainsi des partis dits « attrape-tout »), ils se sont petit à petit réfugiés dans les institutions étatiques au point de se confondre pratiquement avec celles-ci ; en parallèle, fleurissait chez les élites un discours de défense des institutions et de la stabilité économique contre les « excès » des demandes démocratiques, discours confinant parfois à une véritable « haine de la démocratie13 ».
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Fait remarquable — car il explique bon nombre de confusions — ces trois types d’acteurs (le centre libéral-technocratique, l’extrême droite et les partis verts) présentent des caractéristiques organisationnelles communes, relatives au processus de désintermédiation touchant les sociétés occidentales dans leur ensemble. Plus elles sont récentes, plus ces formations sont enclines à se présenter comme des mouvements ou des plateformes plutôt que comme des partis (le cas Macron est emblématique à cet égard), refusent le degré d’institutionnalisation de ces derniers et sont extrêmement dépendantes de la figure de leur leader. Celui-ci est en effet seul à même d’incarner l’homogénéité de ces mouvements au vu de la quasi-absence de cadres intermédiaires qui les caractérisent — un trait qui, encore une fois, doit plus à la donne contemporaine qu’à une caractéristique intrinsèque du populisme en tant que tel.
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Sont alors apparus en Europe des mouvements populaires que l’on croyait spécifiques au contexte de l’Amérique latine, fustigeant l’oligarchisation rampante et réclamant un processus de démocratisation de nos sociétés au nom de la souveraineté populaire. L’Europe connaissait enfin son « moment populiste ».
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Ce n’est pas le populisme qui constitue le nouveau Zeitgeist du XXIe siècle16, mais bien le processus de dé-démocratisation et de désintermédiation, cette lame de fond beaucoup plus puissante et préoccupante, dont le populisme ne constitue que l’écume, au même titre que les autres nouveaux mouvements politiques à succès. Notre critique devrait donc se concentrer sur ces transformations socio-politiques que traversent les démocraties occidentales et qui, mises bout à bout, font système : la confiscation technocratique d’une partie de la décision politique (en particulier en matière d’orientations économiques), la perte de pouvoir des assemblées législatives, la dérégulation des activités financières et le détricotage des États-providence, la professionnalisation de la vie politique, la convergence idéologique des principales familles partisanes, le déclin des formes conventionnelles de participation politique, etc. Plutôt que de fustiger le populisme et de voir en lui une menace pour la démocratie17, la question normative à se poser devient celle de son potentiel réel de démocratisation, eu égard au contexte d’émergence qui est le sien et aux stratégies qu’il développe.
La fin du « moment » populiste ?
... C’est probablement en France, où les accomplissements de ces mouvements ont jusqu’ici été moindres, que leur potentiel de mobilisation reste le plus intact.
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si les familles politiques traditionnelles sont si promptes à accuser l’hydre populiste, c’est probablement parce que cela leur permet de détourner l’attention du public de leur propre responsabilité dans la dégradation de la représentation démocratique, à bien des égards nettement plus manifeste et critiquable. Il faudra aussi se prémunir contre le label de respectabilité que le qualificatif « populiste » octroie à des partis néofascistes dont la seule vocation est de fournir l’option d’un virage autoritaire et nationaliste au projet néolibéral — car, convenons-en, c’est véritablement la dernière chose dont nous ayons besoin à l’heure actuelle. Cela ne devra pas pour autant nous conduire à surestimer le potentiel de ces mouvements populistes, tant qu’ils n’offrent pas de réponse globale et cohérente à la dégradation démocratique généralisée qui touche nos sociétés. Gageons au moins que, à partir d’une perspective plus informée, nous serons cette fois en mesure de cesser de voir le populisme partout, ce qui nous permettra de l’identifier, de l’analyser et de le critiquer quelque part.
Connu / https://twitter.com/Noe_Francois/status/1272202187138117634
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Noé François @Noe_Francois 6:20 PM · 14 juin 2020·- 1 Retweet
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État d'urgence - Écologie ; Nucléaire
" 40 ans ça suffit, débranchez la centrale nucléaire du Tricastin !" La formule claque sur les banderoles des anti-nucléaires rassemblés dans trois villes. A Lyon, Paris et Pierrelatte, à l'occasion de l'anniversaire du premier réacteur du Tricastin, des représentants des collectifs et associations écologistes sont venus protester contre un éventuel prolongement de son activité. Le Média était sur place.
Ils sont venus se rassembler simultanément, à Paris devant le siège d'EDF, à Lyon devant les locaux de la division territoriale de l'Autorité de Sureté Nucléaire (ASN) et à Pierrelatte devant la centrale nucléaire.
Une quinzaine de personnes, représentant chacune un collectif, une ONG ou une association, se retrouvent sur chaque site pour prendre de surprise les autorités et exiger l'arrêt du réacteur numéro 1 de la centrale du Tricastin. Vieille de 40 ans, elle est la première à avoir fait l'objet d'une quatrième visite décennale de l'ASN.
Ces rassemblements coïncident avec l'audition de l'ASN, qui présente à l'Assemblée Nationale les conclusions de son rapport annuel 2019. Le gendarme du nucléaire est revenu sur sa visite des installations du Tricastin et rappelle qu'il existe un risque spécifique lié aux tremblements de terre.
Ce risque, l'ASN l'exprimait déjà dans ses précédents documents, écrivant que "s'agissant de la digue protégeant la centrale nucléaire du Tricastin, EDF a mis en évidence, en 2017, un risque de rupture d’une de ses parties en cas de séisme de niveau SMS (Séisme Maximum de Sécurité) . L’inondation en résultant pouvait conduire à un accident de fusion du combustible nucléaire des quatre réacteurs de la centrale du Tricastin et aurait rendu particulièrement difficile la mise en œuvre des moyens de gestion d’urgence internes et externes." Des craintes qui poussent l'institution à exiger d'EDF le renforcement de la digue.
Sauf qu'il n'y a pas que les séismes qui menacent la sécurité du site nucléaire. La centrale du Tricastin, qui produit 5% de l'électricité du parc nucléaire français, est pointée du doigt pour sa vétusté et une mauvaise maintenance. Plusieurs enquêtes mettent en évidence des fuites, notamment du tritium. Des doses infimes de ce radio-élément sont présentes à l'état naturel. Or là, ce sont des doses plus importantes, reversées par la centrale, que détectent des experts de la radioécologie dans l'environnement Tricastin.
Autant d'éléments motivent les écologistes à exiger l'arrêt du plus vieux réacteur Tricastin. Mais leur revendications semblent inaudibles dans un climat tendu où les pelotons spécialisés de protection de la gendarmerie (PSPG) chargées de la protection des installations nucléaires sont intervenues lors du rassemblement devant la centrale.
Ces unités de contre-terrorisme sous contrôle tactique du GIGN ont même empêché les journalistes, dont Le Média, de réaliser des images de l'action ou des interviews sur place.
Contacté par Le Média, EDF n'a pas répondu à nos sollicitations.
Connu / https://twitter.com/RemikenzoPages/status/1272203744726462464
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Le Média a retweeté
Rémi-Kenzo @RemikenzoPages · 9h
Dernier reportage #etatdurgence de @LeMediaTV. Je suis parti dans le Tricastin, rencontrer différents acteurs de la filière nucléaire. J'ai couvert un rassemblement d'opposants au site nucléaire. Depuis longtemps je souhaite me pencher sur ce site décrié.
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Ndlr : /tritium cf https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?9MTgBQ
Transports
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Le 12 juin 2020, Adrien Quatennens était l'invité de Jeff Wittenberg sur France 2 pour les 4 vérités. #Les4V #Déconfinement #HôpitalPublic #ViolencesPolicières
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François Ruffin vient de publier "Leur folie, nos vies : la bataille de l'après" aux Editions Les Liens qui Libèrent. L'occasion de revenir avec lui sur la crise que nous traversons, ses conséquences sur ce qu'il appelle « la conscience et la confiance de classe » et le changement de de direction politique qu'il appelle de ses voeux. Il est l'invité de la série Le Long Regards. Rencontre.
Pour retrouver l'interview retranscrite en intégralité, rendez-vous sur www.regards.fr
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Nous avons rencontré Daniel Ibanez, expert à la coordination NO Tav, pour faire un point sur le projet “Lyon Turin “ . Alors que la campagne électorale des municipales "anti-démocratique" (Interdiction de se réunir) se déroule, Thierry Repentin ne souhaite pas parler de ce sujet et Aurélie Lemeur, tête de la liste citoyenne et écologiste au 1er tour et qui a fait fusion avec celle de T.Repentin, pour mener ensemble la liste Demain Chambéry, liste soutenue par le PS, PCF, UDI, Génération S et EELV, n'a rien a dire sur le sujet, ainsi que les écologistes ou citoyens opposants au projet et présents sur la liste au 1er tour. En fait que ce soit au premier ou au deuxième tour : on assiste à une absence totale de débat.
Daniel Ibanez quand à lui dénonce dans ce dossier du Lyon Turin, à la fois une “tricherie“ dans le dernier rapport de la commission, " qui est caviardé sur plusieurs pages un véritable scandale démocratique “ mais c'est aussi, selon lui, une imposture écologique et une aberration économique .
On peut se demander face à ces arguments, si l'électorat écologiste anti TAV appréciera, et pour tout les autres, concernant cette liste si cela ne constitue pas un signe très inquiétant, un de plus, quant à la considération qu'ils peuvent avoir du débat démocratique (c'est à dire contradictoire) dans l'espace public. Comme nous l'avions déjà signalé notre média depuis plus 1 an et dont nous avons pu en faire“ les frais“ (agression physique et verbale de T.Dupassieux, responsable EELV de Chambéry, courriels de protestation et demande d'interview restés sans réponse etc..) ainsi qu' expérimenter à cet occasion leur conception du dialogue. La conquête du pouvoir avant tout...la grande lutte des places est lancée.
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Le député insoumis Alexis Corbière était l'invité d'Oriane Mancini sur Public Sénat dans la matinale.
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Eric Coquerel était l'invité de la matinale de LCI pour parler des manifestations contre le racisme et les violences policières !
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Émissions L'invité du Week End 17 minutes
Le psychanalyste Roland Gori, auteur de "Et si l’effondrement avait déjà eu lieu ? L’étrange défaite de nos croyances" (Les Liens Qui Libèrent), est l'invité d'Eric Delvaux
aussi sur https://www.youtube.com/watch?v=AJj4B8N30FE
Transcription : ... catastrophisme éclairé, livre actualisé avec le covid-19. réflexion critique sur les manières de pensées qui organisent le champ social ... société thermo-industrielle ... notion de progrès démenti par les boucheries du 20ème siècle. Reconstruire un nouveau langage. /libéralisme ... nous fonctionnons encore avec des mots comme "concurrence, compétition, sélection" qui sont caduques ... la notion d'adaptation perd le sens même de l'humain. ... Nous sommes dans une conception d'un rapport à la nature réduite à un stock d'énergie à exploiter à l'infini. C'est de la même manière dont l'humain de traite lorsque on lui demande justement d'être performant, concurrent, compétitif, c'est-à-dire lorsqu'on l'isole de ses semblables et sans doute de lui-même et de l'histoire. ... La pandémie a mis en évidence que nos logiques de profit économique à court terme - je fais allusion par exemple aux masques , la fabrique des respirateurs on bien les réactifs de test. Il va de soi qu'on a regardé quel était le profit économique qu'on pouvait tirer à court terme. Et ça, c'est typique également des civilisations qui s'effondrent. C'est un conflit d'intérêt entre ce que décident les élites et ce qui constitue l'intérêt général. Donc on voit bien par exemple comment l'économie de quelques millions - on va dire ... Ya aussi un appel à la vigiance face à un risque fasciste. Il vient sur les ruines d'une capacité de penser. C'est-à-dire que quelque part, Il y a un lien étroit avec une technicisation de la possibilité de penser, de parler, de vivre. ... il n'y a pas un développement moral, psychologique, culturel à la hauteur de ce développement technique. Et la tentation à partir de ce moment là de réunir justement le vivant - que ça soit l'humain ou la nature - à une pure mécanique, même si elle prend l'allure d'algorithmes ou de configurations digitales. IL FAUT RECONNAÎTRE UNE SPÉCIFICITÉ DU VIVANT. et de pas le réduire aux mécaniques quand bien même elles nous ont apporté des conditions matérielles meilleures. ... enlever la capacité à l'homme de décider. C'est parce qu'il y avait une incapacité à penser et à décider que le fascisme apparaissait. Ne pas confondre causes et conséquences. Retrouver les conditions sociales et culturelles de la pensée, et pouvoir penser le monde en dehors d'une taylorisation de l'esprit qui aboutit à cette cacophonie des experts que nous avons connus justement au temps de la pandémie. L'art est vraiment important et je suis désespéré de voir la place mineure que l'on accorde aujourd'hui aux humanités, la philosophie, l'histoire, la psychanalyse, l'art, etc. Alors que c'est peut-être là que nous avons la possibilité de saisir à tout instant quelque chose d'imprévu pour développer une véritable nouveauté. ... Le discours des collapsologues est le symptôme d'une maladie qui a déjà eu lieu, c'est-à-dire que nous n'avons pas aujourd'hui une nouvelle manière de penser le monde et de faire face aux défis ... Q ...
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NOS SOURCES :
https://www.marianne.net/societe/mort-de-george-floyd-en-france-la-police-blesse-beaucoup-mais-elle-tue-peu
https://www.marianne.net/debattons/editos/manifestations-anti-racistes-paris-n-est-pas-minneapolis
https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/police/violences-policieres/les-saisines-de-la-police-des-polices-ont-augmente-de-23-7-en-2019-plus-de-la-moitie-des-enquetes-ouvertes-pour-des-accusations-de-violences_4000295.html
https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/video-la-colere-monte-contre-l-igpn-soupconnee-de-bacler-ses-enquetes-sur-les-violences-policieres_3632831.html
https://www.bfmtv.com/police-justice/gilets-jaunes-212-enquetes-confiees-a-l-igpn-2-policiers-renvoyes-devant-un-tribunal-1801567.html
https://www.leparisien.fr/faits-divers/violences-policieres-a-l-igpn-ces-affaires-ne-sont-jamais-prises-a-la-legere-22-11-2019-8198940.php
https://www.huffingtonpost.fr/entry/les-francais-ont-de-moins-en-moins-confiance-en-leur-police_fr_5e60c1d9c5b69d641c0b0e96
https://www.ouest-france.fr/societe/police/manque-d-effectifs-commissariats-vetustes-gendarmes-et-policiers-reclament-des-actes-et-des-moyens-6439471
https://www.alternatives-economiques.fr/moyens-augmentation-2014/00062912
https://www.liberation.fr/france/2019/09/30/budget-1-500-postes-en-plus-ou-2-500-emplois-en-moins-dans-la-police-nationale_1754531
https://www.liberation.fr/checknews/2019/02/27/existe-t-il-une-prime-a-la-verbalisation-pour-les-policiers_1711475
https://www.ladepeche.fr/2020/06/08/police-population-comment-retablir-durgence-la-confiance,8923103.php
https://www.lexpress.fr/actualite/societe/l-igpn-innocente-t-elle-systematiquement-les-policiers_2094355.html
https://www.lexpress.fr/actualite/societe/comment-nicolas-sarkozy-s-est-mis-les-policiers-a-dos_1113256.html
https://fr.news.yahoo.com/police-castaner-annonce-larrêt-contrôles-165304479.html
http://www.slate.fr/story/175260/manifestations-gilets-jaunes-police-doctrine-maintien-ordre
Connue / https://twitter.com/LeFildActu1/status/1271457227673489408
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Tweet épinglé Fil d'Actu Officiel @LeFildActu1 · 12 juin
La police française est-elle violente et raciste ? Peut-on évoquer le sujet sans tomber dans les postures caricaturales ?
NOTRE ANALYSE
https://youtu.be/Np_tkqZ4eMM
#BlackLivesMatters #PoliciersenColere #JusticePourAdama - 66 Ko - 4 - 33 - 41
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On a déjà eu le Grand Débat après les Gilets jaunes, les Etats généraux de l'alimentation, des Assises de la mobilité, le Conseil des Citoyens pour le Climat... et voilà qu'après le Covid, Macron remet ça : encore une consultation ! Je n'irai pas. Avant, quand on voulait enterrer un dossier, on créait une commission, maintenant c'est une consultation bidon...
N'oubliez pas de mettre un petit pouce en l'air, de partager, et on vous souhaite un bon visionnage !
Les feuilles mortes : https://www.youtube.com/watch?v=Xo1C6...
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( 11 ) Commentaires
Catégories : Relations entre économie, ressources et énergie ,
Tags : investissement , mobilité , Transition énergétique
Alors que les présidents français et italien viennent d’officialiser leur souhait de voir passer la contribution européenne à la section transfrontalière du Lyon-Turin de 40 à 55%, nous nous interrogeons dans cet article sur les conditions de réussite de ce projet de liaison ferroviaire. La section transfrontalière (constituée principalement du tunnel base, 57km et 8,5 milliards d’euros) est en cours de lancement. Elle constitue la première phase d’un projet plus global dont la configuration n’est pas stabilisée et qui cherche à répondre à deux principaux enjeux : l’évitement du passage de camions et de voitures dans les vallées de l’Arve et de la Maurienne et la décarbonation des flux de marchandises et de passagers. Il nous a, cependant, semblé essentiel de nous pencher sur les conditions de son succès. A ce jour seuls les financements de la section transfrontalière sont acquis ; les intérêts économiques et environnementaux sont-ils confirmés sans construction des sections françaises et italiennes ? Face à un projet très complexe et d’une telle ampleur, il nous semble nécessaire d’oser reposer des questions de base pour éviter le risque d’une mobilisation massive d’argent et de compétences publics au détriment des besoins moins spectaculaires mais peut-être plus urgents pour une relance réussie du ferroviaire.
Introduction : le Lyon-Turin, un projet à clarifier
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1 Le Lyon-Turin est-il cohérent avec la transition énergétique de la France et de l’Europe ?
... le projet Lyon-Turin ne résout pas du tout ce problème de pollution de l’air
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2 Les hypothèses permettant de justifier la viabilité du Lyon-Turin sont à réévaluer
... valider d’abord les solutions à mettre en œuvre pour lever les freins au report modal ... ce projet ne porte donc pas en lui-même de réduction du trafic routier du Fréjus et du Mont-Blanc par rapport à la situation actuelle, bien au contraire, puisqu’il augmenterait de 164% en 2053 par rapport à 2004 selon l’étude italienne http://presidenza.governo.it/osservatorio_torino_lione/quaderni/quaderno8.pdf.
...
3 Les impacts du projet : une soutenabilité en discussion
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4 Un projet questionné depuis plus de 20 ans par des services de l’Etat
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5 Ne faut-il pas commencer par améliorer le potentiel des infrastructures existantes et démontrer la capacité à l’exploiter ?
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N’ayant pas la prétention d’avoir présenté ici une analyse conclusive, nous demandons donc à ce qu’au moins le projet soit suspendu au vu de clarifications nécessaires, qu’un véritable débat public soit réalisé sur les traversées alpines du Léman à la Méditerranée. Ce débat pourrait avoir l’originalité d’être franco-italien. Il devrait être éclairé par des expertises, neutres et indépendantes afin de permettre in fine une décision résiliente aux incertitudes, cohérente avec la stratégie de décarbonation de la France et garantissant l’efficacité de l’engagement de l’argent public qu’il soit français, européen ou italien.
Annexes
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Alain Grandjean et Jacques Portalier (expert transports et climat)
Notes
[1] Comme on le verra dans la présente note ce projet est très évolutif. Alors qu’il s’agissait au départ une LGV voyageurs et une ligne nouvelle de fret entre Lyon et Chambéry, il n’est plus question aujourd’hui que d’une ligne nouvelle mixte ; on ne sait pas encore si son tracé passera par Chambéry ou par le tunnel « sous Chartreuse », ni si la ligne Grenoble-Lyon sera raccordée à la ligne nouvelle à Saint André le Gaz ; enfin les tunnels de Belledonne et du Glandon sont en voie d’abandon.
[2] Voire plus faibles si l’on raisonne en prolongeant les tendances des 10 dernières années et en tenant compte de la dynamique de la production industrielle en France et en Italie.
[3] Nous ne discuterons pas ici de l’autre axe, Marseille – Gênes, important aussi surtout pour le Sud de l’Europe dont la liaison Espagne- Italie.
[4] Ce tunnel a été construit fin 19ème, et a été modernisé début 2000 son gabarit a été accru et sa sécurité améliorée ainsi que l’ensemble de la ligne actuelle depuis Dijon.
[5] Evaluation par la direction du Trésor qui confirmait le coût de 24,078 milliards d’€ valeur 2009 annoncés par RFF.
[6] Les dates objectifs d’achèvement des autres phases du programme ne sont pas confirmées.
[7] Le traité (accord sur le Lyon-Turin) Franco-Italien prévoit un déséquilibre de financement en défaveur de l’Italie pour le tunnel base (57,9% contre 42,1% pour la France article 18 du traité). Tout dépassement des couts certifiés sera à charge de l’Italie et de la France à parts égales.
[8] Nous ne développerons pas ce point ici. Rappelons juste que la part modale du fret ferroviaire a chuté de 20% à moins de 10% de 2000 à 2019.
[9] Il semble qu’il y ait une reprise du trafic depuis quelques années, mais c’est à confirmer.
[10] Notamment constitué de plusieurs sections découpées en plusieurs phases avec des gouvernances différentes : section française, section internationale (incluant le tunnel base) et section italienne.
[11] Source : La Transalpine.
[12] Environ 50 dans l’éventualité non confirmée d’une circulation en voie unique selon une communication SNCF de décembre 2019.
[13] Page 51 du dossier Dossier d’enquête publique 2012 préalable à la DUP (SNCF – Réseau) (4h02 contre 5h30 dans le dossier LTF de l’enquête publique de 2006). Ce gain de temps se répartirait ainsi : tunnel de base : 43 mn ; phases 1 &2 des accès Français : 20 mn ; phase 3 (bi-tube) : 17 mn ; phase 4 (LGV au lieu de ligne mixte) : 10 min.
[14] Gabarit dit GB1, permettant avec des wagon adaptés d’embarquer des camions type P400 et des containers ISO et high cube (source).
[15] Gabarit dit GC (source)
[16] Une valeur de gain de 15-20% est mentionné pour le cas du Gothard.
[17] 265 km à 97gCO2/tkm (facteur moyen pour le fret PL France en 2018 – compte des transports)
[18] 103kg CO2e/vol pour un Paris Milan suivant calculateur DGAC
[19] Bilan CO2 du projet considérant une durée de 57 ans, dont phase de construction Source : Dossier d’enquête publique 2012 préalable à la DUP (SNCF – Réseau). On peut estimer en ordre de grandeur les émissions de construction du tunnel à 40 000 tonnes de CO2 par km à quoi il faut rajouter les émissions d’exploitation (liés à l’énergie nécessaire pour ventiler et refroidir).
[20] 1er rapport annuel du Haut conseil pour le climat « Agir en cohérence avec les ambitions »
[21] Environ 19 Mt/an de marchandise passent par ces tunnels. 265km de trajet considéré (Saint Laurent de Mure – Chiusa di San Michele).
[22] 26 aller/retour par jour pendant 365 jour et une capacité de 150 sièges.
[23] RTE-T, Axes et projets prioritaires (2005)
[24] Voir le Dossier d’enquête publique 2012 préalable à la DUP (SNCF – Réseau) et le dossier italien (2011)
[25] La stratégie nationale bas carbone (SNBC) est le cadre d’engagement de la France pour atteindre la neutralité carbone en 2050. Voir Présentation Scénario projet SNBC2 mars 2019
[26] Voir L’évaluation socio économique du Dossier d’enquête publique (avril 2006)
[27] Part modale du rail : 55% en 2035 (projet complet), 47% en 2050 (Source)
[28] Liaison Perpignan Figueras : 1Md d’Euro investis pour la ligne, trafic plus de 10 fois inférieur à celui considéré en hypothèse pour le projet. Mis en liquidation. On peut évidemment discuter des causes de cet échec. Mais il montre bien que les questions d’accès sont déterminantes. Voir par exemple ici.
[29] Malgré les travaux d’amélioration de la ligne entre Dijon et le tunnel du Mont Cenis, le flux de fret est 2 à 3 fois inférieur à celui du début des années 2000.
[30] Ligne de fret Perpignan-Luxembourg : trafic visé non atteint, plus de 10 ans après sa mise en service (voir article sur le site actu-environnement)
[31] 15 Mt/an de capacité de Fret sur la ligne actuelle (Dossier d’enquête publique 2012 préalable à la DUP (SNCF – Réseau)
[32] L’amélioration de la ligne actuelle aurait couté environ 1Milliard d’Euros entre 2004 et 2011, avec pour objectif la croissance du fret ferroviaire et la sécurité (source : déclaration de projet opération de modernisation du tunnel ferroviaire du Fréjus Mont Cenis et travaux connexes)
[33] Selon le dossier italien (2011)
[34] Comptage routier Fréjus et Mont-Blanc 2019 – transport de marchandises à travers les alpes – Agate Territoires 08/2019
[35] Il existe une autre option pour réduire cette pollution c’est l’autoroute électrique, mais elle n’a pas étudiée dans ce cas. Voir http://www.carbone4.com/autoroute-electrique/
[36] Dossier d’enquête publique 2012 préalable à la DUP (SNCF – Réseau) (année de référence 2006, achèvement des phases de travaux entre 2020 et 2035)
[37] Selon les études européennes
[38]Un symptôme : décision de moindre augmentation de la taxation poids lourd pour la traversée du Fréjus et doublement du tunnel routier du Fréjus (déclaration Frédéric Cuvilier – Ministre des transports France et Mario Ciaccia – Vice ministre des infrastructures et des transports Italie actée en 3/12/2012)
[39] 25Md€ pour un gain CO2 net au mieux 25 ans après l’engagement du projet, soit 2040-45 (avec des hypothèses semblant très favorables : de 1 à 3 MtCO2/an économisés suivant les dossiers) : le Lyon-Turin est-il le projet d’infrastructure de transport répondant le mieux à l’urgence climatique et contribuant le plus efficacement à réduire nos émissions de GES ?
[40] Le traité ne prévoit pas explicitement de pénalités. Un tribunal arbitral serait constitué pour régler les litiges et déterminer les éventuelles mesures compensatoires. Voir ici.
[41] Cet historique s’appuie sur un article d’Hubert Tournier et sur wikipedia
[42] Le 4 septembre 2014 François Hollande et Manuel Valls signent le décret n°2014-1002 qui porte publication de l’accord signé à Rome le 30 janvier 2012.
[43] Dont une partie se situe dans le traité franco-italien : la partie commune Franco Italienne, voir carte.
[44] Le deuxième tube du tunnel du Glandon est à priori absent de ce chiffrage alors qu’il apparait dans des éléments du dossier DUP 2012 et dans le traité franco italien de 2012
[45] Pour des motifs de sécurité (nota : les travaux d’amélioration achevés en 2011 portaient en partie sur la sécurité). Les règles de sécurité invoquées ne seraient des obligations que pour des infrastructures nouvelles, et seraient plus sévères que les règles françaises.
[46] Déterminer les capacités d’une ligne dépend certes des capacités des différents éléments qui composent le parcours (tel que les tunnels, gares, nœuds, tronçons, équipements) et de leurs limitations, vitesses autorisées mais aussi de la gestion des différentes circulations (voyageur régionaux, nationaux, internationaux, fret), des priorités allouées aux différents services etc.
[47] D’autres calculs conduisent à plus de 70% du fret routier avec 120 trains/jour.
[48] Dossier d’enquête publique 2012 préalable à la DUP (SNCF – Réseau)
[49] D’autant qu’à l’époque des contraintes opérationnelles plus importantes existaient : contrôles douaniers, changement de motrices, gabarit inférieur.
[50] Ce tunnel est très semblable au tunnel du Mont Cenis : accès avec pente max 3%, longueur et altitude comparable, monotube.
« Plutôt que l’amour, l’argent ou la gloire, donnez-moi la vérité. »
Henry David Thoreau
Genèse & évolution du blog
créé en 2014 pour montrer que des alternatives étaient possibles afin de construire un modèle économique vertueux.
Au cours de ce parcours, j’ai eu l’occasion de me rendre sur le littoral de la Mer du Nord en Allemagne à Bremerhaven, une région en pointe sur l’éolien offshore. J’ai rencontré des entrepreneurs dans plusieurs salons et conférences, Produrable et VivaTech pour en citer deux.
Après toutes ces années, un constat implacable s’impose : le développement durable, l’économie verte, le biomimétisme ou encore la blue economy, tous ces concepts économiques et les entreprises les mettant en pratique n’ont jamais permis de réduire notre consommation énergétique, les émissions de CO2, l’érosion de la biodiversité et des ressources naturelles.
Durant les dernières décennies :
- la concentration atmosphérique en CO2 ne s’est jamais stabilisée et a continué d’augmenter
- les émissions de CO2 ont continuellement progressé
- La crise financière des subprimes en 2007-2008 et la récession mondiale qui s’en est suivie a provoqué l’unique chute des émissions de CO2 depuis plusieurs décennies
- la croissance s’est systématiquement réalisée aux dépens du monde sauvage, le recyclage, l’économie circulaire, le biomimétisme n’y changent rien
- l’artificialisation des terres se poursuit à toute vitesse, partout dans le monde
- la déforestation accélère au Brésil et en Afrique
- les espèces animales et végétales disparaissent par centaines chaque jour
- la pollution plastique a contaminé tout l’écosystème marin, même la fosse des Mariannes à près de 11 000 m de fond…
- les green bonds ou obligation vertes sont utilisées pour financer des plantations d’eucalyptus industrielles ou des centrales charbon
- etc, etc, etc,
...
Nous ne pouvons plus nous permettre ce mensonge de la croissance verte. Il faut un changement radical sur le plan systémique, et cela commence par mettre un terme au dogme d’une croissance infinie dans un monde fini en ressources. Nous devons dès maintenant entamer une ambitieuse phase de décroissance pour limiter les dégâts, préserver les derniers écosystèmes encore fonctionnels, les ressources en eau, etc. Plus nous repoussons cette décision, plus la chute sera brutale car l’effondrement systémique est dans tous les cas inévitables.
Décroissance, décentralisation, désindustrialisation
... Les sociologues du XIXème siècle relataient déjà les dégâts ... démantèlement de tous les verrous qui nous empêchent de construire de vraies alternatives au niveau local
...
le pouvoir centralisé est depuis toujours favorable aux élites économiques ... On sait que la pollution atmosphérique tue 50 000 personnes par an en France, il n’y aucun début de commencement d’une décision courageuse. RIEN. Au contraire, on continue à autoriser la vente de SUV en masse ou à promouvoir les fausses solutions vertes comme la trotinnette électrique, la voiture électrique. ... L’UE est d’ailleurs la seconde destination pour les exportations agricoles du Brésil de Bolsonaro. Nous finançons donc la déforestation et l’extermination des peuples indigènes.
...
depuis 1972 et la publication du rapport Meadows qu’ils savent que l’effondrement systémique de notre société industrielle est inéluctable. Et qu’ont-ils fait ? Ils se sont empressés de propager la pandémie néo-libérale sur tous les continents dans les années 1980.
...
Se désintoxiquer du pétrole, se réapproprier la technique à travers le low-tech, construire des territoires autonomes sur le plan alimentaire avec la permaculture, ces évolutions impliquent de reconquérir le pouvoir à l’échelle locale. Elles ne seront jamais possibles à développer si nous conservons le système centralisé actuel guidé par les intérêts purement égoïstes d’une petite minorité.
Philippe Oberlé, rédacteur
Ndlr :
- "green bonds ou obligation vertes sont utilisées pour financer des centrales charbon", "échec de la blue économy" : demander des preuves ACT
- "peuples indigènes" je n'aime pas ce terme => creuser ACT
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Mercredi 27 mai, la commission d'enquête sur les obstacles à l'indépendance de la justice présidée par Ugo Bernalicis auditionnait Jean-Jacques Urvoas, ancien Garde des Sceaux, ministre de la Justice.
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