Durée de lecture : 7 minutes - Agriculture Culture et idées
L’agriculture industrielle nourrit mal la population, et ses alternatives inoffensives ne sont destinées qu’aux classes aisées, défendent les auteurs du livre « Reprendre la terre aux machines ». Pour eux, les alternatives (bio, Amap) doivent s’inscrire dans un projet politique dépassant la seule question agricole : rompre avec les logiques de marché et de technologisation.
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ouvrage collectif de L’Atelier paysan paru pendant la crise du Covid-19. Avec une explosion du nombre de demandeurs d’une aide alimentaire — en octobre 2020, 26 millions de personnes déclaraient ne pas avoir les moyens de manger comme elles le souhaitent —, celle-ci a dramatiquement mis en lumière un problème structurel : l’agriculture industrielle ne nourrit pas les gens.
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les revenus dérisoires, la chute drastique de fermes et les suicides ... « clivage de classe autour de l’alimentation » plus marqué que jamais. D’un côté, les classes aisées peuvent consommer une nourriture de qualité chez Biocoop ; de l’autre, les classes populaires doivent se contenter d’Aldi, quand ce n’est pas des Restos du cœur.
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viser au contraire « des communautés paysannes technologiquement autonomes », à l’abri des banques et des industriels. En second lieu, rompre avec les logiques de marché auxquelles ont souscrit bon nombre d’alternatives agricoles en initiant une véritable socialisation de l’alimentation. S’inspirant de la Sécurité sociale telle qu’elle existait aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale, les auteurs ambitionnent une Sécurité sociale de l’alimentation allouant à chaque citoyen une somme lui permettant de se nourrir décemment et, surtout, de leur donner le choix de ce qu’il mange et de la manière dont on le produit. Une telle mesure permettrait, au bout du compte, la réorganisation complète de la filière agricole, en accord entre citoyens et paysans.
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Nourrir enfin les personnes, et non plus les banques.
Reprendre la terre aux machines. Manifeste pour une autonomie paysanne et alimentaire, de L’Atelier paysan, aux éditions du Seuil, collection Anthropocène, mai 2021, 288 p., 20 €.
Connu / https://twitter.com/Reporterre/status/1430150407905595489
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Les Soulèvements de la Terre a aimé
Reporterre @Reporterre · 8h - 33 - 58 - 81
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Nicolas Voisin a retweeté
Dr. Serge Zaka (Dr. Zarge) @SergeZaka · 21 août
[Thread] Je vous propose un fil scientifique & pédagogique sur l'effet de la température sur les végétaux. C'est important pour comprendre les effets du changement climatiques sur l'agriculture.
Compréhensif par tous & vous pourrez vous vanter aux repas de famille ! Revers de main avec index pointant vers le bas #FrAgTw
FranceAgritwittosCœur et 3 autres personnes
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Tout d'abord, les végétaux ne sont pas des organismes THERMOREGULES. Contrairement aux Hommes, leur température interne n'oscille pas autour de 37°C quelle que soient les conditions météoro.
Les plantes ne régulent pas leur température. Elles subissent la température de l'air.
Ainsi, la croissance, la vitesse de déplacement, la digestion, la réflexion (quoique ?!) des Hommes ne dépendent pas de la température.
Pour les végétaux, la croissance et le développement VARIENT suivant la température en suivant une courbe en cloche (ou de type "beta") Revers de main avec index pointant vers le bas
La croissance des végétaux est rapide autour d'une température optimale (Topt) et décroit de part et d'autre pour devenir nulle à la température minimale (Tmin) ou maximale (Tmax).
Ces 3 paramètres dépendent des espèces ! Topt espèce tropical > Topt espèce tempérée !
Un peu de THERMODYNAMIQUE simple maintenant. La température est la mesure de l'agitation moléculaire.
EN GROS, + il fait chaud, + les molécules sont excitées et bougent dans tous les sens (comme les gosses !!)
- il fait froid, plus les molécules sont stationnaires.
Easy, non ?
Aller maintenant tout va s'éclairer !
Plus il fait chaud (zone bleue),
Flèche nord-est agitation des molécules augmentent
Flèche nord-est les chocs entre molécules augmentent
Flèche nord-est vitesse des réactions augmentent
Flèche nord-est croissance du végétale est rapide !!!
C'est juste une histoire de thermodynamique...
Cette hausse de croissance est pas éternelle hein ?! C'est là que les impacts du changement climatique sont les + importants.
Entre Topt et Tmax (zone rouge),
Flèche nord-est agitation des molécules augmentent (encore !)
Flèche nord-est les chocs entre molécules augmentent
Pourtant la croissance Flèche vers le bas !??
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11:11 AM · 21 août 2021·Twitter Web App 1 Retweet 1 Citer le Tweet 28 J'aime
C'est simplement que lorsque les molécules sont trop agitées, les protéines/enzymes (qui facilitent les réactions chimiques) ont leur forme qui est modifiée !
C'est la DENATURATION DES PROTEINES.
Elles n'ont donc plus la même efficacité : les vitesses de réactions baissent !
Ainsi,
- il fait (trop) chaud
- les enzymes sont dénaturées
- elles perdent leur efficacité
- les vitesses des réactions chimiques baissent
- la croissance ralentit !
Easy, non ? Visage souriant avec des yeux en forme de cœur
Aux températures extrêmes, des contraintes physiques s'appliquent aux cellules de la plantes. Et là c'est le drame. Si ces contraintes sont trop fortes, les cellules éclatent : c'est la MORT CELLULAIRE.
Amen !
Aller maintenant vous êtes calés en biochimie, en biologie et en thermodynamique. Vous pouvez aller à votre repas de famille impressionner vos cousins ou votre belle-mère !
En admiration Visage souriant avec des yeux en forme de cœur Visage avec chapeau de cow-boy
J.M. BRIELLES @JM_BRIELLES · 21 août
En réponse à @SergeZaka Pouce levé Merci pour les infos ...
On peut y ajouter une Flèche sud-est de l'alimentation hydrique :
En situation de stress, la plante restreint sa transpiration et les tissus s’échauffent alors.
https://arvalis-infos.fr/les-cereales-en-cours-de-remplissage-particulierement-exposees-@/view-30393-arvarticle.html
Dr. Serge Zaka (Dr. Zarge) @SergeZaka · 21 août
Oui, mais j'ai volontairement pas parlé des interactions température * stress hydrique pour ne pas faire fuir les néophytes !
ÉCOLOGIE Reportage - 43 commentaires
Mots-clés agriculture biodiversite Climat Grand Paris inondations sciences urbanisme
En grande couronne parisienne, l’extension d’un quartier de laboratoires et d’entreprises menace des terres agricoles. Les bénéfices économiques du métro du Grand Paris qui doit y passer reposent sur le bétonnage de champs. À contre-courant des préconisations internationales qui supplient de protéger les milieux vivants.
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le collectif Urgence Saclay pointe les contradictions de l’État : « Pourquoi faire d’un côté une loi pour protéger et de l’autre aménager ? » La zone non urbanisable est délimitée par un décret en Conseil d’État. Ce qu’un texte a fait, un autre peut le défaire, craint sa fondatrice, Fabienne Merola, chercheuse à la retraite. « L’impact sur des terres agricoles de la ligne 18 (à laquelle il convient d’ajouter les travaux du conseil départemental 91 sur la RD36) est d’environ 40 hectares pour la phase chantier et de 22 hectares en phase d’exploitation », assure la SGP. La loi restreint l’artificialisation au périmètre des zones d’aménagement concerté (ZAC). « Ce périmètre strict favorise l’aménagement d’espaces publics et de parcs naturalistes généreux ainsi qu’une transition paysagère », affirme l’EPA de Saclay. Pourtant, si l’on additionne la superficie des trois ZAC d’ores et déjà validées, cela représente 663 hectares – dont 400 de parcelles autrefois agricoles, selon Urgence Saclay.
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Connu / https://twitter.com/Lindgaard/status/1421379098438475785
Rubriques : environnement ; agriculture ; économie
C'est un nouvel épisode dans la guerre qui oppose les pro et les anti-bassines sur le bassin de la Sèvre Niortaise.
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les associations d'opposants estiment que l'impact écologique n'est pas suffisament pris en compte. Elles dénoncent également des prélèvements "supérieurs aux consommations passées, pérennisant des pratiques globalement néfastes à l'environnement."
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le collectif "Bassines non merci" avait prévenu : "Nous continuerons d’activer tous les leviers pour empêcher, par tous les moyens légaux et la désobéissance civile, la construction de ces bassines, symbole de l’accaparement de l’eau bien commun, par et pour les intérêts privés."
Connu / https://twitter.com/F3PoitouChtes/status/1418109834679967745
Connue / https://twitter.com/web86info/status/1418117427968217088
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web86.info @web86info · 22 juil.
[vidéo] L’actualité du scandale des “bassines” http://youtube.com/watch?v=10EgsFF5Jr4
BNM TV : Appel à la résistance
Ce BNM TV est un épisode spécial "Appel à la Résistance" Le début des travaux est annoncé à Mauzé-sur-le-Mignon le 1er août et à Saint-Sauvant le 1er septemb... - 0 - 1 - 0
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À PROPOS
La revue Agriculture & Environnement (A&E) est une lettre d’information indépendante des syndicats et des associations professionnelles, qui fait entendre une voix critique et originale sur des sujets sensibles concernant l’agriculture et l’environnement: OGM, pesticides, irrigations, agriculture bio… Elle existe depuis 2003 ... son lectorat principaux acteurs agricoles, A&E est tiré à 8000 exemplaires.
Gil Rivière-Wekstein rédacteur en chef de la revue
est né en 1960 à Bruxelles. Dix ans plus tard, sa famille s’installe au Danemark où il poursuit ses études. C’est là qu’il découvre à l’âge de 15 ans les grands débats concernant l’environnement et l’écologisme. Révolté par le discours Malthusien du Club de Rome ( et de son rapport « Halte à la croissance » publié en 1972), il s’engage alors dans différentes associations danoises et rédige ses premiers articles dans la presse locale. Il n’hésite pas à aller à contre-courant de l’opinion publique danoise, en prenant en particulier la défense du nucléaire civil.
En 1985, s’installe à Paris et poursuit ses investigations sur les associations environnementalistes, en particulier sur leurs origines philosophiques.
Fort de cette expérience, il lance en 2003 une lettre d’information, Agriculture et Environnement. Après deux ans d’enquête, il publie en novembre 2006 un livre intitulé Abeilles, l’imposture écologique qui décrypte l’affaire des « pesticides maudits ».
En septembre 2011, il publie son second ouvrage « Bio Fausses promesse et vrai marketing » et apporte un nouvel éclairage sur l’agriculture biologique et ses réalités. Depuis,... tenir des conférences.
Par ailleurs, passionné par les grands penseurs juifs, a rédigé la préface de la réédition de la l’ouvrage Moses Mendelssohn « Phédon ou entretiens sur l’immortalité de l’âme » publié en 2000.
Membre de l’association Française des Journalistes Agricoles.
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Mentions légales
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Directeur de la publication : Gil Rivière-Wekstein
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Les forêts partent en fumée. Amazonie, Australie, Indonésie, Sibérie, aucun écosystème n’est épargné. Mais nous avons compris ce que nous pouvons changer, ici, maintenant.
En Amérique du Sud, les incendies sont majoritairement liés à la déforestation causée par l’agriculture industrielle dont nous importons les produits. En Indonésie, c’est l’habitat des orang-outan qui est ravagé pour de l’huile de palme.
Alors oui, aussi surprenant que cela puisse paraître, la complicité internationale des plus grands comme des plus petits États, est prouvée : les produits que nous consommons peuvent être liés à la déforestation au bout du monde… même s’ils paraissent locaux ! C’est ça, la “déforestation importée”.
Au Luxembourg particulièrement, c’est l’élevage des vaches laitières qui dope l’importation de soja pour l’alimentation du bétail, sachant que plus de 60% de la production de lait cru est exporté en dehors de nos terres.
Notre gouvernement doit repenser notre politique agricole et réduire notre part de responsabilité : le Luxembourg ne peut plus être complice de ce désastre.
Nous devons arrêter d’importer des produits issus de la déforestation.
Le triste sort de la majorité des agriculteurs est connu : ils peinent à subvenir à leurs besoins à cause de leurs maigres revenus. Pendant ce temps-là, les grandes entreprises du secteur agricole continuent de bénéficier d'abondantes subventions de la Politique Agricole Commune. On en discute avec Caroline Trouillet, journaliste et autrice d'une enquête sur les financements de la PAC.
La Politique Agricole Commune n’est-elle en fin de compte qu’un outil destiné à engraisser les ogres de l’industrie agroalimentaire ? Alors que 60 % des agriculteurs touchent moins de 20 000€, les grosses entreprises, comme Lactalis par exemple, peuvent toucher un véritable pactole. Ces subventions sur investissements viennent financer des projets soit désastreux pour l’environnement, soit instables économiquement. En effet, il peut sembler assez incongru que la PAC puisse subventionner des investissements hors de l’Europe ou des projets de friandises pour chats et chiens, plutôt que l’agriculture bio ou paysanne.
Les aides directes aux agriculteurs sont quant à elles calculées selon la taille des exploitations. Plus on est gros, plus on touche. La PAC serait donc, d’une part, un système profondément inégalitaire pour les petits agriculteurs et, d’autre part, très gourmand pour les gros exploitants et les grandes entreprises du secteur agricole.
Le Média a donc reçu, pour en parler, Caroline Trouillet. Elle est journaliste et auteure de l’enquête : « La Politique Agricole Commune : ses chèques aux mieux dotés, ses œillères sociales et environnementales ».
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A la buvette, un député Marcheur, et bon connaisseur des marchés agricoles, s’est moqué de moi :
« Mais arrête, François, avec tes prix planchers, tu sais très bien que c’est interdit par l’Union européenne…
- Oh, ça je m’en fiche ! On désobéit.
- Et même au-dessus ! L’OMC l’interdit !
- Je m’en fiche encore plus ! On désobéit. On aura des différends, ça prendra des années devant la justice, pendant ce temps-là, on verra bien quel parti prendront les gens, les paysans… »
(Spéciale dédicace à Xavier Ricard, auteur de "Demain la planète. Quatre scénario de déglobalisation".)
Ndlr : il reprend mon idée d'exception agri-culturelle ++
Réseau Action Climat @RACFrance · 13 min
Tandis que la #LoiClimat est examinée au Sénat, les @amisdelaterre reviennent sur les plus gros clichés autour des #engraisazotés ! Décryptage avec @ManonCastagne, chargée de campagne agriculture chez @amisdelaterre ! ⤵️
#EngraisMerciAuRevoir
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Ndlr : le fait qu'ils soient issus du pétrole ne compte pas ? Vérifier ACT
Revisitons le Néolithique ! - 14 mai 2021 Par Géographies en mouvement Blog : Le blog de Géographies en mouvement
mots-clés Agriculture néolithique 3 commentaires 12 recommandés
Le Néolithique marque-t-il un tournant dans l’histoire de l’humanité ? L’heure est à la remise en question, au moins partielle, de ce récit consensuel. Les récents ouvrages de James C. Scott et Pierre Madelin synthétisent quelques avancées sur la question. (Par Renaud Duterme)
... opposition entre chasseurs-cueilleurs d’une part et agriculteurs-éleveurs de l’autre. La seconde catégorie serait la destinée naturelle de toute société, conformément à une vision évolutionniste. Si tout indique un passage d’une économie de la cueillette à un économie agricole il y a environ 11 500 ans au Proche-Orient et 10 000 ans en Chine et en Mésoamérique, rien ne permet pourtant d’affirmer que ces deux modes d’existences n’ont pas cohabité et ont suivi cette linéarité. De nombreux indices attestent l’idée selon laquelle des plantes, notamment des céréales, furent cultivées d’abord sous forme sauvage et non véritablement domestiquées. Dans certaines régions abondantes, il est également attesté que la sédentarité a précédé (au moins de plusieurs siècles) le passage à l’agriculture.
Il semble enfin que de nombreuses populations, suite à l’effondrement de la société agricole à laquelle elles appartenaient, rebasculaient dans un mode de vie basé davantage sur la chasse et la cueillette. Ces exemples brouillent la frontière entre ces deux modes de vie et réfutent tout fatalisme dans la destinée des sociétés de chasseurs cueilleurs.
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De nombreuses découvertes témoignent du fait que le passage à une société agricole sédentaire va dans bien des cas s’accompagner de problèmes sanitaires et alimentaires plus importants que dans les sociétés préagricoles. Les dernières recherches en paléontologie font état de populations de chasseurs-cueilleurs en meilleure santé, bénéficiant d’un régime alimentaire plus varié et contraintes de travailler moins d’heures, et de sociétés moins vulnérables face aux calamités climatiques et aux épidémies.
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ce tournant marquerait le début de l’Anthropocène ...
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plus d’hypothèses que de réponses sur un passé lointain dont nous ne sommes pas près (et le serons-nous un jour) d’avoir percer tous les mystères.
Réf. :
Pierre Madelin, Faut-il en finir avec la civilisation ? Écosociété, 2021 https://ecosociete.org/livres/faut-il-en-finir-avec-la-civilisation.
James C. Scott, Homo Domesticus. Une histoire profonde des premiers États, La Découverte, 2019 (anthropologue ) https://www.editionsladecouverte.fr/homo_domesticus-9782707199232.
Pour nous suivre sur Facebook : https://www.facebook.com/geographiesenmouvement
[1] Madelin voit dans l’apparition du stockage un marqueur historique plus pertinent pour comprendre l’émergence des inégalités. Stockage évidemment déjà pratiqué par des sociétés de chasseurs-cueilleurs.
Connu / https://twitter.com/MediapartBlogs/status/1393302601068957702
Clés : Agriculture Alimentation
Agriculteur bio en Charente-Maritime, actuel député écologique au Parlement européen, et conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine – il en est à son deuxième mandat dans le groupe Radical de gauche –, Benoît Biteau assure que les régions peuvent constituer un outil efficace pour une transition écologique des territoires. Pour peu qu’elles fassent des choix clairs et cohérents ! L’exemple en Nouvelle-Aquitaine.
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La maquette financière [le plan budgétaire] de 2015 en Poitou-Charentes avait réservé une grosse enveloppe pour le développement de l’AB et de l’agroécologie. Et lorsque cette région a fusionné avec le Limousin et l’Aquitaine, il a été décidé de ne pas modifier cette maquette financière et d’en faire bénéficier la nouvelle grande région. C’est comme cela que des moyens substantiels ont été apportés à cette forme d’agriculture. C’est grâce à ça que la Nouvelle-Aquitaine a pu pallier en 2018 au désengagement de l'État en faveur des aides à l'AB, et maintenir une bonne dynamique de croissance de cette agriculture-là.
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On continue à engloutir des centaines de milliers d’euros pour des formes d’agriculture qui ne sont que le Canada Dry de l’agroécologie. On a des injonctions contradictoires en soutenant la transition écologique d'un côté et, de l’autre, des solutions agricoles qui lui tournent le dos. Prenons deux exemples : les outils d’épandage de pesticides et la politique de l’eau.
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en tant que cogestionnaire des finances publiques, nous avons une responsabilité sur la distribution de ces aides, nous sommes là pour donner des impulsions, en l’occurrence pour favoriser la transition agroécologique. Ainsi, nos Plans de Développement Rural Régional ne devraient plus mettre sous perfusion ce type de solutions techniques qui poursuivent une agriculture chimique.
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Quant à la politique de l’eau, en 2011, en tant que vice-président de l'ancienne région Poitou-Charentes, je n’avais pas fermé la porte aux retenues d’eau et à un soutien par la Région. J’avais simplement demandé qu’on s’engage sur un financement à 100 % afin de garantir une gestion publique de ce stockage de l’eau – qui est un bien commun. Cela signifie à la fois une gestion écologique de la ressource et un soutien apporté à certaines productions écologiques et profitables pour tous les consommateurs de la Région. Ce n’est pas le cas de celles destinées à l’exportation, tels le maïs, que ces retenues abreuvent avant tout. En outre, cette ressource bénéficie essentiellement aux exploitations actuelles et historiques, qui peuvent s’agrandir grâce à l’irrigation, alors que de nouveaux arrivants, parfois en agroécologie, n’y ont de fait pas accès. Rien qu’en Poitou-Charentes, entre les 4 départements qui la composent, on dénombre quelque 200 projets de retenues d’eau, qui pourraient mobiliser entre 300 et 400 millions d’euros d’argent public (avec un financement à 70 %). Est-ce vraiment le choix que veulent faire les habitants de Poitou-Charentes ?
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les productions agricoles des zones entourant les métropoles de Nouvelle-Aquitaine sont très largement destinées à alimenter les vraquiers du port de La Palisse à La Rochelle, pour l’export, plutôt que les habitants de ces métropoles. Résultats, ces derniers sont nourris seulement à quelques 2 % par des productions locales… Il est temps d’assumer des choix politiques clairs, cohérents et courageux sur les priorités agricoles comme alimentaires.
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Il y a plusieurs leviers pour changer ces orientations agricoles et alimentaires, en plus de la volonté politique indispensable à avoir. J’en citerai juste deux. Les régions sont gestionnaires du deuxième pilier de la PAC, c’est-à-dire de son volet du développement rural (1). Or, ce second pilier concerne tout de même 25 % du budget de la PAC, soit un quart des 9,5 milliards d’euros d’aides agricoles perçues par la France chaque année de l’Europe (sur la période 2014-2020). C’est insuffisant par rapport aux aides directes à la production, mais ce n’est pas rien ! Et ça peut libérer un beau volume financier pour engager cette transition agroécologique.
L’autre levier pour réorienter les politiques agri-alimentaires est celui de la commande publique. Là encore, ce n’est pas négligeable lorsqu’on est une région, qui a par exemple la compétence des lycées, et donc de leurs cantines. Ses compétences peuvent être toutefois contrecarrées par des fonctionnaires d'État gestionnaires de la commande publique pour ces repas dans les cantines, sur lesquels la région n’a pas d’autorité... Par ailleurs, pour rester sur l’exemple des cantines des lycées, la Région n’est pas le seul opérateur, elle est en fait un simple partenaire auprès d’autres collectivités (agglos, métropoles…) et elle ne peut imposer ses choix. Dès lors, les régions constituent des leviers précieux pour orienter les politiques alimentaires, mais elles ne peuvent pas se substituer à ces échelons territoriaux où se conçoivent, notamment, les fameux plans alimentaires territoriaux (PAT) multi-acteurs. Or, on constate qu’au sein des PAT il y a d’énormes disparités entre acteurs pour avancer vers le bio et le local dans les cantines, par exemple. Pour le dire autrement, si tous ces échelons de décision n’avancent pas en cohérence autour de la même volonté, cette transition aura du mal à voir le jour.
Crédits: Romain delbuenofood, Unsplash
(1) Le second pilier de la Ia PAC concerne, entre autres, la “modernisation” des exploitations agricoles, certaines aides à l'installation, un soutien pour l’activité dans les zones à handicaps naturels (par exemple les zones de montagne) ou encore les aides à l'agriculture biologique et pour des mesures dites agro-environnementales.
Ndlr : il ne lui a pas été demandé son avis sur Néo Terra https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju/?searchtags=N%C3%A9o_Terra ACT
Soutenance de Thèse de Helen Coarita Vendredi 30 Avril 2021 - 9h30
en visioconférence Zoom : https://zoom.us/j/96810835352
"Prétraitement des déchets agricoles pour l'optimisation de leur valorisation par méthanisation"
La croissance rapide de la filière de méthanisation agricole en France depuis une vingtaine d’années s’accompagne de nombreuses questions associées à la rentabilité des installations. Malgré les connaissances acquises par retour d’expérience sur les sites de méthanisation agricoles et les développements pour l’optimisation des procédés, les défis sont encore nombreux, et plus particulièrement pour les éleveurs français : les effluents d’élevage constituent en effet 64% des tonnages entrant en méthanisation, principalement sous la forme de fumiers pailleux complétés par d’autres biomasses agricoles tels que des résidus de culture, produits de cultures intermédiaires à vocation énergétique et autres déchets de l’industrie agro-alimentaire. Or, la grande majorité des installations françaises aujourd’hui sont des technologies de type cuve agitée en voie humide développées principalement en Europe du Nord et conçus pour traiter des résidus d’élevage principalement sous forme liquide. En France, la grande majorité des ressources mobilisables est de caractère hétérogène avec une teneur élevée en matières ligno-cellulosiques, nécessitant le recours à des opérations de préparation de la ration au moyen de systèmes mécaniques. Si les techniques de prétraitements mécaniques disponibles sur le marché sont nombreuses, les retours d’expérience sont encore rares et nécessitent de développer une approche scientifique permettant de relier l’aptitude à la méthanisation d’une biomasse à la modification de ses caractéristiques au cours d’un prétraitement. Pour répondre à cet enjeu, la thèse s’est structurée dans l’objectif d’identifier les principales fonctions des opérations mécaniques de préparation de biomasses agricoles solides. Premièrement, une méthodologie d’approche générale de caractérisation bio-physico-chimique a été développée afin d’évaluer les principaux effets des prétraitements mécaniques avant méthanisation. Dans un deuxième temps, une étude des opérations mécaniques successives à l’échelle laboratoire a été réalisée sur différentes biomasses agricoles telles que les fumiers bovins et l’ensilage de maïs et triticale. La fonctionnalité de chaque opération de prétraitement a été identifiée et une corrélation entre paramètres physiques et paramètres biochimiques a été proposée. Dans un troisième temps, plusieurs techniques de prétraitement mécaniques in situ ont été testées et comparées aux opérations à l’échelle laboratoire pour identifier leurs fonctions de transformation de la biomasse et évaluer leur coût énergétique. Ainsi, plusieurs effets ont été mis en évidence : l’amélioration de la vitesse de bioconversion de la matière et l’amélioration des propriétés rhéologiques. La compréhension en détail du mécanisme d’action des prétraitements mécaniques sur des substrats complexes et hétérogènes est le prochain enjeu.
Mots clés : méthanisation, déchets agricoles, fumiers, caractérisation de la matière, potentiel bio-méthanogène.
Ndlr : le bilan énergétique de ce prétraitement mécanique a été évalué par "calculs par rapport aux gains de la rhéologie, de la production de méthane et de la vitesse de conversion" selon HC à sa soutenance, l'étude énergétique est disponible, la demander ACT
Par Marie-Josée Beliveau, Chargée de campagne Alimentation et nature - 2 Commentaires
Connu / https://twitter.com/greenpeaceQC/status/1386032507733299208
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Greenpeace Québec @greenpeaceQC · 24 avr.
Le soleil vous donne le goût de plonger vos mains dans le sol?
Soleil avec rayons Plant
Voici quelques astuces pour cultiver un magnifique #jardin intérieur et extérieur >>>
#autosuffisance #agricultureurbaine
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95 106 vues - 10 k - 99 - 214 k abonnés - #agribashing #effondrement #bio
1 427 commentaires
Tr.: ... les inégalités se creusent, 3 ph préoccupants, stagnation des volumes, ?, ? la fr dépendra des importations, sacrifer sur l'hôtel des accords internationaux les agriculteurs ... /gelées épiphénomène, l'utopie du libre-échange s'est transformée en désastre ...
Connue / https://twitter.com/LeFildActu1/status/1384078568292900868
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Fil d'Actu Officiel @LeFildActu1
Favoriser le bio et "en même temps" le low cost importé par cargo peut paraitre contradictoire, mais #Macron répond ainsi aux attentes de son électorat ET de ses soutiens financiers. Pas sûr par contre que la masse des français y gagnent à ce petit jeu...
1,6 k vues - 11:37 AM · 19 avr. 2021·- 20 Retweets 65 J'aime
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Peut-on vouloir « réintroduire la nature en ville » et en même temps construire un « écoquartier » sur des jardins ouvriers et des terres maraîchères ? C’est le pari urbanistique risqué que tentent la ville franc-comtoise et sa maire écologiste.
Mots-clés agriculture urbaine Artificialisation densification Ecologie urbaine Etalement urbain mal logement métropole
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En 2019, le tribunal administratif a suspendu les travaux de l’écoquartier, estimant qu’il n’y avait pas d’intérêt public majeur à construire. L’année suivante, le Conseil d’État a contredit ce jugement mais confirmé l’interruption, considérant que les porteurs du projet n’avaient pas démontré la recherche de solutions alternatives.
Les mêmes échelons judiciaires doivent désormais se prononcer sur le fond du dossier. Si leur verdict est négatif, et si la consultation citoyenne se prononce contre l’écoquartier, la mairie abandonnera le projet. « S’il faut arrêter, il faut arrêter », dit Anne Vignot. D’ici là, elle fait savoir qu’elle pense que le dossier doit être « profondément remanié ». Quant à l’éphémère ZAD qui fut déclarée en juin dernier à Besançon, elle pourrait se réactiver avec les beaux jours. La charpente d’une agora est déjà en construction.
92 commentaires
Corinne Lepage a retweeté Christian de Perthuis @chdeperthuis · 16h
Abattement des émissions de méthane: une arme sous-exploité dans la lutte contre le réchauffement
- Deux sources majeurs : agriculture (38%), fossiles (33%)
- Dans les fossiles : abattements à bas coûts
- Impact rapide sur le stock (durée de vie de 13 ans
https://economist.com/science-and-technology/2021/04/03/those-who-worry-about-co2-should-worry-about-methane-too
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L’avenir de notre agriculture se joue maintenant !
Aujourd’hui, certains producteurs de grandes cultures manifestent bruyamment pour faire baisser fortement le niveau d’ambition de la réforme de la Politique Agricole Commune (PAC). Les décisions gouvernementales sont imminentes sur ce dossier : le Premier ministre, Jean Castex, aura pour responsabilité de décider si les 9 milliards d’euros annuels de la PAC seront mis au service d’une agriculture plus juste et plus durable ou au profit des grandes cultures et des géants de l’agro-industrie.
J’AGIS EN INTERPELLANT JEAN CASTEX MAINTENANT !
Connu / https://twitter.com/greenpeacefr/status/1377934278219169803
"#CitoyensETpaysans"
Beychac-et-Caillau, sur la rive droite de Bordeaux, va devenir un lieu de production agricole intensive g...
En 2012, Frédéric Radosz a manipulé sur son lieu de travail des mélanges de produits phytosanitaires, les bras nus et sans protection. Cet ex-employé d’une entreprise du groupe Suez Environnement souffre depuis de graves séquelles psychologiques. Après huit ans de combat, un procès en appel a lieu le 9 mars, à Pau, dans les Landes.
Hinx (Landes), reportage
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Pour onze mille euros, la société Sita Sud-Ouest acceptait de traiter des déchets agricoles collectés par l’entreprise Adivalor. Les deux sociétés étaient d’accord : Frédéric Radosz, un conducteur d’engins sur ce site de revalorisation de déchets, et son collègue recevraient des sachets plastique de cinq cent litres contenant des bidons vides de produits phytosanitaires. Ces bidons devaient être passés en presse pour constituer des « balles » de déchets. Les bidons arriveraient rincés et propres.
Le travailleur se souvient s’être plaint, dès le premier jour, de maux de têtes et de vertiges.
Odeurs nauséabondes, vertiges et saignements
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Huit ans après les faits, il vit de sa pension d’invalidité avec 900 euros par mois
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Sa visite au forum de l’emploi de Dax, après son licenciement, l’a découragé, lassé de s’entendre dire : « C’est toi Freddy qui est en procès avec Suez ? » « Je me suis senti ‘blacklisté’ » et blessé de ne plus pouvoir « subvenir aux besoins de la famille », lui qui avant l’été 2012 avait « tout pour être heureux »
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Source : Juliette Chaignon pour Reporterre