... où est passée la France ? Celle où les trains partaient à l’heure, où la fusée Ariane décollait à l’heure et au jour dits, où tous les enfants d’une génération étaient vaccinés du BCG en 15 jours. La France qui produisait 80% de ses médicaments, où l’hôpital public, alors classé le meilleur du monde, n’était jamais à plus d’une demie-heure de déplacement.
Résumons : la campagne de vaccination n’a pas lieu faute d’organisation. Toujours aucun vaccin traditionnel venant des centres de recherche et instituts français. Encore deux soldats tués au Mali par une bombe artisanale sur laquelle a sauté un véhicule de reconnaissance dont le plancher n’a pas le bon blindage. La troisième vague de contamination pointe son nez tandis que la seconde tourne déjà mal comme le montre le cri d’alerte de Caroline Fiat retournée à l’hôpital en Meurthe-et-Moselle.
Et devant ce chaos où est le pouvoir et l’État ? Le Premier ministre est en séjour au fond du Tchad. Le Conseil de défense remplace le gouvernement. Et trente-cinq personnes tirées au sort remplacent le Parlement : touchées par un don nouveau de clairvoyance, elles vont décider de la bonne stratégie de vaccination.
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Le Conseil de défense a donné de ses nouvelles pour démentir qu’il se soit réuni. Le chef de l’État clame sa colère contre le résultat de sa propre politique à la une d’un hebdomadaire dont il vient de subventionner le patron. Enfin le comité des tirés au sort devra comporter autant « d’anti-vaccin » que de « pro-vaccin ». Donc ce n’est plus un tirage au sort statistiquement neutre. Et « anti-vaccin » est propulsé au rang de position stratégique égale à « pro-vaccin ». Enfin pour éviter la contagion, le couvre-feu est avancé dans les départements les plus contagieux de sorte que les cohues dans les transports publics seront plus denses. Clou du spectacle : une rave party de 2500 personnes. Et enfin le super clou des super clous du spectacle de la macronie réelle : un attroupement pour des dédicaces de Miss France.
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