Le réalisateur Thomas Lafarge a suivi pendant de longues semaines Arnaud Svrcek, maire de Courmelles, petite commune des Hauts-de-France. Un maire qui s'oppose à l'implantation d'une multinationale. Un documentaire très réussi à voir sur France 3
Il est grand, a des épaules carrées, des mains robustes, et la voix qui porte fort. Arnaud Svrcek cultive des pommes de terre depuis des années dans sa campagne natale.
Quand il n’est pas dans son champ, il est à la mairie de Courmelles, un village de 1830 habitants.
Arnaud Svrcek est monsieur le maire. Et monsieur le maire est très en colère depuis qu’il a appris la prochaine installation à Courmelles de l’usine Rockwool, une multinationale spécialisée dans la laine de roche.
Il faut l'entendre lors d'une première manifestation auprès d’un millier de personnes : "On a commencé, on était un petit groupe, une petite section, une petite compagnie. Aujourd'hui, on est un bataillon. Demain, on sera une armée. Rien n'est fini. Aussi bien au niveau juridique qu'au niveau de la rue. C'est la conjugaison des deux qui va faire qu'on va gagner. Il y a une chose qu'il ne faut pas perdre de vue. Moi, en tant qu'élu, je ne suis pas là pour décider pour les habitants de mon village, je suis là pour porter haut et fort leurs attentes et leurs souhaits".
Menace de pollution
Si Arnaud Svreck s'oppose à l'implantation de cette usine, c'est pour une raison principale. Il redoute les effets des particules et des produits rejetés dans l’air, des substances toxiques et cancérogènes.
Il n’est pas le seul à s’inquiéter et à protester contre cette implantation. Les résultats de la consultation citoyenne qu’il a organisée sont clairs : 96,6% des habitants ne veulent pas de Rockwool.
Une bataille juridique s’engage alors pour tenter de faire annuler le permis de construire accordée par la préfecture.
Un combat long, épuisant, complexe, qui fait monter en pression le maire : "C'est un combat à mort. Faut qu'il y en ait un qui a la peau de l'autre. Ils sont partis pour avoir la nôtre, mais on va la vendre chère. Ca va résonner. On va faire du bruit. Ils arrivent ici, ils dictent leur loi... Mais ils ont rien compris au truc. Moi, je vais aller au bout. On va leur montrer que dans l'Aine, c'est une terre de résistance, une terre de bataille, et que le chemin des Dames, on va le déplacer de 30km et puis on va le mettre là. On va en prendre plein la gueule mais on va en donner. Parce qu'on va pas se laisser faire comme ça"...
Derrière la voix d'Arnaud Svrcek, c'est une musique de western qui se fait entendre. Parce que cette histoire tourne au western.
Après une première défaite juridique - cinq procédures sont en cours au moment du tournage du documentaire - le maire envisage sérieusement des actions plus violentes.
Il ne le fera pas, mais au fil des mois, on mesure son abattement.
Démocratie locale
Il ne lui a pas échappé que cette usine est la promesse de 120 emplois Une broutille dans une région qui souffre de la désindustrialisation depuis des années. Arnaud Srcek affirme : "je doute sur le fait de gagner cette bataille, mais pas sur la légitimité de mon combat. J'ai compris. C'est pas parce qu'on est contre l'implantation d'une usine polluante qu'on est contre le travail. Ou qu'on est contre la réindustrialisation. On veut des emplois respirables. C'est quand même pas sorcier".
Le documentaire réalisé par Thomas Lafarge est très réussi. Il parvient à filmer Arnaud Svrcek dans toute sa complexité, capte ses contrariétés, ses espoirs, son attachement à sa terre, ses relations avec ses proches…
Thomas Lafarge raconte aussi la démocratie à l’échelle locale, les batailles entre puissants et citoyens qui s’inquiètent pour l’avenir de leur famille.
Quel camp sort vainqueur de ce combat ? Début de réponse à la fin du documentaire auquel la direction de Rockwool a refusé de participer.
Le documentaire « Le maire contre la multinationale » est diffusé ce soir à 22.45 sur France 3 et sera disponible sur la plateforme France.tv
La conférence des Nations Unies sur les Océans s’ouvre ce matin, et Raphaël s'intéresse à l’énergie que peuvent produire les vagues…
Les technologies sont encore au stade de développement mais l’énergie houlomotrice a un potentiel très important :
Rien qu’en France Métropolitaine, on pourrait produire grâce aux vagues plus de 40 TWh d’électricité par an, c’est près de 10% de notre consommation annuelle d’électricité…
Comment ça marche ?
Les premiers sont dits «oscillant» car ils ondulent avec le mouvement des vagues, un peu comme un serpent de mer :
Il faut imaginer une chaine de flotteurs, qui contiennent chacun un fluide hydraulique et une turbine. Sous l’effet des vagues, le fluide va activer la turbine et générer de l’électricité…
Le 2eme principe est celui d’une colonne que l’on place sur le littoral ou que l’on fait flotter :
Sa base est ouverte afin que l’eau puisse rentrer, quand l’eau des vagues y pénètre, elle agit comme un piston : elle pousse l’air présent dans la colonne, qui fait alors tourner une turbine et produit du courant ;
Il y a enfin les procédés dits « à déferlement » car on laisse la vague se casse et l’eau monter sur un plan incliné :
Quand l’eau arrive en haut, elle chute alors dans des turbines situées en contrebas, et génère de l’électricité.
Des projets encore en développement...
Il y a des dizaines en Europe, mais ils sont encore en phase de développement car il reste encore des verrous à lever :
Les principaux freins sont techniques, notamment la capacité des systèmes à résister aux tempêtes de plus en plus fréquentes et intenses,
Et ils sont également économiques, car ces technologies coutent chères et ne sont pas encore compétitives aujourd’hui…
... mais prometteurs
Mais certains projets sont prometteurs, comme celui de l’entreprise française SEATURNS qui a testé un prototype de flotteur d’environ 4 mètres dans la rade de Brest pendant plus d’un an.
Ces essais ont été concluants, notamment sur la robustesse du flotteur qui s’est très bien comporté pendant la tempête Ciaran en novembre 2023, la pire que la Bretagne ait connu ces 35 dernières années…
La prochaine étape est de tester cet été un flotteur à taille réelle (4 fois plus gros), et de mettre en service des fermes pilotes d’ici 2030 : ces fermes seront composées de lignes de 10 flotteurs arrimés en pleine mer, chacune pourra fournir l’électricité nécessaire à une centaine de logements.
Clés : Environnement Économie Écologie Entreprises – Marchés Énergies – Ressources Énergies renouvelables Mers et océans
Tr.: ... INTERGRAPH ... peine pas dissuasive ...
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Team for the Planet @teamfortheplanet.bsky.social · 1 mois
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Écologie –Bétonisation
Suspendus un temps par la justice, les travaux de l’A69 devraient reprendre mi-juin. Face à ce revers politique et judiciaire, les opposants au projet ne baissent pas les bras et continuent la lutte. Rapports de force fait le point.
par Maïa Courtois 5 juin 2025 à 09h30 Temps de lecture : 5 min.
Cet article est publié dans le cadre de notre partenariat avec Rapports de force.
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Rendez-vous est donné pour une mobilisation sur trois jours, du 4 au 6 juillet
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La lutte continue devant les tribunaux
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aux côtés d’autres organisations écologistes (France nature environnement, Groupe national de surveillance des arbres…), les Amis de la Terre France n’abandonnent pas le terrain judiciaire. Trois plaintes au pénal sont actuellement examinées par un juge d’instruction. La première plainte vise la « destruction de biodiversité en bande organisée ». La deuxième, le risque d’inondation sur plus de 500 mètres d’autoroute, « au sujet duquel nous avons pu démontrer que les études et plans d’inondations avaient été falsifiés pour dissimuler ce risque », explique Jean Olivier (une enquête de Mediapart en montre les nombreuses irrégularités).
Enfin, la troisième vise une « prise illégale d’intérêt et trafic d’influence » : alors que le tracé de l’A69 passait initialement sur les terres d’un élu local, le maire de Maurens-Scopont, celui-ci aurait fait modifier le tracé, grâce à des intermédiaires. Parmi ces intermédiaires : Jean Terlier, le fameux député du Tarn à l’origine du texte de loi discuté hier à l’Assemblée nationale. Avocat de profession, celui-ci serait en charge des intérêts de la famille du maire de Maurens depuis 2012, selon France 3.
Pour rappel, outre les considérations écologiques – artificialisation des sols, destruction de la biodiversité, atteinte aux nappes phréatiques… -, l’utilité même de l’A69 questionne. Ses opposant·es font valoir que le gain de temps sur le trajet Toulouse-Castres serait minime (12 minutes selon eux, 25 selon les constructeurs) puisque le trajet de l’autoroute est quasiment parallèle à celui de l’actuelle RN 126.
Mots-clés : Bétonisation ; Rapports de force ; Luttes sociales
Actus II Vidéos /8 juin 2025/Réseau International /8 Comments
Ce sketch est génial car il résume en à peine 75 secondes l’absurdité phénoménale de l’escroquerie climatiste. On peut discuter pendant des heures, lire et écrire des dizaines de livres et pourtant ces 75 secondes permettent à chacun d’économiser beaucoup de temps. Comment est-il possible de se planter dans les prévisions climatiques à 3 jours et assurer au monde entier que les modèles climatiques sur 50 ans sont solides ? C’est d’une stupidité assez extraordinaire et pourtant aujourd’hui ça passe car la population et d’une profonde bêtise.
Ndlr : bien fait, donc grave car il peut convaincre :-(
Alors que les modèles climatiques sur temps long sont plus déterministes que les aléas météo journaliers !
Simple, basique... mais nécessite des connaissances scientifiques et mathématiques ! Ce qui n'est pas le cas de tout le monde...
DÉNONCER ACT
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Guillaume F - il y a 2 ans
BD
Le monde sans fin de Jean-Marc Jancovici et Christophe Blain
La rencontre entre un auteur majeur de la bande dessinée et un éminent spécialiste des questions énergétiques et de l’impact sur le climat a abouti à ce projet, comme une évidence, une nécessité de témoigner sur des sujets qui nous concernent tous. Intelligent, limpide, non dénué d’humour, cet ouvrage explique sous forme de chapitres les changements profonds que notre planète vit actuellement et quelles conséquences, déjà observées, ces changements parfois radicaux signifient. Jean-Marc Jancovici étaye sa vision remarquablement argumentée en plaçant la question de l’énergie et du changement climatique au coeur de sa réflexion tout en évoquant les enjeux économiques (la course à la croissance à tout prix est-elle un leurre ?), écologiques et sociétaux. Ce témoignage éclairé s’avère précieux, passionnant et invite à la réflexion sur des sujets parfois clivants, notamment celui de la transition énergétique. Christophe Blain se place dans le rôle du candide, à la façon de son livre “En cuisine avec Alain Passard” et de “Quai d’Orsay” signé avec l’expertise d’un coauteur : un pavé de 120 pages indispensable pour mieux comprendre notre monde, tout simplement !
Et ses critiques :
- par François-Xavier Martin
- par Stephane His
- par Antoine de Ravignan
En gros, Jean-Marc Jancovici est critiqué :
- pour enjoliver un peu trop le nucléaire (problème des déchets minorés, confiance dans la possibilité de réalisation rapide d’un nouveau parc de réacteurs types EPR)
- pour présenter certaines choses de façon simpliste toujours au détriment des EnR : les courbes de production/consommation d’énergies sont exprimées en énergie brute. Or, pour les combustibles fossiles, on perd environ 60% dans le process de transformation en énergie mécanique (moteur thermique). L’électricité qui sort d’une éolienne ou d’un panneau PV est utilisable avec très peu perte de transformation vers une énergie mécanique.
En deuxième partie de BD, je trouve le chapitre “climat” très bien fait.
#energie #climat #changementClimatique #energiesFosssiles #gaz #petrole #charbon #eolien #eoliennes #panneauxPhotovoltaiques #photovoltaique #panneauxPV #EnR #energiesRenouvelables #nucleaire #ecologie #decroissance #bandeDessinnee #avenir #agriculture #alimentation #transports #mobilite #sante #societe #politique #Jancovici #JMJancovici #JeanMarcJancovici #LeMondeSansFin #progrèsTechnique
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Connu / https://diaspora-fr.org/posts/8850990
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Laurent Espitallier - il y a 2 ans
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#jeanmarcjancovici #réaction #environnement #énergie #réchauffementclimatique #effondrement #vidéo #moinsde10minutes
Connue / https://diaspora-fr.org/posts/8921686
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Laurent Espitallier - il y a 2 ans
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#effondrement #collapsologie #jeanmarcjancovici #économie
Connue / https://diaspora-fr.org/posts/8948465
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Laurent Espitallier - il y a 2 ans
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Bienvenue sur l'instance Peertube de Monsieur Bidouille !
Durée 21:33 • 101 vues
Pour voir l’interview en entier : https://youtu.be/mIedSAQCAGc
✍🏻 Bluesky : https://bsky.app/profile/monsieurbidouille.fr
SOURCES :
Rapport du Resource Panel de l’ONU : https://www.resourcepanel.org/sites/default/files/documents/document/media/gro24_spm_1mar_final_for_web.pdf
François Grosse : https://lapenseeecologique.com/une-strategie-quasi-circulaire-un-modele-deconomie-circulaire-des-matieres-premieres-non-renouvelables/
Recycling of Critical Minerals – IEA : https://www.iea.org/reports/recycling-of-critical-minerals
Le CEREGE : https://www.cerege.fr/fr/
l’IRD : https://www.ird.fr/
#recyclage #science #métaux
Visibilité Publique
Publié originellement 03/06/2025
CatégorieInconnu
LicenceAttribution - Utilisation non commerciale - Pas d’œuvre dérivée
LangueFrançais
Étiquettes
Ndlr : reste pro-nucléaire :-(
dommage car le reste est intéressant. Valoriser ACT
Communiqué de Nous sommes toutes des malfaiteurs ! du 6 juin 2025
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Zéro charge retenue, zéro coupable : relaxe générale pour les 3 derniers prévenus de cette « lamentable épopée judiciaire »
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CE JUGEMENT EST UNE VICTOIRE COLLECTIVE
Jeudi 5 juin 2025, en début d’après-midi, nous avons en effet pris connaissance de notre jugement suite à ce second passage devant la Cour d’Appel de Nancy, le 24 avril dernier (après que la Cour de Cassation a annulé le premier jugement en appel) dans le cadre de l’affaire qui nous préoccupe depuis bien trop longtemps. Une fois n’est pas coutume, ce jugement est très clair : c’est une relaxe générale, pour l’ensemble des prévenus, sur l’ensemble des accusations qui pesaient encore sur elle et eux.
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8 ANNÉES D’UNE PROCÉDURE POLITIQUE
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Dans une étonnante coïncidence, c’est la veille de notre jugement, le 4 juin 2025, que la Cour des comptes a rendu un rapport sur le sujet : "Cette sécurisation représente une charge financière importante pour l’Andra, de l’ordre de 10 M€ / an depuis 2018, liés à la présence permanente sur place des gendarmes et à la location de bungalows ; auxquels pourrait s’ajouter un investissement supplémentaire de 11 M€ sur la période (2023 – 2028) pour améliorer les locaux d’accueil des gendarmes".
Et encore, doit-on ajouter que ceci ne prend pas en compte le million d’euros que l’instruction de notre affaire a coûté ? -> https://reporterre.net/L-Etat-a-depense-un-million-d-euros-contre-les-antinucleaires-de-Bure
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libéré·es de ce poids indu ... nous allons lutter, de toutes nos forces, avec notre joie et notre créativité – avec notre colère aussi – contre ce monde de ruines et de contamination que prépare l’industrie nucléaire ... Rendez-vous est d’ores et déjà pris dès le 20 septembre pour réunir la lutte d’hier, d’aujourd’hui et de demain à Bure dans une large manifestation d’opposition au projet Cigéo >>https://manifbure.fr
Contact : noussommestousdesmalfaiteurs@riseup.net
Manifeste de la Presse Libre
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...
Si des analyses sont en cours, grand nombre de chercheurs s’accordent déjà sur un point : la dégradation (liée au réchauffement de la planète) du pergélissol (qui est en fait le ciment des montagnes) entraîne le détachement d’énormes cubes de roches de la paroi. Malheureusement, cette fois-ci, les conséquences ont été dramatiques.
Bactéries miroir : la nouvelle menace mondiale ? ©Getty - Twenty47studio
Publié le mercredi 4 juin 2025 / La terre au carré
Un collectif de 38 scientifiques s’est inquiété dans la revue Science de la possibilité de voir apparaître des bactéries miroir, qui pourraient perturber les écosystèmes et la santé publique si elles se développent sans contrôle. Faut-il interdire toute recherche en ce sens ?
Avec
- Hervé Chneiweiss, neurologue, directeur de recherche au CNRS, président du comité d’éthique de l’Inserm, professeur de biologie au Collège de France, et directeur du laboratoire "Plasticité Gliale".
Les recherches en biologie synthétique ont ouvert des perspectives inédites sur la compréhension et la manipulation du vivant. Au sein de ce domaine, quelques chercheurs s’intéressent à la « biologie miroir », un sujet de recherche encore confidentiel .
Mais dans une étude récente, des scientifiques mettent en garde contre les dangers potentiels de cette recherche.
Leur sujet d’inquiétude : le développement de bactéries miroir. Contrairement à celles que l'on trouve dans la nature, ces bactéries miroir seraient constituées d’acides nucléiques orientés à gauche et de protéines orientées à droite.
A cause de leur chiralité inversée, ces bactéries pourraient potentiellement échapper aux défenses immunitaires des humains et des animaux.
Un collectif de trente-huit scientifiques a appelé à un débat mondial dans le journal « Science ». Parmi les signataires figurent des figures de renom comme les prix Nobel Greg Winter et Jack Szostak, ainsi que des spécialistes en immunologie, écologie, et bioéthique.
A l’appui d’un rapport de 300 pages, ils recommandent un moratoire immédiat sur leur développement.
Où en est-on réellement de ces recherches sur les bactéries miroir ? Faut-il réellement paniquer ?
Les 12 et 13 juin 2025, l'institut Pasteur accueillera la première conférence internationale consacrée à cette menace.
À écouter
Biologie et informatique
Chroniques littorales
4 min
Clés : Sciences et Savoirs Société Santé Sciences Hervé Chneiweiss
Les énergies dites renouvelables, dont le solaire et l'éolien, régulièrement ciblées par l'extrême droite sur son coût supposé. ©AFP - Bernard JAUBERT / ONLY FRANCE
"300 milliards d’euros !" : les mauvais comptes de l’extrême droite pour discréditer les énergies renouvelables
Publié le mercredi 4 juin 2025 / La terre au carré
Dans les dix dernières minutes de l'émission, Anne-Claire Poirier de Vert le média parle du coût des énergies renouvelables qui serait ruineux selon certains, ainsi que vos messages laissés sur le répondeur de l'émission.
Je ne sais pas si vous êtes au courant mais la France n’a plus trop de sous en ce moment !
Il paraîtrait qu’on a vécu au dessus de nos moyens trop longtemps et maintenant il faut trouver 40 milliards d’euros à économiser d’ici l’année prochaine !
Si je vous en (re)parle, c’est parce ça fait plusieurs semaines que des élus à droite et surtout à l’extrême droite affirment avoir trouvé LA source de dépense inutile et coûteuse dont on devrait se passer dès maintenant.
Cette source, ce sont les énergies renouvelables avec un chiffre choc à la clé : 300 milliards d’euros !
En gros leur message est le suivant : si on continue comme ça, on va ruiner la France en subventions aux éoliennes et au solaire.
Inversement, si on arrête maintenant, on récupère 300 milliards !
Et c’est vrai ça ?
Ben non hein… c’est pas la peine de faire durer le suspense plus longtemps : ce chiffre, il évidemment complètement faux…
Ou plutôt, il est inspiré de chiffres bien officiels, mais qui ont été volontairement mal interprétés. C’est le principe d’une fake news en fait.
Alors, qu’est ce qui va pas dans ces 300 milliards ?
Ben déjà c’est pas 300 milliards par an, comme le laissent entendre certains. C’est même pas non plus 300 milliards sur une période donnée. En fait c’est un amalgame entre 200 milliards d’euros d’ici à 2040 d’un côté et 100 milliards d’ici à 2060 de l’autre.
Je m’explique :
Les 200 milliards à 2040, c’est de l’argent que les gestionnaires de réseaux ont prévu d’investir dans leurs lignes électriques. Alors bien-sûr il y en aura un peu pour raccorder les fermes solaires et éoliennes mais 80 % de cette somme c’est tout simplement l’entretien, le renouvellement des lignes électriques qui vieillissent, c’est aussi le raccordement des nouveaux consommateurs, bref, c’est des dépenses qui doivent avoir lieu, énergies renouvelables ou pas.
Ensuite, il reste les 100 milliards d’euros à 2060 et ça c’est le coût maximum que pourrait coûter les subventions aux énergies renouvelables. Donc ça c’est effectivement un scénario qui existe mais il y aussi un autre scénario, tout aussi officiel, qui dit que les énergies renouvelables pourraient aussi rapporter de l’argent au cours de cette même période.
Comment est-ce possible ?
Et bien en fait, l’explication réside dans la façon dont on subventionne les énergies renouvelables en France.
En fait, l’État garantit aux producteurs un certain prix de vente de leur énergie et si les coûts de l’électricité sont plus bas sur les marchés, il leur paie la différence. Mais s’ils sont plus haut alors ce sont les producteurs qui reversent leurs recettes à l’État.
Ça s’est déjà produit par le passé et vu le contexte c’est pas du tout impossible que ça se reproduise à l’avenir.
La conclusion c’est que non seulement les énergies renouvelables ne vont pas coûter 300 milliards d’euros mais en plus elles pourraient nous rapporter de l’argent ?
Et oui, et la dernière chose qu’oublie de dire l’extrême droite c’est que ces énergies renouvelables, elle remplacent les énergies fossiles qui, elles, coûtent vraiment très très cher.
Ça coûte cher d’un point de vue climatique bien-sûr mais aussi financier. L’année dernière ça a coûté 64 milliards d’euros d’importer du gaz et du pétrole de pays pas toujours amis, si vous voyez ce que je veux dire.
Du coup la vraie conclusion, c’est que si on veut s’épargner un désastre climatique et financier, c’est certainement pas sur l’extrême droite qu’il faut compter !