... La verbigération est une sorte de dérèglement qui conduit la personne concernée à répéter comme en boucle une formule toute faite à tout propos et davantage encore hors de propos. Dans le cas d’Emmanuel Macron, ce jour-là, ce fut « très profondément ». ... tribune signée par Martin Bouygues. Elle est remarquable en ceci qu’elle sort des pleurnicheries anti-fiscales et anti-sociales habituelles des tenants du MEDEF. Martin Bouygues pose deux questions que je crois incontournables. La première concerne sa prise de conscience de la pénurie à venir des travailleurs qualifiés disponibles. La qualification est un bien qui va devenir plus difficile a trouver. La seconde concerne la part d’intéressement que le travail doit prendre à ses propres réussites dans le cadre d’une entreprise capitaliste. Ici, il prône le développement de la participation comme voie d’accès au partage de la richesse produite ... le programme « L’Avenir en commun » ne prévoit pas la nationalisation de toutes les entreprises. Notre attention dans ce domaine est plutôt fixée en amont sur le système bancaire et financier d’où part l’arbitrage sur le financement des investissements. Dialoguer avec un capitaliste n’est pas adhérer au capitalisme, pas davantage que faire des compromis n’est se vouer à la compromission. Ensuite reconnaître à Martin Bouygues le talent d’avoir su faire mieux que d’hériter et d’avoir pérennisé le numéro un du bâtiment, c’est seulement reconnaître un fait remarquable. Un fait qui touche à l’intérêt général du pays au moment où nous prévoyons de faire un immense bond en avant dans le domaine de la construction du logement, et du logement social sous toutes ses formes. ... ’il existe encore en France un patronat qui n’est pas dans la main de la logique conceptuelle dominante. Un patronat indemne de l’infection qui a tué tous les secteurs productifs et dont Macron est le porte-voix : les financiaristes. ... Il paie ses impôts en France (comme Dassault le faisait, soit dit par parenthèse). Notre méfiance anti-capitaliste peut donc s’accommoder de réalisme jusqu’au point où la discussion avec lui devient possible. ... construire une convergence, en amont de la production, sur les objectifs concrets de formation technique avancée pour une production écologiquement responsable. Sinon la « règle verte » (ne plus prendre à la nature davantage que ce qu’elle peut reconstituer) est un slogan creux et nous des fantaisistes. ... Bouygues prône l’intéressement des salariés aux bénéfices par le truchement de l’actionnariat des salariés. Il se targue d’avoir pour deuxième actionnaire son personnel à hauteur de 19% du capital.
Ce système n’est pas le notre. Parce qu’il répartit la richesse par le biais des dividendes. Les conséquences néfastes sont nombreuses. Distribuer par les dividendes c’est pousser à les augmenter, ce qui n’est possible qu’au détriment des salaires en temps normal. Appauvrir le salarié pour cajoler l’actionnaire n’est bon pour aucun actionniare s’il est son propre salarié. Ensuite les sommes versées en dividendes ne paient pas toutes les cotisations sociales. Or nous en avons besoin pour maintenir à flot nos assurances sociales en général qui constituent le socle de la redistribution la plus efficace en France. Et la garantie d’un niveau de santé publique qui est aussi une protection de la production que réalisent les salariés soignés et secourus quand il le faut. C’est pourquoi nous croyons à l’augmentation de salaires et non à la participation comme mode le plus simple et le plus socialement productif pour la société toute entière. Je crois aussi qu’un bon salaire et un temps de travail favorable sont des incitations à rester dans son entreprise bien plus efficaces que la perspective de lointains, fugaces et imprévisibles dividendes. Martin Bouygues devrait y penser. La cote d’une entreprise auprès de ses salariés est faite de ces renommées là : la paye, le temps de travail (et la pénibilité d’une façon générale) et la sécurité de l’emploi. Et parfois s’y ajoutent la mobilité dans l’emploi et entre les sites. ...
La démocratie en confettis
Le mouvement des « gilets jaunes » a pris un contenu révolutionnaire dans la mesure où il a posé la question de l’exercice du pouvoir politique. C’est ce qu’exprime l’appel à la démission du président de la République qui retentit chaque semaine dans les rues de façon si peu courante dans notre pays. Mais c’est aussi la montée des revendications d’extensions démocratiques. La réponse d’Emmanuel Macron est à coté de la plaque. Il n’a pas pris la mesure du fait que sa stratégie du pourrissement a un coût pour lui. Elle augmente le niveau auquel se règlent les questions posées. Il croit habile de refiler en douce des bricolages institutionnels issus du projet de révision constitutionnelle que nous avons vu échouer à l’Assemblée nationale en juillet 2018. Rien de neuf. Absolument rien. Dans ce qu’il propose, rien ne redonne le pouvoir si peu que ce soit au peuple. Au contraire, si ses projets cette fois réussissent, ils accompagneront et accéléreront la dérive autoritaire du régime.
Il n’y aura pas de référendum d’initiative citoyenne. Même au niveau local, Macron refuse le RIC. C’est la principale information de cette allocution présidentielle. La macronie a décidé de camper sur ses positions de mépris et de peur face à la question du besoin d’intervention populaire dans le fonctionnement des institutions.
Démocratie Ouverte a retweeté
D21 France @D21France 10 hil y a 10 heures
🎥👀 .@konbininews est allé voir ce qu'il se passe à @6Mois_Bascule 💫"La Bascule c'est un mouvement de lobby #citoyen qui a pour but de replacer la #transition écologique et #solidaire au centre des propositions politiques." #participation #citoyenneté
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Kombini news
Ils retapent une clinique désaffectée pour imaginer la République de demain. Des dizaines de bénévoles s'y réunissent pour lancer La Bascule, un mouvement...
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Collectif citoyen indépendant qui agit pour :
- Repérer, mettre en réseau et accompagner les innovateurs démocratiques
- Permettre aux citoyens de faire entendre leur voix et de gagner en pouvoir d'agir
- Donner à voir la diversité d'initiatives citoyennes et politiques inédites en France et dans la francophonie
- Proposer aux élus et aux administrations des outils et méthodes pour gagner en efficacité et en légitimité
- Tester de nouvelles manières de faire de la politique
- Faire advenir une société ouverte, plus transparente, participative et collaborative.
déjà i à https://del.icio.us/url/16c5f89c290e1c90802133d8eb715620
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DebatesCore, web sémantique des débats publics | Démocratie Ouverte
http://democratieouverte.org/projets/debatescore
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Publication et maintenance d'une norme permettant de décrire "tout dispositif en ligne (à minima d'information) permettant au public et aux parties prenantes de contribuer/participer à l'élaboration d'une décision publique ou d'une politique publique". Fondée sur des standards du web sémantique et de l'open data, la norme doit contribuer à l'amélioration de la qualité de l'information auprès des citoyens et parties prenantes. porteurs du projet sont le site vie-publique.fr et la CNDP. Les partenaires du projet : MEDEE, SGMAP, Démocratie Ouverte, Villes internet, Débatlab, Institut de la concertation, Gis démocratie participation. i/1x le 6/11/14
Débat(s) Toil(e)(tt)(ag)(é)(e)(s) S(ens)(i)(b)(t)(h)(é)(m)(s)(i)(f)(l)(v)(i)(s)(a)(n)(t)(é)(i)(o)(n)(qu)(ri)(el)(l)(e)(s) Pub(li)(c)(a)(é)(t)(i)(o)(n)(is)(m)(qu)(t)(é)(e)(s) Démocrat(i)(s)(ation)(é)(qu)(e)(s) Ouvert(ur)(e)(s) Norm(a)(l)(i)(s)(a)(bl)(t)(é)(e)(u)(r)(t)(i)(c)(f)(on)(v)(e)(s)(x) Particip(a)(é)(ti)(o)(n)(f)(t)(v)(e)(s) Déci(d)(eu)(é)(r)(s)(ion)(n)(e)(l)(l)(s) Polit(a)i(ci)(qu)(e)(n)(n)(e)(s) Don(at)(n)(é)(e)(u)(r)(i)(ce)(on)(s) info(rm)(ati)(f)(on)(nel)(l)(v)(é)(e)(s)
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Links 11 through 16 of 16 by Julien Delalande tagged Démocrat(i)(s)(ation)(é)(qu)(e)(s)+Ouvert(ur)(e)(s)
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Pdt Armel LE COZ Collectif de citoyens, d'associations & d'entreprises dont la mission est de promouvoir toutes les initiatives qui permettent l'émergence d'une gouvernance ouverte et favoriser la collaboration entre les membres de la communauté francophone de l’OpenGov. 16 bis avenue Parmentier, Paris contact@democratieouverte.org Suggested Tags : démocratie descubro netpourtous oparl opendata opengov i/4x le 22/10/14
Démocrat(i)(s)(ation)(é)(qu)(e)(s) Ouvert(ur)(e)(s) Pa(r)(o)(l)(e)(ment)(a)(b)(t)(i)(on)(r)(é)(e)(s) Don(at)(n)(é)(e)(u)(r)(i)(ce)(on)(s) Gouv(ern)(a)(e)(me)(n)(c)(t)(a)(l)(e)(s)(ux) Pari(s)(i)(a)(e)(n)(ism)(n)(e)(s) Collect(i)(f)(on)(v)(n)(e)(u)(r)(s)(it)(é)(e)(s)
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a posté Marion Le Pen, Dominique Raimbourg (2), Bertrand Pancher, Joël Labbé, Bruno Le Maire, Joël Labbé maire député eelv bretagne, Soutien de Gilles Babinet, de Martin Hirsch i/1x le 23/7/14
Démocrat(i)(s)(ation)(é)(qu)(e)(s) Ouvert(ur)(e)(s) Cana(l)(ux) Vidéo(s) YouTub(eu)(r)(s)(e)(s) Polit(a)i(ci)(qu)(e)(n)(n)(e)(s) Dir(ect)(e)(u)(r)(i)(c)(g)(is)(m)(v)(e)(an)(t)(e)(on)(s) inter Médi(a)(é)(t)(eu)(i)(o)(n)(r)(ic)(t)(e)(s) -(a)(i)tion(s)
Quand l’open source fait la loi : crowdsourcing et démocratie
http://www.spintank.fr/quand-lopen-source-fait-la-loi-crowdsourcing-et-demo...
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le 28 février 13 / par Pierre Guyot / Nos métiers / Citoyens crowdsourcing (finance participative) démocratie Lab open source !indexer, ? i/1x le 1/3/13
ouvert(ur)(e)(s) Laboratoire(s) Particip(a)(é)(ti)(o)(n)(f)(t)(v)(e)(s) Sourc(é)(e)(ment)(s) Financ(i)(e)(è)(r)(e)(ment)(s) Démocrat(i)(s)(ation)(é)(qu)(e)(s) L(ég)(a)(l)(o)(i)(s)(é)(l)(a)(t)(é)(i)(f)(v)(e)(on)(s)(ux)
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Co-fondateur quebecois du collectif démocratie ouverte, dédié à la promotion et au partage des meilleures pratiques en gouvernement ouvert #planQc
i/1x le 16/10/12
Démocrat(i)(s)(ation)(é)(qu)(e)(s) Ouvert(ur)(e)(s) Québe(é)c(ois)(e)(s) Sui(t)(v)(eu)(i)(r)(s)(e)(s) Jul(i)e(n)(n)(tt)(e)(s) Gazouill(e)(é)(i)(u)(r)(se)(s)(x)
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Catégorie Actualités et politique - 562 commentaires
Eric Allmendinger il y a 1 mois
Le sionisme est le seul nationalisme qu'il est interdit de condamner ! Le faire fait de vous ipso facto un antisémite.
Transcription :
... Netanyahou est un ultralibéral ... Likoud droite révisionniste ... crée un climat de haine ... fait alliance avec les colons ... l'un d'eux assassine Yitzhak Rabin ... en 1999, il perd les élections et se retire de la vie politique. JPF : en fait, il est d'abord sous le coup d'une enquête pour corruption qui fait que jusqu'en 2000, de toute façon, il est inéligible. Et après, puisque on connaît son bras de fer avec Rabin, j'ai rappelé les conditions tragiques dans lesquelles il s'est terminé. Après, ya une vraie bataille contre Charon. ... Ariel Charon considère qu'il a gagné la 2è intifada en 2005, qu'il peut se retirer de Gaza et qu'il peut recomposer la vie politique israélienne au centre. Il crée un nouveau parti CADIMA avec une partie du Likoud, une partie des travaillistes. Et du coup, Netanyahou se trouve complètement déporté à droite. Et le retour de Netanyahou se fait à la faveur de la maladie de Charon dans le coma en 2006 qui n'en sortira pas jusqu'à sa mort 8 ans plus tard. Et Netanhahou reconstitue la vie politique israélienne cette fois, sur une alliance droite - extrême droite (colons, ultranationalistes, ultraorthodoxes) qui jusqu'à aujourd'hui est au pouvoir. J : c'estça, donc il revient en 2009 où il est élu de nouveau premier ministre avec un discours encore plus fort de rejet envers la gauche israélienne, envers les palestiniens, et avec cette nouvelle idée politique qui est de préserver la judéité d'israel. JPF : oui, en mars 2009, c'est 2 mois après l'entrée de Barak Obama à la Maison Blanche, qui va faire un discours de réconciliation au Caire entre l'amérique et l'islam où il indique fortement sa volonté de contribuer à la paix entre israel et palestine. Netanyahou sort son joker : d'accord, mais les palestiniens doivent reconnaître israel comme un état juif. C'est tout à fait inédit. On n'a jamais demandé aux Égyptiens, aux Jordaniens de le faire en 1979 et 1994. C'est absent de la reconnaissance mutuelle et simultanée entre israel et l'OLP en 1993. Donc on a cette nouvelle condition sur laquelle il va de plus en plus se battre et qui va empêcher que le processus de paix soit relancé. Mais audelà, ya cette agressivité contre les palestiniens puis contre les arabes d'israel, puis contre la gauche israelienne, puis contre les ONG, puis contre toutes les institutions de contre-pouvoir (cour suprême, justice, presse, police). Et c'est ce que j'appelle l'ennemi intérieur. Multiforme, c'est une hydre. Au début, ce sont les palestiniens et puis ça s'étend à un champ très large de la société israélienne. Et en 2015, violant toutes les règles de la campagne électorale israélienne, le jour même du précédent vote parlementaire, Netanyahou tourne une vidéo où il dit "prenez garde, les ONG de gauche amènent les arabes en masse par bus voter pour changer le résultat" ce qui va entraîner dans les dernières heures une mobilisation massive de l'électorat de droite et d'ultradroite. Dans cette vidéo scandaleuse, ya toutes ses obsessions - la gauche, les ONG, les arabes - comme si tous s'étaient unis dans un ennemi intérieur. Et effectivement, c'est pour ça qu'on peut le quallifier de refondateur par rapport à Ben Gourion (état juif et démocratique, ceci devant aller avec cela). Tandis que Netanyajhou fait passer avec une majorité étriquée dans un débat très violent l'été dernier une loi reconnaissant israel comme état nation du peuple juif où le mot démocratie n'apparaît même pas. Refondation d'israel. J : il a réussi à faire aligner USA sur ses positions. JPF : son culot : prétendre faire tomber un pdt américain, bloquer un démocrate en s'alliant avec la droite dure et les sionistes chrétiens, ces fondamentalistes du sud des usa convaincus que le retour du peuple juif en israel participe de l'accomplissement des prophéties. Ya des accents antisémites puisqu'accompagnées de massacres et que le salut des juifs passe par le christ. J : N met fin au rêve des pères fondateurs d'israel ? JPF: car grande agressivité /diaspora scandalisée au point qu'en juin dernier elles ont nommé à la tête de l'agence juive le chef de l'opposition israélienne itsak hertzog. N a pris le portefeuille de l'immigration et l'a rattaché au min du tourisme ! Les évangélistes avec Orban, Bolsonaro sont +important /lui. J : /votre livre Main basse sur Israël... est-ce que N croit aux thèses qu'il avance ? JPF : oui comme tous les dirigeants populistes. Une fois qu'ils ont menti, ils y croient. autosuggestion. Audelà ya une réalité à ne pas sous estimer /élection israélienne du 9/4 : N croit à son destin, il est donc prêt à tout J : en 99, plus de 99% des juifs orthodoxes ont voté pour N alors qu'ils sont les juifs les plus pauvres d'israel. JPF: cé le paradoxe de tous les populistes. /clientélisme subv école talmudiques, exemption du serv militaire des ultraorthodoxes. J : 3 affaires de corruption /N a ses chances ? JPF : la police israélienne a recommandé sa mise en examen /corruption, fraude et abus de confiance. Les électeurs souhaitent que la justice se prononce avant l'élection. 2è incertitude /syst parlem. N polarise /lui Un autre israel reste possible.
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Ce soir, Le Media vous propose un Entretien Libre extraordinaire. Avec Yanis Varoufakis, au théâtre du rond point, nous évoquerons, pendant près d'une heure, sa vision de l'Europe, son projet politique pour les élections européennes et la crise des Gilets Jaunes.
Ce soir l'Entretien libre avec Yanis Varoufakis sera exceptionnellement présenté par Kevin Boucaud-Victoire
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Actualités et politique
33 commentaires
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M-Hélène
M-Hélène
il y a 11 heures
M Macron n'était d'accord avec vous, M Varoufakis, que par pure démagogie d'arriviste politique.
Comme il l'a fait en proposant sa médiation avec le journal Le Monde: " En 2010, le journal Le Monde est au bord de la faillite et Emmanuel Macron propose son aide « bénévole » aux journalistes. Mais le banquier d’affaires roulait en fait pour un des groupes qui voulait racheter le journal…" https://www.streetpress.com/sujet/1486723160-macron-le-monde
Connue /
https://framasphere.org/posts/6551996
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Actifwed - il y a environ 6 heures
.#podcast #france #politique #giletsjaunes #juanbranco #témoignage #pression #menaces #corruption #journalisme #médias #liguedulol #CICE #macronie #voyoucratie #démocrature
mes respects Monsieur Branco, courage !
"
->
https://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/juan-branco-menace-par-les-80546
"
Juan Branco menacé par les services secrets français et la "ligue du LOL" par TotoRhino - lundi 11 février 2019
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Juan Branco avocat de Maxime Nicoll
Maxime Nicoll victime de menaces de la part des autorités a demandé à Juan Branco de le défendre. Ce dernier ayant accepté, il s’est vu menacé à son tour par les services secrets français et, parallèlement, attaqué par la ligue du LOL. Collusion entre ces deux entités ?
Toujours est-il que Juan Branco exprime clairement son soutien pour le mouvement des gilets jaunes, mouvement qu’en fait il attendait de ses vœux.
"
27 579 vues - 598 - 18
Comment Emmanuel Macron envisage t-il l’avenir économique et social de la France ? La politique qu’il veut mener est-elle toujours démocratique ? On en parle avec Romaric Gaudin, journaliste à Mediapart.
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Actualités et politique
107 commentaires
Thierry BOCK
il y a 4 jours
la "vérité" scientifique en économie ? Le "consensus" ? en sciences quand une théorie est invalidée par le réel, on en change. en économie, quand il y a divergence, ils disent que le réel est faux. Je veux bien que vous ne soyez pas économistes, mais quand une théorie contredit le réel, il est à la portée de n'importe qui de comprendre que le problème est du côté de la théorie. Pour rappel, les "néo keynésiens" se basent sur une interprétation incorrecte de Keynes (par Peter Higgs, un économiste néo classique, qui a reconnu l'avoir déformé) , second rappel, le pays dans lequel ces politiques on été testées en premier n'est ni les USA, ni la grande Bretagne, mais le Chili dont les USA venaient de "démissionner" un président élu pour le remplacer par el generalissimo Pinochet. Et Macron + Fillon, ce n'est pas 40% du corps électoral, mais 40% des suffrages exprimés.
...
Depuis https://www.mediapart.fr/journal/economie/060219/pourquoi-macron-fait-passer-en-force-sa-politique-economique
"
Pour adapter la France à l’ordre économique mondial, le pouvoir doit s’opposer aux « passions démocratiques ». Romaric Godin décrit une croyance quasi religieuse dans les politiques néolibérales.
29 commentaires
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Près de Commercy, l'assemblée des Gilets jaunes refonde la démocratie
À Sorcy-Saint-Martin, le 27 janvier, près de 75 délégations des Gilets jaunes de toute la France ont adopté un Appel. Mettant en avant la revendication du partage des richesses, l’assemblée ambitionne de donner un cadre au mouvement, tout en respectant scrupuleusement son exigence démocratique.
19 444 vues - 1,3 k - 25
Virginie Cresci a reçu Dimitri Courant, doctorant en sciences politiques et spécialiste de la démocratie délibérative, pour parler de l'état de notre démocratie, des aspirations des gilets jaunes comme le RIC et de l'escroquerie du "grand débat".
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Actualités et politique
223 commentaires
ndlr :
- l'important est le pouvoir au peuple, le ric n'est qu'un outil qui nécessite de soigner ses réglages et se pose le pb du financement de chaque initiative
Le pays entre en des convulsions diverses où la haine et la violence ont pris pied. Cette enquête sur les ressorts intimes du pouvoir macroniste, écrite en octobre 2018, vient donner raison à ces haines et violences que l’on s’est tant plus à déconsidérer.
Impubliable institutionnellement, elle l’est du fait des liens de corruption, de népotisme et d’endogamie que l’on s’apprête à exposer.
Tous les faits, pourtant, ont été enquêtés et vérifiés au détail près.
Ils exposent un scandale démocratique majeur : la captation du pouvoir par une petite minorité, qui s’est ensuite assurée d’en redistribuer l’usufruit auprès des siens, en un détournement qui explique l’explosion de violence à laquelle nous avons assisté.
...
nous pensons à M. Delahousse, amiénois comme l’est M. Macron, que Delphine Ernotte voulait écarter du service public en octobre 2017 et qui, après intervention de l’Elysée, fut maintenu et se vengea en décembre de la même année en imposant la diffusion d’un entretien avec le Président, resté dans les annales de par sa domesticité, enguirlandage lit-
téral d’un Président de la République par le service public, long tunnel de propagande de
quarante-cinq minutes tourné dans les bureaux de l’Elysée.
...
Connu /
https://framasphere.org/posts/6223486
"
biogil@framasphere.org
il y a environ 27 jours
Juan Branco désosse Macron
Léché, lâché, lynché. La règle des trois « L » est bien connue parmi ceux qui connaissent gloire et beauté. C’est ce qui arrive à Emmanuel Macron.
https://la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/Juan-Branco-desosse-Macron
.#macron #branco #oligarchie #niel #arnault #lagardère #richard #orange #lvmh #free #branco #actu #giletsjaunes
Juan Branco désosse Macron | Entretiens | Là-bas si j'y suis
Léché, lâché, lynché. La règle des trois « L » est bien connue parmi ceux qui connaissent gloire et beauté. C'est ce qui arrive à Emmanuel Macron.
1
Jérôme
3
Julien Delalande Laurent Dgis
1
biogil@framasphere.org
biogil@framasphere.org - il y a environ 6 jours
Juan Branco : Macron et son crépuscule : livre numérique à lire et diffuser
http://branco.blog.lemonde.fr/files/2019/01/Macron-et-son-Crepuscule.pdf
Julien Delalande
Propulsé par diaspora*
Discussions sur le projet
"
37 minutes
Les lanceurs d'alerte modernisent la démocratie?
Antoine Deltour, chez lui dans les Vosges, raconte comment il a participé à lancer l'alerte sur le scandale des LuxLeaks. Ana Garrido, elle, a contribué à faire tomber le gouvernement espagnol et Zuzana Hhavkova qui a 28 ans, a dénoncé la corruption dans son ministère.
La semaine dernière dans cette émission qui raconte la vie des jeunes du continent, on parlait de la place des journalistes d’investigation et leur travail notamment en Allemagne.. On disait qu’ils avaient besoin de l’aide des citoyens, de sources et aussi des lanceurs d’alerte. Cette semaine, on parle d'eux : ils ont été témoin d'abus et ont pris des risques pour dénoncer et faire bouger les choses.
Avec Antoine Deltour dans les Vosges, qui a faire fuiter des documents révélant l’existence de centaines d’accords fiscaux très avantageux conclus par son cabinet d'audit avec l'administration fiscale luxembourgeoise pour le compte de clients internationaux. Il sera avec nous au European Lab le 31 janvier à Paris. https://winterforum.europeanlab.com/speaker/antoine-deltour/
Ana Garido a aidé à mettre au jour un vaste réseau de corruption en Espagne.
Zuzana Hhavkova, jeune lanceuse d’alerte en Slovakie a fait tomber le gouvernement slovaque. Elle avait déjà témoigné dans 'Foule Continentale'. https://www.franceinter.fr/emissions/foule-continentale/foule-continentale-18-aout-2018
Programmation musicale : Balthazar, Entertainement
Pour aller plus loin :
Une émission d'Interception consacrée aux lanceurs d'alerte en décembre 2018 sur France Inter https://www.franceinter.fr/emissions/interception/interception-16-decembre-2018
Les archives de l'émission 'Lanceurs d'alerte' de Claire Nouvian également sur France Inter. https://www.franceinter.fr/emissions/lanceurs-d-alerte
La page Facebook de Foule Continentale
L'équipe
Caroline Gillet productrice
Anne Weinfeld Réalisatrice
Martine Meyssonnier Attachée de production
Mots-clés : Monde Union Européenne Justice manifestations démocratie lanceurs d'alerte journalisme
Transcription :
...
32:20
voilà ce que pense Antoine Deltour de l'Europe :
faut se méfier des interprêtations un peu simplistes "voilà, c'est la faute à Bruxelles" là en l'occurrence, c'est pas vrai. Les frontières nationales n'ont plus rien à voir avec les multinationales. Il faut s'adapter à ça. Et la Commission Européenne le propose. C'est un peu timide, ça ne va pas assez loin. Mais ce n'est pas la CE qui freine tant que ça. C'est plutôt les États Membres. Et le parlement européen a très largement renforcé la position de la Commission européenne. Et là dessus aussi, je pense que c'est un message important.
À quelques mois des élections européennes, c'est que le Parlement européen, c'est quand même la plus belle institution européenne. C'est celle qui représente le peuple. Alors, ya beaucoup d'opacité dans les institutions européennes, ya beaucoup de choses trop lentes, qui n'ont pas été construites dans le bon ordre
...
36:20
ya un très fort risque pour les lanceurs d'alerte de s'enfermer dans son sujet ... nous coupe de nos proches ... important de préserver un équilibre si possible ... conserver une activité professionnelle, une vie de famille. Quand on ne croit pas à son travail, il vaut mieux le quitter. Quand yaura plus personne qui voudra produire des armes, il n'y en aura plus ... en France, une Maison des lanceurs d'alerte qui peut vous conseiller
Le premier ministre a annoncé, lundi 7 janvier, une aggravation de l’arsenal sécuritaire avec notamment une loi contre les casseurs et les manifestations non déclarées, ainsi qu’un ciblage préventif de manifestants supposés violents. Sans un mot sur les violences policières, ce choix répressif tourne le dos aux exigences démocratiques confusément portées par les gilets jaunes.
....
Profondément pacifiste, un évêque catholique brésilien, Hélder Câmara, auteur d’un essai qui fit date au début des années 1970, Spirale de la violence, sut parfaitement résumer cette bien-pensance destinée à immobiliser le présent en fermant la porte du futur.
« ...trois sortes de violence... La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d’hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés. La seconde est la violence révolutionnaire, qui naît de la volonté d’abolir la première. La troisième est la violence répressive, qui a pour objet d’étouffer la seconde en se faisant l’auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres. Il n’y a pas de pire hypocrisie de n’appeler violence que la seconde, en feignant d’oublier la première, qui la fait naître, et la troisième, qui la tue. »
...
cette revendication d’un monopole étatique de la violence n’est défendable qu’à condition qu’elle soit accompagnée d’une défense intraitable de l’État de droit, c’est-à-dire de droits individuels et collectifs, notamment la liberté d’expression et le droit de manifestation, opposables par les citoyen·ne·s à l’État qui les bafoue, les piétine ou les réprime. De ce point de vue, la pédagogie de ce pouvoir est totalement déséquilibrée, assumant une radicalisation sans précédent du maintien de l’ordre sans, jamais, l’accompagner d’un seul mot pour en condamner les excès, sans une seule consigne pour la réfréner, sans une seule précaution pour la modérer.
...
« l’ampleur considérable » de l’action répressive contre les gilets jaunes : « Les interventions policières ont entraîné en maintes occasions des dommages considérables : mains arrachées par les grenades, défigurations ou énucléations par des tirs de balles de défense, décès à Marseille : le bilan dépasse tout ce que l’on a pu connaître en métropole depuis Mai 68, lorsque le niveau de violence et l’armement des manifestants étaient autrement plus élevés, et le niveau de protection des policiers, au regard de ce qu’il est aujourd’hui, tout simplement ridicule. »
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On ne trouve pas en Europe, en tout cas ni en Allemagne ni en Grande-Bretagne, d’équipements tels que les grenades explosives et les lanceurs de balles de défense, qui sont des armes qui mutilent ou provoquent des blessures irréversibles. Engager ces armes face à des protestataires inexpérimentés, qui, pour beaucoup (on l’a vu lors des audiences de comparution immédiate), se trouvaient pour la première fois à Paris, amène une dynamique de radicalisation qui entraîne les deux camps dans une escalade très dangereuse : les uns sont convaincus qu’ils répondent à une violence excessive, donc illégitime, et les policiers, se voyant agressés, usent de tous les moyens à leur disposition.
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le préfet de police de Paris, Maurice Grimaud, le 29 mai 1968 ... toutes les fois qu'une violence illégitime est commise contre un manifestant, ce sont des dizaines de ses camarades qui souhaitent le venger. Cette escalade n'a pas de limites. »
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l’affaire Benalla... Faisant semblant d’ignorer les circonstances de son élection à la présidence – face à l’extrême droite avec un socle de seulement 18 % des électeurs inscrits au premier tour – qui aurait dû l’obliger à prendre en compte la diversité politique et sociale des attentes dont il était le dépositaire, Emmanuel Macron se comporte comme s’il avait obtenu un chèque en blanc pour cinq ans.
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grand débat national... avec humour le député socialiste Boris Vallaud : « Débattons tous ensemble de la ligne que j’ai décidé tout seul de ne pas changer. »... ruiner le crédit de la Commission nationale du débat public, autorité administrative indépendante
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pour la première fois de notre histoire, un mouvement social s’empare de la question d’ordinaire réservée à des spécialistes de la Constitution ou tenue en marge du débat politique, celle de notre vitalité démocratique si longtemps étouffée par le système présidentiel.
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(Macron) symbolise la persistance du déni des élites dirigeantes face à cette urgence : réinventer une démocratie vivante, délibérative et participative, avec des contre-pouvoirs forts, une justice vraiment indépendante, un Parlement contrôlant l’exécutif, une presse réellement libre, etc.
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Un avertissement que les pacifiques activistes de « Partager c’est sympa », par la voix du vidéaste Vincent Verzat, avaient déjà énoncé lors de leurs vœux pour 2019 sur Mediapart : « Ceux qui rendent une révolution pacifique impossible rendront une révolution violente inévitable. »
38 minutes
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Gauthier rêvait d'une société sans limites, il est devenu citoyen de Liberland, micro-nation ultralibérale autoproclamée entre la Croatie et la Serbie. Wolfram, tiraillé entre plusieurs identités dans le sud Tyrol veut l'autodétermination pour sa région. Catharina à Copenhague tente de faire perdurer un rêve hippie.
Utopies © Radio France / Claire Braud
Bienvenue 2019 ! Et pour cette première émission, on a choisi d’appeler des gens un peu partout sur ce continent, qui ont eu l'idée folle de vouloir créer un pays, une micro-nation ou de revendiquer l’autonomie de leur territoire. Parfois leurs projets sont anecdotiques, drôles ou poétiques, parfois ils sont ambitieux ou un peu effrayants. Ils sont en tout cas intéressants parce qu’ils remettent en cause des certitudes sur la citoyenneté, sur nos droits et devoirs, sur la vie en communauté et sur la démocratie.
Leurs modèles, hors systèmes, nous interrogent, sur nos systèmes à nous.
Gauthier Lamothe est citoyen du Liberland
Pays qu'il est en train de "construire" avec des personnes originaires du monde entier. Il est en charge de la communication interne et externe du Liberland, il fait de la médiation et parfois anime l’agenda quand le gouvernement fait des réunions. Le Liberland se situe dans une courbe du Danube entre Serbie et Croatie qui n'est revendiquée par aucun de ces deux pays. Il s'agit pour le moment d'un terrain de 7 km carrés peuplé de sangliers, de cerfs, de moustiques. Une micro-nation ultra-libérale non reconnue autoproclamée en 2015 par un entrepreneur libertarien tchèque. Leur drapeau à eux, ils le veulent doré barré de noir. Le liberland serait un pays avec quasiment pas de règles imposées par l'Etat, une grande liberté et une capacité des citoyens à s'auto-réguler. Une Nation où les drogues, les armes seraient en libre circulation, où la justice serait rendue par des arbitres choisis par les parties. Ils se posent des question sur la légitimité, le vote, l'exercice de la démocratie et l'expression de la majorité.
Le site officiel du Liberland
Wolfam a 21 ans, il est germanophone, sa mère est tyrolienne. Lui revendique l'autonomie du Sud-Tyrol.
Enfant, sa grand-mère n'avait le droit de parler qu’italien, on lui interdisait de parler allemand et de retour à la maison on lui interdisait de parler italien. Il existait des écoles souterraines cachées dans des catacombes où le soir, après l’école italienne obligatoire ils apprenaient l’Allemand en secret.
Wolfram dit que lui comme sa grand-mère est donc né en Italie, mais qu’il ne se sent pas Italien, ni d’ailleurs Autriche, il se sent surtout perdu.
Le Sud-Tyrol fait partie de la région la plus riche d’Italie et ils ont obtenu un statut d’autonomie territoriale depuis 1972 qui accorde à la région un fort contrôle de sa gouvernance mais aussi seulement 10 % des impôts payés par les contribuables là bas sont effectivement reversés à Rome.
Le rêve de Wolfram ce serait que le Sud-Tyrol ait sa propre monnaie, ses propres lois, pour qu’ils puissent, comme il dit, eux-mêmes décider.
Un article du Figaro sur le Sud Tyrol
Catharina a 27 ans, elle vit à Christiania
Cet espace autonome dans Copenhague, ancien squat, connu notamment parce que la vente de cannabis y est autorisée. Elle y travaille comme guide parce que le quartier est devenu assez touristique et visité par environ 1 million de touristes par an.
Elle cohabite dans une communauté mixte avec des familles, des mères et des pères célibataires. Ils partagent une grande cuisine et un salon. Chacun a son petit appartement à l’étage, de petits espaces afin qu'un maximum de personnes puissent vivre à Christiania. Ils organisent des tours pour les tâches quotidiennes de la communauté, cuisine et ménage. Pour habiter Christiania, il faut qu'une place se libère, se porter candidat et être sélectionné par les autres habitants.
Le projet a été fondé en 1971 et c’est encore aujourd’hui une communauté hippie. Il n’y avait pas d’infrastructures au début donc les hippies ont tout construit depuis les égouts jusqu’à l’électricité dans toutes les maisons. Les habitants paient un impôt pour la vie de la cité. La marijuana y est en vente libre.
Catharina nous raconte comme les décisions sont prises, comment rien ne se fait à la majorité mais comment la consensus est toujours recherché.
Un article du Monde sur Christiania
Programmation musicale :
William Z Villain - Something beautiful
Utopies
Utopies © Radio France / Claire Braud
L'équipe
Caroline Gillet productrice
Anne Weinfeld Réalisatrice
Martine Meyssonnier Attachée de production
Mots-clés : Monde Union Européenne Société mouvement social
Nous avons retrouvé Arnaud Montebourg rue de l’Opéra, dans les locaux parisiens de son entreprise Bleu Blanc Ruche. D’abord réticent à l’idée de parler politique, nous avons finalement passé en revue avec lui les principaux thèmes qui ont structuré son engagement, du Made in France à la démondialisation, jusqu’au sujet lourd qu’est la politique industrielle. Ministre de l’économie et du redressement productif de 2012 à 2014, nous avons pu aborder le poids de la haute administration et les contraintes de l’exercice du pouvoir. « L’Union européenne s’est retournée contre les peuples » déplore-t-il en constatant la fin de l’utopie fédéraliste et le déclin accéléré de la social-démocratie partout sur le continent. Entretien réalisé par Antoine Cargoet, Marion Beauvalet et Matis Brasca.
par Nicolas Demorand , Léa Salamé
Frédéric Worms : "Il faut absolument respecter les institutions"
24 minutes
Frédéric Worms, Professeur de philosophie à l'Ecole Normale Supérieure, est l'invité de Nicolas Demorand à 8h20.
Frédéric Worms © AFP / Pierre Andrieu
Frédéric Worms, philosophe spécialiste de la politique, revient sur la crise des "gilets jaunes" qui secoue la France et ses institutions depuis plusieurs semaines.
L'auteur de "Les maladies chroniques de la démocratie" estime que la France vit cet épisode comme un bouleversement politique majeur ", avec "un contexte qui ne permet plus de nourrir le débat de l'intérieur"
Le risque aujourd'hui, c'est le mélange des sujets, qu'il faut traiter un par un (...) Il faudrait pouvoir isoler les problèmes portés par les **gilets jaunes**
Les invités
Frédéric Worms philosophe
L'équipe
Nicolas Demorand Journaliste
Léa Salamé Journaliste
Mots-clés : Info
3 minutes
Un rapport du Congrès américain met en cause les réseaux sociaux dans la désinformation russe pendant la campagne présidentielle de 2016. Facebook et les autres réseaux sont face à leurs responsabilités.
Le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, lors d’une audition au Congrès américain en avril 2018, sur l’utilisation de son réseau social pour de la désinformation pendant la présidentielle de 2016. © AFP / SAUL LOEB / AFP
Deux ans après l’élection de Donald Trump, l’Amérique cherche toujours à comprendre l’ampleur et les moyens employés par la Russie pour influencer le vote en 2016. Un rapport du Sénat américain, basé sur l’analyse de millions de contenus postés sur les réseaux sociaux, conclue sans équivoque qu’il y a bien eu une vaste opération d’influence, et l’attribue à Moscou.
Ce rapport affirme qu’un Centre de recherche derrière lequel il y a bien, selon l’enquête, le Kremlin, a utilisé toutes les plateformes sociales existantes pour diffuser à grande échelle de la désinformation et de la division sociale, au profit de Donald Trump.
Ainsi, des publicités ciblées sur Facebook à l’égard des électeurs noirs, payées par des prête-noms, ont dénigré Hillary Clinton en faisant croire qu’elle recevait des donations du Klu Klux Klan.
Le rapport accuse également Facebook, Google et Twitter d’avoir menti au Congrès depuis deux ans. Un Sénateur a qualifié hier ce rapport de « signal d’alarme brutal », et a appelé à légiférer contre les plateformes numériques.
Un second rapport résume bien le défi : « Les médias sociaux, dit-il, étaient le cadre naturel du partage de revendications collectives et de la coordination d’actions civiques ; ils sont devenus des instruments de contrôle social, manipulés par des consultants politiques rusés, au service aussi bien des hommes politiques des démocraties qu’à ceux des dictatures ».
Tout est dit, et résume la transformation des dernières années, qui a installé les réseaux sociaux au cœur de nos vie politiques et sociales.
Souvenez-vous, il y a huit ans, un graffiti sur un mur de Tunis en pleine révolution, avait des allures de cri du cœur : « Merci le peuple, merci Facebook », avait tagué un jeune Tunisien, capturant la nouveauté d’un soulèvement né dans la rue, mais facilité par le réseau social.
Aujourd’hui, Facebook compte deux milliards d’utilisateurs, auxquels il faut ajouter le milliard de comptes Instagram racheté en 2012. Et son rôle est devenu central : il suffit de voir l’usage qu’en font les gilets jaunes en France pour s’organiser, mobiliser, et s’informer en dehors des médias traditionnels.
Le problème est que Facebook et les autres réseaux sociaux sont devenus les vecteurs du meilleur comme du pire, de la convivialité et de la haine, d’une information de qualité comme de la pire désinformation ou du complotisme.
Les plateformes ont perdu toute crédibilité, et il serait dangereux de les laisser pratiquer l’autorégulation.
Les États tentent de réagir, mais en ordre dispersé, la France et l’Allemagne ont légiféré, mais pas dans le même sens, et aucune des deux législations n’est satisfaisante. Des initiatives sont en cours dans la société civile internationale pour proposer des pistes de solutions.
Mais c’est aussi aux citoyens de prendre conscience de l’enjeu. Facebook est devenu la place de marché de l’information et de la vie civique, sans en avoir ni les responsabilités, ni l’éthique : c’est un enjeu démocratique majeur.
L'équipe
Pierre HaskiChroniqueur
Mots-clés :
Monde géopolitique Internet démocratie Gilets jaunes réseaux sociaux Facebook Google TwitterLe mouvement des Gilets jaunes est remarquable, à bien des titres, spécialement parce que les aspirations à plus de justice sociale y apparaissent fortement associées à l’attente d’une transformation profonde de la démocratie, dans toutes ses dimensions. Le système institutionnel bien sûr, mais aussi la représentation de toutes les catégories sociales, ou encore les formes multiples de la participation démocratique et la prise en charge d’intérêts structurellement marginalisés sont questionnés.
Nous, chercheuses et chercheurs en sciences humaines et sociales assemblé·e·s au sein du Groupement d’intérêt scientifique « Démocratie et participation », sommes interpellé·e·s par ce que nous interprétons comme un appel à une république plus « participative » et par des pratiques qui s’attachent d’ores et déjà à la mettre en œuvre au quotidien, entre citoyennes et citoyens. Sans être formulé dans ces termes – la démocratie participative n’étant pas explicitement revendiquée – cet appel prend cependant forme au croisement de propositions plus ou moins creusées qui s’y rattachent fortement : assemblée citoyenne, référendum d’initiative populaire, débats décentralisés. Ces revendications démocratiques, leur émergence comme leur structuration via l’usage des réseaux sociaux ou l’organisation d’assemblées populaires, témoignant d’une profonde défiance à l’égard de la représentation et d’une aspiration à l’horizontalité, ne sont pas en elles-mêmes nouvelles. Ce qui est plus original, c’est qu’elles ne sont pas portées par le petit cercle de leurs promoteurs habituels. Autrement dit, alors que nous observons et contribuons depuis des années à des expériences participatives souvent pensées et pratiquées du haut vers le bas, une forme de demande sociale s’exprime sous nos yeux.
Il serait tentant d’annoncer aux Gilets jaunes que les dispositifs participatifs ne manquent pas et que nous sommes prêt·e·s à leur en livrer le mode d’emploi. Ce serait pourtant contraire à notre posture de chercheuses et chercheurs en participation, et présomptueux, de considérer que les réponses institutionnelles et procédurales aux attentes démocratiques des Gilets jaunes existent, que nous n’avons pas besoin de leurs propositions et qu’il suffirait d’élargir ou de généraliser ce qui se fait déjà. De surcroît, l’aspiration à une vie démocratique ne saurait être enfermée dans quelques solutions procédurales vite digérées. D’autant moins que de multiples expériences participatives, aussi étudiées et renseignées soient-elles, montrent d’importantes limites tant dans leur capacité à élargir le spectre de « ceux qui participent » que dans leur influence réelle sur les décisions. Par contre, l’observation et l’étude de ces dispositifs, que les chercheuses et chercheurs réuni·e·s au sein du Gis mènent depuis plusieurs années, peuvent fournir de précieux éléments sur les opportunités mais aussi sur les risques de ce qui va se construire dans les semaines et les mois qui viennent.
Prise au sérieux, la participation conduit d’abord à ouvrir de vraies possibilités de débats pluralistes, d’interpellation et de proposition pour les citoyennes et citoyens, et à garantir leur indépendance en dehors des échéances électorales. Cela peut concerner l’ensemble des politiques publiques (notamment économiques, fiscales et monétaires), et ce à tous les niveaux. Elle conduit ensuite à reprendre à nouveaux frais la question de l’articulation de cette démocratie participative avec la démocratie représentative, dont les limites sont bien établies à tous les échelons territoriaux, de la commune à l’Europe. De plus, la participation ne saurait conduire à délégitimer les autres formes d’expression ou d’expérimentation démocratiques, y compris celles qui s’expriment sur un mode radical. Nos recherches montrent à cet égard que la vitalité des formes plus conflictuelles d’interpellation est bien souvent une condition d’épanouissement des dispositifs participatifs comme d’aboutissement de décisions mieux ajustées à l’état réel de notre société. Enfin, pour être crédible, la concertation à venir doit s’entourer de toutes les garanties désormais bien identifiées (marges de manœuvre politique, moyens financiers et humains cohérents, animation neutre et indépendante, calendrier réaliste…). La réunion de ces conditions suppose à minima l’assurance de la transparence des échanges et un contrôle démocratique sur le traitement, les synthèses et les comptes rendus de l’immense matériau qui sera rassemblé, ainsi qu’un retour sur l’usage qui en sera fait dans les décisions publiques, justifiant ce qui est gardé ou non des propositions faites dans le débat.
Au-delà de cette expérimentation à laquelle nous sommes prêt·e·s à contribuer, nous réaffirmons l’urgence sociale, politique et environnementale d’une vie démocratique, parce que celle-ci conditionne la capacité de nos sociétés à aborder de front les déchirures qui la traversent et à relever les défis à venir.
La direction collégiale et le Conseil scientifique
du Gis Démocratie et Participation
ndlr :
- connu / Loïc Blondiaux @LoicBlondiaux https://twitter.com/LoicBlondiaux/status/1073896519076667392
- de nombreux attributs de la médiation sont présents.
- ne serait-ce pas une manière de tirer la "couverture" "gilets jaunes" à eux ? => questionner ACT
Depuis l’élection présidentielle, ce ne sont que des consultations de façade qui sont menées par le gouvernement, préférant écouter les intérêts des lobbies privés plutôt que les organisations de la société civile et les citoyens. Résultat : les inégalités s’aggravent, la transition écologique se fait contre les classes populaires et moyennes, et les orientations économiques et sociales néolibérales se poursuivent. Face à ce constat, le Crid, collectif de 50 organisations de solidarité internationale appelle à de véritables politiques de justice sociale et climatique, et à la réhabilitation du dialogue. Voici leur appel.
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le président et le gouvernement doivent changer de méthode face aux attentes de la société française. Encore plus que leurs prédécesseur∙e∙s, les dirigeant∙e∙s élu∙e∙s en 2017 ont privilégié le passage en force, sans négocier ni même écouter celles et ceux qui défendent leurs droits, ni les associations ou les syndicats qui relaient leurs revendications.
Depuis l’élection présidentielle, les appels au dialogue de nos organisations n’ont reçu pour réponses que des consultations de façade menées au pas de charge. Dès juin 2017, lorsque plus de 350 organisations de la société civile ont réclamé une véritable concertation pour définir des conditions d’accueil des migrant∙e∙s dignes et humaines, le gouvernement a rejeté cet appel au dialogue et fait voter une loi qui prône la chasse aux migrant∙e∙s, faisant fi des conventions internationales et européennes ratifiées par la France.
Les orientations économiques néolibérales ont considérablement aggravé les inégalités
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Il y a une crise des politiques publiques et du dialogue public, qui ont été confisqués par les plus riches.
Pour nos organisations qui défendent la solidarité tant nationale qu’internationale, la transition écologique ne pourra pas se faire contre les classes moyennes et populaires, mais avec et pour elles, à travers de véritables politiques de justice sociale et climatique.
Limiter le pouvoir d’influence des lobbies privés et favoriser celui des citoyens
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CRID, collectif de 50 organisations de solidarité internationale
Tags : Climat Démocratie ! Inégalités
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En pleine crise des gilets jaunes, l'économiste Thomas Piketty, connu pour ses travaux sur la fiscalité, vient lancer en exclusivité sur France Inter, au micro de Nicolas Demorand et de Léa Salamé, un "Manifeste pour la démocratisation de l’Europe", signé par une centaine d'intellectuels, économistes et élus européens.
Catégorie
Actualités et politique
195 commentaires
Transcription :
...
/manifeste reconstruire l'union européenne qui avance dans les crises
opposition entre gouv anti et prétenduement européens qui ne font rien donc sortir de ce dilemne
pj collectif avec des dizaines de resp politiques
résumé : pour la justice fiscale, /pouvoir du peuple n'est pas le cas aujourd'hui, bloqués /règle de l'unanimité => commencer petit à petit ex fr al be etc
une assemblée europ pour voter pour de vrai un impôt sur les bénéfices des grandes sociétés afin que les tpe pme payent moins d'impôts que les grandes
composée de représentants des assemblées nationales et des différents groupes politiques et /20% de membres du parl europ
base de discussion ouverte
ne pas trop réduire le nombre de députés nationaux
doit être souveraine
voter 4 impôts importants /dév durable
-/bénéfices des sociétés
-/gains intégration europ
-/patrimoine
/carbone ++++ la moitié de ces recettes pour baisser les impôts des plus faibles
Q :
Christian /rétabl isf /chômage massif pas dans les autres pays lien ?
/économie ouverte ? rép : non c'est pas si simple. isf ne fait pas fuir les riches. raisonner de façon +large ex taxe foncière injuste réduire /petits patrimoines et l'augm /les +gros /6è tranche pas du tout suffisant ya un équilibre à trouver