Au Népal, la contestation étudiante a pris une tournure dramatique. Après le blocage de plusieurs réseaux sociaux début septembre, les manifestations ont gagné en intensité, faisant 19 morts et plus de 400 blessés. Le 9 septembre, les protestataires ont incendié le Parlement de Katmandou, poussant le Premier ministre Khadga Prasad Sharma Oli et plusieurs membres du gouvernement à démissionner.
« Nous, représentantes et représentants des seize réseaux régionaux regroupant les 1 000 MJC (1) de France, réunis à Nancy le 30 avril 2022, affirmons notre volonté de construire un nouvel espace confédéral commun afin de porter l’ambition de l’ensemble du réseau face aux défis qui se posent en matière de jeunesse, de culture, de citoyenneté et de vie sociale et associative. »
- Favoriser l'autonomie, l'émancipation, l'épanouissement et la prise de responsabilités des personnes pour participer à la construction d'une société plus solidaire par l'éducation et la culture,
- Viser à ce que toutes et tous deviennent des citoyens actifs et responsables d'une communauté vivante,
- Promouvoir les initiatives et actions avec et pour les jeunes,
- Animer des lieux d'expérimentation, d'innovations sociales et de pratiques citoyennes propres à faire vivre les valeurs de la République,
- Respecter le pluralisme des idées sans attache à un parti, un mouvement politique ou syndical, une confession,
- Garantir le principe de laïcité,
- Encourager le dialogue et le débat dans le respect des convictions personnelles,
- Agir pour la reconnaissance et la promotion des droits culturels des personnes,
- Lutter contre toute forme de discrimination.
Les Maisons des Jeunes et de la Culture au plus près des citoyens et des citoyennes
Installées au cœur de la cité, dans les villes, les quartiers et les villages, les Maisons des Jeunes et de la Culture et associations locales tissent jour après jour, par les actions qu’elles mènent avec les habitants, les jeunes, les associations, les collectivités locales et les institutions, le lien social indispensable au bien vivre ensemble, y compris là où il est fragilisé ou parfois brisé.
Bâties sur des valeurs républicaines, d’éducation populaire, sur les principes de laïcité, de solidarité, de tolérance et de responsabilité, les MJC intègrent les attentes d’une société en évolution constante.
Au cœur de leur projet, elles privilégient l’émancipation individuelle et collective de la personne par l’éducation et le travail culturel, afin que chacune et chacun dispose des moyens d’exercer pleinement sa citoyenneté et participe à la construction d’une société plus solidaire.
Les MJC et structures associées au réseau sont des associations locales autonomes, gérées par des bénévoles, soutenues, quand c’est possible, par des professionnels et des volontaires. Simultanément elles se reconnaissent appartenir à un réseau commun, et elles s’inscrivent dans les principes de l'Education Populaire. Elles défendent un développement humain respectueux de l'environnement et attentif aux besoins des générations futures.
Le choix d’une structuration régionale
Au-delà de partager une ambition commune, les MJC de France ont choisi de se structurer en réseau régional et national pour porter plus loin leurs voix et leur volonté de construire une société plus juste et plus solidaire, respectueuse de la dignité de chaque individu.
Parce qu’elles partagent les mêmes valeurs et qu’elles respectent une commune déontologie, les Fédérations et associations à vocation régionale animent leur réseau de MJC et d’associations locales et départementales, encouragent le développement d’actions communes et proposent des services adaptés aux besoins et attentes de leurs membres, les MJC et associations locales adhérentes.
Elles s’engagent, par l’action des membres du réseau régional, à pratiquer un fonctionnement démocratique, susciter le débat d’idées, favoriser la créativité et l’expérimentation. Dans leurs instances de gouvernance, elles recherchent le renouvellement des membres, la mixité de genre, et une présence renforcée de jeunes.
Les têtes de réseau régional :
- sont les garantes du respect des principes de la présente déclaration et du préambule des statuts de MJC de France,
- assurent une liaison permanente entre les MJC, les associations locales et départementales,
- représentent les MJC auprès de toutes les instances privées ou publiques sur leurs territoires en lien avec les unions ou fédérations départementales ou locales,
- participent à faire reconnaître l’identité des MJC sans définir un modèle standard mais en tenant compte de leurs singularités,
- développent et dynamisent le réseau des MJC de leur territoire régional,
- animent des espaces de réflexion et d’échanges utiles au renforcement des projets des MJC et aux dynamiques d’innovation,
- promeuvent les actions d’utilité sociale,
- apportent une aide technique, méthodologique et administrative à toutes les MJC et associations locales et départementales affiliées de leurs territoires.
Une tête de réseau nationale renouvelée et réaffirmée
Nous, représentantes et représentants des seize réseaux régionaux regroupant les 1000 MJC de France affirmons que la tête de réseau nationale est indispensable aux MJC. Nous défendons le choix d’une tête de réseau national sous la forme d’une confédération constituée d’entités régionales, MJC de France.
Ces entités régionales sont les interlocutrices privilégiées de la tête de réseau national ; elles y participent activement et contribuent à son fonctionnement.
La tête de réseau national met en valeur, fait entendre et percevoir ce que le réseau, dans toutes ses dimensions, porte comme ambitions, comme capacité d'actions et d’innovations pour la nécessaire transformation sociale sur l’ensemble du territoire.
A ce titre :
- elle poursuit l'ambition de contribuer à la co-construction des politiques publiques nationales dans les champs de la jeunesse, de la culture, de la citoyenneté, de la vie associative et de la transition écologique notamment ;
- elle porte aussi les besoins et les attentes des MJC et leurs réseaux régionaux s'agissant des moyens publics indispensables à la mise en œuvre de leurs projets ;
- elle occupe une place cruciale dans le soutien et l'accompagnement du réseau des MJC, par la mise en commun par les structures régionales de moyens d’ingénierie et d'animation directement au service des actions conduites par les MJC et structures associées,
- elle contribue à faire circuler et valoriser les expérimentations et recherches nécessaires pour permettre au réseau de s’adapter en permanence aux transformations de l’environnement et des territoires.
Définir ensemble les orientations stratégiques
Dans la continuité des engagements pris lors du rassemblement de Port-Leucate de novembre 2021 et en préparation de l’assemblée générale ordinaire du 11 juin 2022, nous poursuivrons l’élaboration commune d’une feuille de route définissant les objectifs à court, moyen et long terme pour le réseau des 1000 MJC de France et les moyens à mobiliser pour y parvenir.
Face au déficit démocratique, à l’abstention grandissante lors des élections, face à la perte des repères sociaux, face aux manque d’engagement au service du collectif, face à toutes les formes de discriminations, face au manque de reconnaissance, à la précarité grandissante que beaucoup subissent, particulièrement les jeunes, face à l’enjeu vital de la transition écologique, les MJC s’organisent pour agir et contribuer, dans le cadre des politiques publiques et de leurs propres projets, à construire des réponses éducatives, citoyennes et concrètes.
Repères historiques
- 1944 : au cœur de la libération, la République des Jeunes est fondée à Lyon.
- 1948 : Création de la Fédération Française des Maisons des Jeunes et de la Culture (FFMJC), sous la présidence d’André Philip.
- 1969 : Préfigurant la décentralisation, plusieurs fédérations créent l’Union des Fédérations Régionales de MJC (UNIREG).
- 1992 : Pour un exercice décentralisé et autonome de leurs responsabilités, d’autres fédérations régionales quittent à leur tour la FFMJC et s’associent au sein de l’AREGES-MJC.
- 1994 : Les Fédérations et unions régionales membres de l’AREGES-MJC et de l’UNIREG signent la Déclaration des Principes à Toulouse et créent la Confédération des MJC de France (CMJCF).
- 1999 : L’AREGES-MJC et l’UNIREG fusionnent au sein de la Confédération des MJC de France.
- 2021 : La FFMJC cesse ses activités. Les fédérations régionales membres de la FFMJC créent AIR MJC et entament un rapprochement avec la CMJCF.
- 2022 : L'Assemblée générale extraordinaire de la CMJCF valide la modification de ses statuts. La CMJCF devient MJC de France.
(1) L'appellation MJC recouvre différentes structures associatives partageant les mêmes valeurs : Maison pour Tous, de quartier, de Loisir et de la Culture, de la Vie Citoyenne, Centre d'animation, rural, socioéducatif, Foyer des jeunes, Espace culturel, OCAL, Forum, etc.
Signé /
- Jean-Paul Hubert, Champagne-Ardennes
- Jean-Jacques Reuillon, Centre-Val-de-Loire
- Marc Loubaud, Nouvelle-Aquitaine
- Eswann Fest, Alsace
- Marie GAzamol, Auvergne-Rhône-Alpes
- André Binot, Méditerranée
- Carole Sprang, Île-de-France
- Nathalie Lemieux, Normandie
- Filipe Novais, BZH-PDLL
- Olivier Combanière, PACA
- Sylvie Barberan, Occitanie-Pyrénées
- Marc Auzepille, Occitanie-Méditerranée
- Jean-Yves Macé, Lorraine
- Michel Delcour, Hauts-de-France
- Marie-Christine Bermigaud, Normandie
19 min
Le 10 septembre 2025, le mouvement « Bloquons tout », né sur les réseaux sociaux, appelle à une journée de blocages généralisés contre la politique budgétaire du gouvernement Bayrou. Massivement relayé en ligne et déjà soutenu par 63% de Français1, ce mot d’ordre interroge : qui sont ses partisans, que révèlent leurs colères et en quoi diffèrent-ils des « gilets jaunes » ? Antoine Bristielle propose un premier portrait de ce mouvement encore nébuleux.
...
Née sur les réseaux sociaux et les messageries cryptées, cette initiative se présente comme un appel aux blocages, contre la politique du gouvernement Bayrou. Sur le site internet centralisant les revendications du mouvement https://indignonsnous.fr/, on peut en effet lire : « Nous appelons toutes les personnes résidant en France métropolitaine et dans les Dom-Tom à se mobiliser contre ce budget ! Nous ne voulons pas subir leur crise. Nous voulons changer de cap, pour de bon, avec et pour le peuple. Pas contre lui ».
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le Rassemblement national a exprimé sa volonté de ne pas s’y associer
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nous avons mené une enquête en immersion dans ce mouvement. Du 15 au 23 août 2025, nous avons posté à échéance régulière un questionnaire en ligne dans les différents groupes Telegram et Facebook du mouvement « Bloquons tout
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Bloquons tout » est un mouvement structuré d’abord par une bonne partie d’individus à première vue très éloignés de l’extrême droite
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Quel profil sociologique ? La jeunesse des petites villes à la manœuvre
Le profil par âge des soutiens de « Bloquons tout » met en évidence un mouvement notamment composé de jeunes et plus précisément de jeunes actifs.
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nette surreprésentation des hommes : ils représentent 56% des répondants, contre 34% de femmes. On observe également une part non négligeable (10%) de personnes s’identifiant à une autre catégorie de genre.
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« Bloquons tout » n’est pas avant tout un mouvement métropolitain ou parisien, mais qu’il puise sa force dans les petites et moyennes villes, espaces souvent marqués par un tissu social dense, une tradition de sociabilité locale et un rapport direct aux enjeux de redistribution et de services publics. Cela contribue à enraciner la mobilisation dans une géographie de la contestation distincte de celle des grandes capitales régionales ou de Paris. Ces résultats sont par ailleurs très cohérents avec la structuration du mouvement sur les boucles Telegram, qui ne s’organise pas avec un seul groupe national, mais avec des groupes régionaux, départementaux, voire locaux.
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Seule une minorité des participants déclare avoir été eux-mêmes « gilets jaunes » (27%). La grande majorité (61%) affirme ne pas avoir participé au mouvement, mais l’avoir soutenu de l’extérieur. Enfin, 12% se disent indifférents ou opposés aux « gilets jaunes ».
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Bloquons tout » ne s’enracine pas dans les catégories les plus précarisées et fragilisées économiquement, mais dans des segments plus jeunes, plus diplômés et plus politisés
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Les participants expriment moins une détresse matérielle personnelle qu’un projet politique global, porté par l’idée de justice sociale et de transformation radicale
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C’est un laboratoire d’auto-organisation […] fondé sur l’entraide, la solidarité de classe et la gestion collective des besoins », ou encore « Par la mutualisation des savoirs […] pour armer intellectuellement notre résistance
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Le rejet d’Emmanuel Macron et du Premier ministre semble constituer l’un des ressorts centraux de l’engagement dans « Bloquons tout ». Nous l’avons dit, ce rejet se matérialisait dès l’élection présidentielle de 2022, mais trouve finalement dans le budget de François Bayrou une nouvelle opportunité d’expression. Seuls 2% des répondants à notre enquête déclarent avoir confiance dans le président de la République, contre 22% des Français, et à peine 2% dans le Premier ministre, contre 14% des Français. Cette absence quasi totale de confiance illustre la radicalité du rapport au pouvoir exécutif, perçu non seulement comme illégitime, mais comme l’incarnation même d’un système à abattre.
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elle s’attaque à la légitimité même des institutions de la Ve République et du pouvoir centralisé, accusés de trahir le peuple et de gouverner pour les plus riches. Le mouvement se nourrit donc d’une rupture profonde avec l’exécutif, vécue comme une condition préalable à toute transformation politique.
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Un système injuste gouverne nos vies, dès notre naissance et nous laissons une infime partie de la population décider pour nous
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la mobilisation ne peut pas se limiter à l’arène électorale. Elle doit passer par d’autres formes d’action : la rue, la grève, la contestation directe, mais aussi l’invention de nouvelles institutions démocratiques. Le vote, perçu comme inefficace ou capturé par une minorité, cède la place à une logique de rupture et d’action collective directe.
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la confiance dans les médias, déjà assez faible au sein de la population française (32%), atteint un niveau abyssal chez nos répondants (6%).
Le seul contre-pouvoir institutionnel qui conserve une crédibilité notable auprès des répondants de « Bloquons tout » est celui des syndicats. Dans notre enquête, 45% des participants déclarent leur faire confiance, soit un score supérieur à celui observé dans la population générale (39%). Cet écart est significatif : alors que la défiance s’étend à la quasi-totalité des institutions politiques et médiatiques, les syndicats apparaissent comme un espace encore légitime de représentation et de mobilisation collective.
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les syndicats constituent un appui possible, non pas parce qu’ils incarneraient une solution institutionnelle, mais parce qu’ils participent d’une logique d’action collective en dehors du cadre parlementaire et électoral. De fait, si « Bloquons tout » se nourrit d’une défiance généralisée à l’égard du pouvoir et des institutions, il ne rejette pas toutes les formes d’organisation : les syndicats demeurent perçus comme des alliés potentiels dans la lutte, en tant que vecteurs de mobilisation et de rapport de force. Cette distinction éclaire l’une des raisons d’être du mouvement : chercher à construire une dynamique de transformation en s’appuyant non pas sur les institutions politiques classiques, mais sur des structures de lutte et de contestation issues de la société civile organisée.
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Alors que 78% des Français estiment que leurs idées ne sont pas bien représentées par le système politique, ce constat est partagé par 96% des soutiens du mouvement ayant répondu à notre enquête. De même, 76% considèrent que « la plupart des hommes et des femmes politiques sont corrompus » et 86% qu’ils agissent principalement dans leur intérêt personnel. Ces jugements traduisent une rupture radicale avec les institutions existantes et alimentent la conviction que la mobilisation est le seul levier de transformation
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le système politique est perçu comme illégitime, corrompu et incapable de représenter le peuple
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registre émotionnel ... avant tout de la colère (52%) ... L’inquiétude (24%) et l’espoir (19%) constituent des émotions secondaires, mais significatives, traduisant à la fois l’angoisse pour l’avenir et la conviction qu’un changement reste possible. À l’inverse, la peur (3%) et la sérénité (2%) sont quasi absentes, ce qui souligne que le mouvement n’est ni marqué par le repli ni par l’acceptation de l’ordre existant, mais bien par une logique d’opposition active.
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Entre justice sociale et démocratie directe : des revendications extrêmement marquées
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une immense majorité (82%, contre 37% en population générale) se prononce pour la démocratie directe – un système où le peuple décide directement des lois à travers des référendums, des assemblées citoyennes ou des instances tirées au sort. Les autres options – gouvernement des experts, pouvoir militaire ou autorité d’un dirigeant fort – sont quasi inexistantes, contrairement à une partie de l’opinion publique. Ce résultat met en évidence une revendication essentielle : « Bloquons tout » ne demande pas seulement des réformes sociales ou économiques, mais aspire à un changement institutionnel profond, rompant avec la démocratie représentative pour instaurer une démocratie directe et participative. C’est sur ce point précis que « Bloquons tout » se rapproche le plus des « gilets jaunes », dont l’une des principales revendications portait déjà sur le référendum d’initiative citoyenne (RIC) et sur la volonté de donner au peuple un pouvoir direct dans les décisions politiques.
Les modalités d’action : jusqu’à la violence ?
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décalage entre une détermination collective forte et une absence de structuration claire de l’action, qui laisse les individus dans l’attente de consignes ou d’initiatives locales ou nationales. Autrement dit, si l’intention de « bloquer » est partagée, sa mise en œuvre reste encore largement indéterminée, ce qui contribue à entretenir un climat d’incertitude autour de la mobilisation.
...
si la violence n’est pas une perspective unanime, elle est jugée légitime par une part significative des répondants de « Bloquons tout ». En effet, 44% d’entre eux estiment qu’il est « normal que certaines personnes usent de la violence pour défendre leurs intérêts », soit deux fois plus que dans l’ensemble de la population (22%). Ce résultat souligne que le mouvement n’exclut pas la radicalité : une partie non négligeable de ses membres considère la violence comme un mode d’action possible dans certaines circonstances, en cohérence avec une vision de confrontation directe avec le pouvoir. Cela ne signifie pas pour autant que « Bloquons tout » basculera nécessairement dans des formes d’action violentes, mais cela met en lumière une disponibilité accrue à la conflictualité totale, qui distingue le mouvement d’autres mobilisations plus strictement pacifiques et qui alimente l’incertitude sur ses formes d’action futures.
Connu / https://www.bfmtv.com/societe/10-septembre-pourquoi-le-mouvement-bloquons-tout-ressemble-plus-a-nuit-debout-qu-aux-gilets-jaunes_AV-202509050609.html
Ndlr :
- parler de journée à propos des "blocages généralisés" est pathétique puisqu'il a été annoncé que ce sera un mouvement dans la durée pour l'atteinte d'un résultat politique que les GJ n'ont pas obtenu.
- associer "radicalité" et "violence" me semble faux et regrettable.
"Prendre les pb à la racine" n'a aucun rapport avec la violence !
Enquête intéressante à prendre avec recul. - Je retiens : mouvement populaire, extrême droite NON, jeunesse, petites villes, démocratie directe.
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Propos introductifs (9 h 20)
- Damien de Laforcade, directeur de territoire, Fondation OVE
- Nicolas Chambon, sociologue, Orspere-Samdarra
Première table ronde : (Faire) face à l’inhospitalité (9 h 40)
-
Trier et protéger : les paradoxes d’un accueil inhospitalier pour les jeunes migrant.e.s
Morane Chavanon, politiste, enseignante-chercheuse à l’ENSEIS, chercheuse associée au Centre Max Weber et membre associée de l’Institut Convergences Migrations -
Qualifier l’environnement au prisme de ses impacts sur la santé mentale
Élodie Picolet, psychologue chercheuse, Orspere-Samdarra -
L’hospitalité psychique en clinique psychosociale transculturelle : comment nos patients précaires habitent à l’intérieur de nous
Sydney Gaultier, psychologue cadre, département de psychiatrie du Centre hospitalier universitaire vaudois, université de Lausanne et université de Genève
Discutant : Vincent Tremblay, chargé d’étude, Orspere-Samdarra
Pause (11 h)
Deuxième table ronde : Soutien social et santé mentale (11 h 20)
-
Co-construire la confiance pour un meilleur accès au soin
Valentin Cugulliere, psychologue, équipe mobile en santé mentale de la Fondation OVE
Lucile Berthaud, éducatrice spécialisée, équipe mobile en santé mentale de la Fondation OVE
Perrine Jouve, psychologue, équipe mobile en santé mentale de la Fondation OVE
Pauline Fabregue, infirmière, équipe mobile en santé mentale de la Fondation OVE -
Les liens qui permettent de refaire un « chez soi »
Nicolas Martine, coordinateur de programme, Médecins du Monde Caen
Valderèse Bobin, psychologue bénévole, Médecins du Monde Caen -
Trouble dans l’hospitalité : l’exemple du dispositif Un chez-soi d’abord jeunes
Hervé Marchal, professeur de sociologie, LIR3S (UMR 7366 CNRS UBE), université de Bourgogne Europe, Directeur de la Maison des Sciences sociales et des Humanités (MSH) de Dijon (UBE, CNRS, MSH UAR 3516)
Discutante : Élodie Picolet, psychologue chercheuse, Orspere-Samdarra
Reprise à 14 h sur le lien de l'après-midi
Orspere-Samdarra
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Tr. ...
Morane Chavanon ...
Gestion de l'acceptabilité migratoire ... n'ont pas le choix de leur territoire de vie ... accueil sous contrainte ... accueil n'est pas forcément hospitalité ... enquête dans des dispositifs de la protection de l'enfance ... effets au long cours ...
Méthodo :
phase d'ethnographie : observer des temps professionnels, accompagnement de ces jeunes ... des jeunes mais pas les jeunes ... du participatif flexible / binomes d'enquêtes ... accueil et tri sont consubstantiellement liés ... ces jeunes éprouvent sans cesse leur condition ... donner à comprendre dans le verbatim ... le vécu de l'évaluation de la minorité ... rite d'institution au sens de Pierre Bourdieu ... politique de la preuve ... s'accompagne d'autres exp sociales ... de la rue ... temporalités variées ... épisodes de répression et parfois d'hospitalité ... vécu répressif ... rappel à l'ordre migratoire omniprésent ... l'injonction biographique, injonction au à dévoilement de soi ... soupçon permanent ... nécessité à parler de soi ... personnifier pour légitimer les souffrances ...
SOCIALISATION INSTITUTIONNELLE
... pas récipiendaires passifs ... processus d'apprentissage les pourvoit en ressources ... 3 >> effets :
production de dispositions langagières ... tournure passive ... rationnaliser - de la lace ou non - pensée linéaire ... a presque des mots de travailleur social ... se rendre employable ... travail sur les aspirations ... coconstruction avec les professionnels ... ajuster ambitions à état des possibles ... injonction à la patience, temporaliser les désirs ... manque de sens ... travail de subsistance ... arbitrer entre options limitées, s'informer auprès de pairs ... évaluer le niveau d'études / gains ... une capa d'action peut se déployer ... sécurisation admin un temps ... cdi dans le nettoyage ...
...
...
médiation
...
Pour la fin de cette transcription, cf notes JLP
Ndlr : cette vidéo et celle de l'après-midi (https://tools.immae.eu/Shaarli/ind1ju?WhVA4w) sont de nature à nourrir une formation sur la médiation, notamment l'accueil, etc VALORISER ACT
#jeanmarcjancovici #réaction #environnement #énergie #réchauffementclimatique #effondrement #vidéo #moinsde10minutes
Connue / https://diaspora-fr.org/posts/8921686
"
Laurent Espitallier - il y a 2 ans
"
Ndlr : porté par qui ACT
Publié le samedi 19 avril 2025 à 12:04 / Le grand face à face snegaroff
Fabien Truong, sociologue, écrivain, enseignant à l’université Paris-8, spécialiste des quartiers populaires et de la jeunesse, co-auteur “Grands ensemble. Violence, solidarité et ressentiment dans le quartiers populaires” (La Découverte) - Claire Delfino
Comment déconstruire les représentations et préjugés autour des quartiers populaires? Fabien Truong co-signe une enquête de plus de dix ans à Grigny. Débat avec le sociologue et co-auteur “Grands ensemble. Violence, solidarité et ressentiment dans le quartiers populaires” (La Découverte).
Avec Fabien Truong, sociologue, auteur et réalisateur.
*Tr.: ...
Amedy Coulibaly ... la violence des attentats a résonné avec la violence de la vie quotidienne ... le 13/11/2015 ... enquêtes sur la radicalisation ... appels à la paix, émotion collective Charly ... précarité ... violence terroriste cache des violences structurelles cachées ... livre extraordinaire de 10 ans d'enquête ...
ya des mobilités internes ... mobilités contraintes ... absence de lieux de sociabilité, lac artificiel, bois ... nature hostile ... créer la sociabilité à l'intérieur du foyer sauf quand les femmes sont maltraitées ... l'école, lieu de sécurité, compte énormément ... ne savent pas nager, l'eau fait peur ... lieux de règlement de comptes ... cartographie subjective ... dynamisme fort ... politique publique forte ... paupérisation croissance, dynamique de flux, dépouillée de son capital social /religion musulmane, évangélistes individualisme ... bricolage individuel ... /vote très faible taux de participation, a doublé en 2022 ...
Agence de l'eau Loire- - 14 914 abonnés 2 j. - 9 J’aime
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#Eau #Environnement #JeunesseEngagée #PFJE #AppelÀCandidatures #DéveloppementDurable #Innovation
Connu / TG le 18/02/25 à 15:39
En poste depuis un an, Anaïta David, la coréférente nationale des jeunes du parti, a annoncé sa démission hier. En cause, le fonctionnement interne et l’éloignement du NFP.
*Connu / https://mastodon.top/@Kalytis@piaille.fr/113662060115703188
"
7 h Kalytis @Kalytis@piaille.fr
Raphael Glucksmann à Paris, le 20 novembre.
Libération · 8 h Par Chez Pol
Suite du fil
8 h Kalytis @Kalytis@piaille.fr (et en plus elle rejoint G·s, bravo @renchap )
"
Défenestré du deuxième étage, hospitalisé à plusieurs reprises : Abdel Malik, 12 ans, autiste sévère placé à l’aide sociale à l’enfance semble être victime de maltraitance institutionnelle. Alors que les services sociaux se renvoient la balle, sa mère, Séta Niakaté a saisi le défenseur des droits et dépose un recours devant le tribunal administratif mettant en cause la responsabilité de l’Etat.
JE DÉFENDS UNE ALLOCATION D'AUTONOMIE POUR TOUS LES JEUNES ! - 2 juin 2024 / Manon Aubry
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Duplex sur LCI le 1er juin 2024
Accueil | cnajep-LIED : L'éducation populaire pour lutter contre les idées des extrêmes droites
En tant que laboratoire d'idées et observatoire de pratiques, le Cnajep a lancé cette année un chantier qui doit permettre de mieux comprendre et d’analyser ensemble les ressorts de la prolifération des idées des extrêmes droites dans nos sociétés et la progression de ce vote extrémiste, afin de mieux agir.
...
Connu / TG le 7/03/24 à 16:33
« Jeunes des bourgs » et « jeunes des tours » piégés dans un même ascenseur social grippé / Emilie Denetre Publié le 19/01/2024 à 15h45 - Courrier des Maires
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Plusieurs études et sondages récents pointent les difficultés d’orientation, entre autres embûches sur le chemin de l’accès à l’emploi, rencontrées par toute une partie des jeunes Français. Coût des études et des frais annexes trop élevé, manque de projection dans l’avenir, mobilités entravées par la concentration urbaine de l’enseignement supérieur : les freins culturels comme financiers sont aujourd'hui connus, et partagés aussi bien par les jeunes issus de milieux modestes habitant les quartiers Politique de la ville comme ceux ayant grandi dans des villages ruraux. Si une grande partie de la réponse appartient à l’État, les collectivités ont aussi leur rôle à jouer pour changer la donne.
Seuls 7% des enfants issus de familles d’origine sociale à dominante ouvrière exerceront une profession intellectuelle supérieure… contre 81% de ceux nés dans une famille majoritairement composée de cadres et CSP+. « L’ascenseur social s’est arrêté dans les années 2000, et il n’a pas redémarré depuis » tance Antoine Dulin, qui s’appuie sur les chiffres d’un rapport que « France Stratégie », l’organe de prospective de Matignon, a consacré à la mobilité sociale des jeunes. « La reproduction sociale reste marquée dans la société[…]
...
La MJC La Rochefoucauld vous propose un panel très large d'activités culturelles. L'objectif de notre association à travers son Espace de Vie Sociale est de créer des liens entre les habitants grâce à la culture.
Coordonnées
Adresse 10 Place du Docteur Lhomme 16110 La Rochefoucauld-en-Angoumois
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Yann, Dalia, Juliette, Simon, Antoine et Claire ont moins de 34 ans. Ils galèrent, espèrent, s'engagent. Ils veulent un autre monde. Un monde écolo, féministe et anti-raciste. Et pour faire advenir ce monde, ils soutiennent Mélenchon. Comment la réalité et les rêves de cette jeunesse résonnent-ils avec le parcours du septuagénaire ? La personnalité du leader de gauche s'accorde-t-elle totalement au projet Insoumis de "changer le système" ? “Faites mieux” a lancé Jean-Luc Mélenchon aux jeunes, au soir de sa 3e défaite. Comment ?
Titre : “Faites mieux”, cette jeunesse derrière Mélenchon.
Réalisé par Ludivine Tomasi
Coproduction Upside / LCP-Assemblée nationale
voir aussi le débat https://www.youtube.com/watch?v=rhpKGMlM9gk
Tr.: ... antoine léaument ... claire lejeune ... planification écologique ...
L'actu
Notre regard singulier sur l'état de la France et la marche du monde. Au-delà des faits, le sens de l'actualité.
Une nouvelle étude vient entacher le bilan du président en matière d'emploi et de jeunesse...
Qui se souvient de l’année 2017 et l’élection du plus jeune président au monde à la tête de la France ? 39 ans seulement, une énergie, une fraîcheur qui avaient emballé beaucoup de jeunes gens à l’époque. Enfin, s’étaient-ils dit. Enfin un président qui nous ressemble, qui nous comprend et qui mènera une politique en notre faveur.
A l’époque son projet, ou plutôt son programme, ne comporte pas moins de 19 propositions pour les jeunes. Mais combien se sont réellement montrées efficaces ? Quel impact ces dernières ont-elles eux pour la jeunesse ? Eh bien six ans plus tard c’est toujours la même galère ! Et si ce n’est pas Parcoursup ou le stress climatique, ce ne sont pas non plus les emplois précaires qui les sauvent. En effet et nous allons le voir une nouvelle étude vient entacher le bilan du président en cette dernière matière.
Outre les impacts négatifs du quinquennat Macron sur la jeunesse nous évoquerons la situation du collectif des Soulèvements de la Terre en attendant que le Conseil d’État se prononce sur son sort, ainsi que la demande de dissolution de l’association catholique d’extrême droite que représente Civitas.
Nous reviendrons ensuite sur le nouveau record historique de chaleur qu’a été ce mois de juillet, avant de partir pour Italie où nos voisins se sont enfin décidés à taxer les superprofits des banques.
«J’ai entendu pendant des nuits les tirs de mortier d’artifice et rassuré mes enfants. J’ai découvert au petit matin les magasins ravagés. Avec ce paradoxe qu’on ressent ici en Seine-Saint-Denis : regretter les pillages qui se retournent contre ceux qui galèrent, contre le propriétaire du petit bureau de tabac, contre les parents d’une crèche incendiée. Mais comprendre la rage et les raisons de la colère qui se déchaîne. »
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Cinq jours de révoltes dans les quartiers populaires. Cinq jours qui ne sont pas les premiers. 2005. 1983, 1991, 1995, 1997… A Paris, Rouen, Vaux en Velin, Laval, Sartrouville… Cinq jours qui ne seront pas les derniers. Car comme les fois précédentes, les raisons ne sont pas analysées, encore moins prises en compte, pour agir. Pire encore, la réalité de la relégation est niée, effacée dans la parole des plus hauts responsables politiques.
Niée, la réalité des violences policières et des contrôles au faciès quotidiens que subissent les jeunes gens qui vivent dans ces quartiers. Récusé, le racisme systémique dans la police. Niées, les 13 morts inadmissibles l’année dernière, au nom d’un “refus d’obtempérer”.
Niées, la pauvreté grandissante
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le néant auquel font face beaucoup de ces jeunes. Les taux de chômage sont colossaux - près de 3 fois le taux moyen national dans les quartiers “Politique de la ville” - , en raison notamment d’une discrimination prouvée à l’embauche. Niés aussi, l’impuissance de l’école publique à répondre aux urgences, faute de moyens.
Nié encore, l’enclavement géographique, la ségrégation spatiale
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enfin, la responsabilité de l’Etat puisque toute la faute est mise sur le dos des parents, des jeux vidéos, voire de la France insoumise. Rien n’est dit sur la fragilisation des lieux qui éduquent, rassemblent, recadrent. Rien n’est dit sur la chute des moyens pour les associations, les centres sociaux, les maisons de quartier… Comme l’écrit le sociologue François Dubet, “les jeunes s’en prennent aux symboles – celui de l’Etat qui les réprime et celui de la consommation qui les frustre”. Ceux de la République dont ils pensent qu’elle les a trahis.
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« Cette répression judiciaire est un carnage. On condamne des jeunes à de la prison ferme dans des audiences expéditives, pour des faits mineurs de "recel" de fromage ou de simple "groupement en vue de commettre des dégradations". C’est une offensive très politique »
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L'avocate Elsa Marcel était sur le plateau très hostile de BFM pour dénoncer la répression judiciaire sans précédent de la jeunesse qui s'est révolté suite au meurtre de Nahel