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Alexis Corbière, député La France insoumise de la Seine-Saint-Denis présente quelques éléments d'analyse du projet de loi confortant le respect des principes de la République.
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[Amfis d'été 2018 - Humour et politique]
La Conférence en intégralité ici : https://youtu.be/zz9dDd_fqPo i à https://my.framasoft.org/u/ind1ju/?Fj7L9A
Quelques problèmes techniques ne nous ont pas permis de filmer l'intégralité de la conférence.
Merci à Gérald pour ce bon moment passé ensemble que nous partageons avec vous.
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Election de Donald Trump, montée en puissance de Viktor Orban, arrivée au pouvoir de Matteo Salvini, puis de Jair Bolsonaro... Sur tous les continents, on voit apparaître des figures aux tendances, et aux discours, autoritaires. Alors est-on en train d'assister au crépuscule des démocraties libérales ? Clément Viktorovitch a posé la question à la philosophe Sandra Laugier, à l'historien Marc Lazar et à l'essayiste David Djaïz. Bienvenue dans ce nouvel épisode de Viens Voir les Docteurs.
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Tr.: ... des dirigeants qui font pression, bande grise ou ligne rouge ? ... en 2016, forme de privatisation de la démocratie ... Djaïz risque que les électeurs perdent confiance ... italie berlusconi, un homme d'affaire qui entre en politique, Trump battu mais a plus de 70 millions d'électeurs ! ... Bolsonaro modification du système politique; Hongrie Horban ~idem en plein coeur de l'union européenne : sécurité, justice, universités ... Djaïz: le populisme, un style ou une doctrine politique ? néolibéralisme autoritaire ou séparer le libéralisme de la démocratie ?
Marc Lazar : on voit mal les grands textes du populisme sauf de gauche. Ex. mvt 5 étoiles en italie. Orban a un projet théorisé démocratie illibérale, critique subtile de la démocratie occidentale, contre-ex. salvini en italie
Sandra Laugier : tensions entre droits fondamentaux et souveraineté populaire : pb de définitions, peuplocratie, représentativité, une fois élu pouvoir absolu, la démocratie n'est pas seulement être élu c'est aussi prendre en compte la voix de chaque individu, répondre à cette menace du populisme, attaqués aussi aux intellectuels, aux femmes aussi.
Djaïz : zone grise, trajectoire historique et opportuniste, intimidations, réformes, attaques, ya un vrai risque en fr aussi avec Valls et Macron, dérive autoritaire, autoritariste, s'attaque à la pensée critique, la classe intellectuelle, chez Macron style non, mais réformes oui. en Fr niveau catastrophique de défiance des institutions, lié à trajectoire historique de la fr déstabilisée par la mondialisation, retrouver des récits fr, accord sur le cadre, il n'y a que violence.
/place des citoyens : condamner les dirigeants, ou les citoyens, deux impasses à dépasser : diversifier la classe politique, l'éthique, conflits d'intérêt, confiance, un cadre, chacun a une voix et des compétences
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Tr.: ...Trump n'a pas tenu ses promesses par ex. sur l'emploi ... les miliardaires ont vu leurs revenus augmenter très largement ...principal problème social et économique ... des éllites en fr se prennent pour des américains, plaquer une réalité qui n'est pas la nôtre ... /démocratie inquiète de la censure des GAFAM ... pb social en fr ...
54 602 vues - 6,1 k - 126 - 198 k abonnés #Macron #France 1 142 commentaires
Tr.: ... toujours plus de bureaucratie ... décentralisation ... une nouvelle couche intermédiaire, des coûts de transfert supplémentaires ... expérimentation / future loi 4D ... danger de concurrence acharnée entre collectivités ... france des nouvelles féodalités ... droit à la différenciation ... risque de donner une nouvelle vigueur aux indépendantistes ... affaiblit l'état, à rebours de tout ce qu'il faudrait faire.
Interview publiée le 9 janvier 2020 dans La Dépêche du Midi, Midi Libre, L’Indépendant, La République des Pyrénées et Le Petit bleu.
- lenteur de la campagne de vaccination
- ne faut pas donner la priorité aux vaccins ARN messagers
- recours aux vaccins chinois, russes ou Cubains…
- défiance vis a vis des pouvoirs traditionnels
- lutte des uns contre les autres
- augmentation de la pauvreté, revenu universel
- la France doit être souveraine dans tous les domaines : la santé, l’éducation, l’alimentation. Ca créera des millions d’emplois.
- constituer un grand corps d’entraide publique pour faire face aux catastrophes naturelles
- loi sur le séparatisme
- 2022 : croire que réunir des logos différents suffit pour créer une dynamique c’est se leurrer ! Des divergences décisives sur le futur du pays existent. Nous ne sommes pas d’accord sur la question européenne, sur le passage à une 6eme République et sur la planification écologique. Faudrait-il mentir pour s’unir ? Les gens n’accepteraient pas cette supercherie. ... compte aussi sur une mobilisation citoyenne https://noussommespour.fr/
Connu / https://twitter.com/JLMelenchon/status/1347879864838344704
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Alors que le chef de l’Etat va rendre hommage à François Mitterrand ce vendredi, vingt-cinq ans après sa mort, le leader de La France insoumise l’exhorte à « foutre la paix » au héros de la gauche, dont il se souvient pour « l’Obs ».
Il n’a pas été un compagnon de route historique, mais il avait une relation singulière avec François Mitterrand, « le Vieux » comme il l’appelle encore avec affection et une pointe de nostalgie. Jean-Luc Mélenchon l’avoue en souriant : « Je dois être un des derniers qui garde un portrait du “Vieux” chez lui. J’aime bien capter son regard. » Comme si ce président qui croyait aux forces de l’esprit l’accompagnait encore un peu.
Macron rend hommage à Mitterrand : l’impossible coup de Jarnac ? https://www.nouvelobs.com/chroniques/20210108.OBS38551/macron-rend-hommage-a-mitterrand-l-impossible-coup-de-jarnac.html
Pour le vingt-cinquième anniversaire de la mort de François Mitterrand, ce vendredi 8 janvier, Emmanuel Macron a choisi de se rendre sur sa tombe à Jarnac et d’aller visiter sa maison natale, à quelques mètres du cimetière des Grands-Maisons. L’« insoumis » ne cache pas sa colère contre ce pèlerinage d’un président dont la politique est si éloignée de celle de son lointain prédécesseur : "« Sa présence à Jarnac est écœurante. Je ne trouve pas d’autre mot. Ça dégoûte. C"
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Connu / https://twitter.com/JLMelenchon/status/1347471690117345281
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Jean-Luc Mélenchon @JLMelenchon · 16h #Mitterrand - 535 - 419 -733
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Un Commentaire
... le fait d’être experts donne-t-il plus d’écho auprès du gouvernement ? Pour y répondre, Olivier Fontan, directeur exécutif du Haut Conseil pour le Climat, a pris le temps de répondre à mes questions.
...
organisme indépendant, fonctionnellement rattaché à France Stratégie et donc aux Services du Premier ministre. Il est chargé d’émettre des avis et des recommandations sur la mise en œuvre des politiques publiques et des mesures prises pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de la France. Il a été dans un premier temps créé par décret puis inscrit dans la loi Energie climat. Il ne peut recevoir aucune instruction, d’aucune institution qu’elle soit publique ou privée.
Le HCC est composé de treize personnes représentant un éventail d’expertise dans les domaines directement ou indirectement liés au climat. Elles se réunissent une fois par mois
...
l’équilibre entre les émissions anthropiques et les absorptions anthropiques dans la deuxième moitié du XXème siècle. Globalement c’est l’idée que pour stabiliser le climat on n’émette pas plus de gaz à effet de serre que le système-terre ne peut en absorber – on trouve aussi des scénarios dits ZEN pour « zéro émissions nettes ». Après, le diable est dans les détails et on peut trouver beaucoup de détails dans la neutralité carbone : gaz à effet de serre concernés, rôle des technologies ou de la compensation carbone, etc. Il reste que c’est à la fois un mot-obus, qui remplit son office de déclencheur du débat, et un concept à la fois clair et souple qui peut être utilisé par tous les acteurs.
En France, la loi nous engage à atteindre la neutralité carbone en 2050 ... La France s’est interdite de compenser ses émissions, elle doit donc les réduire ou les absorber. ... Sur les dernières décennies on a eu le développement humain dans les années 80, puis le développement durable dont les objectifs officiels ont été adoptés par les Nations unies il y a cinq ans, peu de temps avant l’accord de Paris. Et donc sa variante croissance verte. Tout cela reste fondé sur une accumulation matérielle sans fin.
Derrière le discours de la croissance verte il y a la théorie qu’on peut découpler la croissance du PIB de ses conséquences environnementales négatives, en premier lieu les émissions de gaz à effet de serre. ... l’essentiel dépend de l’organisation systémique de notre pays, de l’économie, des infrastructures, donc de choix collectifs ... La politique, ce sont d’abord les rapports de force et le MTE n’est pas en position surplombante des autres ministères. Tout cela doit donc être articulé et porté à Matignon. ... il va falloir réduire la voilure, en bon ordre, par l’efficacité ou la sobriété ... être efficace, c’est aussi en parler, faire changer les regards et les mentalités.
Tribune
Renaud Hétier et Nathanaël Wallenhorst, enseignants-chercheurs à l’Université Catholique de l’Ouest en sciences de l’éducation, estiment que l'école doit prendre en compte la question écologique.
Nathanaël Wallenhorst est coordinateur de Résistance, résonance : Apprendre à changer le monde avec Hartmut Rosa (Le Pommier, 2020) et auteur de La Vérité sur l’Anthropocène (Le Pommier, 2020)
Renaud Hétier est coauteur de Résistance, résonance : Apprendre à changer le monde avec Hartmut Rosa (Le Pommier, 2020) et auteur de L’humanité face à l’Anthropocène (PUF, 2021)
...
compréhension de l’ampleur de l’altération du système Terre par les activités humaines.
Nous saisissons alors combien l’avenir de la vie humaine en société est compromis par l’économie néolibérale. De plus, celle-ci ne cesse d’accroître les inégalités en dépit de ce mythe mensonger du ruissellement des richesses
...
apprendre, à l’école, à refuser la domination, la préemption et l’accumulation ... apprendre ensemble à aimer et habiter ce monde qui nous accueille pour que nous sachions soigner son hospitalité envers chacun des terriens – humains comme non humains. ... une vie qui compte, sans avoir à « compter » ... résistance à la puissance de l’argent ...
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Ce 128e numéro de la revue de la semaine est consacré à l'attaque du Capitole par des putschistes pro-Trump. Jean-Luc Mélenchon revient sur cet évènement exceptionnel où l'on a vu se déchaîner l'extrême droite américaine pour tenter de s'emparer du Congrès américain. Il explique comment la société américaine a lentement glissé vers cet évènement et pourquoi il n'est que la surface immergée de quelque chose de plus profond alors que Donald Trump est le président sortant qui a recueilli le plus de voix au cours d'une élection présidentielle.
Jean-Luc Mélenchon explique aussi que cet évènement peut être annonciateur d'autres de même nature dans les pays les plus liés, notamment économiquement, aux États-Unis d'Amérique. Il appelle à nommer clairement l'extrême droite qui est à l'origine de cette tentative de putsch et signale le silence des macronistes ou, pire, leurs attaques contre les insoumis dans un moment où il faudrait au contraire faire preuve de clarté politique.
LES LIENS
- Tweet de soutien aux parlementaires américains : https://twitter.com/JLMelenchon/status/1346913210423779328%3Fs%3D20
- Macron veut ficher nos opinions politiques et religieuses : https://linsoumission.fr/2021/01/05/macron-veut-ficher-nos-opinions-politiques/
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Après l’annonce des militaires français tués au combat au Mali par une mine dont leur véhicule blindé ne les protégeait pas, une autre très mauvaise nouvelle arrive. Une action militaire de l’armée française aurait tué des civils maliens réunis par un mariage. Si elle est confirmée, l’information a un contenu terrible sur le plan humain. Mais aussi politique et militaire.
Il s’agira d’un seuil franchi. Une nouvelle étape de la situation et de l’engagement des gouvernements français au Mali. Une nouvelle fois et après sept ans de présence, cinq mille militaires engagés en permanence sur le terrain pourra-t-on avoir un débat parlementaire sur le sujet, une ligne stratégique exposée et un vote ?
Au cas présent, bien sûr, il faut être très prudent dans l’appréciation de l’évènement meurtrier. La propagande fait rage de chaque côté des protagonistes. Mais cela ne doit empêcher ni l’analyse critique, ni l’exigence de clarté et de délibération publique qu’un pays démocratique se doit à lui-même.
Depuis le premier jour en 2013 notre famille politique suit politiquement les évènements du Mali https://melenchon.fr/categorie/themes/international/afrique/mali/.
...
Connu / https://twitter.com/JLMelenchon/status/1346808168517660673
Émission : On sort les dossiers
Le discours complotiste est toujours porteur d’une hostilité à l’encontre des médias. Ils sont à la solde du pouvoir, et ne font donc que présenter la version officielle. Pour connaître la vérité il faudrait leur tourner le dos. Mais comment trouver des sources d'information fiables ? Faudrait-il croire davantage des médias alternatifs, simplement parce qu'ils sont alternatifs ? La solution proposée semble simple : il suffit de faire preuve d’esprit critique, de penser par soi-même, et, selon la formule consacrée, de "faire ses propres recherches". Au risque de se voir traité de complotiste.
Le terme "complotiste" semble un peu être utilisé à tort et à travers. Il devient une étiquette qu'on plaque sur son interlocuteur pour le discréditer, sans même prendre la peine d'examiner ce qu'il dit. On a l'impression que dès que quelqu'un se met à critiquer le pouvoir en disant qu'il a des intentions cachées, il se voit automatiquement accusé d'être partisan d'une "théorie du complot". Le risque, c'est qu'à crier systématiquement au complotisme pour accuser ses opposants, l'expression "théorie du complot" ne finisse par devenir une étiquette usée, démonétisée. Et, comme dans l'histoire de l'enfant qui criait au loup, on finit alors par ne plus pouvoir distinguer les cas où l'accusation est pertinente.
S'il est juste de pointer cet usage abusif - il est réel - on aurait cependant tort de prétendre que cette accusation n'a jamais aucun sens, qu'elle est toujours malhonnête. Il y a bien des fois où l'on dit qu'un complot secret est la cause de tel événement, alors que ce n'est pas le cas.
Au fond, que signifie "complotiste" ? D'abord, le complotiste n'est pas celui qui complote : celui-ci c'est le comploteur, le conspirateur. Ensuite, ce n'est pas celui qui dénonce un complot (1). Cela, il a le droit et le devoir de le faire (comme un lanceur d'alerte). Selon le sens courant, on appelle "complotiste", quelqu'un qui voit un complot là où il n'y en a pas (2). Les débats polémiques autour du terme portent sur la confusion entre (1) et (2). Le complotiste (2) se pense en général comme étant un lanceur d'alerte (1).
Dans ces accusations en miroir on finit par perdre de vue deux choses. D'une part, qu'il y a des gens qui se perdent à voir des complots là où il n'y en a pas. D'autre part, que l'explication par le complot est tout à fait légitime en histoire ou en politique. Par exemple, il est faux de prétendre que le gouvernement américain a préparé l'explosion et l'effondrement des tours du World Trade Center, mais il est tout à fait juste de dire que l'organisation terroriste Al-Qaïda a conspiré pour commettre des attentats contre les USA le 11 septembre 2001. La conséquence est une impression de "verrouillage" du débat. Comme si les élites médiatiques, intellectuelles, politiques, étaient de mèche pour faire bloc autour de la "version officielle".
Mais cette expression "version officielle" est trop équivoque. Si l'on veut dire "la version des pouvoirs publics ou du gouvernement", alors il n'y a rien d'irrationnel à croire à une thèse contraire. Lorsque le président des Etats-Unis défend par exemple une thèse climato-sceptique, c'est en un sens la version "officielle". Mais elle s'oppose à la thèse admise par les experts des sciences du climat. Il faut donc distinguer la “version officielle” de la version défendue par les spécialistes de la question. Et on peut de façon parfaitement rationnelle s’opposer à la version officielle en convoquant celle des spécialistes. Les “spécialistes” du sujet, c'est-à-dire l’ensemble des personnes qui ont le plus de chance de savoir ce qui est vrai (chercheurs scientifiques, mais aussi journalistes spécialisés).
En revanche, s'opposer au consensus des experts sur un sujet ne semble pas très rationnel, parce que cela suppose de croire :
(i) soit que toute la communauté des spécialistes ment, ou fait partie du complot - ce qui est une hypothèse pour le moins coûteuse.
(ii) soit que les spécialistes se trompent. Mais il est assez prétentieux de se croire plus fiable que des spécialistes. À moins d'avoir en main des données déterminantes qu'ils n'ont pas. Mais il faut alors les montrer...
Le propagateur d'une théorie du complot est celui qui défend coûte que coûte l'une ou l'autre de ces options. Il ajoute même, en général : "ne faites confiance à personne, pas même à moi, ne croyez que ce que vous avez vérifié par vous-mêmes, ayez un esprit critique". Mais demander de "penser par soi-même”, de ne plus rien laisser entrer dans son esprit sans l'avoir soi-même vérifié, c'est demander quelque chose d’impossible : chercher à savoir quelque chose en partant de zéro, sans pouvoir s'appuyer sur des gens qui savent déjà. En effet, dans la vie quotidienne comme dans la recherche scientifique, on s’appuie toujours sur autrui pour savoir. Je crois que mes parents sont mes parents, parce qu'ils me l'ont dit. Je crois que la Terre est ronde parce que je l'ai appris à l'école. J'utilise ma calculatrice parce que je fais confiance à l'ingénieur qui l'a conçue. Et si Météo France annonce qu'il va pleuvoir, je prends mon parapluie.
Le point important, c'est que tous ces savoirs, je ne les acquiers pas par moi-même, j'ai besoin de faire confiance à ceux qui savent. Je sais qu’il y a eu un tremblement de terre à l’autre bout du monde parce que je l'ai appris dans le journal. Je n'ai pas d'autre choix que de faire confiance, et surtout je n'ai pas forcément de raison d'en douter. Si je voulais le vérifier, je consulterais un autre journal, si bien que la question se reposerait. Je sais donc qu'il y a eu un tremblement de terre parce que je sais que des géologues le savent (où des gens qui l’ont subi), et que mon journal s'est appuyé sur eux pour me transmettre cette information.
La question n'est pas de se couper des sources. Mais 1) d'apprendre à discerner celles qui sont plutôt fiables et celles qui ne le sont pas, et 2) d'exiger que celles qui sont plutôt fiables le soient encore plus.
Des épisodes comme celui de l'infox de l’attaque de la Pitié-Salpêtrière qui tourne en boucle pendant une journée diminuent la crédibilité du système médiatique traditionnel : il apparaît comme une simple courroie de transmission des erreurs et manipulations du pouvoir.
Pour qu'une démocratie fonctionne, le citoyen doit pouvoir disposer d’informations publiques pertinentes. C'est aux médias dominants de montrer qu’ils ne font pas que relayer la pensée du pouvoir. Plus généralement c’est à chaque institution (scientifique, médiatique, de conseil, de vulgarisation, etc.) de montrer qu’elle est capable de produire une pensée de spécialistes potentiellement distincte de la “version officielle”. On doit pouvoir leur faire confiance.
Si vous commencez à dire – tel le complotiste - qu’on doit se passer de cette confiance, être toujours méfiant, et toujours tout revérifier par soi-même, vous obtenez le résultat suivant : la charge de la vérification se déplace des institutions vers les individus. Vous exonérez les institutions productrices de savoirs de leur responsabilité pour la faire peser sur les individus.
Dans l’idéologie libérale, l’individu est responsable de tout ce qui lui arrive. Qu’importe qu’on ait un chômage structurel à 10% : chaque chômeur est responsable de son employabilité. De même, le complotiste transfère la charge de la vérification vers l'individu (les erreurs lui seront imputables), au lieu d'exiger d'institutions comme la presse qu'elles soient plus performantes ou de défendre l'indépendance de la recherche publique.
Renoncer à cette idée de pouvoir faire confiance, c'est décharger la société ou l'Etat de sa tâche de garantir les conditions de production d’un savoir public, accessible au plus grand nombre, et éventuellement dérangeant pour les pouvoirs politique et économique.
... où est passée la France ? Celle où les trains partaient à l’heure, où la fusée Ariane décollait à l’heure et au jour dits, où tous les enfants d’une génération étaient vaccinés du BCG en 15 jours. La France qui produisait 80% de ses médicaments, où l’hôpital public, alors classé le meilleur du monde, n’était jamais à plus d’une demie-heure de déplacement.
Résumons : la campagne de vaccination n’a pas lieu faute d’organisation. Toujours aucun vaccin traditionnel venant des centres de recherche et instituts français. Encore deux soldats tués au Mali par une bombe artisanale sur laquelle a sauté un véhicule de reconnaissance dont le plancher n’a pas le bon blindage. La troisième vague de contamination pointe son nez tandis que la seconde tourne déjà mal comme le montre le cri d’alerte de Caroline Fiat retournée à l’hôpital en Meurthe-et-Moselle.
Et devant ce chaos où est le pouvoir et l’État ? Le Premier ministre est en séjour au fond du Tchad. Le Conseil de défense remplace le gouvernement. Et trente-cinq personnes tirées au sort remplacent le Parlement : touchées par un don nouveau de clairvoyance, elles vont décider de la bonne stratégie de vaccination.
...
Le Conseil de défense a donné de ses nouvelles pour démentir qu’il se soit réuni. Le chef de l’État clame sa colère contre le résultat de sa propre politique à la une d’un hebdomadaire dont il vient de subventionner le patron. Enfin le comité des tirés au sort devra comporter autant « d’anti-vaccin » que de « pro-vaccin ». Donc ce n’est plus un tirage au sort statistiquement neutre. Et « anti-vaccin » est propulsé au rang de position stratégique égale à « pro-vaccin ». Enfin pour éviter la contagion, le couvre-feu est avancé dans les départements les plus contagieux de sorte que les cohues dans les transports publics seront plus denses. Clou du spectacle : une rave party de 2500 personnes. Et enfin le super clou des super clous du spectacle de la macronie réelle : un attroupement pour des dédicaces de Miss France.
...
diffusé le dim. 03.01.21 à 22h36
disponible jusqu'au 11.01.21
histoire 111 min 2015 tous publics réalisé par Hugues Nancy, Fabien Béziat
Vingt ans après sa disparition, François Mitterrand reste une énigme. Jamais un homme politique français n'a suscité autant de commentaires contraditoires, de son vivant comme après sa mort. Au-delà de sa carrière politique, sa personnalité complexe et mystérieuse ne cesse de fasciner. Pour lever un coin du voile, Jean-Christophe et Gilbert Mitterrand ainsi que Mazarine Pingeot ont accepté de partager quelques souvenirs privés de leur père. En feuilletant les albums photographiques constitués par François Mitterrand, il est possible de reconstituer son cheminement personnel, depuis ses années d'enfance jusqu'à sa vie avec Anne Pingeot et sa fille Mazarine.
*Transcr.: ... agnostique ...
Blog : Le blog de Les invités de Mediapart
Des élèves du Lycée Paul Eluard soutenus par de nombreux intellectuels et personnalités appellent à « l’abandon de toutes les charges » contre les lycéens interpellés et à « la justice face aux violences policières qu’ils ont subies ». « En plus de nous envoyer dans nos établissements sans nous protéger du virus, l’État tente de mater notre mobilisation pour un protocole sanitaire à la hauteur de la crise ». Ils demandent la fin de la répression et des violences policières.
39 commentaires - 70 recommendés
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Face au déficit de normes et matériels sanitaires dans notre établissement, nous, élèves du lycée Paul Eluard à Saint-Denis dans le 93, avons décidé de nous mobiliser dès le premier jour de la rentrée pour exiger un véritable protocole sanitaire.
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Tribune soutenue par :
Collectifs et personnes victime de violences policières :
- Comité Verité et Justice pour Gaye Camara
- Collectif Oliv’vit’haut
- Collectif Sélom Matisse
- Justice pour Cédric Chouviat
- Ramata et Fatou Dieng du Comité Vérité et Justice pour Lamine Dieng et Le collectif Vies Volées
- Mélanie Ngoye-Gaham, Antoine Boudinet, Vanessa Langard et Les Mutilés pour l'exemple.
- Collectif des mères solidaires
- C.L.A.P 33 : Collectif bordelais Contre les Abus Policiers
- Geneviève Legay, militante victime de violences policières lors du mouvement gilet jaune
- Myriam Eckert, victime de violences policières en 2009
- Mélanie Ngoye-Gaham, gilet jaune victime de violences policières
Organisation de jeunesse :
- Cordination Lycéenne Autonome Paname/Banlieue
- NPA jeune
- Jeunes Insoumis
- SNES 93
- Cordination Lycéenne Autonome Paname/Banlieu
- Onzième thèse
- Le Poing levé
Personnalités :
- Fatima Ouassak, politologue, cofondatrice du collectif Front de mères
- Françoise Verges, politologue féministe décoloniale
- Mathilde Larrère, historienne spécialiste des mouvements révolutionnaires et du maintien de l’ordre
- Naouelle Garnoussi, militante anti-raciste
- Saïd Bouamama, sociologue et militant FUIQP
- Omar Slaouti
- Anasse Kazib, délégué syndical SUD Rail à la SNCF, militant au NPA Révolution Permanente
- Éric Coquerel, député LFI Seine-Saint-Denis.
- Clémentine Autain, députée LFI 11e circonscription de Seine-Saint-Denis
- Sabine Rubin, députée LFI 9e circonscription de Seine-Saint-Denis
- Bastien Lachaud, député LFI 6e circonscription de Seine-Saint-Denis
- Nathalie Artaud, Lutte Ouvrière
- Philippe Poutou, porte-parole du NPA, conseiller municipal Bordeaux En Luttes
- Evelyne Cerventes-Descubes, Conseillère Municipale – Bordeaux en Luttes
- Eric Fassin, professeur à Paris 8 -Hélène Nicolas, professeur à Paris 8
- Baly Bagayoko, chef de file France Insoumise Saint-Denis
- Laura Varlet, militante Sud Rail
- Eric Bezou, syndicaliste réprimé par la SNCF et lanceur d'alerte
- Gaëtan Gracia, élu CGT Ateliers de Haute Garonne
- Ahmed Berrahal, élu CGT RATP Bus dépôt de Flandre
- Najah Salman, élu du personnel RS-RATP, dépôt bus de Saint-Denis
Collectifs :
- L'Orchestre Poétique d'Avant-guerre
- Collectif antifasciste Picardie (C.A.P)
- Le collectif des précaires de l’ESR Bordeaux
- Collectif d’AED, vie scolaire en colère
- collectif Cases Rebelles
Organisations syndicales et politiques:
- Révolution Permanente
- FIDL
- Sud Educ 93
- SNES 93
- CGT Éducation 93
- LO Saint-Denis
12,352 signatures
L'enjeu est de taille : les choix que le Canada fait aujourd'hui détermineront notre façon de gérer la santé, la crise climatique et la justice sociale pour les années à venir.
...
repenser l’économie pour aborder de front l’urgence climatique et la crise du vivant et mettre fin à l'enrichissement des pollueurs et des plus riches au détriment de tous les autres et de l'environnement qui nous fait vivre.
...
Le temps est venu de mettre en place une réponse forte, rassembleuse, pour prendre soin de nos communautés, restaurer la nature et ouvrir le champs des possibles de l’action politique. Les principes de la justice climatique doivent dicter cette réponse, de manière à atténuer les effets de la crise climatique, instaurer l’équité et le respect les droits de toutes et tous.
Comment pouvons-nous y parvenir ? Augmentons la pression sur les responsables politiques en envoyant dès maintenant un courriel à nos député·es et aux ministres du Cabinet.
Références
1 https://www.greenpeace.org/canada/fr/agir/ne-laissons-pas-les-lobbies-decider-de-notre-avenir/
2 https://www.ledevoir.com/politique/canada/584403/un-choix-bien-accueilli
Ndlr : signée mais semble pas prise en compte si résidant en Fr ? Car avec le code "G1S 2Y3" à MONCTON, c'est ok !
Chaque 31 décembre, « Les vœux de... »
Chaque nouvel an, Mediapart propose à un·e citoyen·ne d’être notre président·e de la République d’un soir, afin de rappeler que celle-ci nous appartient à toutes et tous. Pour 2021, à l’issue d’une année marquée par la pandémie, nous avons demandé à Yasmina Kettal, infirmière en Seine-Saint-Denis, de porter la voix des soignants et des premiers de corvée.
Ecole doctorale n°396
ECONOMIE, ORGANISATION ET SOCIETE Spécialité SCIENCES DE GESTION
COMPOSITION DU JURY :
M. Franck AGGERI, Professeur, Ecole des Mines, PSL, CNRS, Président
Mme Sophie BRETESCHÉ, Professeur, IMT Atlantique, Membre du jury
M. Olivier CHANTON, Chercheur, co-encadrant, IRSN, Membre du jury
M. David DEMORTAIN, Chargé de recherche, IFRIS, Université Paris-Est Marne-la-Vallée, Rapporteur
M. Benoit JOURNÉ, Professeur, Université de Nantes, Rapporteur
M. Emmanuel MARTINAIS, Chargé de recherche, ENTPE, Membre du jury
Mme Frédérique PALLEZ, Professeur, Ecole des Mines, PSL, CNRS, Membre du jury
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3. La sûreté nucléaire en France : un cas peu étudié mais particulièrement fécond
Dans ce travail de thèse, nous avons choisi de traiter du cas de la « sûreté nucléaire », entendue, dans sa définition institutionnelle, comme « l'ensemble des dispositions techniques et des mesures d'organisation relatives à la conception, à la construction, au fonctionnement, à l'arrêt et au démantèlement des installations nucléaires de base ainsi qu'au transport des substances radioactives, prises en vue de prévenir les accidents ou d'en limiter les effets » 5. La sûreté nucléaire est donc un problème de politique publique, faisant l’objet d’un traitement par des organismes publics, notamment l’IRSN et l’ASN que nous avons présentés succinctement ci-dessus.
On observe que la sûreté nucléaire française constitue un cas empirique relativement peu analysé. ...
...
Suite à cette courte introduction, nous tenterons alors de répondre à la problématique suivante :
Comment se constituent et évoluent les régimes de régulation de la sûreté nucléaire en France ?
Nous allons maintenant développer notre propos, en proposant une démarche théorique, basée sur le concept de « régime de régulation des risques » (Hood et al., 2001) et un de ses composants, les instruments de régulation des risques.
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suivant les auteurs, les disciplines ou les focales retenues, les dispositifs de prise en charge du risque, qui marient des aspects techniques, juridiques, institutionnels, politiques, sont appelés gouvernance des risques, gouvernement des risques ou encore régulation des risques. En sciences politiques et sociologie ... Le terme de régulation est néanmoins assez polysémique. Il existe par exemple une école française de la régulation, inspirée de la pensée marxiste dont les travaux visent à analyser les mécanismes de reproduction du système capitaliste. En sociologie, Jean Daniel Reynaud (Reynaud, 1997), dans la continuité des travaux fondateurs de la sociologie des organisations (Crozier & Friedberg, 1977) a théorisé la « régulation sociale », c’est-à-dire les mécanismes par lesquels les règles sont produites et
renouvelées dans les organisations et plus généralement dans la société. Il convient également de mentionner que le terme anglais de « regulation » correspond en français à celui de « réglementation », ce qui pointe vers les approches juridiques.
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Définitions : ... RFS : Règle fondamentale de sûreté
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Page 325 - Chap. 5 - Chapitre 5. L’inondation du Blayais déclencheur d’un travail de régulation autour du risque d’inondation (1999-2016)
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Page 449 - Chap.6 - L’illustration d’une régulation par la souplesse : l’opérationnalisation de la RFS sur le site du Blayais (1974-1999)
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Connue / https://twitter.com/Mangeon4/status/1343128877649031168
" ... lire le chapitre 6 (et 5 en complément mais après la lecture du 6) ... 10:37 AM · 27 déc. 2020·2 Retweets 2 Tweets cités 14 J'aime "
Clés : Écologie ; Économie
Il se vend 54 téléphones portables chaque seconde dans le monde, et chacun d’entre nous le regarde en moyenne 150 fois par jour.
Mais comment cet objet du quotidien, devenu indispensable, est-il fabriqué ? Dans quelles conditions ?
Entre exploitation des enfants, désastre écologique, évasion fiscale, ou encore atteintes démocratiques, le smartphone est devenu le symbole de la faillite de la mondialisation néolibérale. Pourtant, aucune politique n’est engagée pour répondre à ces problèmes que beaucoup considèrent comme une fatalité.
Dans ce numéro de l’Instant éco, accompagnés par Léo Charles, maître de conférence en économie à l’université de Rennes 2 et membre des économistes atterrés, on vous dit tout sur les mécanismes économiques qui ont fait naître le précieux téléphone, et surtout, sur les alternatives à l’échelle individuelle mais aussi à l’échelle nationale, que l’on pourrait envisager.
Des mines de coltan en république Démocratique du Congo aux usines chinoises, en passant par l’Inde où des ouvriers en colère ont saccagé leur usine : plongée au cœur d’un monde que les grandes multinationales préfèreraient vous cacher.
Clés : Économie ; Politique
Presque chaque jour depuis plusieurs mois, le ministre de l’économie Bruno Lemaire se félicite d’un plan de relance à 100 milliards d’euros mis en place pour faire face à la crise du coronavirus : il s’agit de France Relance. Mais ce plan relance-t-il vraiment l’économie ?
Pour en discuter nous accueillons sur notre plateau Gilles Raveaud, économiste et Maître de conférences à l’Institut d’études européennes, auteur de « Economie, on n’a pas tout essayé » aux éditions du Seuil.
Son constat est sans appel : la crise économique qui arrive sera bien plus catastrophique que celle annoncée par le gouvernement. Pendant plus de vingt minutes, l’économiste démonte un par un les arguments avancés par les responsables politiques, et dresse un tableau très pessimiste, mais réaliste selon lui, des mois à venir. Entre explosion de la pauvreté, plongée d’une partie des étudiants dans la précarité et augmentation des inégalités, l’avenir proche semble bien sombre.
Gilles Raveaud propose cependant une panoplie de solutions, qui impliqueraient un changement radical de doctrine économique, pour prévenir cette crise historique.
Entretien conduit par Salomé Saqué, journaliste